Concertations nationales : le CNRD convoque de nouvelles rencontres avec d’autres acteurs

20 septembre 2021 à 21 09 54 09549
Le colonel Mamady Doumbouya, président du CNRD, entouré de ses proches

Dans une série de communiqués diffusés ce lundi soir, 20 septembre 2021, le colonel Mamady Doumbouya, président du comité national pour le rassemblement et le développement (CNRD), a annoncé la poursuite des concertations nationales entamées mardi dernier, au Palais du peuple, à Conakry.

Le chef de la junte militaire qui dirige la Guinée va rencontrer successivement les magistrats, les opérateurs et agents immobiliers, les fondateurs des écoles et universités privées de Guinée, les détenteurs des lieux de loisir et les faîtières des organisations de femmes et de jeunes.

Guineematin.com vous propose ci-dessous le condensé des trois communiqués lus à la télévision nationale :

« Dans le cadre de la poursuite de la concertation nationale avec l’ensemble des forces vives de a nation, le colonel Mamady Doumbouya, président du CNRD, invite les différentes composantes à une rencontre au palais du peuple, selon le programme ci-dessous :

Mardi, 21 septembre 2021, de 10 heures à 12 heures, les magistrats ; de 13 heures à 15 heures, les ordres socio-professionnels, les opérateurs et agents immobiliers.

Mercredi, 22 septembre 2021, de 10 heures à 12 heures, les fondateurs des écoles et universités privées de Guinée ; de 13 heures à 15 heures, les détenteurs des hôtels, motels, boîtes de nuit, bars et restaurants.

Jeudi, 23 septembre 2021, de 13 heures à 15 heures, les faîtières des organisations de femmes et de jeunes.

Les délégués doivent se munir de leurs pièces d’identité : carte d’identité nationale, passeport ou carte d’électeur pour le retrait de leur carte d’accès une heure avant la rencontre. Il est à signaler que chaque structure sera représentée par un délégué ».

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Ibrahim Koné après la rencontre avec le CNRD : « le colonel a promis un fonds pour la presse »

20 septembre 2021 à 21 09 39 09399

Comme annoncé précédemment, les représentants des associations et syndicats de presse ont été reçus ce lundi, 20 septembre 2021, par le comité national du rassemblement et de développement (CNRD). La rencontre s’est tenue à huis-clos à l’hémicycle ; et, les échanges ont portés sur les difficultés, les préoccupations et les attentes des journalistes.

Selon Ibrahim Koné, le président de l’UPF et directeur général adjoint du quotidien national Horoya, la question de la subvention de la presse a aussi été mise sur la table. Et, le colonel Mamady Doumbouya, le président du CNRD, a promis qu’il veillera prochainement à ce qu’il y ait un fond pour la presse.

Ibrahim Koné, président de l’UPF, directeur général adjoint du quotidien national Horoya

« Tout a été dit. Le président a décidé que les journalistes, avec leurs cartes de presse, peuvent passer au-delà de 22 heures sur tous les barrages sur toute l’étendue du territoire national. Ça fait office de laissez passer. Et, il a dit que dès après l’installation, la mise en place du gouvernement, toutes les questions relatives à la presse vont être étudiées ; et que personnellement, il veillera là-dessus. Le président a exhorté la presse à dénoncer tout ce qui est corruption en Guinée, tout ce qui va à l’encontre de la justice, à l’encontre des principes du CNRD. Tout le monde a été satisfait des réponses que le chef de l’État a données. On a sollicité aujourd’hui que la presse guinéenne de façon globale se retrouve sans subvention. Il a dit que prochainement, qu’il veillera là-dessus pour qu’il y ait un fonds pour la presse. Il (le colonel Mamady Doumbouya) a dit que les journalistes doivent être libres en République de Guinée. Tout ce qui est liberté de la presse doit être respecté. Il a exhorté les journalistes à respecter la loi L002 », a indiqué Ibrahim Koné.

Ibrahim Koné, président de l’UPF, directeur général adjoint du quotidien national Horoya

Mohamed Guéasso DORÉ pour Guineematin.com

Tel : +224 622 07 93 59

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Mamadou Thug au CNRD « nous demandons la levée du couvre-feu et la nomination d’un ministre de la culture issu de nos rangs »

20 septembre 2021 à 21 09 10 09109
Mamadou Lamine Diallo Thug, artiste comédien

Le Comité national du rassemblement et du développement (CNRD) continue son programme de concertations nationales avec les forces vives en vue d’une transition inclusive et apaisée. Ce lundi 20 septembre 2021, la junte a eu à échanger avec les acteurs culturels, les journalistes et les personnes évoluant dans le secteur informel.

Pour sa part, le Président des troupes artistiques de Guinée (TAG), Mamadou Lamine Diallo dit Mamadou Tug, présent parmi les acteurs culturels qui ont conféré avec la junte a réitéré à la presse dont Guineematin.com, les principales demandes de cette corporation qui portent sur la levée du couvre-feu et la nomination d’un ministre de la culture issu des rangs des artistes et opérateurs culturels du pays ainsi que la participation des artistes et comédiens dans les organes de transitions.

Mamadou Lamine Diallo Thug, artiste comédien

«  En ma qualité de Président des troupes artistiques de Guinée (TAG), j’ai salué les franches discussions avec les autorités du CNRD.  Nous avons tous suivi le Colonel Mamady Doumbouya après la prise du pouvoir qui a demandé à tout le monde de reprendre le travail, le lundi 6 septembre. Mais nous, les artistes et opérateurs culturels, nous ne pouvons pas le reprendre à cause du couvre-feu. Nous avons demandé au CNRD de lever le couvre-feu et exiger en lieu et place le pass sanitaire. Mieux, nous exigeons, comme c’est le renouveau, de nommer quelqu’un de nous à la tête du département de la culture. Il ne faut pas oublier que nous sommes au Palais du peuple. Cet édifice est le fruit de la culture. Quand il y a eu le coup d’Etat, le Colonel est d’abord passé par les réseaux sociaux et a fini par aller à la RTG. La RTG, c’est le fruit de la culture. Nous lui avons fait comprendre que la culture est le cœur du développement d’une nation », a soutenu cet artiste comédien.

Mieux, les acteurs du monde culturel guinéen appellent de tout leur vœu pour appartenir aux différents organes de la transition.

« Il n’y a pas mieux que nous pour vulgariser les lois du pays dans nos différentes langues nationales. Donc nous voulons être associés partout dans les organes de la transition, surtout au niveau du CNT. Nous sommes prêts à accompagner le CNRD et nous demandons en retour qu’il nous aide », a lancé Mamadou Tug.

Démarrées le mardi 14 septembre, les concertations nationales pour une transition inclusive et apaisée ont connu la participation de nombreux acteurs guinéens élargis représentants des pays amis, à travers le corps diplomatique et consulaire et ceux des institutions internationales.

Abdallah Baldé pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Sékou Jamal Pendessa après la rencontre avec le CNRD : « On a touché ce qui concerne directement le journaliste »

20 septembre 2021 à 20 08 59 09599
Sékou Jamal Pendessa, secrétaire général du SPPG (Syndicat professionnel de la presse privée de Guinée)

Comme annoncé précédemment, les représentants des associations et syndicats de presse ont été reçu ce lundi, 20 septembre 2021, par le comité national du rassemblement et de développement (CNRD). La rencontre s’est tenue dans la salle du 02 octobre ; et, les hommes de médias ont profité de l’occasion pour exposer les préoccupations et les difficultés des journalistes.

Selon Sékou Jamal Pendessa, le secrétaire général du SPPG (Syndicat professionnel de la presse privée de Guinée), ce sont des points en lien direct avec l’amélioration des conditions de vie et de travail du journaliste. Et, il a été obtenu du CNRD la possibilité, pour les journalistes détenteurs de la carte professionnelle de la HAC, de circuler au-delà de 22 heures.

Guineematin.com vous propose, ci-dessous, le décryptage des propos du secrétaire général du SPPG :

« On a touché ce qui concerne directement le journaliste, c’est-à-dire la convention collective pour contribuer à l’amélioration des conditions de vie et de travail des employés des médias. Nous sommes revenus sur l’exclusion dont nous avons toujours été victimes au niveau de la Haute Autorité de la Communication (HAC). Donc, un engagement a été pris sur place qu’il y aura des concertations pour chercher à corriger cette injustice au niveau de la HAC. Parmi les points énumérés dans notre mémorandum, ce qu’il y a une réponse directe qui a été donnée sur place. D’ailleurs, c’est le seul mémorandum qui a été récupéré pendant les débats. Cette réponse est qu’on avait sollicité à ce qu’on permette aux journalistes de circuler au-delà de l’heure fixée pour le couvre-feu. Désormais, ceux-là qui détiennent la carte professionnelle de la HAC ont la possibilité de circuler au-delà de 22 heures. C’est un engagement qui a été pris sur place. Et, la précision qui a été apportée à ce niveau, puisqu’on a dit que ce n’est pas tous les journalistes qui ont reçu la carte professionnelle, ils ont dit que la HAC est dissoute ; mais, l’administration continue à fonctionner. Ils vont prendre contact avec l’administration de la HAC par le canal du secrétaire général du ministère de la communication pour que les journalistes qui n’ont pas encore reçu leurs cartes professionnelles puissent rentrer en possession de ces cartes. A partir de ce moment ils pourront circuler. Mais attention, ils précisent que cette carte donne droit qu’au journaliste seulement. Si vous êtes avec quelqu’un d’autre qui n’est pas journaliste, la carte ne le protège pas. Dans tous les cas, le colonel a ordonné à ce qu’on lui envoie personnellement le mémorandum du syndicat qui été apparemment le seul sollicité sur place. Nous espérons que beaucoup de points seront pris en compte. Le cas des journalistes reporters a été posé ; et, à ce niveau, la doléance a été qu’on permette aux journalistes du privé d’accéder dans la salle de concertation. Mais, la réponse qui a été donnée par l’une des communicantes du CNRD, c’est qu’il y aura les conférences de presse. On a juste permis à la RTG et que le reste peut considérer que les rencontres sont à huis-clos », a indiqué Sékou Jamal Pendessa au sortir de cette rencontre.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

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Cheick Mohamed Kanté, dit Mansa Tourouban : « je suis du RPG ; mais, j’étais contre le 3ème mandat »

20 septembre 2021 à 20 08 42 09429
Cheick Mohamed Kanté, dit Mansa Touraman

Le Colonel Mamady Doumbouya, qui a renversé Alpha Condé, le 5 septembre, continue ses consultations avec les forces vives de la nation en vue d’une transition inclusive et apaisée. Ce lundi, 20 septembre 2021, c’était au tour des artistes, comédiens et opérateurs culturels, des hommes de médias et des représentants du secteur informel d’échanger avec les nouvelles autorités du pays.

Interrogé par un journaliste de Guineematin.com, Cheick Mohamed Kanté, dit Mansa Tourouban, cinéaste de son état, a dit toute sa satisfaction après la rencontre avec le CNRD. Cet acteur culturel a révélé être un vrai militant du RPG Arc-en-ciel ; mais, n’a jamais soutenu le 3ème mandat qui a fini par emporter le champion des jaunes.

« A vrai dire, la rencontre avec le Colonel Mamady Doumbouya s’est très bien passée. Vous ne devez pas oublier que les cinéastes sont les moins servis dans ce pays. Les chanteurs, les comédiens et les acteurs culturels sont avec leurs voitures et dans leurs villas, mais nous les cinéastes, nous sommes abandonnés dans les oubliettes. Ailleurs, les cinéastes sont toujours dans un avion, mais nous, on ne peut même pas avoir un visa pour aller à Coyah », a dénoncé cet homme de culture.

Pour Mansa Tourouban, pour le bonheur de la culture et du cinéma en Guinée, les autorités doivent s’intéresser à ce secteur et à ses acteurs.

« Nous attendons beaucoup du CNRD et nous soutenons de toutes nos forces le Colonel Mamady Doumbouya. Nous savons qu’il est animé d’une bonne volonté et avec son équipe, il pourra aider la Guinée et tous les Guinéens. Il a promis de nous recevoir prochainement. Mais d’ici là, nous allons lui déposer les mémos qu’on a établis », a-t-il promis.

A l’annonce du coup d’Etat du 5 septembre, à l’image de la majorité des Guinéens, Cheick Mohamed Kanté se dit non surpris et souligne son opposition au 3ème mandat qui a fini par emporter le Président Alpha Condé.

« Vous savez, moi je suis 100% du RPG Arc-en-ciel. Je ne le cache pas. Je n’ai pas bien accueilli le coup d’Etat mais il ne m’a pas aussi surpris. Vous savez, moi j’étais contre le 3ème mandat. Même si j’ai fait la campagne pour lui (Pr Alpha Condé), mais, je n’étais vraiment pas d’accord », a révélé ce célèbre cinéaste qui interprète le rôle du fils de l’Almamy Samory Touré dans une des pièces de théâtre qu’il a jouée.

Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Yamoussa Sidibé après la rencontre avec le CNRD : « tous les grands problèmes que nous avons posés ont pu être apaisés »

20 septembre 2021 à 20 08 24 09249

Comme annoncé précédemment, les représentants des associations et syndicats de presse ont été reçu ce lundi, 20 septembre 2021, par le comité national du rassemblement et de développement (CNRD). La rencontre s’est tenue à huis-clos à l’hémicycle ; et, les échanges ont portés sur des sujets de grandes préoccupations des journalistes. Il s’agit entre autres des questions en lien à l’accès à l’information publique, à la sécurité des journalistes, la préservation des acquis des journalistes et la dépénalisation des délits de presse. Et, selon Yamoussa Sidibé, le président de l’Association des Journalistes de Guinée (AJG), tous les grands problèmes qui été posés de façon générale ont pu être apaisés par le CNRD.

Guineematin.com vous propose, ci-dessous, le décryptage des propos du président de l’AJG

Yamoussa Sidibé, président de l’Association des Journalistes de Guinée (AJG)

« Nous avons pu efficacement rencontrer le chef de la transition, le Colonel Mamady Doumbouya. Nous avons pu poser les grands problèmes qui assaillent aujourd’hui les journalistes dans leur fonctionnement. En face de nous, nous avons trouvé un homme qui a une capacité extraordinaire d’écoute. Les premiers problèmes qui ont été posés ont été apaisés tout de suite. Par exemple, l’accès à l’information publique, à la sécurité des journalistes, la préservation des acquis des journalistes, notamment la dépénalisation des délits de presse. Toutes ces questions, toutes ces préoccupations ont produit une réponse immédiate. Donc, franchement c’est une journée extraordinaire. Le nouveau président, il est patient, il était à l’écoute avec une grosse patience. On sentait sa volonté de répondre aux questions, sa volonté d’assouvir les attentes, sa volonté de trouver une solution à tout ce qui préoccupe les uns et les autres. Nous les journalistes, nous sommes des observateurs. Nous ne pouvons pas dire que nous accompagnons tel ou tel. Nous observons ; et puis, selon les capacités des uns et des autres à trouver une solution aux grands problèmes de la société, nous pourrions prendre la trompette et le clamer. Mais, aujourd’hui, c’est vrai que ce que nous voyons nous rassure dans le fait que demain ce métier pourrait être pratiqué de la meilleure des manières… La RTG, Horoya, l’AGP, c’est différents organes publics pourraient trouver une nouvelle solution. La presse privée n’était pas oubliée. En tout cas, tous les grands problèmes que nous avons posés de façon générale ont pu être apaisés aujourd’hui.

La haute autorité de la communication a été biaisée dans son fonctionnement. La haute autorité de la communication, selon les journalistes qui étaient là, ne répondait plus aux attentes des journalistes. Elle était plus qu’une coquille vide. Il y avait des gens qui ne devaient même pas relevé de cette structure, mais qui y étaient. Le président de la Haute Autorité de la Communication qui devrait être désigné par le Collectif des professionnels qui avaient été amené là a été finalement nommé par un décret de la présidence de la République. Ce qui n’est pas normal, ce qui ne se devait pas. Donc, toutes ces questions ont été posées au nouveau dirigeant qui a promis d’y remédier, de mettre en place rapidement une structure de régulation de la presse, qui permettra à la presse de fonctionner normalement et d’apaiser les attentes des uns et des autres. Il a même appelé les journalistes à prendre leur responsabilité, à dénoncer ce qui ne va pas, notamment les cas de corruption », a précisé Yamoussa Sidibé.

Mohamed Guéasso Doré pour Guineematin.com

Tel : +224 622 07 93 59

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Les journalistes autorisés à circuler aux heures du couvre-feu : « c’est un acquis fondamental »

20 septembre 2021 à 19 07 20 09209

C’est l’une des décisions qui résultent de la rencontre entre le colonel Mamady Doumbouya et les organisations professionnelles de médias ce lundi, 20 septembre 2021. Avant même de lever la séance, le président du comité national pour le rassemblement et le développement (CNRD) a donné l’autorisation aux journalistes détenteurs de la carte de presse professionnelle de pouvoir circuler aux heures du couvre-feu. C’était l’une des doléances présentées par les représentants du monde médiatique guinéen à cette rencontre. Et cette décision est saluée comme étant un « acquis fondamental » par Alpha Abdoulaye Diallo, le président de l’association guinéenne des éditeurs de la presse indépendante (AGEPI).

Alpha Abdoulaye Diallo, président de l’AGEPI

« Nous avons tout mentionné dans le mémorandum qui a été remis au secrétaire général du ministère de l’information et de la communication. Nous avons insisté sur la préservation des acquis de la presse et nous avons également insisté sur le fait qu’en cette période de pandémie, il fallait permettre aux journalistes de pouvoir continuer le travail parce qu’avec les mesures de confinement, vous savez que les journalistes ne peuvent pas travailler au-delà de 22h. Donc, cette demande-là a été acceptée. Il a été décidé désormais que tous les journalistes détenteurs de la carte de presse professionnelle puissent circuler librement. Ensuite, il y a eu des doléances comme l’octroi d’une maison de la presse, la sécurité des journalistes.

Pour éviter les erreurs du passé, nous avons demandé à ce que les militaires n’investissent plus les rédactions. Cette doléance aussi est passée et ainsi de suite. Donc, cette concertation permettait à la presse nationale de faire la présentation de ses constats, de faire des plaidoyers mais aussi de présenter ses attentes, et c’est ce que nous avons réussi. Déjà sur le champ, il a été décidé que les journalistes détenteurs de la carte de presse puissent circuler librement à toutes les heures de la journée et de la nuit. C’est déjà un progrès, un acquis fondamental. Parce que si vous êtes journaliste, vous travaillez et que vous pouvez circuler librement malgré le couvre-feu qui commence à 22h, c’est déjà un acquis et ça c’est sur le champ.

Ensuite, pour ce qui concerne la transition, comme vous le savez, les médias en général sont des baromètres de la démocratie et qui parle de démocratie, parle de transition réussie. Pour que la transition réussisse, il faut que les médias puissent travailler librement et c’est ce que nous avons réussi. Il faut aussi doter les médias de moyens. Je pense que ce message-là a été apprécié. Nous sommes confiants parce que la liberté de la presse, elle est déjà un acquis pour la Guinée depuis les années du président Lansana Conté. Donc, c’est cet acquis là qu’il faut préserver, sauvegarder et défendre à tout moment et partout face à toutes les autorités, que ce soit en face des autorités de la transition ou les futures autorités du pays », a déclaré le président de l’AGEPI.

Propos recueillis par Mamadou Yaya Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 622 67 36 81

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Zakiou Deen Camara, alias Oudy 1er : « On est très rassuré parce qu’on a vu le Colonel Mamady Doumbouya très réceptif »

20 septembre 2021 à 19 07 10 09109
Zakiou Deen Camara, alias Oudy 1er, artiste musicien et directeur général du centre culturel ‘’Oudy Prod Music’’

Comme annoncé précédemment, la rencontre de concertation entre les acteurs culturels guinéens et le CNRD a eu lieu ce lundi, 20 septembre 2021, au palais du peuple. Les échanges ont porté sur les problèmes qui assaillent les hommes de culture et les mesures correctives à porter pour solutionner lesdits problèmes. Et, selon Zakiou Deen Camara, alias Oudy 1er, artiste musicien et directeur général du centre culturel ‘’Oudy Prod Music’’, le colonel Mamady Doumbouya (le président du CNRD) a été très réceptif aux messages qui lui ont été adressés.

Lisez !

Zakiou Deen Camara, alias Oudy 1er, artiste musicien et directeur général du centre culturel ‘’Oudy Prod Music’’

« Mon message à l’endroit du CNRD était le cri de cœur de la situation précaire des artistes que nous sommes en ce moment de pandémie COVID-19. Vous n’êtes pas sans savoir que depuis 2020, le secteur culturel est celui qui paie les frais des restrictions et des interdictions. Nos actives sont bloquées. Donc, nous (les artistes) n’exerçons pas dans nos métiers. Donc, c’est une situation précaire et catastrophique qui prévaut pour certains artistes. Et, donc, nous avons discuté avec le CNRD de ce que nous pouvons proposer pour les accompagner dans la transition, mais aussi de prendre en compte notre situation précaire et que nos activités puissent reprendre pour que chacun puisse sortir de cette situation. On est très rassuré parce qu’on a vu le Colonel Mamady Doumbouya très réceptif. Je pense que c’est quelqu’un qui a aussi la même vision que nous, en tant que jeune. Il comprend nos lacunes, il comprend les attentes du secteur culturel. Il y a eu plusieurs intervenants qui ont creusé l’abcès qui fatigue aujourd’hui la culture guinéenne. Nous avons aussi parlé du renouvellement du secteur culturel et aussi du ministère de la culture. Qu’ils soient renouvelés par les jeunes et la nouvelle génération. Donc, je pense que le message est très bien passé. Nous avons beaucoup d’espoir avec le CNRD qui nous a promis aussi de prendre en compte toutes nos revendications. Et, je pense que dans le futur, nous aurions gain de cause. Dans un cas général, toutes nos revendications ne peuvent pas être prises en compte ; mais, le plus important, ce sont les parties essentielles que nous avons évoquées. Il s’agit de la reprise de nos activités et le nettoyage du secteur culturel. Parce que nous savons que depuis plusieurs années, ce sont les mêmes personnes qui sont à la tête du ministère de la culture. Nous voulons qu’il y ait un jeune à la tête de ce département », a laissé entendre le patron de « Oudy Prod Music ».

Mohamed Guéasso Doré pour Guineematin.com

Tel : +224 622 07 93 59

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Noël Lamah après la rencontre avec le CNRD : « le secteur de la vidéo et du cinéma est prêt à accompagner les nouvelles autorités »

20 septembre 2021 à 19 07 02 09029
Nöel Lamah, directeur par intérim de ONCVP

Les mots du Colonel Mamady Doumbouya (le président du CNRD) ont-ils charmé les acteurs culturels ce lundi, 20 septembre 2021, au palais du peuple ? Ça tout l’air. Car, au sortir de la rencontre de concertation à l’hémicycle, nombreux de ces hommes de culture rayonnaient de joie et d’espoir. Et, ils se sont engagés à accompagner le CNRD dans ce processus de transition pour le bonheur de la culture guinéenne.

Selon Noël Lamah, le directeur général par intérim de l’office national du cinéma, de la vidéo et de la photo, c’est la première fois qu’un chef d’État confère avec les acteurs et les opérateurs culturels pour avoir leurs visions de la Guinée. Et, sa corporation compte engagée tous les moyens à sa disposition pour accompagner le CNRD dans sa mission.

« Je retiens que les nouvelles autorités sont désormais à l’écoute des acteurs et des opérateurs culturels. En tant qu’office national qui réglemente les métiers du cinéma et de la photo, notre corporation s’est faite représentée par Fabara Koné qui a parlé au nom des cinéastes, des vidéastes et des photographes. Je pense que tout le problème est posé, c’est-à-dire que le secteur de la vidéo et du cinéma est désormais attentif et prêt à accompagner les nouvelles autorités en utilisant les moyens que nous avons. Le président du CNRD reste attentif à nos préoccupations ; mais, surtout, il (le colonel Mamady Doumbouya) demande à ce que nos réalités soient formalisées dans un mémo auquel il prendra connaissance et il va tenir compte dans la nouvelle vision qu’il a de la Guinée. Alors, on est très confiant. C’est la première fois qu’un chef d’État convie les acteurs et les opérateurs culturels pour avoir leurs idées, leurs visions de la Guinée et des guinéens », a indiqué Noël Lamah avec beaucoup de sourire.

Mamadou Yaya Diallo pour Guineematin.com

Tel : 622 67 36 81

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Aboubacar Camara, président de l’URTELGUI : « le président a rassuré la presse »

20 septembre 2021 à 18 06 24 09249
Aboubacar Camara, président de l’URTELGUI

C’est sur une note de satisfaction que la rencontre entre les organisations professionnelles de médias et le président du CNRD, Colonel Mamady Doumbouya, s’est achevée cet après-midi, au Palais du peuple, à Conakry. En effet, le chef de la junte militaire au pouvoir a répondu favorablement à la plupart des préoccupations posées par les journalistes. Ce qui réjouit le président de l’Union des radiodiffusions et télévisions libres de Guinée (URTELGUI). Au micro d’un reporter de Guineematin.com, Aboubacar Camara s’est dit rassuré par les nouvelles autorités guinéennes.

« La rencontre s’est bien passée. Parce qu’il faut reconnaître que la bonne partie de nos différentes réclamations ont été aussitôt répondues par le président. C’est très rare de satisfaire les préoccupations dans le feu de l’action. Cela veut dire que nous sommes une entité respectée et respectable. Nous devons aussi, à travers nos actions, respecter et faire respecter notre profession. La carte de presse a été aussi valorisée par la junte au pouvoir. Parce que vous n’êtes pas sans savoir qu’il y a beaucoup de médias, à cause des restrictions sanitaires, qui étaient obligés de rendre l’antenne à 21h. Donc, cette préoccupation a été portée auprès de la junte et aussitôt le président a donné suite.

Désormais, tout journaliste détenteur de la carte professionnelle 2021-2022 peut travailler jusqu’à l’heure voulu. Mais aussi, les préoccupations de la presse, que ce soit du côté des journalistes dans l’exercice de leur métier, que ce soit les médias eux-mêmes, parce que pour qu’il y ait journaliste, il faut qu’il y ait médias et vice-versa. Chaque entité a essayé de remonter les problèmes de la base. La construction d’une maison de la presse a été évoquée, mais aussi le traitement salarial des journalistes. On a rappelé qu’aucun patron de média ne peut prétendre à un traitement hors des prétentions en termes de revenu de son média.

Donc, ce n’est pas par gaité de cœur que les journalistes sont mal traités. Les institutions étatiques qui ne communiquent pas dans la presse ont été entre autres points soulevés. Un mémo sera rédigé dans ce sens. Nous avons invité le président à impliquer la presse dans son ensemble dans tout le processus de la transition pour que les populations puissent avoir l’information à temps. Le président nous a rassuré que dans les jours à venir, avec la mise en place du gouvernement, les mesures idoines seront prises pour que la presse puisse retrouver sa lettre de noblesse », a déclaré le président de l’URTELGUI.

Malick Diakité pour Guineematin.com

Tel : 626-66-29-27

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Lamine Sylla de l’union des photographes professionnels : « le colonel a demandé que les opérateurs culturels parlent d’une même voie »

20 septembre 2021 à 18 06 21 09219
Lamine Sylla, président de l’union des photographes professionnels

Comme annoncé précédemment, les acteurs culturels guinéens et le CNRD ont conféré ce lundi, 20 septembre 2021, au palais du peuple. La rencontre s’est déroulée à huis-clos dans la salle du 02 octobre. Mais, selon Lamine Sylla,  président l’union des photographes professionnels de Guinée, les préoccupations du monde culturel guinéen ont été exposées au colonel Mamady Doumbouya, le président du CNRD. Et, à son tour, l’officier militaire à la tête de la junte militaire qui dirige actuellement la Guinée a appelé les acteurs et opérateurs culturels à l’union. Il leur a également demandé de faire des propositions concrètes pour sortir le secteur culturel de l’ornière.

« Le colonel Mamady Doumbouya a suivi les différentes interventions des opérateurs culturels. Chacun d’eux a étalé leurs activités, ce qu’ils sont en train de faire maintenant et les difficultés par rapport à ce secteur. En tant que photographes, on ne pouvait pas rester en marge de cette rencontre. Comme on le dit, la photographie ou bien le photographe est un témoin vivant de l’histoire. Et, dans l’industrie culturelle, on ne peut pas l’ignorer. Le photographe aussi a une place au niveau de ce département culturel. Nous avons échangé avec le colonel qui a aussi rassuré et demandé à ce que ces opérateurs se mettent ensemble et parlent d’une même voie pour qu’on puisse aller de l’avant. Dans notre corporation, surtout les photographes et l’ensemble des cadreurs, nous ne sommes pas pris en compte au niveau des départements. Vous venez au niveau des départements, ils sont exclus, les contrats sont confisqués. Les cinéastes qui travaillent aussi n’ont pas de cadreurs. Il y a plus de 200 personnes dans la salle ; mais, si vous leur demandé de faire la liste de leurs techniques, ils ne vont pas trouver un photographe ou bien une association de photographes qui est constant. Ce sont des erreurs à corriger. S’ils veulent avoir des images pour répondre au contraste dans la sous-région, il faudrait qu’il y ait des cadreurs ponctuels et qu’ils prennent en charge ces cadreurs », a indiqué Lamine Sylla.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

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Tham Camara, président de l’AGUIPEL : « notre rencontre avec le CNRD a été très fructueuse »

20 septembre 2021 à 17 05 53 09539
Amadou Tham Camara, président de l’association guinéenne de la presse en ligne (AGUIPEL)

Comme prévu, le président du CNRD, Colonel Mamady Doumbouya, a reçu cet après-midi les organisations professionnelles de médias. La rencontre, qui s’inscrit dans le cadre des concertations nationales engagées par la junte militaire au pouvoir, a porté sur les problèmes qui assaillent la presse guinéenne. Au sortir de la rencontre, Amadou Tham Camara, président de l’association guinéenne de la presse en ligne (AGUIPEL), a indiqué que les échanges avec les autorités du pays ont été très fructueux. Ils ont permis notamment aux journalistes d’avoir la liberté de circuler aux heures du couvre-feu, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Amadou Tham Camara, président de l’association guinéenne de la presse en ligne (AGUIPEL)

« Notre rencontre avec le CNRD a été très fructueuse, parce que nous avions à cœur de préserver les acquis de la presse pendant cette transition et ses acquis sont sauvegardés. Le président du CNRD est allé jusqu’à demander à la presse de continuer à dénoncer la corruption. Ce qui est quand même gage de beaucoup de volonté de donner assez de liberté à la presse. En plus de cela, nous leur avons demandé de laisser les journalistes vaquer à leurs occupations pendant les heures de couvre-feu. Maintenant, cela a été acquis. Tous les journalistes peuvent circuler au-delà de 22 heures. Il suffit qu’ils soient munis de leur carte de presse.

S’ils sont à moto, ce n’est pas la moto qui passe mais c’est le ou les journalistes qui passent et non l’engin. S’ils sont à bord d’un véhicule avec des passagers, le ou les journalistes passent mais les passagers ne passent pas puisque cette liberté de circuler n’est valable que pour les journalistes détenteurs de la carte de presse. Donc, là-dessous, les discussions ont été très fructueuses. Les autorités militaires ont pris bonne note non seulement la demande d’une maison de la presse par rapport aux doléances qu’on a posées, mais également qu’ils puissent revoir les conditions dans lesquelles la presse travaille en République de Guinée, surtout dans la sécurité.

Ils ont pris les engagements que la sécurité sera garantie et que les professionnels des médias peuvent exercer leur métier en toute liberté. Quant à l’accès à l’information, il n’y a pas de réponse. Mais toujours est-il que si les autorités sont disposées à garantir aux journalistes de pouvoir dénoncer la corruption. Ça veut dire que les autorités sont disposées à laisser les journalistes faire librement leur travail. Parce souvenez-vous, on n’avait pas eu cette garantie lors des gouvernances précédentes », a souligné le président de l’AGUIPEL, Amadou Tham Camara.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com 

Tél. : 622919225

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Elhadj Sékou Camara du Bembeya Jazz National : « nous avons un mémorandum qui va être remis au CNRD »

20 septembre 2021 à 17 05 40 09409
Elhadj Sékou Camara, alias ‘’le gros’’, président du Bembeya Jazz National

Comme annoncé précédemment, les acteurs culturels ont répondu ce lundi, 20 septembre 2021, à l’invitation du CNRD au palais du peuple. Les échanges avec le colonel Mamady Doumbouya (le président du CNRD) se sont passés dans une atmosphère très détendue, à la satisfaction des hommes de culture. Et, selon Elhadj Sékou Camara, alias ‘’le gros’’, président du Bembeya Jazz National, un mémorandum exprimant les préoccupations, les attentes et la vision des acteurs et opérateurs culturels va bientôt être remis au CNRD.

« On retient que c’était une très belle rencontre. Recevoir toutes les sensibilités de la nation et s’arrêter un moment sur la culture, vraiment il (le colonel Mamady Doumbouya) a été bien inspiré et on le remercie. Nous n’avons pas présenté des doléances aujourd’hui, parce que nous avons un mémorandum qui va être remis au CNRD. Mais, il s’agit d’appuyer les réformes institutionnelles qui sont en cours. Parce que tout artiste vit de ses droits d’auteur. Ici, les droits d’auteur qui sont venus n’ont été créés qu’en 1980. Or, nous nous sommes dans le marché du disque depuis 1961, on a commencé à produire, les premiers qui ont été exploités à notre détriment. Donc, il faut soutenir les institutions et les réformes et ça ira pour tout le monde », a dit Elhadj Sékou Camara.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

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Lassinè Koné après la rencontre avec le CNRD : « ce qu’on a entendu des autorités est un espoir »

20 septembre 2021 à 17 05 37 09379

Lacine Koné, président de l’association cultures ensembles

Satisfaction et espoir, ce sont les sentiments exprimés par Lassinè Koné, président de l’association culture ensemble (une faîtière d’organisations culturelles et créatives de Guinée) au sortir de la rencontre entre les opérateurs culturels et le colonel Mamady Doumbouya, ce lundi 20 septembre 2021. Une rencontre qui s’inscrit dans le cadre des concertations nationales ouvertes mardi dernier par le comité national pour le rassemblement et le développement (CNRD), la junte militaire qui dirige la Guinée. Il espère que les propositions et doléances faites par les acteurs culturels seront prises en compte par les autorités.

« C’était un devoir pour nous de répondre à cet appel pour venir écouter les nouvelles autorités mais aussi, profiter pour partager les préoccupations qui nous tiennent à cœur. Donc, nous avons fait des propositions qui sont entre autres : que le prochain ministre de la culture soit un acteur intègre de la culture, qui est apprécié par l’ensemble des acteurs culturels ; qu’il y ait au sein du CNRD une commission spéciale gérée par les représentants des différentes fédérations faîtières des acteurs culturels, mais aussi l’action sur le financement de la culture. L’État a déjà mis en place un fonds, mais qui est sans fonds. Alors, il faut qu’il soit alloué de ressources conséquentes. 

Il y a aussi la reprise des activités culturelles. Vous savez que depuis plus de deux ans, nous sommes dans cette situation où il n’y a plus d’activité culturelle. Nous avons également pensé aux initiatives des acteurs culturels de la diaspora et comment les faire réagir aussi. Et on a eu la chance de travailler avec la fédération des entreprises culturelles et économiques de Guinée, avec laquelle on a essayé de constituer un élan de solidarité, afin de porter un seul message. Donc, notre porte-parole a présenté ces propositions et nous pensons que ce message-là a été entendu. On espère également que dans les jours à venir, les consultations proposées pour l’ensemble des acteurs culturels seront prises en compte. 

Nous allons démarrer ces journées de réflexions, afin que chaque corporation, chaque secteur puisse vraiment parler de ses problèmes. Et ce qu’on a entendu des autorités est un espoir. Ils ont la même volonté, ils reconnaissent également la place de la culture dans le développement socio-économique de la Guinée. Et cette place, eux-mêmes ils comptent jouer un rôle et ils disent que ce sera une transition apaisée. Donc, tout le monde sera consulté et tout le monde fera part de ses propositions. Donc, c’est un espoir, une fierté et on les remercie également pour par rapport à ce challenge », a dit Lassinè Koné, interrogé par un journaliste de Guineematin.com, au sortir de la rencontre.

Propos recueillis par Mamadou Yaya Diallo pour Guineematin.com 

Tel. 622 67 36 81

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CNRD à la presse : « dénoncez la corruption et veuillez sur l’unité nationale »

20 septembre 2021 à 17 05 28 09289

Dans la cadre des concertations nationales pour une transition inclusive et apaisée en Guinée, le Comité national du rassemblement et du développement a reçu, ce lundi 20 septembre 2021 au Palais du peuple, les organisations de la presse nationale.

Après avoir écouté les doléances mais aussi les propositions et suggestions des hommes de médias pour une transition réussite, le CNRD à travers son président, le Colonel Mamady Doumbouya, a appelé la presse à dénoncer la corruption mais aussi à veuillez sur la consolidation de l’unité nationale dans la diversité, a constaté Guineematin.com, à travers un de ses représentants.

Avant cette invite du chef de la junte, le CNRD à travers le lieutenant-colonel Aminata Diallo, a annoncé à la presse la possibilité pour les journalistes de circuler librement même pendant le couvre-feu, pourvu qu’ils soient détenteurs de la carte de presse professionnelle.

La junte a également promis de garantir la liberté de presse et s’est engagée à établir un pacte avec elle dans le respect des lois en vigueur en vue de conduire une transition inclusive et apaisée.

Le CNRD après avoir écouté les plaintes de la presse notamment celles liées au manque de moyen et à la faiblesse de la subvention, a promis d’examiner ces questions dès la mise en place du gouvernement.

Dans le même ordre d’idées, la réécriture de la loi sur la HAC est désormais dans l’agenda des nouvelles autorités.

Les concertations se poursuivent avec le secteur informel pour clôturer la journée de ce lundi.

 Abdallah Baldé pour Guineematin.com

Tél : 628089845

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Concertation avec le CNRD : « aucun engagement n’a été pris pour reprendre les activités culturelles », regrette Al Souaré de ‘’Nord Sud Communication’’

20 septembre 2021 à 17 05 15 09159
Al Souaré, président de la structure Nord Sud Communication

Comme annoncé précédemment, les acteurs et opérateurs culturels ont conféré ce lundi, 20 septembre 2021, avec le CNRD au palais du peuple. Les échanges ont eu lieu à l’hémicycle et ont porté sur les problèmes qui asphyxient actuellement le secteur culturel guinéen. Les acteurs culturels ont exposé leurs préoccupations devant le colonel Mamady Doumbouya (le président du CNRD). Mais, selon Alhassane Souaré (Al Souaré), le président de la structure ‘’Nord Sud Communication’’, le CNRD n’a pris aucun engagement pour la reprise des activités culturelles. Ce promoteur culturel dit prendre tout ça avec beaucoup de pincettes, en dépit de l’espoir qui scintille sur le visage de certains acteurs culturels qui ont pris part à cette rencontre.

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Al Souaré, président de la structure Nord Sud Communication

« On a discuté avec le président du CNRD. L’objectif pour eux était de rencontrer les hommes de la culture et discuter des problèmes qui minent ce secteur depuis 2 ans, avec l’apparition de la pandémie de COVID-19. Le président du CNRD a été très attentif, il nous a écoutés. Il a demandé à ce que tous ces problèmes puissent être mis dans un mémo qui leur sera déposé afin qu’ils puissent analyser le contenu dans le but de redorer le blason de la culture guinéenne. Parce qu’aujourd’hui, vous n’êtes pas sans savoir que cela fait deux ans que les activités culturelles sont suspendues. Donc, l’objectif aujourd’hui c’est de trouver des voies et moyens pour pouvoir faciliter la tâche aux acteurs culturels. Les hommes de la culture ont en outre demandé que le prochain ministre de la culture soit issu du secteur culturel, qu’il soit quelqu’un qui connait le monde culturel. Il ne faut pas que ça soit un politique qui viendra parler de politique culturelle sans savoir de quoi il parle et prêcher dans le désert. Il (le colonel Mamady Doumbouya) n’a pas pris de promesse par rapport à ça ; mais, il a dit que les solutions seront trouvées aux problèmes. Aucun engagement n’a été pris pour reprendre les activités culturelles. Il a dit que c’était une prise de contact, pour discuter avec nous pour connaitre nos maux. Il a dit avoir pris bonne note. Moi, personnellement, j’attends les grandes décisions. Parce que dans la prise de parole de certains de nos collègues, il a été demandé une large couverture vaccinale et que les artistes soient les acteurs pour sensibiliser les populations à se vacciner. Peut-être, après ça, il y aura une garantie de la réouverture des spectacles. Moi, je prends ça avec beaucoup de pincettes. Mais, on espère que les jours et mois à venir il y aura la réouverture des événements culturels. J’espère que ce message sera entendu par les autorités de la transition et que dans les jours à venir les solutions seront trouvées par les acteurs de la culture », a dit Al Souaré.

Malick Diakité pour Guineematin.com

Tel : 626-66-29-27

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Aboubacar Soumah (One time) : « bon nombre d’artistes guinéens sont devenus des mendiants »

20 septembre 2021 à 16 04 13 09139

Quels sont les problèmes qui empêchent l’essor du secteur culturel en Guinée ? Quelles sont les actions à mener pour les surmonter ? Ce sont entre les questions auxquelles les opérateurs culturels guinéens ont répondu au cours de leur rencontre ce lundi, 20 septembre 2021, avec le colonel Mamady Doumbouya. Ils ont posé le diagnostic, avant de faire des propositions au président du comité national pour le rassemblement et le développement (CNRD), la junte militaire qui dirige la Guinée.

Venu représenter la musique urbaine de Guinée à cette rencontre, Aboubacar Soumah, alias One time, a interpellé l’homme fort du pays sur la nécessité d’opérer un changement de dirigeants aux niveaux du bureau guinéen des droits d’auteurs (BGDA) et du ministère de la culture. Au sortir de la rencontre, l’artiste est revenu au micro d’un journaliste de Guineematin.com, sur le contenu de son intervention.

Aboubacar Soumah, alias One time

« Nous avons rencontré le président du CNRD et président de la République, le colonel Mamady Doumbouya, nous lui avons donné les grandes lignes concernant le secteur culturel. Parmi les problèmes dont souffre le secteur culturel aujourd’hui, figure le remaniement du personnel au niveau du BGDA (bureau guinéen des droits d’auteurs) et du ministère de la culture et du patrimoine historique. Nous sommes confrontés à des problèmes qu’on ne peut même pas expliquer.

Aujourd’hui, bon nombre d’artistes sont devenus des mendiants, parce qu’ils ne peuvent pas vivre de leur musique. Ça c’est une honte pour quelqu’un qui est digne, qui ne veut pas aller d’un bureau à l’autre pour quémander. Donc, les doléances que nous avons exposées au président de la République, c’est de trouver des solutions idoines aux problèmes qui assaillent notre secteur d’activité, en associant notamment les hommes de culture aux débats et à la prise des décisions concernant le secteur.

Cela, aux niveaux du ministère de la culture et du BGDA pour que nos droits soient  respectés. Je ne peux pas dire que tous ceux qui sont là-bas n’ont rien fait mais aujourd’hui,  nous avons besoin d’un remaniement total au sein de l’administration dans le domaine culturel. J’espère que les nouvelles autorités réunies au sein du CNRD, vont cette fois-ci tenir compte de nos préoccupations et de nos attentes », a déclaré le chanteur.

Propos recueillis par Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com 

Tél. : 622919225

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Yamoussa Sidibé de l’AJG : « On vient apporter notre grain de sel pour la réussite de cette transition »

20 septembre 2021 à 15 03 56 09569
Yamoussa Sidibé, président de l’Association des Journalistes de Guinée (AJG)

Dans le cadre des concertations nationales ouvertes la semaine dernière pour « une transition apaisée et réussie » en Guinée, le CNRD va recevoir cet après-midi les représentants des associations de presse au palais du peuple. La rencontre se déroulera dans la salle de l’hémicycle. Et, selon Yamoussa Sidibé, le président de l’association des journalistes de Guinée (AJG), un mémorandum sera présenté au colonel Mamady Doumbouya, le président du CNRD. Un mémorandum qui évoque les grands problèmes qui nous assaillent les journalistes guinéens.

Yamoussa Sidibé, président de l’Association des Journalistes de Guinée (AJG)

« C’est avec beaucoup de sérénité que nous venons rencontrer les nouvelles autorités qui ont demandé à nous rencontrer pour donner notre avis sur l’avenir du pays. Donc, on vient dans ce sens apporter notre grain de sel pour la réussite de cette transition. Une fois dans la salle, on va essayer d’évoquer les grands problèmes qui nous assaillent et qui font que nous ne pouvons pas exercer avec dignité et responsabilité notre métier. On a travaillé avec les autres responsables de médias. C’est ce canevas des problèmes que nous connaissons dans le fonctionnement des journalistes guinéens qu’on va présenter entre autres : l’accès à l’information publique. Avec le couvre-feu les journalistes ne peuvent pas exercer pleinement leur métier, parce qu’ils sont obligés de quitter les rédactions ou les studios à 21 heures, alors que les radios et télévisions fonctionnent 24 heures/24. Donc, je crois que c’est des allègements qui doivent être accordés à notre corporation. C’est prévu dans le mémorandum que nous allons représenter au président du CNRD. Il y a beaucoup de difficultés que nous rencontrons dans la recherche de l’information, que ça soit au niveau des hommes en uniforme ou dans l’administration publique. Tous ces problèmes seront évoqués tout à l’heure dans la salle », a dit Yamoussa Sidibé.

Malick Diakité pour Guineematin.com

Tel : 626-66-29-27

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Johanna Barry (COMIGUI) après la rencontre avec le CNRD : « nous sortons avec énormément d’espoir »

20 septembre 2021 à 15 03 49 09499
Johanna Barry, présidente du COMIGUI (Concours Miss Guinée)

C’est une promotrice culturelle visiblement très satisfaite qui est sortie ce lundi, 20 septembre 2021, de la rencontre de concertation avec le CNRD au palais du peuple où étaient conviés les acteurs culturels guinéens. Johanna Barry, la présidente du COMIGUI (Concours Miss Guinée), dit être très émue de rencontrer des « personnes qui connaissent l’importance de la culture ». Et, elle ne cache pas la joie et l’espoir qu’elle éprouve après ce tête-à-tête avec le colonel Mamady Doumbouya (le président du CNRD).

Johanna Barry, présidente du COMIGUI (Concours Miss Guinée)

« Je retiens la positivité. Cette rencontre nous remplies de joie, ça nous donne l’espoir et ça nous fait comprendre que tous nos sacrifices ne seront pas vains et que nous avons là des personnes qui savent l’importance de la culture. Personnellement je suis ému et rempli de joie. J’ai lu un discours où j’ai parlé du notre comité, j’ai défendu mes ambassadrices qui sont aussi les ambassadrices de la Guinée, j’ai demandé le soutien de l’Etat, j’ai parlé aussi des injustices et les intimidations dont j’ai été victime avec mon comité. Le président a fait un très beau discours, il nous a encore rassurés. Et, franchement, je vous dis que nous sortons de cette rencontre avec énormément d’espoir », a dit Johanna Barry.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

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Ministère de la culture : Bénédi veut d’un ministre jeune, issu du secteur culturel

20 septembre 2021 à 15 03 42 09429
Mohamed Ibn Abdallah Oularé, Directeur général de la structure Bénédi Records

Reçus ce lundi, 20 septembre 2021, par le colonel Mamady Doumbouya, les opérateurs culturels guinéens ont mis l’occasion à profit pour évoquer les problèmes qui gangrènent leur secteur et adresser des doléances aux nouvelles autorités du pays. Au nombre de ces doléances, figure un changement profond à la tête du ministère de la culture. Mohamed Ibn Abdallah Oularé, directeur général de la structure Bénédi Records, a souhaité la nomination d’un ministre jeune, issu du monde culturel.

Mohamed Ibn Abdallah Oularé, Directeur général de la structure Bénédi Records

« J’ai attiré l’attention du président sur le cas des jeunes qui sont dans les quartiers, qui ne font rien et qui rêvent de devenir des artistes. Certains sont des diplômés sans emploi, ce qui les pousse à devenir des fumeurs de stupéfiants. Donc, j’ai attiré son attention sur cela pour qu’il pense aux jeunes des bas quartiers qui rêvent de devenir des hommes de culture, mais qui n’ont pas de soutien. Nous avons dit que c’est la tête qu’il faut changer. On n’en a assez des mêmes têtes chaque fois.

On aimerait que les choses changent, que les jeunes viennent à la tête de la culture guinéenne. Depuis l’indépendance, on ne fait qu’envoyer à la tête de la culture, des politiciens pour être dans l’esprit du président. On veut quelqu’un de notre secteur, un jeune surtout qui viendra changer les choses. On a un mémorandum qui a été lu et on attend la suite », a indiqué le patron de la maison de production Bénédi Records, qui s’est exprimé au micro d’un journaliste de Guineematin.com, au sortir de la rencontre.

Mohamed Guéasso Doré pour Guineematin.com 

Tel: +224 622 07 93 59

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