Guinée : la HAC habilitée à reprendre ses activités

21 septembre 2021 à 21 09 34 09349

La pause n’aura duré que deux semaines pour la Haute autorité de la communication (HAC). Le colonel Mamadi Doumbouya, président du CNRD, a autorisé l’organe de régulation des médias à reprendre ses activités. C’est une ordonnance publiée ce mardi soir, 21 septembre 2021, à la télévision nationale, a constaté Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

« La Haute autorité de la communication est habilitée à poursuivre ses activités de régulation en veillant au respect par les organes de presse, des obligations prévues par les lois et règlements en matière de communication », a indiqué l’ordonnance signée du colonel Mamadi Doumbouya, président du comité national du rassemblement pour le développement.

Après avoir le président Alpha Condé, le 5 septembre dernier, la junte militaire a suspendu la constitution et dissout le gouvernement et toutes les institutions du pays. Avant la HAC, le colonel Mamady Doumbouya avait déjà habilité la Cour des comptes à reprendre ses activités.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com
Tel. 628 12 43 62

Lire

Rencontre avec le CNRD : réaction du porte-parole des professionnels de l’immobilier, Alpha Ilyassa Bah

21 septembre 2021 à 21 09 03 09039
Alpha Ilyassa Bah, porte-parole des professionnels de l’immobilier

Comme annoncé précédemment, la problématique du loyer a été un des sujets débattus lors de la rencontre ce mardi, 21 septembre 2021, entre le CNRD (la junte militaire au pouvoir en Guinée) et les opérateurs et agents immobiliers de Guinée. Il n’y a pas eu de propositions concrètes de solution sur la question ; mais, selon Alpha Ilyassa Bah, porte-parole de l’organisation nationale des professionnels de l’immobilier, le Colonel Mamady Doumbouya (président du CNRD) a demandé aux acteurs du secteur immobilier de faire un mémorandum pour exposer leurs préoccupations et exprimer des pistes de solutions aux problèmes qui assaillent le secteur.

« Nous avons écouté le président de la junte avec attention en ce qui concerne l’élaboration d’une réforme au niveau du secteur foncier et du secteur immobilier en Guinée. Il (le président) nous a appelés à se mobiliser et à faire un mémorandum au niveau du secrétaire général du ministère tutelle de notre organisation pour qu’enfin qu’on puisse tenir en compte nos propositions. Nous allons travailler sur un mémorandum dans lequel il sera inclus entre autres la cherté du loyer en Guinée, l’acquisition du foncier guinéen, les conflits domaniaux existants », a dit Alpha Ilyassa Bah.

Diarouga Aziz Baldé pour Guineematin.com

Lire

Problème de loyer en Guinée : « le président a dénoncé les prix fantaisistes des propriétaires de maisons »

21 septembre 2021 à 20 08 03 09039
Lamine Kaba, coordinateur du Collectif pour la réglementation des loyers

Comme annoncé précédemment, les opérateurs et agents immobiliers ont été reçus ce mardi, 21 septembre 2021, par le CNRD au palais du peuple dans le cadre des concertations nationales. Les échanges ont eu lieu à huis-clos ; et, ils ont permis de mettre en lumière la problématique liée au loyer dans le pays (notamment à Conakry). Et, selon Lamine Kaba, coordinateur du Collectif pour la réglementation des loyers en Guinée, le colonel Mamady Doumbouya (président du CNRD) a déploré la fixation fantaisiste des prix par les propriétaires de maisons.

«Nous sortons de cette concertation avec une grande joie et une grande satisfaction. Parce qu’à notre niveau, la préoccupation est de réglementer le secteur immobilier. Il s’agit de donner à chaque citoyen un logement décent et accessible à tous. Et, dans son discours, le Colonel Mamadi Doumbouya a abordé le sujet de la plus belle manière. Le président a reconnu qu’actuellement les Guinéens souffrent pour le loyer. Il a aussi dénoncé la fixation des prix fantaisistes par les propriétaires de maisons. Ce qui nous a réconfortés et galvanisés dans notre lutte. Et, nous continuerons. Notre mémorandum a été déposé au niveau du comité pour une éventuelle étude par rapport à ce que nous envisageons dans la réglementation de ce secteur », a dit Lamine Kaba.

Mohamed Guéasso Doré pour Guineematin.com

Tel: +224 622 07 93 59

Lire

Sécurité, infrastructures, indépendance : ce que les juges ont sollicité du CNRD

21 septembre 2021 à 19 07 53 09539
Mohamed Lamine Diallo, juge d’instruction au TPI de Kaloum

Comme annoncé dans nos précédentes dépêches, le Comité national du rassemblement pour le développement (CNRD) a reçu ce mardi, 21 septembre 2021, les magistrats et leurs auxiliaires avant de conférer avec les différents ordres nationaux du pays.

Au sortir de la rencontre, Mamadou Lamine Diallo, en service au tribunal de Kaloum, a dit toute sa joie de prendre part à la rencontre organisée par les nouvelles autorités.

« L’entretien s’est bien passé. Plusieurs questions ont été soulevées et le CNRD nous a vraiment rassurés. Comme recommandations, nous avons souligné l’indépendance de la justice, la sécurité des magistrats et des justiciers mais également la protection des infrastructures. Beaucoup de nos tribunaux n’ont pas de siège. Il est également nécessaire de penser à la création d’autres structures (des Cours d’appel) pour compléter les infrastructures juridiques de notre pays », a indiqué ce magistrat.

Pour Mohamed Lamine Diallo, l’entretien avec le Colonel Mohamed Lamine Doumbouya et ses hommes a été fructueux et toutes les difficultés liées au bon fonctionnement de la justice ont été passées en revue.

« Si nos recommandations sont prises en compte, notre pays pourra aspirer à un développement harmonieux. Nous aurons réellement un Etat de droit opérationnel », a insisté ce magistrat de siège.

A rappeler que depuis le depuis de ces concertations nationales pour une transition inclusive et apaisée, lancées le 14 septembre, le CNRD a reçu entre autres les partis politiques, les coordinations régionales, les religieux, les représentants du corps diplomatique et consulaire, les sociétés minières, les institutions internationales, les Guinéens de l’étranger, les patrons des banques et assurances, les artistes et la presse locale. Pour les journées du mercredi et jeudi, il sera question d’échanger avec les jeunes et les femmes mais aussi des hôteliers et tenanciers des bars.

Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

Lire

Problème de l’immobilier en Guinée : « Le président a répondu qu’il veillera à ce que ça marche », dit Elhadj Mamadou Bhoye Bah

21 septembre 2021 à 19 07 43 09439
Elhadj Mamadou Bhoye Bah, agent immobilier AJAH Hamdallaye

Avoir un toit actuellement en Guinée (particulièrement à Conakry) relève d’un exploit. Le loyer est souvent très cher et n’est pas à la portée du guinéen lambda. Et, la situation va de mal en pire avec la crise économique due la pandémie de COVID-19 et la cherté des prix des denrées de premières nécessités sur le marché. Mais, cette problématique a été posée ce mardi, 21 septembre 2021, au Colonel Mamady Doumbouya (le président du CNRD) lors de la rencontre au palais du peuple entre le CNRD et les promoteurs immobiliers. Et, selon Elhadj Mamadou Bhoye Bah, agent immobilier AJAH Hamdallaye, le colonel Doumbouya a promis de veiller désormais à la bonne marche de ce secteur.

« Nous avons fait comprendre au président que ça ne va pas sur le plan immobilier. L’habitat est en retard par rapport à la population. Ça n’évolue pas. Quand la population est à Coyah, l’habitat est déjà à Dixinn. L’écart est tellement énorme qu’il ne permet pas d’avancer. Le ministère de l’habitat était géré par des pharmaciens, par des médecins. Il n’y a pas de biologie en matière d’habitat. Donc, il faut qu’on révise tout ça. La refondation de l’Etat est le second point du CNRD. Le lotissement de la commune de Kaloum c’est en 1901. Il a fallut 90 ans pour que Bana Sidibé vienne pour remettre le code foncier guinéen. Vous imaginez le retard. Après Bana Sidibé, c’est revenu à zéro. 

Le président a répondu qu’il prend acte et qu’il veillera à ce que ça marche, à ce que nous soyons impliqués dans la vie de la nation. L’habitat c’est important. Chacun a besoin d’un toit. Quand on casse de l’autre côté et on ne construit pas, c’est encore plus grave », a indiqué Elhadj Mamadou Bhoye Bah.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Lire

Concertations nationales : le président des huissiers de justice non satisfait de sa rencontre avec le CNRD

21 septembre 2021 à 19 07 38 09389
Maitre Sory Daouda Camara, président de la chambre nationale des huissiers de Guinée

Le président de la chambre nationale des huissiers de Guinée n’est pas satisfait de la rencontre entre le colonel Mamady Doumbouya et les ordres socio-professionnels. Rencontre qui a lieu ce mardi, 21 septembre 2021, dans le cadre des concertations nationales entamées il y a une semaine par la junte au pouvoir. Me Sory Daouda Camara déplore le fait que le président du comité national pour le rassemblement et développement (CNRD) n’a pas répondu aux préoccupations des avocats et des huissiers de justice.

« J’ai essayé d’attirer l’attention du président sur le fait que cet ambitieux objectif qui consiste à faire de la justice la boussole serait vain s’il ne fait pas en sorte que les décisions de justice rendues par nos cours et tribunaux soient effectivement appliquées. Malheureusement, à la fin, il s’est de plus accentué sur le secteur de l’immobilier. Donc, je crois qu’il n’a apporté aucun élément de réponse aux différentes interventions des avocats, des bâtonniers et de la chambre des huissiers », a dit Me Sory Daouda Camara.

Diarouga Aziz Baldé pour Guineematin.com

Lire

Dr Ibrahima Cissé (ONAMEL) : « la rencontre avec le CNRD a été très fructueuse »

21 septembre 2021 à 19 07 09 09099
Dr Ibrahima Cissé, le responsables chargé de projet de l’Ordre national de la médecine libérale (ONAMEL)

Le Comité national de rassemblement pour le développement (CNRD), au pouvoir depuis le 5 septembre, continue de recevoir les forces vives de la nation en vue de réussir une transition inclusive et apaisée. Ce mardi, 21 septembre 201, après les magistrats, les huissiers, les greffiers et autres, le CNRD a reçu les différents ordres nationaux du pays.

Au micro de la presse dont un reporter de Guineematin.com, Dr Ibrahima Cissé, le responsables chargé de projet de l’Ordre national de la médecine libérale (ONAMEL), a dit toute sa satisfaction et réitéré ses attentes par rapport à cette transition.

« Cette rencontre a été fructueuse dans la mesure où plusieurs maux dont la Guinée souffre ont été exposés. Cette rencontre était juste une prise de contact. D’ailleurs, tout ne pouvait pas être débattu aujourd’hui. Nous pensons qu’avec le mémorandum, les autorités feront face aux maux dont notre pays souffre. Devant le Colonel Mamady Doumbouya, il a été dit que les structures sanitaires privées sont des mouroirs. Mais ce sont des accusations gratuites envers les services sanitaires privés alors que la médecine de proximité rapporte beaucoup », précise ce membre de l’ONAMEL. 

« Nous n’avons pas eu la chance de prendre la parole dans la salle mais il nous a été demandé de présenter un mémorandum. Nous avons suivi les débats. Il y a eu beaucoup d’accusations alors qu’on peut améliorer les conditions de travail dans ces structures sanitaires. Nous demandons aux autorités de les évaluer objectivement et de donner les agréments à celles qui remplissent les conditions. Nos structures regroupent en leur sein plusieurs cliniques de proximité qui aident beaucoup nos populations. Non seulement, nous absorbons des milliers de médecins qui sortent de nos universités mais aussi, nous participons à donner une meilleure santé aux populations », rappelle Dr Ibrahima Cissé, qui balaie du revers de la main les nombreuses accusations portées contre les cliniques privées dans les quartiers.

« Mais malheureusement, nous sommes ségrégués et pourtant, beaucoup de médecins dans les hôpitaux publics sont devenus des cliniciens. Et c’est vrai qu’il y a des cliniques clandestines, des cliniques en pakka mais il y a des cliniques qui répondent aux normes requises, qui peinent malheureusement à être légalisées. Ce n’est pas normal. Le secteur privé n’a jamais bénéficié d’accompagnement par les autorités d’alors. Nous demandons au CNRD de nous aider », a sollicité ce membre de l’ONAMEL qui précise avoir bien accueilli le changement intervenu le 5 septembre et l’arrivée à la tête du pays du Colonel Doumbouya et son équipe. « Nous y fondons un grand espoir pour le développement de notre pays », a t-il conclu.

Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

Lire

Rencontre avec le CNRD : « Nous avons fait une déclaration pour que les mesures sanitaires soient respectées », dit Dr Abdoulaye Kaba

21 septembre 2021 à 19 07 00 09009
Dr Abdoulaye Kaba, coordinateur national de la coalition nationale de la santé

Dans le cadre des concertations nationales pour la conduite de la transition Guinée, le CNRD (la junte militaire au pouvoir) a reçu dans l’après-midi de ce mardi, 21 septembre 2021, les ordres socioprofessionnels au palais du peuple. A cette rencontre à laquelle la coalition nationale de la santé a pris part, une communication a été faite pour alerter le colonel Mamady Doumbouya (président du CNRD) sur le relâchement des mesures barrières contre la COVID-19.

Pour Dr Abdoulaye Kaba, le coordinateur national de la coalition nationale de la santé, il est impératif de mettre un accent particulier sur la riposte contre la COVID-19 dans le pays.

« Nous l’avons exposé l’actualité du moment, c’est-à-dire la riposte contre la Covid-19. Nous avons fait une déclaration comme quoi de faire tout pour que les mesures sanitaires qui sont édictées par les autorités soient respectées. Parce que nous avons constaté au niveau de la réforme un relâchement des mesures barrières, d’autant plus que c’est difficile de donner une vue d’ensemble sur la situation pandémique comme avant. Il y a un relâchement et il faut impérativement que les nouvelles autorités puissent au moins mettre un accent particulier sur la riposte contre la Covid-19 », a dit Dr Abdoulaye Kaba.

Diarouga Aziz Baldé pour Guineematin.com

Lire

Médicament illicite, application de la loi… Ce que Dr Hawa Diakité (Ordre des pharmaciens) demande au CNRD

21 septembre 2021 à 18 06 52 09529

Comme indiqué dans nos précédentes dépêches, dans le cadre des concertations nationales pour une transition inclusive et apaisée, après les magistrats, le CNRD a reçu ce mardi, 21 septembre 2021, les différents ordres nationaux de la Guinée. Pour ce qui est de l’ordre national des pharmaciens de Guinée, la satisfaction était sur toutes les lèvres. Et, la présidente, Dr Hawa Diakité, ne demande qu’une seule chose à la junte : appliquer la loi, surtout contre les vendeurs de médicaments illicites ou par des non professionnels.

Dr Hawa Diakité, présidente de l’ordre national des pharmaciens de Guinée

« Nous avons parlé aux autorités du CNRD, les problèmes que nous rencontrons sur le terrain, notamment ceux liés à la vente illicite du médicament et à l’application des textes de loi.  Mais, il nous a rassurés de sa disponibilité et de sa détermination et il nous a demandés de faire notre mémorandum et de le lui déposer », s’est réjouie cette professionnelle de la pharmacie.

Dr Hawa Diakité plaide pour la consolidation des acquis enregistrés et à la poursuite de l’assainissement du secteur pharmaceutique.

« J’ai accueilli le changement du 5 septembre avec beaucoup d’optimisme. Mais, il faut se dire la vérité puisqu’on s’est battu pour réduire le nombre de sociétés pharmaceutiques de grossistes distributrices de 105 à  10. Il faut être très vigilant pour éviter que les sociétés qui n’ont pas le droit d’importer continuent de déverser des produits sur le marché. Dieu seul sait l’ampleur du danger des médicaments de la rue. Nous demandons aux nouvelles autorités la consolidation des acquis et l’application stricte des textes de loi, pour le bien de nos populations », a souligné la patronne de l’ordre national des pharmaciens de Guinée.

Abdallah Baldé pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

Lire

Kerfalla Camara (Cour des comptes) : « les déviances des magistrats ont conduit le pays à cette situation »

21 septembre 2021 à 18 06 34 09349
Fodé Kerfalla Camara, secrétaire général de la Cour des comptes

Pour Fodé Kerfalla Camara, secrétaire général de la Cour des comptes, les magistrats ont une responsabilité dans la crise qui a conduit au coup d’Etat militaire du 5 septembre 2021, en Guinée. Parce que, dit-il, ils ont été complices de « certaines anomalies fondamentales » qui sont à l’origine de cette situation. Il espère donc qu’à l’issue de la rencontre qu’ils ont eue avec le colonel Mamady Doumbouya ce mardi, 21 septembre 2021, les magistrats vont reconnaître leurs déviances et les corriger.

« Les nouvelles autorités militaires nous ont fait appel aux magistrats ici aujourd’hui, c’était pour interpeller les juridictions sur la morale de leur métier et sur la nécessité de faire fonctionner de sorte à ce que les citoyens bénéficient de la justice qui leur est due, parce que c’est ça l’Etat de droit. Que ça soit dans le domaine social, économique et culturel, les gens ont des droits. La responsabilité des magistrats, c’est de leur rendre ces droits-là, ne serait-ce sur le plan théorique ou en tout cas sur le plan juridictionnel.

Je crois que la rencontre d’aujourd’hui a permis d’espérer que nos déviances en tant que magistrats, nos insuffisances, on va les corriger et reconnaître notre responsabilité dans certaines anomalies fondamentales qui ont eu lieu et qui ont conduit le pays à cette situation. Et cela, parce qu’il y a des complicités. C’est parce qu’on a été laxistes, c’est parce qu’on a été insuffisants que nous nous sommes mis dans cette situation et le pays s’est retrouvé dans l’impasse. Je crois que cette rencontre, c’est un déclic, c’est un appel et un défi », a-t-il indiqué.

Le magistrat en a profité pour évoquer la situation de la Cour des comptes. Selon lui, l’institution a travaillé et produit plusieurs rapports, mais dont la publication était bloquée par le président Alpha Condé. Avec le changement de régime survenu dans le pays, il espère que ces rapports pourront enfin être publiés. « Aujourd’hui, on a 4 bons rapports qui sont volumineux, qui portent sur l’ensemble des contrôles que nous avons effectués dans des institutions, des entreprises et des arrêts publics qu’on a eu à faire sur des comptes publics et qui sont disponibles.

C’est pourquoi, nous avons sollicité être reçus par le président de la République pour mettre ces rapports à sa disposition, avant et conformément à la loi de mettre ça à la disposition de la presse et donc de tous les citoyens pour en faire l’usage qu’il faut. Parce que notre programme, c’est que les résultats de nos contrôles permettent de modifier les comportements, améliorer la gestion publique et respecter les législations qui n’ont pas pu être respectées. Donc ça, ça a été un peu notre déviance principale, parce qu’on n’a besoin de ça », a dit Fodé Kerfalla Camara, secrétaire général de la Cour des comptes.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tél. : 622919225

Lire

Me Djibril Kouyaté : « il faudra désormais que les rapports entre les juges et les avocats soient sincères et loyaux »

21 septembre 2021 à 18 06 24 09249
Me Djibril Kouyaté, président de l’ordre des avocats de Guinée

Comme annoncé précédemment, dans le cadre des concertations nationales qui ont démarrées la semaine dernière au palais du peuple pour la conduite de la transition, les magistrats et le CNRD ont conféré ce mardi, 21 septembre 2021, à l’hémicycle. Les échanges ont eu lieu à huis-clos ; mais, selon les informations, ils ont portés sur les maux qui gangrènent le système judiciaire guinéen. Et, le président de l’ordre des avocats de Guinée, Me Djibril Kouyaté, a mis l’occasion à profit pour parler du rôle des avocats dans le système judiciaire et les relations qui doivent régir leurs rapports avec les juges. Des relations qui se sont beaucoup effritées ces dernières années.

Me Djibril Kouyaté, président de l’ordre des avocats de Guinée

« Nous avons rappelé que la profession d’avocat est une profession libre et indépendante qui, est certes apolitique, mais qui a un rôle de veille sur l’exercice du pouvoir et surtout sur le respect des droits humains et des libertés publiques et individuelles. Donc, nous leur avons fait remarquer que c’est pour cela qu’à chaque fois qu’il y a eu violation de ces droits et de ces libertés, le barreau a cru devoir intervenir. Nous leur avons dit aussi qu’il faudra désormais que le barreau soit placé au centre du système judiciaire, que les rapports entre les juges et les avocats soient sincères et loyaux. Parce que les avocats sont l’interface entre les juges et les justiciables. Quand on sait que dans nos pays qui sont très jeunes et qui ont connu un système judiciaire importé, il est important que les avocats jouent un rôle d’apaisement. Parce que nos populations, très souvent, ne comprennent pas le Droit moderne. Ils ne comprennent pas le système judiciaire, parce que le langage qui est tenu dans les Cours et tribunaux est un langage ésotérique pour eux. Il faut que nos rapports soient cordiaux et que les justiciables soient mis en confiance pour qu’ils puissent avoir une bonne définition de la justice. C’est toujours une réponse globale qu’il donne par rapport aux interventions des uns et des autres. Chacun s’y retrouve. Nous sommes satisfaits. Le simple fait même de nous recevoir est satisfaisant », a indiqué Me Djibril Kouyaté.

Mohamed Guéasso Doré pour Guineematin.com

Tel : 622 07 93 59

Lire

Des épouses de militaires emprisonnés au Col. Mamady Doumbouya : « on le supplie de gracier maintenant nos maris »

21 septembre 2021 à 18 06 17 09179

Près d’une soixantaine de femmes ont rallié très tôt ce mardi, 21 septembre 2021, le palais du peuple où se déroulent actuellement les concertations nationales entre le CNRD et les forces vives de la nation. Ces femmes, toutes des épouses de militaires, étaient venues solliciter une audience avec le Colonel Mamady Doumbouya (président du CNRD) pour implorer « une grâce » pour leurs maris emprisonnés depuis 2010 (pour certaines).

Malheureusement, compte tenu du calendrier très chargé du nouvel homme fort de Guinée, ces femmes n’ont pas eu l’occasion d’exposer leur préoccupation. Mais, au micro de Guineematin.com, l’une d’entre elle, Elisabeth Zoumanigui, épouse du Capitaine Marcel Guilavogui (en prison depuis 2010 selon nos informations), est largement revenue sur le motif de leur présence aujourd’hui au palais du peuple.

Elisabeth Zoumanigui, épouse du Capitaine Marcel Guilavogui

« Notre présence ici c’est pour une doléance afin de demander au président de gracier maintenant nos maris. Car, on souffre. Nous sommes ici depuis 6 heures du matin pour le voir, mais jusqu’à présent on ne l’a pas vu. C’est pourquoi on vous a fait appel (les médias) pour que le président puisse entendre notre cri de cœur pour gracier nos maris. Nous avons des enfants, certaines parmi nous ont été délogées de leurs habitations, parce que payer le loyer, les fournitures scolaires et nourrir les enfants n’est pas facile. Maintenant, on le supplie, nous sommes par terre, de faire à cause de nous et nos enfants de gracier maintenant nos maris. On ne veut pas d’une justice, on veut qu’on les libère maintenant, de les gracier. Nous sommes des épouses de militaires qui, pour certaines d’entre nous, leurs maris ont été arrêtés il y a 3 ans, d’autres 8 ans et d’autres 10 ans. Mon mari (Capitaine Marcel Guilavogui) a été arrêté le 20 mars 2010, il a fait 11 ans 6 mois en prison sans jugement. Donc, nous ne savons pas la cause pour laquelle il a été arrêté, parce qu’il n’a jamais été jugé. On change des fois ces dossiers. Il est détenu à Kindia après avoir fait 10 ans à la maison centrale de Conakry. Nous sommes 59 présentes ici, mais nous sommes en tout plus de 400 femmes dans cette situation », a expliqué Élisabeth Zoumanigui.

Mamadou Yaya Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 622 67 36 81

Lire

Aly Touré, procureur de Kankan : « on s’est engagés à une prise de conscience collective »

21 septembre 2021 à 18 06 00 09009
Aly Touré, procureur de la République près du tribunal de première instance Kankan

Des engagements pris de part et d’autre. C’est ce qui a sanctionné la rencontre de ce mardi, 21 septembre 2021, entre le colonel Mamady Doumbouya et les magistrats guinéens. Le président du comité national pour le rassemblement et le développement (CNRD) a promis d’assurer l’indépendance de la justice, et les magistrats se sont engagés à faire leur travail en toute responsabilité. C’est Aly Touré, procureur de la République près le tribunal de première instance Kankan, qui l’a annoncé au micro d’un journaliste de Guineematin.com, au sortir de la rencontre.

« Cette rencontre nous interpelle et ça nous renvoie à une prise de conscience collective pour que désormais, les maux qui ont été identifiés ne soient plus sur la table. Pour que la justice devienne vraiment la boussole qui guide l’action de tout un chacun. Il y a les moyens, il y a que la conscience qui manque. Il y a les moyens, ça je vous le dis. Il y a peut-être les petites difficultés liées au manque d’infrastructures, mais il y a les moyens. La magistrature est une conscience. Quand vous avez la conscience que vous êtes magistrat, vous travaillez bien.

Le CNRD s’est engagé à nous accompagner et à mette tout ce qui manque à notre disposition. Le CNRD s’est engagé à ne plus accepter des interférences. Il a demandé aux magistrats d’être fermes et justes dans le travail. Moi, ce qui m’interpelle le plus, c’est que quand quelqu’un vous dit que vous êtes la boussole qui va guider ses actions, ça vous interpelle en tant que magistrats de prendre vos responsabilités… Donc, on s’est engagés à une prise de conscience collective. Quand la corruption gangrène la justice, rien ne peut marcher », a indiqué le chef du parquet du TPI de Kankan.

Mohamed Guéasso DORÉ pour Guineematin.com

Tél. : +224 622 07 93 59

Lire

Lansana Cissé, juge de paix de Youmou : « nous nous engageons à accompagner le CNRD »

21 septembre 2021 à 17 05 52 09529
Lansana Cissé, juge de paix de Yomou

Comme indiqué dans nos précédentes dépêches, dans la matinée de ce mardi, 21 septembre 2021, le CNRD a reçu la grande famille des magistrats de Guinée (juges, procureurs, avocats, huissiers, greffiers …), dans le cadre des concertations avec les forces vives de la nation en vue d’une transition inclusive et apaisée.

A la sortie de l’hémicycle, au Palais du peuple, Lansana Cissé, le juge de paix de Yomou a confié à Guineematin.com sa satisfaction avant de promettre d’accompagner les nouvelles autorités du pays dans les différentes réformes annoncées.

« Je suis venu de la préfecture de Yomou, à plus de 1100 km de Conakry, pour assister à la rencontre avec les autorités du Comité national du rassemblement pour le développement (CNRD). Le Président nous a écoutés par rapport au bon fonctionnement de la justice et les difficultés rencontrées. Vous n’êtes pas sans savoir que la justice est décriée à tort ou à raison. Mais l’essentiel est que tout n’est pas noir. Il faut le reconnaître. Il y a des réformes et des progrès qui ont été atteints. Ce sont des acquis que nous devons préserver. Les magistrats ont d’ailleurs pris l’engagement de redorer le blason de la justice guinéenne. Cela va rassurer les investisseurs qui veulent venir dans notre pays. Pour ce faire, nous allons désormais nous soumettre strictement au respect et à l’application des textes de loi. Nous allons rendre la confiance aux citoyens », a dit M. Cissé.

D’ailleurs pour ce magistrat, le coup d’Etat mené le 5 septembre 2021 par le Colonel Mamady Doumbouya et ses hommes, a été bien accueilli dans ce milieu longtemps décrié par les populations.

« Nous avons très favorablement accueilli le changement intervenu le 5 septembre 2021 et nous sommes disposés à accompagner le CNRD dans toutes ses réformes. Déjà, le Colonel Mamady Doumbouya a promis de réécrire la Constitution et de mettre en place des institutions fortes et pour le bien de notre pays. Je pense que c’est ce que la Guinée a le plus besoin pour son développement », estime le juge de paix de Youmou.

Ces concertations se sont poursuivies dans la journée de ce mardi avec les ordres nationaux du pays.

Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

Lire

Morlaye Soumah, magistrat au CNTIF : « nous demandons au CNRD de redorer le blason de la justice »

21 septembre 2021 à 17 05 12 09129
Morlaye Soumah, magistrat de l’institution cellule nationale de traitement des informations financières (CNTIF)

Redorer le blason de la justice et rendre à la nation guinéenne sa fierté, c’est ce que Morlaye Soumah, magistrat à la cellule nationale de traitement des informations financières (CNTIF), demande à la junte militaire au pouvoir. Il a lancé cet appel à l’occasion de la rencontre de ce mardi, 21 septembre 2021, entre le colonel Mamady Doumbouya, président du comité national pour le rassemblement et le développement (CNRD) et les magistrats.

« La concertation s’est très bien passée. Les questions ont été franches et les réponses également. Il nous a surtout signifié la grande attente du CNRD et par de là, tout le peuple de Guinée par rapport aux aspirations légitimes de la République du Guinée et du peuple de Guinée pour une justice saine, débarrassée de toute forme de corruption et de tous les maux que vous et nous savons, qui gangrènent vraiment cette justice. Donc, les débats, d’une manière générale, ont tourné autour de ça.

Le colonel Doumbouya a pris le ferme engagement de recevoir tous les memos qui vont être déposés. À cet effet, il est demandé à tous les magistrats qui ont un mémorandum de bien vouloir contacter le cabinet du ministre de la justice à l’effet de déposer les memos pour que nous puissions les rassembler, mettre tout ça là sur un écrit que nous allons lui présenter. Nous demandons aux nouvelles autorités de redorer le blason de la justice mais également de rendre à la nation guinéenne sa fierté d’avant », a dit le représentant de la CNTIF à cette rencontre.

Mohamed Guéasso DORÉ pour Guineematin.com

Lire

Rencontre avec le CNRD : « l’homme qui était en face de nous n’a pas tendance à blaguer », avoue Aboubacar Thiam

21 septembre 2021 à 17 05 05 09059
Aboubacar Thiam, président de section au tribunal de commerce

Ils n’ont pas sauté de joie sur la place publique après le renversement du régime d’Alpha Condé ; mais, apparemment, ils sont parmi les plus heureux de la libération du peuple par le CNRD (la junte militaire qui dirige actuellement la Guinée). Au palais du peuple du peuple ce mardi, 21 septembre 2021, où ils ont rencontré le Colonel Mamady Doumbouya (le président du CNRD), les magistrats ont dénoncé les nombreuses immixtions du défunt régime dans les affaires judiciaires. Ils ont également reconnu les manquements et les indélicatesses de certains magistrats qui, pour des causes partisanes, avaient fait de la justice un instrument de répression des faibles.

Selon Aboubacar Thiam, président de section au tribunal de commerce, dans les échanges à l’hémicycle, le Colonel Mamady Doumbouya n’a pas manqué de rappeler aux magistrats leurs responsabilités dans la société.

« Il s’agit d’une concertation autour des problèmes qui assaillent notre justice. Vous n’êtes pas sans savoir que les événements politiques intervenus ces derniers temps en république de Guinée, la justice n’était pas à l’initiative certes, mais tout a été fait avec la bénédiction de la justice. Il faut reconnaitre qu’il y a eu des manquements, des indélicatesses. Certains collègues magistrats se sont livrés, par des pratiques partisanes, pour nous mener dans cette situation que nous vivons aujourd’hui. 

Le président de la république n’a pas manqué de nous rappeler nos responsabilités. Il faut que la justice se réveille maintenant. Notre justice était devenue une justice à géométrie variable. Une justice où certaines décisions étaient concoctées à la présidence de la république d’alors. Une justice où le magistrat se faisait convoquer banalement par le garde des sceaux avec des dossiers de procédure. Voilà la situation dans laquelle on était plongé. Et, quand la justice est comme ça, ce n’est pas une source de sécurité et de paix dans le pays. Je crois que les brebis galeuses parmi nous ont bien compris le message. Parce que l’homme qui était en face de nous n’a pas tendance à blaguer. Nous avons été pris au dépourvu. C’est seulement hier, la nuit, qu’on a été convoqué. C’est pourquoi on n’a pas sous les mains toutes nos recommandations. Mais, une commission sera mise en place pour préparer un mémorandum à l’attention du président de la république », a dit Aboubacar Thiam.

Malick Diakité pour Guineematin.com

Tel : 626-66-29-27

Lire

Elhadj Alpha Thiam (ministère de la justice) : « la justice n’était pas indépendante dans le vrai sens »

21 septembre 2021 à 16 04 57 09579
Elhadj Mamadou Alpha Thiam, responsable à l’inspection générale au ministère de la justice

C’est un aveu d’Elhadj Mamadou Alpha Thiam, responsable à l’inspection générale au ministère de la justice. Selon lui, la justice guinéenne n’était pas véritablement indépendante ces dernières années. Le magistrat l’a dit au sortir de d’une rencontre avec le colonel Mamady Doumbouya, président du comité national pour le rassemblement et le développement (CNRD), ce mardi 21 septembre 2021. C’est pourquoi, il salue l’engagement des nouvelles autorités de travailler à assurer l’indépendance totale de la justice guinéenne.

« Le colonel a dit qu’il fera l’essentiel pour que cette justice soit d’une façon totale indépendante et qu’elle joue effectivement le rôle qui lui est dévolu. Elle était indépendante, mais pas dans le vrai terme du mot, pas dans le vrai sens. Dans le passé récent, l’exécutif jouait beaucoup de rôle dans l’exercice de la fonction du juge. Il s’immisçait dans les affaires judiciaires d’une façon continue », a déclaré d’Elhadj Mamadou Alpha Thiam, qui s’est exprimé au micro d’un journaliste de Guineematin.com, au sortir de la rencontre avec le chef de la junte militaire qui dirige actuellement la Guinée.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Lire

Djeyla Barry (Cour d’appel de Conakry) : « nous avons exposé les problèmes majeurs de la justice au CNRD »

21 septembre 2021 à 16 04 52 09529
Djeyla Barry, président de la chambre spéciale de la Cour d’appel de Conakry

Manque de palais de justice, absence de budget de fonctionnement dans les juridictions, instrumentalisation de la justice par l’exécutif, ce sont entre autres les problèmes évoqués au cours de la rencontre de ce mardi, 21 septembre 2021, entre le colonel Mamady Doumbouya et les magistrats de Guinée. Après avoir écouté ses invités, le chef de la junte militaire au pouvoir a promis de s’investir pour assurer l’indépendance de la justice. Cela, en permettant notamment aux magistrats de travailler correctement, sans aucune pression. C’est ce qu’a fait savoir Djeyla Barry, président de la chambre spéciale de la Cour d’appel de Conakry, interrogé par un journaliste de Guineematin.com, au sortir de la rencontre.

« Notre rencontre avec le président du CNRD et son équipe consistait à prendre contact direct avec eux, présenter la justice, exprimer les difficultés et les problèmes majeurs entre autres que nous avons dans notre fonctionnement. Et puisque le président a parlé de l’instrumentalisation de la justice par les anciennes autorités, c’est ce qui affaiblit la justice. Si par exemple le magistrat, dans l’examen des procédures qu’il a, doit recevoir des instructions d’un ministre, du président de la République ou d’un haut placé à la présidence de la République pour dire qu’il faut statuer dans ce sens, il ne faut pas statuer dans l’autre sens, ça voudrait dire qu’à l’époque, il n’y avait pas de justice.

Donc, nous étions venus lui dire ça et lui dire que nous allons lui déposer un mémorandum qui va reprendre tous les problèmes que nous avons, notamment l’absence de budget de fonctionnement dans les juridictions. Nous n’avons pas de palais de justice, toutes les juridictions sont dans des bâtiments privés en location, ce qui n’est pas normal. Il y a des juridictions qui n’ont pas de siège. C’est comme le tribunal de travail, c’est comme le tribunal pour enfants, c’est comme le tribunal militaire qui travaille dans une villa. Ce n’est pas normal.

Ils ont promis qu’à la réception du mémorandum que nous allons leur envoyer, ils vont prendre les dispositions dans la mesure du possible pour rendre la justice fonctionnel et crédible. Parce qu’aucun investisseur ne viendra dans notre avec son argent si la justice est pourrie, si la justice est corrompue, si la justice n’existe pas », a souligné ce magistrat, qui dit espérer que les problèmes qui seront exposés dans le mémorandum des magistrats vont trouver des solutions pour un meilleur fonctionnement de la justice.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com 

Tel: 622919225

Lire

Rencontre avec le CNRD : « Il était question de discuter des difficultés qui assaillent le milieu judiciaire », dit la procureure Josephine Tinkiano

21 septembre 2021 à 16 04 35 09359
Josephine Loly Tinkiano, substitut du procureur de la république près du tribunal de première instance de Mafanco

Dans le cadre des concertations nationales pour une transition apaisée et réussie, le CNRD a reçu ce mardi, 21 septembre 2021, les magistrats au palais du peuple. Le tête-à-tête entre le colonel Mamady Doumbouya (le président du CNRD) et les acteurs du monde judiciaire (juges, procureurs,…) s’est déroulée un peu plus tôt dans la journée dans la salle du 02 octobre. Et, selon Josephine Loly Tinkiano, substitut du procureur de la république près du tribunal de première instance de Mafanco, les échanges ont portés sur les difficultés qui assaillent le secteur judiciaire guinéen.

« Il était question de discuter des difficultés qui assaillent le milieu judiciaire. Ces difficultés sont entre autres l’exécution des décisions de justice, les questions liées aux infrastructures. Les parquets ne sont pas dotés de moyens financiers. Il va falloir que tous ces aspects soient pris en compte. Vous n’êtes pas sans savoir que les infrastructures judiciaires sont très vétustes. Donc, nous avons essayé d’en débattre. Tout cela pour redonner confiance à la justice guinéenne. Le président du CNRD a dit que la justice sera la boussole du changement. C’est-à-dire c’est sur la justice qu’il se base pour faire avancer la Guinée. C’est une très bonne démarche dans la mesure où c’est un moyen pour écouter toutes les couches sociales pour débattre des grandes difficultés et voir quelles sont les solutions pour y remédier », a indiqué Josephine Loly Tinkiano.

Malick Diakité pour Guineematin.com

Tel : 626-66-29-27

Lire

Justice : vers les procès sur les 200 milliards, l’ARPT, les fictifs de l’Etat, les moustiquaires…

21 septembre 2021 à 16 04 18 09189
Alpha Sény Camara, procureur près le tribunal de Kaloum

Les autorités du pays continuent le marathon des concertations nationales pour une transition inclusive et apaisée en Guinée. Ce mardi, 21 septembre 2021, pour la 6ème journée de suite, le Président du CNRD, le Colonel Mamady Doumbouya et ses collègues ont reçu dans la salle de l’hémicycle au Palais du peuple les magistrats du pays pour débattre des problèmes qui minent le fonctionnement de la justice.

Au sortir de la rencontre, le Procureur près le tribunal de Kaloum, Alpha Sény Camara s’est prêté aux questions de la presse dont Guineematin.com, pour expliquer la quintessence de la rencontre.

Pour ce magistrat du parquet, l’indépendance des juges a été l’un des sujets qui ont dominé les débats avec le CNRD.

« Nous avons plaidé pour une plus grande indépendance des juges. Les textes que nous avons donnent cette liberté aux juges mais des fois, avec les interférences et les injonctions, il y a des soucis. Désormais, nous voulons que le juge soit strictement soumis à l’application de la loi », a souligné ce magistrat.

Pour lier l’acte à la parole, le Procureur près le tribunal de Kaloum a officiellement promis la relance d’un certain nombre de dossiers de corruption et de détournements des deniers publics.

« Je l’ai dénoncé dans la salle et beaucoup de dossiers de corruption et de détournements des deniers publics étaient dans le cabinet d’instruction. La procédure désormais va continuer. Ces dossiers sont connus de l’opinion. Il s’agit du dossier de détournement à l’ARPT, du dossier de vol des moustiquaires au département de la santé, le dossier des fictifs à la fonction publique ou encore du détournement des 200 milliards au ministère de l’enseignement technique, de la formation professionnelle et du travail », a martelé le procureur qui ajoute que ces dossiers étaient en berne dans sa juridiction.

A la question de savoir comment est-ce qu’il a accueilli le coup d’état intervenu le 5 septembre, Alpha Sény Camara  soutient que le régime devrait prendre fin, mais on ne savait pas c’est comment et quand.

« C’est un changement que tout le monde a accepté. Si vous le discutez sur le plan du droit pur, avec la violation de la loi avec tout ce que vous connaissez, il fallait absolument que cela arrive. On ne savait pas comment cela devait finir mais Dieu a dit non, ce n’est pas l’insurrection populaire mais c’est plutôt avec l’armée qui est un organe qui a un attribut de l’Etat qui devrait mettre fin à cela. Il faut apprécier. Tout changement qui replace l’Etat sur le droit, il faut l’apprécier », a t-il conclu.

Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

Lire