Lutte contre l’impunité en Guinée : la junte fait chasser des escrocs à Cellcom

12 septembre 2021 à 20 08 27 09279

Depuis la prise du pouvoir par le Conseil national pour le rassemblement et le développement (CNRD), avec à sa tête le Colonel Mamady Doumbouya, patron du Groupement des forces spéciales, qui a dénoncé avec véhémence le système de mal gouvernance incarné par le régime Alpha Condé et caractérisé par le dysfonctionnement des institutions et l’instrumentalisation de la justice, le piétinement des droits des citoyens et l’irrespect des principes, la politisation de l’administration, la gabegie financière, la pauvreté… de nombreux prédateurs tapis encore dans l’administration et les milieux économiques ne croient pas à la fin de règne de l’impunité.

Certains continuent leur sport favori d’intimider les gens dans les administrations et d’instrumentaliser la justice pour arnaquer des citoyens et même ternir l’image du pays en se permettant de fermer des bureaux de sociétés légalement établies en Guinée.
Le jeudi dernier, 9 septembre 2021, vers 15 heures 30, deux pick-up de gendarmes, accompagnés d’huissiers dont leur président, Sory Daouda Camara, se sont permis de se transporter au siège de Cellcom-Guinée, à Kaloum, pour fermer les bureaux de la société et intimer les travailleurs de quitter les lieux.

Mais, à l’image des soldats Faro Abdoul Salam et  Daffé Djibril, arrêtés pour pillage et vandalisme, puis radiés de l’armée, le CNRD du Colonel Mamady Doumbouya, a vite réagi. 

Informées par la présence de pickups remplis de corps habillés ayant investis les installations d’une entreprise, les nouvelles autorités du pays ont dépêché leurs éléments qui sont venus chasser les faussaires des lieux.
Selon des informations bien corroborées, cette descente injustifiée d’éléments armés au siège de cette compagnie de téléphonie est commanditée par un certain Laye Sidibé Wassaba qui se fait passer pour un opérateur économique et se disant actionnaire de Cellcom.
Faux ! Le malheur est que sous le défunt régime corrompu d’Alpha Condé,, Laye Sidibé Wassaba se permettait de venir faire fermer les locaux de Cellcom-guinée pour extorquer de l’argent à la société avec l’appui de ses relations hautement placées.
C’est dans cet élan qu’il est revenu ce jeudi, pensant que les tentacules du régime tiennent encore debout, alors que, comme un serpent bois, la tête a été coupée du reste.
Guineematin.com apprend d’ailleurs que le dossier opposant cet opérateur habitué des couloirs de Sékoutouréya, à la compagnie de téléphonie mobile, Cellcom-Guinée est pendant à la Cour suprême. Malgré cela, il continue de manipuler des agents de la justice pour venir fermer les locaux au moment où la Cour suprême examine le dossier.
Pourtant l’article 81, alinéa 2 de la Cour suprême indique clairement qu’en cas d’appel interjeté et le paiement de la caution, l’exécution de toute décision de justice est suspendue jusqu’à ce que la Cour se prononce.
Mais pour Laye Sidibé, la loi n’est pas faite pour être respectée. Pour lui, la justice, c’est l’argent mêlé du mensonge. Et avec son influence d’avant, il croit obtenir  gain de cause au prix de la corruption, de l’intimidation et de la délation. 
Des comportements qui ont fini par éloigner de la Guinée de nombreux investisseurs et ont fait regretter ceux qui se sont engagés et établi des sociétés en Guinée.
A titre d’information, les compagnies de téléphonie mobile de Guinée, versent à l’Etat guinéen des milliers de milliards de francs guinéens chaque année. Soit plus de 10 milliards par compagnie et par mois, sans compter les milliers d’emplois directs et indirects qu’elles ont créés à travers tout le pays. 
Mais des gens comme Laye Sidibé Wassaba qui pullulent dans le magma économique guinéen, veulent vaille que vaille ternir l’image du pays, chasser les investisseurs et nuire les nouvelles autorités qui cherchent à redonner espoir aux Guinéens et rassurer les partenaires et investisseurs.

A suivre…

Abdallah BALDE pour Guineematin.com
Tél. : 628 08 98 45

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Guinée : Faut-il libérer Alpha Condé ou laisser la justice s’en occuper ?

12 septembre 2021 à 11 11 56 09569
Alpha Condé

La République de Guinée, 63 ans après son indépendance, continue à se chercher, à nager dans la pauvreté et la misère malgré les innombrables ressources naturelles que lui a dotée la nature.

Ce retard, après mille questions posées, aucun expert, ni personne d’autre, même pas les savants, ne peuvent dissocier cet état lamentable du pays à son mode de gouvernance auquel la Guinée a été soumise par ses dirigeants qui se sont succédés à sa tête.

Ces dix dernières années, l’espoir de retrouver le bon chemin, celui pratiqué par les pays les moins dotés que la Guinée en ressources naturelles, mais plus stables et économiquement plus solide avec un PIB de loin plus important que celui gouverné par le Professeur Alpha Condé, était permis.

Justement, l’arrivée au pouvoir d’un professeur de droit, sorti tout droit de la Sorbonne et après avoir séjourné plus de cinq décennies en occident, suscitait un immense espoir quant à la possibilité de faire décoller la Guinée, de lui donner les bases d’un développement durable et surtout faire du pays un véritable Etat de droit, stable et un havre de paix où il fait bon vivre. Mais hélas !

C’est ce qui fait que la Guinée qui est habituée à des va-et-vient, à des aller-et-retour inutiles a impérativement besoin de tirer les leçons de son passé. De mettre un terme à une gouvernance qui n’a jamais réussi à développer le pays, faute de bons dirigeants, réellement patriotes et éclairés, départis de toute considération fallacieuse basée sur l’ethnie ou la région.

Pourtant, l’espoir n’est pas perdu. Le développement de la situation en ce début du mois de septembre 2021 et contre toute attente, a permis de mettre un terme au régime du Pr Alpha Condé, à la grande satisfaction de la majorité des Guinéens. Une situation qui peut être perçu comme une des rares occasions pour réconcilier les Guinéens, de bâtir un Etat de droit, de garantir une justice équitable à tous et de relancer l’économie du pays qui a trop souffert des comportements dubitatifs et affairistes dans un système entièrement bâti autour de la corruption et de l’impunité pour les délinquants économiques et politiques du pays.

C’est pourquoi, si une frange importante des populations guinéennes a applaudi la chute inespérée du Pr Alpha Condé. Beaucoup de Guinéens souhaitent sincèrement que la Guinée renoue avec l’Etat de droit fondé sur la justice et l’équité. Oui, une justice indépendante et responsable qui dit le droit et qui ne l’invente pas. Une justice animée par des hommes et de femmes responsables et non des  personnes corrompues et politisées.

Pour le bien de la Guinée, juger Alpha Condé, serait le plus beau cadeau pour la stabilité du pays. C’est une garantie pour  son développement et surtout le gage d’une nouvelle espérance de vie pour les millions de Guinéens qui ont trop souffert de l’arbitraire d’un régime corrompu.

Il serait une erreur fatale de laisser Alpha Condé en liberté. A plus forte raison de permettre l’ancien dictateur de s’éloigner du pays, dans une sous-région menacée d’instabilité. Que ce soit au Mali, au Burkina Faso et même en Côte d’Ivoire ou le Niger et le Nigeria, où des groupes terroristes et des bandits de tous genres font régner la terreur, on voit mal Alpha Condé retrouver sa liberté et rester les bras croisés. Une coalition Blaise Condé-Alpha Condé-Yaya Djammet-IBK et même Laurent Gbagbo après ses dix ans à la Haye, tous déchus du pouvoir, serait un os dans la gorge des dirigeants de la CEDEAO et une menace permanente à la paix, à la stabilité et à la sécurité des populations de la région toute entière.

Aujourd’hui, la CEDEAO, réputée être un syndicat des Chefs d’Etat, doit plutôt chercher à ce que les conditions de détention du Président déchu soient inscrites dans les normes et qu’un procès équitable soit rapidement organisé par les nouvelles autorités. S’il se trouve que l’ancien locataire de Sékoutouréya, n’est coupable de rien, la justice devra le libérer en toute responsabilité et le blanchir de tous soupçons. Faire le contraire, serait garantir la culture de l’impunité dans un pays profondément blessé, traumatisé et martyrisé. 

Déjà Alpha Condé, de son lieu de détention ne cesserait de dire à ses geôliers des Forces spéciales qu’on lui a trahis. Libérer celui-ci, revient à s’exposer devant une panthère blessée. Sans doute, cela va aggraver l’instabilité dans la sous-région et créer une insécurité aux Guinéens et surtout aux membres du CNRD (le Conseil national pour le redressement et le développement).

La junte guinéenne, applaudie dans les quatre coins de la Guinée, à cause de son héroïsme et son attitude responsable d’enterrer la mal gouvernance, à finir avec l’injustice et à restaurer l’Etat de droit, doit nécessairement et impérativement oser préparer un procès pour Monsieur Alpha Condé et sa clique. Ce, pour servir de leçon et pour que demain, aucun autre dirigeant guinéen, ni aucun régime ne s’hasardent à violer les lois de la République et à verser le sang du peuple. 

Autrement, ce serait un suicide collectif naïvement préparé, un nouveau rendez-vous manqué, un espoir gâchis, un retard de plus et un nouvel échec lamentable pour la Guinée et ses populations martyrisées. Que Dieu nous en garde. La justice, comme l’a dit le patron des forces spéciales, le nouvel homme fort de la Guinée, le Colonel Mamady Doumbouya, doit être la boussole pour chaque Guinéen. Un principe d’une grandeur rarissime pour un Etat qui a toujours rêvé d’un Jerry Rawlings pour redresser son destin !

Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Abdourahamane Baldé au CNRD : « Nous restons prudents, parce que la dictature vient toujours dans l’exercice du pouvoir »

12 septembre 2021 à 11 11 27 09279
Abdourahamane Baldé, président du parlement des jeunes de Guinée

Depuis le renversement du régime d’Alpha Condé dimanche dernier, les déclarations de soutien au CNRD (la junte militaire actuellement au pouvoir en Guinée) fusent de partout. Chaque acteur de la vie politique et sociale de la Guinée tient à se faire voix pour exprimer sa solidarité aux nouvelles autorités. Mais, dans un entretien accordé à Guineematin.com hier, samedi 11 septembre 2021, Abdourahamane Baldé, le président du parlement des jeunes de Guinée, a appelé à la prudence. Cet acteur de la société civile adhère aux idéaux de la junte militaire, mais il fait preuve d’un optimisme prudent. Car, il estime que « la dictature vient toujours dans l’exercice du pouvoir ».

Tout d’abord, le président du parlement des jeunes de Guinée a dit n’avoir pas été surpris par la chute du régime d’Alpha Condé. Abdourahamane Baldé assure que tous les signaux d’un pouvoir en décadence étaient visiblement.

« Ça n’a pas été une surprise, parce qu’il y avait tous les signaux symptomatiques de ce qui est arrivé. Nous avions alerté et conseillé, nous avions même essayé de nous impliquer pour ne pas que la légende tombe. Parce que de toute manière, Alpha Condé est une légende du point de vue combat historique et démocratique, quoi que l’on dise. Mais, ces derniers temps, nous avons constaté que le peuple devenait de plus en plus bâillonné. Le pouvoir devenait de plus en plus radical et difficile à vivre. Les jeunes guinéens devenaient la proie des gros caïmans de la méditerranée. Tous ceux qui avaient soif de la liberté de parole se retrouvaient finalement à la maison centrale de Coronthie » a-t-il dit.

Parlant des nouvelles autorités (le CNRD) qui dirigent actuellement la Guinée, Abdourahamane Baldé s’est réjoui des « actes héroïques » déjà posés. Mais, il a surtout appelé à la prudence pour éviter les dérives.

Abdourahamane Baldé, président du parlement des jeunes de Guinée

« Nous ne sommes pas contents, parce qu’Alpha Condé a été déposé, mais nous sommes contents de l’arrivée de Doumbouya et de ses hommes. Ils (les militaires) ont décidé de préserver l’intégrité physique et morale du président ; et, en même temps, ils ont décidé de libérer ceux qui ont été illégalement arrêtés et injustement incarcérés. Ils ont rendu à l’UFDG son siège… Vous savez, la démocratie est une diversité d’opinions. Mais, quand on veut lier les mains de tous ceux qui veulent s’affirmer, réduire la liberté de parole au plus bas niveau, je crois que c’était devenu trop. Ce n’est pas Doumbouya en personne qui est aimé, mais le fait qu’il a libéré le peuple de Guinée. Nous restons prudents, parce que la dictature vient toujours dans l’exercice du pouvoir. C’est dans le goût du pouvoir que les gens prennent du plaisir de discriminer, d’exclure », a indiqué Abdourahamane Baldé.

Par ailleurs, cet activiste a formulé des recommandations pour la réussite de la transition. Il a également invité le peuple de Guinée à soutenir le CNRD.

« Les nouvelles autorités qui sont venues ne peuvent que bénéficier de notre soutien tant qu’ils sont sur la voie de la démocratie, du respect des droits de l’homme, de l’unité nationale, de la transparence dans la gestion des biens publics. Pour l’instant, ils ont pris des actes qu’ils sont en train de respecter. Nous saluons ces actes déjà posés. C’est pourquoi nous souhaiterions qu’ils fassent beaucoup attention à ceux qui sont censés leur donner des conseils. De faire avec des partenaires qui peuvent aider la Guinée. Il doit beaucoup faire attention à la famille, aux parents, à ses amis… Je voudrais que le peuple ait confiance et décide de leur soutenir. Puisque ce sont des hommes qui ont la volonté de mieux servir la Guinée. Je les ai vus à l’œuvre. Donc, on n’a rien à douter », a dit Abdourahamane Baldé.

Malick Diakité pour Guineematin.com

Tel: 626-66-29-27

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DECLARATION RELATIVE A LA PRISE DU POUVOIR PAR L’ARMEE

12 septembre 2021 à 11 11 13 09139

Déclaration N°1 

Guinée Emergente suit avec attention la situation sociopolitique de notre pays. Au-delà de l’arrogance assumée de nos ex-gouvernants, ces dernières années ont été  particulièrement éprouvantes pour nos concitoyennes et concitoyens dont le quotidien était devenu précarité, insécurité, injustice…

C’est dans ce contexte, qu’à l’instar de nos compatriotes, Guinée Emergente a suivi la déclaration du Comité National pour le Rassemblement et le Développement (CNRD) du dimanche 05 septembre 2021 relative à la prise du pouvoir par l’armée.

Réuni en Assemblée extraordinaire, Guinée Emergente fidèle à ses idéaux de paix, de justice, de respect des droits humains et des valeurs et principes démocratiques :

– Prend acte de ce coup de force ;

  • Rappelle que ce changement de régime intervient dans un contexte de crise sociopolitique et économique sans précédent dû à l’obstination de l’ancien président Alpha Condé à confisquer le pouvoir par tout moyen (coup d’état constitutionnel, inféodation des Institutions, répression sauvage de toute contestation, …) ;
  • Invite le peuple à soutenir tout acte allant dans le sens de la justice, de la paix, du renouveau et de la bonne gouvernance ;
  •  Invite le CNRD au respect des engagements exprimés dans leurs déclarations ;
  • Invite également les nouvelles autorités à une transition apaisée et raisonnable ; 
  • Salue la libération des détenus politique  injustement emprisonnés ;
  • Sollicite du CNRD, l’organisation de journées de prières et de recueillement en la mémoire de nos martyrs tombés sous les balles du régime d’Alpha CONDE ;
  • Encourage l’ouverture d’enquêtes pour rendre justice sans acharnement et sans complaisance ;
  • Se tient disponible pour œuvrer à la construction d’une Guinée forte, juste, unie et prospère.

Guinée Emergente tient à préciser qu’il reste vigilent pour la défense des intérêts supérieurs du Peuple de Guinée.

Vive la justice, la paix et l’unité nationale ;

Vive la bonne gouvernance et l’État de droit ;

Vive le Peuple souverain de Guinée ; ​ Le Président

Vive Guinée Émergente. ​​​​​​   

Je vous remercie.​​​​​​​​​

Alpha Mamadou Pathé DIALLO

Siège social : Kipé /Conakry République de guinée

Tél : +224 622 72 54 54/664 59 17 87 /657 57 97 61 – [email protected]

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