L’Ambassade de Guinée à Washington rencontre l’Association Minière Américaine (NMA)

15 septembre 2021 à 21 09 29 09299

La délégation de l’Ambassade de Guinée aux États Unis d’Amérique qui séjourne toujours à Las Vegas dans le cadre de l’exposition minière internationale, a rencontré ce mercredi, 15 septembre 2021, Mme Veronika Kohler SHIME, la Vice-Présidente chargée des relations internationales de l’Association Minière Américaine (NMA). Une organisation qui regroupe plus de 250 compagnies minières américaines.

Mme Verinika Koller Shime s’est dit très contente de voir la Guinée représentée à cet évènement surtout après les derniers développements du pays. « Votre présence est rassurante pour les investisseurs du secteur minier américain. » a-t-elle dit.  La délégation guinéenne a profité de cette occasion pour parler de la réouverture des frontières aériennes et maritimes, par les autorités du CNRD ainsi que de la poursuite de la production minière. 

Interrogé sur l’état d’esprit des investisseurs et sur leurs perspectives du secteur minier guinéen, M. Diallo Mamadou, conseiller économique de l’ambassade répond : « Ce qui se passe chez nous est apparemment très suivi par le milieu de l’industrie minière. En échangeant avec les investisseurs ici, nous avons eu le sentiment que les premières mesures prises en faveur du secteur minier par les autorités ont été bien accueillies. L’interview du Président de la Chambre des Mines qui a rassuré les membres de l’organisation des mesures de protection et de respect des engagements contractuels sont à mon avis, à l’avantage du secteur minier ».

A noter que cette exposition prendra fin aujourd’hui.

Nima Barry pour Guineematin.com

Lire

Stand For Life and Liberty (S2L) sur le coup d’Etat en Guinée : Déclaration

15 septembre 2021 à 21 09 28 09289

L’ONG internationale et panafricaine Stand For Life and Liberty (S2L) observe avec intérêt ce qui se passe en Guinée où l’armée a évincé, le dimanche 5 septembre 2021, le président Alpha Condé réélu en octobre 2020 pour un troisième mandat contesté à la tête de ce pays francophone d’Afrique de l’Ouest indépendant depuis 1958.

Fidèle à sa vocation, en tant qu’organisation non gouvernementale de promotion de droits humains, d’éducation et de développement, Stand For Life and Liberty a pris bonnes notes des premières déclarations et des actions menées par le lieutenant-colonel Mamady Doumbouya et le Comité national du Rassemblement et du développement (CNRD) déjà adoubés par les Guinéens de tous les bords.

La Coordination nationale de S2L-Guinée salue notamment la libération des prisonniers politiques du pays, la décision de rouvrir les frontières de la Guinée d’avec ses pays voisins, l’ouverture des concertations nationales entre la junte militaire et les différentes sensibilités socioéconomiques et politiques du pays pour rechercher les voies et moyens d’une transition consensuelle et apaisée.

Stand For Life and Liberty encourage le colonel Doumbouya et son équipe à continuer leur œuvre salvatrice de récupération et de  protection des biens publics et à faire de la justice leur boussole, comme ils l’ont promis.

S2L félicite les nouvelles autorités guinéennes pour la mise en place d’un numéro permettant aux citoyens de signaler d’éventuels abus des forces de défense et de sécurité. Elle plaide pour que cette initiative soit étendue  à la lutte contre la corruption et les pratiques assimilées.

Stand For Life and Liberty-Guinée recommande au CNRD d’être vigilant et de ne pas trahir l’immense espoir placé en lui pour une refondation de l’Etat guinéen. Pour ce faire, il doit extirper de ses rangs les brebis galeuses et les opportunistes qui écument son quartier général.

S2L comprend les condamnations de principe auxquelles se livrent actuellement la plupart des organisations internationales comme la CEDEAO qui a déjà suspendu la Guinée de toutes ses instances au lendemain du putsch du 5 septembre 2021. Mais l’ONG les invite à assouplir ces sanctions  pour permettre au pays de souffler et d’envisager son avenir sous des meilleurs auspices.

Fait à Conakry, le 14 septembre 2021          

Le Coordonnateur international

P/O Le Coordonnateur national

Bachir Sylla

Lire

Annulation du prélèvement de 5% sur les salaires des fonctionnaires : « c’est un ouf de soulagement »

15 septembre 2021 à 21 09 26 09269
Pépé Balamou, secrétaire général du syndicat national de l’éducation

Comme annoncé précédemment, le comité national pour le rassemblement et le développement (CNRD) a abrogé la mesure relative au prélèvement de 5% sur les salaires des fonctionnaires guinéens et 2% sur les pensions des retraités. Une mesure qui s’inscrivait dans le cadre de l’opérationnalisation de l’institut national d’assurance-maladie obligatoire (INAMO) et de la caisse nationale de prévoyance sociale des agents de l’Etat (CNPSAE).

Cette décision de la junte militaire au pouvoir est accueillie avec beaucoup de satisfaction par le secrétaire général du syndicat national de l’éducation (SNE), l’un des ceux qui étaient farouchement opposés à ce prélèvement. Dans un entretien qu’il a accordé à un journaliste de Guineematin.com, ce mercredi 15 septembre 2021, Michel Pépé Balamou a salué un ouf de soulagement.

« Le communiqué portant sur l’abrogation des mesures de prélèvement de 5% sur les salaires des fonctionnaires et 2% sur la pension des retraités est perçu comme un ouf de soulagement par le syndicat national de l’éducation. Ce n’est pas une surprise autant nous avons déjà riposté contre cela. Comme pour dire que toute cotisation sociale qui se fera pour nous, sans nous, est contre nous.

Donc, nous pensons que les conditions préalables n’étaient pas remplies pour la mise en place d’une assurance maladie obligatoire. Nous ne sommes pas contre bien entendu, mais il faut attendre que toutes ces conditions soient mises en place pour pouvoir procéder à la mise en œuvre de l’assurance maladie obligatoire », a-t-il déclaré.

Le syndicaliste exhorte aussi les nouvelles autorités guinéennes à rembourser aux fonctionnaires dont les salaires ont été ponctionnés fin août dernier, lorsque la mesure prise par l’ancien en concertation avec certaines centrales syndicales, est entrée en vigueur. « Nous demandons au CNRD non seulement de nous aider à rappeler les travailleurs qui ont vu leur salaire prélevé de 5% à la fin du mois d’août. Il faut qu’ils soient rétablis dans leurs droits.

Il faut aussi que des audits soient menés dans ce secteur, au niveau de l’institut national de l’assurance maladie obligatoire, au niveau de la caisse sociale des agents de l’Etat pour que les 18% que l’Etat donne depuis 2016, que les dépenses liées à cela soient justifiées aujourd’hui, pour que la composition du conseil d’administration de ces deux institutions soient adaptée à la recomposition actuelle du syndicalisme en Guinée », préconise Michel Pépé Balamou.

Mariame Diallo pour Guineematin.com

Lire

Labé: un garçon de 4 ans, kidnappé depuis 3 jours, retrouvé mort dans un puits

15 septembre 2021 à 20 08 10 09109

Enlevé dimanche dernier par des inconnus à Taïré (un secteur du quartier Fafabhé, dans la commune urbaine de Labé), Elhadj Ousmane Baldé a été retrouvé mort ce mercredi, 15 septembre 2021. Le corps de ce petit garçon de 4 ans a été découvert dans un puits cet après-midi dans le secteur où il avait été kidnappé en fin de weekend dernier. Trois présumés auteurs de l’enlèvement et de la mort de ce bambin ont déjà été arrêtés par la gendarmerie.

Selon les informations confiées à Guineematin.com, c’est le 12 septembre dernier, dans l’après-midi, que la disparition de Elhadj Ousmane Baldé a été constatée. Les recherches de sa famille pour le retrouver dans le quartier ont été infructueuses jusqu’au lundi quand un de ses ravisseurs a appelé pour réclamer une rançon de 100 millions francs guinéens.

Mamadou Lamarana Baldé, père de l’enfant kidnappé

« Au moment de sa disparition, il (Elhadj Ousmane) jouait avec ses amis d’âge. Nous avons demandé à ces derniers, mais personne d’entre eux n’a pu dire la destination de mon enfant. La personne qui l’a enlevé m’a appelé ce lundi sur mon numéro personnel ; mais, comme je ne l’ai pas décroché, il a appelé mon épouse en lui demandant si c’est elle la mère de Elhadj Ousmane. Ma femme a répondu par l’affirmative. Alors, le kidnappeur a dit à ma femme de me dire qu’il détient mon fils. C’est ainsi que j’ai appelé le numéro ; et, l’intéressé qui était au bout de la ligne, dans notre entretien, s’est énervé. Il a dit que si je veux récupérer mon enfant, je dois payer 100 millions de Francs guinéens. Mais, comme il a compris que je n’étais pas disposé à payer cette somme, il a raccroché et a éteint son téléphone », a expliqué un peu plus tôt Mamadou Lamarana Baldé, le père de la victime.

Suite à ces appels téléphoniques, les parents de Elhadj Ousmane ont saisi l’escadron mobile N°8 d’une plainte pour enlèvement. Et, immédiatement, des enquêtes ont été ouvertes pour retrouver les ravisseurs. Ces enquêtes ont finalement permis de mettre la main sur trois suspects dont un neveu de Mamadou Lamarana Baldé. Mais, malgré leur interpellation, ces présumés ravisseurs ont refusé d’obtempérer avec les enquêteurs et révéler le lieu où ils détenaient Elhadj Ousmane.

Finalement, c’est dans l’après-midi de ce mercredi que le corps sans vie de cet enfant été retrouvé dans un puits. Abdoulaye Baldé, l’oncle de Elhadj Ousmane réclame justice.

Abdoulaye Baldé, oncle de l’enfant

« C’est aux environs de 16 heures que nous avons retrouvé le corps de l’enfant (Elhadj Ousmane Baldé) dans un puits, un peu loin de nos habitations. Le cerveau de cet enlèvement c’est un de nos parents du nom de Elhadj Mamadou Baïlo Baldé. Actuellement il est mis aux arrêts avec deux de ses complices. Ils sont à la gendarmerie. Il (Elhadj Mamadou Baïlo Baldé) nous a confié que ça fait trois jours depuis qu’il a jeté l’enfant dans ce puits… J’ignore les causes qui ont poussé ce jeune à commettre un tel crime. Nous demandons aux autorités de sanctionner les auteurs de ce crime à la hauteur de leur forfaiture », a dit Abdoulaye Baldé. 

A noter que Elhadj Mamadou Baïlo Baldé (le cerveau présumé du meurtre de Elhadj Ousmane Baldé) et ses deux complices arrêtés sont toujours détenus par la gendarmerie pour la suite des enquêtes. Et, le corps de Elhadj Ousmane Baldé a été enterré au cimetière de Taïré (dans la commune urbaine de Labé) après la prière de 17 heures.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

Lire

Fadi ZEIN, ambassadeur du Liban : « la Guinée mérite d’être le meilleur pays d’Afrique »

15 septembre 2021 à 20 08 04 09049

Comme annoncé précédemment, le comité national pour le rassemblement et le développement (CNRD) a rencontré ce mercredi, 15 septembre 2021, le corps diplomatique et consulaire accrédité en Guinée. La rencontre s’inscrit dans le cadre des concertations nationales entamées hier par la junte militaire au pouvoir sur la conduite de la transition. Au sortir des travaux, l’ambassadeur du Liban en Guinée, Fadi ZEIN, est revenu au micro de Guineematin.com sur le contenu de la rencontre.

Son Excellence Fadi ZEIN, ambassadeur du Liban en Guinée

« On a été invités en tant que diplomates et chefs de postes diplomatiques, consuls honoraires et consuls généraux pour des concertations nationales avec le CNRD. Nous n’avons pas le droit de nous mêler des affaires internes de la Guinée. Le colonel Mamady Doumbouya sait très bien comment conduire son pays sur le bon chemin avec un bon plan de route, je suppose. On n’est pas venus pour donner des leçons mais pour représenter notre pays, renforcer et faire avancer les relations entre le Liban et la Guinée.

Nous lui avons souhaité bonne route, nous lui avons souhaité qu’il puisse mener à bon port la Guinée. La Guinée mérite d’être le meilleur pays d’Afrique, parce que vous avez suffisamment de ressources humaines, vous ne manquez pas de gens très intelligents ici, ni de ressources naturelles. Vous avez tout en tant que Guinéens pour réussir. Nous souhaitons que cette transition soit menée à bien et que la Guinée soit le premier pays d’Afrique, sinon du monde », a dit le diplomate, ajoutant que les Libanais se sentent comme chez eux en Guinée.

« Les relations entre la Guinée et le Liban datent de plus de 100 ans.  La présence de l’ambassade du Liban en Guinée date depuis le 20ème siècle. On est là depuis 120 ans. Donc, il y a beaucoup de Libanais qui se mariés avec des Guinéens. C’est pour cela qu’un Libanais en Guinée ne se sent pas à l’étranger, il se sent chez lui », a laissé entendre Fadi ZEIN, ambassadeur du Liban en Guinée.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com 

Tel: 622919225

Lire

Guinée : Search for common ground disponible à travailler avec le CNRD pour une transition réussie

15 septembre 2021 à 19 07 14 09149
Mamadou Barry, représentant Pays de Seach For Common Ground en Guinée

Search for common ground est disponible à travailler avec le CNRD, la junte militaire au pouvoir, pour une transition réussie en Guinée. C’est le représentant pays de l’organisation, évoluant dans le cadre de la promotion de la paix et de la cohésion sociale, qui l’a fait savoir ce mercredi, 15 septembre 2021. Mamadou Barry s’est exprimé au micro d’un journaliste de Guineematin.com, au sortir de la rencontre entre les nouvelles autorités guinéennes et les organisations internationales représentées dans le pays. Rencontre qui s’inscrit dans le cadre des concertations nationales entamées hier pour échanger autour de la conduite de la transition.

« L’opportunité nous a été donnée de s’adresser aux membres du CNRD, notamment son président. Donc, nous en avons profité. Search for common ground travaille en Guinée depuis 2001 dans le domaine de la consolidation de la paix, la protection des couches vulnérables, que sont les femmes et les jeunes, mais aussi le soutien à la mise en place d’espaces de dialogue et de concertation. C’est ce que nous avons rappelé aux nouvelles autorités qui constituent le CNRD. Nous avons exprimé notre disponibilité à travailler avec les autorités en place pour l’atteinte des objectifs que sont : la transition vers une réelle démocratie, le renforcement de l’unité nationale, la cohésion sociale et le soutien à un dialogue national beaucoup plus inclusif », a indiqué M. Barry. 

Avant de donner la parole à ses hôtes, le colonel Mamady Doumbouya, chef de la junte militaire qui a renversé le président Alpha Condé, a expliqué d’abord aux diplomates et représentants d’organisations internationales, les raisons qui ont amené son équipe à prendre le pouvoir. « Il a donné suffisamment d’éléments mais si je peux les résumer, c’est de conduire le pays vers la démocratie, c’est de renforcer l’unité nationale et la cohésion. Il a présenté le coup de force comme étant une nécessité pour dire que la situation du pays n’allait pas bien », a confié le représentant pays de Search for common ground en Guinée, ajoutant que les organisations internationales ont exprimé aussi leurs attentes.

Il s’agit notamment du respect des engagements du comité national pour le rassemblement et le développement (CNRD « pour le respect des droits humains, pour le cheminement vers la démocratie, pour plus d’inclusion et de paix en République de Guinée », a dit Mamadou Barry.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com 

Tel: 622919225

Lire

Concertation avec le CNRD : Me Emmanuel Kpana Bamba entre dénonciations et propositions

15 septembre 2021 à 19 07 09 09099
Me Emmanuel Kpana Bamba, président de la LIGUIDHO (ligue guinéenne des droits de l’homme)

Venu allégrement au palais du peuple ce mercredi, 15 septembre 2021, pour prendre part à la concertation avec le CNRD (comité national de rassemblement et du développement), Me Emmanuel Kpana Bamba, président de la LIGUIDHO (ligue guinéenne des droits de l’homme) dit être resté sur sa faim après le tête-à-tête avec le colonel Mamady Doumbouya (le président du CNRD). L’avocat déplore « un échec organisationnel » qui a empêché les défenseurs de droits de l’homme de prendre la parole pour exprimer leurs préoccupations devant la junte militaire. Mais, en dépit de cette frustration, Me Emmanuel Kpana Bamba a fait des propositions au CNRD. Il a notamment mis l’accent sur la répression des crimes financiers et des crimes de sang. Et, sur ces questions, le président de la LIGUIDHO souhaite que le CNRD fouine chez les dignitaires des régimes de Conté à Condé, en passant par la transition de 2009.

Lisez !

« Laissez-moi vous dire que je salue l’initiative d’associer la société civile à  cette concertation nationale pour une bonne transition en Guinée. Malheureusement, vous voyez tout ce nombre pléthorique qui n’a pu, dans sa totalité, accéder dans la salle. Certains sont restés dehors ; et donc, le temps qui était imparti pour la société civile était scindé en deux. Ainsi, nous qui étions dans la salle, nous n’avons que quelques minutes pour des centaines de personnes qui étaient dans la salle. Donc, les gens ont craqué. On a trié sur le tas une liste des gens qui étaient déjà connus d’avance qui devaient avoir forcément la parole. Donc, ceux qui devaient normalement avoir la parole pour se prononcer sur des questions de droits de l’homme et nous autres, nous n’avons pas eu droit à la parole. Nous l’avons demandé, malheureusement on nous a dit que le temps imparti a expiré. Il fallait sortir pour qu’un autre groupe puisse entrer. Donc, si nous saluons l’initiative d’associer la société civile à la concertation nationale, j’avoue que nous sommes restés sur notre faim quant à l’organisation de la conduite de cette concertation aujourd’hui. C’est une première expérience, je pense qu’ils (les militaires) doivent tirer la leçon de cet échec-là, puisqu’il faut le nommé ainsi, pour qu’à l’avenir on ne puisse pas inviter des milliers de personnes tout en sachant qu’on n’aura pas droit à la parole.

Maintenant, nous avons un message pour la junte. Si nous avions eu droit à la parole, nous voudrions demander deux grands axes d’intervention de la transition: la lutte contre l’impunité des crimes économiques et la lutte contre les crimes de sang… Donc, il faut mettre l’accent sur le cas de détournement de deniers publics pour que les avoirs de l’Etat qui sont détournés et cachés en Guinée et à l’étranger soient dénichés et ramenés dans les caisses de l’Etat.

Il faut faire en sorte que tous ceux qui ont commis des crimes de sang, qui ont tué et torturé, répondent devant leurs actes.  Voilà les attentes de la société civile en matière de droits de l’homme. Malheureusement,  comme je l’ai dit, nous n’avons pas eu la chance de nous exprimer. Sinon, nous avons deux maîtres mots de notre message à l’endroit des nouvelles autorités : le renforcement des capacités de la justice pour qu’elle puisse pleinement jouer son rôle. Lorsqu’on est brimé dans ses droits, c’est vers la justice qu’on va. Si cette justice a des tentacules qui ne tiennent pas, on ne peut répondre aux attentes de la population en matière de promotion et de protection des droits de l’homme.

Le deuxième mal qu’il faut combattre dans ce pays, c’est l’impunité. Il ne faudrait pas que les autorités transitoires aient peur de quelqu’un parce celui-ci a une position dans la société. Et, donc, le bon exemple doit commencer par là-haut et se limiter en bas. Ça veut dire que si on doit mener la lutte contre l’impunité, ça doit commencer par des personnes qui occupent ou qui occupaient des plus hauts postes dans ce pays. C’est en ce moment que le bas peuple va croire en cette transition, en ces militaires. Donc, si on commence par épingler les petits Mamadou, excusez-moi du terme, ça ne va pas aller. Il faut lutter contre l’impunité en commençant par les hauts dignitaires des régimes de Conté à Condé, en passant par la transition de 2009. Parce que pendant cette transition, des gens se sont enrichis.

Nous ne voulons pas que pour cette transition qu’on impose un calendrier trop court. Parce que pour balayer cette maison de la Guinée qui est trop sale, il faut beaucoup  de balais, il faut  beaucoup de patience. Je ne dis pas non plus de donner trop de temps à cette transition, parce que  l’appétit vient en mangeant. Mais, il faut  qu’on pense à un délai raisonnable pour pouvoir régler un certain nombre de problèmes qu’on n’a pas pu régler depuis l’indépendance jusqu’à nos jours », a indiqué Me Emmanuel Kpana Bamba.

Propos recueillis par Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Lire

Mody Amadou Diallo, Guinéen vivant en Belgique : « on est venus apporter notre soutien au CNRD… »

15 septembre 2021 à 19 07 01 09019
Mody Amadou Diallo

Comme annoncé précédemment, les concertations nationales sur la conduite de la transition se poursuivent ce mercredi, 15 septembre 2021, à Conakry. Après les organisations de la société civile et le corps diplomatique et consulaire accrédités en Guinée, le CNRD, la junte militaire au pouvoir, reçoit en ce moment les représentants des associations des Guinéens de l’étranger. Parmi les participants à cette rencontre, figure Mody Amadou Diallo, un Guinéen vivant à Bruxelles, en Belgique. Au micro de Guineematin.com, il est revenu sur ce qui l’a motivé à effectuer le déplacement pour prendre part à ces travaux.

Mody Amadou Diallo

« Nous sommes venus pour aider et apporter notre soutien à la transition. La junte qui est là, a notre soutien et nous aimerions apporter notre expérience dans l’édification de notre pays. Moi, j’ai plus de 25 ans en Europe et aux États-Unis et donc, je suis là prêt. S’ils ont besoin de moi, je suis là, la diaspora est là. C’est vrai que les choses ne sont pas bien organisées ici, mais on va prendre le temps nécessaire pour qu’on puisse apporter notre soutien. C’est pour cela que nous avons décidé de venir participer à ces travaux. On veut apporter notre soutien pour qu’on essaye de faire un changement », a déclaré M. Diallo.

Pendant les quatre jours que vont durer ces concertations nationales, la junte militaire qui a renversé le président Alpha Condé va rencontrer les principaux acteurs de la vie nationale. Ces travaux vont déboucher normalement sur l’élaboration de la feuille de route de la transition.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Lire

Rencontre entre le CNRD et les diplomates : « nous supposons que le problème de la Guinée est déjà résolu » dit le consul du Niger

15 septembre 2021 à 18 06 55 09559
Oumarou Bonjouna, Consul du Niger en Guinée

Comme annoncé précédemment, les représentants des missions diplomatiques et consulaires en Guinée ont répondu au palais du peuple ce mercredi, 15 septembre 2021, à l’invitation du comité national de rassemblement et du développement (CNRD). Les diplomates et le colonel Mamady Doumbouya (le président du CNRD) ont eu un tête-à-tête à l’hémicycle loin des regards des journalistes. Ainsi, on ignore sur quoi ont réellement porté leurs échanges. Mais, apparemment, les diplomates ont été rassurés par la junte militaire qui dirige actuellement la Guinée. En tout cas, au sortir de la salle, le Consul du Niger en Guinée, Oumarou Bonjouna, a exprimé son soutien au CNRD.

« Nous sommes heureux de la démarche du CNRD par rapport à la situation qui prévaut. C’est très encourageant et rassurant. Maintenant, pour nous les observateurs extérieurs, nous supposons que le problème de la Guinée est déjà résolu. Parce que dès que le problème est posé et que tout le monde en est conscient, c’est que la solution est déjà trouvée. Donc, tout ce qu’on peut dire aujourd’hui, en tant que pays frère et ami, c’est d’encourager les guinéens à mieux se comprendre, à mieux se consulter et se parler afin qu’ils puissent avoir une très bonne transition dans l’intérêt du peuple guinéen le plutôt que possible. Vraiment nous souhaiterions que la paix règne en Guinée. Le CNRD a tout notre soutien », a dit son Excellence Oumarou Bonjouna.

Malick Diakité pour Guineematin.com

Tel : 626-66-29-27

Lire

Durée de la transition en Guinée : Kassus Dioubaté, le Consul de la Corée du Sud en Guinée, propose 5 ans au CNRD !

15 septembre 2021 à 16 04 56 09569
Ibrahim Kassus Dioubaté, Consul de la Corée du Sud en Guinée

C’est une proposition qui va surement faire grincer des dents au sein de la classe politique guinéenne. Au palais du peuple ce mercredi, 15 septembre 2021, Ibrahim Kassus Dioubaté, le Consul de la Corée du Sud en Guinée, a souhaité une transition d’au moins 5 ans en Guinée. Ce homme d’affaires, très proche du régime d’Alpha Condé, explique sa proposition par le souci pour la Guinée de disposer d’institutions fortes et capables d’amorcer le développement du pays, rapporte un journaliste de Guineematin.com basé au palais du peuple.

C’est au sortir de la rencontre de concertation entre les représentants des missions diplomatiques et le CNRD (la junte militaire actuellement au pouvoir en Guinée) que le promoteur de la cité Plaza Diamond a fait cette proposition. Ibrahim Kassus Dioubaté estime qu’il faut donner du temps au CNRD compte tenu de la quantité de choses à faire pour redresser la Guinée. Et, il propose au minimum 5 ans de transition dans le pays.

Ibrahim Kassus Dioubaté, Consul de la Corée du Sud en Guinée

« Je pense que ce que le président est en train de faire est une bonne chose. L’enfant qui peut réussir dans la vie, dès que sa maman le voit, elle peut dire que mon enfant là peut réussir. Ce que les diplomates ont constaté, à travers le président du CNRD, ce sont de bonnes choses pour la Guinée. Parce qu’il veut associer tout le monde dans les décisions qui vont faire de la Guinée un pays développé. Même si je suis le consul, mais nous les Guinéens, nous devons donner le temps au nouveau gouvernement au minimum 3 à 5 ans pour qu’il puisse bâtir le développement de la Guinée. Il y a beaucoup de choses à faire. Mais, avec 2 ans ou 3 ans, ça ne peut pas marcher. Au minimum 5 ans de transition, je pense qu’ils (les militaires) peuvent faire quelque chose pour la Guinée. Pour développer une nation, il faut au minimum 5 ans. On a besoin des institutions fortes. Après, n’importe qui viendra peut gérer la Guinée. Il faut prendre aujourd’hui un exemple sur le Ghana, ce sont les militaires qui ont pris le pouvoir et ils ont développé leur pays. Ils ont changé l’image du Ghana. Nous les diplomates, sommes là pour accompagner, pour soutenir le président du CNRD. Ils (les militaires) sont très contents de nous », a dit Ibrahim Kassus Dioubaté.

Signe des temps, l’homme d’affaire a conclu sa communication devant les caméras du monde entier, déployées en Guinée par : « on n’était pas venu (NDLR : au palais du peuple) pour parler de la libération d’Alpha Condé »

Mohamed Guéasso DORÉ pour Guineematin.com

Lire

Youssouf Diarassouba, ambassadeur de Côte d’Ivoire en Guinée : « nous avons dit au CNRD… »

15 septembre 2021 à 16 04 22 09229
Youssouf Diarassouba, ambassadeur de Côte d’Ivoire en Guinée

Entamées hier, les concertations nationales sur la conduite de la transition se poursuivent ce mercredi, 15 septembre 2021, à Conakry. Après les organisations de la société civile, la junte militaire au pouvoir a reçu les corps diplomatique et consulaire accrédités en Guinée.

Les discussions ont porté sur la collaboration entre la Guinée et ses pays amis pendant la transition qui s’ouvre à l’issue de ces consultations. Et au sortir de la rencontre, l’ambassadeur de Côte d’Ivoire en Guinée a exprimé la disponibilité de son pays à accompagner son voisin guinéen pour réussir sa transition, a constaté un reporter de Guineematin.com qui est sur place.

« On peut retenir de cette rencontre que l’esprit d’amitié et de fraternité a prévalu. Le président du CNRD a décliné leurs objectifs. Il (le colonel Mamady Doumbouya, ndlr) a dit qu’il attendait beaucoup de la communauté internationale dans le travail qu’ils ont commencé. Et nous, en retour, nous avons dit que nous le remercions d’abord de nous avoir invités à ces consultations et nous avons dit que nous sommes d’abord des amis, des frères et des partenaires de la Guinée.

Et que la fraternité et l’amitié se manifestent aussi bien dans le bon moment que dans le mauvais moment. Et donc, nous avons dit que nous sommes disponibles à accompagner la Guinée pour que cette transition soit réussie, pour que la Guinée retrouve aussi sa marche vers le développement », a indiqué Youssouf Diarassouba, ambassadeur de Côte d’Ivoire et doyen des corps diplomatique et consulaire en Guinée.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Lire

L’Ambassadeur de la Russie en Guinée : « nous avons demandé aux autorités de garantir les investissements »

15 septembre 2021 à 16 04 16 09169
Vadim Razumovskiy, Ambassadeur de la Russie en Guinée et en Sierra Léone

Comme on le sait, depuis hier, mardi 14 septembre 2021, les responsables de la junte militaire du CNRD ont ouvert des concertations avec les différentes composantes nationales en vue de définir une feuille de route pour la transition. Ce mercredi, après les acteurs de la société civile, ce fut le tour des diplomates accrédités en Guinée d’être reçus par le colonel Mamady Doumbouya, président du Conseil national du rassemblement et du développement (CNRD), dans la salle du 2 octobre, au Palais du peuple.

À leur sortie, Son Excellence Vadim Razumovskiy, Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la Fédération de Russie en Guinée et en Sierra Léone, a confié ses impressions à un des journalistes de Guineematin.com basé actuellement au palais du peuple. Selon ce diplomate, les échanges avec les nouvelles autorités ont été fructueux et très riches en informations.

Vadim Razumovskiy, Ambassadeur de la Russie en Guinée et en Sierra Léone

« Nous avons été reçus par les autorités du Conseil national pour le rassemblement et le développement (CNRD), ce mercredi au Palais du peuple, pour une prise de contact avec le corps diplomatique et des échanges au tour de la situation dans laquelle évolue la Guinée depuis le 5 septembre. Nous avons apprécié et salué la déclaration des nouvelles autorités. Dans les échanges, nous avons souhaité que les autorités consolident les offres de garantie aux investisseurs. La Guinée et la Fédération de la Russie entretiennent de vieilles relations et nous souhaitons qu’elles se consolident pour le bien des deux pays et leurs peuples ».

D’ailleurs, l’Ambassadeur de la Fédération de Russie en Guinée et en Sierra Léone a salué la volonté des nouvelles autorités à maintenir les relations existantes entre la Guinée et la Fédération de la Russie. « Ce qui nous plaît beaucoup. Je suis rassuré du discours tenu par le président du CNRD par rapport à la continuité des relations diplomatiques avec nos différents pays », s’est-il réjouit.

A la question de savoir si le sort du président déchu, Alpha Condé, a fait l’objet des discussions, Vadim Razumovskiy, a répondu par la négation.

À rappeler que la Fédération de la Russie et la Guinée développent des relations d’amitié et de coopération dans plusieurs domaines, notamment la sécurité, la défense et les mines. L’unique raffinerie d’alumine du pays est détenue par la compagnie Rusal qui exploite également des mines de bauxite à Kindia à travers la SBK et à Boké (Dian-Dian), avec la COBAD.

Abdallah Baldé pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45  

Lire

Abdourahmane Baldé après la rencontre avec le CNRD : « nous avons remarqué une volonté de rassembler »

15 septembre 2021 à 15 03 47 09479

Abdourahmane Baldé, président du parlement des jeunes leaders de Guinée, est l’un des acteurs qui ont pris part à la rencontre entre le comité national pour le rassemblement et le développement (CNRD), la junte militaire au pouvoir, et les organisations de la société civile guinéenne. Une rencontre qui s’est tenue ce mercredi, 15 septembre 2021, au Palais du peuple, à Conakry,

Au sortir des travaux, qui s’inscrivent dans le cadre des concertations nationales devant déboucher sur l’élaboration de la feuille de route de la transition, l’activiste de la société civile a exprimé un sentiment de satisfaction et d’espoir. Il s’est réjoui particulièrement de la volonté affichée des nouvelles autorités de rassembler les Guinéens, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui est sur place.

Abdourahmane Baldé, président Plateforme jeunes leaders de Guinée

« Nous sommes venus au festin des Guinéens, à la rencontre de la Guinée dans sa diversité. Nous sommes venus écouter l’espoir et nous sommes venus nous prononcer sur nos attentes par rapport à l’avenir de la Guinée. Nous avons remarqué quand même une certaine volonté des autorités militaires de rassembler la Guinée, de refonder l’Etat guinéen et de refaire notre nation. Il y a des hauts et des bas bien entendu, mais nous espérons que désormais, la Guinée sera au peuple de Guinée », a dit Abdourahmane Baldé.

Après la société civile, le colonel Mamady Doumbouya et son équipe se sont entretenus aussi avec le corps diplomatique et consulaire accrédité en Guinée.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Lire

Mohamed Chérif Diallo : « les Guinéens doivent s’engager pour que la Guinée puisse sortir de l’ornière »

15 septembre 2021 à 15 03 44 09449
Mohamed Chérif Diallo

Le coordinateur général de la plateforme nationale du mouvement citoyen « Ma cause » a pris part au palais du peuple ce mercredi, 15 septembre 2021, à la rencontre de concertation entre les représentants des organisations de la société civile et le CNRD (comité national de rassemblement et du développement) au pouvoir en Guinée. Mohamed Chérif Diallo est sorti optimiste de ce tête-à-tête avec le colonel Mamady Doumbouya (le président du CNRD). En tout cas, aux micros des journalistes qui attendaient à l’entrée de l’hémicycle (dont un de Guineemtin.com), cet activiste de la société civile a demandé aux guinéens à s’engager avec le CNRD pour sortir la Guinée de l’ornière.

Mohamed Chérif Diallo

« On croit à la volonté affichée par le président du CNRD. Il est important de noter qu’il veut l’inclusivité de l’ensemble des acteurs de la société civile guinéenne pour une transition apaisée et réussie. Il (colonel Mamady Doumbouya) a dit deux choses : il ne veut pas de démagogie, il attend des propositions concrètes de la société civile. Il n’est plus à rappeler la mission et le rôle que la société civile a eu à jouer en République de Guinée. Mais, aujourd’hui, dans la refonte de l’Etat et dans le respect des valeurs, il a demandé à ce que les acteurs de la société civile s’impliquent. Il a demandé à ce qu’on fasse des propositions. La liste n’est pas exhaustive, mais nous avons fait des propositions que nous avons déposées. C’est un processus et ce n’est qu’un départ. C’est un processus dans lequel nous nous inscrivons, nous accompagnons la dynamique et nous sommes disposés à travailler. Il a appelé au sens du devoir. Je pense que ce sens du devoir doit primer sur tout. Parce que les guinéens doivent s’engager. Et, il ne s’agit pas d’un engagement de forme, mais d’un engagement de fond pour que la Guinée puisse sortir de l’ornière », a dit Mohamed Chérif Diallo.

Mohamed Guéasso DORÉ pour Guineematin.com

Lire

Dr Mamady Kaba : « les militaires doivent nous laisser en héritage des institutions fortes, indépendantes…»

15 septembre 2021 à 14 02 59 09599

Comme annoncé précédemment, les représentants des organisations de la société civile ont été reçus au palais du peuple ce mercredi, 15 septembre 2021, par le comité national de rassemblement et du développement (CNRD). Cette rencontre avec le colonel Mamady Doumbouya (le président du CNRD) entre dans le cadre des concertations nationales entre la junte militaire et les forces vives pour une transition apaisée dans le pays. Les échanges se sont déroulés à l’hémicycle ; et, plusieurs acteurs n’ont pas eu un temps de parole.

C’est le cas de Dr Mamady Kaba, le président de la ligue pour les droits et la Démocratie en Afrique (LIDDA). Mais, au sortir de ce tête-à-tête, cet activiste et défenseur des droits de l’homme a tenu à adresser un message au CNRD en guise de contribution pour la réussite de la transition.

Dr Mamadi Kaba, président pour la Ligue pour les Droits et la Démocratie en Afrique (LIDDA)

« Je dirai que les priorités de la transition doivent être la refondation des institutions de la République, la dépolitisation de l’administration et l’organisation des élections libres et transparentes. Je pense que les militaires doivent nous laisser en héritage une Guinée ayant des institutions fortes, indépendantes et efficaces, ainsi qu’un système de justice indépendante qui met tous les citoyens à égalité devant la Loi. Il faut également la lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite… Le président colonel Mamady Doumbouya a exprimé son engagement à travailler avec toutes les forces vives de la nation, à favoriser l’avènement d’une Guinée nouvelle, une refondation de l’État, un ancrage de la démocratie. Les organisations des droits de l’homme n’ont pas eu la parole. Nous n’avons pas eu l’opportunité d’exprimer nos préoccupations. Je pense que pour la refondation de l’État, l’avis des organisations des droits de l’homme compte à plus d’un titre. Il y avait une liste déjà faite qui servait à distribuer la parole. Nous ne savons pas sur quelle base cette liste a été prise, mais cela ne nous découragera pas. Nous continuerons de nous battre pour que la transition réussisse… Ce que je vais conseiller au CNRD, c’est que les ressources humaines constituent la variante incontournable pour le succès. Aucun succès n’est possible avec des ressources humaines inefficaces et corrompues. Donc, les nouvelles autorités militaires doivent mettre l’accent sur l’identification des ressources humaines non opportunistes qui privilégient les intérêts de la nation », a indiqué Dr Mamady Kaba.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tél. : 622919225

Lire

Abdoul Sacko sur la transition : « on ne doit pas faire une course contre la montre »

15 septembre 2021 à 14 02 49 09499
Abdoul Sacko, coordinateur de la synergie sociale

Combien de temps durera la transition ? Quels sont les chantiers qui seront mis en œuvre pendant cette période ? Ce sont entre autres les questions qui sont aujourd’hui au centre des préoccupations en Guinée. Avant de répondre à ces questions, le comité national pour le rassemblement et le développement (CNRD), la junte militaire au pouvoir, a lancé hier des consultations avec les principaux acteurs de la vie nationale.

Après les partis politiques, les coordinations régionales et les leaders religieux, les autorités guinéennes ont reçu ce mercredi matin, 15 septembre 2021, les organisations de la société civile guinéenne. Parmi les participants aux travaux, Abdoul Sacko, coordinateur de la synergie sociale. Au sortir de la rencontre, il a annoncé que l’unanimité s’est dégagée sur le fait qu’on ne doit aller vers une transition précipitée, a constaté un reporter de Guineematin.com qui est sur place.

« Nous avons rencontré les nouvelles autorités qui nous ont vraiment décliné tout ce qu’ils ont en termes d’ambitions pour notre pays mais aussi, la raison pour laquelle ils ont pris le pouvoir. En même temps, ils ont demandé à la société civile de s’impliquer activement et à les accompagner aussi bien dans les chantiers de la transition que dans la mise en œuvre de ces chantiers.

Effectivement, ceux qui ont pu avoir la parole ont pris la parole. Mais, ce qui est plus important, il faut retenir que l’unanimité s’est dégagée sur le fait qu’on a besoin plutôt d’une transition où nous allons définir ensemble les chantiers de façon consensuelle que nous allons mettre en œuvre. Pas une transition autour de laquelle nous allons faire une course à la montre. 

Je suis convaincu aussi que la communauté internationale va s’inscrire dans cette logique. Ce qu’il faut encore savoir, c’est que chaque prise du pouvoir, à un moment donné, l’espoir est suscité. Mais la préoccupation aujourd’hui, c’est comment faire pour que cet espoir ne soit pas un rendez-vous raté, pour qu’effectivement au bout de cette transition, nous sortions avec des citoyens purs, nous sentions ensemble un destin commun qui est la nation et non pas des ethnies repliées en des identités », a dit l’activiste de la société civile.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Lire

Dansa Kourouma après la rencontre avec le CNRD : « Nous avons transmis un document de proposition »

15 septembre 2021 à 14 02 14 09149
Dansa Kourouma, président du CNOSCG

C’est parti pour la seconde journée de concertation nationale en vue d’une transition apaisée et réussie en Guinée. Dans la matinée de ce mercredi, 15 septembre 2021, ce sont les représentants des organisations de la société civile qui ont été reçus par le CNRD (la junte militaire actuellement au pouvoir en Guinée). Et, comme hier avec les acteurs politiques, les débats se sont déroulés à huis-clos, loin des caméras des journalistes. Mais, au sortir de ce tête-à-tête avec le colonel Mamady Doumbouya (le président du CNRD), le président conseil national des organisations de la société civile de Guinée (CNOSCG) a annoncé un « document de proposition » qui a été remis à la junte.

Dr Dansa Kourouma assure que ledit document balise les principes et les valeurs sur lesquels la transition doit reposer pour répondre aux attentes légitimes du peuple de Guinée.

Lisez !

« C’est une rencontre qui annonce de nouvelles perspectives pour la Guinée qui doit inéluctablement passer par une transition réussie. Et, une transition réussie, c’est une transition qui est capable de convenir et de mettre en place des réformes qui ne sauraient être mises en place par un gouvernement civil à cause de leur profondeur, de leur impopularité et leur rigueur. Une transition qui doit être rationnelle ; c’est-à-dire qui ne doit pas être précipitée et ne doit pas être trop longue. Car, avec une transition précipitée, on rate les fondamentaux ; et, une transition trop longue, les militaires s’installent. Donc, une fois encore, nous sommes très fiers de ceux qui ont pris la parole. J’ai été particulièrement ému par l’intervention de la représentante des personnes handicapées qui a mis en œuvre le schéma manquant de notre justice sociale. C’est le manque d’équité, de respect et d’intégration des personnes handicapées. En résumé, les valeurs édictées par le CNRD, cadrent parfaitement avec les préoccupations des organisations de la société civile. Mais, on a ajouté une valeur qui est l’organisation d’élection crédible, transparente, équitable sous la base d’une démocratie dont les racines seront renforcées et une démocratie qui sera soutenue par des institutions démocratiques solides, légitimes et indépendantes.

Enfin, nous avons transmis un document de proposition ; et, ce document n’est pas un document qui narre le passé. Mais, c’est un document qui balise les principes et les valeurs sur lesquels la transition doit reposer pour répondre aux attentes légitimes du peuple de Guinée. Dans ce document, le passage obligé c’est la réussite de la transition par la mise en place d’organes de transition inclusifs et dont les membres sont choisis sur la base de leurs compétences.

La deuxième chose qui est fondamentale dans notre document, c’est la refondation des institutions. Si la démocratie guinéenne vacille, palpite, c’est parce qu’elle n’est pas soutenue par des institutions solides. Les institutions républicaines de la Guinée vibrent au rythme de la volonté du seul pouvoir exécutif.

La troisième chose qui est fondamentale, c’est la restauration de l’Etat de droit et la mise en place d’un processus de conscientisation de la population qui doit aboutir à une justice transitionnelle qui doit donner de la valeur et de la place aux différentes victimes de notre pays, à travers un pardon et la réparation des préjudices », a expliqué Dr Dansa Kourouma.

Propos recueillis par Mohamed Guéasso DORÉ pour Guineematin.com

Lire

Rencontre CNRD-société civile : « les grandes préoccupations ont été dégagées »

15 septembre 2021 à 14 02 04 09049
Me Djibril Kouyaté, bâtonnier de l’ordre des avocats

C’est avec un sentiment de satisfaction que le bâtonnier de l’ordre des avocats de Guinée est sorti de la rencontre entre le CNRD (la junte militaire qui a renversé le président Alpha Condé) et les organisations de la société civile guinéenne. Une rencontre qui s’est tenue ce mercredi, 15 septembre 2021, au Palais du peuple, à Conakry, et qui s’inscrit dans le cadre des concertations nationales devant déboucher sur l’élaboration de la feuille de route de la transition.

Au sortir de la salle, Me Djibril Kouyaté s’est réjoui du climat dans lequel les travaux se sont déroulés. Il est revenu ensuite sur le contenu des discussions, qui ont permis, dit-il, d’évoquer les grandes préoccupations du moment, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui est sur place.

« La rencontre s’est bien passée. Nous avons eu l’occasion, en notre qualité de bâtonnier, de renouveler ce que nous avions déjà dit dans notre déclaration. C’est-à-dire, nous mettre à la disposition du peuple de Guinée pour être présent à toutes les concertations nationales qui seront organisées, et œuvrer pour que la démocratie puisse être encore mieux encrée dans notre pays. 

C’était une rencontre enrichissante et émouvante, surtout elle s’est terminée par une déclaration de la présidente des handicapés de Guinée. Les uns et les autres n’avaient pas assez de temps pour s’exprimer, mais ce qui est sûr, c’est que les grandes préoccupations ont été dégagées de part et d’autre.

Les grandes préoccupations qui sont connues de tous, c’est surtout sur le plan social, économique et politique. Le colonel a fait un discours comme il en a l’habitude. Un discours qui revient sur les grands maux qui assaillent le pays. C’est un discours de rassemblement, un appel au sursaut national et au patriotisme », a déclaré Me Djibril Kouyaté, bâtonnier de l’ordre des avocats de Guinée.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Lire

Détention illégale d’armes : 3 citoyens condamnés à 5 ans de prison avec sursis

15 septembre 2021 à 13 01 22 09229
image d’archive

Trois personnes ont été jugées lundi dernier, 13 septembre 2021, au tribunal de première instance de Mafanco. Reconnus coupables de détention illégale d’armes légères, les prévenus ont été condamnés à 5 ans d’emprisonnement assorti de sursis, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

C’est le 23 août 2021 que des agents de la brigade de recherches de Matam ont interpellé Alpha Amadou Barry, Alpha Oumar Barry et Ibrahima Barry, en possession d’armes de catégorie 5 (des fusils de chasse) et de munitions. Interpellés dans la préfecture de Coyah, ces trois citoyens ont été inculpés et placés sous mandat de dépôt, le 1erseptembre 2021.

A la barre, ils ont reconnu sans détour les faits mis à leur charge, tout en expliquant au tribunal les raisons pour lesquelles ils détenaient ces armes. Les prévenus ont fait savoir qu’ils habitent « en pleine brousse » avec des animaux domestiques dans la préfecture de Coyah, et qu’ils ont acheté ces fusils dans l’unique but de se protéger contre les animaux sauvages

« C’est à cause des serpents et autres animaux sauvages qui viennent dévorer nos poulets qu’on a acheté ces armes.  Nous sommes des voisins directs et nous habitons en pleine brousse au bord d’un marigot. Nous élevons des poulets, des chèvres et des moutons. Nous avons aussi des enfants. Et souvent, les serpents viennent jusqu’au niveau de nos vérandas. Donc, c’est pour cela qu’on a jugé nécessaire de chercher ces armes », a dit Alpha Amadou Barry. 

Les prévenus ont soutenu aussi qu’ils ne savaient pas que détenir une arme sans autorisation préalable était interdit. « J’ai acheté l’arme pour chasser notamment les serpents. Mais je ne savais pas que si on achète une arme, il faut l’enregistrer et avoir une autorisation pour la détenir. Ça, je ne le savais pas. Je demande pardon », a lancé Ibrahima Barry.

Après les dépositions des prévenus, la procureure Joséphine Loly Tinkiano a demandé au tribunal de les condamner à 5 ans d’emprisonnement dont 2 ans ferme 3 ans assortis sursis, et 5 millions de francs d’amende chacun. De son côté, la défense a plaidé coupable, avant de solliciter « de larges circonstances atténuantes » pour ses clients.

« Mes clients ont agi dans la naïveté. Il faut voir l’objectif visé par les 3 prévenus qui ont acheté ces armes. Ils n’ont aucune intention d’agir dans une quelconque attaque ou légitime défense. Même en les voyant, on sent que ce sont des personnes qui n’ont aucun caractère pénal (…). Donc, en plaidant coupable, je vous demande de leur accorder de larges circonstances atténuantes », a plaidé Me M’Bomby Mara.

Lors de sa délibération, le tribunal a condamné les trois prévenus à 5 ans d’emprisonnement assorti sursis et au paiement d’une amende de 1 million de francs guinéens chacun. Il a ordonné aussi la confiscation des fusils et munitions saisis dans leurs mains. 

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel: 620589527/664413227

Lire

Télimélé : l’ONG Alima remet un don à l’hôpital et aux centres de santé

15 septembre 2021 à 12 12 59 09599

L’ONG Alima vient de faire un don de médicaments et de matériels à l’hôpital préfectoral et aux centres de santé de la préfecture de Télimélé. La cérémonie de remise a eu lieu ce mardi 14 septembre 2021 dans l’enceinte de l’hôpital, en présence des autorités préfectorales, communales et sanitaires. La valeur du don s’élève à 14 763 € ; soit, 168 558 558 GNF pour l’hôpital préfectoral et 2 620,846 € ; soit, 29 924 239 GNF pour les centres de santé.

Dr Jacques Séraphin Kolié, moniteur de recherche clinique

S’exprimant à cette occasion, le porte-parole de Alima, a tout d’abord fait l’historique de l’ONG avant de décliner l’objectif de leur visite à Télimélé. « Aujourd’hui, nous avons été mandatés par la coordination d’Alima, pour venir remettre à la préfecture de Télimélé, à travers le ministère de la santé, représenté ici par le directeur préfectoral de la santé et le directeur de l’hôpital, ce don de médicaments et de matériel médical, pour contribuer à l’amélioration de la prise en charge des malades. Et ce dont va se poursuive dans les 15 centres de santé de la préfecture. Nous ne pouvons que remercier le DPS et le DH puisque depuis le début des activités de recherche de Alima, ils sont avec nous,  ils nous accompagnent», a déclaré Dr Jacques Séraphin Kolié, moniteur de recherche clinique.

Dr Boubacar Mouminy Diallo, DPS de Télimélé

Le directeur préfectoral de la santé a, quant à lui, remercié l’ONG donatrice et promet un bon usage de ces médicaments et matériels. « Nous vous remercions très sincèrement parce que cette donation va en droite ligne avec l’objectif du ministère de la santé d’améliorer la santé de la population. Au nom des travailleurs de la santé, je vous rassure qu’on fournira le maximum de nous-mêmes pour que ces médicaments et matériels soient utilisés à bon échéance», rassure Dr Boubacar Mouminy Diallo.

Bénéficiaire direct, le directeur de l’hôpital préfectoral n’a pas caché sa joie à la réception de ces médicaments et matériels. « Je suis très content de recevoir ce don. Ça me va droit au cœur. Je remercie infiniment les donateurs et je remercie également toutes les autorités présentes à cette cérémonie » a dit Dr Hamidou Chérif Aïdara, sourire aux lèvres.

À noter que Alima n’est pas à son premier geste à l’endroit de Télimélé. Selon le directeur préfectoral de la santé, Dr Boubacar Mouminy Diallo, l’ONG avait déjà formé des agents de santé et fait plusieurs dons de matériels au laboratoire et aux centres de santé.

Mamadou Saliou Bah pour Guineematin.com

Tél : 628 88 04 73

Lire