Massacre du 28 septembre : « il faut mener des études pour identifier les fosses communes… »

27 septembre 2021 à 20 08 03 09039
Mamadou Bailo Bah, fils d’un porté disparu lors des événements du stade du 28 septembre de 2009

Les victimes du massacre du 28 septembre 2009 vont commémorer demain, mardi 28 septembre 2021, le douzième anniversaire de ce tragique événement. Une occasion pour ces citoyens d’interpeller le CNRD, la junte militaire qui dirige la Guinée, sur leurs préoccupations. Mamadou Baïlo Bah, président de l’association des parents des disparus, demande aux nouvelles autorités du pays notamment d’identifier les fosses communes où sont enterrées certaines victimes. Il a lancé cet appel dans un entretien qu’il a accordé à Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

La prise du pouvoir par le CNRD (comité national du rassemblement pour le développement) au pouvoir redonne de l’espoir aux victimes du massacre du 28 septembre 2009. Mamadou Baïlo Bah, président de l’association des parents des disparus, pense que ce changement intervenu à la tête du pays va permettre le jugement de ce dossier. « Nous avons accueilli avec beaucoup de joie l’avènement du CNRD au pouvoir, parce que le régime Alpha Condé n’a pas montré une volonté réelle de juger le dossier du 28 septembre.

La preuve est que certaines personnes inculpées dans cette affaire, occupaient de hautes fonctions dans l’administration guinéenne. C’est pourquoi, on a salué le changement de régime, surtout que les nouvelles autorités ont dit que la justice sera la boussole de tous les citoyens guinéens. Donc, ce que nous pouvons, en tant que victimes, parents de victimes et associations de victimes des événements du 28 septembre 2009, c’est d’accompagner le CNRD pour qu’il puisse remplir sa mission, afin qu’il y ait la justice pour tous et la réconciliation », a-t-il déclaré.

Le jeune homme, qui n’a pas revu son père depuis qu’il s’est rendu au stade du 28 septembre de Conakry, exhorte le colonel Mamadi Doumbouya et son équipe à accorder un intérêt particulier au dossier du 28 septembre. Il souhaite que les nouvelles autorités prennent des dispositions pour faire la lumière sur ce massacre et permettre et rendre justice à toutes les victimes. « Par rapport au cas spécifique des portés disparus, nous souhaitons qu’il y ait des études, même s’il faut solliciter l’appui des Nations Unies, pour identifier les fosses communes.

Il faut organiser le procès, qu’on attend depuis 12 ans, pour faire la lumière sur ce qui s’est passé et rendre justice aux victimes. Avec les discours tenus et les actes déjà posés par les nouvelles autorités, nous sommes optimistes par rapport à la justice. Nous allons observer la situation et fur et à mesure, leur rappeler nos cris de cœur par rapport à ce dont nous sommes victimes », Mamadou Baïlo Bah, président de l’association des parents des disparus du 28 septembre.

Le 28 septembre 2009, des milliers de Guinéens se sont rassemblés au stade du 28 septembre de Conakry pour manifester contre une éventuelle candidature du capitaine Moussa Dadis Camara (le chef de la junte militaire alors au pouvoir) à l’élection présidentielle qui se préparait. L’armée est intervenue pour réprimer violemment cette manifestation pacifique. Selon plusieurs organisations de défense des droits de l’homme, au moins 157 personnes ont été tuées, des centaines d’autres blessées et de nombreuses femmes violées.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

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Massacre du 28 septembre : l’appel des Etats-Unis, l’Union européenne et la France

27 septembre 2021 à 20 08 01 09019

Dans une déclaration publiée ce lundi, 27 septembre 2021, les ambassades des États-Unis et de la France, ainsi que la délégation de l’Union européenne en Guinée, ont réitéré leur soutien aux appels à la justice pour les victimes des événements du 28 septembre 2009. Un massacre commis il y a douze ans au stade du 28 septembre de Conakry et qui avait fait au moins 157 morts, de nombreux blessés et disparus, ainsi que des femmes violées.

Les Etats-Unis, l’Union européenne et la France soutiennent qu’en rendant justice aux victimes de ces atrocités, la Guinée « contribuera à promouvoir la paix, à rejeter toute forme de violence et à faire respecter l’Etat de droit ». Guineematin.com vous propose de lire ci-dessous leur déclaration :

« A l’occasion du douzième anniversaire des massacres du stade du 28 septembre 2009, les ambassades des États-Unis d’Amérique et de la France, ainsi que la délégation de l’Union européenne continuent de soutenir les appels pour que les personnes responsables des atrocités commises rendent compte de leurs actes.

Nous adressons nos plus sincères condoléances aux familles des victimes des massacres, qui méritent que justice soit faite. En outre, en faisant en sorte que la justice soit rendue aux victimes des massacres et d’autres actes de violence politique dans le cadre d’un système judiciaire formel, la Guinée contribuera à promouvoir la paix, à rejeter toute forme de violence et à faire respecter l’Etat de droit ».

Fin

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Guinée : le site ‘’Eco-magazine’’ lancé

27 septembre 2021 à 19 07 25 09259

A l’heure du numérique, l’espace médiatique guinéen continue de s’élargir avec plus de spécialisation. A l’occasion d’une conférence de presse ce lundi, 27 septembre 2021, un nouveau magazine en ligne dénommé ‘’Eco-magazine.net’’ a été officiellement lancé à Conakry, rapporte Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Selon le programmeur dudit site, Bakary Diakité, ce magazine s’orientera beaucoup plus vers les entreprises et les informations publiées seront payantes, à travers un abonnement du lecteur.

«Eco-magazine.net c’est juste l’économie et toute décision politique qui aura un lien ou un rapport avec l’économie qui seront traitée par le site », annonce monsieur Diakité.

A en croire Bakary Diakité, ils ont déjà ciblé certains domaines d’intervention, notamment les mines, l’agriculture, l’élevage, l’industrie, les banques, le commerce, etc.

Bakary Diakité, programmeur du site Eco-magazine.net

« Ce sont des domaines visés par Eco-magazine.net pour le traitement et l’émission de ses informations. On ne peut pas parler de développement sans parler de l’économie. Et, en Guinée, c’est la première fois quand-même qu’une telle initiative arrive. C’est pourquoi nous demandons aux guinéens de s’intéresser à ce site qui est très spécialisé », dit-il.

Sur les modalités de l’abonnement, monsieur Diakité rappelle que le noyau dur de leur cible, sont les entreprises et les investisseurs.

« Toutes les informations qui seront mises sur Eco-magazine.net seront verrouillées. Vous ne pourrez pas accéder à ces informations sans s’abonner. Par exemple, une entreprise peut s’abonner pour 3 mois, sur 6 mois ou une année. Par mois, c’est un million de francs. Pour 3 mois, c’est 3 millions ; pour 6 mois, on paye 5 millions ; et, pour une année, on paye 10 millions de francs. Nos abonnés ne sont pas forcément des individus ; mais, des entreprises qui vont accéder à des informations précieuses, capables de participer à la croissance de l’entreprise. Parce que nous allons partir vers des sources fiables et profondes. Nous sommes déjà en contact avec l’Union européenne, la BCRG et beaucoup d’autres institutions », a-t-il indiqué.

Moussa Iboun Conté, journaliste

En tant que facilitateur de la conférence, Moussa Iboun Conté, a salué la spécificité du site. « Officiellement, il y a 300 sites internet en Guinée ; mais, nous sommes autour de 600 sites. Et, 99% de ces sites traitent des informations générales, même si vous voyez qu’il y a 5 sites qui sont visités par des guinéens et des partenaires de notre pays. Je crois qu’il faut qu’on aille vers cette spécialisation. Il y a certes des sites économiques ; mais, un site qui est dédié exclusivement aux questions économiques, je crois que ça doit être le premier. Alors, j’ai été très clair avec eux, il ne faut pas se dérober à ça, il faut respecter ce principe de base », a demandé Iboun Conté.

A rappeler que l’initiatrice du magazine est madame Néné Hawa Conté, spécialiste en valorisation des ressources humaines.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Enlèvement et assassinat de Elhadj Doura : le dossier renvoyé au 11 octobre pour la suite des débats

27 septembre 2021 à 19 07 16 09169
Elhadj Abdourahmane Diallo

Comme annoncé précédemment, le procès des présumés auteurs de l’enlèvement et l’assassinat de l’operateur économique Elhadj Abdourahmane Diallo (plus connu sous le nom de Elhadj Doura) s’est poursuivi ce lundi, 27 septembre 2021, au tribunal de première instance de Dixinn. Quatre accusés (21) se sont succédé aujourd’hui à la barre pour donner leurs versions des faits par rapport aux accusations qui pèsent à leur encontre dans ce dossier. Et, après la déposition de Cibekou Ogocheuku, le tribunal a finalement renvoyé l’audience au 11 octobre prochain « pour la suite des débats », rapporte Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Après Thierno Ciré Sow (en fin de matinée) et Colistus Okorom, Uchechuku Stanley Okorom (un peu plus tôt dans l’après-midi), c’est Cibekou Ogocheuku qui a été appelé par le tribunal. Et, à l’image de ses trois coaccusés qui l’ont précédé à la barre, il a clamé son innocence devant cette juridiction de première instance.

« C’est dans la nuit du 12 janvier 2017 qu’on nous a arrêtés. Les gendarmes sont venus avec Tony Akpo pour nous arrêtés pendant la nuit, je dormais. Ils nous ont envoyé dans un endroit que je ne connais même pas. Je ne connais personne en Guinée, je n’ai aucun ami. J’étais venu en Guinée, j’ai fait juste un mois deux semaines, après ils nous ont arrêtés. Mais, je ne connais rien dans cette affaire d’Elhadj Abdourahmane Diallo. C’est à la gendarmerie qu’on m’a parlé de l’enlèvement d’Elhadj Doura. Même 100 francs guinéens je n’ai pas reçu dans la rançon dont on parle. Et, c’est une seule fois que j’ai vu Tony Akpo. Et, je ne savais pas que Tony Akpo appartenait à un groupe qui enlève les gens », a expliqué Cibekou Ogocheuku.

Après cette déposition,  le tribunal a renvoyé l’affaire au 11 octobre prochain « pour la suite des débats ».

A rappeler que dans cette affaire, ce sont 21 personnes qui sont poursuivies. Et, il leur est reproché des faits d’association de malfaiteurs, enlèvement, assassinat, séquestration, complicité, recel, abstention délicieuse et blanchiment des capitaux. 

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel : 620 589 527/664 413 227

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Kankan : le gouverneur de région rencontre les journalistes des médias locaux

27 septembre 2021 à 19 07 04 09049

Récemment installé à la tête de la région administrative de Kankan, le Général Aboubacar Diakité a tenu vendredi dernier, 24 septembre 2021, une rencontre de prise de contact avec les journalistes des médias locaux. Et, au cours des échanges, les hommes de médias ont exposé quelques difficultés qu’ils rencontrent dans l’exercice de leur métier, notamment l’accès difficile à l’information. Le gouverneur s’est engagé, au nom du CNRD, à accompagner les journalistes et les a invités à participer au maintien de la paix et la quiétude sociale dans la région de Kankan, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la capitale de la Haute Guinée.

C’est dans la salle de conférence du gouvernorat, et en présence de plusieurs cadres régionaux, que s’est le gouverneur de Kankan s’est entretenu avec les journalistes des médias locaux. Et, selon Fodé Bangaly Fofana, correspondant de la télévision nationale et représentant de la Haute Autorité de la communication, les professionnels de médias ont mis l’occasion à profit pour exposer leurs préoccupations à l’autorité régionale.

Bangaly Fofana, correspondant de la RTG et représentant de la HAC

« Nous lui avons dit que nous avons des difficultés, parce qu’il y a des medias privés à Kankan et ils ne peuvent pas être traité de la même manière que nous autres qui travaillions pour les médias d’Etat. Il faut que le gouverneur regarde dans son programme comment il peut se faire accompagner par ces médias dans ses déplacements, parce qu’ils ont besoin aussi de l’information. Mais, il a fait savoir qu’il a des difficultés au niveau du budget, même s’il a la volonté. En tous cas, il a dit qu’à chaque fois que le besoin se fera sentir, il fera appel aux journalistes des médias privés. Il a été très ouvert avec nous », a dit Fodé Bangaly Fofana.

Selon le  gouverneur-général Aboubacar Diakité, l’objectif de cette rencontre avec les journalistes est d’amener les médias à accompagner les nouvelles autorités pour promouvoir la paix dans la région de Kankan.

Aboubacar Diakité, gouverneur de la région de Kankan

« J’ai appelé les journalistes, c’est par rapport à la situation nouvelle du pays. Je voudrais que la presse nous aide à promouvoir la paix à Kankan. La presse va beaucoup nous aider dans la sensibilisation et l’éducation de la population. Il faudrait qu’on conjugue le même verbe à Kankan, mais surtout pour la sécurité… J’ai dit que le gouvernorat est prêt à communiquer sur les sujets qu’il pense être important. Mais, le gouverneur ne va pas parler comme les citoyens, il doit parler sur des points précis. Si les journalistes veulent avoir des informations par rapport à certaines situations, on est entièrement à leur disposition, il n’y a pas de problème pour ça », a dit le général Aboubacar Diakité.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Amadou Diallo (CNTG) : « il n’y a aucune division au sein du mouvement syndical »

27 septembre 2021 à 18 06 53 09539

C’est avec joie et assurance que le secrétaire général de la CNTG (confédération nationale des travailleurs de Guinée) s’est exprimé devant les médias, au sortir d’une réunion tenue ce lundi, 27 septembre 2021, à la bourse du travail, à Conakry. Une rencontre qui a permis de valider le mémorandum que les syndicalistes vont soumettre au comité national du rassemblement pour le développement (CNRD).

Amadou Diallo a fait savoir que ce document sera déposé demain au ministère de la fonction publique, au nom de l’ensemble des travailleurs de Guinée. Et même si certaines centrales syndicales n’étaient pas représentées à cette rencontre, il a laissé entendre qu’il n’y a aucune division au sein du mouvement syndical guinéen.

« Sur 13 centrales syndicales en Guinée, 10 sont présentes ici, je ne sais pas pourquoi les 3 autres ne sont pas venues. Mais il n’y a aucune division, c’est un seul et unique mémorandum qui sera déposé au nom de tous les syndicalistes au département de tutelle, qui est le ministère de la fonction publique. Les travailleurs guinéens sont désormais unis et seront défendus de la même façon. Dès demain, nous allons déposer ce mémorandum à notre ministère de tutelle », a déclaré Amadou Diallo.

Il ajoute que dans leur mémorandum, ils ont touché « tous les aspects liés aux activités socioprofessionnelles de tous les travailleurs de la République de Guinée ». Ces centrales syndicales proposent notamment l’élaboration des textes d’application du code de travail, la révision et ou l’élaboration des conventions collectives, l’actualisation du code du travail dans certains aspects ou encore la réglementation de la sous-traitance en milieu professionnel.

A noter toutefois que malgré l’assurance donnée par Amadou Diallo, l’unité du mouvement syndical guinéen est loin d’être effective. Il y a quelques jours seulement, l’USTG dirigée par Abdoulaye Sow s’était retrouvée aussi avec d’autres centrales syndicales, en vue de préparer un autre mémorandum qu’elles comptent soumettre aux nouvelles autorités guinéennes. M. Sow avait profité de l’occasion pour s’en prendre à la CNTG et ses alliés, qu’il qualifie de syndicats de l’ancien régime.

Amadou Lama Diallo pour Guineematin.com

Tel. 621686148

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PLAIDOIRIE DES FAMILLES DES TIRAILLEURS AUPRES DU CONSEIL NATIONAL POUR LE RESSEMBLEMENT ET LE DEVELOPPEMENT

27 septembre 2021 à 18 06 43 09439

Nous, familles des tirailleurs réunies en Association des Enfants des Tirailleurs Sénégalais de Guinée, avons pris acte la prise effective du pouvoir par l’armée guinéenne, le dimanche 05 septembre 2021, sous la conduite du Colonel Mamady DOUMBOUYA, Commandant du Groupement des Forces Spéciales, Président du Comité Nationale de Rassemblement et du Développement (CNRD).

Cette prise du pouvoir suscite beaucoup d’espoirs et intérêts dans les familles des tirailleurs sénégalais de Guinée communément appelé Anciens Combattants, pour la résolution définitive sur les accords du contentieux financier, entre la France et la Guinée ;

En se fondant sur le décret N° 70-156 du 6 février 1978 portant publication de l’Accord entre le Gouvernement de la République Française et le Gouvernement de la République de Guinée relatif au règlement du Contentieux financier entre les deux pays, consigné dans le procès -verbal signé à Paris le 26 janvier 1977, l’Association des Enfants des Tirailleurs Sénégalais de Guinée (AETSG) reste convaincue que l’avènement du CNRD est l’occasion idoine pour notre chère patrie d’aller vers une transition apaisée et inclusive. Ce qui suscite de notre part un immense espoir de renouveau pour les populations en général et les familles des anciens combattants en particulier.

La Guinée dotée d’immense ressources naturelles riches et variées (bauxite, diamant, uranium, manganèse, pétrole, or, fer, calcaire, nickel, platinium, cuivre etc.) jouit des conditions climatiques favorables, mais, faute à la malgouvernance,  sa population vit au-dessous de deux dollars par jour.  Quel paradoxe !

L’Association des Enfants des Tirailleurs Sénégalais de Guinée – AOF, soutient et demeure fidèle aux idéaux du Conseil National pour le Rassemblement et le Développement (CNRD) et le Colonel Mamady DOUMBOUYA, président de la République, Président du CNRD, Chef de l’Etat, Commandant en chef des Forces Armées Guinéenne  sur qui les familles des tirailleurs peuvent compter pour bénéficier de leurs droits.

Le succès de cette œuvre historique doit être une victoire fondamentale de la justice et de la démocratie en Guinée.

Vive La République de Guinée

Vive le CNRD

Vive les Tirailleurs Sénégalais

Pour l’Association

Le Président

Amadou Lamarana DIALLO

Tel : 622 27 69 47

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Conakry : le colonel Mamadi Doumbouya se recueille au cimetière de Bambéto

27 septembre 2021 à 17 05 47 09479

Nouvel acte d’apaisement du colonel Mamadi Doumbouya. Le président du CNRD (comité national du rassemblement pour le développement) s’est rendu ce lundi, 27 septembre 2021, au cimetière de Bambéto (en banlieue de Conakry).

Le chef de la junte militaire au pouvoir est allé se recueillir sur les tombes des centaines de Guinéens, tués lors des manifestations politiques organisées sous le règne d’Alpha Condé. Le président guinéen que l’actuel homme du pays a renversé le 5 septembre dernier.

Ce n’est pas la première fois que le colonel Mamadi Doumbouya fait un tel acte. Vendredi dernier, il s’était recueilli sur les tombes des anciens présidents guinéens, Ahmed Sékou Touré (1958-1984) et Lansana Conté (1984-2008).

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628 12 43 62

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Affaire Elhadj Doura : « Uchechuku Stanley Okorom et Colistus Okorom souffrent en prison à cause de moi », avoue Tony Akpo

27 septembre 2021 à 15 03 32 09329
Elhadj Abdourahmane Diallo

Comme annoncé précédemment, le procès des présumés auteurs de l’enlèvement et l’assassinat de l’opérateur économique, Elhadj Abdourahmane Diallo (plus connu sous le nom de Elhadj Doura), s’est poursuivi ce lundi, 27 septembre 2021, devant le tribunal criminel de Dixinn. Et, après Thierno Ciré Sow (qui a été entendu en fin de matinée par le tribunal),  ce sont deux nigérians, Uchechuku Stanley Okorom  et Colistus Okorom, qui se sont succédés à la barre pour faire leur déposition. Ces deux accusés ont réfuté les charges articulées à leur encontre et ont accusé leur compatriote Tony Akpo (un autre accusé dans cette affaire) d’être à la base de leurs arrestations. Ce que Tony Akpo a admis devant le tribunal, rapporte Guineematin.com à travers un de ses journalistes qui suit actuellement cette audience au TPI de Dixinn.

Tout d’abord, c’est Uchechuku Stanley Okorom qui a été appelé à la barre pour répondre des faits mis à sa charge. Et, devant cette juridiction de première instance, cet accusé a plaidé non couple et a mis son interpellation au compte de son compatriote Tony Akpo.

« C’est à cause de mon ami, Tony Akpo, qu’on nous a arrêtés. Je l’ai connu depuis le Nigeria ; mais, je ne connais rien dans cette opération. Et, dans ce groupe (d’accusés), je ne connais aucun guinéen », s’est défendu Uchechuku Stanley Okorom.

Egalement appelé à la barre, Colistrus Okorom a clamé son innocence et s’est déchargé sur Tony Akpo pour son arrestation dans cette affaire.

« On m’a arrêté au mois de juin 2018 au quartier Lambanyi, on m’a envoyé à la gendarmerie de Matam. Tony Akpo est venu à 1 heure avec les gendarmes. J’étais couché et je dormais. J’ai entendu sa voix et j’ai eu peur. J’ai ouvert la porte,  je l’ai trouvé avec les gendarmes et ils m’ont arrêté. Ils nous ont envoyé en ville chez le général Baldé. C’est en ce moment qu’ils m’ont parlé de kidnapping et de séquestration de Elhadj Doura. J’ai demandé à Tony Akpo pourquoi il a conduit les gendarmes chez moi. Il m’a dit que c’est parce qu’il a été battu par les gendarmes qui l’ont obligé d’aller leur montrer là où il loge. Donc, c’est pourquoi il est venu avec eux. Mais, moi je ne connaissais pas que Tony Akpo est dans ces genres de problèmes. Il est venu loger chez moi le 30 décembre, alors que l’enlèvement a eu lieu le 5 décembre 2017 », a expliqué Colistrus Okorom.

Face aux déclarations de ces deux accusés (Uchechuku Stanley Okorom  et Colistus Okorom), le tribunal a appelé Tony Akpo à la barre pour la confrontation. Et, sans détour, cet accusé (qui a déjà reconnu sa participation à l’enlèvement de Elhadj Doura) a corroboré les dépositions de ses compatriotes qui l’accablent.

« Ces gens-là souffrent en prison à cause de moi.  C’est lorsqu’ils (les gendarmes) m’ont arrêté, ils m’ont obligé de leur montrer où je loge. Je suis venu avec les gendarmes, ils ont fouillé la maison, ils n’ont rien trouvé. Après, ils ont arrêtés les occupants. Mais, ils ne connaissent rien dans cette affaire. Je suis venu loger chez eux après l’enlèvement de Elhadj Doura. Aujourd’hui, ces gens-là, souffrent à cause de moi », a dit Tony Akpo.

Depuis le TPI de Dixinn, Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel : 620 589 527/664 413 227

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Rentrée scolaire : les responsables éducatifs s’activent sur le terrain

27 septembre 2021 à 14 02 31 09319

Même si les autorités n’ont pas encore donné une date pour la réouverture des classes, les préparatifs de la rentrée scolaire vont bon train. Les acteurs sur le terrain s’activent pour prendre des dispositions en vue de la réussite de cette nouvelle année scolaire.

C’est dans ce cadre qu’une réunion de concertation s’est tenue le samedi, 25 septembre 2021, au lycée 2 Lambanyi. Elle a mobilisé autour du directeur communal de l’éducation de Ratoma, les responsables des différentes écoles de cette commune de Conakry, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Emmanuel Gono Traoré, Directeur sous-communal de l’éducation de Lambanyi

« Cette réunion était axée sur les préparatifs de la rentrée des classes pour l’année 2021-2022. On a fait l’état des lieux, tels que l’assainissement des écoles, les fournitures scolaires dont les écoles ont besoin et la préparation des documents scolaires : pédagogiques et administratifs », a indiqué Emmanuel Gono Traoré, Directeur sous-communal de l’éducation de Lambanyi, au sortir de la rencontre.

Il ajoute que la gestion du personnel, notamment la mutation des enseignants et l’apport de l’APEAE (l’association des parents d’élèves et amis de l’école), notamment dans le cadre de l’assainissement des concessions scolaires, ont également été évoquées. « Chaque deux jours, on va se retrouver pour échanger sur les préparatifs de cette réouverture. On veut être tout à fait prêts avant que les autorités éducatives d’en haut ne fixent une date », a dit M. Emmanuel Gono Traoré.

Sékou Diané, Directeur des études du Lycée collège Sonfonia

Présent à cette rencontre, le directeur des études du lycée-collège Sonfonia, a fait savoir que les préparatifs de la rentrée scolaire sont très avancés. « Nous avons été conviés ici afin de prendre des dispositions pour la réouverture des classes. Nous mettons tout en place avant que la date de la rentrée ne soit fixée pour ne pas qu’on soit surpris. Déjà, les préparatifs sont très avancés. Cette réunion n’était qu’un rappel et une sensibilisation », a dit Sékou Diané.

Habituellement, sauf cas de force majeure, la rentrée scolaire intervient le 3 octobre de chaque année en Guinée. A une semaine de cette date, les autorités n’ont toujours pas communiqué sur le sujet. Le changement de régime intervenu dans le pays à la suite du coup d’Etat militaire du 5 septembre dernier, pourrait justifier cette situation.

Diarouga Aziz Baldé pour Guineematin.com 

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Conakry : une famille attaquée par des hommes armés à Wanindara

27 septembre 2021 à 14 02 18 09189
Habibatou Sow

Dans la nuit du samedi au dimanche, 26 septembre 2021, une famille a été victime d’attaque armée à Wanindara, dans la commune de Ratoma. Les assaillants, habillés en treillis militaires et armés de fusils et de couteaux, ont dérobé des téléphones et un ordinateur portable des mains de leurs victimes.

Selon les informations confiées à Guineematin.com, c’est aux environs de 4 heures que ces hommes armés ont fait irruption dans le domicile de la famille Sow. Ils étaient au nombre de six ; et, ils se sont servis de leurs armes pour intimider la famille et dérober des biens.

« Le dimanche on avait un baptême. Et, donc, on a commencé les préparatifs le samedi, on a préparé jusqu’à 23 heures, on est rentré se coucher pour se lever tôt le dimanche. A 4 heures (dimanche), on s’est levé pour allumer le feu afin de continuer les préparatifs. Des corps habillés sont entrés dans la concession pour nous demander ce qu’il y a. Je les ai répondu qu’on a un baptême. L’un d’entre eux (les hommes en uniforme) est venu me trouver en train de ventiler le feu, il m’a dit de lui donner mon téléphone. J’ai demandé pourquoi, j’ai protesté. Vu la situation, ma famille qui est témoin de ma résistance à ne pas céder, m’a ordonné de lui donner le téléphone. Un autre d’entre eux (les hommes en uniforme) est entré dans la maison pour prendre 2 téléphones et un ordinateur portable… Puisqu’ils ont vu qu’on n’a pas couru, qu’on n’a pas peur, qu’on ne voulait pas céder, ils nous ont menacés pour pouvoir s’enfuir. C’est en ce moment qu’ils ont fait sortir leurs armes, ils avaient des pistolets et des couteaux. Comme ça, on est rentré à la maison. Quelques minutes après, quand nous sommes ressortis, on ne les a pas vus. Mon mari était sorti pour aller jusqu’au carrefour là-bas pour pouvoir identifier la plaque de leur voiture, mais il n’a pas vu », a expliqué Habibatou Sow, une des victimes de ce vol à main armée.

Quelques minutes après le départ des malfaiteurs armés, la famille victime a appelé le numéro vert (100) que le CNRD (la junte militaire qui dirige actuellement la Guinée) a mis à la disposition des populations pour signaler les attaques armées et les abus des hommes en uniforme. Mais, à en croire Habibatou Sow, cela n’a servi à rien.

« On a appelé le numéro vert que le CNRD a fourni. Après plusieurs tentatives, ils ont décroché, mon beau-frère leur a expliqué comment s’est passé l’acte (le vol armée), mais ça n’a rien servi jusque-là. Alors que pour nous, dès qu’on appelle le numéro, ces derniers allaient nous venir en aide pour récupérer nos biens perdus. Donc, je demande aux autorités de nous aider. Parce que si les forces qui sont censées protéger les citoyens sont celles qui viennent retirer les biens des gens, c’est vraiment dommage. Ici, on ne fait plus la différence entre les corps habillés de l’armée et les bandits », a indiqué Habibatou Sow.

Diarouga Aziz Balde pour Guineematin.com

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Massacre du 28 septembre : la CG-CPI plaide pour l’ouverture du procès et l’indemnisation des victimes

27 septembre 2021 à 14 02 06 09069

Prendre les mesures nécessaires pour l’ouverture rapide du procès sur le massacre du 28 septembre 2009 et allouer une indemnisation provisoire aux victimes. C’est ce que la Coalition guinéenne pour la Cour pénale internationale (CG-CPI) demande au comité national du rassemblement pour le développement (CNRD). Elle a lancé cet appel dans une déclaration publiée ce lundi, 27 septembre 2021, à la veille du 12ème anniversaire de ces douloureux événements.

La CG-CPI rappelle aux nouvelles autorités guinéennes que le retard de la tenue du procès est en train de jouer en défaveur des victimes. « Beaucoup sont décédées, certaines sont malades et vivent dans la précarité la plus absolue », a souligné l’organisation, qui déplore aussi la situation des femmes répudiées par leur mari et celles atteintes du V.I.H SIDA suite aux viols dont elles ont été victimes, sans oublier les enfants orphelins déscolarisés, qui doivent être normalement assistés.

Guineematin.com vous propose ci-dessous l’intégralité de sa déclaration :

DECLARATION N°010/BE/CGCPI/2021

APRES DOUZE (12) ANS D’ATTENTE, LES VICTIMES DES MASSACRES DU 28 SEPTEMBRE 2009 RECLAMENT JUSTICE ET INDEMNISATION PROVISOIRE

Les guinéennes et guinéens commémorent les douze (12) ans des douloureux massacres du 28 septembre 2009, avec la prise du pouvoir, le 05 septembre 2021, par le Comité National pour le Rassemblement et le Développement ((CNRD).

Pour mémoire, ce sont les forces de défense et de sécurité, suite à la manifestation des Forces Vives contre la candidature de Monsieur Moussa Dadis Camara à l’élection présidentielle de janvier 2010, qui ont été à l’origine d’environ cent cinquante (150) personnes tuées, des dizaines de femmes violées, environ une centaine de disparus, des centaines de blessés, des séquestrations, des arrestations illégales et des dégâts matériels importants.  

La Coalition Guinéenne pour la Cour Pénale Internationale  (CGCPI), rappelle  que si l’information a été clôturée depuis le 25 juin 2019, par devant la Cour Suprême, avec environ douze  (12) accusés, quatre cent trente (430) victimes entendues, quinze (15) témoins auditionnés et la mise en place du Comité de pilotage pour la tenue du procès, force est de reconnaitre que les victimes sont de nos jours impatientes quant à l’ouverture d’un procès juste, équitable et inclusif.

Egalement, depuis l’ouverture des enquêtes en février 2010, devant les juridictions guinéennes, beaucoup de victimes sont décédées, certaines sont malades et vivent dans la précarité la plus absolue. A ce triste constat, il faut ajouter la situation des femmes répudiées par leur mari et celles atteintes du V.I.H SIDA, suite aux viols dont elles ont été victimes, sans oublier les enfants orphelins déscolarisés, qui doivent être normalement assistés.

Pour toutes ces raisons, la Coalition Guinéenne pour la Cour Pénale Internationale lance un appel pressant :

Aux nouvelles autorités guinéennes

1-De prendre les mesures nécessaires pour l’ouverture, dans un délai raisonnable, du procès des massacres du 28 septembre 2009 ;                                                                                                                     

2-De prendre les dispositions légales afin d’allouer une indemnisation provisoire aux victimes des massacres du 28 septembre 2009 ;

A Monsieur le Procureur près la Cour Pénale Internationale

De continuer à veiller sur l’affaire des massacres du 28 septembre 2009 ;

Aux partenaires bi et multilatéraux de la Guinée

De continuer à accompagner  la justice guinéenne en vue de la tenue du procès  dans l’affaire des massacres du 28 septembre 2009.

Conakry, le 27 Septembre 2021

Pour le Bureau Exécutif National de la CGCPI

Le Président

Maitre Hamidou BARRY

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Pouvoir du CNRD : voici la liste exhaustive des « ministres par intérim », présidents et SG des institutions

27 septembre 2021 à 13 01 43 09439

Comme on le sait, le 5 septembre 2021, le Colonel Mamady Doumbouya, patron des forces spéciales et ses hommes, se sont emparés du pouvoir en République de Guinée. Depuis, ils ont mis en place une administration intérimaire qui gère les affaires courantes.

En attendant la nomination du Premier ministre et des membres du gouvernement, Guineematin.com vous propose, ci-dessous, la liste exhaustive des nouveaux collaborateurs du CNRD.

    I.        Gouvernement dissout, les secrétaires généraux, Directeurs ou chefs de cabinet ont été chargés par les nouvelles autorités d’assurer les affaires courantes. Ce sont :

1- Madame Nyalen Condé, Ministre Directrice de Cabinet de la Primature

2-Général de Brigade Sidy Yaya Camara, Directeur de Cabinet, Ministère de la Défense Nationale. (Pas de secrétaire général)

3-Monsieur Alseny Sylla, Secrétaire Général, Ministère de l’Industrie, Petites et Moyennes Entreprises

4- Madame Mariame Camara, Cheffe de cabinet, Ministère de l’Assainissement et de l’Hydraulique (pas de secrétaire général)

5- Monsieur Mohamed Cheick Touré, Secrétaire Général du Ministère des Transports

6- Dr Seydou Bari Sidibé, Secrétaire Général Ministère de l’Environnement, des Eaux et Forêts

7- Monsieur Fodeba Isto Keira, Ministère de la Culture et Patrimoine Historique

8- Monsieur Ibrahima Haidara Cherif, Secrétaire Général du Ministère de la Justice

9- Monsieur Pema Guilavogui, Secrétaire Général du Ministère du Plan et Développement Économique

10-Madame Emelie Bernadette Leno, Secrétaire Générale du Ministère de l’Economie et des Finances

11-Monsieur Nfamara Camara, Secrétaire Général du Ministère de la Citoyenneté et de l’Unité Nationale

12-Monsieur Demba Kourouma, Secrétaire Général du Ministère des Travaux Publics

13- Monsieur Sekou Sanfina Diakité, Secrétaire Général du Ministère de l’Energie

14- Monsieur Amadou Sylla, Secrétaire Général du Ministère du Tourisme, de l’hôtellerie et de l’artisanat

15- Monsieur Dr Yamori Condé, Secrétaire Général du Ministère de l’Administration du Territoire et la Décentralisation

16- Madame Fanta Cissé, Ministère des Affaires Étrangères et des Guinéens de l’Etranger

17- Monsieur Sekou Condé, Secrétaire Général, Ministère de la Santé

18- Monsieur Binko Mamady Touré, Secrétaire Général du Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche Scientifique

19- Madame Nènè Fatou Diallo, Secrétaire Générale du Ministère de l’Education Nationale et de l’alphabétisation

20- Monsieur Sadou Nimaga, Ministère des Mines et de la Géologie

21- Monsieur Mohamed Maama Camara, Secrétaire Général du Ministère de la Ville et de l’aménagement du Territoire

22- Monsieur Sidiki Touré, Secrétaire Général de la Ministère de la Jeunesse et de l’Emploi Jeune

23- Monsieur Morlaye Youla, Secrétaire Général des Ministère des Postes, Télécommunications et de l’Economie Numérique

24- Monsieur Alkhaly Soufiane Sankhon, Secrétaire Général du Ministère de la Pêche, de l’Aquaculture et de l’Économie Maritime

25– Monsieur Ousmane Bangoura, Secrétaire Général du Ministère de la Fonction Publique et du Travail

26- Monsieur Mamadouba Sylla, Secrétaire Général du Ministère du Budget

27- Monsieur Nawa Damey, Ministère de la Sécurité et de la Protection Civile

28- Madame Aminata Kourouma, secrétaire générale du Ministère du Commerce

29- Madame Sama Kaba, Secrétaire Générale du Ministère de l’Action Sociale et de l’Enfance

30- Monsieur Michel Koivogui, Secrétaire Général du Ministère de l’Enseignement Technique, de la Formation Professionnelle et de l’Emploi

31- Madame Hawa Sylla, Secrétaire Générale du Ministère en charge des Investissements et des Partenariats Publics Privés

32- Monsieur Mohamed Hadi Barry, Secrétaire Général du Ministère de la Coopération et Intégration Africaine

33-Dr Famoï Beavogui, Secrétaire Général du Ministère de l’Agriculture
34-Monsieur Mamadou Niaré, Secrétaire Général du Ministère des Hydrocarbures

35- Monsieur Mohamed Condé, Secrétaire Général du Ministère de l’Information et de la Communication

36-Madame Fatoumata Conté, Directrice de cabinet au Ministère des sports.

37- Madame Ramatoulaye Camara, Cheffe de cabinet au Ministère des droits et de l’autonomisation des femmes

38-Elhadj Karamo Diawara, Secrétaire général adjoint des affaires religieuses

39- MonsieurTamba Fidel Léno, Secrétaire général adjoint au Secrétariat du gouvernement

II.        Assemblée nationale

Secrétaire général : Dr Mohamed Bérété

III.        Cour Constitutionnelle :

Secrétaire général : Cheick Fanta Mady Condé

IV.        Cour Suprême (Réhabilitée):

Premier Président : Mamadou Sylla, Syma

  V.        Cour des comptes (réhabilitée):

Président : Mohamed Diaré

VI.        Haute autorité de la communication (HAC) réhabilitée :

Président : Yacine Diallo

VII.        Le Médiateur de la république

Secrétaire général : Jean Raymond Soumah

VIII.        Conseil économique social, environnemental et culturel (CESEC)

Secrétaire général : Mamadou Bobo Camara

IX.        Commission électorale nationale indépendante (CENI)

Secrétaire général : Mouctar Cissoko

  X.        Institution nationale indépendante des droits de l’homme (INIDH)

Secrétaire général : Lanciné Magassouba

XI.        Haute autorité de la justice-Néant

XII.        Haut Conseil des collectivités-Néant

Parmi ces 48 hauts cadres de l’Etat, figurent 8 dames, assurant auparavant les fonctions de Secrétaire générale, de Directrice ou de Cheffe de cabinet.

Abdallah Baldé pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Enlèvement et assassinat de Elhadj Doura Diallo : l’accusé Thierno Ciré Sow plaide non coupable et se défend à la barre

27 septembre 2021 à 13 01 40 09409
Elhadj Abdourahmane Diallo

Le procès des présumés auteurs de l’assassinat de l’opérateur économique, Elhadj Abdourahmane Diallo (plus connu sous le nom de Elhadj Doura) se poursuit devant le tribunal criminel de Dixinn. 21 personnes sont poursuivies dans cette affaire pour « association de malfaiteurs, enlèvement, séquestration, assassinat, complicité, recel, abstention délicieuse, blanchiment des capitaux ». Mais, ce lundi, 27 septembre 2021, c’est Thierno Ciré Sow alias ‘’Kems’’ (toujours cité dans les affaires de kidnapping) qui était à la barre, en fin de matinée, pour faire sa déposition. Et, devant cette juridiction de première instance, l’accusé a tout simplement plaidé non coupable des faits mis à sa charge, rapporte Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Devant le tribunal criminl, Thierno Ciré Sow a laissé entendre qu’il n’a participé d’aucune manière à ce qui est arrivé à Elhadj Doura Diallo.

« Je ne reconnais pas les faits. L’enlèvement d’Elhadj Doura, je n’en connais rien. Je n’ai jamais connu Elhadj Abdourahmane Diallo. Seulement, dans ce groupe (des accusés), je connais Elhadj Mamadou Diallo (le cerveau présumé de l’enlèvement et de l’assassinat d’Elhadj Doura), je travaillais avec lui de 2012 jusqu’en 2016. Elhadj Mamadou Diallo a fait des malversations, je l’ai viré dans la société. On travaillait dans une société espagnole KMC. Il était chargé de distribuer les produits. Pendant cette  période, je n’ai pas vu ces genres de problèmes derrière lui. C’est cette fois que je l’ai vu dans un problème pareil. Mais, on s’était déjà séparés. J’ai connu Idrissa et Kann, à travers Elhadj Mamadou Diallo au marché de Madina… Moi, on ne m’a pas interpellé. J’ai été menacé dans ma voiture par des soi-disant agents de la DPJ. On m’a stoppé dans ma voiture, je suis allé porter plainte contre ces gens à la DPJ. C’est en ce moment qu’ils m’ont gardé à la DPJ pendant 14 jours avant de me placer sous mandat. Mais, jusqu’à présent, je ne sais pas qui m’a cité dans cette affaire et pourquoi on m’a cité. J’ai été diffamé dans les radios, dans les journaux sans aucune preuve. Et, même à l’enterrement de ma maman, je voyais des gens photographier et filmer même la tombe de ma maman. Ça c’est vraiment regrettable », a déclaré Thierno Ciré Sow.

Après la déposition de cet accusé qui clame son innocence dans cette affaire, le tribunal a appelé Elhadj Mamadou Diallo à la barre pour une confrontation. Et, sans grande surprise, Elhadj Mamadou Diallo a corroboré les déclarations de Thierno Ciré Sow.

« Oui, on s’est connu à Madina et on a travaillé dans la même société. Il n’est pas impliqué dans cette attaque. Thierno Ciré Sow n’a joué aucun rôle dans cette attaque » a déclaré Elhadj Mamadou Diallo.

A noter que l’audience se poursuit ; et, actuellement (12 heures15’), c’est un autre accusé, le nigérian Colistrus Okorom, qui est en train de faire sa déposition.

A suivre !

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 620 589 527/ 664 413 227

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Election du président de la République : Baadicko Bah propose de « sortir du suffrage universel direct pour des assemblées régionales »

27 septembre 2021 à 13 01 14 09149
Mamadou Bah Baadiko, député et président du parti UFD

Depuis le 05 septembre dernier (date du renversement du régime d’Alpha Condé par les militaires), la Guinée vit une transition qui peine encore à réellement démarrer. La junte militaire actuellement au pouvoir (le CNRD) a promis de panser les maux de la société à travers une refondation de l’Etat et la mise en place d’institutions fortes avant de céder le pays à une autorité civile qui sera élue par le peuple de Guinée. Et, c’est dans ce sens que le CNRD a récemment organisé deux semaines de concertations nationales avec les forces vives du pays. Mais, pour l’homme politique guinéen, Mamadou Baadicko Bah, on ne sait pas encore quelle orientation donner à la présente transition, en dépit des déclarations de bonnes intentions de la junte militaire dirigée par le colonel Mamadi Doumbouya (le président du CNRD).

Dans un entretien accordé à Guineematin.com samedi dernier, 25 septembre 2021, le leader de l’union des forces démocratiques (UFD) a livré son analyse des trois semaines de pouvoir du CNRD et a fait une proposition pour l’élection prochaine du président de la république.

« Il faut sortir de l’élection du président de la République au suffrage universel direct. Nous avons proposé pour l’élection du président de la République que ce soit des assemblées régionales, au nombre de 40 membres par région naturelle, qui se réunissent aux deux tiers pour un ticket de président et de vice-président, les 2 (le président et le vice-président) désignent un premier ministre qui ne soit pas de leurs régions et on élit également un président de l’assemblée nationale, la 2ème ou la 3ème personnalité de la République, qui ne soit des régions des 3 autres, de manière à sortir de l’exclusion. Je le dis, ce n’est pas une histoire de coloration ethnique, ce n’est pas un partage de gâteau. C’est un partage de responsabilités sous un contrôle vigilant d’un véritable système judiciaire qui est indépendant », a expliqué Baadicko Bah.

Décryptage !

Guineematin.com : la Guinée est dans une transition depuis le 5 septembre dernier. Quelle analyse faites-vous des semaines de pouvoir des militaires dirigés par le colonel Mamadi Doumbouya ?

Honorable Mamadou Baadiko Bah : ce que nous constatons trois (3) semaines après l’arrivée du CNRD au pouvoir, c’est que je ne sais pas quelle est leur orientation. Il y a eu beaucoup de discours ouverts et de bonne volonté qui ont été prononcés, il y a eu des actes également que nous avons trouvés positifs. Mais, à ce jour, on ne sait pas ce qu’ils (le CNRD) font ; et, la grande inquiétude se situe à deux niveaux. D’un côté, le CNRD est assailli par des ordres des gens qui cherchent à se placer par tous les moyens. Il y a des commissions, pareille-t-il, constituées qui étudient des positions. On ne sait pas de quel pouvoir ces commissions disposent, sur quelle base ces gens sont réunis autour du CNRD et qu’est-ce qui va en sortir. Ça c’est l’une des plus grandes inquiétudes.

La deuxième, c’est le fait que ceux qui constituaient l’opposition, donc les forces d’hommes politiques, sont totalement divisés. Nous avons plusieurs alliances qui, plutôt que coopérer, sont entrées en compétition. Ce qui est vraiment dommageable pour l’indispensable consensus pour sortir le pays de cette situation extrêmement dramatique dans laquelle il se trouve.

Guineematin.com : le colonel Mamady Doumbouya a promis de poser « les bases d’une nouvelle ère en matière de Gouvernance, de Sécurité et de Développement économique » dans notre pays. Mais, selon vous, comment doit-on procéder pour matérialiser cela sur le terrain ?

Honorable Mamadou Baadiko Bah : Ce que nous attendons, ce sont des solutions durables aux problèmes qui ont amené la Guinée, au bout de 63 ans d’indépendance, à cette situation de faillite totale, de division, de misère indescriptible, de pays totalement détruit. Vous avez vu dans quel état se trouve aujourd’hui notre pays. Il n’a pas de routes, il n’y a pas de développement, on importe tout ce que nous consommons. Le pays vie pratiquement aux crochets de sa diaspora qui se trouve à l’étranger. Les mines, vous avez vu, c’est le pillage effréné des ressources minières sans aucun profit pour les populations, des situations même d’esclavage de certains salariés dans les mines comme à Fria avec les fameux sous-traitants. Et, donc, aujourd’hui, il faut revenir aux fondamentaux. Un développement économique, la paix et la sécurité, c’est sur des bases institutionnelles solides, crédibles qu’il faut aller. Et, aujourd’hui nous devons reconnaître que 63 ans après, la colonisation nous a laissés avec un pays qui n’est pas une nation et qui n’est pas aussi devenu une nation. Nous en sommes encore aux ensembles de la période précoloniale avec 4 régions naturelles et des composantes dont chacune essaie de tirer le pouvoir de son côté pour s’en servir à son profit exclusif. Mais, tout ça, nous l’avons vu sous le régime de l’ex président Alpha Condé. Tout ça n’a amené que la misère intégrante et la ruine pour la totalité des régions du pays. Donc, il nous faut une véritable réforme institutionnelle pour relancer un développement économique social et culturel dans la paix, sortir de ce trou politique, de cette bataille électorale extrêmement ruineuse. Vous avez vu que l’ancien président Alpha Condé n’est pas sorti de la catastrophe qu’il a provoqué en ayant saigné toutes les ressources de l’Etat pour son 3ème mandat dans des élections ruineuses et coûteuses. Et, pour cela, il faut avoir la force de reconnaître qu’il n’y a pas de nation, il n’y a qu’une unité culturelle, puisqu’on est tous de la culture négro-africaine. Il y a de bonnes bases pour faire cohabiter normalement dans le pays, mais le tout basé sur les régions avec des droits égaux et une solidarité agissante pour toutes les régions avec un pouvoir central qui est concentré réellement sur le développement et non pas sur la bataille pour se partager les biens de l’Etat.

Guineematin.com : Pensez-vous que le CNRD est entrain de partir sur de bonnes bases ?

Honorable Mamadou Baadiko Bah : eh bien, nous avons dit qu’il y a des actes concrets que nous avons bien appréciés. Mais, comme on dit, 2 ou 3 décisions ne font la politique. Il faut arriver à faire une transition qui permet qu’on aille sur les bases consensus de tout le corps social guinéen et non pas des gens qui, par affinité ou par cohabitation réciproque, se retrouvent dire qu’ils vont décider le sort de la Guinée. Donc, le problème est lancé et on ne peut pas faire le bonheur d’un peuple sans lui ou encore malgré lui. C’est une très bonne chose qu’il reconnaisse ce que nous avons toujours dénoncé. Il faut sortir la Guinée de cette spirale qui n’a mené qu’à la ruine et à la paupérisation extrême du peuple de Guinée. Et, pour ça, il faut arriver à recentrer totalement le pays sur des préoccupations de développement de la base vers le sommet et du sommet vers la base. Et, surtout, il faut savoir que dans les conditions actuelles, toute élection du président de la République aux suffrages universels directs, comme on le voyait avant, ne peut mener qu’à des fichiers électoraux falsifiés au profit de ceux qui ont les moyens de le faire, des élections truquées pour ceux qui sont forts pour un système où c’est l’élite qui va être la principale prédatrice des biens de l’Etat, plutôt que de les consacrer au bien-être de la population. C’est ça le vrai sujet et le véritable enjeu pour l’élection du président de la République. Il faut sortir de l’élection du président de la République au suffrage universel direct. Nous avons proposé pour l’élection du président de la République que ce soit des assemblées régionales au nombre de 40 membres par région naturelle qui se réunissent aux deux tiers pour un ticket de président et de vice-président, les 2 (le président et le vice-président) désignent un premier ministre qui ne soit pas de leurs régions et on élit également un président de l’assemblée nationale, la 2ème ou la 3ème personnalité de la République, qui ne soit des régions des 3 autres de manière à sortir de l’exclusion. Je le dis, ce n’est pas une histoire de coloration ethnique, ce n’est pas un partage de gâteau. C’est un partage de responsabilités sous un contrôle vigilant d’un véritable système judiciaire qui est indépendant. Vous avez vu ce à quoi on a assisté. Moi j’ai du respect pour les juges en général, mais j’étais totalement effondré quand on a vu des gens gardés pendant 10 mois sans jugement avec des dossiers soi-disant accablants et qu’au lendemain du coup d’Etat qu’on leur dise examiner le dossier, dites-nous qui doit être maintenu en prison et qui doit être libéré. Et, finalement, que la quasi-totalité, sauf malheureusement quelques uns, a été libérée par les mêmes juges. Il nous faut un véritable corps judiciaire indépendant avec une probité à toute épreuve, contrairement à tout qu’on a vu jusqu’à présent afin de pouvoir contrôler les pouvoirs régionaux.

Guineematin.com : Le CNRD qui a annoncé la refondation de l’Etat et la mise en place d’institutions fortes commence déjà à rétablir les institutions républicaines graduellement. Pensez-vous qu’une telle démarche pourra changer les vieilles habitudes de ces institutions tant décriées ?

Honorable Mamadou Baadiko Bah : tout le monde sait que toutes ces institutions, particulièrement celles issues de la fameuse Constitution de 2020 avec des versions multiples, sont du pouvoir dictatorial de l’ancien président Alpha Condé qui lui ont été soumises au doigt et à l’œil. Donc, aujourd’hui, est-ce qu’elles ont changé de nature jusqu’à devenir des institutions capables de dire la vérité à ceux qui les ont rétablies dans leurs fonctions ? Nous avons des doutes, puisqu’ici c’est le pouvoir exécutif qui est omnipotent comme dans toutes dictatures. Donc, normalement, cela devrait être dans un cadre consensuel, qu’on s’entende sur la façon de remettre ces organes qui sont tout à fait nécessaires même pendant la transition. S’agissant des juges, il faut qu’on se penche sur la situation de chaque juge, qu’on sache quel acte il a posé, quelle probité, quelle preuve nous avons de sa neutralité, de son courage face au pouvoir exécutif. Malheureusement, on ne voit pas ce que font tous ces organes-là sur le travail de contre poids qu’on leur demande vis-à-vis du pouvoir exécutif.

Guineematin.com: pour la refondation de l’Etat et des institutions républicaines, faut-il changer de méthode ou changer les hommes ?

Honorable Mamadou Baadiko Bah : pour les institutions, c’est un ensemble de réforme. Vous savez très bien que ces institutions, c’était la mangeoire. On a des institutions totalement inutiles, budgétivores et pléthoriques qui étaient au service de la dictature. Donc, il faut se pencher sur la situation de ceux qui se servaient dedans, mais aussi chercher à savoir en quoi ils ont les compétences, l’engagement, le courage et la probité pour réellement servir l’intérêt général, ne pas servir leur intérêt propre ou ne pas être au servir d’une dictature quelconque.

Guineematin.com : les institutions républicaines notamment la CENI et la Cour constitutionnelle sont des éléments clés pour ce qui est des élections dans notre pays. Nous savons ainsi que la CENI actuelle qui est politique est composée de 25 membres dont 10 pour la mouvance, 10 pour l’opposition et les 5 autres répartis entre l’administration du territoire et les organisations de la société civile. Pensez-vous que cette configuration pourra nous amener à des élections libres et transparentes ?

Honorable Mamadou Baadiko Bah : Le premier signal fort que l’on va avoir c’est de savoir est-ce que cette CENI qui est entièrement inféodée à  l’administration du territoire va encore superviser quoi que ce soit. Les élections qu’on a  eues ici au mois de mars 2020, c’était un modèle du genre. Je vous rappelle que les procès verbaux étaient fabriqués au crayon et que les élus étaient fabriqués au crayon par l’ancien dictateur aujourd’hui déchu. La CENI est un organe qui n’est que l’appendice du ministère de l’administration et qui profite, puisqu’ils ont énormément d’argent à dépenser. Mais, ils sont au service du pouvoir exécutif, ils ne jouent aucun rôle positif pour avoir une élection libre, transparente et équitable. Et, je dis que la clé de tout ça c’est quand-même le fichier électoral. Vous savez bien de quoi il est fait. Il y a des régions qui sont contrôlées par l’ancien parti (le RPG arc-en-ciel) où on a gonflé à outrance le fichier électoral avec des bambins au vu et au su de tout le monde. Des burkinabés, des maliens et des ivoiriens y étaient inscrits et tout ça a gonflé le fichier électoral. Et, l’autre problème, c’est qu’on envoyait des gens sur le terrain où tantôt les machines sont en panne ou il n’y a de carburant. A cela s’ajoute le problème recensement des guinéens de l’étranger où on ne recense pas les guinéens de l’extérieur. Une façon de priver les citoyens de leurs droits. Pour prévenir tout cela, il faut sortir de la démocratie soi-disant du nombre pour revenir à une véritable démocratie participative à  travers les 4 régions naturelles ayant des droits égaux chacune avec 40 députés et tous décidant ensemble dans le cadre d’une Assemblée nationale aux deux tire des membres. Ce qui va éviter les ententes entre les régions : 2 contre 2, 1 contre 3 et 3 contre 1.

Guineematin.com : que faut-il faire pour l’efficacité de ces 2 institutions, la CENI et la Cour constitutionnelle, afin de réduire les problèmes liés aux élections ?

Honorable Mamadou Baadiko Bah : le jour qu’on aura un véritable Etat de droit sur lequel on peut miser. Et, d’ailleurs, pour ça, on ne va pas hésiter de demander l’aide des pays frères et amis de la CEDEAO et de l’Union Africaine, des Nations Unies jusqu’à ce qu’on puisse installer ces institutions basées sur un pouvoir central des 4 régions.

Guineematin.com : Aujourd’hui, s’il y a lieu d’organiser les élections dans notre pays, faut-il les coupler ou bien les séparer ?

Honorable Mamadou Baadiko Bah : Vous mettez les charrues avant les bœufs. Vous parlez d’élections alors qu’il n’y a pas de Constitution, il n’y a de fichier électoral acceptable et réel, il n’y pas de CENI sérieuse et indépendante. Ça veut dire que c’est des parodies d’élections qui vont être sources de troubles, d’affrontements fratricides.

Guineematin.com : le CNRD a clôturé jeudi dernier sa série de concertations nationales avec les forces vives. Quels conseils avez-vous à donner à la junte par rapport à l’ensemble des informations recueillies ?

Honorable Mamadou Baadiko Bah : c’est une entrée en matière où chacun a deux minutes ou trois minutes pour se vider de ses préoccupations. Ce n’est pas ça qui règle les problèmes de la Guinée. Il faut une véritable concertation de tout le pays, de toutes les forces vives de la nation pour qu’on entre de façon approfondie dans la recherche des solutions aux problèmes du pays, à commencer par le système institutionnel dont nous parlons et qui est préalable, avant de faire quoi que ce soit d’autre. 

Guineematin.com : merci beaucoup honorable Mamadou Baadiko Bah pour la disponibilité.

Honorable Mamadou Baadiko Bah : merci à vous aussi d’être passé.

Propos recueillis et décryptés par Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tel: 622919225

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Transition en Guinée : ce que le GOHA demande à la communauté internationale

27 septembre 2021 à 12 12 39 09399
Chérif Mohamed Abdallah Haïdara, président du groupe organisé des hommes d’affaires (GOHA)

À travers cette déclaration, le GOHA s’adresse à la Communauté Internationale (CEDEAO, Union Africaine et ONU) afin de solliciter son aide pour une transition sereine et apaisée en République de Guinée. Car, les événements du 05 Septembre 2021 ne constituent pas un coup d’Etat contre les institutions du pays. 

Pour le peuple de Guinée, c’est une véritable libération opérée par l’Armée Guinéenne qui, dans un élan patriotique a mis fin à plus d’une décennie d’une dictature féroce. Une dictature impitoyable, sanguinaire basée sur un ethnocentrisme poussé jusqu’à la caricature. Pour masquer son incurie criante et maintenir le peuple dans les fers, le régime d’Alpha Conde a détruit des milliers de boutiques, des magasins et incendié des marchés. Le nombre de victimes de ces pillages insensés s’élève à plus de 2000 et le montant des pertes dépasse 300 milliards de francs guinéens. 

Il n’y a jamais eu une seule arrestation d’un pyromane ou d’un vandale responsable de ces destructions de biens des commerçants. Aujourd’hui l’immensité du pillage des richesses du pays commence à apparaître au grand jour. Quand le peuple protestait contre une situation devenue intolérable, la dictature avait trouvé une parade : la répression généralisée. 

Dans ce domaine, le régime d’Alpha Conde a battu des records : plus de 250 meurtres de manifestants contre le 3ème mandat et lors des différentes élections (Communales, législatives, présidentielles). Les militants du Front Nationale pour la Défense de la Constitution (FNDC) et l’Opposition étaient pourchassés, arrêtés, torturés et tués jusque dans leurs domiciles. Plusieurs centaines de personnes ont été embastillé dans des conditions sordides. Des officiers de l’Armée ont été arrêté et ont disparu depuis plus de 10 ans. On ne sais pas aujourd’hui quel est leur sort. 

En plus de cette répression sauvage, la dictature a fermé les frontières avec le Sénégal, la GuinéeBissau et la Sierra Leone. Ceci dans le but de détruire le commerce transfrontalier avec arrière pensée ethniciste. 

Le CNRD et son président ont fait un coup de paix qui a libéré le peuple de Guinée qui lui est infiniment reconnaissant. Il le soutient et va l’accompagner pour une transition sereine et apaisée dans un délai raisonnable. 

C’est l’occasion pour le GOHA de remercier le peuple Sénégalais, ses Autorités ainsi que ses Forces de Défense et de Sécurité pour le soutien qu’ils ont apporté aux Guinéens bloqués à la frontière. Ces Guinéens ont fait un témoignage éloquent. 

Le GOHA réitère son engagement indéfectible à participer positivement à la transition pour une nouvelle Guinée libre, démocratique et prospère. 

La Guinée n’a pas besoin de problèmes, elle en a eu suffisamment depuis l’indépendance. Elle veut des solutions pour effacer les traces hideuses de la dictature du régime défunt. 

Le Président du GOHA, Chérif Mohamed Abdallah Haïdara 

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Kindia : un enfant retrouvé mort dans un puits

27 septembre 2021 à 10 10 49 09499

Un enfant d’un an et neuf mois a été retrouvé mort dans un puits samedi dernier, 25 septembre 2021, au quartier Fissa Hôpital, dans la commune urbaine de Kindia. Les circonstances de sa mort ne sont pas encore élucidées, mais les services de sécurité ont ouvert une enquête pour chercher à en savoir davantage, a appris Guineematin.com à travers un de ses correspondants dans la préfecture.

M’mah Camara, ménagère, était au marché, lorsque son premier fils, Youssouf Sacko, est tombé dans un puits, situé dans la concession où habite sa famille. Sous le choc, elle se demande comment l’enfant s’est retrouvé dans ce puits. « Ce matin, après le réveil, j’ai pris le petit-déjeuner avec mon enfant. Quand on a fini, je suis partie au marché avec mes voisines. Mais avant de sortir, j’ai demandé à Fanta (sa domestique) de s’occuper de l’enfant. 

J’ai insisté en lui disant de veiller sur l’enfant et de ne pas le laisser sortir jusqu’à mon retour. Mes voisines qui sont rentrées du marché avant moi, ont trouvé l’enfant à la maison. L’une d’entre elles, Tanti Safi, a même distribué des bananes à tous les enfants qui étaient là, y compris lui. Maintenant, je ne sais pas à quel moment et comment l’enfant est  tombé dans le puits », a expliqué Mme Sacko M’mah Camara, en larmes. 

Selon Mamadou Barry, le chef du quartier Fissa Hôpital, la gendarmerie a ouvert une enquête pour tenter d’en savoir plus sur les circonstances de la mort de l’enfant. « C’est aux environs de 12 heures, alors que j’étais en ville, on m’a informé à travers mon chef de secteur, qu’un enfant est tombé dans un puits dans le secteur 1, juste à côté du cimetière. Je suis aussitôt venu voir, et j’ai trouvé que l’enfant est mort.

C’est ainsi que j’ai appelé le colonel Moussa 2 Diallo, commandant de la compagnie de gendarmerie territoriale de Kindia. Il a dépêché deux gendarmes sur les lieux pour voir la réalité. Le corps a été remonté et le procureur a ordonné qu’on le remette à sa famille, afin de procéder à son inhumation. Une enquête est ouverte aussi pour élucider la cause de ce drame », a laissé entendre l’autorité locale.

A noter que le corps de Youssouf Sacko a été inhumé dans l’après-midi du samedi, au cimetière de Fissa Hôpital. 

De Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 628516796

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Guinée : le colonel Mamady Doumbouya sur les traces de Jerry Rawlings du Ghana (Tribune)

27 septembre 2021 à 9 09 42 09429
Mamadou Mouctar Diallo, président Alternatives Citoyenne Guinée

Par Docteur Mamadou Mouctar Diallo, président de Alternative Citoyenne de Guinée : Au delà des différentes consultations nationales faites au palais du peuple avec le colonel Mamady Doumbouya, les réactions  et autres propositions des acteurs sociolitiques du pays ne manquent pas. Les propositions sur la feuille de route que les nouvelles autorités peuvent adopter pour amorcer définitivement un véritable développement dans le le pays demeure entre autres les propositions émises par bon nombre des acteurs. C’est le cas de Docteur Mamadou Mouctar Diallo, président de Alternatives Citoyenne Guinée qui, à travers une tribune trouve un espoir aux démarches du colonel Mamady Doumbouya qui « imite les pas de Jerry Rawlings de la République du Ghana ».

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Mamadou Mouctar Diallo, président Alternatives Citoyenne Guinée

L’histoire de la Guinée est jonchée de coups d’état militaires. En l’espace de 70 ans il y a eu plus de 200 coups d’État en Afrique, et le dernier en date  est celui mené par  le Colonel Mamady Doumbouya le  5 septembre 2021. Un homme tellement intimidant, il y a même un an le président guineen Alpha Condé le déclarait fièrement: Je cite « Je vous fait  remarquer qu’il n’y a jamais eu un coup d’Etat en Guinée. Sauf qu’après plus de 10 ans au pouvoir il a été mis finalement au chômage par un coup d’Etat. Tout çà a été plutôt bien accueilli par la une  partie de la population parce que à la base, Alpha Condé devait faire deux mandat seulement et laissé la place à un autre civile élus par le suffrage des urnes.

Cet coup d’état est semblable à celui du  2 décembre 1851, du  prince-président Louis Napoléon Bonaparte . Pare ce que à mon avis cet Coup n’a pas rencontrer de résistance massive…Tout le monde était surpris de découvrir des images d’Alpha Condé après un Coup d’Etat dans lequel il ressemble à un mec qui ne veut pas se faire filmer pendant un mariage qu’à un président. La tentation du 3ème mandat pour Mr Alpha Condé qui a conduit à des manifestations suivis par des arrestations  massives des opposants au régime sans compter le nombre des morts et blessés, les interdictions de voyages,  l’augmentation du prix du carburant, la cherté de la vie etc ont servi de terreau fertile à un coup d’Etat. Moi je dirais que Mr Alpha Condé n’est sorti par la fenêtre et non  par  la petit porte. Il s’est accroché au pouvoir et cela est devenu  un échec pour lui qui demeurera pour toujours. Donc, cette prise de pouvoir était inévitable au vue de ce qui précède pour éviter le pire.

Aujourd’hui,  le CRND suscite de l’espoir. Notre nouvel homme fort Lieutenant-colonel Mamady Doumbouya est en train de suivre le même pas que  Monsieur JERRY RAWLINGS Pour la petite histoire, Mr J. Rawlings est cet ex- putschiste, qui avait ensuite rétabli les libertés démocratiques dans son pays et a règné pendant près de deux décennies. Il fut un grand patriote et un homme d’action, qui a apporté une remarquable contribution à la construction de la démocratie au Ghana. Il disait ceci : « Lorsque le peuple est écrasé par ses dirigeants avec la complicité des juges, il revient à l’armée de rendre au peuple sa liberté ». Alors, l’Afrique de l’ouest renaîtra avec l’arrivée au pouvoir des militaires en Guinée.Au faite, quand il y a coup d’Etat, souvent les nouveaux dirigeants porteurs au  grand espoir pour le devenir du pays font pire que ceux qu’ils ont dégagés. Mais l’exemples à la  Jerry  Rawlings est une exception et  l’exception est en train de se répéter avec son excellence  Mamady Doumbouya car son discours libérateur, ses démarches montrent des indices de bonnes foi pour l’avenir de la Guinée et des Guinéens. Nous solicitons vivement du CNRD la mise en place de la  haute cour de justice pour juger les crimes économiques et les crimes du sang.. Le toilletage de la constitution en vue d’organisation d’une élection libre, transparence est inclusive.. Protéger l’intégrité physique du président et les membres du gouvernement.. protéger les opérateurs économiques.. Former un gouvernement inclusif et veuillez à ce que la transition soit un passage apaisé dans l’intérêt de tout le monde.

Docteur Mamadou Mouctar Diallo, président de Alternative Citoyenne de Guinée

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Transition en Guinée : la contribution d’Alfa Oumarou BARRY3, fils de Barry 3

27 septembre 2021 à 9 09 05 09059
Alfa Oumarou BARRY3, fils de Barry 3

Mes réflexions sur la situation qui prévaut dans notre pays depuis le 5 septembre 2021.

Une situation exceptionnelle, le pays étant à la croisée des chemins et comme l’a dit l’instigateur de ce coup de force inédit le Cl Doumbouya il est peu probable qu’une telle occasion se représente à nouveau. 

Il est à noter que c’est la première fois qu’un Chef d’Etat vivant en exercice, a été démis de ses fonctions et devra répondre de ses actes, devant la justice de son pays. Pour rappel, en 1984, le Gl Conté a pris le pouvoir à la mort de Sékou Touré et le Capitaine Dadis, à la suite du Gl Conté.

Ce coup de force a été salutaire, ayant eu le double avantage d’abréger l’insoutenable souffrance des populations et de tempérer les velléités de tous les acteurs politiques à vouloir vaille que vaille, briguer la magistrature suprême.

De sérieux troubles pouvant mener à

une guerre civile ont pu ainsi être évités, s’il y avait eu une vacance du pouvoir. Nous devons soumettre cette opportunité à toutes les institutions régionales, sous-régionales et autres et réaffirmer énergiquement notre entière souveraineté à résoudre nos problèmes internes, sans être soumis à une quelconque tutelle. Les ressources minières ne sont le seul enjeu, le défi majeur pour la Guinée sera avant tout l’agro-pastoral afin d’assurer notre souveraineté et sécurité alimentaire, l’un des premiers points à être inscrit dans notre prochaine constitution soumise au référendum.

J’ai pris bonne note des intentions du Cl Doumbouya, Chef de la Junte, de n’occulter aucun pan de l’histoire de notre pays, depuis son accession à l’Indépendance à nos jours, c’est très honorable.

Je l’ai vu procéder à des commémorations à la mémoire des fils de notre pays, Samory Touré, Alfa Yaya Diallo qui eux, ont lutté contre la pénétration des colonnes françaises sur leurs territoires et n’ont été en rien comptables d’aucun crime d’Etat.

En parlant de ces crimes, nous ne 

pouvons faire l’impasse de la période allant de 1958 à 1984. En revisitant l’histoire réelle de notre pays, il est établi que Sékou Touré n’a pas été le seul artisan de notre indépendance, précision de taille, il y est venu après ses opposants BARRY3, BARRY Diawandou, Koumandian KEÏTA, véritable syndicaliste et les jeunes d’alors de la FEANF. Pour aller plus loin, la paternité réelle revient aux populations, par leur vote massif au référendum de 1958, ce qui a permis la naissance de la République de Guinée.

La controverse avec Sékou Touré, vient du fait que l’homme est entièrement responsable et comptable avec son appareil répressif le PDG, des innombrables crimes commis à partir de 1959, au nom de l’Etat; de valeureux guinéens sont tombés, premiers des crimes impunis et ce geste commémoratif du Cl Doumbouya sur le tombeau de Sékou Touré est, je pèse mes mots, incongru.

C’est un signal inaudible qui ne sert pas les aspirations profondes à en finir avec cette nébuleuse.

La Paix en Guinée ne fera pas l’économie d’un inventaire sur 

l’histoire politique de notre pays dans ses moindres détails. Des comptes doivent être rendus à au moins 70.000 morts, au nom et au seul motif de la violence d’État, pendant la gouvernance de Sékou Touré.

Tous les jeunes tombés, sous les balles meurtrières de la soldatesque du Gl Conté,le 25 janvier 2007 au pont Tumbo, ils se sont battus pour une meilleure vie.

Comment oublier le massacre du 28 septembre, les femmes violées, O! ironie du sort dans le stade du même nom, souillant à jamais cette date historique, sous le magistère de Dadis Camara.

Alpha Condé leur a emboîte le pas avec son lot d’exactions, de tortures, d’assassinats de jeunes, filles et garçons en pleine fleur de l’âge, de tripatouillage de la constitution dont il devient parjure rien que pour se maintenir au pouvoir.

Le Cl Doumbouya qui souhaite s’inspirer de Rawlings, que j’ai connu, ne devrait pas se laisser distraire par le jeu subtil et habituel de cette pieuvre tentaculaire, qui commence déjà à le happer.

La tâche est colossale, ardue, il faut

très vite s’y mettre. J’aurais voulu participer à la force de propositions et contributions, j’attends de voir la réelle volonté affichée de la junte, ses véritables intentions, sa physionomie et une feuille de route, concernant la transition, sa durée.

S’y ajoute qu’en dehors du cadre du moment, de large consultation des guinéens, instauré par le CRND, toutes les autres plateformes devraient s’abstenir de faire des déclarations intempestives et encore moins s’ériger en tribunal populaire, rappelant les vieux démons des années 1970, ayant envoyé à l’échafaud des milliers d’innocents.

L’urgence n’est point aux tergiversations, aux postes à octroyer, en parlant d’équilibre ou de parité mais de prise de conscience de notre martyr depuis plus de 60 ans. 

Des systèmes de gouvernance se sont succédé, mettant sur le bas côté de la route, l’immense majorité de nos concitoyens, toutes périodes et générations confondues.

Si l’intention du CRND est d’aider à assainir la Guinée, à mettre de l’ordre, il faudra, comme Rawlings, nettoyer au sein de sa propre écurie.

Suggestions immédiates:

– Convoquer immédiatement les Etats généraux de la Justice,

La Justice assure l’équité, le travail, l’engouement de la solidarité qui fonde, elle, la Nation, c’est notre seul rempart.

Il sera créé un cadre obligeant les exécutifs à procéder au jugement des crimes qualifiés; à procéder à la réhabilitation nationale de toutes les victimes reconnues innocentes, avec réparations à hauteur des prejudices subis.

Chacun devra rendre compte sur ses actions,  sur l’origine de ses biens. Au terme de cet exercice préalable, tous les crimes tant des droits humains qu’économiques, tous imprescriptibles, seront répertoriés.

– Recensement urgent de tous les guinéens, où qu’ils se trouvent, en tenant compte des volets socio-économique et socio-professionnel.

– Prendre le temps suffisant pour permettre à la Guinée de bénéficier de toutes les chances pour le bonheur du plus grand nombre avant de faire des élections précipitées. Bien entendu nous veillerons à respecter nos engagements envers nos partenaires qui eux devront dans le même temps se soucier de nos priorités et intérêts.

– Stopper la prolifération des partis politiques en les organisant autour de 3 grandes orientations,  gauche, droite, écologique ou vert, ce qui fera taire les questions à relents ethniques.

Alfa Oumarou Barry, fils de feu Barry 3

GEW

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Labé : la CONAREG organise une journée de plaidoyer pour la paix et la cohésion sociale

27 septembre 2021 à 8 08 19 09199

L’antenne régionale de la Coalition Nationale d’Appui à la Réconciliation en Guinée (CONAREG), a organisé, samedi, 25 septembre 2021, à Labé, une journée de plaidoyer pour la Paix et la Cohésion Sociale qui a mobilisé autour des autorités régionales et préfectorales plusieurs responsables d’organisations de promotion des droits humains et de paix, des chefs religieux et des professeurs d’université, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Cette rencontre portait essentiellement sur « l’implication des conseils locaux de la société civile dans la prévention et gestion des conflits » et « rôles et responsabilités des leaders communautaires et des religieux dans la consolidation de la paix et la cohésion sociale.

En souhaitant la bienvenue aux participants et aux autorités régionales et préfectorales de Labé, le coordinateur de l’antenne régionale de la Coalition Nationale d’Appui à la Réconciliation en Guinée (CONAREG), Ismaël Dieng a d’abord situé le contexte de la rencontre. 

Ismaël Dieng, coordinateur régional CONAREG Labé

« La CONAREG, entendez coalition nationale d’appui à la réconciliation en Guinée, a initié une journée nationale de plaidoyer pour la paix et la cohésion sociale en Guinée, en ce samedi, 25 septembre 2021. Le programme se déroule sur toute l’étendue du territoire national, en commençant par Conakry jusque dans les chefs-lieux des régions naturelles de l’intérieur du pays. Nous avons estimé que c’est nécessaire que nous citoyens guinéens nous nous retrouvions pour échanger par rapport aux défis auxquels nous faisons face. La CONAREG a commencé ses activités depuis un certain temps. Nous avons réalisé beaucoup d’activités. Dieu merci ! Mais, il nous reste beaucoup à faire encore. Je voudrais rappeler que la CONAREG est un consortium d’organisations de la société civile né depuis 2018 avec des organisations de défense des droits de l’homme, des médias et d’autres structures affiliées dont l’appui technique et financier vient de l’Initiative Mondiale pour la Vérité, la Justice et la Réconciliation. Ces organisations travaillent aussi en collaboration avec la Coalition Internationale de Sites de Conscience dont le siège se trouve à New-York, aux Etats-Unis. Nous avons entamé ces activités depuis 2018 et nous voulons aller vers la réconciliation nationale. Vous-vous souvenez l’ex président de la République, Alpha Condé avait mis en place une commission provisoire de réflexion pour la réconciliation nationale. Cette commission a travaillé intensément et a réussi à produire un document consistant contenant des recommandations très fortes et pertinentes » a-t-il expliqué.

Malheureusement, ce processus n’a pas pu avancer, faute de volonté politique réelle de la part des autorités qui géraient le pays jusque-là.

« La CONAREG est beaucoup soucieuse pour la paix et la réconciliation en Guinée et voudrait vraiment mettre tout en œuvre pour parachever ce processus. C’est pourquoi, la CONAREG s’est fixée comme objectifs de faire d’abord des plaidoyers en faveur de la promulgation de la loi sur cette commission Vérité, Justice et Réconciliation mais aussi veiller jusqu’à ce que cette commission soit mise en place. Ce sont donc là les objectifs visés par la CONAREG. C’est vrai ! On avait à faire à des autorités qui étaient hostiles à cette affaire de réconciliation, parce beaucoup ne voulaient pas en entendre parler, sous le prétexte qu’en Guinée il n’y a pas eu de guerre civile, les gens se marient entre eux et ils vivent ensemble en harmonie. Qu’il n’y a pas de raison qu’on parle de réconciliation nationale » a-t-il ajouté.

Ismaël Dieng a mis l’occasion à profit pour présenter à l’auditoire un extrait du mémorandum sur la réconciliation nationale en Guinée rédigé par la CONAREG à l’attention des nouvelles autorités militaires du pays. Ce document fait mention de recommandations importantes au CNRD.

« Face à la situation sociopolitique et les défis auxquels la Guinée sera confrontée durant cette période de transition, les nouvelles autorités guinéennes notamment le Conseil National pour le Rassemblement et le Développement doivent placer la question de la réconciliation nationale au cœur des priorités. La société civile et ses victimes attendent des autorités du Conseil National pour le Rassemblement et le Développement (CNRD) l’adoption et la mise en place de la CVJR qui devra aussi proposer les critères de choix des victimes, les types de réparation intermédiaires mais aussi travailler sur une stratégie de documentation des sites de mémoires pour permettre aux survivants de se recueillir et se souvenir. Que le CNRD soutienne et accompagne la société civile et les journalistes dans la sensibilisation à la nécessité et aux objectifs d’un processus holistique de réconciliation » peut-on lire dans le document.

Prenant la parole au nom des autorités régionales et préfectorales, le directeur de cabinet du gouvernorat de Labé, Ouremba Traoré a fait un réquisitoire contre les organisations de la société civile et des chefs-religieux.

Ouremba Traoré, Directeur de cabinet gouvernorat Labé

« C’est le comportement des uns et des autres dans la vie en société qui promouvoir la paix ou crée des situations qui peuvent compromettre la paix » a-t-il entamé avant d’expliquer avec forces arguments que l’injustice sociale peut dangereusement compromettre la paix. Prenant l’exemple d’un enseignant qui donne 15 sur 20 à un élève qui ne le mérite pas au détriment de celui qui le mérite et auquel il a donné 8, injustement. C’est le cas aussi du médecin qui reçoit un patient qui est venu à 10 heures chez lui aux préjudices d’un autre qui, ayant passé toute la nuit à souffrir est venu à l’hôpital à 7 heures du matin.  Une manière de dire aussi que la paix n’est pas que l’apanage des autorités ou de l’Etat. Que c’est une notion qui devrait interpeller tout le monde. 

Il ajoute que l’avènement de multipartisme en Guinée a également contribué à démasquer les acteurs de la société civile qui ont fini par avoir régulièrement des connexions avec le monde politique partisan, au détriment de rôle régalien entre le pouvoir et les citoyens. Ce manque de neutralité avéré des organisations de la société civile a suscité un débat enrichissant entre participants au point que l’idée d’organisation des états généraux de cette entité a été saluée et encouragée par chacun et tous.

Les enseignements tirés de cette rencontre de Labé autorisent un grand espoir, selon le modérateur, Alphadjo Diallo, coordinateur de la Maison de Justice et membre de l’antenne régionale de la CONAREG.

« Sans risque de me tromper, avec cette liberté d’expression qui a caractérisé les débats autour des deux thèmes qui étaient inscrit à l’ordre du jour, tous les problèmes qui assaillent vraiment la société guinéenne ont été évoqués et débattus en profondeur avec les participants. Je pense qu’il faut vraiment fonder de l’espoir que les prochaines étapes vont nous emmener vraiment à amorcer définitivement la phase définitive surtout de la réconciliation de la réconciliation nationale », a-t-il indiqué.

Il est à préciser que les deux thèmes de la journée de plaidoyer ont été présentés par le président du conseil régional des organisations de la société civile de Labé, Elhadj Mamadou Cellou Goumba Diallo.

Elhadj Mamadou Cellou Goumba Diallo, président conseil régional organisations société civile Labé, facilitateur de la rencontre

De Labé, Idrissa Sampiring Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334  

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