Transition en Guinée : d’importantes rencontres prévues la semaine prochaine à Conakry

11 septembre 2021 à 23 11 21 09219

Les consultations nationales annoncées par le CNRD, la junte militaire qui a renversé le président Alpha Condé, s’ouvrent la semaine prochaine à Conakry. Du mardi 14 au vendredi 17 septembre, les nouvelles autorités guinéennes vont rencontrer l’ensemble des Forces vives de la nation à Conakry.

Ces travaux permettront de décliner la feuille de route de la transition et la mise en place d’un gouvernement qui va diriger le pays pendant cette période transitoire. Deux communiqués publiés ce samedi 11 septembre 2021, à la télévision nationale, ont annoncé le calendrier de ces rencontres.

Guineematin.com vous propose ci-dessous le condensé des deux communiqués :

« Dans le cadre de l’ouverture des concertations avec les différents acteurs des Forces vives de a nation, le colonel Mamady Doumbouya, président du CNRD, invite les différentes composantes à une rencontre au palais du peuple, selon le programme ci-dessous :

Mardi, 14 septembre 2021, de 10 heures à 12 heures, les leaders des partis politiques. De 13 heures à 15 heures, cinq représentants de chacune des quatre coordinations régionales. De 16 heures à 18 heures, les chefs des différentes confessions religieuses.

Mercredi, 15 septembre 2021, de 10 heures à 12 heures, les présidents des organisations de la société civile. De 13 heures à 15 heures, les représentations des missions diplomatiques. De 16 heures à 18 heures, les représentations des associations des Guinéens de l’étranger.

Jeudi, 16 septembre 2021, de 10 heures à 12 heures, les patrons des différentes sociétés minières implantées en Guinée. De 13 heures à 15 heures, les présidents des différentes organisations patronales.

Vendredi, 17 septembre 2021, de 10 heures à 12 heures, les directeurs des Banques primaires et microfinances. De 13 heures à 15 heures, les représentants des différentes centrales syndicales ».

Lire

Décision du CNRD : un numéro vert mis à la disposition des citoyens pour signaler les abus des FDS

11 septembre 2021 à 23 11 00 09009

C’est une bonne nouvelle pour les citoyens guinéens. Ils peuvent désormais signaler tout cas d’abus des forces de défense et de sécurité dont ils sont victimes. Pour cela, il leur suffira tout juste d’appeler le numéro 100, un numéro vert qui est mis à leur disposition par le CNRD, la junte militaire qui dirige actuellement la Guinée.

« En application du contenu numéro 10 en date du 7 septembre 2021, relative à la mise en disposition d’un numéro vert, le CNRD informe de la mise à disposition du numéro 100 pour tout signalement d’abus des forces de défense et de sécurité. Il informe que ce numéro est valable pour tous les opérateurs de téléphonie en Guinée », a annoncé le porte-parole du CNRD dans un communiqué lu ce samedi soir, 11 septembre 2021, à la télévision nationale.

En Guinée, des citoyens se plaignent souvent d’abus des forces de défense et de sécurité, dont ils sont victimes. Des hommes en uniforme sont fréquemment accusés de commettre des vols, des pillages et d’autres exactions visant des civils. Il y a quelques jours, le CNRD a annoncé la radiation de deux militaires pris en flagrant délit de pillages, à Conakry, précisant que les intéressés seront traduits en justice.

Guineematin.com

Lire

Guinée : la junte militaire interdit tout mouvement de soutien en sa faveur

11 septembre 2021 à 22 10 34 09349
Le colonel Mamady Doumbouya, président du CNRD, et quelques proches

Le comité national pour le rassemblement et le développement (CNRD), junte militaire qui a renversé le président Alpha Condé, a annoncé plusieurs décisions ce samedi soir, 11 septembre 2021, à la télévision nationale. Parmi elles, l’interdiction de tout mouvement de soutien en faveur de l’équipe dirigée par le colonel Mamady Doumbouya.

« Le président du CNRD remercie le peuple de Guinée pour son adhésion massive à sa vision exprimée à travers des scènes de joies dans l’ensemble du pays. Toutefois, le président interdit toute manifestation de soutien de quelque nature que ce soit. Il en appelle à l’esprit patriotique de tous les guinéens à ne privilégier que l’intérêt supérieur de la nation. Les autorités administratives à tous les niveaux, les forces de l’ordre sont chargées de l’application du présent communiqué », a annoncé le porte-parole du CNRD.

Cette décision intervient après la naissance de plusieurs mouvements de soutien, que beaucoup jugent démagogiques, en faveur des nouvelles autorités guinéennes.

Guineematin.com

Lire

Un commerçant victime de vol à Labé : « ils ont emporté 120 millions de francs »

11 septembre 2021 à 20 08 03 09039
Elhadj Chérif Sengouma Diallo, commerçant victime de vol à Labé

Un vol par effraction a eu lieu dans la nuit du vendredi à ce samedi, 11 septembre 2021, au marché central de Labé. Des inconnus ont cassé les barres de fer qui se trouvaient au-dessus de la porte pour s’introduire dans le magasin. Ils ont cassé aussi le coffre-fort, emportant un montant de 120 millions de francs guinéens, selon la victime, interrogée par le correspondant de Guineematin.com à Labé.

« Les voleurs sont entrés par effraction. Ils ont arraché les antivols pour s’introduire dans le magasin. Ils ont réussi à casser le coffre-fort et prendre l’argent. Après leur salle besogne, ils ont abandonné tous les objets dont ils se sont servis pour mener l’opération sur les lieux pour s’en aller. Après l’inventaire, j’ai constaté qu’ils ont emporté 120 millions de francs guinéens.

objets utilisés par les voleurs

Ils étaient venus trois dans mon magasin pour tenter de voler, mais c’est seulement cette fois qu’ils ont réussi à casser le coffre-fort », a confié Elhadj Chérif Sengouma Diallo, qui interpelle les services de sécurité sur cette situation. « Je demande aux services de sécurité de m’aider à récupérer mon argent. Et qu’ils arrêtent tous les malfrats pour les mettre en prison », a lancé le commerçant.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

Lire

Faire-part : Nouhou Baldé est de nouveau papa

11 septembre 2021 à 19 07 32 09329

C’est dans la soirée du vendredi, 10 septembre 2021, que la bonne nouvelle est tombée. Une belle princesse est née sous le toit de M. Nouhou Baldé, Fondateur et administrateur général du site d’informations Guineematin.

Tout en exprimant ses vives félicitations à M. et Mme Baldé, la rédaction de Guineematin.com se fait le devoir de partager cette heureuse nouvelle avec ses lecteurs ainsi qu’avec l’ensemble des partenaires de notre entreprise de presse.

Par la même occasion, elle annonce que la date et le lieu du baptême du nouveau-né feront l’objet d’un autre communiqué.

La rédaction

Lire

« Alpha Condé doit répondre de ses actes et rendre compte de sa gestion » (Mouvement Elazologa)

11 septembre 2021 à 19 07 02 09029

Quel sort sera-t-il réservé à Alpha Condé après son éviction par la junte militaire dirigée par le colonel Mamady Doumbouya ? C’est l’une des questions qui suscitent actuellement le débat, près d’une semaine après le coup d’Etat qui a renversé l’ancien chef d’Etat guinéen. Pour le Mouvement Elazologa, l’une des organisations qui se sont farouchement opposées au troisième mandat d’Alpha Condé, le président déchu doit être jugé pour qu’il réponde de ses actes et rende compte de sa gestion. C’est le souhait que ce mouvement a émis dans une déclaration publiée ce samedi, 11 septembre 2021, et dont Guineematin.com vous propose de lire ci-dessous.

Mouvement ELAZOLOGA

Déclaration N°001-2021

Le Mouvement Elazologa a appris comme tous les Guinéens, le dimanche 5 septembre dernier, l’arrestation de M. Alpha Condé par le Comité National de

Rassemblement et du Développement (CNRD).

Cette prise de pouvoir par l’armée, quoique contraire aux valeurs démocratiques pour lesquelles nous nous battons, vient mettre fin à la volonté de M. Alpha Condé de s’éterniser au pouvoir, ceci contre la volonté du peuple de Guinée.

En créant ce mouvement au premier trimestre de l’année 2019, nous voulions alerter les Guinéens sur le danger que représentait le référendum constitutionnel voulu par M. Alpha Condé, qui ne visait qu’un seul objectif : faire sauter le verrou de la limitation des mandats fixé par la constitution du 7 mai 2010, afin de briguer un 3è mandat et par la suite, s’éterniser au pouvoir.

Après les sensibilisations et campagnes de boycott du référendum constitutionnel menées dans la diaspora guinéenne principalement en République de Guinée dont le fief se trouve à Macenta, le Mouvement Elazologa a été le premier mouvement à lancer les manifestations de rue sur le territoire guinéen contre ce projet de tripatouillage constitutionnel. Ces manifestations furent suivies plus tard par celles d’autres organisations anti référendum et anti 3è mandat dans d’autres villes du pays notamment à Conakry.

Contre vents et marées, au prix d’arrestations, d’enlèvements, d’emprisonnements, de répressions sanglantes et de nombreuses pertes en vies humaines, le dictateur Alpha Condé et son clan réussiront à faire passer par force leur projet à travers le référendum du 22 mars et les élections présidentielles du 18 octobre 2020.

Le Mouvement Elazologa a payé chèrement son opposition à ce coup d’Etat civil orchestré par le régime déchu de M. Alpha Condé à travers des dégâts matériels enregistrés au cours des manifestations à Macenta, l’enlèvement et la détention arbitraire de ses membres, dont la dernière en date, celle de son coordinateur national Dr Mamady Onivogui.

C’est donc logiquement que le Mouvement Elazologa a accueilli avec enthousiasme, comme la majorité du peuple de Guinée, l’arrestation et la mise hors d’état de nuire du dictateur Alpha Condé par le Comité National de Rassemblement et du Développement (CNRD).

Le Mouvement Elazologa salue la conscience patriotique qui a déclenché ce sursaut républicain du CNRD, et adhère aux premières déclarations des nouvelles autorités, notamment, leur volonté de mettre fin aux maux qui rongent notre pays, et de rassembler tous les guinéens.

Le Mouvement Elazologa salue ce qui constitue véritablement le premier acte fort d’ouverture posé par les nouvelles autorités, la libération de nombreux prisonniers politiques, dont celle de son coordinateur national Mamady Onivogui.

Quant au sort du président déchu, le Mouvement Elazologa appelle les nouvelles autorités à garantir son intégrité physique, afin qu’il puisse être apte à répondre de ses actes et à rendre compte de sa gestion le moment venu au cours d’un procès.

Fort de son engagement à lutter pour l’instauration d’un Etat de droit, et tout en saluant les premiers actes posés par les nouvelles autorités, le Mouvement Elazologa reste cependant vigilant et déterminé à poursuivre son combat pour le retour à l’ordre constitutionnel à l’issue de la période de transition.

Par conséquent, le Mouvement Elazologa appelle les nouvelles autorités, comme promis dans leurs premières communications, à mettre en place les organes d’une meilleure transition en associant toutes les forces vives de la nation guinéenne, afin d’amorcer un retour à l’ordre démocratique à l’issue d’élections crédibles, transparentes et inclusives qui boucleront cette période exceptionnelle de notre histoire.

A cet effet, le mouvement ELAZOLOGA se tient à la disposition entière des nouvelles autorités du pays et entend pleinement participer à l’avènement d’une Guinée démocratique et au service de tous.

Conakry le 11 septembre 2021

LE MOUVEMENT ELAZOLOGA

Lire

Déclaration : le Parti National de Guinée écrit au CNRD

11 septembre 2021 à 18 06 09 09099
Amadou Lamarana Diallo, président du Parti National de Guinée (PNG)

Dans la journée du 5 septembre 2021, l’Armée guinéenne à travers le Comité national du Rassemblement et du Développement (CNRD), à sa tête le Lieutenant-Colonel Mamady Doumbouya Commandant des Forces Spéciales de Guinée a opéré un changement de régime dans notre pays.

Le Parti National de Guinée (PNG) prend acte de fait et suit avec attention l’évolution socio-politique du pays avec les nouvelles autorités.

Les mobiles invoqués pour la prise du pouvoir, les discours d’unité nationale, de rassemblement et des actes posés par les autorités du CNRD jusque-là sont des valeurs que partage notre parti.

C’est pourquoi le Parti National de Guinée (PNG) apporte son soutien aux nouvelles autorités et les invite à organiser une transition apaisée et inclusive pour fonder les bases d’un Etat de droit dont la justice, le respect des droits de l’homme, la jouissance des libertés individuelles et collectives seront effectifs.

Pour terminer, le PNG fidèle à ses valeurs, reste prédisposer à accompagner les nouvelles autorités dans cette période décisive de l’histoire de notre chère patrie dans le strict respect des principes démocratiques.

Vive le PNG

Vive le CNRD

Vive la République de Guinée

Conakry le 8 septembre 2021

Le Président

M. Amadou Lamarana Diallo

Lire

Dégradation du réseau routier : le tronçon Sanoyah-Kassognah impraticable

11 septembre 2021 à 17 05 57 09579

Située dans la commune rurale de Manéyah (dans la préfecture de Coyah), la route Sanoyah-Kassognah n’a jamais connu une couche de goudron. En dépit de la densité du trafic qu’on y enregistre au quotidien, ce tronçon est toujours resté une piste rurale. Et, ces derniers temps, parcourir cette route relève d’un parcours du combattant. Il faut être prêt pour le garage avant d’y conduire son engin.

Récemment, les conducteurs de taximoto ont fait une journée grève pour dénoncer l’impraticabilité de cette route qui se trouvent aux portes de Conakry. Les trous béants qui jonchent ce tronçon obligent les usagers à serpenter à tout bout de champ. Une manœuvre qui y provoque souvent des accidents, au grand dam des populations de Kassognah.

Sékou Frangadouno, habitant de Kassognah

« L’état de cette route fatigue beaucoup la population. Vous-mêmes vous avez constaté la dégradation de ce trajet. Dès fois, on voit les ingénieurs prendre les mesures, mais la situation reste toujours inchangée. Quand tu pratiques trop la route là, surtout sur une moto, tu seras fatigué à tel point que tu tomberas malade. À cela s’ajoute les accidents en période de pluie. Nous demandons aux nouvelles autorités du pays de penser à nous, parce que Sanoyah-Kassognah est une route qui est beaucoup pratiquée actuellement », a indiqué Sékou Frangadouno, habitant de Kassognah.

Pour le secrétaire administratif du bureau du syndicat des taximotos de Manéyah, Mohamed Gomez Soumah, cette route est simplement un calvaire.

Mohamed Gomez Soumah, secrétaire administratif du bureau du syndicat des taxi-motos de Manéyah

« Nous sommes plus que jamais peinés par le mauvais l’état de cette route. C’est un véritable calvaire ce tronçon. Le pont qui sépare km36 à Kassognah avait même cédé une fois, vu la densité du trafic et la vétusté de l’ouvrage. Ce n’est pas la première fois que le cas de cette route est évoqué. On en a parlé plusieurs fois. S’ils (les autorités) arrivent à réparer cette route, cela va faire plaisir à toute la population, surtout les taxi-motards. Parce qu’actuellement les motards ne peuvent pas travailler une semaine sans qu’ils n’aillent deux ou trois fois au garage pour des problèmes de pneus ou de roulements. Egalement, des accidents surviennent dès fois quand les motards se rencontrent sur les parties moins défoncées. L’année dernière nous avons adressé une lettre à la commune de Manéah. Après, ils ont envoyé des chargements de terre pour boucher les trous. Mais, pendant cette saison des pluies, nous n’avons pas eu ça. Parfois ce sont les citoyens et les motards qui se mobilisent pour faire le remblayage. Il n’y a pas une route plus pratiquée dans tout Manéah comme celle-là. Pendant les weekends, ce sont des milliers de gens qui passent par là pour aller à Kassognah », a-t-il dit avec désolation.

Rencontré par Guineematin.com hier, vendredi 10 septembre 2021, Aboubacar Soumah, le chef secteur de Babaya a invité les autorités à s’occuper de cette route pour atténuer les souffrances des populations.

Aboubacar Soumah, chef secteur de Babaya

« Il y a beaucoup d’engins roulant qui pratiquent cette route actuellement, mais son état est inquiétant en ce moment. Cette route a duré dans cet état, jamais la route là n’a connu une couche de goudron. Il fut un moment, il y a eu un accident sur le pont et il y a eu une perte en vie humaine. Donc, vu la vétusté du pont, l’État nous a dit avoir pris en compte la construction d’un pont en béton à travers les partenaires. L’État s’était aussi engagé à financer le bitumage des deux côtés du pont. Le projet avait même commencé à recenser les riverains pour le dédommagement. Mais, ça fait 4 mois comme ça qu’on ne les a plus revu. Jusqu’à date, on n’a eu aucune information par rapport au blocage. Pourtant, du jour au lendemain, les gens ne font que déménager dans mon secteur là, ainsi qu’à Kassognah-centre. Nous demandons à l’État de poursuivre ce projet d’intérêt général. Parce que Kassognah est presque devenu Conakry. Tous les jours, les gens quittent ici pour aller travailler à Conakry et revenir », a indiqué Aboubacar Soumah.

Malick Diakité pour Guineematin.com

Tel : 626-66-29-27

Lire

Chute d’Alpha Condé : « c’est une tempête sans tsunami », dit Sidya Touré

11 septembre 2021 à 17 05 35 09359

Après 10 mois d’absence du pays, le président de l’Union des Forces Républicaines (UFR) a regagné la Guinée ce samedi, 11 septembre 2021. A sa descente d’avion à l’aéroport international Conakry-Gbéssia, Sidya Touré a été accueilli par une forte délégation du bureau politique national de son parti. Une délégation qui l’a conduit jusqu’à son domicile à la Minière où l’attendait de nombreux militants et responsables de l’UFR, rapporte Guineematin.com  à travers un de ses journalistes.

Face à ses militants fortement mobilisés à son domicile, le président de l’UFR est revenu avec ironie sur la chute du régime Alpha Condé le 05 septembre dernier.

« A cause de la Covid-19, on n’a pas souhaité faire de manifestation ; mais, c’est un bonheur de se retrouver à Conakry, chez nous, à la maison et de revoir tous nos collaborateurs, militants et militantes, tous les guinéens pleins d’espoir. On ne peut pas s’imaginer que c’est depuis moins d’une semaine qu’il y a eu un semblant de tremblement de terre chez nous. Mais, pour une fois, c’est sans tsunami. C’est un tremblement de terre pour le moment qui n’a emporté que ceux qui étaient au bord du précipice. Aujourd’hui, nous pouvons dire que cela permet aux guinéens d’avoir de l’espoir. C’est une période d’espoir pour nos compatriotes », a déclaré Sidya Touré.

Pour une transition réussie, le leader de l’UFR a appelé à l’union de tous les guinéens.

« Je l’ai dit dans ma déclaration, faisons en sorte que nous nous unissons tous pour qu’on aille de l’avant, pour qu’enfin on puisse transformer ensemble nos potentialités que la nature nous a offerte et donner le bonheur à notre peuple. Cela ne se fera que dans l’union, dans l’unité. J’exhorte tout un chacun à laisser de côté ses ambitions personnelles pour aider à ce que les choses se mettent en place afin que nous aboutissons à une transition réussie, apaisée qui s’ouvrira à la démocratie de notre pays. Je ne peux ne pas saluer, même si je ne suis pas adepte des changements non constitutionnels, la possibilité qui nous a été offerte par l’armée guinéenne de nous retrouver », dit Sidya Touré.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

Lire

Sidya Touré : « le régime d’Alpha Condé a créé les conditions de sa chute inexorable »

11 septembre 2021 à 17 05 30 09309

Environ une semaine après la chute du président Alpha Condé, renversé le Groupement des forces spéciales, l’opposant Sidya Touré est de retour en Guinée. Le président de l’Union des forces républicaines (UFR), qui était en exil depuis dix mois, est rentré ce samedi, 11 septembre 2021, à Conakry. Peu après son arrivée, l’ancien premier ministre a publié lu une déclaration devant les médias, dont Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Sidya Touré, président de l’UFR

Même s’il dit regretter que le changement de régime se soit passé de cette manière (un coup d’Etat militaire), Sidya Touré estime que c’est le régime d’Alpha Condé lui-même qui a créé les conditions de sa chute. Il a invité les Guinéens, dans leur ensemble, à l’unité et à la responsabilité pour face aux défis du moment. Pour sa part, l’opposant promet de mettre son expérience d’homme d’Etat, son amour de la Guinée ainsi que ses contacts en Afrique et dans le monde au service de l’intérêt général.

DECLARATION DU PRESIDENT DE L’UFR (UNION DES FORCES REPUBLICAINES UNION), SIDYA TOURE A SON ARRIVEE A CONAKRY LE 11 SEPTEMBRE 2021

Sidya Touré, président de l’UFR

Depuis le 5 septembre 2021, la Guinée est encore face à son destin, à la suite du renversement du régime en place par un groupe de militaires. Tout républicain et tout démocrate ne peut que regretter que cela se soit passé ainsi. Néanmoins les événements du 5 septembre nous interpellent nous tous, acteurs politiques ou non, car l’avenir de notre pays, la Guinée, est en jeu.

C’est un lieu commun que de dire que l’ancien régime, qui a instauré la mauvaise gouvernance, fait de la corruption et de la gabegie un mode de gestion, érigé l’exclusion en règle pour favoriser une caste de privilégiés, a créé les conditions de sa chute inexorable. En agissant ainsi, il a conduit le pays au bord du chaos et ce bilan médiocre, dans tous les domaines, parle de lui-même. Une décennie perdue !

Les événements du 5 septembre 2021, en dehors des condamnations de principe, fort compréhensibles, interrogent nos pratiques dans le respect des lois qui nous régissent et dans l’inscription des droits humains au titre des normes sacrées. Ils nous interpellent sur nos relations entre nous et sur nos rapports avec les autres pays.

Comme je l’ai toujours soutenu, les divisions ne sauraient prospérer chez nous. Comme nous l’avons vu, au cours de la décennie perdue, le clanisme n’a pas de lendemains heureux dans un pays qui a besoin d’un sursaut national pour relever les défis de la pauvreté à la dimension des potentialités extraordinaires dont regorgent son sol et son sous-sol.

De même, les compétences du Guinéen sont reconnues et recherchées partout aussi bien à l’intérieur qu’au sein de la diaspora. Pourtant, nous restons parmi les pays les plus pauvres du monde. Tel est notre paradoxe car nous n’avons pas réussi l’adéquation entre nos possibilités et nos réalités. Les Guinéens sont fatigués, dit-on, à juste titre.

Aujourd’hui, plus que jamais, nous sommes à la croisée des chemins et nous devons répondre clairement aux questions sur la place à accorder à la dignité humaine face aux nombreuses victimes (auxquelles il faut rendre hommage) et les prisonniers d’opinion qui sont encore détenus. Il faut les libérer tout comme il est important de veiller à l’intégrité physique et aux droits humains de l’ancien Président, même s’il s’est évertué à piétiner, pendant plus d’une décennie, ceux de ses compatriotes.

Dans cette perspective, je prends acte des signes et des annonces allant dans le sens de l’apaisement et de la dignité retrouvée. A la phase actuelle de notre histoire, nous devons travailler ensemble à un relèvement collectif car il ne saurait y avoir de réussite individuelle au moment où la Guinée, notre cher pays, fait face à son destin. Personne ne devrait être laissé en dehors du processus de développement.

En tant que Président de l’Union des Forces Républicaines et en tant qu’ancien Premier ministre, ayant servi notre pays avec la force de toutes mes convictions, j’appelle tous les Guinéens à resserrer les rangs, au-delà des régions, des religions, des communautés et des appartenances politiques. Rien ne peut se faire dans l’exclusion. C’est le chemin de l’unité qu’il nous faut emprunter ici et maintenant car il n’y a pas d’autre option.

Dans ce sens, j’appelle vivement tous les leaders politiques, toutes tendances confondues, à faire preuve d’esprit de responsabilité en se hissant au-dessus des considérations partisanes, religieuses, régionalistes ou communautaristes.

Pour ma part, je renouvelle mon engagement patriotique à mettre mon expérience d’homme d’Etat, mon amour de la Guinée ainsi que mes contacts en Afrique et dans le monde au service de l’intérêt général pour une gouvernance vertueuse, dans un pays en paix avec lui-même, avec ses voisins et avec ses partenaires internationaux.

C’est un pacte qu’il faut sceller entre nous pour que les générations montantes aient un legs qui les rendra fiers de leurs devanciers que nous sommes. Le génie guinéen est capable de retrouvailles, de dépassement conforme au destin de notre peuple.

En ces moments cruciaux, la Guinée, notre bien commun, n’est pas seule et ne sera jamais abandonnée par le reste du monde dans cette zone de tempêtes. En plus de ses filles et ses fils, installés ici ou ailleurs, elle peut compter sur ses partenaires et amis.

Unis, nous serons plus forts. Unis, nous vaincrons en relevant tous les défis.

Que Dieu Bénisse la Guinée.

Je vous remercie.

Lire

Abdourahamane BAKAYOKO écrit au Colonel Mamady DOUMBOUYA

11 septembre 2021 à 16 04 12 09129
Abdourahamane BAKAYOKO, Fondateur de conakrytime.com et Président des DÉMOCRATES GUINÉENS

Lettre ouverte 

À Monsieur le président de la République, Colonel Mamady DOUMBOUYA

Monsieur le président de la République,

Vous venez d’annoncer votre intention de former un gouvernement d’union nationale ; mais, je crois fort que l’on ne profite de vos bonnes intentions pour poser des actes extrêmement préjudiciables à la Guinée, à son économie et à son peuple. Former un gouvernement d’union nationale de plusieurs dizaines de ministres serait comme distribuer de la soupe aux politiciens corrompus et voleurs, leur offrir une autre occasion de piller notre pays. Mais si vous voulez aider notre peuple, comme vous l’avez promis le premier jour, commencez par rédiger un excellent programme de développement capable de faire émerger la Guinée pour la hisser au rang des pays les plus industrialisés, riches, forts, civilisés, développés et prospères, puis trouvez des hommes compétents, formez un gouvernement de moins de 10 ministres et obligez-le à le réaliser.

Monsieur le président de la République,

Depuis l’indépendance de notre pays il y’a 63 ans, chaque régime (civil et militaire) qui débarque à la tête de notre pays, devient progressivement plus égaré, plus méchant, plus violent, plus criminel, plus corrompu, plus voleur, plus dictateur, plus stupide, plus têtu, plus arrogant… que tous les précédents réunis. Jusqu’aujourd’hui, l’état de notre pays prouve à suffisance que  les dirigeants guinéens de tous les temps sont les êtres les plus nuisibles de la terre. Évitez donc, Monsieur le président de la République, d’emprunter le chemin de vos prédécesseurs et méfiez-vous des mauvaises idées qui vont bientôt commencer à pleuvoir dans vos oreilles.

Vous avez deux missions aussi importantes l’une que l’autre : doter notre pays de toutes les bases nécessaires à son émergence et son développement ultime, ensuite faire élire un très bon président. Si vous choisissez le bon chemin, vous allez réussir efficacement toutes ces deux missions d’une extrême importance. Autrement, votre transition sera pire que celle de 2010 et le régime soit disant démocratique qui vous succédera sera pire que celui du faux professeur-président que vous venez de chasser. 

Le fait que la Guinée détient le triste record mondial de dirigeants corrompus et voleurs, les ministres, députés, maires et autres responsables sont les êtres les plus corrompus de la terre, risque fort de vous empêcher de réussir votre première mission.

Le fait que les électeurs ethniques guinéens soient les êtres les plus égarés de la terre, risque fort de vous empêcher de réussir votre seconde mission. Elire un bon président n’intéresse pas les Guinéens. Que le président de la République soit un type de leur ethnie est ce que les Guinéens désirent naïvement, stupidement, lâchement et égoïstement plus que tout au monde. Le pire, c’est que les intellectuels ne sont pas mieux que les analphabètes. Même les écrivains et les journalistes sont pires que les analphabètes. Si le candidat est de leur ethnie, même si celui-ci avait déjà volé et/ou fait perdre à l’Etat de milliers de milliards d’euros quand il était président, ministre, député, maire ou autre responsable et fait partie des cancrelats qui ont mis et/ou maintenu notre pays à genoux, les Guinéens sont prêts à tuer, faire tuer et se faire tuer pour le maintenir ou le hisser à la tête de l’Etat. 

Je vous écris donc, Monsieur le président de la République, pour vous offrir, dans un plateau d’or, après vous avoir décrit le mauvais et le bon chemin, la chance de choisir, volontiers, celui que vous allez emprunter et le nom que vous allez laisser aux générations futures de notre pays.

Emprunter le même chemin que le  régime égaré et stupide que vous venez de balayer, nuirait à la bonne image que vous ambitionnez de léguer à la prospérité. Le chemin de vos prédécesseurs est le pire des chemins. Quel est donc ce chemin ? 

Le voici : nommer un gouvernement de plusieurs dizaines de ministres égarés, corrompus, voleurs et criminels, vendre à vil prix et exporter stupidement nos mines à l’état brut, faire en sorte que l’argent public ne serve qu’à offrir des maisons, voitures et minables entreprises aux femmes, maîtresses et enfants des dirigeants pendant que le peuple de Guinée crève en enfer dans la misère, la pauvreté, la faim, la soumission, l’humiliation, la honte, la faiblesse, le déshonneur et toutes sortes de souffrances, sans même disposer des quatre facteurs indispensables à la vie et à la dignité humaine : la bonne nourriture, le bon logement, les bons soins de santé et la vraie éducation.

Vendre à vil prix et exporter à l’état brut les mines de notre pays, est un acte plus lâche que celui d’un homme qui se fait misérablement payer par un autre homme pour que celui-ci fasse l’amour à sa femme à sa place et lui fasse des bébés. Cet acte de vendre à vil prix et exporter à l’état brut nos mines est semblable à celui des sauvages de Louisiane qui, lorsqu’ils voulaient des fruits, coupaient les arbres aux pieds et cueillaient les fruits. Cette stupidité de vendre à vil prix et exporter à l’état brut nos mines fait perdre à notre pays de centaines voir de milliers de milliards d’euros chaque année.

Je vous préviens, vous ne réussirez pas à déplacer une aiguille avec un gouvernement de politiciens ennemis les uns les autres. 

Jusqu’aujourd’hui, les politiciens guinéens, quels que soient leurs soit-disant diplômes (des cartons qu’ils ne méritent pas), se sont avérés être les plus nuisibles de la terre. Je ne saurais dire, avec exactitude, à quel point votre coup d’Etat serait préjudiciable à notre Nation si, après avoir chassé un régime égaré, vous remettez le pouvoir à un autre régime plus égaré. L’opposant guinéen est un vrai faux de tout ce qu’il prétend être et est exactement comme un faux billet de banque qui présente tous les signes extérieurs d’un vrai. La méchanceté des politiciens guinéens est un obstacle difficile à surmonter. Mais si vous m’écoutez, Monsieur le président de la République, je vous aiderais à être vigilant, attentif et à surmonter efficacement tous les obstacles en choisissant le bon chemin.

Le bon chemin est le chemin de l’émergence et du développement ultime. Quel est donc ce chemin ? Le voici : les chantiers qui mènent à l’émergence et au développement ultime de la Guinée. Certes la transition que vous allez diriger ne durera que d’un ou deux ans. Cela est largement suffisant pour lancer les chantiers nécessaires pour hisser la Guinée au rang des pays les plus industrialisés riches, forts, développés et prospères. Quels sont donc ces chantiers ? 

Les voici : doter la Guinée de toutes sortes d’industries lourdes, transformer sur place en Guinée nos mines en produits finis notamment la bauxite en aluminium et les vendre à leur juste valeur, créer de nombreuses et grandes industries et entreprises capables de fournir à notre pays un PIB de plus de 1.000 milliards d’euros par an, trouver une cinquantaine d’actions parmi les plus échangées en République de Guinée, capables de représenter une capitalisation totale de plus de 1 000 milliards d’euros, les regrouper et créer la bourse de Conakry, qui dévient immédiatement le marché officiel des actions en Guinée, construire le Métro de Conakry, des Tramways dans chaque ville, construire plus de 5 millions de logements sociaux, relier les 33 préfectures par des autoroutes et des TGV., très bien lotir chaque quartier de chaque ville, bitumer et nommer chaque rue et y installer de millions de caméras, identifier chaque maison. Etc… Cette lettre serait interminable si je décide d’écrire ici le programme de développement que je vous propose. S’il vous intéresse, je vous le ferais parvenir aussitôt.

Monsieur le président de la République, si vous croyez en la compétence des politiciens voleurs de l’argent public et distributeurs de chèques dont les journalistes corrompus vantent et vendent l’image, ils vous noieront.

Mais, si vous m’écoutez, je vous aiderai à fonder une administration et une société guinéennes aussi honnêtes que celles de la France. Le faux professeur-président que vous venez de chasser quant à lui, au lieu de m’écouter, avait préféré me condamner pour « outrage au chef de l’Etat », me mettre en prison à plusieurs reprises, pendant plus de 2 ans.

Votre échec ou votre réussite dépendra de l’administration que vous allez fonder. Plus un gouvernement est égaré, plus son pays est pauvre. La pauvreté d’un pays est proportionnelle à l’égarement de son gouvernement. La pauvreté d’un pays ne dure que le temps que dure l’égarement de son gouvernement.

Monsieur le président de la République, Dieu vient de vous donner la chance de mettre un terme à des gouvernements égarés en Guinée, si vous saisissez bien cette chance, l’école guinéenne enseignera à toutes les générations futures, pendant de milliers d’années, que le Colonel Mamady DOUMBOUYA a été l’artisan de l’émergence et du développement ultime de la Guinée.

Je vous remercie, Monsieur le président de la République, de votre aimable attention.

Que Dieu bénisse la Guinée

Abdourahamane BAKAYOKO 

Président des DÉMOCRATES GUINÉENS

Lire

Changement de régime en Guinée : ce que l’Union des écoles franco-arabes demande au CNRD

11 septembre 2021 à 16 04 05 09059

L’Union des écoles franco-arabes de Guinée ne reste pas indifférente face à la situation sociopolitique actuelle du pays. Dans une déclaration publiée ce samedi, 11 septembre 2021, l’organisation a pris acte de la prise du pouvoir par le CNRD (la junte militaire qui a renversé le président Alpha Condé), et les déclarations rassurantes de ses responsables. Elle a exprimé la disponibilité des cadres arabophones à participer au processus de transition, avant d’adresser quelques doléances aux nouvelles autorités guinéennes.

Guineematin.com vous propose ci-dessous la déclaration :

DÉCLARATION DE L’UNION DES ECOLES FRANCO-ARABES DE GUINEE

v  En faisant suite de la prise du pouvoir par le Comité National pour le Rassemblement et du Développement (CNRD) le 5 septembre 2021.

v  En prenant acte de sa première déclaration.

v  Conformément au principe de l’islam et de ses valeurs, nous l’union des écoles arabo française de la Guinée appelle :

–          Le peuple Guinéen à la cohésion et à l’acceptation de l’autre pour le bien du vivre ensemble et de la paix.

–          La nouvelle autorité à sa tête le président, lieutenant-colonel  Mamady Doumbouya , et tous ses membres à l’unité et à veiller aux intérêts du pays et de ses citoyens.

–          La nouvelle autorité à veiller sur la continuité des services publics, des projets de développement économique, social et diplomatique.

–          Les imams des mosquées, les étudiants et l’ensemble des cadres arabophones à prier et à implorer Allah sur la base de nos principes islamiques et de ce que nous avons entendu des déclarations et des idées du président du CNRD, pour qu’il le guide sur le droit chemin.

Considérant le rôle imminent des cadres arabophones dans le secteur de l’éducation, de la gestion des projets de développement socio-économique, la consolidation de la paix, de l’unité et de la cohésion nationale, la lutte contre l’intégrisme religieux et du terrorisme, le renforcement des relations bi et multilatérales avec les pays et les institutions arabes ainsi que les pays musulmans.

Nous appelons la nouvelle autorité à la prise en charge de nos doléances suivantes ;

·         Permettre aux cadres arabophones de participer activement dans le processus de la transition ;

·         Réintégration des bourses d’études pour les lauréats issus de l’établissement franco arabe suspendu depuis 2012 ;

·         Nomination des cadres arabophones dans les départements ministériels, représentations diplomatiques et consulaires ;

·         La redynamisation de l’inspection générale de l’enseignement franco arabe au niveau du ministère de l’éducation nationale ;

·         La mise en place d’un institut national de renforcement des capacités des cadres arabophones.

Fait à Conakry le 11/09/2021

Le Secrétaire Général de l’Union des Écoles Arabo-françaises

Dr Mohammed Sékou Keïta

Lire

Il promit la démocratie et apporta la médiocratie

11 septembre 2021 à 15 03 11 09119

Le premier président de la Guinée n’avait pas fait de grandes études. On disait même qu’il était un autodidacte. Le deuxième était encore moins cultivé que le premier. C’est pourquoi, beaucoup de guinéens estimaient que le jour où le pays aura un intellectuel à sa tête il va décoller. Au regard de tout cela, et devant le complexe d’infériorité vis-à-vis de ceux qui vivent dans les pays du nord, Alpha Condé était perçu comme l’homme providentiel.

Cet universitaire était censé montrer la voie aux Guinéens pour enfin remettre le pays sur les rails. Et pourtant bien avant son accession au pouvoir l’homme commence à montrer ses limites. La première déception qu’il inflige aux Guinéens fut son refus de débattre à la radio et à la télévision avec son principal challenger à la présidentielle de 2010. Alors que dans toutes les démocraties du monde le débat entre candidats est un excellent moyen offert aux citoyens pour départager les candidats, le professeur parisien refuse de débattre avec un homme formé en Guinée. Ce refus cachait quelque chose.

Connaissant mal le pays, néophyte en matière de gestion administrative et curieusement s’exprimant comme quelqu’un qui n’a jamais mis les pieds en France, l’opposant historique ne voulait pas faire tomber le masque. D’où son refus de débattre alors que cela était une obligation faite aux candidats.

Plus tard, lorsqu’il était question de remplacer le défunt président de la CENI, le candidat Condé déclare qu’il veut un autre candidat que celle qui était désignée par l’autre camp « même si c’est un singe ». Lorsqu’un homme, qui veut diriger son pays, tient des propos aussi vulgaires que comparer le président de l’institution chargée d’organiser le choix de la première personnalité du pays, il va de soi que ces propos ne correspondent pas à l’idéal et à l’image qu’il devait incarner pour ses concitoyens.

Proclamé vainqueur de la présidentielle, le nouvel élu enchaine les déclarations indignes de son statut. Parlant des hommes d’affaires, il déclare sur RFI qu’il n’y a pas de commerçants en Guinée mais des trafiquants. Assimilant tous les ressortissants de la région du nouvel opposant à ce dernier, il qualifie une bonne partie de Guinéens de poux ou encore de tortue.

Après l’attaque dont sa résidence privée aurait fait l’objet, Alpha Condé remercie ses partisans pour « leur retenue ». Estimant que ces derniers auraient pu faire des représailles contre ceux qui l’ont attaqué. Par ses propos, et bien avant la justice, il désignait ses agresseurs. Encore et toujours les mêmes. La suite on la connait. L’un des principaux accusés dans cette affaire, à qui le procureur avait promis l’enfer, lui déclarant « rira celui qui rira le dernier », ne recouvrira la liberté qu’après la chute d’Alpha Condé.

Durant tout son règne, l’ex-président guinéen a mis à nue ses limites. Aussi bien pour le développement du pays que pour l’image de ce même pays. Lorsque, à l’occasion du 60ème anniversaire de l’indépendance de la Guinée, le premier des Guinéens a reçu une équipe de journalistes français, son interview fut des plus catastrophiques. Sans maîtriser ses sujets encore moins se maîtriser lui-même, l’homme fait éclater sa colère devant les caméras de télévision. Alors que les journalistes étaient parfaitement dans leur rôle de poser les questions, même les plus géantes, le chef de l’Etat martèle à l’antenne qu’il est choqué.

Cette contreperformance de leur président choqua plutôt les Guinéens. Tous ces faits ont contribué à démystifier l’homme. Lequel enfoncera le clou à la présidentielle taillée sur meure de 2020. Une nouvelle fois il met le pied dans le plat en disant que « tout malinké qui vote pour un autre candidat que lui aura voté pour Cellou ». Rien de surprenant, car dix ans plus tôt il avait aussi dit à la Basse Guinée qu’il est leur neveu.

Bref, si c’est cela l’intellectuel, les Guinéens préféreront un analphabète à la tête de leur pays. En tous les cas Alpha Condé n’a pas été un bon ambassadeur des intellectuels. Encore moins de la diaspora guinéenne. Comme dit un adage populaire de chez nous, si celui qui est perché au sommet du toit la maison est incapable d’apercevoir plus loin que celui qui est assis à même le sol, alors qu’il descende.

Habib Yembering Diallo pour guineematin.com

Lire

Feuille de route et durée de la transition : ce que recommande Dr Mamadi Kaba (LIDDA)

11 septembre 2021 à 15 03 04 09049
Dr Mamadi Kaba, président pour la Ligue pour les Droits et la Démocratie en Afrique (LIDDA)

Près d’une semaine après la prise du pouvoir en Guinée par le comité national de rassemblement et du développement (la junte militaire qui a renversé le régime d’Alpha Condé), les guinéens sont toujours dans l’attente d’une feuille de route pour la transition. Les militaires ont déjà exprimé leur volonté de mettre en place un « gouvernement d’union nationale » et la rédaction d’une « nouvelle constitution » pour le pays. Mais, jusque-là, aucun acte visible n’a été posé dans ce sens. Et, au sein de l’opinion, on commence déjà à s’interroger sur le canevas du CNRD pour la transition et le temps que prendra cette période d’exception.

Dans un entretien accordé à Guineematin.com ce samedi, 11 septembre 2021, le président de la Ligue pour les Droits et la Démocratie en Afrique (LIDDA), Dr Mamadi Kaba, a sollicité l’organisation d’un atelier de planification stratégique où des spécialistes vont travailler à planifier les activités de la transition dans le temps et dans l’espace.

« Il s’agira de déterminer qui va faire quoi, comment est-ce qu’il va le faire, dans quel domaine et pour quel résultat. Quand cette planification sera faite, le projet du chronogramme va être soumis au pouvoir militaire qui va l’amender en tenant compte de certaines réalités qui sont d’ordre militaire. Ensuite, que ce chronogramme soit validé par l’organe législatif de la transition. Il faut aussi la mise en place d’un gouvernement d’union nationale ; mais, un gouvernement de technocrates et non un gouvernement de cadres représentants les différentes entités. Ce sont des technocrates qui ont la confiance des acteurs de la vie nationale. Je pense que ce n’est pas nécessaire que chaque entité envoi ses représentants pour former un gouvernement. Il s’agit de choisir des cadres crédibles qui sont susceptibles de faire le consensus au niveau de la classe politique et de la société civile », a indiqué Mamadi Kaba.

Pour le président de la LIDDA, les objectifs et les priorités de toutes les transitions demeurent le retour à l’ordre constitutionnel. Et, à cet égard, il estime que le CNRD doit travailler de manière à ce que le pouvoir revienne aux civils dans les meilleurs délais.

« La priorité de notre nouveau pouvoir ne peut être autre chose que les efforts tendant à favoriser le retour à l’ordre constitutionnel dans les meilleurs délais et dans les meilleures formes. C’est-à-dire, à travers des élections libres et crédibles dont les résultats seront acceptés de tous », a-t-il dit.

A en croire Mamadi Kaba, il n’appartient pas à la junte militaire de régler tous les problèmes de la Guinée. Et, 18 mois pourraient largement suffire pour une transition qui doit conduire au retour à un ordre constitution.

« Ce n’est pas à la transition de tout faire. Par exemple, les attentes de la population en matière de route sont très importantes et il y a d’autres priorités pour le peuple. Mais, il n’appartient pas à la transition de régler ces problèmes. C’est pourquoi il est important que la transition prenne rapidement fin au profit d’un pouvoir démocratiquement élu afin que celui-ci se concentre sur les priorités des populations avec l’aide de la communauté internationale. Et, sur le temps, je pense que tout cela pourrait être régler dans l’espace d’un an et demi (soit 18 mois », a indiqué Dr Mamadi Kaba.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

Lire

Mandiana : les jeunes demandent au CNRD de réaliser les promesses non tenues d’Alpha Condé

11 septembre 2021 à 15 03 00 09009

Les manifestations de réjouissance, pour célébrer la chute d’Alpha Condé, continuent en Haute Guinée, fief traditionnel de l’ancien chef de l’Etat guinéen évincé du pouvoir le weekend dernier. Après Kankan et Faranah en début de cette semaine, c’est Mandiana qui fête l’arrivée au pouvoir des militaires du CNRD (comité national de rassemblement et du développement). Hier, vendredi 10 septembre 2021, les jeunes de la commune urbaine de Mandiana et des localités environnantes sont descendus dans la rue pour exprimer leur joie face au changement opéré au sommet de l’Etat et annoncer solennellement leur soutien au CNRD. Ils ont mis cette occasion à profit pour demander aux nouvelles autorités du pays de réaliser les promesses non tenues d’Alpha Condé, rapporte Guineematin.com à travers ses journalistes qui ont suivi cette manifestation.

Pour la première fois depuis plusieurs années à Mandiana, le tricolore guinéen (Rouge-jaune-vert) a remplacé le jaune (la couleur traditionnelle du parti d’Alpha Condé, le RPG) dans une manifestation de réjouissance. Ce vendredi, c’est plusieurs dizaines de jeunes qui y ont battu le pavé pour manifester leur soutien au CNRD. De la maison des jeunes au bloc administratif de la préfecture, en passant par chez le patriarche de Mandiana, le grand marché de la ville, les jeunes ont livré une véritable démonstration de force pour exprimer leur adhésion aux idéaux du Comité National de Rassemblement et du Développement.

Au nom de cette foule en liesse, Mamady Balbo Diakité, le directeur préfectoral de la jeunesse de Mandiana, a demandé au CNRD de réaliser les promesses non tenues de l’ancien président Alpha Condé.

Mamady Balbo Diakité, directeur préfectoral de la jeunesse

« Comme vous le savez, Mandiana est une préfecture stratégique du point vue géographique et démocratique. Elle fait frontière avec deux pays (le Mali et la Côte d’Ivoire) qui sont sous menace des attaques terroristes et la forte mobilité des citoyens venus à la recherche de l’or. C’est pourquoi nous, jeunes de Mandiana, demandons au préfet de Mandiana de transmettre ce plaidoyer au président du CNRD : l’achèvement de la route Kankan-Mandiana, l’achèvement du pont sur le fleuve Sankarani, la création d’emplois pour les jeunes, l’achèvement du nouveau site du camp militaire Markandji Diallo », a dit Mamady Balbo Diakité.

Après avoir écouté les jeunes, le nouveau préfet de Mandiana, Colonel Mamady Dembélé, a promis de remonter ce plaidoyer à qui de droit. L’autorité préfectorale a aussi demandé aux jeunes de Mandiana de se donner les mains pour le développement de cette préfecture.

« Nous sommes contents du discours du directeur préfectoral de la jeunesse de Mandiana, il a parlé du développement de Mandiana. La junte qui a pris le pouvoir, c’est la jeunesse ; et, nous sommes là pour le développement de Mandiana. Nous allons faire remonter votre requête à qui de droit. Mais, qu’est-ce que nous voulons ? On veut la paix pour que le développement prôné puisse aller de l’avant. On veut la cohésion et l’entente entre les jeunes de Mandiana », a indiqué Colonel Mamady Dembélé.

De Mandiana, Mamady Konoma Keïta et Abdoulaye N’koya SYLLA pour Gineematin.com

Lire

Gel des comptes des anciens dirigeants : « c’est insuffisant », dit Alpha Oumar Taran Diallo

11 septembre 2021 à 14 02 38 09389
Alpha Oumar Taran Diallo, président de l’Alliance Démocratique pour le Renouveau (ADR)

Comme annoncé précédemment, le comité national de rassemblement et du développement (la junte militaire actuellement au pouvoir en Guinée) a annoncé, jeudi dernier, 09 septembre 2021, le « gel temporaire » des comptes bancaires des anciens dignitaires du régime Alpha Condé. Cette mesure -qui s’inscrit dans le cadre de la « sécurisation des fonds de l’Etat »- vise les membres du gouvernement sortant, ainsi que les hauts fonctionnaires, administrateurs et régies financières de l’État. Mais, elle ne fait pas jubiler le président de l’Alliance Démocratiques pour le Renouveau (ADR).

Dans un entretien accordé à Guineematin.com ce vendredi, Alpha Oumar Taran Diallo a salué un « acte insuffisant » du CNRD. Il a laissé entendre que la junte peut aller plus loin en mettant en place un mécanisme permettant de mettre fin à la capacité de nuisance des anciens dignitaires.

« C’est un acte salutaire qui n’est d’ailleurs pas une surprise. et c’est tout à fait normal. Mais, est-ce que cela est suffisant ? Je pense que non ! Ce n’est pas suffisant, parce qu’en général, nous savons tous que les gens ne gardent pas leurs avoirs dans les banques. Il est de culture chez nous qu’on mette l’argent de côté. Et, nous savons aussi qu’ils (les anciens dirigeants : ndlr) étaient les pourvoyeurs en argent à certains cambistes dans notre pays. Donc, il faut nécessairement qu’il y ait un mécanisme permettant de mettre fin à leur capacité de nuisance. Nous connaissons notre pays, la corruption est devenue endémique et tout le monde est vulnérable à ce niveau », a dit Alpha Oumar Taran Diallo.

Par ailleurs, le leader de l’ADR a demandé au CNRD de diligenter des enquêtes pour mieux pingler ceux qui ont fait des caisses de l’Etat leur poche privée.

« Si ces anciens ont la possibilité de corrompre pour déstabiliser la junte et  la transition, ils vont le faire. Donc, il faut nécessairement qu’il y ait un mécanisme, à travers l’inspection générale d’Etat, à travers l’inspection des finances, pour diligenter tout de suite une enquête avec la Cour des comptes, et même les juridictions, pour mettre fin à cette situation », a-t-il indiqué.

Alpha Assia Baldé pour Guineematn.com

Tél : 622 68 00 41

Lire

Le nouveau préfet de Yomou se lâche : « l’armée est venue libérer les Guinéens des dictateurs »

11 septembre 2021 à 14 02 31 09319
Colonel Karamoko Boké Camara

Installé mardi dernier à la tête de préfecture de Yomou (après le coup d’Etat militaire qui a renversé le régime d’Alpha Condé), le colonel Karamoko Boké Camara s’est entretenu hier, vendredi 10 septembre 2021, les chefs religieux de sa juridiction géopolitique. Et, à l’occasion de cette rencontre de prise de contact, ce tout nouveau préfet de Yomou a tenté d’expliquer aux sages les raisons qui ont conduit l’armée à opérer un changement au sommet de l’Etat. L’officier militaire (désormais administrateur territorial) a laissé entendre que « la Guinée était mal » et « l’armée est venue libérer les guinéens des mains des dictateurs » qui les gouvernaient, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Yomou.

Devant les religieux, le colonel Karamoko Boké Camara n’est pas allé de main morte pour dénoncer les maux qui gangrenaient la Guinée sous la gouvernance Alpha Condé. L’autorité préfectorale a parlé d’un « pouvoir dictatorial » qui a infligé la peur et l’injustice aux guinéens.

« Je vous remercie pour votre visite ce matin, mais vous devez comprendre que la Guinée était mal gérée ces deniers temps. Il y avait trop de peur, de corruption, d’injustice, d’arrestations politiques…. Voilà pourquoi l’armée, à travers le CNRD, à la tête le Colonel Mamady DOUMBOUYA, a renversé ce pouvoir dictatorial. L’armée a pris le pouvoir pour libérer les guinéens de ces maux dont ils souffraient. Je le dis et je le répète, l’armée est venue pour libérer les guinéens des mains des dictateurs », a martelé le colonel Karamoko Boké Camara.

De leur côté, les chefs religieux de Yomou, par la voix du secrétaire préfectoral de la ligue islamique, Elhadj Moussa Koly, ont exprimé leur soutien au CNRD actuellement au pouvoir en Guinée.

« Nous sommes là ce matin pour vous dire bonjour et vous certifier notre soutien. Un président est parti, un président est venu. Donc, nous sommes avec vous. Dieu l’a dit : il être avec le chef. Si nous étions avec l’ancien, nous serons aussi avec le nouveau. Que Dieu vous accorde toute sa bénédiction et qu’il vous éloigne de vos ennemies », a dit Elhadj Moussa Koly.

De Yomou, Michel Anas Koné pour Guineematin.com

Lire

Kankan : les membres de la PJDD et les forces de sécurité outillés sur les droits de l’Homme

11 septembre 2021 à 14 02 22 09229

La Plateforme nationale des jeunes leaders de l’axe pour la démocratie et le développement (PNJDD) et le Programme Démocratie sans violence-La Baïonnette intelligente (DSV-BI) poursuivent leurs actions à l’intérieur du pays. Après Faranah et N’Zérékoré, ils ont organisé un atelier de formation à Kankan, à l’intention des membres de l’antenne régionale de la Plateforme des jeunes leaders pour la démocratie et le développement (PJDD) et des forces de défense et de sécurité. Ils ont outillé les participants sur la lutte contre la violence et le respect des droits de l’homme, a constaté le correspondant de Guineematin.com à Kankan.

Houda Sow, président de la Plateforme nationale des jeunes leaders de l’axe pour la démocratie et le Développement (PNJDD)

« Cette activité s’inscrit dans le cadre d’une série de formations que nous organisons pour renforcer les capacités des membres de la PJDD dans les huit régions administratives du pays. Ce ne sont pas les jeunes seulement qui sont concernés, c’est une formation mixte avec les forces de défense et de sécurité. Mais compte tenu de la situation du pays, on n’a pas pu avoir les militaires et les gendarmes ici. L’objectif, c’est de faire en sorte qu’il y ait une synergie d’actions entre nos membres et les forces de défense et de sécurité », a indiqué Houda Sow, président de la Plateforme nationale des jeunes leaders de l’axe pour la démocratie et le Développement (PNJDD).

Houda Sow, président de la Plateforme nationale des jeunes leaders de l’axe pour la démocratie et le Développement (PNJDD)

Cette formation a duré trois jours (du 7 au 9 septembre). Elle a réuni une trentaine de participants. Selon le formateur, Mamadou Kaly Diallo, responsable du bureau Conakry du Programme Démocratie sans violence-La Baïonnette intelligente (DSV-BI), les travaux ont porté sur plusieurs thématiques. « Nous avons travaillé sur des thématiques, comme les notions et les qualificatifs des droits de l’Homme, la documentation des droits de l’Homme et comment faire des enquêtes quand il y a violation des droits de l’Homme. Aussi, dans le cadre de notre combat contre la violence, comment manifester en respectant le droit guinéen. Il faut qu’on améliore les relations civilo-militaires pour qu’il y ait une gestion pacifique des revendications sociopolitiques », a souligné l’activiste des droits de l’homme.

Kabinet Sylla, chef service de la police judiciaire au commissariat central de Kankan

A l’issue des travaux, Kabinet Sylla, chef service de la police judiciaire au commissariat central de Kankan, s’est réjoui de la tenue de cette formation, qu’il trouve très importante. « Nos acquis en matière de droits de l’Homme ont été consolidés, nous avons été outillés en documentation. Donc, nous serons les messagers auprès des citoyens de nos différentes localités pour véhiculer les messages sur les droits de l’Homme afin qu’il y ait une démocratie sans violence. A la PNJDD et son partenaire de DSV-BI, je suggère qu’une telle formation soit organisée dans toutes les préfectures afin que notre pays soit un pays véritablement démocratique », a dit l’officier de police judiciaire.

De son côté, le président de l’antenne régionale de la Plateforme des jeunes leaders pour la démocratie et le développement (PJDD), a promis que son équipe va démultiplier les connaissances acquises auprès de la jeunesse de Kankan. « Nous sommes en partenariat avec des groupes de jeunes à travers la région de Kankan, qui appartiennent à des ONG et à des médias. Après cette formation, nous allons partir vers ces groupes de jeunes et les associations pour multiplier les sensibilisations sur la promotion et la protection des droits de l’Homme à Kankan », a annoncé Alpha Kabinet Kaba, président de la PJDD-Kankan.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineemati.com

Lire

Dr Mory Mandiana DIAKITÉ écrit au Col. Mamady Doumbouya

11 septembre 2021 à 14 02 12 09129
Dr Mory Mandiana Diakité, écrivant

Excellence, 

Comme vous l’avez si bien mentionné au cours d’une de vos interventions, je vous encourage vivement à mettre en place un gouvernement d’union nationale, les organes de la transition et à organiser des assises nationales, qui  définiront la durée de la transition et les conduites à tenir pour qu’elle soit apaisée et responsable. Il ne sert à rien d’anticiper les élections pour renouer encore avec les mêmes violences sanglantes. L’élection présidentielle est une infime partie du problème guinéen. Il faut que chacun sache cela. J’aimerais que vous vous absteniez de toute déclaration sur la durée de la transition d’abord. Car cela peut être une source potentielle de conflit, de pression socio-économique. Les affamés du pouvoir vont encore fatiguer le peuple en se focalisant uniquement sur la date des élections. 

Il ne serait pas méchant aussi de mettre à la retraite anticipée tous les leaders actuels, afin de permettre aux partis politiques d’organiser des congrès pour l’élection de nouveaux leaders. Même s’il faut négocier avec eux pour leur trouver une porte de sortie pour eux. Ils peuvent néanmoins participer à la gestion de la transition, devant déboucher sur l’organisation d’élections libres et transparente. Mais il faut qu’ils prennent leur retraite politique et donner la chance à la nouvelle génération. Cela est un sursaut patriotique. 

Cordialement, 

Dr. Mory Mandiana DIAKITÉ, Ingénieur agronome, Enseignant-chercheur-Écrivain

Lire

Kindia : un présumé violeur se donne la mort pour éviter d’être arrêté par la police

11 septembre 2021 à 13 01 25 09259

Âgé d’une quarantaine d’années et accusé de viol sur une mineure de 12 ans, Alpha Abdoulaye Touré s’est donné la mort jeudi dernier, 09 septembre 2021, à Koliady 2 (un quartier de la commune urbaine de Kindia). Il s’est tiré une balle dans la tête quand des policiers venus l’arrêter ont cassé la porte de sa chambre pour tenter de mettre main sur lui.

Selon les informations confiées à Guineematin.com, pour ce présumé viol sur mineure, plusieurs convocations avaient été adressé à Alpha Abdoulaye Touré. Mais, il n’a jamais daigné répondre à la police. Et, dans la journée du jeudi, des agents sont allés à son domicile pour l’interpeller. Ils étaient munis d’un mandat de perquisition délivré par le procureur de la république près du tribunal de première instance de Kindia. Malheureusement, dès qu’ils ont cassé la porte de sa chambre, le présumé violeur s’est suicidé.

« Avant-hier, lorsque je suis rentré à la maison, mon neveu m’a dit que des militaires sont venus déposer une plainte contre mon oncle (Alpha Abdoulaye Touré), mais qu’il ignore les causes de la plainte. Le matin, j’ai appelé mon oncle pour lui demander pourquoi cette plainte contre lui. Je lui ai aussi conseillé d’aller répondre à la plainte, s’il ne se reproche de rien. C’est ainsi que je suis sorti. Mais, au cours de mon voyage, des policiers m’ont appelé pour me dire qu’ils ont envoyé une plainte contre mon oncle, mais il a refusé de répondre à la plainte.

Entre-temps, je l’ai appelé, mais tous ses téléphones étaient fermés. C’est ainsi que les policiers m’ont dit qu’ils ont reçu l’ordre du procureur de casser la porte de sa chambre. Mais, dès qu’ils ont défoncé la porte, il (Alpha Abdoulaye Touré) a pris le fusil pour loger une balle dans sa tête. Donc, il s’est suicidé », a expliqué Alsény Bah, neveu du présumé violeur.

Rencontré ce jeudi, Ibrahima Keïta, le père de la présumée victime d’Alpha Abdoulaye Touré, est revenu sur ce présumé viol qui était reproché à cet homme d’une quarantaine d’années.

« Cet homme qui s’est donné la mort (Alpha Abdoulaye Touré), il a violé ma fille de 12ans. Elle fera la 4ème année Franco-arabe cette année. Cet homme est l’une de nos connaissances, un cohabitant, nous puisons de l’eau dans leur puits. Quand ma fille vient puiser de l’eau, il en profite pour l’appeler, tout en l’amadouant avec une somme d’argent, pour faire sa sale besogne… Ma fille est partie puiser de l’eau, elle était accompagnée d’un de ses frères sans qu’il (Alpha Abdoulaye Touré) ne le sache.

Au moment où la fille a déposé le seau, le type (Alpha Abdoulaye Touré) l’a appelé. Elle est partie ; et, son frère qui la suivait a pris son seau et s’est assis pour l’attendre. Quand elle est sortie de la chambre du bourreau, son frère lui a demandé où elle était ? Elle a répondu qu’elle regardait la télévision. Nous avons insisté pour qu’elle dise la vérité. Et, finalement, la fille nous a raconté les différents scénarios qui se sont passés entre elle et son violeur », a indiqué Ibrahima Keïta.

A noter qu’Alpha Abdoulaye Touré était marié et faisait le taximoto pour gagner sa vie. Son corps a été rendu à sa famille pour son inhumation.

De Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Lire