Rencontre CNRD/membres du gouvernement : le film de l’évènement

6 septembre 2021 à 21 09 19 09199

Comme annoncé dans nos publications précédentes, le Comité National du Rassemblement et du Développement (CNRD) a rencontré ce lundi, 6 septembre 2021, les membres du gouvernement déchu et les présidents des institutions républicaines. Colonne par un, Dr Ibrahima Kassory Fofana et plusieurs membres de son équipe, ainsi que les président (e)s des certaines institutions de la République ont répondu à l’appel de la junte militaire, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

C’est sous haute sécurité que la rencontre entre Comité National du Rassemblement et du Développement (CNRD) s’est tenue au palais du peuple. Du pont 8 novembre au palais du peuple, (base des forces spéciales qui a renversé Alpha Condé : ndlr), plusieurs postes de contrôle étaient mis en place par les nouveaux hommes forts de Conakry.

Rencontre sous haute surveillance…

A cette première rencontre, la sécurité était de mise pour éviter tout acte malveillant. Déjà, sur le pont 8 novembre, au moins deux véhicules blindés et un pick-up de la police étaient visibles. Armes au point, des militaires (dont certains sont en cagoule) et des policiers procédaient à des fouilles des véhicules. Même constat sous le pont, au niveau de l’autorité, où des blindés sont aussi postés pour veiller au grain.

A la rentrée de la cour du palais, des centaines d’hommes armés composés de militaires, de gendarmes et de policiers étaient postés et procédaient au même contrôle. Egalement, à l’intérieur de la cour, au moins trois points de contrôle étaient mis en place. Partout, des hommes armés, les doigts sur la gâchette sont également visibles.

Arrivée des anciens ministres sur place…

C’est à partir de 10 heures que les invités ont commencé à faire leur entrée dans la salle. Colonne par un, Dr Ibrahima Kassory Fofana et son équipe ont répondu à l’appel. Chaque ministre qui se présente est accompagné par deux militaires qui les conduisent directement jusqu’au second barrage. De là, une autre équipe prend la relève pour faciliter l’accès dans la salle où la rencontre était prévue.

Qui sont les ministres et membres des institutions reconnus présents au rendez-vous ?

En dehors de Dr Ibrahima Kassory Fofana, plusieurs autres étaient présents. Il s’agit de Dr Mohamed Diané (ministre de la défense et Premier ministre par intérim), Boureima Condé (administration du territoire), Tibou Kamara (ministre de l’Industrie, des PME et porte-parole du gouvernement), Zakaria Koulibaly (Hydrocarbure), Aïssatou Bah (de la jeunesse), Ismaël Dioubaté (Budget), Pr Bano Barry (MENA), Gabriel Curtis (Investissement partenariat public-privé), Djalikatou Diallo (de la Citoyenneté), Bountouraby Yattara (Energie), Mory Doumbouya (de la justice), Albert Damantang Camara (Sécurité). On a aussi noté la présence de : Amadou Damaro Kamara (président de l’Assemblée nationale), Mohamed Garé (Cour des Comptes), Rabiatou Sérah Diallo (CES), Kabinet Cissé (CENI), Claude Kory Kondiano (ancien président de l’Assemblée nationale)…

1er Tête à tête entre le Colonel Mamady Doumbouya et ses invités de marque :

C’est à 11 heures15’ que le colonel Mamady Doumbouya est sorti de sa base pour aller à la rencontre de ses invités dans une salle aménagée pour le test Covid-19. Sous une forte escorte militaire, le nouvel homme fort de la Guinée, avait à sa gauche, le colonel Balla Samoura avec sa taille imposante. Et, pendant sa marche vers la salle, le colonel Doumbouya a reçu les ovations de plusieurs jeunes acquis à sa cause. Face au gouvernement déchu, son discours n’aura duré qu’à peine 5 minutes avant qu’il ne sorte pour s’engouffrer dans son véhicule blindé et regagner sa base.

Les anciens ministres retenus dans la salle…

C’est sans doute le moment le plus chaud pour Kassory Fofana et son équipe. Pendant que le colonel Doumbouya sortait de la salle, un communiqué a retenti dans la salle.

« Il est demandé à tous les anciens ministres de rester sur place », a-t-on répété à plusieurs reprises.

Ce n’est que quelques minutes après qu’on leur a demandé de sortir de cette grande salle. Une fois au dehors, au moment où certains avaient pensé à la fin de la galère, les militaires leur ont intimé de rentrer tous dans une autre petite salle où la portière a été fermée et une garde montée au dehors…

Colonel Mamady Doumbouya fait une parade dans la ville…

Pendant que Dr Kassory Fofana et sa troupe étaient retenus dans la salle, le colonel Mamady Doumbouya a quitté le palais du peuple pour faire une petite parade dans la ville et s’offrir un bain de foule. Le drapeau guinéen sur le cou, le président du CNRD est resté sur le capot d’un blindé pour prendre la direction de l’autoroute Fidel Castro. Ce n’est qu’une heure de temps environ que son cortège s’est retourné à la base…

De retour du Palais du peuple, Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

Lire

Les militaires aux commandes : le colonel Augustin Fansinadouno devient préfet de Télimélé

6 septembre 2021 à 20 08 31 09319
colonel Augustin Fanssina Douno, nouveau préfet de Télimélé

A l’image des autres préfectures du pays, Télimélé a un nouveau préfet. Le colonel AugustinFansinadouno, commandant de la compagnie d’infanterie de Télimélé, remplace Amadou Sadio Diallo. L’officier de l’armée a été installé ce lundi, 6 septembre 2021, à la tête de la préfecture, a constaté le correspondant de Guineematin.com sur place.

Amadou Sadio Diallo, ex préfet de Télimélé

C’est dans une ambiance festive que le nouveau préfet de Télimélé a pris fonction. La cérémonie a commencé par l’allocution du préfet sortant, qui a invité la population à soutenir la nouvelle autorité préfectorale. « Je réitère mes remerciements à toute la population de Télimélé. Vous nous avez aidés depuis que nous sommes là. Et celui que nous allons installer maintenant, nous vous prions de le soutenir aussi, de soutenir le pouvoir en place, car c’est dans notre intérêt. Ce qui est arrivé, c’est Dieu qui l’a voulu. Et puisque nous sommes croyants, acceptons-le », a déclaré Amadou Sadio Diallo, tout en souhaitant plein succès à son successeur.

colonel Augustin Fanssina Douno, nouveau préfet de Télimélé

De son côté, le nouveau préfet de Télimélé a exprimé sa joie, avant de promettre de remplir honorablement sa mission. « Je suis comblé de joie. Je remercie la hiérarchie pour la confiance portée en ma modeste personne pour prendre les rênes de commandement de la préfecture de Télimélé. Le geste me va droit au cœur. J’ose vous rassurer et j’ose les rassurer eux-aussi, que nous nous acquitterons honorablement de nos différentes responsabilités, en donnant une réelle satisfaction aux nouveaux programmes du nouveau pouvoir », a rassuré le colonel Augustin Fasinadouno.


Après son installation, le nouveau préfet de Télimélé a fait une parade dans la ville, se faisant acclamer par une foule en liesse.

De Télimélé, Mamadou Saliou Bah pour Guineematin.com

Lire

Changement de pouvoir en Guinée : le Colonel Aly Badra Camara prend les rênes du gouvernorat de Mamou

6 septembre 2021 à 20 08 21 09219

Jusque-là commandant du bataillon automne de Mamou (BAM), le Colonel Aly Badra Camara a pris fonction ce lundi, 06 septembre 2021, à la tête du gouvernorat de Mamou. Il remplace à ce poste Amadou Oury Lammy Diallo et assure désormais les fonctions de gouverneur de région. Cela fait suite à la décision du comité national de rassemblement et du développement (la junte militaire qui a pris hier le pouvoir en Guinée) demandant aux commandants de région de remplacer les gouverneurs à la tête des régions administratives du pays, rapporte Guineematin.com à travers son correspondant dans la ville carrefour.

La passation de service entre les deux hommes a eu lieu au cours d’une courte cérémonie qui s’est déroulée dans la salle de conférence du gouvernorat. Et, après une décennie à la tête de la région de Mamou, Amadou Oury Lammy Diallo a cédé son fauteuil à l’officier militaire promu à ce poste.

Amadou Oury Lémy Diallo

« C’est un moment exceptionnel pour moi ce matin pour annoncer mon départ. Je suis à Mamou depuis 10 ans et 5 mois. Pendant cette période j’ai essayé de mettre en pratique la feuille de route pour un administrateur Territorial. Faire en sorte que le pays se développe. Aujourd’hui, comme Dieu à voulu, je m’en vais. Mais, je garde un grand souvenir pour ma région. Je suis très content, parce que je pars sans regret. Je suis très content, parce que mon successeur est un grand ami qui m’a toujours accompagné. Si les hommes en uniforme se souviennent, je leur ai dit un jour au Bataillon Autonome de Mamou, lors de l’anniversaire de l’armée guinéenne, si les civils n’arrivent pas à gérer un pays dans les conditions voulu par le peuple, c’est l’armée qui prend le pouvoir pour redresser la situation et remettre après le pouvoir aux civils. C’est cette situation qui arrive aujourd’hui ; et, je ne suis pas ahuri. Je rentre à Labé pour dormir paisiblement », a dit Amadou Oury Lammy Diallo. 

De son côté, le nouveau patron du gouvernorat de Mamou, le Colonel Aly Badra Camara, a appelé à la consolidation de la paix.

Colonel Aly Badra Camara, nouveau Gouverneur de Mamou

« A l’occasion de cette installation, permettez-moi de saluer ma hiérarchie. L’heure n’est plus aux beaux discours. Voyant la joie et le constat sur le terrain avec les citoyens de Mamou qui ont salué vivement l’arrivée du comité national du rassemblement et du développement, je suis satisfait. Je vous assure que ma porte est grandement ouverte pour le développement de Mamou. J’invite tous les fils de la région à nous faciliter les tâches. La paix est déjà partout dans la région. Nous sommes aujourd’hui à votre service. Je vous rassure que nous allons maintenir la paix dans la région. Pour le reste, le temps fera le bon juge. Merci à tout le monde. Dieu nous aide à oublier les imperfections et que tous les guinéens se sentent concernés pour la consolidation de la paix dans le pays », a indiqué le nouveau gouverneur de Mamou.

De Mamou, Boubacar Ramadan Barry pour Guinematin.com

Tel : 625698919/657343939

Lire

Conakry : les anciens ministres et présidents d’institutions, finalement libérés

6 septembre 2021 à 18 06 48 09489

Retenus pendant quelques heures dans les locaux du Groupement des Forces spéciales (l’unité de l’armée guinéenne qui a renversé le président Alpha Condé), les anciens ministres et présidents d’institutions républicaines sont finalement rentrés chez eux.

Ils ont pu regagner leurs domiciles, mais sans leurs véhicules de service, qui ont été saisis un peu plus tôt par les nouvelles autorités du pays. Les anciens dirigeants guinéens sont libres de leurs mouvements en Guinée, mais ils sont interdits de sortir du pays.

C’est ce qu’a annoncé ce lundi, 6 septembre 2021, le colonel Mamady Doumbouya, président du Comité national du redressement et du développement (CNRD). Le nouvel homme fort de Conakry les a rassurés toutefois qu’il n’y aucune haine et aucune chasse aux sorcières.

Malick Diakité pour Guineematin.com

Lire

Vent de changement en Guinée : l’UFDG récupère son siège et ses bureaux

6 septembre 2021 à 18 06 42 09429

C’est l’une des conséquences du changement de pouvoir en Guinée, qui fait suite au renversement du président Alpha Condé par le Groupement des Forces spéciales.

Les nouvelles autorités guinéennes, qui prônent la rupture avec les anciennes pratiques et le rassemblement des Guinéens, ont décidé de rouvrir le siège et le quartier général de l’UFDG, à Conakry.

Ces locaux ont été fermés sans aucune base légale par le régime d’Alpha Condé, au lendemain de l’élection présidentielle du 18 octobre 2020, dont le leader de l’UFDG, Cellou Dalein Diallo, avait revendiqué la victoire.

Plusieurs responsables du principal parti d’opposition se trouvent actuellement (18h15’) sur les lieux pour faire un constat. Un constat qu’ils jugent très alarmant, les hommes du pouvoir déchu ont vandalisé les bureaux, détruisant plusieurs biens.

A suivre !

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Lire

Labé : Madifing Diané hué lors de la passion de service avec le commandant Tamba Kalas Tolno

6 septembre 2021 à 18 06 30 09309

Le bloc administratif du gouvernorat de Labé a abrité ce lundi, 06 septembre 2021, la cérémonie de passation de service entre le gouverneur sortant, Madifing Diané et le gouverneur entrant, le commandant Tamba Kalas Tolno (jusque-là commandant adjoint de la deuxième région militaire de Guinée). Cette alternance à la tête de la région administrative de Labé fait suite à la prise du pouvoir hier (dimanche) par le comité national de rassemblement et du développement par un coup de force contre le régime d’Alpha Condé. Et, au cours de la cérémonie, les nombreux citoyens massés derrière la cour du gouvernorat ont hué le gouverneur sortant, rapporte Guineematin.com à travers son correspondant à Labé.

« Liberté ! Liberté ! Madifing zéro ! » C’est au rythme de ce slogan hostile au gouverneur sortant, Madifing Diané, que la cérémonie de passation de service s’est déroulée au gouvernorat de Labé. Les populations massés derrière la cour de ce bloc administratif ont tenu a exprimé leurs sentiment vis-à-vis du désormais ancien gouverneur de région. Madifing Diané, visiblement très déçu et frustré, a mis sa galère actuelle au compte de la volonté de Dieu.

« Comprenez mon émotion. Je peux vous dire avec conviction que nous sommes dans la tradition de notre éducation et de la religion, avec la foi. Tout ce que Dieu fais est bien, bien fait et très bon. Il est toujours dit, cette case qui est le monde à deux portes. L’homme entre par la première porte, traverse la case et sort par la seconde porte. Tel est la réalité de la vie, telle est aussi la réalité des services. Vous m’avez vu entrer, vous m’avez vu traverser la case et vous me voyez sortir.  Que la sortie soit bonne pour nous tous. Ceci dit, je ne peux pas vous quitter, officier et sous officiers, sans vous exprimer tous mes remerciements et toute ma reconnaissance. J’ai été fier de vous dans l’exercice de vos fonctions sous mon autorité. Pour gouverner il faut accepter d’être gouverner. Vous avez accepté d’être gouverner et vous avez exécuté mes instructions dans le respect et la discipline. En récompense de ça, Dieu vous a gratifié de ce qu’il vous offre depuis hier. Tout homme s’attend à une récompense. Monsieur le gouverneur entrant et vos collègues, je prie Dieu que ce fruit que vous récolter qu’il soit bon. Je suis très heureux de partager cet instant avec vous. Mon passage ici a été pour moi une école qui m’a donné de gros enseignements, des enseignements qui me profiteront. Je demande à ce que Dieu vous assiste », a dit Madifing Diané.

De son côté, le gouverneur entrant, le commandant Tamba Kalas Tolno a appelé ses nouveaux collaborateurs à la transparence. L’officier militaire a aussi prévenu qu’il n’acceptera pas la démagogie et le détournement.

Tamba Kalas Tolno, Commandant Adjoint de la deuxième région militaire de Labé

« Je prend la parole au nom du conseil national du rassemblement et du développement, je prend la parole au nom du commandant de la deuxième région militaire de Labé,  pour prendre la fonction de gouverneur de la région administrative de Labé. J’invite donc les cadres du gouvernorat à la transparence… Je n’accepterais pas la démagogie, le détournement. Aux populations de Labé, je serai à votre écoute et à votre service. A monsieur le gouverneur sortant, je serai attentif à vos conseils. Et, soyez rassuré que tout ira à merveille », a indiqué le commandant Tamba kalas Tolno.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

Lire

Kankan : les militaires prennent le contrôle du gouvernorat et de la préfecture

6 septembre 2021 à 18 06 16 09169

Conformément au communiqué N°2 du Conseil national du rassemblement et du développement (CNRD), la junte militaire qui a renversé le président Alpha Condé, l’armée a pris le contrôle de l’administration déconcentrée, à Kankan. Ce lundi, 6 septembre 2021, le gouverneur et le préfet ont été remplacés par le commandant du camp Soundjata Keïta de Kankan (troisième région militaire du pays) et le directeur régional de la gendarmerie, a constaté le correspondant de Guineematin.com dans la ville.

Juste après sa prise de fonction, la nouvelle autorité régionale a demandé aux cadres de se donner la main pour la continuité de l’administration publique. Le général Aboubacar Diakité a invité aussi les fonctionnaires et toute la population à se débarrasser de l’esprit de division et de la démagogie.

Général Aboubacar Diakité, nouveau gouverneur de Kankan

« Ce que je peux dire aux cadres, c’est de se donner les mains. Si nous sommes fonctionnaires, si nous avons étudié, c’est pour servir ce pays. Nous ne devons pas accepter la division, il faut qu’on se donne les mains, c’est ça qui peut sauver ce pays. On ne peut pas développer un pays dans la division et dans la démagogie, nous allons mettre fin à ça, c’est ce qui est important. J’appelle toute la population, tous les fonctionnaires de la région de Kankan, à se débarrasser de ces mauvais comportements pour travailler main dans la main », a lancé le nouveau gouverneur de Kankan.

Etienne Tounkara, nouveau préfet de Kankan

Le nouveau préfet aussi est allé dans le même sens que son supérieur hiérarchique. « Je voulais juste dire au préfet sortant que c’est le moment qui est venu. Tout le travail que nous sommes en train de faire, c’est pour le bien-être du citoyen guinéen. Si les positions changent, c’est toujours la même mission. Le préfet est plein d’expérience, il est administrateur depuis longtemps, qu’il sache que c’est la volonté de Dieu et que le peuple a encore besoin de lui.

Le préfet, lui, me connaît déjà, mais vous autres, les cadres, vous ne me connaissiez pas, parce que j’étais avec la région. Si on parle d’un chef, ce sont ses hommes. Donc, les cadres qui sont là, sachez que nous devons travailler main dans la main. Il n’y a pas de crainte parce que c’est un militaire qui est là », a rassuré le colonel Etienne Tounkara, directeur régional de la gendarmerie de Kankan.

A noter que depuis le renversement du président Alpha Condé (actuellement détenu par les putschistes dans un lieu tenu secret), la situation est calme à Kankan (deuxième ville du pays et fief du chef d’Etat déchu). Il n’y a pas de réactions, ni au sein de la classe politique, ni au sein de l’opinion publique à Kankan.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Lire

Chute du dictateur Alpha Condé : l’ANAD salue la victoire du peuple de Guinée

6 septembre 2021 à 17 05 53 09539

Le 5 Septembre 2021 est un jour qui consacre la victoire de notre peuple et l’échec du régime dictatorial d’Alpha Condé. Il porte l’espérance d’un nouveau départ pour notre nation. 

En effet, notre armée, représentée par le Comité National du Rassemblement et du Développement (CNRD), dans un sursaut patriotique, a posé un acte historique qui parachève le combat mené par l’Alliance Nationale pour l’Alternance Démocratique (ANAD) et les autres forces vives du pays éprises de justice et de démocratie. L’ANAD prend acte de la déclaration de prise de pouvoir du CNRD. 

Les motifs qui fondent son action salvatrice et leur finalité se confondent avec les aspirations de l’ANAD que sont le rassemblement de notre nation, la refondation de notre État, la lutte contre la corruption et l’impunité. C’est pourquoi le CNRD peut compter sur le soutien de l’ANAD dans l’effort qui vise à construire une démocratie apaisée dans notre pays. 

C’est l’occasion de rendre hommage à tous les Guinéens de l’intérieur comme de l’extérieur dont la mobilisation a contribué à la chute de cette dictature et d’honorer la mémoire de ceux qui ont consenti le sacrifice ultime pour l’avènement du 5 Septembre 2021. Aux blessés, aux détenus, à tous ceux qui ont souffert de la répression de ce pouvoir, la nation leur doit aussi reconnaissance et soutien. 

L’ANAD tient également à saluer tous ceux qui, à travers le monde et au nom des valeurs démocratiques ont, sous diverses formes, accompagné et soutenu son combat. 

L’ANAD exhorte le CNRD à inscrire dans ses responsabilités prioritaires la mise en place d’institutions légitimes capables de mettre en œuvre les réformes pouvant conduire rapidement le pays à la réconciliation nationale et à l’instauration de l’État de droit. 

Conakry, le 06/09/2021 

L’ANAD

Lire

Kindia : les militaires prennent la tête du gouvernorat et de la préfecture

6 septembre 2021 à 16 04 53 09539

Sur instruction du comité national de rassemblement et du développement (la junte militaire actuellement au pouvoir en Guinée), le général Ibrahima Kalil Condé (commandant de la première région militaire de Kindia) et le colonel Abdel Kader Camara (commandant de région  de la gendarmerie territoriale de Kindia) ont respectivement pris ce lundi, 06 septembre 2021, le contrôle du gouvernorat et de la préfecture de Kindia. Désormais, c’est à d’assumer les fonctions de gouverneurs et de préfet dans cette cité des agrumes.

Selon le correspondant local de Guineematin.com, tout s’est passé très vite dans la matinée de ce lundi à Kindia. Le général Ibrahima Kalil Condé a pris le gouvernail du gouvernorat. Et, juste après la montée des couleurs sur place, cet officier de l’armée guinéenne est allé à la préfecture pour installer le colonel Abdel Kader Camara alias ‘’Mengué’’ dans ses nouvelles fonctions de préfet.

« Je commence par remercier les autorités qui ont eu confiance en moi en me désignant comme préfet de Kindia. Pour ce qui est du développement de Kindia qui est une préfecture très importante de la guinée, nous allons nous mettre ensemble… La lutte contre le banditisme est mon cheval de bataille. Il y a un mois en arrière, nous avions déféré au niveau du TPI de Kindia 82 présumés qui sont actuellement avec les juges qui sont en train de faire le procès. Et, nous allons continuer, nous n’allons jamais baisser les bras. Je dirai à l’ensemble des guinéens de se calmer, c’est la volonté de Dieu qui est toujours en premier. Je demande à la population de Kindia de se calmer et de prôner la paix », a dit le colonel Abdel Kader Camara à sa prise de fonction.

En tant que préfet sortant, Elhadj N’fansoumane Touré n’est pas resté sans mot à l’endroit du peuple de Guinée et la population de Kindia.

« nous avions tous suivi ce qui s’est passé depuis hier, surtout avec le deuxième communiqué du comité national du rassemblement et du développement(CNRD) parlant de la suspension de toutes les institutions de la république et jusqu’au niveau les administrateurs territoriaux. Nous obéissons à cette discipline. C’est pour cela aujourd’hui le général Ibrahima Kalil Condé, commandant de la première région militaire et  gouverneur de la région administrative de Kindia, est venu, accompagner des officiers, sous officiers et hommes de rang pour la passation de service entre le colonel Kader Camara et N’fansoumane Touré le préfet sortant. C’est ce qui a été fait conformément aux instructions qui ont été faites… Nous les guinéens, ce que nous souhaitons ardemment, c’est que le climat de paix continue de  régner chez nous en Guinée. Nous n’avions pas appris d’abord une effusion de sang, ni un cas de mort, que Dieu nous en préserve », a indiqué N’fansoumane Touré.

A noter qu’à Kindia, l’annonce de la prise du pouvoir par le CNRD n’a pas ébranlé les populations dans leur quotidien. Chacun vaque librement à ses occupations et la circulation est fluide.

De Kindia, Mohamed M’bemba Condé pour Guineematin.com

Tel : 628516951

Lire

Guinée : les ministres d’Alpha Condé retenus par les militaires, leurs véhicules de services saisis

6 septembre 2021 à 16 04 42 09429

Que se passe-t-il au quartier général du Groupement des Forces spéciales ? La situation reste pour l’heure confuse. Après leur rencontre avec les militaires du CNRD (Comité national du redressement et du développement) qui ont renversé le président Alpha Condé, les anciens ministres et présidents d’institutions républicaines ont été conduits dans les locaux du GFS. Ils sont retenus depuis plusieurs heures sur les lieux.

Par ailleurs, les nouvelles autorités guinéennes ont décidé de saisir leurs voitures de service, à bord desquels ils sont venus. Les militaires ont pris ces véhicules, qui étaient garés sur l’esplanade du palais du peuple, pour les envoyer vers le centre-ville de Kaloum, où se trouvent la présidence de la République et les ministères. Pour l’heure, on ne sait pas comment les anciens ministres et présidents d’institutions vont rentrer chez eux, s’ils arrivaient à être libérés.

A suivre !

Malick Diakité pour Guineematin.com

Lire

Guinée : il faut que les instigateurs du coup d’État protègent les droits de toute la population

6 septembre 2021 à 16 04 38 09389

À la suite du coup d’État qui a eu lieu en Guinée le 5 septembre 2021, lors duquel les militaires du Comité national du rassemblement et du développement (CNRD) ont pris le pouvoir et arrêté le président Alpha Condé, Samira Daoud, directrice du programme Afrique de l’Ouest et Afrique centrale à Amnesty International, a déclaré :

« Nous appelons les dirigeants du CNRD à protéger et à garantir les droits humains de l’ensemble de la population guinéenne, victime depuis des années de violations et de répression.

« De nombreux opposants politiques et manifestants ont été arrêtés avant et après l’élection présidentielle d’octobre 2020. Il faut que ceux qui sont détenus arbitrairement soient libérés.

« Il faut aussi que les instigateurs du coup d’État indiquent le fondement juridique de la détention du président Alpha Condé. Celui-ci doit être inculpé d’une infraction reconnue par la loi ou remis en liberté immédiatement. »

Document public

Pour obtenir de plus amples informations ou organiser un entretien, veuillez prendre contact avec le Service de presse d’Amnesty International – courriel : [email protected].

Twitter pour l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale : @AmnestyWaro

Complément d’information

Des tirs nourris se sont fait entendre autour du palais présidentiel, à Conakry, le 5 septembre 2021 dans la matinée. Les militaires du CNRD, dirigés par le lieutenant-colonel Mamady Doumbouya, ont arrêté le président Alpha Condé et annoncé le coup d’État à la télévision nationale.

Mamady Doumbouya a déclaré ensuite que le président se trouvait en lieu sûr et avait pu consulter un médecin. Les instigateurs du coup d’État ont dissous la Constitution, suspendu toutes les institutions, y compris le gouvernement, instauré un couvre-feu et fermé toutes les frontières. 

Le président Alpha Condé est au pouvoir depuis décembre 2010. Sous son régime, de nombreuses violations des droits humains ont été commises, notamment l’interdiction de réunions pacifiques, le blocage de l’accès à Internet, le recours à une force excessive ayant fait des morts et des blessés parmi les personnes qui manifestaient, et des dizaines d’arrestations arbitraires de militants de l’opposition ou de la société civile.

Dans un rapport de 2020, Amnesty International a recueilli des informations sur les homicides d’au moins 50 personnes perpétrés pendant les manifestations contre la réforme de la Constitution amorcée et mise en œuvre par les autorités en 2019 et 2020. Près de 200 autres personnes ont été blessées et des opposants ont été arrêtés et détenus arbitrairement pour le simple fait d’avoir exercé leur droit à la liberté d’expression ou de réunion pacifique.

Lire

Guinée : la société civile « prend acte » du coup d’Etat et sollicite l’ouverture d’un cadre de dialogue

6 septembre 2021 à 16 04 33 09339

Au lendemain du coup d’Etat militaire qui a renversé le président Alpha Condé (qui a été arrêté et conduit dans un lieu tenu secret), les réactions se multiplient en Guinée. Dans une déclaration publiée ce lundi, 6 septembre 2021, la cellule nationale de crise des organisations de la société civile guinéenne a pris acte du passage du pouvoir dans les mains des militaires et a appelé à l’ouverture d’un cadre national de dialogue inclusif.

Guineematin.com vous propose ci-dessous l’intégralité de la déclaration :

Le dimanche 05 septembre 2021, le peuple de Guinée a appris sur les ondes de la télévision nationale, un communiqué annonçant l’arrestation du président de la République, la suspension de la constitution, la dissolution de toutes les institutions républicaines et la mise en place du comité national pour le rassemblement et le développement (CNRD)

Face à cette situation, la société civile guinéenne en tant que force de veille, d’alerte et de proposition s’est réunie en cellule de crise ce lundi 06 septembre 2021.

Après analyse de la situation, la cellule nationale de crise des organisations de la société civile guinéenne déclare :

1- Avoir pris acte de la situation exceptionnelle qui prévaut dans le pays.

2- Invite les nouvelles autorités du pays à la réunion de toutes les conditions de fait et de droit pour favoriser la libération rapide de tous les détenus en lien avec les événements politiques antérieurs et récents.

3- Recommande la mise en place rapide d’un cadre national de dialogue inclusif et participatif pour une gestion normale et apaisée de la transition.

4- Appelle les nouvelles autorités à œuvrer pour la sécurité des citoyens et de leurs biens tout en préservant l’unité nationale.

4- Enfin, la cellule appelle les populations au calme et à la retenue.

Fait à Conakry le 06 septembre 2021

La cellule nationale de crise des organisations de la société civile Guinée

Lire

Guinée : vers la formation d’un gouvernement d’union nationale

6 septembre 2021 à 13 01 49 09499

Comme annoncé précédemment, les nouvelles autorités guinéennes (qui ont libéré la Guinée du régime Alpha Condé) ont rencontré ce lundi, 6 septembre 2021, les anciens dirigeants du pays : les membres du gouvernement et les présidents des institutions républicaines. Dans son discours tenu à cette occasion, le président du Comité National du Rassemblement et du Développement (CNRD), le colonel Mamady Doumbouya, jusque-là commandant du Groupement des Forces spéciales, a annoncé les nouvelles décisions.

Il s’agit notamment de l’interdiction de voyager imposée aux anciens dirigeants, la levée du couvre-feu dans les zones minières pour permettre la continuité des activités d’exploitation des mines, mais aussi la formation prochaine d’un gouvernement d’union nationale qui va diriger la transition, dont la durée n’est pas encore déterminée.

Guineematin.com vous propose ci-dessous le décryptage de l’essentiel du discours du nouvel homme fort du pays :

« On ne fera pas de cours d’histoire aujourd’hui. Mais, je vais juste rappeler que le peuple a souffert du comportement peu honorable de ceux qu’on appelle ses élites. Nous nous sommes retrouvés dans une situation d’injustice. Le clientélisme, le népotisme, la privatisation des libertés individuelles et collectives étaient monnaie courante. Le mal le plus profond aujourd’hui est là méfiance des citoyens observée en vers les autres. Les politiques ont fragilisé le tissu social.

Pour éviter que le pays ne tombe dans le gouffre, nous, Comité national de rassemblement et de développement, avons pris nos responsabilités comme tout soldat républicain.

Nous voulons placer la transition qui s’ouvre sous le signe de l’espérance et d’une Guinée nouvelle, réconciliée avec elle-même, avec tous les fils du pays. Cela sera possible avec la collaboration et l’aide de tous. A la fin de cette phase transitoire, nous pourrons ensemble, bien sûr, mettre en place les bases d’une nouvelle ère en matière de gouvernance, de sécurité et de développement économique.

Nous voulons rassurer tout le monde, ici présent, qu’il n’y aura aucun esprit de haine, ni de vengeance. Il faut dire qu’il n’y aura pas de chasse aux sorcières, mais la justice sera la boussole qui orientera chaque citoyen guinéen. Comme il a été dit dans le deuxième communiqué, les secrétaires généraux des différents départements assureront la continuité du service jusqu’à la mise en place du prochain gouvernement.

Je vais tout de même vous informer qu’un déplacement hors de nos frontières ne sera pas autorisé par la transition. Tous vos documents de voyage et vos véhicules de fonction doivent être remis au secrétariat de vos anciens départements. Une concertation sera ouverte pour définir les grandes lignes de la transition.  Ensuite, le gouvernement d’union nationale sera mis en place pour conduire la transition.

Le comité national de rassemblement et de développement sait compter sur chacun. Le comité entend rassurer les partenaires techniques et financiers de la poursuite normale des activités dans le pays. Il est demandé aux compagnies minières de poursuivre leurs activités. A cet effet, les frontières maritimes restent ouvertes pour les activités d’exploitation des produits miniers.

Le couvre-feu dans les zones minières est levé pour assurer la continuité de la production. Le comité assure les partenaires qu’il respectera toutes ses obligations liées aux conventions minières et rappelle son engagement à favoriser les investissements étrangers dans notre pays ».

Propos recueillis et décryptés par Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Lire

Nouvelles décisions du CNRD : les anciens dirigeants interdits de sortir de la Guinée

6 septembre 2021 à 12 12 18 09189

La rencontre tenue ce lundi, 6 septembre 2021, au chapiteau du palais du peuple, à Conakry, a été de courte durée. Elle a porté essentiellement sur le sort des anciens dirigeants : les membres du gouvernement du président Alpha Condé et les présidents des institutions républicaines, tous réunis dans la salle.

S’adressant à ses invités, le colonel Mamady Doumbouya, président du CNRD (Comité national du rassemblement et du développement), la junte militaire qui a renversé le président Alpha Condé, les a rassurés qu’il n’y aura pas de haine à leur égard, ni de chasse aux sorcières.

En revanche, le nouvel homme fort du pays a annoncé qu’ils sont interdits de sortir du territoire guinéen, sans autorisation préalable. Il leur a demandé d’ailleurs de mettre leurs documents de voyage et leurs véhicules de service à la disposition des nouvelles autorités.

A suivre !

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Lire

Chute du dictateur Alpha Condé : la réaction de l’USTG

6 septembre 2021 à 12 12 11 09119

L’histoire se répète, le 05 septembre 2021 le peuple de Guinée se réveille face à une nouvelle réalité conforme à son destin. Prenant en compte cette nouvelle donne, l’Union Syndicale des Travailleurs de Guinée (USTG) observe avec un grand intérêt la situation dans notre pays, la GUINEE. 

Elle prend acte des derniers évènements et réitère son attachement fondamental au respect de la dignité humaine et de la sécurité des personnes et de leur bien sans distinction aucune. Elle appelle les nouvelles autorités militaires à la retenue et à la sauvegarde du tissu économique et social de notre pays. 

L’USTG demande aux nouvelles autorités de respecter les engagements pris lors de la première déclaration du Conseil National pour le Rassemblement et le Développement (CNRD). Nous devons tous intégrer que la Guinée est fragile. Donc, préservons-la à tout prix ! 

L’USTG appelle tous les acteurs politique et civile, y compris la diaspora, à une concertation franche, profonde et inclusive pour faire face au rôle qui nous incombe pour Rassembler les fils et filles de ce pays autour d’un idéal commun, celui de la paix et du développement. 

Unis, nous vaincrons ! 

L’USTG dans l’axe de la construction d’une Guinée nouvelle !!!!!!!!!!!!!!!! 

Pour l’Union Syndicale des Travailleurs de Guinée (USTG).

Le Secrétaire Général Abdoulaye Sow

Lire

Sortie humiliante d’Alpha Condé : il avait pourtant été prévenu…

6 septembre 2021 à 11 11 57 09579

Il y a un peu moins de deux ans, deux journalistes guinéens avaient pris leur responsabilité citoyenne pour adresser une lettre ouverte au président Alpha Condé. Après lui avoir rappelé son parcours personnel, ils lui ont montré l’unique sortie honorable qui lui restait au risque d’une humiliation comme celle vécue hier et qui restera dans les mémoires comme l’image de la chute du dictateur…

Guineematin.com vous propose de relire cette lettre ci-dessous :

Nouhou Baldé et Bachir Sylla

« Non, monsieur le président, vous n’avez pas le droit ! » : des journalistes s’adressent au chef de l’Etat

Après leur retentissante lettre ouverte au Premier ministre, Ibrahima Kassory Fofana, auquel ils ont demandé de démissionner, il y a un peu plus d’un mois, les journalistes Bachir Sylla et Nouhou Baldé reviennent à la charge. Ils écrivent cette fois-ci au Président de la République, le Pr Alpha Condé, pour lui demander de renoncer une fois pour toutes au fameux projet de nouvelle constitution destiné à rallonger son bail à Sékhoutouréya, avec tous les risques que cela comporte pour lui (en terme d’image), pour la Guinée et pour la sous-région Ouest-africaine.

Nous vous proposons, ci-dessous, la lettre ouverte adressée au président Alpha Condé par les journalistes Bachir Sylla et Nouhou Baldé

Monsieur le Président de la République, Professeur Alpha Condé

Au regard de la situation de crise sociopolitique qui prévaut dans notre très cher pays, il nous a paru opportun, en tant que journalistes et citoyens guinéens à part entière, d’utiliser cette forme populaire de lettre ouverte pour nous adresser à vous, Excellence Monsieur le Président de la République.

En le faisant ainsi, nous espérons tout simplement contribuer à notre manière à vous montrer la porte de sortie honorable qu’on voudrait vous voir emprunter à l’orée de la fin de votre dernier mandat constitutionnel à la tête de notre cher et beau pays. Nous estimons qu’en tant qu’ancien opposant historique, vous n’avez pas le droit de sacrifier votre long combat pour l’instauration de la démocratie et l’Etat de droit en Guinée.


– Vous n’avez pas le droit de renier votre passé et de décevoir vos anciens camarades de lutte depuis les bancs de l’école jusqu’à votre élection à la tête de la FEANF (Fédération des étudiants d’Afrique noire en France) que vous aimez à présenter comme votre plus grande réussite durant votre parcours universitaire.


– Vous n’avez pas le droit de donner tort à ceux qui ont cru en vous depuis toujours pour incarner les idéaux de paix, de justice et d’équité dans notre pays qui n’a que trop souffert des régimes autocratiques depuis son indépendance, le 02 octobre 1958.

– Vous n’avez pas le droit de donner raison aux anciens dictateurs : Ahmed Sékou Touré et Général Lansana Conté, qui vous ont fait condamner (respectivement à mort par contumace et à cinq ans de prison ferme) parce qu’ils voyaient en vous un assoiffé de pouvoir, guidé par ses intérêts personnels.


– Vous n’avez pas le droit de trahir la mémoire de vos anciens compagnons de la CODEM (Coordination de l’opposition démocratique), du FRAD (Front pour l’alternance démocratique) et des Forces vives de la nation dont les plus illustres ne sont plus de ce monde : Bâ Mamadou, Siradiou Diallo, Professeur Alfa Sow, Ahmed Tidjani Cissé, Jean Marie Doré, Charles Pascal Tolno… Avec eux, vous vendiez l’idée d’une Guinée libre et prospère une fois que vous seriez arrivés aux affaires. Nous (coauteurs de cette lettre) étions là, en tant que journalistes (historiens du présent) pour le témoigner.


– Vous n’avez pas le droit de briser le rêve de millions de jeunes et de femmes d’ici et d’ailleurs qui vous avaient porté dans leurs cœurs sans jamais vous avoir vu à l’œuvre avant votre avènement à Sékhoutouréya.


– Vous n’avez pas le droit de démériter votre titre de premier président démocratiquement élu de la Guinée qu’on vous affuble.


– Vous n’avez pas le droit de plonger notre nation dans l’incertitude et le chaos, en engageant la Guinée dans un tripatouillage constitutionnel ! Même si l’objectif était d’aider et de protéger la Guinée et les futures générations de ce pays, vous vous êtes déjà très mal pris et ne réussirez pas à anéantir toutes les forces sociopolitiques qui défendent la Constitution actuelle.


– Vous n’avez pas le droit de refuser à notre chère Guinée que son premier président démocratiquement élu organise des élections dans la paix et la quiétude pour passer la main à un autre président tout aussi démocratiquement élu.

– Vous n’avez pas le droit d’être insensible à l’assassinat d’au moins 25 Guinéens depuis le début des manifestations contre votre hypothétique projet de nouvelle constitution.


– Vous n’avez pas le droit d’ignorer les sages conseils de feu Kèlèfa Sall, le très respecté ex président de la Cour Constitutionnelle qui, en recevant votre serment pour votre second mandat en cours vous demandait humblement « d’éviter les chemins interdits en démocratie » pour ne pas « succomber aux mélodies des sirènes révisionnistes ».


– Vous n’avez pas le droit de minimiser les cadres de votre parti, le RPG, et la coalition arc-en-ciel qui vous ont aidé à gagner- sur le fil- la présidentielle de 2010 et à rempiler 5 ans plus tard, au point de ne pas avoir un présidentiable parmi eux.

– Vous n’avez pas le droit d’empêcher les jeunes cadres et les enfants des martyrs du RPG de jouir (même sans vous) des privilèges du pouvoir, en refusant de vous faire remplacer par un d’entre eux à la tête du parti et aussi du pays.

– Vous n’avez pas le droit de fouler au pied votre panafricanisme affiché et vos discours qui revendiquent la rupture d’avec les pratiques rétrogrades qui ont miné notre pays.


– Vous n’avez pas le droit de faire regretter à des activistes des droits humains et à des artistes comme Tiken Jah Fakoly dont la chanson « Libérez Alpha Condé » défie le temps et l’espace pour s’imposer comme un hymne à la liberté qu’on pourrait dédier à tout détenu politique.


– Vous n’avez pas le droit de sortir par la petite porte comme vos anciens homologues : Laurent Gbagbo, Blaise Compaoré, Omar El Béchir et autres Yaya Jammeh que vous avez aidé à exfiltrer de Banjul, grâce aux bons offices de votre ministre conseiller, Tibou Kamara, pendant que les forces de la CEDEAO menaçaient de frapper le cœur du pouvoir gambien.


– Vous n’avez pas le droit de denier aux 12 millions de Guinéens la possibilité de vous trouver un remplaçant, à la fin de votre dernier mandat, en 2020. « J’ai beau chercher, je ne trouve aucun argument qui justifierait que je me sente irremplaçable… », disait votre homologue nigérien, Mahamadou Issoufou, avant de s’interroger : « Nous sommes 22 millions de Nigériens, pourquoi aurais-je l’arrogance de croire que nul ne peut me remplacer ? ».


– Vous n’avez pas le droit de vous éloigner de la Guinée au moment où le NDI et la Fondation Kofi Annan déploient à Conakry une mission conduite par deux anciens présidents africains : Nicéphore Soglo (Bénin) et Goodluck Jonathan (Nigéria), qui ont volontairement quitté le pouvoir à la fin de leurs mandats constitutionnels, pour sans doute vous démontrer qu’il y a une vie après la présidence.

Monsieur le président, votre silence assourdissant dans le débat que vous imposez à la Guinée, au-delà des morts et des pertes économiques, rétrécit chaque jour davantage le boulevard d’une sortie honorable qui marquerait les générations futures. Pourtant, parmi les dates les plus symboliques de votre histoire, votre fin de règne occupera une place de choix. Des Guinéens presqu’anonymes il y a quelques mois sont devenus des héros de la République pour simplement avoir subi ce qu’une bonne partie de l’opinion publique estime être des effets pervers d’une justice aux ordres.

Espérant n’avoir heurté ni votre sensibilité ni commis un péché de lèse-majesté, nous vous prions d’agréer, Monsieur le Président de la République, l’expression de notre haute considération.

Conakry, le 11 décembre 2019

Par Bachir Sylla, Administrateur Général du site Guinee-eco.info

Et Nouhou Baldé, Administrateur Général du site Guineematin.com

Lire

Conakry : Kassory Fofana et son gouvernement répondent à l’appel des putschistes

6 septembre 2021 à 11 11 51 09519

Même si on ne connaît pas encore l’ordre du jour de la rencontre, celle-ci s’annonce décisive. Car elle devrait déterminer la suite des événements en Guinée, suite au coup d’Etat militaire perpétré hier (dimanche 5 septembre 2021) par le Groupement des Forces spéciales, dirigé par le colonel Mamady Doumbouya.

Après avoir arrêté le président Alpha Condé, les putschistes, réunis au sein du CNRD (Comité national du rassemblement et du développement), ont convié les membres du gouvernement et les présidents des institutions (qui sont dissous avec la constitution) à une rencontre ce lundi, 6 septembre 2021. Les militaires ont prévenu que toute absence sera considérée comme un acte de rébellion.

Et, selon le constat d’un journaliste de Guineematin.com qui se trouve au palais du peuple, le premier ministre, Ibrahima Kassory Fofana et les membres de son gouvernement, mais aussi les présidents des institutions républicaines ont répondu à l’appel du colonel Mamady Doumbouya. Ce dernier est arrivé sur les lieux peu avant 11h30. Il a fait une brève allocution, avant de se retirer.

De leur côté, les membres du gouvernement Kassory et les présidents des institutions sont rassemblés dans une tente située dans l’enceinte du palais du peuple. On ne sait pas encore de quoi ils sont en train de parler.

Nous y reviendrons !

Du palais du peuple, Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Lire

Reversement du régime d’Alpha Condé : « c’est ce qui arrive quand on veut asseoir son pouvoir sur la misère des gens », dit Dr Zoutomou

6 septembre 2021 à 11 11 50 09509
Dr Edouard Zoutomou Kpoghomou, le président de l’union démocratique pour le renouveau et le progrès (UDRP)

Comme annoncé précédemment, après près de 11 ans de pouvoir à la tête de la Guinée, Alpha Condé a été débarqué hier, dimanche 05 septembre 2021, de ses fonctions de président de la république par une unité d’élite de l’armée guinéenne (les forces spéciales). Ce coup d’Etat (vivement condamné par la communauté internationale) a été très applaudi par les guinéens. Ce putsch contre le désormais ancien chef de l’Etat guinéen est perçu comme une délivrance par une bonne majorité du peuple. Et, la même la liesse est perceptible du côté de certains acteurs politiques et de la société civile.

Dans un entretien accordé à Guineematin.com ce lundi, 06 septembre 2021, Dr Edouard Zoutomou Kpoghomou, le président de l’union démocratique pour le renouveau et le progrès (UDRP), a laissé entendre que c’est la volonté d’Alpha Condé d’asseoir son pouvoir sur la misère de son peuple qui a conduit à ce coup d’Etat.

« Nous avons pris acte de ce qui s’est passé ; et, moi je dois dire que nous ne sommes pas du tout surpris. Parce que ça c’est une suite logique de tout ce que nous avons vécu dans ce pays. Quand on veut asseoir son pouvoir sur la misère des gens en essayant de les apprivoiser, de les museler et de les marteler, c’est ce qui arrive. Et de toutes les façons, c’était une question de temps. Disons-nous la vérité, le 3ème mandat nous l’avons toujours dit, c’était le mandat de trop. Vous voyez que nous ne sommes même pas à un an de ce coup d’Etat constitutionnel. Ça veut dire que tout le monde en avait vraiment marre. C’est-à-dire,  je ne peux même pas le qualifier. Ce qui est sûr, c’est ce que nous observons. Il n’y avait que trois voies possibles pour monsieur Alpha Condé de quitter ce pouvoir. On l’avait dit : soit par les urnes, soit par une insurrection ou bien par un coup d’Etat militaire où les trois convergent vers le même objectif qui était son départ. Alors, c’est ce qui est arrivé. Malheureusement, il (Alpha Condé : ndlr) va partir par la petite porte. On a essayé de le lui dire à plusieurs moments, mais il n’a pas voulu nous écouter. En fait, on cherchait à nous museler. On faisait la chasse aux gens ici pour ça », a dit Dr Edouard Zoutomou.

Dans ses premiers discours, la junte (le CNRD) désormais au pouvoir en Guinée a annoncé sa volonté de rassembler les guinéens pour impulser une dynamique vers le développement et l’émancipation du pays. Les militaires assurent qu’il n’y aura pas de chasse aux sorcières et qu’ils ont besoin de tout le monde pour insuffler un nouveau départ à la Guinée. Et, ces discours ont l’air de rassurer le président de l’UDRP.

« Les premiers discours m’ont rassuré dans la mesure où ils essaient de peindre la situation sociopolitique du pays, peindre les réalités que nous vivons, l’amertume de la population, la misère et la précarité dans le pays. En essayant de lire le discours en disant  qu’ils veulent créer un cadre pour que tous ces problèmes soient solutionnés me rassure. Ça, c’est le combat que nous sommes en train de mener dans toutes les organisations auxquelles nous appartenons », a indiqué Dr Edouard Zoutomou.

Dans l’euphorie de la prise du pouvoir, le CNRD (comité national de rassemblement et du développement) a exprimé sa volonté d’écrire une nouvelle constitution mieux adaptée aux réalités des guinéens. Cette idée n’est pas désapprouvée par le président de l’UDRP. Mais, l’opposant prévient que toute décision concernant la constitution doit être prise après un dialogue inclusif où chaque acteur aura à se prononcer.

« Toutes les choses que nous sommes en train de vivre aujourd’hui viennent de cette nouvelle constitution (adoptée en mars 2020) qui est le fruit du troisième mandat. Cette constitution ne peut pas rester et qu’on dise qu’on fait un changement. Donc, on ne peut que la réfuter ; et, cela me rassure. Maintenant, si les militaires parlaient de la constitution de 2010, au moment où ils sont en train de faire une prise pour renverser les tendances, on aurait pensé qu’ils voulaient instituer quelque chose. Je crois que si on doit revenir à une constitution, pour quelle forme qu’elle soit, ça sera après des consultations. Je me réjouis du fait qu’eux ils (les militaires) vont créer le cadre et faire intervenir tout le monde. Ça sera un effort inclusif à l’issue duquel il sera décidé de réécrire une constitution ou de retourner à une ancienne constitution. Mais, ce sont des démarches qui doivent être entreprises lorsque les gens se parlent », a laissé entendre Dr Edouard Zoutomou Kpoghomou.

Par ailleurs, ce leader politique s’est réjoui de l’annonce faisant état de la possible libération de tous les détenus politiques qui croupissent dans les prisons du pays.

« C’est une très bonne nouvelle. On ne peut pas continuer à museler les gens dans une campagne d’intimidation. Nous avions entrepris des démarches, malheureusement nous n’avions pas la force pour aller extraire les gens-là de la prison. Aujourd’hui, ceux qui peuvent le faire, ce sont ceux qui sont en train de le faire. Moi, je ne peux que m’en réjouir », a dit Dr Zoutomou.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Lire

Changement de pouvoir en Guinée : Lamine Keïta remplace Mohamed Gharé au gouvernorat de N’Zérékoré

6 septembre 2021 à 11 11 37 09379

Au lendemain du coup d’Etat perpétré par le Groupement des Forces spéciales en Guinée, l’armée prend complètement le contrôle de l’administration. En application du communiqué publié hier soir à la télévision nationale, les forces de défense et de sécurité (militaires et gendarmes) sont en train de s’installer à la tête des régions et des préfectures du pays. A N’Zérékoré, c’est le général Mohamed Lamine Keïta, commandant de la 4ème région militaire du pays, qui devient le nouveau gouverneur de région. Il a pris fonction ce lundi, 6 septembre 2021,  rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Au cours de la cérémonie organisée à cette occasion, le gouverneur sortant, le général Mohamed Gharé, a invité les cadres du gouvernorat, les administrateurs territoriaux et l’ensemble de la population, à se mettre à la disposition des nouvelles autorités. « Nous prions le Tout-puissant Allah, qu’il guide le pas des nouvelles autorités. Nous demandons à la population de suivre et de servir les nouvelles autorités. La Guinée a besoin de développement, mais ce développement ne peut pas se faire en dehors de la paix.

C’est pourquoi tout le monde doit être conscient de cet état des faits. J’invite donc tout le monde à se mettre à leur disposition. Mes collaborateurs immédiats, les administrateurs territoriaux, mettez-vous à la disposition du général Lamine Keïta, nouveau gouverneur. Servez-le avec lui avec honnêteté, avec dévouement, avec loyauté », a déclaré le général Mohamed Gharé, avant de remettre le cachet du gouvernorat de N’Zérékoré à son successeur.

De son côté, le nouveau gouverneur de N’Zérékoré a loué les qualités de son prédécesseur et les efforts qu’il a fournis pour rétablir la paix dans cette région. Le général Mohamed Lamine Keïta a promis de travailler « la main dans la main » avec tout le monde pour réussir sa mission. « C’est un jour solennel pour moi. Je remercie les autorités qui nous ont désigné pour assumer ces fonctions. Mais c’est le lieu pour moi de reconnaître les bienfaits du gouverneur sortant. Ce ne sont pas éloges, je dis seulement ce que j’ai vu.

On a appris beaucoup de choses avec lui. Il n’a pas démérité. Il faut le féliciter. Il a réuni tous ses collaborateurs et toute la région. Cela nous a vraiment marqué. J’étais à côté de lui, je suivais tout sans savoir que j’allais être son successeur. Donc, soyez rassuré M. le gouverneur que vous ne serez pas déçus. Avec l’ensemble des travailleurs et des administrateurs territoriaux, nous allons travailler ensemble la main dans la main et avec les forces défense et de sécurité pour réussir notre mission », a rassuré l’officier de l’armée.

A noter que le colonel Sékou Keïta, directeur régional de la gendarmerie de N’Zérékoré, a également pris fonction à la tête de la préfecture.

De N’Zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Lire

Koubia : le commandant du camp militaire remplace le préfet et remercie les nouvelles autorités

6 septembre 2021 à 10 10 44 09449

Comme annonce précédemment, le régime d’Alpha Condé a été balayé hier, dimanche 05 septembre 2021, par les forces spéciales dirigé par le Colonel Mamady Doumbouya. Et, quelques heures après leur prise du pouvoir, ces militaires ont annoncé une restructuration de l’administration du territoire.

Dans un communiqué à la télévision nationale, les putschistes (réuni au sein d’un comité national de rassemblement et du développement) ont ordonné les commandants de régions de remplacer les Gouverneurs et les commandants d’unités de prendre la place des préfets et des Sous-préfets.

Juste après cette annonce, le commandant de la compagnie d’infanterie militaire de Koubia et ses hommes ont pris acte de cette décision du CNRD et se sont mis à parader dans la ville sous les applaudissements des populations locales. Le colonel Lamine Camara a profité de l’occasion pour réitérer sa disponibilité à servir les citoyens de Koubia.

« Je suis très content d’être placé comme préfet de Koubia. Je remercie l’homme fort du pays, le colonel Doumbouya, et ses hommes. Je suis entièrement à la disposition des populations de Koubia », a dit le nouveau préfet de Koubia.

De Koubia, Mamadou Alpha Diallo pour Guineematin.com

Lire