Concertation nationale : la presse et les acteurs culturels invités par le CNRD

17 septembre 2021 à 23 11 14 09149

Dans un communiqué lu ce vendredi soir, 17 septembre 2021, le comité national pour le rassemblement et le développement (CNRD) a annoncé de nouvelles rencontres dans le cadre des concertations nationales entamées mardi dernier. La junte militaire au pouvoir convie les acteurs culturels, les associations de presse et celles du secteur informel à des échanges lundi prochain.

Guineematin.com vous propose de lire ci-dessous le communiqué signé du président du CNRD, le colonel Mamady Doumbouya :

« Dans le cadre de la poursuite de la concertation nationale avec l’ensemble des forces vives de la nation, le colonel Mamady Doumbouya, président du CNRD, président de la République, chef de l’Etat, invite les différentes composantes à une rencontre au Palais du peuple, selon le programme ci-dessous :

Lundi, 20 septembre 2021, de 10 heures à 12 heures, les opérateurs culturels. De 13 heures à 15 heures, les associations de presse. De 16 heures à 18 heures, les représentants des associations du secteur informel.

Les délégués doivent se munir de leurs pièces d’identité : carte d’identité nationale, passeport ou carte d’électeur pour le retrait de leur accès une heure avant la rencontre. Il est à signaler qu’un seul délégué sera représenté par entité ».

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Le CNRD affiche la fermeté : il est hors de question de laisser Alpha Condé sortir de la Guinée

17 septembre 2021 à 22 10 49 09499

C’est une mauvaise nouvelle pour tous ceux qui militent en faveur de la libération d’Alpha Condé pour qu’il puisse aller vivre à l’étranger. Le comité national pour le rassemblement et le développement (CNRD) annonce qu’il est hors de question de laisser le président déchu sortir du territoire guinéen.

La junte au pouvoir a donné cette précision dans un communiqué signé de son président, le colonel Mamady Doumbouya, et lu ce vendredi soir, 17 septembre 2021, à la télévision nationale.

« Contrairement à des prétendues rumeurs qui font état de négociations entre le CNRD et la CEDEAO relatives à une éventuelle sortie hors du territoire de l’ancien président de la République, le CNRD et son président, le colonel Mamady Doumbouya, tiennent à rassurer l’opinion nationale et internationale que l’ancien président de la République, Pr Alpha Condé, est demeurera en Guinée.

Nous ne céderons à aucune pression. Il bénéficiera d’un traitement humain digne de son rang dans son pays. Le service communication du CNRD animera un point de presse ce samedi, 18 septembre 2021, à 11 heures, au chapiteau pour éclairer la lanterne de l’ensemble du peuple de Guinée », souligne le communiqué.

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Télimélé : Elhadj Abdoulaye Baldé, l’imam de Wanindara, retrouve les siens dans une grande émotion

17 septembre 2021 à 20 08 52 09529

Un peu plus d’une semaine après sa sortie de prison, Elhadj Abdoulaye Baldé, l’imam de Wanindara (un quartier situé en banlieue de Conakry), va se ressourcer. Le leader religieux (qui fait partie des détenus politiques libérés par la junte militaire qui a renversé le président Alpha Condé) est arrivé hier, jeudi 16 septembre 2021, dans son village natal, à Télimélé. Il a été accueilli dans une ambiance caractérisée par une vive émotion, a constaté le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

C’est aux environs de 19 heures que l’imam Elhadj Abdoulaye Baldé est arrivé à Fanta (un district relevant de la commune urbaine de Télimélé), son village natal. L’ancien prisonnier politique est venu en compagnie d’une délégation composée de leaders religieux musulmans de Conakry et de certaines villes de la Moyenne Guinée. Ils ont été accueillis par une foule en liesse, composée de jeunes, de femmes et de vieux. Certains ne se sont pas empêchés de chanter et de danser pour exprimer leur joie de retrouver un « digne fils » qui a passé dix mois en détention à la maison centrale de Conakry. Ce, pour avoir tout simplement affiché des convictions politiques différentes de celles des gouvernants d’alors.

Elhadj Mamoudou Diallo, membre du secrétariat préfectoral des affaires religieuses

Après les salutations d’usage, il est revenu à Elhadj Mamoudou Diallo, membre du secrétariat préfectoral des affaires religieuses, de souhaiter la bienvenue à la délégation. « Vous (les membres de la délégation) êtes ici chez vous. Les 14 sous-préfectures de Télimélé, la commune urbaine et les sages, vous souhaitent la bienvenue dans notre préfecture. Nous savons qu’il n’est pas facile de venir chez nous actuellement, en raison de l’état désastreux de nos routes. Mais malgré ces difficultés, vous avez eu le courage de venir jusqu’ici, nous vous en remercions. Votre soutien depuis le début, dans les moments durs et de joie, constitue une dette que seul Dieu pourra vous payer. Qu’Allah vous donne la meilleure récompense », a prié le leader religieux.

Cheikh Mamadou Oury Diallo, porte parole de la délégation

De son côté, le porte-parole de la délégation a présenté leurs condoléances aux habitants de Fanta et de tout Télimélé, suite aux décès enregistrés dans ces localités, dont ceux du père et du frère d’Elhadj Abdoulaye Baldé. Des décès survenus pendant que l’imam de Wanindara était en prison. « Nous sommes très contents de l’accueil que vous nous avez réservé. Nous vous en remercions infiniment. Il y a eu beaucoup de décès survenus ici pendant que Elhadj Abdoulaye était en prison, nous vous présentons nos condoléances les plus attristées. Aujourd’hui, par la grâce de Dieu, la joie est immense après la libération de notre frère, c’est pourquoi nous avons décidé de l’accompagner jusqu’ici », a dit Cheick Mamadou Oury Diallo.

Elhadj Abdoulaye Baldé

Même s’il ne pourra rattraper le temps perdu, Elhadj Abdoulaye Baldé va mettre à profit son séjour à Fanta pour prier sur les tombes de son père et de son grand frère. Il va aussi présenter ses condoléances aux autres familles ayant enregistrés pendant sa détention.

De Télimélé, Mamadou Saliou Bah pour Guineematin.com

Tél: 628 88 04 73

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Nana Akufo-Addo : « la Cedeao et la Guinée vont trouver un moyen de marcher ensemble »

17 septembre 2021 à 20 08 09 09099

Au terme d’une mission de quelques heures effectuée ce vendredi, 17 septembre 2021, à Conakry, la délégation des chefs d’Etat de la CEDEAO s’est montrée rassurante. Le président ghanéen, Nana Akufo-Addo, a déclaré que l’organisation sous régionale et la Guinée « vont trouver un moyen de marcher ensemble », a constaté Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

C’est en compagnie de son homologue ivoirien, Alassane Dramane Ouattara, que le président du Ghana et président en exercice de la CEDEAO, Nana Akufo-Addo, a conduit la délégation de la communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest en Guinée. Les deux chefs d’Etat ont été accueillis à l’aéroport de Conakry par le colonel Mamady Doumbouya, président du comité national pour le rassemblement et le développement (CNRD), la junte militaire qui a renversé le président Alpha Condé.

Après s’être entretenus avec l’homme fort de Conakry dans un hôtel, ils se sont rendus au Palais Mohamed V de Conakry où est retenu Alpha Condé. Les présidents ghanéen et ivoirien ont échangé avec l’ancien chef d’Etat guinéen, dont la CEDEAO exige la libération. Et avant de quitter la capitale guinéenne, Nana Akufo-Addo s’est montré rassurant. « On a eu des entretiens francs et fraternels avec le colonel Mamady Doumbouya et ses collaborateurs. Je pense que la CEDEAO et la Guinée vont trouver un moyen de marcher ensemble », a-t-il déclaré devant les médias.

Le président en exercice de la CEDEAO a indiqué aussi que le président Alpha Condé va bien, même s’il n’a rien dit au sujet de sa libération. S’agissant du délai donné par l’organisation sous régionale pour la durée de la transition en Guinée, Nana Akufo-Addo est resté évasif. « On verra bien », a lancé le chef de l’Etat ghanéen. Réunis hier en sommet extraordinaire, les chefs d’Etat des pays membres de la CEDEAO ont exigé la tenue des élections présidentielle et législatives dans un délai de six mois pour permettre le rétablissement de l’ordre constitutionnel en Guinée.

Les dirigeants ouest-africains ont également pris des sanctions ciblées, dont l’interdiction de voyage des membres du CNRD ainsi que de leurs familles et le gel de leurs avoirs financiers. Ils ont maintenu aussi la suspension de la Guinée de toutes les instances de la CEDEAO jusqu’au rétablissement de l’ordre constitutionnel dans le pays.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628 12 43 62

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Labé : des fidèles musulmans empêchés d’effectuer la prière de Vendredi à Tata 2

17 septembre 2021 à 20 08 07 09079

Située à Tata2 (dans la commune urbaine de Labé), la mosquée de Missidé Hindé a été fermée aux fidèles musulmans ce vendredi, 17 septembre 2021. Un pick-up de gendarmes dépêché sur place en fin de matinée par les autorités a empêché les fidèles d’accéder à ce lieu de culte pour s’acquitter de la prière hebdomadaire du vendredi. Les imams de cette mosquée (qui sont des wahhabites) accusent l’inspecteur régional des affaires religieuses de Labé d’être l’instigateur de ce blocus, rapporte Guineematin.com à travers son correspondant à Labé.

Les fidèles qui ont voulu rallier cette mosquée ont été surpris par la présence des gendarmes sur les lieux. Et, pour éviter des heurts sur place, ils se sont rabattus sur les autorités administratives pour tenter de comprendre les motifs de ce déploiement d’agents sur ce lieu de culte. Mais, selon Elhadj Abdourahmane Diallo, l’un des imams de ladite mosquée, c’est la haine viscérale des autorités religieuses locales contre les wahhabites qui a entraîné cette situation déplorable.

Elhadj Abdourahmane Diallo imam de la mosquée

« Ils ont envoyé des gendarmes ici pour nous sommer de ne pas effectuer la prière du Vendredi dans cette mosquée, pour l’instant. C’est Elhadj Mamadou Badrou Bah, l’inspecteur régional des affaires religieuses, qui a demandé au préfet de dépêcher une équipe de la gendarmerie sur les lieux pour nous empêcher de prier. Mais, nous savons que le motif est simple et c’est parce que nous sommes de la secte Wahhabites, nous croisons les bras en priant. Ils sont contre nous et ils veulent à tout pris nous réduire à néant », a expliqué Elhadj Abdourahmane Diallo.

Egalement, oustage Al-hamdou Diallo, le coordinateur des wahhabites de Labé, abonde dans le sens. Et, il promet de se battre avec ses frères wahhabites pour qu’ils soient rétablis dans leur droit.

« La mosquée dispose de tous les documents nécessaires pour sa construction ; et, c’était sous l’ordre de feu Elhadj Abdourahmane. Il y a de cela 20 ans que nous menons des démarches pour qu’on nous autorise à effectuer les prières du vendredi ici. Mais, les autorités religieuses n’ont toujours pas accepté. Et, tout cela, c’est parce que nous ne sommes pas de la même école religieuse. Nous, nous sommes des Wahhabites. Mais, nous allons nous battre pour être rétablis dans nos droits », a indiqué oustage Al-hamdou Diallo.

Elhadj Badrou Bah, premier imam de Labé

Joint au téléphone par Guineematin.com, Elhadj Mamadou Badrou Bah, l’inspecteur régional des affaires religieuses de Labé, a laissé entendre que la mosquée de Missidé Hindé ne dispose pas de tous les documents légaux pour l’autorisation d’une prière collective les vendredis.

« Cette affaire date de longtemps. La mosquée a été construite dans le sens de permettre aux élèves de l’école franco-arabe d’y effectuer les prières après les cours. Mais, ces derniers temps, il y a certains citoyens qui se regroupent sur les lieux pour effectuer la prière du vendredi, sans aucune autorisation. En plus de cela, il n’y a pas une concentration de la population à ce niveau pour ériger cette mosquée en une mosquée où on peut effectuer les prières du vendredi », s’est défendu Elhadj Mamadou Badrou Bah.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Fralako (Mandiana) : une tornade fait des sans abris à Timbakouna

17 septembre 2021 à 19 07 53 09539

Situé à une vingtaine de kilomètres du chef-lieu de la préfecture de Mandiana, le district de Timbakouna (dans la sous-préfecture de Fralako) a été frappé mercredi dernier, 15 septembre 2021, par une tornade. Il n’y a eu aucune perte en vie humaine, mais d’importants dégâts matériels y ont été enregistrés.

Selon les informations confiées à Guineematin.com, plusieurs maisons et des plantations d’acajou ont été dévastées par cette bourrasque violente. Et, actuellement, plusieurs citoyens y sont sans abris.

« Nous avons été victimes d’une tornade dans la nuit de mercredi, après une grande pluie qui s’est abattue ici. Notre loge de 3 chambres été décoiffé, le P A militaire a été éventré. Plus 6 bâtiments, 6 cases et 2 greniers ont été endommagés. Egalement, plusieurs plantations d’acajou ont été dévastées. Nous lançons un SOS, nous demandons de l’aide à tout le monde. Car, plusieurs personnes sont actuellement sans abris ici », a expliqué Gouayo Kofi Didier, le directeur de l’école primaire de Timbaouna.

De Mandiana, Mamady Konoma Keïta pour Guineematin.com

Tel : 625 81 03 26

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Guinée : les 5 valeurs du CNRD, les exigences de la CEDEAO et les attentes du peuple !

17 septembre 2021 à 19 07 15 09159

La République de Guinée est de nouveau face à son destin. Depuis le 5 septembre 2021, une nouvelle ère et une nouvelle page de l’histoire viennent de se dessiner avec l’avènement au pouvoir et contre toute attente du Comité national du rassemblement et du développement (CNRD), dirigé par le Colonel Mamady Doumbouya, patron des forces spéciales.

Et c’est non sans raison que les Guinéens qui suivent attentivement les déclarations et les actes posés par le nouveau pouvoir commencent à espérer avoir enfin un pays où il fait bon vivre, où la justice est pour tout le monde et où la sécurité des personnes et des biens est garantie par les autorités partout et à travers le pays.

Décidé à tracer un chemin plein d’espoir pour les populations guinéennes, le CNRD a déjà annoncé les couleurs de sa gouvernance par la publication des valeurs qui fondent ses objectifs pour relancer la nation guinéenne.

Ses valeurs écrites sont visibles dans la salle du 2 octobre qui abrite l’hémicycle au Palais du peuple. Et c’est l’endroit choisi par les nouvelles autorités pour tenir les concertations nationales pour une transition inclusive et apaisée, ouvertes le mardi 14 septembre.

Mais qui sont ces valeurs qui ont déjà l’adhésion des forces vives du pays ? Guineematin.com vous propose l’intégralité du texte.

C’est d’abord, la Rectification institutionnelle pour bâtir des institutions fortes et légitimes garantissant la mise en place d’un Etat de droit. Ensuite la Refondation de l’Etat pour moraliser la vie publique. Responsabiliser l’administration et restaurer l’autorité de l’Etat. Ces valeurs bâties  au tour duRassemblement pour conduire les affaires publiques avec la participation de toutes les composantes e la nation, y compris les Guinéens de l’étranger à la construction républicaine. Ce qui exige de  Rompre avec les anciennes pratiques, reformer l’administration et conduire la transition avec la transparence et permettre le Repositionnement de la Guinée en respectant les engagements internationaux vis-à-vis des partenaires du CNRD à coopérer avec les institutions internationales.

Comme on le voit, l’application de ces cinq valeurs fait espérer au Guinéen lambda de retrouver un nouveau pays avec une nouvelle gouvernance suscitant d’un nouvel espoir et un nouveau souffle pour un avenir plus promoteur dans une nation unie, forte, stable et prospère.

Sans doute la tâche ne sera pas facile pour les nouveaux dirigeants qui ont trouvé un héritage très lourd et un chantier très vaste et des urgences un peu partout, notamment sécuritaires (dans une sous-région menacée par des extrémistes), judiciaires (avec les dossiers de crimes économiques et de sang), alimentaires (marquées par une flambée des prix parfois fantaisiste), éducatives (avec l’approche de l’ouverture des classes dans une situation d’exception) et surtout institutionnelle (avec l’avènement d’une junte militaire au pouvoir).

Et c’est pour cette raison que la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) est amenée à partager les préoccupations du peuple et éviter de décréter des décisions qui n’ont aucune chance de prospérer sur le terrain, au vu des dégâts démocratiques à réparer avant la remise du pouvoir à des autorités civiles, élues.

C’est vrai que la Guinée est un pays fondateur de la CEDEAO et membre à part entière des instances de cette organisation. S’il y a un problème dans ce pays, c’est évident que les autres Etats ne doivent pas rester indifférents. Mais la question qui se pose est celle savoir comment venir en aide à la Guinée qui souffre le martyr depuis son indépendance, du fait de la mal gouvernance soutenue par la corruption, le détournement des deniers publics, des crimes d’Etat et la faillite de son élite.

Imposer un calendrier à la transition aussi courte ne saurait résoudre ces problèmes. Mais discuter avec les différents acteurs impliqués dans cette crise institutionnelle pourrait aider à éviter de retomber prochainement dans une pareille situation.

En tout état de cause, le Guinéen qui sait pertinemment que son destin est dans ses mains ne saurait rester indifférent de ce qui se passe. L’interroger, l’écouter et l’associer pour trouver une meilleure sortie de crise et comme le font les membres du CNRD pendant ces journées de concertations nationales seraient la meilleure approche.

Aider les Guinéens à avoir une Constitution infalsifiable, des institutions fortes et légitimes dirigées par des hommes et de femmes intègres, remettre la justice sur les rails pour moraliser la vie économique, sont entre autres les plus grandes attentes des populations, confrontées à des difficultés de tous genres et dans un pays potentiellement riche.

La situation de la Guinée décrite intelligemment par le Cardinal Robert Sarah, a un grand besoin de mettre en pratique les solutions esquissées par cet homme de l’église. Si elles sont appliquées à la lettre, ce serait un départ rassurant pour la conduite de la transition et dans l’intérêt de tout le monde. La Guinée a besoin d’une nouvelle classe politique plus responsable et les Guinéens aspirent vivre mieux en paix et en toute sécurité dans un pays stable bâti sur un Etat de droit irréprochable.

Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Réouverture de la frontière Guinée-Sierra léonaise : une cérémonie de réjouissance organisée à Koindou

17 septembre 2021 à 19 07 06 09069

Fermée quelques heures après le coup d’Etat militaire qui a renversé le régime d’Alpha Condé (le désormais ancien président de la république de Guinée), la frontière guinéo-sierra léonaise a été rouverte ce vendredi, 17 septembre 2021. Cette action des autorités guinéennes (le CNRD qui dirige actuellement la Guinée) a été hautement saluée par les populations des deux côtés (Koindou et Hérémakono) de cette délimitation territoriale. Et, une cérémonie de réjouissance, à laquelle ont pris part des administrateurs guinéens, a été organisée à Koindou (en Sierra Léone) pour célébrer cette nouvelle ère, rapporte Guineematin.com à travers son correspondant dans la préfecture de Faranah.

C’est dans l’après-midi, précisément à 14 heures, que le gouverneur de la région administrative de Faranah, Colonel Malick Diakité, a procédé à la réouverture la frontière de la Guinée avec la Sierra Léone à Hérémakono. Il était en compagnie de quelques cadres de son cabinet, du préfet de Faranah (Colonel Jean Louis kpogomou), du directeur régional de la police de Faranah, du Maire de Hèrèmakono et du Chef du PA de la Gendarmerie.

Ce geste des autorités guinéennes a été hautement salué par Manga Gnamalan SAMOURA, le président du district Koindou (en république de Sierra Léone). Il a d’ailleurs organisé une petite cérémonie de réjouissance sa gratitude au CNRD à la tête de la Guinée.

« Nous sommes très contents que la paix règne entre la Guinée et la Sierra Leone. S’il y a la paix en Guinée, il y aura la paix en Sierra Leone. Que Dieu nous en garde de la guerre. Quand il y avait la guerre en Sierra Leone, nous qui sommes à la frontière, c’est en Guinée qu’on s’est installé. Je prie Dieu pour Mamady Doumbouya et son équipe pour qu’il y aient la santé, la paix et la compréhension entre eux et les sages du pays. Nous sommes très contents de voir ce jour », a dit Manga Gnamalan SAMOURA.

De son côté, le gouverneur de la région administrative de Faranah, le Colonel Malick Diakité, a demandé aux populations guinéens et léonaises « d’observer la vigilance, de respecter les mesures barrières, de renforcer la cohésion sociale, et appliquer les instructions des nouvelles autorités ».

Mamadouba Bangoura, envoyé spécial de Guineematin.com à la frontière guinéo-sierra léonaise

Tel : 620241513/660272707

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Transition : Thierno Abdoulaye DIALLO écrit au président du CNRD

17 septembre 2021 à 18 06 31 09319

Libre Opinion : Benjamin Ference, ancien Procureur de Nuremberg a dit « Il ne peut y avoir de paix sans justice, ni de justice sans loi, ni loi digne de nom sans un tribunal chargé de décider ce qui est juste et légal dans des circonstances bien déterminées ». Monsieur le Président, jusqu’à ce matin du dimanche 05 septembre 2021, nous regardions M. Alpha Condé et son équipe. A partir de cette même date, nous vous regardons avec espoir.

Conakry, le 17 septembre 2021

LETTRE OUVERTE

Thierno Abdoulaye DIALLO

 Au Colonel Mamady DOUMBOUYA, Président du Comité National pour le Rassemblement et le Développement (CNRD)

Monsieur le Président du CNRD,

En Guinée, ce dimanche 05 septembre 2021, le pouvoir a arrêté le pouvoir, validant ainsi ce que Montesquieu avait dit dans son ouvrage ‘’L’Esprit des lois’’ de 1748 : « Le Pouvoir arrête le pouvoir ». Votre intervention de ce dimanche 05 septembre 2021 est la conséquence tangible du coup d’Etat constitutionnel du Président Alpha Condé en 2020.

La triste réalité est que, dans notre pays, la corruption dans les régies financières n’est jamais sanctionnée, les détournements des fonds alloués sont qualifiés de ‘’Baraka’’ par les coupables et leurs groupes.

Des cadres intègres, compétents… sont assujettis par des opportunistes médiocres… qui ne cessent d’agenouiller ce pays où l’ethnocentrisme et le militantisme sont érigés en normes de gestion de l’administration publique.

Monsieur le Président,

Sans entrer dans un jeu de mots, vous devez vous rappelez que : un pouvoir peut être légal et légitime ; il peut être aussi illégal et illégitime ; il peut être également légal et illégitime, tout comme il peut être légitime et illégal.

Monsieur le Président,

Vous allez vous investir pour promulguer une Constitution adaptée à nos réalités sociologiques, anthropologiques, culturelles, au défi de la mondialisation. Vous avez déjà l’aval des représentants de toutes les couches socio-professionnelles du pays.

Celles-ci attendent que vous mettiez en place toutes les Institutions qui régissent le bon fonctionnement de l’Etat en faveur des citoyens.  Cette Constitution devra promouvoir la justice pour tous.   

Benjamin Ference, ancien Procureur de Nuremberg a dit « Il ne peut y avoir de paix sans justice, ni de justice sans loi, ni loi digne de nom sans un tribunal chargé de décider ce qui est juste et légal dans des circonstances bien déterminées ».

Monsieur le Président, jusqu’à ce matin du dimanche 05 septembre 2021, nous regardions M. Alpha Condé et son équipe. A partir de cette même date, nous vous regardons avec espoir.

La Sourate 103 du Saint Coran ayant pour titre « Le Temps », dit : « Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux. Par le temps ! L’homme est certes en perdition, sauf ceux qui croient et accomplissent les bonnes œuvres, s’enjoignent mutuellement la vérité et s’enjoignent mutuellement l’endurance. »

Monsieur le Président, vous êtes appelé à réussir pour le bonheur de la Guinée. Le peuple de Guinée vous fait confiance pour confirmer votre arbitrage, votre neutralité.

Au terme de votre mission qui ne sera pas esclave d’une quelconque précipitation qui risque de nous faire répéter les erreurs du passé, les élections locales, municipales et législatives devront précéder l’élection présidentielle. Vous travaillerez à ce que toutes ces consultations populaires soient impérativement le reflet du libre choix de la majorité de l’électorat guinéen qui aura voté.

La démocratie est le pouvoir du peuple, par le peuple et pour le peuple, exercé par une autorité exécutive, législative, judiciaire.

En vous souhaitant bonne réception de la présente, prière de continuer votre marche sur le chemin qui mène à la confiance, au respect, à la considération et à la grandeur.

Qu’Allah, le Tout Miséricordieux, le très Miséricordieux vous accorde lucidité, sagesse et perspicacité !

De Thierno Abdoulaye DIALLO, Sociologue/Journaliste ;

Tél. : 623 91 43 05 ; email : [email protected]

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Concertations nationales : les rencontres prévues ce vendredi, reportées

17 septembre 2021 à 16 04 54 09549

Prévues pour s’achever ce vendredi, les concertations nationales sur la conduite de la transition ne seront finalement clôturées que demain, samedi 18 septembre 2021. Les deux rencontres qui étaient prévues aujourd’hui sont reportées d’une journée. Ce report a été annoncé à la dernière minute par la junte au pouvoir, a constaté Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Selon le chronogramme des consultations nationales, le comité national pour le rassemblement et le développement (CNRD) devait recevoir ce vendredi, 17 septembre 2021, les patrons des Banques primaires installées en Guinée et les centrales syndicales du pays. Initialement prévue à 10 heures, la première rencontre a été renvoyée à 14 heures, en raison de l’arrivée d’une délégation des chefs d’Etat de la CEDEAO à Conakry.

Et c’est au moment où certains invités étaient déjà installés à l’hémicycle (la salle du Palais du peuple où se tiennent les concertations nationales) que la dernière décision est tombée. Le colonel Amara Camara, porte-parole de la junte militaire qui a renversé le président Alpha Condé, est venu annoncer le report des deux rencontres prévues aujourd’hui à demain.

Il a justifié ce report de dernière minute par le fait que le colonel Mamady Doumbouya, le chef de la junte militaire au pouvoir, est toujours occupé avec la délégation de la CEDEAO, conduite par les présidents Nana Akufo-Addo du Ghana et Alassane Dramane Ouattara de la Côte d’Ivoire. L’officier a présenté les excuses du président du CNRD à ses invités, leur donnant rendez-vous demain, à 10 heures.

Lancées mardi dernier par le comité national pour le rassemblement et le développement (CNRD), ces concertations nationales visent à échanger avec les principaux acteurs de la vie nationale. Elles devraient déboucher sur l’élaboration de la feuille de route de la transition.

Avant même la fin de ces travaux, la CEDEAO a demandé à la Guinée d’organiser des élections présidentielle et législatives dans un délai de six mois. L’organisation sous régionale exige aussi la libération immédiate du président déchu, Alpha Condé.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628 12 43 62

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Elections dans 6 mois en Guinée : « C’est intenable », martèle Fodé Bangoura

17 septembre 2021 à 16 04 50 09509
Elhadj Fodé Bangoura, président du PUP

« Six mois » ! C’est le délai que la CEDEAO a donné à la junte militaire (le CNRD qui a renversé Alpha Condé par un coup d’Etat) pour l’organisation d’élections pouvant permettre un retour rapide à l’ordre constitutionnel. Et, pour pressé le pas aux militaires, l’organisation sous-régionale a pris des sanctions ciblées (interdiction de voyage et gel des avoirs financiers) à leur encontre. Mais, dans la classe politique guinéenne, ces décisions de la CEDEAO ne font pas jubiler. Ce, malgré l’envie de voir les militaires céder le pouvoir aux civils.

Dans un entretien ce vendredi, Fodé Bangoura, le président du PUP (parti de l’unité et du progrès), a jugé ce délai de six mois intenable.

« Avec tout ce qu’on a à faire, je pense que cette période de 6 mois est intenable. C’est eux (la CEDEAO) qui savent pourquoi ils ont dit ça, attendons de voir.  Je n’ai pas lu entièrement leur rapport, mais je crois que la période de 6 mois est intenable », a-t-il martelé.

S’agissant du gel des avoirs financiers des membres du CNRD, le président du PUP ironise.

« On ne sait même pas actuellement la composition de CNRD. Est-ce qu’ils en ont d’ailleurs des comptes à l’extérieur. Dans ce cas, tu vas geler quoi et pour qui ? » a dit Fode Bangoura avec un petit éclat de rire.

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel: 620 589 527/664 413 227

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Six mois pour des élections en Guinée : « nous attendons la proposition que la junte », dit Taran Diallo

17 septembre 2021 à 16 04 18 09189
Alpha Oumar Taran Diallo, président du parti ADR

Comme annoncé précédemment, en session extraordinaire hier, jeudi 16 septembre 2021, la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de la CEDEAO (communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest) a exigé « la tenue, dans un délai de six mois, des élections présidentielles et législatives » en Guinée. A travers décision, l’organisation sous-régionale compte reprendre le pouvoir des mains de la junte militaire (le CNRD qui a renversé le régime d’Alpha Condé le 05 septembre dernier par un coup d’Etat) pour un retour rapide à l’ordre constitutionnel. Mais, au sein de la classe politique guinéenne, cette exigence de la CEDEAO est largement critiquée. Beaucoup d’acteurs estiment que ce délai est « irréaliste ».

Dans un entretien accordé à Guineematin.com ce vendredi, 17 septembre 2021, Alpha Oumar Taran Diallo, président de l’alliance démocratique pour le renouveau (ADR), a laissé entendre que c’est au peuple de Guinée de déterminer la durée de la transition.

« Je penses que la CEDEAO est dans son rôle. Mais, la décision doit revenir au peuple de Guinée. Au niveau de l’ANAD, nous sommes en train d’observer, nous attendons la proposition que la junte fera. Et, de là,  on verra qu’est-ce qu’il faudra dire. Mais, à mon avis, il faut d’abord déterminer quelles sont les actions que nous allons menées  pendant la période de la transition. Parce qu’une transition a pour rôle d’ouvrir le retour à l’ordre constitutionnel par la mise en place d’institutions démocratiques. Cela suppose quelques actions. Par exemple, quelle constitution on va utiliser ? Quel est le fichier électoral ? Donc, il y a des activités à mener pour concourir au retour à l’ordre constitutionnel. Alors, lorsqu’on a identifié ces différentes activités, quelle est la période ou la durée de chaque cadre ? C’est ce qui peut me permettre de me prononcer dans la durée », a dit Taran Diallo.

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel : 620 589 527/664 413 227

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Exigence de la CEDEAO contre la Guinée : la réaction de quelques citoyens de Conakry

17 septembre 2021 à 15 03 54 09549

Comme annoncé précédemment, la CEDEAO (réunie en session extraordinaire à Accra au Ghana) a réitéré hier, jeudi 16 septembre 2021, sa ferme condamnation du coup d’Etat militaire qui a renversé le régime d’Alpha Condé. L’organisation sous-régionale a aussi exigé la « libération immédiate et sans condition » du chef de l’Etat déchu et la tenue, dans un délai de six mois, d’élections présidentielles et législatives en Guinée. Ces décisions de la CEDEAO visent le retour à un ordre constitutionnel dans le pays. Mais, à Conakry, ces exigences de la CEDEAO sont très mal accueillies, surtout pour ce qui de l’organisation des élections en six mois. Beaucoup d’observateurs estiment que le délai est court et demande à la junte de n’est pas s’y plier.

Dans la journée de ce vendredi, Guineematin.com a tendu le micro à quelques habitants de la capitale guinéenne.

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Mohamed Kalabane Camara, comptable : « La Guinée ne peut pas organiser des élections libres et transparentes dans six mois. C’est une nouvelle génération qui a pris le pouvoir ; donc, il faut lui donner de temps. Parce que le temps est très important dans ce genre de transition. Moi je propose une année. Il (Alpha Condé) doit répondre de faits qui lui sont reprochés. Parce que quand on parle de la justice, cela doit commencer par le sommet. Laissé Alpha Conde s’en aller est trop risqué ».

Morlaye Soummah, citoyen : « On n’a pas besoin de la CEDEAO. Parce que la CEDEAO était absente lorsqu’il (Alpha Condé) changeait la constitution, elle était absente lorsque des manifestants étaient tués un peu partout. C’est aujourd’hui que la CEDEAO vient demander des élections dans six mois, sans même se préoccuper de la situation guinéenne. La junte n’a qu’à rester s’il faut jusqu’à cinq ans. Concernant Alpha Condé, la justice n’a qu’à faire son travail. On ne doit le laisser aller nulle part. Sinon, il a beaucoup de relations et d’argents, il peut créer même une instabilité à notre pays ».

Aly Condé, vendeur de véhicules

Aly Condé, vendeur de véhicules : « La Guinée est un membre de la CEDEAO. Donc, si cette communauté décide de la Guinée, je crois qu’il faut bien étudier cette décision. Il n’est pas impératif de respecter la date fixée par la CEDEAO. Mais, c’est bon de l’étudier quand-même pour trouver une date qui va faire l’affaire. Moi je veux qu’on laisse le président déchu aller là où il veut, parce que les nouvelles autorités ont dit qu’il n’y aura pas une chasse aux sorcières. Il faut enterrer l’histoire ».

Amadou Lamarana Bah, mécanicien automobile 

Amadou Lamarana Bah, mécanicien automobile : « C’est intenable les six mois. Mais, la CEDEAO a le droit de garder un œil vigilant sur la junte. C’est vrai que la junte nous a libéré, mais il ne faut pas perdre de vue cette transition pour ne pas que la junte déroute. Moi je pense que 18 mois est une bonne durée. Alpha Condé doit répondre de ses actes. On ne doit pas laisser celui qui a perpétré un Coup d’Etat constitutionnel et qui a tué beaucoup de personnes pour arriver à ses fins s’en aller librement. La CEDEAO est dans l’erreur pour dire de libérer ce président sans conditions ».

Ansoumane Soummah, citoyen

Ansoumane Soummah, citoyen : « La CEDEAO n’a rien à nous imposer. L’opinion nationale et internationale est témoin de la légèreté dont cette communauté a fait preuve lors de la modification de la constitution. Pour moi, il faut que cette transition offre à la Guinée une réforme profonde qui va de quatre à cinq ans. Ce, pour que le prochain président s’assoit sur des bases solides. Humainement, il faut libérer Alpha Condé. Mais, il ne faut pas lui laisser sortir du pays. Il faut lui garder là où il aura accès à tout, mais pas en dehors du pays ».

Mohamed Lamine Konaté, fonctionnaire au secrétariat général du gouvernement

Mohamed Lamine Konaté, fonctionnaire en service au secrétariat général du gouvernement : Il n’est pas bon de se précipiter dans cette transition. Il est important que la junte ait du temps pour refonder les institutions de ce pays. Je pense à quatre ou cinq ans de transition. Je m’inscris dans la logique de la CEDEAO concernant la libération d’Alpha Condé. Il faut le libérer ».

Diarouga Aziz Balde pour Guineematin.com

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Conakry : la délégation de la CEDEAO huée par des manifestants

17 septembre 2021 à 15 03 35 09359

La délégation de la CEDEAO, conduite par Nana Akufo-Addo et Alassane Ouattara, respectivement présidents du Ghana et de la Côte d’Ivoire, a eu un accueil hostile ce vendredi, 17 septembre 2021, en Guinée. Plusieurs jeunes ont manifesté devant l’aéroport international de Conakry-Gbessia pour dénoncer les décisions prises par les chefs d’Etat des pays membres de la communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest au cours de leur sommet tenu hier à Accra, au Ghana. Pour les manifestants, il est inacceptable que l’organisation sous régionale veuille imposer à la Guinée une durée pour la transition.

Kanté Youssouf, coordinateur des jeunes engagés pour le rassemblement et le développement de la Guinée

Kanté Youssouf, coordinateur des jeunes engagés pour le rassemblement et le développement de la Guinée : « Nous sommes mécontents par rapport à la décision prise par la CEDEAO. La CEDEAO ne peut pas décider à la place des Guinéens. Nous sommes dans un pays souverain et le peuple de Guinée est souverain. Nous sommes capables de tracer le chemin que nous allons parcourir. Pour la transition, nous ne sommes pas pressés, c’est pourquoi il y a des concertations en cours. Après ces concertations, le peuple de Guinée va décider quel chemin il faut emprunter et comment aboutir à notre transition.

Ce n’est pas à la CEDEAO de nous dire d’organiser les élections. La transition ne se résume pas aux élections, elle doit nous permettre de mettre en place d’institutions plus fortes et faire en sorte que le calendrier proposé par le peuple de Guinée puisse valoriser notre pays et non le détruire. En 2010, ça a été le cas, on a anticipé les choses et le problème n’est pas fini. Aujourd’hui, nous devons penser à tout ça pour éviter les erreurs du passé. On doit aller lentement mais sûrement. C’est ce que le peuple de Guinée veut ».

Moussa Condé, membre du collectif pour une transition réussie et apaisée

Moussa Condé, membre du collectif des acteurs pour une transition apaisée : « Nous avons vu la limite de la CEDEAO en ce qui concerne la Guinée. Il faut que les responsabilités soient situées sur les dérives passées et que des Guinéens intègres soient choisis pour la vraie démocratie en Guinée. Nous voulons que le processus de démocratie que les Guinéens veulent soit mené à terme. Nous ne voulons pas que cette transition soit bâclée et qu’on se retrouve dans ce cycle éternel de recommencement.

La mission de la CEDEAO qui est venue ici est la suite logique des sanctions prises par l’organisation contre la Guinée. Et nous sommes là pour leur dire qu’ils ne peuvent pas décider à la place de la Guinée. C’est à la Guinée de décider de ce qu’elle va faire, et la CEDEAO doit s’aligner derrière la volonté du peuple de Guinée. Donc, nous n’acceptons pas les décisions que la CEDEAO a prises hier par rapport à la situation de la Guinée. On n’impose pas à la Guinée un agenda ».

Après l’aéroport, Nana Akufo-Addo et Alassane Ouattara se sont rendus dans un hôtel de Conakry pour s’entretenir avec le colonel Mamady Doumbouya, président du CNRD, la junte militaire au pouvoir en Guinée. Après la rencontre, ils ont pris la direction de Kaloum (le centre administratif du pays), où ils devraient rencontrer le président déchu, Alpha Condé.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com 

Tél. : 622919225

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La CEDEAO exige des élections dans 6 mois en Guinée : « Ce genre de pression est attentatoire à notre stabilité », martèle Etienne Soropogui

17 septembre 2021 à 15 03 21 09219
Etienne Soropogui, président du parti « Nos Valeurs Communes »

C’est visiblement la décision la plus impopulaire en Guinée que la CEDEAO vient de prendre pour faire pression sur la junte militaire (le CNRD) qui a renversé le régime d’Alpha Condé. En session extraordinaire hier, jeudi 16 septembre 2021, l’organisation sous-régionale a exigé la tenue d’élections dans un délai de six mois dans le pays, afin de permettre un retour rapide à l’ordre constitutionnel. Mais, depuis la publication de cette décision, les réactions fusent de partout en Guinée pour dénoncer l’attitude de la CEDEAO.

Dans un entretien ce vendredi, Etienne Soropogui, le président du mouvement ‘’Nos Valeurs Communes’’, a dénoncé « propositions surprenantes et déraisonnables ». Cet acteur politique guinéen assure que « ce genre de pression est à la fois contreproductif et attentatoire à la stabilité de la Guinée » en proie des problèmes sociopolitiques endémiques.

« La matrice de cette transition devrait être l’inclusion, le consensus, la neutralité et l’impartialité des acteurs de la transition. Il appartient aux Guinéens et à eux seuls de trouver le compromis indispensable afin de restaurer ces équilibres nécessaires à la conduite d’une transition apaisée. Il s’agit, pour se faire, que nous nous accordions sur les objectifs et la mission  à assigner à la transition. Et, c’est seulement après cet exercice qu’on peut s’aventurer à décliner un délai, pas l’inverse. Et, la communauté internationale, y compris la CEDEAO, n’aura d’autres possibilités que de s’aligner derrière ce que les guinéens auront décidé. Les propositions formulées par la CEDEAO sont à la fois surprenantes et déraisonnables. Le délai de 6 mois qu’ils proposent est d’un point de vue à la fois technique et politique totalement irréaliste. Ce genre de pression est à la fois contreproductif et attentatoire à notre stabilité.Nous avons une responsabilité historique et une occasion unique de construire ensemble les bases d’une société fondée sur les principes et les valeurs », a indiqué Etienne Soropogui.

Malick DIAKITE pour Guineematin.com

Tel: 626-66-29-27

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Une transition de 6 mois en Guinée ? Dr Zoutomou dénonce « l’utopie » de la CEDEAO

17 septembre 2021 à 15 03 03 09039
Dr Edouard Zoutomou Kpogomou, président de l’UDRP (Union Démocratique pour le Renouveau et le Progrès)

Dr Edouard Zoutomou Kpoghomou, président du parti UDRP (Union Démocratique pour le Renouveau et le Progrès), désapprouve totalement les décisions de la CEDEAO concernant la Guinée. Au cours d’un sommet extraordinaire tenu hier, jeudi, à Accra, au Ghana, les chefs d’Etat des pays membres de la CEDEAO ont exigé l’organisation des élections présidentielle et législatives dans un délai de six mois pour permettre le rétablissement de l’ordre constitutionnel en Guinée. Une décision jugée utopique par l’opposant guinéen, qui s’est prononcé sur le sujet dans un entretien qu’il a accordé à Guineematin.com, ce vendredi 17 septembre 2021.

« Je crois que nos chefs d’Etat africains sont complètement déconnectés de la réalité. Ces derniers temps, les chefs d’Etat de la Cedeao ne s’impliquent dans les affaires que quand leurs intérêts sont menacés. Lorsqu’on était en train de tuer injustement le peuple, eux, ils riaient parce qu’ils étaient des complices. Que ce soit la Cedeao ou l’Union africaine, ce sont les mêmes groupes. Le délai qu’ils ont donné, je le trouve très court. Les problèmes que le président Alpha Condé a laissés en Guinée, il faudra un pouvoir de miracle pour pouvoir les surmonter. Pour reprendre le fichier, on ne peut pas le faire même en six mois. Donc, c’est de l’utopie », a réagi Dr Edouard Zoutomou Kpoghomou.

Il rappelle que le peuple de Guinée est souverain et que c’est à lui seul qu’il revient le droit de déterminer la durée de la transition. « On ne peut pas nous imposer une période », a-t-il dit, avant de regretter le gel des avoirs des membres de la junte militaire au pouvoir en Guinée, décidé également par la CEDEAO. « Pourquoi on va geler leurs comptes bancaires ? Ont-ils été dénoncés pour avoir fait des malversations ? Alors, ils n’ont qu’à geler les comptes de ceux qui étaient au pouvoir. C’est eux qui ont éventré ce pays », estime le président de l’UDRP, parti membre de l’ANAD, une alliance politique dirigée par Cellou Dalein Diallo.

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

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Faya Millimouno en colère : « la CEDEAO est en train de blaguer avec l’avenir de la Guinée »

17 septembre 2021 à 13 01 15 09159

C’est avec surprise et stupéfaction que Dr Faya Millimouno, président du parti Bloc Libéral, a accueilli les décisions prises lors du sommet des chefs d’Etat de la CEDEAO, tenu hier, jeudi, à Accra, au Ghana. L’opposant guinéen trouve incompréhensible que l’organisation sous-régionale impose un délai transitoire de six mois, mais aussi des sanctions ciblées aux membres du CNRD, la junte militaire qui a pris le pouvoir en Guinée. Pour lui, ces décisions prouvent encore une fois que la CEDEAO est un syndicat des chefs d’Etat et non une organisation qui défend les populations. Il l’a dit au cours d’un entretien qu’il a accordé à Guineematin.com, ce vendredi 17 septembre 2021.

Faya Millimouno, président du parti Bloc Libéral, membre du FNDC

« Pour nous, c’est décevant cette décision de la CEDEAO. Elle prouve à suffisance que l’organisation sous régionale est en train de manquer cruellement de leadership en faveur des populations de la sous-région. Lorsque le coup d’État constitutionnel s’opérait en Guinée, nous avons été vers les institutions de la CEDEAO. Personnellement, avec d’autres leaders, nous avons effectué un déplacement à Abuja pour demander à la Cour de la justice de la CEDEAO d’intervenir en vertu des protocoles et des traités de la CEDEAO. Rien n’a été fait.

Ce coup d’Etat constitutionnel a causé beaucoup de dégâts dans notre pays en termes de perte en vie humaine, de destruction de biens publics et privés, beaucoup sont allés en prison. Le leadership de la CEDEAO n’a pas pensé que ceux qui ont perpétré cela devaient être sanctionnés, devaient avoir leurs avoirs volés au préjudice du contribuable guinéen gelés. C’est aujourd’hui que la CEDEAO veut sévir. Ça prouve que la CEDEAO est beaucoup plus une organisation du syndicat des chefs d’État qu’une organisation qui travaille véritablement aux côtés des peuples de la sous-région.

Six mois de période transitoire en Guinée, on est en train de blaguer avec l’avenir de ce pays ! Il y a 12 ans, on a connu un coup d’État après à la mort du général Lansana Conté. La même CEDEAO avec d’autres entités sont venues précipiter le pays à une élection. Mais aujourd’hui, nous sommes à la case-départ. Je crois que la CEDEAO devrait faire son propre Mea-culpa et laisser les Guinéens décider de comment conduire cette période transitoire. Les Guinéens que nous sommes, chacun doit pour une fois travailler non pas pour l’intérêt personnel, mais pour l’intérêt général.

Pour que nous ayons de véritables fondations d’un État de droit. Je ne suis pas d’accord avec la précipitation. Je dois rappeler qu’il n’y avait pas d’ordre constitutionnel normal en Guinée. Aujourd’hui, nous n’avons pas de constitution. Nous allons nous doter d’une nouvelle constitution et nous n’allons pas faire de plagiat ni de copier-coller cette fois-ci. Nous prendrons du temps et nous impliquerons les Guinéens. En tout cas, en ce qui nous concerne nous, au Bloc Libéral, nous nous impliquerons pleinement dans la façon dont les choses vont se passer pour que cette phase transitoire soit réussie.

La Guinée est en crise, et la crise est récurrente depuis 63 ans. Après 63 ans d’indépendance, nous n’avons pas pu nous doter d’institutions fortes. Si nous voulons faire la fondation d’un État de droit et de la démocratie, ce n’est ni en un an, ni en deux ans. Il faut aller au-delà. Je pense que même 5 ans, ce n’est pas trop dans la vie d’une nation. Si seulement si les Guinéens se donnent les mains pour réussir cette période transitoire. Mais il n’y a rien qui puisse se faire en 6 mois pour permettre au pays de prendre un bon départ », a dit Dr Faya Millimouno.

Propos recueillis par Malick Diakité pour Guineematin.com

Tel: 626-66-29-27

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Guinée/ Mines : la société AGB2A a payé environ 640 millions de francs guinéens au FODEL pour l’exercice 2021

17 septembre 2021 à 13 01 00 09009

La société AGB2A (Alliance Guinéenne de Bauxite, d’Alumine et Aluminium) a contribué cette année (exercice 2021) à hauteur de 640 millions de francs guinéens, soit environ 65.500 USD, au Fonds de Développement Local (FODEL) dans la préfecture de Boffa, où cette entreprise, à majorité guinéenne, tient son exploitation.

Le FODEL est un fonds permettant aux collectivités locales de pouvoir initier des actions communautaires et aménager des infrastructures de base en faveur des populations.

Les quotas versés par les entreprises minières sont calculés sur la base de leur chiffre d’affaires conformément à l’article 130 du Code minier guinéen.

Entreprise junior, très impliquée dans les activités des communautés à la base, AGB2A a démarré ses activités d’exportation de bauxites, seulement en Mai 2020.

A ce jour, elle est l’une des rares société minière en exploitation dont tous les segments de production et d’exportation sont parfaitement maîtrisées par ses employés locaux.

Les chiffres les plus récents fournis par la société indiquent que sur les 702 premiers employés actuels de la compagnie, 552 sont directement liés aux 99 ménages des communautés directement impactées par l’exploitation ; le reste venant des autres agglomérations de Boffa et des préfectures voisines ou d’ailleurs.

Par ailleurs, la cartographie précise de l’espace communautaire lié à la première phase de son exploitation (bases vie, port minier, route minière, extraction et transport à partir de sa mine pilote), opérée en amont du projet, a permis de répertorier au moins 16 villages, abritant 575 ménages pour 5657 habitants, a révélé la newsletter spécialisée Westaf Mining.

Globalement, en 2021, en addition aux fonds versés pour le FODEL, AGB2A a investi plus de 2,5 milliards de francs guinéens (environ 250.000 USD) dans des infrastructures, programmes et autres activités profitant directement aux communautés, indique la même source.

« Nos rapports avec les communautés se renforcent et se bonifient de jour en jour, au vu des résultats que nous obtenons sur le terrain », a indiqué la direction générale de l’entreprise.

Comme on le constate, parallèlement à ses contributions et paiements légaux, AGB2A s’inscrit dans une vision à long terme.

« Cela porte sur notre implication dans le domaine de l’éducation des populations à la base. Nous avons décidé de prendre en charge 10 enseignants dans 5 écoles couvrant les 16 villages et qui sont rémunérés sur les 12 mois de l’année. Soient 276.000.000 GNF par an », explique une source d’AGB2A.

Les actions sociales de l’entreprise touchent également des secteurs comme l’accès à l’eau potable, avec l’aménagement de forages en faveur des villageois. Dans le cadre social toujours, la société, après avoir rénové la morgue du district de Sombouyadi, se prépare à soutenir la rénovation du poste de santé de Gbassayah.

La société AGB2A projette de s’investir également dans des projets d’autonomisation des femmes et d’autosuffisance alimentaire en apportant un soutien aux grands agriculteurs pour les prochaines campagnes agricoles.   

Oumar Camara

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Santé : Guéckédou célèbre la fin de l’épidémie de Marburg

17 septembre 2021 à 12 12 48 09489

Apparue en Guinée au mois d’août dernier, l’épidémie de fièvre hémorragique à virus Marburg (une maladie transmise à l’homme par les chauves-souris) vient d’être circonscrite. Les autorités sanitaires ont déclaré hier, jeudi 16 septembre 2021, la fin de cette maladie dans le pays. Une cérémonie a d’ailleurs été organisée dans la salle de conférence de la direction préfectorale de la santé de Guéckédou pour célébrer la fin de cette maladie qui avait terrifié les populations, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Guéckédou.

C’est dans une ambiance festive que les autorités sanitaires et administratives de Guéckédou, les ONGs et les partenaires techniques et financiers de la Guinée ont célébré dans les locaux de la direction préfectorale de la santé de Guéckédou, la fin de la maladie à virus Marburg. A cette occasion, le président du district de Temessadou-M’boket, Faya Mamoudou Millimouno, a pris la parole pour remercier tous ceux qui se sont impliqués dans la lutte contre cette maladie dans sa localité.

« Je remercie Dieu de nous avoir permis de vivre cette journée et je remercie également les partenaires bi et multilatéraux. Depuis la déclaration de l’apparition de cette maladie, les agents de la croix rouge nous ont dit de ne pas toucher le corps et ils viendront nous aider à faire un enterrement digne et sécurisé. A l’apparition de cette maladie, les populations avaient peur et réticents ; mais, avec la sensibilisation, elles ont accepté de suivre les conseils des agents de la santé jusqu’à la fin des 21 jours. L’équipe de veille était à nos côtés tous les jours et ils nous ont fourni tous les kits de lavage de main… Je demande à toutes les communautés de la Guinée, au cas où une maladie apparaît dans votre localité, on ne le souhaite pas, c’est d’accepter de faire comme nous en suivant tous les conseils des agents de santé », a dit Faya Mamoudou Millimouno.

Roger Lamah, chargé de communication pour le développement de l’UNICEF

De son côté, Roger Lamah, le chargé de communication pour le développement de l’UNICEF, a remercié les populations de Guéckédou pour leur collaboration. Il a aussi demandé aux partenaires de la Guinée « d’accorder une attention particulière à la situation des 82 enfants (dont 36 filles) directement touché par cette épidémie ».

Pour sa part, Dr Freddy Banza, incident manager de l’OMS, a demandé d’observer avec attention la période de surveillance renforcée.

« Au nom de la directrice régionale de l’OMS, je suis très heureux de participer à la déclaration de la fin de cette épidémie à virus Marburg. La détection rapide, l’identification et le suivi des contacts ont permis de circonscrire la chaîne de transmission de cette maladie dans un délai raisonnable. Cette fin d’épidémie est déclarée après 42 jours d’observation sans nouveau cas, comme le recommande l’OMS pour la période d’observation de surveillance renforcée pour la laquelle on ne peut pas avoir de cas conformément aux règlements sanitaire international. Nous invitons les agents de santé d’observer avec attention la période de surveillance renforcée qui va suivre et remonter tout cas suspect afin qu’il soit vite pris en charge. Nous demandons aussi aux populations de Koundou d’accompagner les agents de santé pendant cette période. Car, aucun sacrifice n’est de trop pour garantir la santé humaine », a indiqué Dr Freddy Banza.

A rappelé que le virus Marburg a été déclaré en Guinée le 5 août 2021 par les autorités sanitaires. Le premier patient a été diagnostiqué dans la localité de Témessadou-M’Boket, un district situé à 54 km de la ville de Guéckédou, dans la région sud de la Guinée. Ce patient zéro était un homme de 46 ans qui avait été par la suite emporté par la maladie. Ses contacts -au nombre de 155 personnes retracées par le ministère guinéen de la Santé- étaient sous haute surveillance de façon quotidienne. Mais, finalement, les autorités sanitaires ont indiqué qu’aucun cas suspect n’a été détecté depuis le premier cas de la maladie.

De Guéckédou, Sory Malal Daillo pour Guineematin.com

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Guinée : voici une importante déclaration des organisations de défense des droits humains

17 septembre 2021 à 12 12 01 09019

Prise du pouvoir par l’armée, les organisations de défense des droits humains guinéennes signataires de la présente déclaration interpellent le Comité National de Rassemblement et du Développement (CNRD) sur la nécessité de protéger les droits humains en toutes circonstances et à communiquer dans les meilleurs délais une feuille de route de la transition qui tient compte de toutes les propositions issues des concertations ; elles exhortent la JUNTE à inscrire la lutte contre l’impunité des crimes de sang et économiques parmi les priorités du prochain gouvernement de la transition.

Ayant observé que le dimanche 05 septembre 2021, tôt le matin, des tirs nourris à l’arme automatique ont été entendus dans la capitale guinéenne ;

Notant que dans la même journée, un communiqué lu à la télévision nationale par une unité de l’armée guinéenne, appelée Forces Spéciales, annonçait l’arrestation du Président guinéen, M. Alpha Condé, la mise en place d’un « Comité National du Rassemblement et du Développement » (CNRD), la dissolution de la Constitution, du Gouvernement, des Institutions Républicaines ;

Les organisations de défense des droits humains, membres de la société civile guinéenne et signataires de la présente déclaration, tiennent à exprimer leurs vives préoccupations sur la situation qui prévaut en Guinée.

Nos organisations préoccupées pour le respect des principes démocratiques et de l’état de droit appellent :

  1. Au respect du pacte international relatif aux droits civils et politiques, à la Charte Africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance ainsi que le protocole additionnel sur la démocratie et la bonne gouvernance ;
  1. A un dialogue inclusif permettant à un retour à l’ordre Constitutionnel et ;
  1. A une communication rapide par la JUNTE d’une feuille de route qui définit la transition

En outre, nos organisations saluent également la libération d’un premier groupe de prisonniers politiques et la démilitarisation de l’Axe Hamdallaye Bambéto Cosa-Cimenterie par la levée des Postes avancées de sécurités (P.A) et des restrictions sur les libertés politiques. 

Elles encouragent la JUNTE à libérer l’ensemble des prisonniers politiques détenus à Conakry et à l’intérieur du pays.

Par ailleurs, nous saluons la déclaration du Lt/Colonel Mamady DOUMBOUYA indiquant que la justice sera la boussole de la conduite de la transition.

A ce titre, nous appelons le Comité Militaire de Rassemblement pour le Développement (CNRD) a assuré le respect de l’intégrité du président déchu, M. Alpha CONDE.

Nous tenons également à ce que la lutte contre l’impunité sur les crimes de sang et économiques soient parmi les priorités du prochain gouvernement de la transition.

Nous rappelons que sous le régime de Mr Alpha Condé, des violations graves des droits de l’Homme ont été commis ;

On peut citer entre autres : les massacres de Zogota, womey, Galapaye, les répressions meurtrières dans les quartiers de Conakry, les casses de maisons de kaporo-rails, les arrestations et détentions des militants pro-démocratie opposés au projet de changement constitutionnel, les tueries des élèves lors de la grève des enseignants entre 2017-2019, les violences intercommunautaires de Nzérékoré, Macenta, les violences dans les zones minières de Boké, Kamsar, Sangaredi, Kolaboui, Kouroussa, Gaoual, Foulata (Siguiri)…

C’est pourquoi, nous tenons à ce que M. Alpha CONDE ainsi que tous ceux qui sont mêlés de près ou de loin à des crimes de sang et économiques répondent devant la justice guinéenne dans le respect de la loi. 

Conakry, le 17 septembre 2021

ONT SIGNE :

  1. Organisation Guinéenne de Défense des Droits de l’Homme et du Citoyen
    1. Association des Victimes Parentes et Amis du 28 Septembre-AVIPA
    1. Avocats Sans Frontières-Guinée
    1. Ligue Guinéenne des Droits de l’Homme
    1. Les Mêmes Droits Pour Tous
    1. Collectif pour les Réserves Naturelles
    1. Guinée Libre
    1. Coalition Guinéenne pour la Cour Pénale Internationale
    1. Forum Civil Guinéen
    1. Collectif des Acteurs sociaux pour une Transition Apaisée
    1. Femmes Développement Droits Humains en Guinée
    1. La Coordination des ONG de Défense des Droits de l’Homme
    1. Alliance des Médias pour les Droits Humains
    1. Réseau des Femmes Défenseures des Droits de l’Homme
    1. Organisation Guinéenne des Droits et Devoirs du Citoyen
    1. Collectif des Victimes de Kaporo-Rails
    1. Women of Africa-WAFRICA
    1. CAFIDH
    1. Centre Guinéen de Promotion et Protection des Droits de l’Homme
    1. Women Hope Guinée
    1. LIDA
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