Paiement des frais d’études : la solution innovante proposée par l’université Kofi Annan de Guinée

8 septembre 2021 à 19 07 46 09469

Dans le but de faciliter le paiement des frais de scolarité, l’université Kofi Annan de Guinée vient de mettre en place une application mobile au service de ses étudiants. Cette solution digitale s’ajoute à la longue liste des innovations apportées par cette institution d’enseignement supérieur dans l’optique de sa modernisation. Cela, en vue de mieux répondre aux attentes des étudiants et de leurs parents.

C’est en partenariat avec PAYCARD, une société guinéenne, que la première université privée de Guinée a mis en place une application mobile, sécurisée et pratique, pour le paiement digital de frais d’études. Ainsi, les étudiants de l’université Kofi Annan de Guinée pourront désormais payer les frais d’inscription, régulariser les impayés, sans se déplacer. A travers leur téléphone, ils pourront à tout moment vérifier leur balance, payer et accéder à d’autres gammes de service que propose l’application mobile PAYCARD.

Ce qui non seulement leur facilite la tâche, mais aussi leur permet d’acquérir une nouvelle expérience. « La pandémie mondiale actuelle n’a fait qu’accentuer le pouvoir du numérique sur nos vies. Donc, ce partenariat est très important pour nous, parce qu’il incite les étudiants à se familiariser avec le digital. Cela donne une expérience aux étudiants à l’ère de la transformation digitale », s’est félicité le Vice-recteur de l’université Kofi Annan de Guinée.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Lire

Drame à Kindia : 12 morts et des blessés dans un accident de la route

8 septembre 2021 à 19 07 11 09119

Un accident de la circulation a endeuillé plusieurs familles ce mercredi, 8 septembre 2021, à Kindia. Un camion benne transportant du sable, du ciment et de nombreux passagers, a quitté la ville des agrumes pour se rendre au marché hebdomadaire de Benna Léfouré, dans la préfecture de Forécariah.

Malheureusement, il s’est renversé aux environs de 16 heures, à Kombitidé, un village relevant du district de Séguéya, faisant 12 morts et quelques blessés, a appris Guineematin.com à travers ses correspondants basés à Kindia. Parmi les victimes, figurent 8 femmes et 2 enfants, a indiqué le commandant de la gendarmerie routière de Kindia.

Les corps ont été déposés à la morgue de l’hôpital régional de Kindia, et les blessés recoiveint des soins dans le même centre hospitalier.

A suivre !

De Kindia, Mohamed M’bemba Condé et Amadou Batouala Diallo pour Guineematin.com

Lire

Eviction d’Alpha Condé : réaction du PUP, le parti de Lansana Conté

8 septembre 2021 à 18 06 17 09179
Fodé Bangoura, président du PUP

Dans une déclaration rendue publique ce mercredi, 8 septembre 2021, le Parti de l’Unité et du progrès a réagi au coup d’Etat militaire qui a renversé le président Alpha Condé. L’ancien parti au pouvoir (fondé par le général Lansana Conté, deuxième président de la République de Guinée) dit avoir « noté avec intérêt » que la prise du pouvoir par l’Armée s’est passée « dans le calme et dans l’enthousiasme ». La formation politique salue les déclarations du CNRD (la junte militaire qui a pris le pouvoir en Guinée) et l’exhorte à les traduire en faits.

Guineematin.com vous propose ci-dessous la déclaration du PUP :

Lire

La CPI saisie sur le cas Alpha Condé : l’ancien président doit-il s’inquiéter ?

8 septembre 2021 à 17 05 36 09369
William BOURDON et Vincent Brengarth, avocats français du FNDC

Quelques jours seulement après la chute du président guinéen, renversée par le Groupement des Forces spéciales, la cour pénale internationale est saisie de son cas. Les avocats français du Front national pour la défense de la constitution, FNDC (structure qui a piloté la lutte contre le troisième mandat d’Alpha Condé), ont écrit au procureur de la CPI. Ils ont réaffirmé leur souhait qu’une enquête soit ouverte sur les « graves violations des droits fondamentaux » commises pendant le règne de l’ancien chef d’Etat guinéen.

Guineematin.com vous propose ci-dessous la note qu’ils ont adressée au procureur de la cour pénale internationale :

Lire

Transition en Guinée : la diaspora disponible à participer à la consultation annoncée par le CNRD

8 septembre 2021 à 16 04 38 09389
Des responsables Haut Conseil des Guinéens de l’Étranger

Le Haut Conseil des Guinéens de l’Étranger (a.i.) composé des Présidents des CGE, s’exprimant au nom de la Diaspora et s’associant au peuple de Guinée dans sa pluralité, prend acte de la prise du pouvoir par le Comité National pour le Rassemblement et le Développement – CNRD.

Nous déplorons qu’on en soit arrivé à une prise de pouvoir par l’armée dans notre pays, mais sommes rassurés par les premières déclarations du Colonel Mamady DOUMBOUYA, Président du CNRD et invitons tous les protagonistes civils, politiques et militaires à faire preuve de maturité dans la gestion de la nouvelle donne sociopolitique.

Nous constatons, tout de même, avec une relative satisfaction la volonté ardente et résolue de reconstruire la Nation Guinéenne sur des bases solides et inaltérables gages de stabilité et de développement tel qu’exprimé par le Président du CNRD dans son allocution du dimanche 5 septembre 2021.

Nous notons également avec grand intérêt la volonté du Colonel Mamady DOUMBOUYA, Président du CNRD, d’assurer une transition apaisée et d’assurer l’intégrité physique du Président sortant Prof. Alpha Condé.

Au nom de la Diaspora Guinéenne, nous acceptons la main tendue des nouvelles autorités guinéennes et comptons, de manière profondément responsable, au regard du sens de la dignité, des valeurs de vérité, de justice, de sincérité et d’honnêteté, nous impliquer pleinement dans l’édification d’une Guinée apaisée, réconciliée, unie et solidaire.

En attendant nos communications futures, nous indiquons notre disponibilité à participer à la consultation inclusive et globale évoquée afin d’apporter les réflexions justes et pour que le retour à l’ordre constitutionnel se fasse en toute sérénité.

Le Haut Conseil des Guinéens de l’Étranger (a.i.) apprécie la grande solidarité exprimée par la Communauté internationale préoccupée par la situation politique guinéenne. Nous l’invitons à prendre en considération les aspirations légitimes du peuple de Guinée qui a toujours souhaité vivre sa souveraineté en ayant un ancrage national et international crédible.

Leur accompagnement institutionnel est vivement souhaité. Nous lançons par ce même biais un appel pressant à tous les compatriotes à travers le monde 

de prendre conscience des défis que nous avons à relever, de savoir qu’aujourd’hui nous nous connaissons plus ou moins bien et que nous devons donner la chance à ce qui a toujours été la vérité en sortant de toutes les complaisances pour pouvoir parler comme un seul homme au nom du seul peuple de Guinée.

VIVE LA NATION ET LE PEUPLE DE GUINÉE !

Pour le Haut Conseil des Guinéens de l’Étranger

LE HAUT CONSEIL DES GUINÉENS DE L’ÉTRANGER (HCGE) 

Ont signé, les Présidents des Conseils des Guinéens de l’Étranger à travers le monde :

1 M. Amadou BAH Président CGE – Italie

2 M. Balla Moussa DIOUBATÉ Président CGE – Malaisie

3 M. Masaran Diémory KOUYATÉ Président CGE – Allemagne

4 M. Siaka DIALLO Président CGE – France

5 M. Sultane BARRY Président CGE – Chine

6 M. Alpha Kabine Traore Président CGE – Sénégal

7 M. Saoud KOUYATÉ Président CGE – Madagascar

8 M. Saidou BAH Président CGE – Angleterre

9 M. Djontan Mady NABÉ Président CGE – Hollande

10 M. Ibrahima SYLLA Président CGE – Égypte

11 M. Mohamed CISSÉ Président CGE – Thaïlande

12 M. Lancine Kémoko SIDIBÉ Président CGE – Maroc

13 M. Moussa CISSÉ Président CGE – Gabon

14 M. Sékou KABA Président CGE – Côte d’Ivoire

15 M Mohamed SY Président CGE – USA

16 M Dominique KPOGHOMOU Président CGE – Canada

17 Mme Haidara Sara CISSOKO Présidente CGE – Burkina Faso

18 M. Alpha Oumar DIALLO Président CGE – Portugal

19 M. Adama KOUROUMA Président CGE – Mozambique

20 M. Samassy SOUARE Président CGE – Ghana

21 M. Mohamed CAMARA Président CGE – (Russie)

22 M. Youssouf DIALLO Président CGE – Luxembourg

23 M. Aboubacar Sidiki KOUROUMA Président CGE – Corée du Sud

24 M. Billy YANSANE Président CGE – Liberia

25 M. Sytta CAMARA Président CGE – Mali

26 M. Daouda BALDE Président CGE – Angola

27 M. Issa Sadjo DIALLO Président CGE – Ukraine

28 M. Ibrahima Bomboly BAH Président CGE – Japon

29 M. Mohamed KOUROUMA 

Président CGE – Arabie Saoudite

30 M. Salemadi FOFANA Président CGE – RD Congo

31 M. Fernand Poe Président CGE – Libye

32 M. Aly Badara Keita Président CGE – Togo

33 M. Mohamed CAMARA Président CGE – Belgique 

Lire

Soria Bangoura après sa libération : « la maison centrale est un centre de déshumanisation »

8 septembre 2021 à 15 03 57 09579

Arrêté le 6 août dernier à son domicile à Matam, Soria Bangoura a recouvré sa liberté hier, mardi 07 septembre 2021. Ce fédéral de l’UFDG dans la commune de Matam a été jugé et déclaré non coupable, par le tribunal correctionnel de Mafanco, des faits « d’entrave aux mesures d’urgence sanitaire » qui pesaient à son encontre. Et, dans un entretien qu’il a accordé à Guineematin.com ce mercredi, cet acteur politique a dénoncé les conditions de vie exécrables des prisonniers qui croupissent à la maison centrale. Le secrétaire fédéral de l’UFDG à Matam parle d’un « centre de déshumanisation » surpeuplé où circule « toute sorte de drogues » et où croupissent des « prisonniers mal nourris et affamés ».

Dans cet entretien d’une dizaine de minutes, Soria Bangoura a mis en évidence l’injustice qu’il a subie et les conséquences de son emprisonnement sur sa famille. Il a également dénoncé les conditions de vie difficile des prisonniers qui sont à la maison centrale.

« Je ressens aujourd’hui la substance de la culture de l’injustice et la joie de retrouver ma famille. J’ai perdu ma maman, alors que j’étais en détention. Elle a refusé de s’alimenter pendant dix (10) jours, ce qui est pénible. J’ai aussi eu une fracture à la jambe à la maison centrale. Mais, ce qui est plus pathétique, c’est de savoir que nous n’avons pas une maison centrale, mais un centre de déshumanisation. C’est pour cela d’ailleurs que je demande aux autorités actuelles et à tous ceux qui aspirent à gérer demain ce pays, de visiter maintenant la maison centrale pour voir les réalités. Parce que quand on traite des êtres humains comme des sardines ou des animaux, c’est inconcevable. Cette injustice nourrit par nos autorités depuis des années est inconcevable… J’ai entendu un monsieur (Mamady Doumbouya du CNRD) parler de la cohésion sociale, mais c’est par rapport aux actes que nous allons le juger. J’ai entendu parler de justice et de lutte contre la gabegie. Mais, je crois que pour résoudre ces problèmes aujourd’hui, il faut donner un exemple fort à tous ces prédateurs qui pillaient ce pays et qui ont sacrifié une jeunesse. Parce que le pouvoir est un danger quand il est mal géré. Et, aujourd’hui, les plaies sont tellement profondes, les maux sont tellement éprouvants qu’il est difficile d’en parler. Je vais avoir 70 ans dans 3 ans et j’ai le cœur brisé de savoir que notre génération a toujours menti, excepté certaines personnes qui se sont démarqués, qui n’ont pas voulu de l’argent, qui ont travaillé pour le peuple. J’ai pitié de voir que les guinéens peuvent être en prison pendant 5 ans, 10 ans sans être jugés. Et cela, sous le regard soi-disant des magistrats, des manutentionnaires juridiques », a dénoncé Soria Bangoura.

A en croire le fédéral de l’UFDG à Matam, les prisonniers de la maison centrale sont très misérables et affamés. Et, pour étayer son propos, il a laissé entendre que c’est à cause de 5000 francs guinéens qu’un jeune qui cherchait à manger lui a infligé une fracture à la jambe.

« Quand les gens sont dans la misère, dans la pauvreté, ils peuvent commettre des actes incontrôlés. Pour ma fracture, c’est un garçon qui est venu me trouver, il a pris mon pied qui était sur un petit tabouret. Il m’a dit : Papa je vais vous masser. J’ai dit non, ne me masse pas. Au moment où j’ai voulu retirer mon pied, il l’a tordu et j’ai une fracture. Mais, il n’a pas fait exprès, parce qu’il voulait juste 5000 francs pour manger. Et, c’est là que c’est pathétique. Et ça, c’est la responsabilité de l’Etat, parce que les gens (les prisonniers ont été abandonnés) ont été abandonnés, ils n’ont pas été jugés et on en a fait un business. Il y a toutes sortes de drogues à la maison centrale. Des enfants de 14 ans sont déshumanisés là-bas… Nous ne pouvons pas laisser cette situation pourrir comme ça. Les guinéens sont dans la misère. Moi j’ai été arrêté tout simplement parce que je suis de l’UFDG, non pour une violation des barrières sanitaires », a indiqué Soria Bangoura.

Parlant du coup d’Etat qui a renversé dimanche dernier le régime d’Alpha Condé, ce responsable fédéral de l’UFDG a révélé avoir prédit un peu plus tôt la fin du pouvoir du président déchu.

« J’avais dit que le jour où Alpha Condé me mettra à la maison centrale, son règne sera terminé. Je n’avais pas peur. On voulait que je quitte Cellou pour rejoindre Alpha. Mais, je ne peux pas rejoindre la médiocrité, la grande cour des démagogues », a dit Soria Bangoura.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

Lire

Elhadj Abdoulaye Baldé, ex-détenu politique : « nous étions 66 personnes dans une cellule ; mais, jamais je n’allais demander pardon à Alpha Condé … »

8 septembre 2021 à 15 03 54 09549

L’imam de Wanidara, Elhadj Abdoulaye Baldé, comme 78 autres de ses co-détenus politiques, a recouvré sa liberté, dans la soirée du mardi 8 septembre 2021, après 10  mois et quelques jours de détention arbitraire à la maison centrale de Conakry.

Au micro de la presse dont Guineematin.com, l’ancien geôlier partagé entre la joie de retrouver sa liberté et le chagrin d’avoir perdu plusieurs de ses proches dont son papa, rencontré ce mercredi, 8 septembre 2021, est revenu sur ses conditions d’arrestation, de détention et de libération.

«  Je commence par rendre grâce à Dieu, notre créateur qui nous a permis de traverser cette situation et nous redonner la liberté dans la santé. C’est le 28 octobre 2020 vers 2 h que des agents au bord de 12 pick-up ont débarqué chez moi. Ils ont arrêté un de mes locataires et les autres se sont mis à monter sur la cour. Je suis sorti demander c’est quoi. Ils se sont présentés avant de me demander si c’est moi Elhadj Abdoulaye, l’imam de Wanidara, j’ai dit oui. Ils m’ont dit qu’ils sont venus chercher les armes cachées à mon domicile. J’ai dit que moi je ne fabrique pas d’armes, ni d’explosifs et je ne sais rien de cela et qu’ils peuvent le vérifier. Ils sont rentrés fouiller toute la maison jusqu’à l’étage, où j’ai ma bibliothèque remplie de livres coraniques. Ils n’ont rien trouvé après 2 heures de fouille. Ils m’ont pris et conduit à la DPJ. Mais dans la fouille, ils m’ont volés une valise remplie d’habits et de l’argent ».

Malgré qu’ils n’aient rien retrouvé, l’homme de Dieu a été conduit à la DPJ puis à la CMIS (la compagnie mobile d’intervention et de sécurité) de la Camayenne.

 «  De la DPJ à la Camayenne, je suis resté 12 jours en tout avant d’être déposé à la maison centrale, le 9 novembre 2020. Là-bas, nous avons passé pratiquement 10 mois, moins de 2 jours. Ce qui fait en tout 10 mois et 10 jours de détention », a expliqué l’ex détenu qui dit n’avoir pas manqué de nourriture grâce à la ténacité de sa famille.

« Pendant ces 10 mois de détention, ma famille m’a envoyé régulièrement à manger malgré la distance et les frais que cela implique. C’est seulement pendant trois jours qu’ils n’ont pas pu le faire. Le jour de la proclamation des résultats de leur mascarade électorale, un autre jour et le dimanche dernier, puisqu’il n’y avait pas de passage pour rentrer à Kaloum. Je prie Dieu de leur rester reconnaissant. Pendant notre séjour carcéral, nous avons été interrogés par le tribunal militaire pour dire qui nous a accusé d’avoir une usine de fabrication d’armes. Vu qu’ils n’ont aucune preuve, ils ont modifié les chefs d’accusation… », a souligné l’ancien geôlier du Pr Alpha Condé.

Armé de courage et de sa foi, l’imam de Wanidara soutient n’avoir jamais demandé pardon à qui que ce soit pour recouvrer sa liberté.

« Nous sommes très contents d’être libres aujourd’hui. S’il était question qu’on demande pardon pour être ici, je n’allais jamais le faire. Puisque nous ne sommes pas fautifs. C’est à Dieu seulement qu’il faut demander pardon, si tu es convaincu de n’avoir fait du tort à personne. Nous sommes animés d’une joie immense mais également habité d’un chagrin. La joie d’avoir retrouvé notre liberté et le chagrin d’avoir perdu assez de proches dont mon papa. Personnellement, j’ai recensé 16 cas de décès dans ma famille, chez mes proches et voisins. C’était vraiment dur moralement », a rappelé Elhadj Baldé qui se remet à Dieu pour le reste. Pour lui, il appartient aux nouvelles autorités de décider du sort de l’ancien Président par rapport aux abus de pouvoir et aux dégâts qu’il a commis pendant son règne.

En termes de souvenirs, ce religieux et également opérateur économique garde dans sa mémoire, surtout le décès de Roger Bamba.

« Le jour du décès de ce jeune, il m’a salué, il est parti se laver et il m’a dit qu’il ne se porte pas bien. C’est le lendemain qu’il est décédé à l’hôpital. Cela m’a choqué. Nous étions également 66 détenus dans une même cellule. Et ils envoyaient régulièrement les gens  dans la salle Covid-19. Cela faisait également peur aux détenus d’être là-bas. J’étais avec Kéamou Bogola Haba dans la même cellule… Pour le reste, je prie Dieu de récompenser nos libérateurs, ces officiers qui se sont sacrifiés pour le peuple de Guinée. Egalement, nous prions Dieu de châtier les menteurs, ceux qui sèment la haine et la division dans notre pays. Ce sont des malfaiteurs. Les auteurs du mal sont maudits, nous prions pour qu’ils soient plus maudits, … », a dit l’imam avant de rappeler la peur qui les habitait après avoir entendu le 1er coup de feu, le dimanche 5 septembre.

« Lorsqu’on a entendu les premiers coups de feu, nous avons pensé qu’ils voulaient prendre quelques prisonniers pour les envoyer à Soronkoni à Kankan. On avait peur. Puisque même ceux qui sont pris pour violation du couvre-feu, ils sont arrêtés et envoyés à la maison centrale. Finalement, c’est vers 10 heures qu’on a appris, à travers les réseaux sociaux que c’est le Colonel Mamady Doumbouya et ses hommes qui ont pris Alpha Condé. Sur les images, nous avons vu qu’il a été arrêté de la même manière que nous. J’ai fait des bénédictions et le lendemain, j’ai jeûné et demandé à Dieu de bénir le Colonel Doumbouya et ses hommes et de payer le salaire qu’ils méritent à ceux qui nous ont mis en prison », a conclu l’homme de Dieu.

Dans sa cour qui ne désemplit pas de monde, Elhadj Abdoulaye Baldé reçoit à tour de bras parents, amis et proches, certains même en larmes, pour célébrer sa sortie de prison.

Abdallah BALDE pour Guineematin.com 

Tél : 628 08 98 45

Lire

Guinée : après la chute d’Alpha Condé, la CPR préconise une période de transition « suffisante »

8 septembre 2021 à 15 03 44 09449
Dr Faya Millimouno, président du BL et de la CPR

A l’image de la plupart des organisations politiques et de la société civile qui ont réagi jusque-là, la Coalition politique pour la Rupture (CPR) approuve le coup d’Etat militaire qui a renversé le président Alpha Condé. Dans une déclaration publiée ce mercredi, 8 septembre 2021, l’alliance politique, composée de 8 partis politiques, dont le Bloc Libéral de Dr Faya Millimouno, a salué les « annonces et intentions » exprimées par le CNRD, la junte militaire qui a pris le pouvoir en Guinée. Elle estime qu’il est nécessaire d’avoir une période transitoire « suffisante » afin de mettre en place de bases solides permettant de faire la rupture d’avec la mauvaise gouvernance.
Guineematin.com vous propose ci-dessous l’intégralité de la déclaration :

Depuis le 05 septembre dernier, les annonces et intentions du CNRD de lutter contre le système, qualifié du « mal guinéen », corroborent avec la vision de la CPR ; celle de créer la rupture avec le système, en vue de changer les conditions de la Guinée et de ses populations dans leur généralité. C’est pourquoi, la CPR se sent confortée dans sa vision à travers les intentions et les actes jusque-là posés par le CNRD, visant à créer la rupture.

Et nous ne pouvons que nous en réjouir et exhorter les nouvelles autorités à œuvrer pour l’établissement de véritables et solides fondations d’une Guinée nouvelle, caractérisée foncièrement par l’Etat de droit et une société démocratique.
Partant, la CPR prend acte de la situation et saisi l’occasion pour appeler le CNRD à s’engager résolument dans la voie de la rupture, comme son porte-parole l’a affirmé dans ses discours préliminaires. En effet, la Guinée a besoin d’un véritable changement sociopolitique à dimension plurielle ; c’est seulement un changement de large envergure qui pourrait assurer sa renaissance globale car les systèmes politiques hybrides qui se sont succédés jusqu’à maintenant l’ont divisé et paupérisé.

Toutefois, une période de transition politique constitue le passage obligé pour opérer la rupture d’avec la mal gouvernance que les Guinéens ont longtemps subi ; mais pour être efficace, cette transition devrait être fondée sur :

  1. La mise en place d’un gouvernement de transition inclusif (le gouvernement d’union nationale annoncé ne devrait pas être basé sur la répartition géographique des privilèges; mais sur la compétence et sur les préoccupations de toutes les classes sociales et de toutes les régions) ;
  2. L’élaboration d’une constitution adaptée aux réalités historiques et sociologiques de la Guinée;
  3. L’harmonisation des rapports entre les institutions républicaines fondée sur le principe de la séparation des pouvoirs;
  4. La correction des faiblesses du système judiciaire;
  5. L’élaboration d’un nouveau fichier électoral, qui reflète le corps électoral du pays;
  6. L’établissement d’une commission électorale technique et indépendante;
  7. La création d’un climat de confiance entre citoyens et gouvernants, d’une part, et entre la Guinée et ses partenaires internationaux, d’autre part; et,
  8. L’harmonisation du climat économique en Guinée par l’adaptation du droit commercial aux normes actuellement en vigueur, tant sur le plan national qu’international ;
  9. La justice étant identifiée comme la boussole de cette transition par le CNRD, la CPR insiste sur la nécessité d’établir une vérité sur les crimes économiques et de sang, de faire la justice impartiale pour ouvrir la voie à une véritable paix et une réconciliation ;
  10. L’organisation couplée des élections locale, législative et présidentielle.
    Pour réussir la transition et pour éviter les erreurs du passé, la CPR trouve nécessaire une période suffisante. Le caractère suffisant de cette période de transition devra permette au CNRD, avec la participation de l’ensemble des forces vives de la nation, de relever les défis ci-dessus énumérés.
    La CPR réaffirme son attachement à (1) la préservation de l’unité nationale ; (2) la sauvegarde de l’intégrité territoriale ; (3) au respect des libertés fondamentales et à l’état de droit ; et (4) la protection des personnes et de leurs biens.
    La CPR voudrait saisir la présente occasion pour exprimer sa disponibilité à accompagner le CNRD dans ses efforts de reformes politique et économique, voire même sociétale.
    Pour finir, la CPR invite tous les citoyens, l’ensemble des organisations de la société civile guinéenne, les partis politiques et les partenaires et amis de la Guinée; à s’inscrire objectivement dans la dynamique de la rupture avec les systèmes passés pour favoriser une transition réussie et profitable à tous.
Lire

Coup d’Etat contre Alpha Condé, attentes de la transition : Dr Diao Baldé de l’UGN à Guineematin

8 septembre 2021 à 15 03 25 09259

Comme annoncé précédemment, le régime d’Alpha Condé (au pouvoir en Guinée depuis 2010) a été balayé dimanche dernier, 05 septembre 2021, par les forces spéciales (une unité d’élite de l’armée guinéenne). Les militaires putschistes ont justifié ce coup de force par le sens du devoir face à la souffrance des guinéens. Ils ont aussi promis de mettre en place un gouvernement d’union nationale, de jeter les bases d’institutions fortes dans le pays. Leur action a été vivement saluée par la population (même si la communauté internationale a condamné ce coup d’Etat). Le renversement du pouvoir d’Alpha Condé a été célébré comme une libération, même dans la classe politique.

Dans un entretien accordé à Guineematin.com hier, mardi 07 septembre 2021, Dr Diao Baldé, le président de l’union pour la Guinée nouvelle (UGN) et membre de l’ANAD, a livré sa lecture de ce coup d’Etat et ses attentes de la transition promise par les militaires au pouvoir (le CNRD). Il a également appelé à la prudence sur les manœuvres des « opportunistes et des démagogues » qui pourraient saper la bonne foi des autorités actuelles du pays.

« Il faut les arrêter. Parce que vous savez que Dadis a été emporté par ces mouvements sporadiques de soutien qui ne sont que des opportunistes. Je suis désolé de le dire, mais il faut les arrêter et travailler avec les forces vives du pays… Tous ces mouvements de soutien, on n’en a pas besoin… », a-t-il martelé.

Décryptage !

Guineematin.com : comment avez-vous vécu ce coup d’Etat militaire qui a renversé le régime d’Alpha Condé ?

Dr Diao Baldé : Avant de répondre à votre question, je voudrais tout d’abord saluer vos millions d’auditeurs et auditrices (sur facebook) et féliciter Guineematin pour tout ce que vous faites pour le développement de ce pays. Maintenant, pour répondre à votre question, je dirais que, comme tout le monde, nous l’avons vécu avec beaucoup de satisfactions. Parce que pour tout citoyen guinéen honnête et digne, c’est une libération du peuple de Guinée de cette dictature qui avait mis le pays dans des difficultés énormes. Personnellement, je suis tout à fait à l’aise et très satisfait par rapport à la réaction de l’armée guinéenne, à travers le comité national de rassemblement et du développement (CNRD). Je m’en félicite sérieusement et je les félicite.

Guineematin.com : à votre avis, ce coup d’Etat est-il prévisible, au vu des conditions sociopolitiques et économiques que le pays traversait ?

Dr Diao Baldé : Le coup forcé du troisième mandat, tout guinéen conscient qui voyait la situation sentait les choses venir. Ça c’est évident. Mais, par quel moyen, quelle stratégie, avec quelle équipe, c’était ça les grandes questions. Sinon, les gens s’y attendaient, notamment avec la situation socioéconomique de ce pays, l’état de pauvreté, de précarité, l’état de nos infrastructures, la hausse du prix du carburant, la baisse du pouvoir d’achat et surtout le coût exagéré de l’administration. Ça présageait naturellement un changement. C’est la forme que ce changement devait intervenir qu’on ignorait. Mais, que cela arrive maintenant avec cette unité d’élite de l’armée guinéenne, on ne peut que s’en féliciter. Mais, les conditions étaient déjà réunies par rapport à ça (ce coup d’Etat).

Guineematin.com : Ce coup d’Etat qui a mis fin au pouvoir d’Alpha Condé a été ovationné par les guinéens et condamné par la communauté internationale. Et, l’ANAD dont vous êtes membre a dit être disposé à travailler avec la junte actuellement au pouvoir, dans le cadre d’une transition apaisée et inclusive. Quelle est la position de votre parti, l’UGN ?

Dr Diao Baldé : Nous, au niveau de l’UGN, c’est partagé aussi au niveau de l’ANAD, c’est que c’est une formalité, c’est une condamnation classique. Que les organisations internationales fassent des déclarations de condamnation, c’est parce que c’est dans le cadre de la réglementation, c’est quelque chose qui est condamné (les coups d’Etat) et on voudrait que les élections se passent par les voies légales. Mais, déjà on avait violé la loi par le fait d’aller à un troisième mandat. Parce que le fait de changer la constitution pour s’octroyer un troisième mandat, c’est déjà un coup d’Etat constitutionnel. Donc, je pense que les organisations internationales devront comprendre les préoccupations et l’aspiration du peuple de Guinée qui voulait réellement un changement. Et, cela s’est exprimé par la liesse populaire que nous avons vécue ces derniers jours. Naturellement, aucun ne peut le souhaiter (un coup d’Etat). Mais, nous saluons et encourageons le CNRD et nous restons très prudents et très observateurs. Ce qu’on peut les conseiller, avec tout le soutien qu’on peut leur apporter, c’est de respecter les engagements. Déjà, les premiers motifs qui ont amené l’armée à prendre la situation en main, c’est cette gabegie que nous vivons avec ce gouvernement d’Alpha Condé qui n’a pas pitié de la population et des travailleurs. La violation des droits de l’homme, tout le monde le sait depuis l’arrivée de monsieur Alpha Condé au pouvoir, ces droits ont systématiquement été violés. Vous savez les tueries qu’il y a eu, des enfants de bas âge ont été abattus à bout portant par les forces armées sans qu’il n’y ait aucune enquête. Donc, nous observons la situation dans l’espoir que les choses vont aller pour le mieux.

Guineematin.com : Ce n’est pas la première fois dans ce pays qu’on entend des militaires justifier un coup d’Etat par les conditions de vie difficiles des guinéens. Le cas du capitaine Moussa Dadis Camara en 2008 est très illustratif. Mais, en dépit des déclarations de bonnes intentions, on a quand même enregistré les douloureux évènements du 28 septembre où au moins 157 ont perdu la vie sous les balles et les coups des militaires. Alors, pensez-vous qu’il est judicieux de faire encore aux militaires pour conduire le pouvoir en Guinée ?

Dr Diao Baldé : C’est que nous on les tient aux mots par rapport aux motifs. Et, même le colonel Mamady Doumbouya l’a dit clairement. C’est parce qu’il voit réellement que la population souffre qu’il a pris ses responsabilités. En plus de cela, il a dit qu’ils vont éviter les erreurs du passé. Mais, ce que nous les encourageons à faire, c’est d’amorcer un processus démocratique inclusif pour amener à une transition apaisée permettant de mettre en place des bases légales pour un développement de ce pays. Naturellement, toutes les réformes qui devront être entamées, devront être menées par des personnes ayant la confiance du peuple. Parce qu’il y a l’unité nationale, le redressement économique, la mise en place d’une justice pour tous, l’amélioration des conditions de vie surtout au niveau des infrastructures. Nous manquons sérieusement d’infrastructures. Donc, il faudra trouver une équipe qui va travailler pour le développement de ce pays. Puisque, c’est que nous attendons de ces forces armées, c’est vraiment la mise en place des institutions de transition qui travailleront pour une élection inclusive et transparente. Maintenant, les gens issus de ces élections devront travailler sérieusement pour l’unité nationale et le développement de ce pays. C’est très malheureux qu’après plus de 60 ans d’indépendance, avec tout le potentiel que nous avons, que nous soyons aujourd’hui dans cet état de pauvreté. C’est extrêmement dommage pour notre pays. Nous aimerions avoir des hommes et des femmes guinéens qui sont capables de relever ce défi.

Guineematin.com : à votre avis, combien de temps doit durer cette transition qui se veut être le moteur d’un nouveau départ pour la Guinée, à travers la mise en place d’institutions fortes et la dépersonnalisation de la vie politique et administrative ?

Dr Diao Baldé : Le plus tôt possible. On n’a pas encore discuté de ça (la durée de la transition), parce qu’ils (le CNRD) n’ont pas encore défini leur feuille de route. Donc, nous attendons qu’ils définissent leur feuille de route ; et, sur la base de ça, certainement nous allons nous prononcer. Mais, ce qui est surtout important, c’est de mettre en place des organes de transition qui sont inclusifs pour mettre en place tout le cadre légal et réglementaire permettant une élection transparente et inclusive. Puisque c’est une transition ; et, une transition est naturellement une période courte à l’issue de laquelle il faut transmettre le pouvoir à des gens élus par le peuple. Donc, pour le moment nous sommes observateurs, mais nous les soutenons. Nous sommes prêts à les accompagner dans cette phase de transition.

Guineematin.com : Beaucoup de guinéens appellent aujourd’hui à ne pas commettre les erreurs du passé notamment pour ce qui l’ordre de l’organisation des élections dans le pays. Ils pensent, qu’au moment venu, qu’il serait judicieux de commencer par les élections locales et finir par la présidentielle. Etes-vous de cet avis ?

Dr Diao Baldé : Moi je pense qu’ils doivent travailler pour mettre en place le cadre de transition. Et, ce cadre transitionnel devrait travailler sur le cadre d’un domaine légal qui permette de mettre en place tous les instruments. Vous savez qu’il y a eu un changement constitutionnel contesté, on ne sait pas aujourd’hui quelle est la constitution qui est valable. Il faudrait y travailler ; et, à partir de là, définir le cadre. L’idéal serait effectivement qu’on passe à toutes les élections locales avant d’aller aux élections présidentielles. Mais, il faut que cette transition travaille sur les conditions d’une élection apaisée et transparente. Parce que le processus démocratique, ce n’est pas seulement les élections. C’est tout un processus ; et là, les institutions qui sortiront de cette transition devront travailler sur ce processus par une justice, impartiale, normale et équitable.

Guineematin.com : Que pensez-vous de l’idée d’une nouvelle constitution, comme l’ambitionne déjà la junte militaire au pouvoir ?

Dr Diao Baldé : Moi je pense que dans leurs explications, ils (le CNRD) ne sont pas tout à fait clairs encore. Parce que nous avons besoin de comprendre ce qu’ils entendent par réécrire ou relecture d’une constitution. Pour le moment, ce n’est pas tout à fait clair. Parce que si vous écoutez ce qu’ils disent, il y a plus ou moins deux langages. Mais, de toutes les façons, on attend une déclaration claire de leur part. Maintenant, ce qui est important actuellement, c’est l’inclusivité de toutes les forces vives, le consensus autour des différents points. Parce que si le consensus est obtenu, il n’y a pas de raison que ça ne marche pas. En tout cas, on ne souhaite plus revivre ce qu’on a vécu jusqu’à maintenant. Donc, il faudrait qu’on travaille avec des personnes honnêtes et conscientes qu’on ne veut plus retourner dans la situation d’avant. Nous alertons déjà les autorités actuelles pour tirer les leçons de ce qui s’est passé, parce qu’en Guinée il y a extrêmement d’opportunistes. Il faut faire très attention par rapport à cela.

Guineematin.com : Justement, puisque vous parlez des opportunistes, des mouvements de soutien commencent déjà à émerger à Conakry. Quelle est votre appréhension de ces mouvements ?

Dr Diao Baldé : Il faut les arrêter. Parce que vous savez que Dadis a été emporté par ces mouvements sporadiques de soutien qui ne sont que des opportunistes. Je suis désolé de le dire, mais il faut les arrêter et travailler avec les forces vives du pays. Parce que les forces vives sont connues, ce sont les partis politiques, les organisations de la société civile, les syndicats… Mais, tous ces mouvements de soutien, on n’en a pas besoin. Parce que ce ne sont pas les mouvements de soutien qui ont fait changer les choses. Donc, on n’a pas besoin de tous ces mamayah.

Guineematin.com : Aujourd’hui les guinéens sont pressés, les conditions de vie sont difficiles et les attentes sont nombreuses. Croyez-vous que ces militaires vont régler tous ces problèmes ?

Dr Diao Baldé : Je ne pense pas. On a des problèmes endémiques ; et, je ne pense pas que c’est lors de cette transition qu’il faudra les régler. Ce sont les personnes issues des élections libres et transparentes qui seront redevables à travers un programme. Ce qui est intéressant et important aujourd’hui, c’est de mettre en place des organes de transition pour avoir des élections libres et transparentes, mettre des institutions fortes. Ceux qui seront élus vont ensuite mettre en place des programmes de développement économiques. De l’état actuel des problèmes est tel qu’il sera extrêmement difficile pour un gouvernement de transition de s’attarder à ça. On doit travailler pour mettre en place des institutions fortes qui ne sont pas affiliées à un individu. C’est ce qui nous a sérieusement fatigué jusqu’à maintenant. Il faut que le guinéen comprenne qu’il faut mettre en place des institutions fortes qui peuvent répondre à la préoccupation des populations.

Guineematin.com : Nous sommes pratiquement au terme de cet entretien que vous avez accordé. Mais, avant de nous quitter, on voudrait bien avoir vos sentiments sur la libération des détenus politiques par la junte au pouvoir.

Dr Diao Baldé : J’ai écouté leur communiqué, je souhaite que cette libération soit effective, et le plus tôt serait le mieux. D’ailleurs, je pense que c’est l’une des meilleures décisions qui ont été annoncées encore. Parce qu’aujourd’hui tout le monde sait comment les gens-là ont été arrêtés. Ils étaient dans leur droit de manifester leur désaccord par rapport à certaines décisions qui sont prises de manière unilatérale. Mais, ils ont été arrêtés, séparés de leurs familles, aujourd’hui c’est des épreuves énormes dans les familles de ces prisonniers qui n’ont rien fait. Il y a eu même des morts dans ces prisons. Donc, je pense que l’idéal c’est de les sortir de prison le plus tôt que possible. En tout cas, nous les encourageons vivement à sortir ces prisonniers politiques. Comme il (le CNRD) dit que la justice c’est la boussole, nous aimerions que ça soit effectif. Pour le moment nous sommes satisfaits des propos, mais nous serons aussi très attentifs.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

Lire

Changement de pouvoir en Guinée : l’Ambassadeur de France chez le colonel Doumbouya

8 septembre 2021 à 14 02 58 09589
Marc FONBAUSTIER, Ambassadeur de France en Guinée et en Sierra Leone

Pas de repos pour le colonel Mamady Doumbouya, président du comité national pour le redressement et le développement (CNRD), la junte militaire qui a renversé le président Alpha Condé. Depuis lundi dernier, le nouvel homme fort du pays ne cesse de recevoir des visites au quartier général du Groupement des Forces spéciales, à Conakry. Dans l’après-midi de ce mercredi, 8 septembre 2021, il a reçu l’Ambassadeur de France en Guinée, a constaté un journaliste de Guineematin.com qui est sur place.

On ignore pour l’heure l’objectif de cette rencontre entre l’homme qui a mis fin au règne du président Alpha Condé et le diplomate français. Officiellement, la France est contre le coup d’Etat perpétré par le Groupement des Forces spéciales, dirigé par le colonel Mamady Doumbouya. Dans un communiqué, le gouvernement français a condamné la prise du pouvoir par l’Armée en Guinée, réclamant la libération de l’ancien chef d’Etat. Le nouvel homme fort de Conakry cherche-t-il à avoir le soutien de Paris ?

Avant l’Ambassadeur de France, le colonel Mamady Doumbouya a reçu plusieurs autres personnalités. C’est le cas notamment des riches hommes d’affaires guinéens Kerfalla Person Camara (KPC) et Mamadou Antonio Souaré, des directeurs généraux d’EDG et de la SEG, de l’opposant Bah Oury, ainsi que plusieurs autres opérateurs économiques.

Amadou Lama Diallo pour Guineematin.com

Lire

Guinée : et si le coup d’Etat était inévitable ? (Par Dr Dioubaté Mohamed Lamine)

8 septembre 2021 à 13 01 41 09419
Dr Dioubaté Mohamed Lamine

« Le cheval que tu engraisses, c’est celui-là qui te donne les coups de pattes »

D’entrée de jeux, permettez-moi cette contradiction importante : mais ce cheval ne peut jamais vous donner ses coups de pattes, si vous ne lui donnez pas toutes les astuces possibles pour y parvenir. Il y a à peine 72h qu’un groupement dénommé « les forces spéciales » s’est emparé d’un pouvoir constitutionnellement chancelant, et institutionnellement titubant, je veux dire presque mourant dans son fonctionnement. Et ce, tous les voyants étaient aux rouges, pour comprendre que ce pouvoir ne tenait plus qu’à un bout de fil très sensible et fragile.

De la cherté de la vie que connaissent les guinéens, à l’augmentation fantaisiste des denrées alimentaires avant même celle du carburant sur le marché, des prix exorbitants des cartes d’identité, aux plaques d’immatriculation ; la corruption, le laisser pour compte et l’hémorragie financière que subissait ce pays, montraient que la Guinée n’était plus sous perfusion, mais à l’agonie, et rien dans toutes ces actions gouvernementales ne donnait une survie longue au pouvoir du PRAC. C’était d’ailleurs les signes annonciateurs de cette chute que l’on connaît aujourd’hui.

Depuis la prise du pouvoir par les forces spéciales de l’armée guinéenne, qui ont pourtant été mises en place par le PRAC, aucune analyse de la situation socio-politique de la Guinée ne semble s’intéresser sur l’après révolution. L’euphorie que cela suscite dans l’opinion nationale, la liesse et l’enthousiasme exprimés par une partie de la population guinéenne, montre à bien d’égard l’insouciance et le tort causé par le pouvoir déchu. Certes, tout changement de régime crée son lot de mécontents et de contents à la fois, mais aussi impose sa peur de l’inconnu que tous les guinéens devraient murirent pour éviter encore les surprises désagréables comme par le passé.

Oui ! Les discours tenus par les forces spéciales semblent rassurés certains, mais ce genre de discours ne devrait pas être une nouveauté pour les guinéens, l’alignement populaire recherché, le caractère flou et astucieux de ce discours, ne devrait plus prendre les guinéens au piège. D’autant plus qu’aucun chronogramme n’est encore décliné sur la formation du nouveau gouvernement. Je voudrais juste alerter que le labyrinthe ne fait que commencer car nous vivons dans une insouciance totale. Nous avons sans doute vécu le même passé à la fois tumultueux, inquiétant, mais serein, et nous devons encore avoir peur de ce qui adviendrait dans deux, trois ou quatre semaines et voir des mois et des années.

De nos jours, toutes sortes d’interprétations sont faites autour de cet événement, des dires des pseudos analystes, aux ragots des quartiers, rien n’épargne le PRAC et son Poulain Doumbouya, la vérité est que les dés étaient déjà pipés entre les deux personnalités importantes de ce pays. Et ça devait être l’un ou l’autre vu la crise et la tension qui montaient depuis plus de six mois entre ces deux symboles politico-militaires. Le premier ayant un sentiment de toutes puissances, se considérant au finish, comme le tenant et l’aboutissant de tous les problèmes de la Guinée, et enquiquiner par les caciques du RPG à l’intérieur du gouvernement sur la menace que représentait le Colonel Doumbouya, et le second se sentant frustré et humilié dans son égos militaire super bien-formé, il fallait qu’un reste et que l’autre parte. De ce que nous avons été réveillés depuis trois jours, les balles ont eu raison sur les politiques.

Les forces spéciales venues au pouvoir, fortement applaudies et accueillies ne distinguent pour l’heure aucun guinéen, aucune ethnie, aucun parti politique, ni de forces vives. Elles sont pour l’instant les seules et uniques représentantes du peuple et elles assument et devraient les assumer pendant et après leur règne. Le terrain politique est à analyser, le jeu militaire et militariste est à décortiquer pour le comprendre finement. L’enjeu politique n’est pas à ignorer, les guéguerres internes entre les partisans du RPG-arc-en-ciel sont à stopper de facto. Le peuple ne doit pas se laisser gruger, les forces spéciales aussi ne doivent pas se laisser berner par d’aucune force interne et externe pour leur bifurquer de leurs objectifs. Nous devons tous rester concentrer sur les idéaux communs de démocratie, de liberté, de prospérité, de développement et de bonheur pour l’intérêt commun de la Guinée.

Que Dieu protège la Guinée, les Guinéennes et les Guinéens.

Vive la démocratie en Guinée

Dr. Dioubaté Mohamed Lamine

Lire

Chute d’Alpha Condé : « le CNRD a parachevé le combat contre la dictature »

8 septembre 2021 à 13 01 18 09189
Des activistes de la société civile guinéenne en réunion

Dans une déclaration publiée ce mardi, 7 septembre 2021, plusieurs organisations de la société civile guinéenne, réunies au sein d’une plateforme, ont salué le coup d’Etat militaire qui a renversé le président Alpha Condé. Elles ont apporté leur soutien au CNRD, la junte militaire qui a pris le pouvoir après avoir arrêté l’ancien chef d’Etat. Ces organisations de la société civile exhortent aussi les nouvelles autorités du pays à ouvrir une transition apaisée, en évitant le retour aux affaires des « démons » et des « sirènes révisionnistes ».

Déclaration de la plateforme des organisations de la société civile pour une transition apaisée 

Le 05 septembre est dans l’histoire de la Guinée, des militaires se sont ralliés à la cause des citoyens pour parachever le combat contre la dictature, qui commençait à prendre forme en Guinée avec des intellectuels malhonnêtes, qui ont choisi le chemin de l’enrichissement illicite oubliant le quotidien des Guinéens. Il n’y avait pas un autre chemin qu’une transition apaisée dans l’intérêt de la Guinée et de tous les Guinéens, pour la mise en place d’un Etat de droit. 

Nous, organisations de la société civile qui avons lutté contre le troisième mandat et qui souhaitons que la Guinée sorte de la nuit des ténèbres, saluons les premiers actes posés à savoir la volonté de libérer les détenus politiques et surtout cette minute de silence consacrée aux différentes victimes face à des bourreaux, qui prouvent l’humanisme,  et sur ceux, nous apportons un soutien au Comité national de redressement et de développement abrégé CNRD et nous souhaitons la réussite de la transition. 

Par ailleurs, nous apportons aux nouvelles autorités, des propositions, des suggestions afin d’éviter les erreurs du passé comme l’a dit le colonel Doumbouya. 

– D’abord, conduire la transition en personne pour éviter de rentrer dans une querelle de leadership, et confier la primature à une personne crédible qui fait l’unanimité en termes d’intégrité et de probité morale.  Nous avons vu le cas du Mali avec le président de la transition qui était un civil et qui a créé une crise.

– Ensuite, la mise en place d’une cellule de  réflexion pour des propositions  sur une charte de la transition, des organes de la transition, des membres des gouvernements crédibles, les personnes pour diriger les organes de la transition et le chronogramme de la transition. 

– En plus, l’équipe gouvernementale peut être constituée de 25 personnes au maximum pour éviter des dépenses de trop qui mettront en mal nos finances déjà en difficultés et la durée de la transition sur 2 ans.

– Enfin, Refuser le retour des démons, les sirènes révisionnistes d’hier dans la nouvelle équipe qui sans aucun doute mettront le pays en arrière, avec la manipulation ethnique et la corruption et qui fera perdre aux nouvelles autorités la confiance du peuple.

– Surtout, ne pas écouter, et céder à la pression des organisations internationales qui malheureusement condamnent l’aspiration du peuple,  alors qu’un coup d’Etat constitutionnel a occasionné plus de 200 morts malheureusement,  ils ont continué à collaborer avec les autorités d’hier.

La Guinée appartient aux Guinéens, nous invitons tous les acteurs de la société civile crédible, de refuser à ce que des organisations malhonnêtes parlent à notre nom pour conduire les autorités à faire des erreurs. Prenons nos responsabilités, pour faire des propositions afin que la Guinée retrouve le chemin de la paix, de la justice et de l’Etat de droit.

Lire

Libération des détenus politiques : les premiers mots de l’imam de Wanindara après sa sortie de prison

8 septembre 2021 à 12 12 44 09449

Comme annoncé précédemment, 79 prisonniers politiques ont été libérés hier soir, mardi 7 septembre 2021, en Guinée. Il s’agit de responsables et de militants de l’opposition guinéenne, qui étaient incarcérés à la maison centrale de Conakry. Leur libération a été ordonnée par le colonel Mamady Doumbouya, président du CNRD, la junte militaire qui a renversé le président Alpha Condé, dimanche dernier. Parmi eux, figure Elhadj Abdoulaye Baldé, l’imam de Wanindara, en banlieue de Conakry. A sa sortie de prison, le leader religieux a été accueilli par une foule en liesse qui l’a accompagné jusqu’à son domicile, a constaté Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

C’était la fête ce mardi soir au quartier Wanindara, un quartier de la commune de Ratoma. Après avoir appris la libération de leur imam, qui était détenu depuis 11 mois sans jugement à la maison d’arrêt de Conakry, plusieurs habitants du quartier sont partis l’accueillir. Ils ont formé un cortège, avec plusieurs dizaines de motos, pour l’accompagner jusqu’à son domicile, où une forte mobilisation était également remarquable. Les membres de sa famille, les sages du quartier, les amis et connaissances de l’imam ainsi que de nombreux citoyens sont venus célébrer la libération du leader religieux. A côté de l’ambiance festive, une vive émotion (avec des cris de joie et des pleurs) caractérisaient l’événement. Ce qui a fortement marqué Elhadj Abdoulaye Baldé.

« Je suis animé aujourd’hui d’un sentiment de joie, mais aussi de tristesse. Sentiment de joie, parce que le bon Dieu nous a aidé tous face à l’injustice dont on était victimes. Dieu a arrêté les auteurs de cette injustice, c’est pourquoi aujourd’hui nous sommes libres. Lorsqu’on était en prison, on avait demandé à Dieu de mettre aux arrêts ceux qui nous ont injustement emprisonnés. Et aujourd’hui, Dieu a réalisé ce qu’on lui a demandé. Je remercie les militaires qui nous ont permis aujourd’hui de recouvrer notre liberté, je prie Dieu de les bénir et de les guider sur le bon chemin.

Je remercie également tous ceux qui nous ont apporté leur soutien pendant notre détention, mais aussi ceux qui se sont mobilisés aujourd’hui pour nous accueillir », a déclaré l’imam, avant de préciser les raisons de sa tristesse en ce jour mémorable pour lui et ses proches. « Je suis triste parce que j’ai perdu beaucoup de mes parents pendant ma détention. J’ai perdu mon père, des frères, des parents proches, des voisins, des collègues imams. Tous ces gens-là sont décédés derrière moi. Ça, c’est une grande tristesse. Mais tout ça, c’est Dieu qui a voulu que ça soit ainsi. Que Dieu ait leurs âmes dans son paradis éternel », a prié Elhadj Abdoulaye Baldé.

A noter qu’après leur sortie de prison, l’imam de Wanindara et plusieurs autres détenus politiques sont allés directement au domicile de l’opposant Cellou Dalein Diallo, président de l’UFDG, pour s’entretenir avec lui avant de regagner leurs domiciles respectifs.

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel: 620589527/664413227

Lire

Alpha doit payer ! Par El Béchir Diallo

8 septembre 2021 à 12 12 41 09419

Un vieillard qui a fait mourir des enfants pour mourir au pouvoir ne doit plus voir le soleil. Le plus rageant pour les démocrates guinéens, c’est le fait qu’Alpha Condé n’ait jamais été élu par le peuple guinéen, ni en 2010 quand les principaux acteurs de la Transition, bafouant le vote du peuple souverain, avaient honteusement combiné pour qu’il soit substitué à Sidya Touré (véritable deuxième au premier tour) et soit admis à compétitionner avec Dalein au second tour, ni en 2015 avec son fameux « un coup KO » non moins honteusement proclamé par la CENI et validé par la cour suprême, encore moins en 2020 avec les sanglants putsch constitutionnel du 22 mars 2020 et hold-up electoral du 18 octobre 2020, auxquels l’armée républicaine a finalement donné une réponse légitime le 5 septembre 2021. 

Il se croyait le plus fort et le plus malin avec les quatre piliers de son pouvoir : la division, la corruption, la répression et l’embastillement. 

Il était aussi arrogant que cruel et cynique. Il disait avec un rire sardonique : « Les Guinéens sont indisciplinés », « L’homme qui peut m’effrayer n’est pas encore né » (phrase lancée aux étudiants de Sonfonia), « Ce sont des tortues, il faut leur mettre du feu au derrière pour qu’ils sortent la tête », « Si quelqu’un sort la queue, on la lui coupe », etc. 

Il s’était inventé une fausse attaque armée de sa résidence privée de Kipé en 2011 pour purger l’armée, l’armée lui a maintenant infligé le sort qu’il s’était souhaité en défiant Dieu. Car Dieu est le plus grand ruseur (parole du Coran). Ironie du sort, Dieu a détruit le pouvoir d’Alpha Condé par son propre rempart. 

« Si l’arbre savait ce que la hache lui réservait, il ne lui aurait jamais fourni le manche. » (Proverbe ouest-africain)

La justice immanente est rarement imminente. Il y a un temps pour tout.

Par El Bechir Diallo, journaliste guinéen 

Lire

Conakry : après KPC, Antonio Souaré aussi reçu par le colonel Mamady Doumbouya

8 septembre 2021 à 12 12 24 09249
Antonio Souaré à sa sortie du QG des Forces spéciales

Trois jours après le coup d’Etat militaire qui a renversé le président Alpha Condé, les visites se multiplient au quartier général du Groupement des Forces spéciales, où sont basées les nouvelles autorités du pays.

Le richissime homme d’affaires guinéen, Mamadou Antonio Souaré, s’est rendu sur les lieux ce mercredi, 8 septembre 2021. Le président de la Fédération guinéenne de football a été reçu par le colonel Mamady Doumbouya, président du CNRD (la junte militaire qui a pris le pouvoir après avoir arrêté le président Alpha Condé). Au sortir de son entretien avec le nouvel homme fort du pays, Antonio Souaré n’a dit aucun mot sur sa visite.

Bangaly Matty, directeur général d’EDG

Avant lui, Bangaly Matty, le directeur général d’EDG (la société en charge de la fourniture du courant électrique en Guinée), et Mamadou Diouldé Diallo, directeur général de la société des eaux de Guinée (SEG), ont été reçus par les nouvelles autorités du pays pour un entretien. Un journaliste de Guineematin.com a aperçu d’autres opérateurs économiques et des responsables des forces de défense et de sécurité, comme le colonel Balla Samoura, directeur régional de la gendarmerie de Conakry, et le commandant du Bataillon autonome des troupes aéroportées (BATA), sur les lieux.

Le colonel Balla Samoura

Hier déjà, le colonel Mamady Doumbouya avait reçu plusieurs personnalités, dont un autre puissant homme d’affaires, Kerfalla Person Camara (KPC), mais aussi l’opposant Bah Oury, président du parti UDRG. Le président du CNRD s’était rendu aussi au camp Almamy Samory Touré pour s’entretenir avec la hiérarchie militaire.

Ces rencontres interviennent avant même l’ouverture officielle des concertations nationales annoncées par la junte au pouvoir, en vue de mettre en place un gouvernement d’union nationale, qui va diriger la transition.

Amadou Lama Diallo pour Guineematin.com

Lire

Que faut-il faire après la chute d’Alpha Condé ? Les propositions de la NGP de Badra Koné

8 septembre 2021 à 10 10 59 09599
Cheickna Aly Badra Koné, président de la NGP

Les réactions continuent de se faire entendre au sein de la classe politique et de la société civile guinéenne, suite au coup d’Etat militaire qui a renversé le président Alpha Condé. La nouvelle génération politique (NGP), parti dirigé par Cheickna Aly Badra Koné, dit avoir pris acte de la prise du pouvoir par l’Armée, qui « ouvre l’espoir d’un retour à l’ordre constitutionnel, en vue de restaurer le pouvoir du peuple en lieu et place de celui d’un homme ». Et pour atteindre cet objectif, la formation politique a publié ce mardi, 7 septembre 2021, une note technique contenant des propositions concrètes pour « une transition apaisée et utile pour la Guinée ». 

Guineematin.com vous propose ci-dessous le document élaboré par la NGP :

Note technique

Objet : Proposition de sortie de crise pour la transition en Guinée 

Introduction 

Dans la journée du 05 septembre 2021, le peuple de Guinée et la communauté internationale apprennent la mobilisation des forces de défense et de sécurité de la Guinée pour mettre aux arrêts le professeur Alpha Condé dans le respect de son intégrité physique et morale, apprend-on, dissoudre son gouvernement, sa constitution et les institutions y découlant. Ceci intervient un an et six mois après la violation par ledit professeur de la constitution du 07 Mai 2010 en vue d’assouvir son appétit pour un troisième mandant dans le mépris total de la volonté et de la souveraineté du peuple de Guinée.

Malgré les vives contestations et manifestations du peuple souverain de Guinée, s’exprimant conformément aux prescriptions de la constitution du 07 Mai 2010,  lui conférant le droit, et lui attribuant la propriété de l’exercice de la souveraineté nationale qui est la loi suprême de l’Etat, le Professeur Alpha condé a persévéré dans sa volonté de violer l’article 154 de ladite constitution en organisant un référendum illégal et partant s’est fait auteur d’une haute trahison, d’un parjure consacrant une attitude de délinquance politique.

L’action des forces de défenses et de sécurité commandée à l’occasion par le lieutenant-colonel Mamady Doumbouya, ouvre l’espoir d’un retour à l’ordre constitutionnel,  en vue de restaurer le pouvoir du peuple en lieu et place de celui d’un homme.

La présente note se propose de formuler un schéma crédible et fiable pour une transition apaisée et utile pour la Guinée. 

Elle s’articule autour d’une analyse de forme, une analyse de fond et une proposition de schéma de transition.

I Analyse de forme 

Depuis le 06 avril 2020, date de promulgation de la constitution du 22 Mars 2020, le professeur Alpha Condé a violé la constitution du 07 Mai 2010 en ses articles 35 et 154, lesquels lui exige respectivement de respecter et de faire respecter la constitution, de n’entreprendre aucune initiative visant à modifier le nombre et la durée du mandat présidentiel.

Aussi, il a violé l’article 141 de la même constitution qui place les forces armées et de sécurité au service exclusif de la nation et interdit à toute personne de les détourner de leur mission pour des fins personnelles.

Par ces faits, il a violé le principe premier de la démocratie qui consacre le pouvoir au peuple. Ainsi, il a privé le peuple de Guinée de sa souveraineté politique en instituant un pouvoir extra constitutionnel illégal et illégitime, nonobstant l’exercice par le peuple de son droit à la contestation et à la protestation à travers moult manifestations publiques organisé et son refus catégorique à participer à des élections illégales organisées dans le cadre d’une constitution illégitime, donc contraire à la volonté du peuple de Guinée.

Par mépris pour le peuple et en violation de l’alinéa 05 de l’article 06 de la constitution du 07 Mai 2010, stipulant qu’aucune situation d’exception ou d’urgence ne doit justifier les violations des droits humains, le professeur Alpha Condé a réprimé dans le sang avec une série d’arrestations arbitraires les manifestations légitimes et légales du peuple débout comme un seul homme pour défendre sa constitution. 

II Analyse de fond

La constitution du 07 Mai 2010 est organisée en 19 titres et 162 articles à travers lesquels la volonté du peuple souverain de Guinée est exprimée et érigée en loi fondamentale et suprême pour présider sa destinée.

Le professeur Alpha Condé dans la quête d’un élargissement du nombre et de la durée du mandat présidentiel interdit par ladite constitution, l’a violée et de ce fait a inscrit la Guinée dans un pouvoir illégal, illégitime, extraconstitutionnel durant un an et demi par mépris pour le peuple de Guinée.

Ainsi, les forces armées de défense et de sécurité conformément à l’article 141 alinéa 1 et 2 stipulant que les forces de défense et de sécurité sont républicaines, donc au service de la Nation, apolitiques et que nul ne doit les détourner de leurs missions à des fins personnelles, ont décidé de mettre fin à l’exercice du pouvoir usurpé du professeur Alpha condé en dissolvant sa constitution ainsi que toutes les institutions qui en découlent.

Aussi, conformément à l’article 142 de la constitution du 07 Mai 2010 stipulant que les forces de défense sont chargées de la défense du territoire national, que les forces de sécurité sont chargées de la protection civile, de la sécurité publique, de la sécurité des personnes et de leurs biens et du maintien de l’ordre public et que les forces de défenses et de sécurité participent au développement économique de la Nation, les forces armées et de sécurité de la Guinée se sont rassemblées au sein du Comité National de Rassemblement et de Développement CNRD  pour assurer la continuité de l’Etat et conduire le processus de restauration de l’ordre constitutionnel et entendent rendre au peuple sa liberté et sa souveraineté.

Pour se faire, les dispositions du titre XIX portant sur les dispositions transitoires de la constitution du 07 Mai 2010, donnent un fondement constitutionnel à la nouvelle transition qui vient de s’ouvrir au Peuple de Guinée.

En effet, l’article 156 prévoit dans le cadre d’une transition la mise en place d’un président de la République en charge de la transition et un gouvernement de transition qui doivent assurer les mesures nécessaires au fonctionnement des pouvoirs publics, à la vie de la nation, à la protection des personnes et des biens et à la sauvegarde des libertés jusqu’à l’entrée en fonction du président de la République élu.  

L’article 157 de la même constitution prévoit que dans les mêmes conditions, un Conseil National de la Transition soit mis en place avec pour mission d’assumer toutes les fonctions législatives définies par ladite constitution jusqu’à l’installation de l’Assemblée Nationale.

Dans la même dynamique, l’article 158 de ladite constitution stipule que les lois nécessaires à la mise en place des institutions et au fonctionnement des pouvoirs publics sont adoptées par le Conseil National de la Transition et promulguées par le président de la République assumant la transition.

L’article 161 stipule à son tour que la législation en vigueur jusqu’à l’installation des nouvelles institutions reste applicable, sauf intervention de nouveaux textes lorsqu’elle n’a rien de contraire à la présente constitution.

Du reste, les dispositions de l’article 21 alinéa 1 et 4 garantissent au peuple de Guinée le droit de déterminer librement et souverainement ses institutions et l’organisation économique et sociale de la Nation ainsi que le droit de résister à l’oppression.

Et enfin celles de l’article 22 alinéa 5 stipulent que chaque citoyen a le devoir sacré de défendre la Patrie. 

III Proposition de schéma de transition

Nous proposons une transition démocratique, constitutionnelle et inclusive. Cela du fait de la nécessité que le pouvoir en Guinée soit celui du peuple, s’exerce par le peuple et au bénéfice du peuple. 

Aussi, parce que l’armée républicaine conformément à la constitution du peuple de Guinée du 07 mai 2010 lui en donne le statut et la responsabilité à travers les dispositions ci-haut citées.

Enfin par ce que depuis le 02 Octobre 1958, le peuple de Guinée fidèle à son choix courageux d’opter pour la liberté sans condition demeure attaché à sa souveraineté. C’est pourquoi du 22 mars 2020 au 05 septembre 2021, ce peuple n’a cessé de réclamer le retour à l’ordre constitutionnel légitime et légal. 

Pour ce faire, nous proposons : 

La restauration de la constitution du 07 Mai 2010 en lieu et place de celle du 22 mars 2020 imposée au peuple de Guinée par le professeur Alpha condé et ses complices ;

L’organisation des assises nationales du peuple de Guinée réunissant l’ensemble des forces vives de la nation pour procéder à la définition d’un cadre juridique permettant l’application des dispositions du titre XIX de la constitution du 07 mai 2010, notamment la mise en place d’un président, d’un gouvernement et d’un conseil national de la transition en charges respectivement de l’exercice des pouvoirs exécutifs et législatif durant cette période. 

Conformément à l’article 155 de la même constitution toujours dans le cadre des dispositions transitoires, procéder à la restauration de la cour suprême avec pour mandat d’exercer les compétences dévolues respectivement à la cour constitutionnelle et à la cour des comptes. 

Nous proposons de veiller au caractère inclusif, patriotique, démocratique et constitutionnel de la transition en Guinée.

Il incombe dès lors, à l’ensemble du peuple souverain de Guinée de se rassembler autour de ses forces armées de défense et de sécurité pour installer conformément à la constitution du 07 Mai 2010, les organes de transition et procéder à la mise en place de toutes les mesures nécessaires au bon fonctionnement des pouvoirs publics, de la défense et de la sécurité nationale ainsi que l’organisation d’élections libres, transparentes et respectueuses des principes démocratiques (le pouvoir du peuple, par le peuple et pour le peuple). 

VIVE LA RÉPUBLIQUE DE GUINÉE !

Fait à Conakry le 07 septembre 2021

Badra Koné Président de la NGP

Lire

Coup d’Etat en Guinée : le camp d’Alpha Condé réagit enfin

8 septembre 2021 à 8 08 54 09549

Le RPG-ARC-EN-CIEL et ses Alliés de la CODEC, ont suivi de très près les événements de dimanche 5 septembre 2021 qui ont débouché sur l’avènement de nouvelles autorités à la tête du pays. Le RPG-ARC-EN-CIEL et ses Alliés de la CODEC, prennent acte de la situation de fait accompli.

A la suite d’autres voix, à travers le monde, notamment la communauté internationale, le RPG-ARC-EN-CIEL et ses Alliés de la CODEC appellent les nouvelles autorités comme elles s’y sont engagées, solennellement, à préserver l’intégrité physique et morale du Président Alpha CONDE et à procéder à sa libération rapide et sans conditions.

Le RPG-ARC-EN-CIEL et ses Alliés de la CODEC, demandent de veiller soigneusement sur la santé du Président Alpha CONDE, surtout en cette période de COVID19.

Le RPG-ARC-EN-CIEL et ses Alliés de la CODEC, souhaitent vivement le retour de notre Pays à un ordre constitutionnel normal.

Le RPG-ARC-EN-CIEL et ses Alliés de la CODEC, se réjouissent du climat de paix entre les populations et invitent chacun et tous à continuer d’y œuvrer pour le bien de tous pour un avenir radieux et solidaire de toutes les filles et de tous les fils du pays.

Enfin, Le RPG-ARC-EN-CIEL et ses Alliés de la CODEC, invitent leurs militantes, militants, sympathisants et responsables à plus que jamais resserrer les rangs pour sauvegarder les acquis, les valeurs et l’esprit de solidarité de nos différents partis.

Fait à Conakry le 7 septembre 2021

Lire

Guinée : le FNDC appelle à un retour au processus démocratique

8 septembre 2021 à 4 04 28 09289

Dans une déclaration en date de ce mercredi, 08 septembre 2021, le FNDC s’est officiellement prononcé sur la fin de la dictature d’Alpha Condé. Les défenseurs de la constitution de 2010 ont invité « toutes les composantes de la nation, les partenaires de la Guinée à œuvrer ensemble au retour rapide à un processus démocratique à travers des élections libres, transparentes et inclusives ».

Guineematin.com vous propose, ci-dessous, cette importante communication du FNDC :

Front National pour la Défense de la Constitution

DÉCLARATION N° 179

Le FNDC a été témoin, le dimanche 05 Septembre 2021, d’un coup de force ayant conduit à l’arrestation de M. Alpha Condé, la suspension de la « constitution » du 3ème mandat illégal et illégitime ainsi que la dissolution de toutes les institutions issues du coup d’État civil du 22 mars 2021.

Cet acte est la conséquence d’une obstination d’un troisième mandat en réalité rejeté par la majorité des guinéens, malgré la répression sanglante, les arrestations et les détentions illégales commandités par le régime déchu.

Cette situation délétère, dans laquelle notre pays a été plongé, s’est progressivement dégradée avec une crise économique aiguë provoquée, entre autres, par la dilapidation des ressources du pays à des fins d’achat de conscience et d’organisation de simulacre d’élections.

Depuis les premières heures de la préparation de ce projet de 3ème mandant, le Front National pour la Défense de la Constitution, en cohérence avec ses valeurs et principes, a alerté l’opinion nationale et internationale sur le danger qui guettait la Guinée et la sous-région par voie de conséquences.

Malheureusement le régime de M. Alpha Condé a imposé au peuple de Guinée un coup d’État constitutionnel au prix d’une répression féroce ayant ôté la vie à au moins 99 personnes ; des centaines de nos concitoyens ont été blessés ou emprisonnés.

Dans ses déclarations de prise de pouvoir, le Comité National du Rassemblement et du Développement (CNRD) a motivé son action par la responsabilité de l’armée à répondre à l’appel du peuple opprimé de Guinée et pour mettre fin aux maux qui gangrènent notre pays. Des maux que le FNDC a toujours dénoncés depuis la mobilisation de toutes les forces vives de la nation autour du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC).

Le FNDC observe la situation avec une attention soutenue et se réjouit de la libération de certains prisonniers politiques de la dictature déchue.

Le FNDC a été de tous les combats de ces dernières années pour la préservation des principes démocratiques dans notre pays. A cet égard, il demeure vigilant, mobilisé et déterminé à préserver les acquis de la lutte du Peuple de Guinée.

Le FNDC invite toutes les composantes de la nation, les partenaires de la Guinée à œuvrer ensemble au retour rapide à un processus démocratique à travers des élections libres, transparentes et inclusives.

Le FNDC se réjouit d’avoir été cet élément fédérateur qui continue encore d’unir toutes les couches sociales du pays sans distinction aucune. Il s’engage à maintenir cette dynamique de rassemblement afin de relever les nouveaux défis qui se présentent à notre Nation.

Ensemble unis et solidaires, nous vaincrons !

Ont Signé :

Comité de pilotage du FNDC :

La Coordination Nationale du FNDC (société civile)   

Partis politiques :

– Union des Forces Républicaine (UFR)

– Parti de l’Espoir pour le Développement National (PEDN) – Mouvement Démocratique Libéral (MoDel)

Conakry, le 08 septembre 2021

Lire

Libération des prisonniers d’Alpha Condé : mes remerciements au CNRD

8 septembre 2021 à 1 01 25 09259
Nouhou Baldé

Le temps de coucher ces quelques lignes, permettez-moi de sortir de ma réserve, ôter ma casquette de journaliste, pour exprimer mes chaleureuses et sincères remerciements au Colonel Mamady Doumbouya et à tous les membres du CNRD. Les nouvelles autorités guinéennes ont soulagé ce mardi, 07 septembre 2021, plusieurs dizaines de familles qui souffraient de l’emprisonnement illégal et injuste des leurs. J’y avais mon grand frère, Elhadj Abdoulaye Baldé, imam dans les mosquées de Wanindra, Madina et Dabondy.  

Vous pouvez ne pas me croire. Mais, aujourd’hui, tous ceux qui ont un proche libéré savent que notre soulagement est sans limite ! Nous avons pleuré pendant des heures, des jours, des semaines et de très longs mois le mauvais sort qui s’était abattu sur les nôtres. Personnellement, ma famille en a sérieusement été éprouvée. À la recherche de solution, j’ai utilisé tout mon répertoire, j’ai appelé, envoyé des SMS et je suis allé voir toutes mes connaissances qui avaient une parcelle de prérogative dans le système Alpha Condé pour les supplier d’intervenir pour la libération de mon grand frère, Elhadj Abdoulaye Baldé. 

Et, lorsque le médecin de mon papa m’a prévenu que ce dernier était devenu très fragile et qu’on devait chercher à résoudre ses soucis, j’ai, en désespoir de cause, lancé un appel sur Facebook pour demander à quiconque pourrait aider de supplier le président Alpha Condé d’accorder à mon frère une liberté même provisoire pour sauver la vie de mon cher papa, qui n’arrêtait de demander à voir son fils avant de quitter ce bas-monde… 

Malheureusement, il est resté en prison. Et le 1er avril 2021, alors que je suis allé à la Maison centrale pour le consoler et lui remonter le moral suite au décès (le même jour) de notre cher papa, Elhadj Mamadou Sadio Baldé (paix à son âme, amine), je me suis effondré dans ses bras. Heureusement que ses codétenus Etienne Soropogui (leader de Nos Valeurs communes), Abdoulaye Bah (ancien maire de Kindia) et d’autres étaient là…

Suite à ce décès, j’ai encore rappelé des contacts, prié tout le monde d’aider mon frère à avoir une permission pour assister à l’enterrement de notre défunt père, sans succès ! À son absence, c’est finalement moi qui ai été désigné par Koto Mamadou Djâlo, l’ainé de notre famille, à participer au dernier rituel des funérailles qui consiste à descendre, avec quatre autres délégués, pour la mise sous terre du corps de notre cher papa…

Au-delà de la douloureuse perte de notre papa, Koto Abdoulaye a souffert d’apprendre du fond de sa cellule le rappel à Dieu d’au moins 16 de ses proches parents, amis et voisins. C’est notamment le cas de nos grands frères, Elhadj Abdoul Rahimy Baldé (Koto) et Koto Issagha Djibéwy, notre grand-mère Nênéan Fatoumata Diouldé Diallo (Nêné Sodio), notre marâtre Nénan Safiatou Baldé, notre beau-frère Keynan Lamarana Hôré Kaada Diallo, nos sages et proches de notre papa Koto Issagha Sila, Elhadj Abdoul Afia, Kaou Diouldé Missidé Sodio… 

Finalement, c’est quand il ne nous restait plus que les prières et invocations pour implorer Dieu que le vent de la liberté a soufflé. Comme le dit si bien mon frère, Elhadj Souleymane Bantaya Baldé, « aujourd’hui est pour nous la troisième grande fête en Guinée (après le Ramadan et la Tabaski) ». Sans doute que des centaines et des milliers d’autres guinéens éprouvent aujourd’hui un sentiment semblable au mien. Même s’ils ne le proclament pas pour une raison ou une autre.

Elhadj Abdoulaye Baldé, à la sortie de la Maison centrale, ce 7 septembre 2021

Merci encore une fois au colonel Mamady Doumbouya et à tous les membres du CNRD. Je prie le Tout Puissant Allah, le Miséricordieux, de vous aider à accomplir honorablement votre mission. Que Dieu fasse que les Guinéennes et les Guinéens ne regrettent JAMAIS votre acte salvateur du 5 septembre 2021. Qu’Il guide vos pas sur le bon chemin, qu’Il protège vos familles et vous donnent les bénédictions de vos parents.

Enfin, je profite de ces lignes pour présenter mes condoléances les plus attristées à toutes celles et à tous ceux qui ont perdu les leurs dans les geôles d’Alpha Condé ou lors des différentes manifestations à Conakry et à l’intérieur du pays. Je demande aux nouvelles autorités guinéennes de continuer d’élargir les autres prisonniers de l’ancien régime (civils et militaires) pour offrir aux autres familles les délices de retrouver les leurs. Ces derniers temps, je me suis rendu compte qu’il faut réellement avoir un membre de sa famille ou soi-même être concerné pour mesurer la joie de la liberté…

Je prie le Tout Puissant Allah d’aider la Guinée à ne plus jamais subir la dictature et à rendre les Guinéens fiers et heureux de vivre chez eux sans aucune haine, amine !

Nouhou Baldé

Lire