Bogola Haba à sa sortie de prison : « est-ce que Cellou Dalein va céder sa victoire pour une courte transition ? »

7 septembre 2021 à 19 07 38 09389

Ce sont des acteurs politiques évidemment très soulagés qui ont franchi le portail de la Maison centrale de Conakry dans la soirée de ce mardi, 07 septembre 2021. Emprisonnés par le dictateur Alpha Condé pour s’être opposés à son troisième mandat, ils sont aujourd’hui libres et surtout très heureux d’avoir gagné leur combat contrairement à certains de leurs anciens camarades qui avaient marchandé leurs convictions pour obtenir leur libération. Puisque de nombreux opposants qu’on croyait crédibles ont vendu leurs âmes au diable pour sortir des griffes du dictateur…

N’ayant jamais varié dans ses prises de position politique, Keamou Bogola Haba (le tout dernier prisonnier d’Alpha Condé) est l’un des premiers désormais anciens prisonniers politiques auxquels les journalistes ont donné la parole devant la Maison centrale de Coronthie. Pour le président d’honneur de l’UGDD, ils avaient eu raison d’avoir refusé de dialoguer avec Alpha Condé et aujourd’hui, ils sont disposés à le faire avec le Comité national pour le rassemblement et le développement. Mais…

« Nous avons dit qu’on ne partira pas dialoguer avec monsieur Alpha Condé. Et, la mission a été accomplie. Donc, ce qui nous reste à faire, maintenant que monsieur Alpha Condé est parti, c’est d’ouvrir rapidement le dialogue. Le dialogue, la question qui va se poser est : est-ce que nous allons installer Cellou Dalein qui a gagné les élections ou est-ce que Cellou Dalein va céder ? Dans ce cas, à quelles conditions il va céder cette victoire pour une transition courte ? Voilà les questions qui nous restent », a indiqué le leader politique.

Keamou Bogola HABA, président d’honneur de l’UGDD estime que l’ANAD travaillera avec le CNRD et la société civile pour clarifier très rapidement ces questions qui s’imposent…

À préciser qu’après les interviews accordées aux journalistes, les prisonniers d’Alpha Condé ont pris la direction de Dixinn pour rendre hommage à Elhadj Cellou Dalein Diallo, leader de l’UFDG et de l’ANAD.

À suivre !

De la Maison centrale de Conakry, Abdoul Gadirou Baldé pour Guineematin.com

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Coup d’Etat en Guinée : la chambre de commerce de Conakry exprime son soutien à la junte militaire

7 septembre 2021 à 19 07 27 09279

Les réactions continuent de se faire entendre suite au coup d’Etat militaire enregistré dimanche dernier en Guinée. Dans une déclaration publiée ce mardi, 7 septembre 2021, la chambre régionale de commerce, d’industrie et d’artisanat de Conakry a donné sa position sur ce sujet, au centre de l’actualité. Elle a salué le « professionnalisme » qui a caractérisé l’opération, avant d’exprimer son soutien inconditionnel au comité national pour le redressement et le développement (CNRD), la junte militaire qui a renversé le président Alpha Condé.

Guineematin.com vous propose ci-dessous la déclaration lue par Mamadou Baldé Royal Moto, président de la chambre régionale de commerce, d’industrie et d’artisanat de Conakry :

Déclaration de la chambre régionale de commerce de Conakry

Nous, Présidence de la Chambre Régionale de Commerce, d’Industrie et d’Artisanat de CONAKRY, avons pris acte de la prise du pouvoir dans notre pays par le Comité National pour le Rassemblement et le Développement (CNRD) sous la clairvoyance de Son Excellence Colonel Mamady Doumbouya, Commandant des Forces Spéciales.

Nous saluons le professionnalisme avec lequel cette opération délicate a été menée sans qu’aucun opérateur économique de quelque taille et de quelques domaines d’activités économiques ne soit inquiété encore moins ne soit victime de pillage, de vandalisme de la part de qui que ce soit et ce sur toute l’étendue du territoire national.

Pour cette action salvatrice et de haute portée sociale et économique, nous vous affirmons notre adhésion totale et inconditionnelle ainsi que notre disponibilité inconditionnelle et celle des tous les opérateurs économiques à vous soutenir et à soutenir votre programme qui vise à placer la Guinée et les Guinéens au centre de vos préoccupations et de vos actions.

Nous formulons les vœux ardents que le tout puissant ALLAH continue de vous accorder la bonne santé, la force et un bon moral pour bien tenir vos nobles engagements envers le peuple de Guinée qui en a tant besoin.

Le Président

M. Mamadou BAĻDE Royal Motó)

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Maison centrale de Conakry : des vidéos sur la libération des prisonniers du dictateur Alpha Condé

7 septembre 2021 à 19 07 05 09059

C’est peu avant 18 heures, ce mardi, 07 septembre 2021, qu’une délégation des nouvelles autorités guinéennes est arrivée à la Maison centrale de Conakry pour libérer 79 de nos compatriotes qui avaient été emprisonnés par le dictateur Alpha Condé qui tenait à s’accrocher au pouvoir après ses deux mandats légaux.

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À cause de leur opposition au changement de la constitution et au maintien de l’ancien chef de l’État à la tête du pays pour un troisième mandat, certains ont fait plus de dix mois, d’autres un an dans les geôles du dictateur guinéen.

Ci-dessous, une vidéo des militaires venus libérer ces victimes du troisième mandat d’Alpha Condé :

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Urgent : 79 détenus politiques libérés à Conakry

7 septembre 2021 à 18 06 11 09119

Suivez en direct de la Maison centrale la libération des prisonniers politiques htt 

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Comme annoncé précédemment, les prisonniers politiques guinéens sont désormais libres. C’est aux environs de 18 heures, ce mardi, 07 septembre 2021, que des camions militaires ont été dépêchés à la Maison centrale de Conakry pour sortir les 79 premiers prisonniers politiques qui soufflent ainsi la fin de règne du dictateur Alpha Condé. Leur libération est la conséquence immédiate d’une des premières décisions de la junte militaire au pouvoir qui a ordonné, hier, la réouverture des bureaux et siège de l’UFDG, le démantèlement des PA installés dans la commune de Ratoma…

Ainsi, une réunion de concertation s’est tenue ce matin entre le secrétaire général du ministère de la justice, le procureur général, le directeur de l’administration pénitentiaire et le collectif des avocats des détenus politiques. Elle a permis de dresser une liste de 79 prisonniers du régime Alpha Condé, conformément aux instructions de la junte militaire qui a renversé l’ancien président guinéen, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters qui était sur place.

« Suite à l’annonce faite hier par le comité national pour le rassemblement et le développement, nous nous sommes réunis ce matin sous l’égide du secrétaire général du ministère de la justice, en présence du procureur général et du directeur de l’administration pénitentiaire. Une commission restreinte a été constituée à l’effet de faire la liste des personnes qui doivent être libérées. Il s’agit des personnes considérées comme étant arrêtées en raison de leur opinion politique, ou des personnes qui ont pris part à des mouvements de protestation. Il y a également le dossier des militaires. Mais dans un premier temps, nous nous sommes entendus sur deux listes concernant des détenus civils.

Des détenus qui relèvent du tribunal de Dixinn et des détenus qui relèvent du tribunal de Mafanco. C’est pour cette raison qu’on a fait les deux listes. Donc, en ce qui concerne les deux listes, l’ordre de mise en liberté a été déjà signé par le procureur général Diawara, et ces personnes peuvent être libérées incessamment. En ce qui concerne les militaires, comme ils sont nombreux et disséminés à travers le pays, pour ne pas prendre le risque d’en oublier certains, nous avons décidé de nous retrouver demain ou après-demain pour pouvoir les recenser tous », a annoncé Me Mohamed Traoré, responsable du collectif des avocats des prisonniers politiques.

Même s’il n’a pas donné de noms, Me Traoré précise que les deux listes établies concernent les personnes arrêtées lors des manifestations contre le changement de la constitution et lors des violences qui ont suivi la présidentielle du 18 octobre 2020. « Cela concerne les dossiers qu’on peut appeler dossier Ousmane Gaoual et autres, et un deuxième qu’on a appelé l’incendie du train minéralier. Et pour Mafanco, il s’agit des personnes arrêtées dans le cadre de mouvements de protestation. Pour les militaires qui sont détenus à Soronkoni, il a été instruit au procureur de Kankan de recenser ces personnes et de remonter leur liste », a indiqué l’ancien bâtonnier.

C’est finalement à 18 heures que les combattants du troisième mandat ont été appelés à quitter leurs cellules où ils avaient été enfermés pour s’être exprimés contre la volonté de l’ancien président de s’accrocher au pouvoir après ses deux mandats légaux. Un soulagement indescriptible dans les familles des derniers prisonniers du dictateur Alpha Condé !

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

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« Pour » ou « contre » le CNRD ? : Sékou Savané et Diangolo Barry s’insultent à la RTG

7 septembre 2021 à 18 06 00 09009
Sékouba Savané, Directeur général de la RTG

La couverture médiatique de la chute du régime Alpha Condé et l’avènement du CNRD (Comité national pour le redressement et le développement) de Mamady Doumbouya divisent à la radio-télévision guinéenne (RTG). La scène qui s’est produite dans la matinée de ce mardi, 07 septembre 2021, est très évocatrice de l’ambiance qui règne aujourd’hui dans l’administration publique guinéenne. Depuis la chute du régime Alpha Condé, certains anciens dignitaires ont du mal à voir leurs collaborateurs servir les nouvelles autorités guinéennes. 

À en croire des journalistes qui ont joint Guineematin.com au téléphone, Sékouba Savané (Directeur Général de la RTG) et Alpha Ousmane Diangolo Barry (Directeur de la radio nationale) ont failli en venir aux mains en public, au deuxième étage de la « Maison mère », à Koloma.

Le problème : une émission interactive qui fait la part belle aux nouvelles autorités guinéennes. Pour le premier responsable de la RTG, c’est trop tôt d’aller si loin avec le CNRD. Sékouba Savané demande à Diangolo Barry un changement de forma de cette émission qui reçoit des invités et donne la parole aux correspondants de l’intérieur du pays. Et, signe des temps, les correspondances venants de l’intérieur du pays se rapportaient toutes aux cérémonies de passation de services entre les anciens et nouveaux administrateurs territoriaux (Gouverneurs, préfets et sous-préfet). Une preuve des plus évidentes que la page Alpha Condé est définitivement tournée. 

Alpha Ousmane Diangolo Barry, directeur de la radio nationale

Un changement également salué par les intervenants de Conakry. Notamment les invités du jour : Faya Millimouno du parti Bloc Libéral et Sékou Doré de la société civile. Ayant tenté en vain de bloquer cette émission, Sékouba Savané aurait juré d’empêché sa rediffusion à 18 heures. Également proche de l’ancien système, Ousmane Diangolo Barry, qui s’est pleinement engagé en faveur de la junte au pouvoir, a tenu tête à son Directeur Général et exigé la rediffusion de l’émission à laquelle d’ailleurs il a participé. Le directeur de la radio nationale que Guineematin.com a joint au téléphone donne donc rendez-vous à ses auditeurs. 

En dépit de nos multiples tentatives de joindre Sékouba Savané au téléphone, Guineematin.com n’a malheureusement pas pu le joindre pour sa version des faits. 

À suivre !

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Guinée : quand un coup d’État entraine un autre

7 septembre 2021 à 16 04 45 09459

Après les conférences nationales souveraines, suivies des élections pluralistes dans la quasi-totalité des pays d’Afrique francophone ainsi que la résolution de l’Union africaine criminalisant la prise du pouvoir par les armes, les coups d’État étaient devenus plutôt rares sur le continent. Et plus particulièrement dans l’espace francophone. Il aura fallu la rupture d’un contrat pour rompre un autre.

Les causes de la prise du pouvoir par la force sont connues. Il s’agit entre autres et principalement de l’absence d’alternance à la tête de l’État. Si la classe politique, l’armées et les citoyens savent que, quelles que soient la médiocrité et la cruauté d’un régime il va passer la main après dix ans dans le pire des cas, ils sont censés patienter. Mais lorsqu’on se rend compte que seule la mort du chef le sépare du pouvoir, le rempart de la société -qui est l’armée- est tenté de changer le cours des choses.

C’est donc le tripatouillage de nos constitutions pour faire sauter le verrou de limitation du nombre de mandat qui a fait renaître les coups d’États sur le continent. Il ne fait jamais dénoncer l’effet en occultant sa cause. Tant qu’il y aura des velléités de s’accrocher au pouvoir contre la volonté populaire, les coups d’États auront de beaux jours devant eux. Les exemples ne finissent pas. C’est la modification de la constitution par Mamadou Tanja au Niger qui avait provoqué le renversement du premier président démocratiquement élu au Niger. C’était le 18 février 2010. C’est la même cause qui avait entrainé la révolution burkinabè qui a chassé Blaise Compaoré du pouvoir le 30 octobre 2014.

Un coup d’État n’ayant jamais entrainé le départ d’un président en exercice en Guinée, Alpha Condé a minimisé le risque. Sans écouter ses amis, il a succombé à ce que feu Kelefa Sall avait qualifié de sirènes révisionnistes. Les conséquences lui ont été fatales. Alors qu’il aurait pu bénéficier d’une retraite bien méritée, il a préféré écouter ses thuriféraires. Lesquels lui ont dit exactement ce qu’ils avaient dit au président Conté : c’était lui ou le chaos. Autant Conté ne devait pas abandonner le pays entre les mains d’un aventurier, autant Condé ne devait laisser la Guinée entre les mains de « bandits ». Allez savoir qui sont-ils.

Aujourd’hui Alpha Condé traverse la même situation que le président Habib Bourguiba en 1987. Renversé par son Premier ministre le 7 novembre 1987, le père de l’indépendance tunisienne fut placé en résidence surveillée dans une villa privée. Le vieil homme prenait le téléphone fixe et appelait n’importe qui et n’importe comment pour marteler qu’il était le chef de l’État. Devant les dérangements qu’il causait à ses interlocuteurs, les nouvelles autorités coupèrent le téléphone. Isolant davantage un vieux et malade.

On peut imaginer facilement quel doit être l’état d’esprit d’un homme habitué à communiquer en permanence aussi bien avec l’intérieur qu’avec l’extérieur et qui est subitement privé de moyens de communication, y compris le téléphone. Or il n’est un secret pour personne que même un homme en résidence surveillée est privé de moyens de communication. A plus forte raison un prisonnier. En outre, même s’il peut communiquer, la plupart de ses interlocuteurs ne veulent plus parler avec lui. Quelles leçons de la vie !

Habib Yembering Diallo pour Guineematin.com

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Conakry : KPC et Bah Oury chez le colonel Mamady Doumbouya

7 septembre 2021 à 16 04 27 09279

La page Alpha Condé est tournée. Deux jours après le coup d’Etat qui a renversé l’ancien chef d’Etat, acteurs politiques et hommes d’affaires guinéens prêtent allégeance au comité national pour le redressement et le développement (CNRD), la junte militaire qui dirige actuellement le pays.

C’est dans ce cadre que des « visites de courtoisie » ont commencé au quartier général du Groupement des Forces spéciales, à Conakry, où sont installées les nouvelles autorités du pays. Selon un journaliste de Guineematin.com qui est sur place, le richissime homme d’affaires, Kerfalla Person Camara (KPC), et leader du parti UDRG, Bah Oury, se sont rendus sur les lieux ce mardi, 7 septembre 2021. Ils ont été reçus par le colonel Mamady Doumbouya, président du CNRD.

Ces visites interviennent avant même le début des concertations nationales annoncées par les militaires, en vue de former un gouvernement d’union nationale qui va diriger la transition. Rien n’a filtré pour l’heure sur le contenu des échanges, mais on imagine déjà que KPC et Bah Oury sont allés prêter allégeance aux nouvelles autorités et se mettre à leur disposition. Car, actuellement, chacun cherche à se positionner, suivant la direction du vent.

En plus des déclarations qui se multiplient pour saluer le coup d’Etat, des mouvements de soutien, avec des t-shirts et des banderoles, commencent à naître dans le pays. Une démagogie comme les Guinéens savent bien le faire, qui rappelle l’arrivée du conseil national pour la démocratie et le développement (CNDD), la junte militaire dirigée par le capitaine Moussa Dadis Camara, qui a pris le pouvoir à la mort du président Lansana Conté, en décembre 2008.  Le grand soutien populaire dont ils ont bénéficié avait encouragé ces militaires à vouloir s’éterniser au pouvoir.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

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Guinée : Mamady Doumbouya sévira-t-il contre les « ministres-rebelles » ?

7 septembre 2021 à 15 03 56 09569

Le Colonel Mamady Doumbouya avait expressément demandé aux anciens présidents des institutions et anciens ministres du régime Alpha Condé de se présenter à la base du CNRD (Comité national pour le redressement et le développement) hier, lundi 6 septembre 2021. Dans son communiqué, la junte avait précisé que toute absence serait considérée comme une rébellion contre les nouvelles autorités du pays. Pourtant, tous les concernés n’y étaient pas. Mais, que fera-t-on des « ministres rebelles » ?

Le président du Comité national pour le redressement et le développement n’a pour le moment rien dit. Mais, les concernés et leurs proches prennent très au sérieux la menace de celui qui a mis fin à leur règne. C’est pourquoi, colonne par un, la presque totalité des anciens dignitaires a répondu à la convocation du CNRD. Dans leurs rangs, on a vu nombre d’entre eux se morfondre et exécuter les ordres du nouvel homme fort du pays. Ils ont par exemple suscité la pitié quand on leur a imposé de se lever pour rendre hommage (pour la première fois) aux personnes tuées en Guinée contre le troisième mandat qui a conduit notre pays à la situation d’aujourd’hui.

Il y a cependant des ministres qui n’avaient pas effectué le déplacement du palais du peuple et qui ne souhaitent pas non plus subir les sanctions du CNRD. S’il y a des fidèles lieutenants de l’ex président qui ont osé refuser de se rendre aux nouvelles autorités, d’autres brandissent des preuves pour expliquer qu’ils ne se sont pas rebellés contre les nouvelles autorités guinéennes. C’est le cas notamment de Hadja Mama Kanny Diallo, ex ministre du plan et du développement économique et de l’ex ministre de la Coopération et de l’intégration africaine, Amadou Thierno Diallo. 

Un proche de ces ministres a envoyé quelques images à Guineematin.com en guise de preuves qu’ils étaient tous les deux en mission à l’étranger pour représenter la Guinée à la Réunion des Gouverneurs de la BID à Tashkent en Ouzbékistan. Leur souhait, aujourd’hui, serait de ne pas avoir leurs noms sur la liste des « ministres rebelles ».

Nouhou Baldé pour Guineematin.com

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4ème édition des J-Awards : Moussa Daraba annonce les couleurs de l’événement

7 septembre 2021 à 15 03 28 09289
Moussa Daraba, coordinateur de la structure J-Awards

La quatrième édition des J-Awards Guinée se tiendra le 10 décembre 2021, à Conakry. Le processus d’organisation de l’événement a été lancé le mercredi, 1er septembre dernier. Et aujourd’hui, la structure J-Awards est à pied d’œuvre pour la réussite de cette activité, qui met en lumière la bravoure, l’intelligence et le courage de la jeunesse guinéenne. C’est son coordinateur, Moussa Daraba, qui l’a annoncé dans un entretien qu’il a accordé à Guineematin.com, à travers un de ses journalistes.

Après une année de pause, en raison de la crise sanitaire liée à la pandémie de Covid-19, les J-Awards Guinée font leur retour. Organisé depuis 2017, l’événement vise à faire la promotion des jeunes de Guinée, à renforcer leur leadership et à susciter l’esprit d’entrepreneuriat et de responsabilité chez les jeunes. Cette année, il se tiendra le 10 décembre 2021, à Conakry.

Moussa Daraba, coordinateur de la structure J-Awards

« Mercredi dernier, on a lancé le processus à 100 jours du jour J qui est le vendredi 10 décembre. On le fait traditionnellement chaque année. 100 jours avant le l’événement, nous procédons à la mise en place du jury, nous finalisons les critères et nous essayons de les réactualiser pour que les différents intervenants, les jeunes et les membres du jury soient suffisamment dans le temps. Donc, cette année, le travail a commencé exactement à partir du 6 septembre, nous ouvrirons les inscriptions et en même temps les travaux d’enquête auprès des structures, des personnalités qui sont impliquées dans chaque secteur », a annoncé Moussa Daraba, coordinateur de la structure J-Awards.

Il ajoute que cette quatrième édition vient avec quelques particularités. Il s’agit de l’intégration des catégories littérature et santé. « Cette année, la particularité est qu’il y aura de nouvelles catégories, dont la littérature. On sait qu’actuellement, les jeunes guinéens nourrissent beaucoup d’intérêt pour l’écriture et la lecture. On a connu l’apparition de beaucoup d’ouvrages. Donc, on s’est dit qu’il était important de braquer nos projecteurs sur ceux qui font travailler les méninges pour écrire, réfléchir pour proposer dans leurs ouvrages des solutions à la Guinée.

Dans le secteur de la santé également, avec l’appui de nos partenaires, nous l’espérons et nous comptons encourager les projets dans le domaine de la santé portés par des jeunes ou par des structures que dirigent des jeunes. Donc, au niveau de la catégorie culture, il y a le prix qui porte déjà le nom de feu Mory Kanté que nous avons célébré de son vivant en 2019. Nous comptons cette année partir avec les jeunes, les talents de demain, ceux qui ont besoin de visibilité et de notoriété pour pouvoir s’imposer sur la scène artistique et culturelle de notre pays ».

Le coordinateur de la structure J-Awards invite les jeunes à s’inscrire dès maintenant pour avoir de la visibilité. « L’inscription, c’est un couloir, une opportunité supplémentaire que nous offrons pour que les uns et les autres viennent s’inscrire pour que ceux qui échapperont aux propositions faites par les institutions et les spécialistes, qu’ils puissent avoir la chance de se faire valoir à travers les inscriptions. En tenant compte bien sûr de nos critères, c’est-à-dire que ce sont des jeunes qui ont été actifs durant les différents exercices, l’année dernière par exemple et cette année.

Beaucoup de grands artistes guinéens, de grands entrepreneurs de chez nous s’inscrivent à des événements qui se font en Côte d’Ivoire, au Sénégal, où ils veulent participer, où ils veulent avoir la chance d’obtenir de la visibilité. Le travail que nous faisons ici, nous le faisons gratuitement à tout bout de champ. S’inscrire pour obtenir une distinction n’a pas de prix. Nous sommes ouverts à tout le monde. C’est une jeunesse guinéenne qui mérite d’être encouragée », a dit Moussa Daraba.

A noter que l’inscription se fait sur le site internet jawardsguinee.org et sur la page Facebook de la structure.  

Mohamed Guéasso DORE pour Guineematin.com

Tel. +224 622 07 93 59

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Démantèlement des PA à Conakry : les citoyens saluent une « bonne décision »

7 septembre 2021 à 15 03 07 09079

Conformément au communiqué publié hier par le CNRD (la junte militaire qui a renversé le président Alpha Condé), les Points d’Appui (PA) installés à Conakry sont démantelés. Ces bases des forces de défense et de sécurité, mises en place par le pouvoir déchu dans la commune de Ratoma (fief de l’opposition) ont été complètement démontées ce mardi, 7 septembre 2021. Une décision vivement saluée par les habitants de cette partie de la capitale guinéenne, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

C’est un ouf de soulagement pour les riverains de l’autoroute le Prince, qui abritait la quasi-totalité des PA installés par le régime du président Alpha Condé. Car si le déploiement de l’armée sur cet axe visait officiellement à renforcer la sécurité, il était surtout un moyen pour les anciennes autorités de restreindre les citoyens, notamment la liberté de manifestation. Pour ces citoyens donc, le démantèlement de ces PA, ordonné le colonel Mamady Doumbouya, commandant du Groupement des Forces spéciales et président du CNRD, est synonyme de liberté retrouvée pour ces citoyens.

Elhadj Lamarana Bah, un habitant de Hamdallaye Prince

« Il n’y avait pas de raisons de militariser cette zone. La seule raison qui les a poussés à faire ça est d’ordre politique, et non sécuritaire. Sinon, il y avait d’autres moyens pour assurer la sécurité des citoyens sans installer des PA ici. Donc, aujourd’hui, on est très contents. Voir ces agents partir est vraiment un motif de réjouissance pour nous », a déclaré Elhadj Lamarana Bah, un habitant de Hamdallaye Prince, localité où était installé un PA de l’armée.

Fodé Mamoudou Sow, habitant de Hamdallaye Prince

Fodé Mamoudou Sow, un autre citoyen, est heureux de la démilitarisation de l’axe. Car, pour lui, l’installation des PA dans cette zone était illégale. « La population de l’axe a accueilli le démantèlement des PA avec beaucoup de joie. Comme vous le savez, ces PA étaient illégaux. Depuis qu’ils sont là, on n’a pas pu respirer comme il se doit, parce qu’ils considéraient cette zone comme étant une zone habitée par des rebelles. Il faut oser le dire, ils nous ont traité de tous les mots, uniquement parce qu’on revendiquait un droit. On n’a jamais dit que nous sommes contre un pouvoir, plutôt on a réclamé un droit légitime, celui du respect de nos droits.

Mais, du fait que nous avons réclamé cela, il était question de nous pousser, de nous violenter pour restreindre nos droits et libertés. Quand on dit qu’on est de l’axe, on nous voit comme des rebelles, comme des inhumains, alors que tous ceux qui sont là jouissent de leurs facultés mentales. Ils réfléchissent, connaissent ce qui se passe et ils sont informés de tout ce qui se passe », a dit M. Sow, tout en invitant les jeunes de l’axe au respect des lois de la République. « Réclamons nos droits ; mais, respectons la loi. Tout ce qu’on fait doit être fait sur la base légale. Nous demandons aux jeunes de rester calmes et de suivre les conseils », exhorte-t-il.

Thierno Amadou Barry, habitant de Cosa

Trouvé à Cosa, au niveau des rails, où se trouvait également un PA, Thierno Amadou Barry, se dit également très satisfait du départ des forces de défense et de sécurité de cette zone. « Aujourd’hui, la grande majorité des populations d’ici sont d’accord avec ce démantèlement. J’approuve totalement cette décision des nouvelles autorités et je suis très content du fait qu’on a enlevé ces PA qui restreignaient la liberté des citoyens. On ne pouvait pas  imaginer qu’une telle situation pouvait arriver maintenant là. Donc, dans la grande majorité, les populations sont contentes », a dit ce doyen.

Initiée par le premier ministre, Ibrahima Kassory Fofana, et approuvée par le président Alpha Condé, l’installation des PA le long de la route le Prince a contribué largement à empêcher les manifestations de rue qui étaient récurrentes dans cette partie de Conakry. « Si c’est pour sécuriser les citoyens et leurs biens, nous pensons que la sécurité mobile pour assurer ça. Mais vouloir installer des PA de la manière dont cela s’est passé, c’était juste pour restreindre la liberté d’expression des citoyens », soutient Thierno Amadou Barry.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Télimélé : un poste de santé, construit par des citoyens, inauguré à Kouyan

7 septembre 2021 à 13 01 08 09089

Les habitants de Kouyan, un district relevant de la commune rurale de Brouwal, dans la préfecture de Télimélé, ont désormais un poste de santé. C’est une œuvre de l’Association Kouyan est une Famille (AKF), qui a financé le projet grâce aux cotisations des citoyens de la localité. La structure sanitaire a été inaugurée samedi dernier, 4 septembre 2021, en présence du Directeur préfectoral de la santé de Télimélé et plusieurs autres autorités locales, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Le poste de santé de Kouyan a été réalisé par les fils résidents et ressortissants de la localité, sur fonds propres. Il est composé d’une salle de travail, une salle d’accouchement, une salle de consultation, une salle prénatale, une salle pour le programme élargi de vaccination, une pharmacie, un laboratoire (en prévision) et d’une latrine composée de 4 cabines. Il est équipé pour le moment de 8 lits et 2 tables de consultation. L’aboutissement de ce projet suscite beaucoup de satisfaction chez Elhadj Mamoudou Talibé Diallo, représentant de l’Association Kouyan est une Famille à la cérémonie inaugurale. 

Elhadj Mamoudou Talibé Diallo, représentant de l’AKF

« Nous sommes très ravis de voir cette inauguration se tenir aujourd’hui à Kouyan. Je suis comblé de joie. Avant, on avait des difficultés à se soigner. Les postes de santé étaient très éloignés. Donc, si quelqu’un tombait malade, on avait du mal à l’emmener dans un centre de santé. Il n’y avait pas de moyens d’y aller. C’est à partir de là que nous avons eu l’idée, nous AKF,  de créer nous-même un poste de santé au niveau local pour permettre à la population de se soigner plus facilement. Heureusement, Dieu nous a donné la chance, le projet a abouti. Pour vous montrer combien de fois il est important de se donner la main, nous avons mobilisé environ 800.000.000 de francs guinéens pour mettre en place cet édifice à travers des cotisations de pauvres citoyens », s’est réjoui M. Diallo.

Boubacar Moumini Diallo, Directeur préfectoral de la Santé de Télimélé

Cette action des citoyens de Kouyan est vivement saluée par les autorités de Télimélé. Dr Boubacar Moumini Diallo, Directeur préfectoral de la santé, soutient que ce poste de santé vient à point nommé. « Je suis très heureux aujourd’hui d’inaugurer le poste de santé de Kouyan parce que chaque fois qu’il y a un poste de santé, ça permet de rapprocher les soins de santé primaire à la population. Donc, ça élargit notre accessibilité géographique au niveau des populations. Parce que quitter Kouyan et aller jusqu’à Brouwal, c’est très loin. Donc, le fait d’implanter un poste de santé à Kouyan, ça permet non seulement aux populations riveraines de Télimélé qui habitent vers Kouyan de fréquenter ce poste de santé mais également, c’est tout juste à la limite entre la préfecture de Lélouma et celle de Télimélé », a souligné le DPS de Télimélé.

Mamadou Djouma Diallo, nouveau chef de poste de Kouyan

En plus des équipements, le poste de santé de Kouyan est également doté des médicaments essentiels. Son personnel actuel est composé d’un médecin, un infirmier d’Etat et une sage-femme. Dr Mamadou Djouma Diallo, médecin, est le chef de la structure sanitaire. « Je viens d’arriver ici et je vois vraiment qu’il y a de l’engouement. Les gens sont très contents, parce qu’il y a le besoin qui était là. C’est visible, c’est palpable. C’est une question de volonté, c’est un sacrifice que j’ai fait pour venir ici, parce que je suis de Télimélé. Donc, je m’engage à servir dans ma préfecture et surtout dans ma sous-préfecture. Aujourd’hui, c’est très difficile pour nous médecins d’accepter de venir dans les sous-préfectures, à plus forte raison dans les districts. Mais moi, j’ai accepté de faire ce sacrifice en venant servir là où le ministère de la santé m’a muté », a dit le médecin.

Algassimou Bah, Maire de la commune rurale de Brouwal

Egalement présent à la cérémonie d’inauguration du poste de santé de Kouyan, le maire de la commune rurale de Brouwal, a exprimé une grande satisfaction. Algassimou Bah a vivement remercié les fils de ce district pour cette œuvre utile. « C’est une grande fierté pour nous. Nous remercions les ressortissants de Brouwal plus précisément ceux de Kouyan. Parce qu’ils ont fourni un effort pour la construction de ce poste de santé. Nous les remercions très bien. On va essayer de bien entretenir ça et sensibiliser aussi la population à venir au poste de santé pour les soins. Nous demandons aux autorités de nous appuyer en médicaments et en équipements » a lancé l’autorité locale.

A noter que le district de Kouyan est situé à 40 Km de la préfecture de Télimélé. Il comprend les secteurs de Missidè, Dar es-salam, Madina, Missidè Sèlèyabhè et Bantighel.

De Kouyan (Télimélé), Mohamed Guéasso DORE, envoyé spécial de Guineematin.com

Tel : +224 622 07 93 59

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Conakry : le constat « douloureux » de l’UFDG à l’ouverture de ses bureaux

7 septembre 2021 à 12 12 26 09269

Comme annoncé précédemment, la chute du régime Alpha Condé, renversé dimanche dernier par le Groupement des Forces spéciales, commence déjà à faire ses effets sur le terrain. A Conakry, les locaux de l’UFDG (qui étaient fermés depuis environ dix mois par le pouvoir déchu), ont été rouverts dans l’après-midi du mardi, 7 septembre 2021. Mais le constat fait sur le terrain par les responsables du parti est alarmant, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

L’UFDG est sans doute heureuse du vent de changement qui souffle en Guinée, suite au coup d’Etat militaire mené par le CNRD, le comité militaire pour le redressement et le développement, qui a renversé le président Alpha Condé. L’un des motifs de la joie des responsables du principal parti d’opposition du pays est le fait de récupérer le siège et le quartier général du parti, à Conakry, fermés au lendemain de la présidentielle du 18 octobre 2020, dont le président de l’UFDG, Cellou Dalein Diallo, a revendiqué la victoire.

Mais, cette joie contraste avec de la consternation. Car tous les bureaux, qui étaient gardés par des agents de sécurité aux ordres du régime Alpha Condé, de la formation politique ont été vandalisés. Une situation que déplore Joachin Baba Millimouno, coordinateur adjoint de la cellule de communication.

Joachin Baba Millimouno, coordinateur adjoint de la cellule de communication

« Le constat est douloureux. Toutes les portes ont été emportées, des ordinateurs sont emportés, d’autres calcinés, des documents brûlés, les traces sont là. Les climatiseurs et leurs moteurs, complètement détruits. Nous aurions compris s’ils avaient saisi notre siège pour des besoins d’enquête, en prenant des documents pour constituer des scellés pour des besoins de poursuites judiciaires. Ça pouvait se comprendre.

Mais, nous nous rendons compte qu’en dépit des dénonciations que nous avons faites, le seul objectif était de détruire nos installations, détruire notre système informatique, bref tout de l’UFDG. Rien n’a été épargné, vous-même, vous avez fait le constat. Les bureaux du président, des vices présidents, du secrétaire général, de la cellule de communication, bref tous les bureaux, tout a été cassé. Absolument rien n’a été épargné », a regretté l’opposant.

A noter que c’est en présence d’un huissier de justice et de plusieurs journalistes que les responsables de l’UFDG ont procédé à l’ouverture de leurs locaux, après le départ des agents qui les gardaient. Mais ils n’ont pas annoncé pour l’heure, la suite à donner à cette situation.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tel. +224622919225

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Mory Diallo quitte Mamou en larmes : « vous n’avez pas besoin de pleurer, ça fait partie de la Vie », dit le préfet entrant

7 septembre 2021 à 11 11 07 09079

Après plus de 7 ans à la tête de la préfecture de Mamou, Mory Diallo vient de céder en larmes son fauteuil au colonel Bienvenue Lamah, jusque-là commandant du groupement de la gendarmerie de Mamou. La passation de service entre les deux hommes a eu lieu hier, lundi 06 septembre 2021, dans la salle de conférence du bloc administratif de la préfecture, en présence du gouverneur Aly Badra Camara, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la ville carrefour.

Cette alternance à la tête de la préfecture de Mamou fait suite au coup d’Etat militaire intervenu dimanche dernier et qui a balayé le régime d’Alpha Condé. Et, c’est au cours d’une courte et très émouvante cérémonie que le préfet sortant, Mory Diallo, a passé le témoin à son successeur, le colonel Bienvenue Lamah.

Mory Diallo, préfet de Mamou

« Je n’ai pas l’intention de faire un discours parce que le chemin parcouru est long. Aujourd’hui, nous nous retrouvons suivant l’instruction des nouvelles autorités du pays pour la passation de service. Je suis en train de passer le service à mon frère le colonel Bienvenue Lamah. Je voudrais à cette occasion féliciter et encourager les populations de Mamou, parce que Mamou est un havre de paix qui a une population civilisée. Les citoyens de Mamou sont des citoyens responsables qui ont un sens de fraternité…. Je prie Dieu qu’il repende sa miséricorde sur toute la préfecture de Mamou », a dit Mory Diallo avec un visage trempé de larmes.

Colonel Bienvenue Lamah, préfet de Mamou

Prenant la parole, le nouveau préfet a bercé son prédécesseur en quelques mots. « Monsieur le préfet, vous n’avez pas besoin de pleurer, ça fait partie de la Vie. Je suis très content de vous, vous m’avez préparé avant de partir », a déclaré le colonel Bienvenue Lamah avec beaucoup de tendresse.

Par ailleurs, le nouveau préfet de Mamou a exprimé sa disponibilité de travailler avec toutes les populations de Mamou dans la paix et la fraternité. « Je suis à Mamou, je ne suis pas étranger ici, je viens vers vous et je me confie à vous. Je suis un fils de Mamou, je tends une main franche à tout le monde.  Tous les citoyens sont égaux devant mon logement, devant mon bureau voire dans la rue. La presse, je compte sur vous pour sensibiliser les citoyens », a dit le colonel Bienvenue Lamah.

De Mamou, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

Tél. : 625698919/657343939

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Fin humiliante du règne d’Alpha Condé : Kankan soutient les militaires

7 septembre 2021 à 10 10 54 09549

Moins de 72 heures après le coup de force qui a balayé le régime d’Alpha Condé, les populations de Kankan (une zone réputée être un fief imprenable d’Alpha Condé) se rangent derrière les nouveaux hommes forts de la Guinée. Ils adulent la junte qui a déposé leur leader historique et interprètent le coup d’Etat des militaires comme un acte libérateur.

Lors d’un micro trottoir réalisé hier, lundi 06 septembre 2021, par le correspondant local de Guineematin.com, des citoyens de Kankan ont exprimé leurs sentiments.

Décryptage !

Abdourahamane Kanté

Abdourahamane Kanté : « On ne peut que remercier les militaires et apprécier leur geste, parce que moi je vois ça comme un geste libérateur. Ces derniers temps, on a vu que le pays allait très mal, on se retrouvait avec des gens qui ont plongé ce pays dans le chaos et le président a continué à travailler avec ces mêmes gens. Cela a fait aujourd’hui que rien ne va pour ce pays, comparativement au pays voisin. On voit aujourd’hui ce qui se passe dans les autres pays, le monde n’est plus caché. Alpha Condé lui-même a dit quelque chose un jour, si les populations sont torturées par l’Etat, c’est aux militaires de venir libérer ces populations ; et je crois bien, c’est ça que les militaires ont fait. Moi je ne fais que remercier le colonel Mamady Doumbouya, à Kankan ici on l’appelle Laye Mady ».

Mohamed Fanta Diaby

Mohamed Fanta Diaby : « Après la prise du pouvoir par les militaires, je peux dire Dieu merci, vraiment je suis très ravi par rapport au changement. Le changement tant attendu est enfin là, tout Kankan est derrière Colonel Mamady Doumbouya, c’est un libérateur, il est venu pour nous libérer. Alpha Condé a vieilli. Avant qu’il ne vienne, il disait qu’il est le nouveau Nelson Mandela. Mais, aujourd’hui, il a brigué deux mandats et il s’est offert un troisième mandat. Donc, quand on lui fait un coup d’Etat, c’est bon. Tout Kankan est derrière le Colonel Mamady Doumbouya, je suis content. Tout venait d’Alpha Condé, lui et lui seul ».

Anima Kaba

Anima Kaba : « Toute personne qui a étudié sait que l’armée guinéenne, sa mission c’est de veiller sur la population et ses biens. Ils ont fait un coup d’État, s’ils viennent pour aider la population, pour travailler pour la population, je suis d’accord avec eux. Le coup d’état n’est pas bon, mais leur rôle c’est de protéger la population et ses biens. Je suis d’avis pour les militaires s’ils ont trouvé que le président déchu ne protégeait plus les guinéens ».

Mory Konaté

Mory Konaté : « En tant que citoyen, nous devons soutenir le nouveau président et ses hommes. Moi je veux que Dieu donne le pouvoir à celui qui a le souci du bonheur des guinéens. Moi j’ai voté pour Alpha Condé ; mais, si j’apprends que les militaires ont renversé son régime, on leur demande de mettre le pays sur les rails et donner le pouvoir aux civils ».

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Libération des détenus politiques : une rencontre se tient ce mardi au ministère de la justice

7 septembre 2021 à 10 10 25 09259

Ils font partie des plus heureux du vent de changement qui souffle en Guinée, au lendemain coup d’Etat militaire qui a renversé le président Alpha Condé. Les prisonniers politiques vont recouvrer leur liberté sans condition. C’est dans ce cadre qu’une rencontre se tient ce mardi, 7 septembre 2021, au ministère de la justice, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Cette rencontre fait suite au communiqué publié hier par le comité national pour le rassemblement et le développement (CNRD), la junte militaire qui a pris le pouvoir en Guinée, instruisant le secrétaire général du ministère de la justice et l’administration pénitentiaire, à examiner de manière approfondie le dossier des prisonniers politiques, en vue de leur libération dans un meilleur délai.

Elle réunit les autorités concernées et les avocats des détenus politiques. Les travaux devraient porter notamment sur l’identification des prisonniers qui seront libérés et les conditions de leur libération. Une libération qui pourrait d’ailleurs intervenir ce mardi même.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

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Faranah : les militaires installés à la tête du gouvernorat et la préfecture

7 septembre 2021 à 10 10 02 09029

Les nouvelles autorités de Faranah ont pris fonction. Le colonel Malick Diakité, commandant du bataillon autonome de Faranah, et le lieutenant-colonel Jean Louis Kpoghomou, commandant du groupement de gendarmerie territoriale de Faranah, ont été installés respectivement à la tête du gouvernorat et de la préfecture. Ce changement fait suite au coup d’Etat militaire perpétré dimanche par le Groupement des Forces spéciales, qui a renversé le président Alpha Condé.

Après leur installation, les nouvelles autorités administratives de Faranah ont remercié le CNRD (Comité national pour le redressement et le développement) pour la confiance placée en eux. Ils ont promis aussi de travailler avec tout le monde pour mériter cette confiance. « Je rassure que je ferai tout avec mon équipe la main dans la main pour mériter cette confiance. Je remercie aussi mes compagnons d’arme qui m’ont toujours accompagné et leur dit que je suis à leur disposition. Je leur tends la main pour que la confiance qui a été placée en nous soit méritée », a dit le colonel Malick Diakité, nouveau gouverneur de Faranah, qui remplace Mohamed Ismaël Traoré.

A la préfecture, le lieutenant-colonel Jean Louis Kpoghomou remplace Elhadj Ibrahima Kalil Keïta. Le préfet sortant s’est félicité de son bilan, avant de souhaiter plein succès aux nouveaux dirigeants. « Je quitte Faranah en laissant une préfecture unie. J’avais déjà souhaité qu’on me laisse m’occuper de mes deux cultures : littérature et agriculture. Alors, aujourd’hui, le destin m’a donné cette chance. Je souhaite ardemment que Faranah continue à se donner les mains pour que les autorités aident Faranah à se développer car Faranah est une préfecture en retard (…).

Par rapport aux matériels, comme je l’ai fait à Siguiri, je ne vais pas envoyer même une cuillère. Je laisse tous les outils que j’ai trouvés ici et tous ce que j’ai acheté de mes propres frais depuis mon arrivée à Faranah, il y a trois ans. Je ne vais rien emporter avec moi, je laisse tout à l’Etat. Que Dieu aide les Guinéens », a souhaité l’ancien préfet de Faranah.

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com 

Tel : 620241513/660272707

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Route Dubréka-Télimélé : les chauffeurs rackettés au niveau de plusieurs barrages non conventionnels

7 septembre 2021 à 9 09 17 09179

Au lendemain de la prise du pouvoir par l’armée guinéenne, pas moins de sept barrages non conventionnels sont érigés par des hommes en uniforme sur la route Dubréka-Télimélé, via Souapiti. Au niveau de ces différents barrages, dont la plupart existait déjà, les automobilistes sont rackettés, obligés qu’ils sont de payer entre 10 000 et 20 000 Francs Guinéens au niveau de chaque barrage pour pouvoir passer , constate Guineematin à travers un de ses journalistes.

On peut dire que c’est la fête au village pour certains hommes en uniforme qui profitent de la situation actuelle du pays pour se remplir les poches. Tenez, en plus du mauvais de la route Dubréka-Télimélé, les chauffeurs de taxis qui pratiquent cet axe sont obligés de payer des frais de levée de barrages à des hommes en uniforme qu’on ne peut identifier, parce que ne portant ni badges ni grades. Cette situation contribue aussi à ralentir la circulation, pénalisant ainsi les passagers notamment à destination de Conakry par ces temps de couvre-feu.

Mohamed Guéasso DORÉ pour Guineematin.com

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Coup d’État en Guinée : deux poids deux mesures de la communauté internationale

7 septembre 2021 à 7 07 32 09329

Après le renversement du régime d’Alpha Condé, les réactions et les condamnations se multiplient. Comme dans pareil cas, la réaction la plus attendue est celle de l’organisation ouest-africaine. Cette organisation a vivement réagi. Les autres organisations se rallient toujours derrière la position de la CEDEAO. Sans surprise donc l’Union africaine a emboité le pas à l’organisation sous-régionale. Les Nations Unies, la France et les États-Unis expriment la même position.

Tous dénoncent le coup de force du CNRD et exigent la libération du président renversé. Même si ce concert de condamnations relève plus d’un principe qu’une volonté de défendre un homme et son régime, les Guinéens, dans leur écrasante majorité, voient deux poids deux mesures entre le traitement accordé à un homme par rapport à celui de tout un peuple. La fameuse communauté internationale renforce les Africains dans leurs convictions que les organisations multilatérales défendent les dirigeants au détriment des citoyens.

Aucun démocrate ne doit soutenir un changement de régime par la violence. C’est un principe. De ce point de vue là on peut comprendre la réaction indignée de la communauté internationale. Mais en même temps, ce que les Guinéens ne comprennent pas c’est le silence coupable de la même communauté internationale pour le premier coup de force de mars 2020. Alors que la modification de la constitution a fait des dizaines de morts, le coup d’État militaire n’a pour le moment fait officiellement aucune victime. Paradoxalement le premier coup, qui a entrainé le second, n’a fait l’objet d’aucune condamnation.

Si la communauté internationale avait levé un petit doigt contre la répression sanglante qui s’est abattue sur l’opposition on aurait pu comprendre qu’elle fasse la même chose aujourd’hui. Mais à l’époque elle avait laissé faire. Subitement elle se rend compte qu’il y a un pays qui s’appelle la Guinée où un homme qui a un carnet d’adresse bien rempli est évincé du pouvoir et qu’il faut le défendre. C’est cela qui est incompréhensible et inacceptable pour le peuple souverain de Guinée.

En réalité, pour la communauté internationale avant 2010 les enjeux étaient de mettre un ami au pouvoir. Et après 2010 il fallait aider le même ami à conserver coûte que coûte son pouvoir. L’opposition a cru naïvement à la bonne foi des Nations unies et de la CEDEAO. Les diplomates onusiens se succédaient à Conakry. Dans cette affaire, c’est la fin qui justifiait les moyens. La fin c’était d’aider un homme à accéder au pouvoir.

Que la CEDEAO, l’Union africaine et tous les autres dénoncent aujourd’hui le changement du régime qui avait lui-même changé la constitution pour s’octroyer le troisième mandat, les Guinéens s’en moquent. Ces réactions ne feront ni chaud ni froid au peuple de Guinée. Lequel n’a plus de leçons à recevoir d’une communauté internationale pour laquelle les droits de l’homme relèvent d’une géométrie variable.

Où était cette communauté internationale quand la Guinée devenait le seul pays au monde où il y a un cimetière dédié aux opposants tués lors des manifestations pacifiques ? Où était-elle quand les forces de l’ordre lançaient du gaz lacrymogène contre des innocents venus enterrer les leurs dans un cimetière fermé ? Elle était où cette fameuse communauté internationale lorsque les mêmes forces de l’ordre tiraient sur une ambulance dont le chauffeur a été tué ?

Qu’a dit la communauté internationale de l’arrestation et l’emprisonnement de tous les opposants au troisième mandat ? Ou encore de l’ouverture d’un camp de détention qui échappe à tout contrôle dans le pays profond ?

Sur le plan social, qu’est-ce que la même communauté internationale a dit ou fait pour tous ceux dont bâtiments ont été littéralement démolis alors qu’ils détiennent des papiers diment délivrés par l’État guinéen. Après cette injustice les membres du gouvernement se rejettent la responsabilité. Pour la CEDEAO, l’Union africaine, l’ONU, la France et les États-Unis un seul homme est-il plus important que tout un peuple ? Si la réponse à ces interrogations est non, alors qu’ils arrêtent de nous tympaniser avec des condamnations qui sont aux antipodes de l’opinion du peuple souverain de Guinée et de celle des citoyens des pays membres de ces organisations et pays.

Habib Yembering Diallo pour Guineematin.com

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Guéckédou : installation d’un nouveau préfet par intérim en attendant le titulaire

7 septembre 2021 à 7 07 14 09149
Colonel Namory Dioubaté, nouveau préfet de Guéckédou

Le communiqué radio télévisé du CNRD demandant l’installation des nouveaux gouverneurs, préfets et sous-préfets a été suivi à la lettre à Guéckédou. En tout cas, très tôt hier, lundi 6 septembre 2021, le colonel Namory Dioubaté a été officiellement installé dans les fonctions de préfet par intérim en attendant le retour du titulaire actuellement en déplacement sur Conakry, rapporte le correspondant local de Guineematin.

La cérémonie de passation de service a été présidée par le secrétaire général chargé des affaires administrative, M. Douda Kaba. A cette occasion, le préfet sortant, Tamba Nestor Tonguino,  a remercié les nouvelles autorités, ses anciens collaborateurs ainsi que la population de Guéckédou en ces termes.

Tamba Nestor Tonguino, ancien préfet de Guéckédou

« Je remercie l’ensemble des travailleurs des forces de défense et de sécurité avec lesquelles nous avons tissé de très bon rapports. Aux collaborateurs, je leur demande de rester serein calme, solidaire et d’accueillir les nouvelles autorités avec lesquelles ils doivent travailler la main dans la main dans l’intérêt supérieur de la nation. A la population, je demande de rester calme, de continuer à vivre dans la paix et le développement en respectant les nouvelles autorités du pays ». Un appel qui semble qui semble déjà entendu au regard du calme qui règne dans cette ville où les activités ont repris leur cours normal.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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Boké : les Colonels Sékouba Trésor Camara et Fodé Aboubacar Sylla tiennent désormais les gouvernails

7 septembre 2021 à 6 06 23 09239
Colonnel Sékouba trésor Camara nouveau gouverneur Boké

Conformément aux instructions du comité national de rassemblement et du développement (CNRD), le colonel Sekouba Trésor Camara (commandant du camp militaire de Boké) et le colonel Fodé Aboubacar Sylla (commandant de l’unité régionale de la gendarmerie de Boké) ont respectivement pris fonction au gouvernorat et la préfecture de Boké. Ils conduisent désormais l’administration dans cette zone minière.

Le colonel Sekouba Trésor Camara a très tôt pris fonction à la tête du gouvernorat où il a remplacé le Général de brigade Siba Severin Lohalamou. Puis, il s’est rendu au bloc administratif préfectoral pour installer le colonel Fodé Aboubacar Sylla dans ses nouvelles fonctions de préfet de Boké. Cette installation de la nouvelle autorité préfectorale de Boké devant une foule immense de citoyens venus applaudir le nouvel homme fort qui remplace Hassane Sanoussy Camara.

Colonnel Fodé Aboubacar Sylla nouveau préfet de Boké

« Je suis très content de prendre la parole devant cette auguste assemblée ; et, je voudrais vous dire que nous ne voulons pas de trouble. Le président du comité National de rassemblement et du développement a dit qu’il ne veut pas de vengeance. Donc, il n’y aura pas de règlement de compte. S’il y a eu des erreurs de la part de qui que ça soit, nous devons pardonner et faire face au développement du pays. Sans la paix, pas de développement ; et, sans l’entente, pas de collaboration. Donc, nous demandons la collaboration de tout un chacun », a dit le colonel Fodé Aboubacar Sylla à sa prise de fonction.

De son côté, le préfet sortant, Hassane Sanoussy Camara, a exprimé sa volonté d’obéir aux instructions des nouveaux maitres.

« Je suis né dans cette préfecture et Dieu m’a aussi donné la chance d’être préfet ici… Je voudrais vous rassuré de ma volonté d’obéir à tous les ordres qui me seront donné par les nouvelles autorités. C’est la volonté de Dieu ; et, je l’accepte. Parce que ça ne sert à rien de sortir manifester pour dire je ne suis pas d’accord ou autre », a déclaré Hassane Sanoussy Camara.

Prenant la parole, le désormais gouverneur de Boké, le colonel Sekouba Trésor Camara, a appelé au pardon pour convergence d’actions en faveur du développement.

« Nous vous disons merci du soutien et de la confiance que vous nous avez accordée. Donnons-nous la main pour le développement de ce pays, mais aussi et surtout pour le développement de cette préfecture (Boké). Si on ne se donne pas les mains et on ne cultive pas l’amour des uns et des autres, on ira nul part. Pardonnons le mal pour qu’on puisse avancer à travers de nouvelles bases », a-t-il indiqué.

De Boké, N’Diaré Diallo pour Guineematin.com

Tel : 628-98-49-38

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