Conakry : OSH-GUINÉE organise un atelier de plaidoyer sur la situation des personnes handicapées

24 septembre 2021 à 22 10 21 09219

L’Organisation de Secours aux personnes handicapées de Guinée (OSH-GUINÉE), en partenariat avec plan international Guinée, a organisé à Conakry hier, jeudi 23 septembre 2021, un atelier de plaidoyer en faveur des personnes à mobilité réduite. La rencontre s’est tenue dans la salle du comité olympique à Conakry. L’objectif est d’attirer l’attention des autorités communales sur les difficultés que traversent les personnes handicapées au cours de leur vie. Mais, c’est aussi une manière de permettre à ces élus locaux de tenir compte de la situation des personnes démunies lors de l’élaboration des prochains plans de développement, afin de faciliter leur réinsertion socio-économiques, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Ce plaidoyer est une composante du projet « d’Appui à l’insertion socio-économique des jeunes personnes vivants avec Handicap (PAIS-JVH) ». Il est financé par Plan International Guinée et exécuté par OSH-GUINÉE. Et, ce jeudi, il a réuni principalement les autorités communales de Kaloum et Matam pour parler de la situation des handicapés et des problèmes d’insertion socioéconomique et professionnel qui rencontre dans notre pays.

Massoud Barry, présidente de l’OSH-GUINÉE

« Le motif de cet atelier de plaidoyer, c’est pour attirer l’attention des autorités sur le droit des personnes handicapées. Que ça soit sur l’éducation, la santé, l’emploi et l’accessibilité à tous les niveaux. Donc, c’est pour attirer leur attention pour que lors de l’élaboration des plans de développement local, qu’ils puissent tenir compte des besoins des personnes handicapées. Le troisième trimestre, on a organisé des ateliers dans les communes de Matoto et Dixinn. Cette fois-ci, on a invité Kaloum et Matam. Pour Ratoma, ça sera pour le mois prochain. On a déjà implanté notre antenne à Kissidougou. Et, nous sommes en cours de négociation pour Kindia, Kankan et N’zérékoré. On est en train d’installer l’antenne dans les différentes régions du pays », a expliqué Massoud Barry, militante pour le droit des personnes handicapées et présidente de l’OSH-GUINÉE.

Selon Tamba Nabiou Ouédouno, responsable de communication de plan international Guinée, le financement de ce projet fait suite au partenariat et à la prouesse exercé par OSH-Guinée pour le respect des droits des handicapés en Guinée.

Tamba Nabiou Ouédouno, responsable de communication de plan international Guinée

« Comme vous le savez, plan international est une organisation qui œuvre pour la promotion des personnes à mobilité réduite, notamment des personnes handicapées. Et, donc, de cette valeur d’inclusion, nous avons pensé appuyer cette jeune ONG qui s’est engagée à porter la voix de ces personnes à mobilité réduite afin que leurs droits soient portés plus haut. De ce fait, l’organisation n’a pas manqué un seul instant pour les appuyer. C’est-à-dire l’appui technique et financier. Nous sommes partenaires depuis 2 ans, nous pensons que c’est quelque chose à saluer et à encourager », a dit M. Ouédouno.

Pour Mata Condé, participante et athlète du comité paralympique, cet atelier avant tout une tribune d’expression de personnes handicapées.

« Ce plaidoyer m’a apporté beaucoup de choses. Ça m’a permis de m’exprimer sur ce que je ressens au fond de mon cœur, ce qui me fait souffrir actuellement. J’ai fini mes études depuis 2 ans. Je veux suivre une formation en informatique ; mais, jusqu’à présent, je n’ai pas gagné d’ordinateur. Je vendais du pain à Madina ici, mais je n’ai pas pu réussir beaucoup. Parce que j’avais mal à mon bras qui a été amputé suite à un accident depuis l’enfance… J’ai fait ‘’administration publique’’, mais je suis en manque d’ordinateur. Je demande aux ONGs de venir en aide aux personnes handicapées et je remercie OSH-GUINÉE d’avoir organisé cet atelier de plaidoyer », a-t-elle dit.

Au sortir de cet atelier de plaidoyer, Moustapha Soumah, Directeur des micro-réalisations de la commune de Kaloum, a exprimé l’engagement des autorités communales de tout mettre en œuvre pour satisfaire la demande de OSH-GUINÉE.

Moustapha Soumah, Directeur des micro-réalisations de la commune de Kaloum

« Cette journée de plaidoyer avec des personnes vivant avec handicap me va droit au cœur. Nous sommes très sensibles par rapport à tout ce qu’on a vu et tout ce qui a été dit. Nous avons vu nos sœurs qui vivent avec des handicaps. Ce n’est le souhait de personne de vivre avec un handicap. Et, ce qui nous a marqués de plus, c’est que ce ne sont pas des personnes abandonnées à eux-mêmes. Il y a certains parmi eux qui ont une formation solide, qui ont pratiqué les métiers. Alors, aujourd’hui, si on fait un plaidoyer en faveur d’eux pour leur réinsertion socio-économique afin qu’ils soient utiles à la nation et à eux-mêmes, franchement cela nous va droit au cœur.

Nous autorités communales, nous prenons acte de ce qui a été dit. Nous allons nous battre auprès de nos responsables administratifs et politiques pour que leurs préoccupations soient prises en compte dans nos plans de développement, pour qu’au moins 80% de ces handicapés soient insérés dans les activités socio-économique. Le document de plaidoyer qui nous a été remis, nous ne l’avons pas encore parcouru. Nous retournons à la base, dans nos communes, expliquer aux élus locaux pour qu’ils puissent bien examiner et tirer des leçons afin de retenir ce que le Conseil Communal peut faire pour ces personnes handicapées », a indiqué Moustapha Soumah.

OSH-GUINÉE est une ONG qui compte 22 membres dont 17 femmes. et, parmi ses 22 membres, 18 sont des personnes vivant avec Handicap.

Mohamed Guéasso DORÉ pour Guineematin.com

Tel : +224 622 07 93 59

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Massacre du 28 septembre : les victimes interpellent le colonel Mamadi Doumbouya

24 septembre 2021 à 20 08 01 09019
Asmaou Diallo, présidente de l’AVIPA

Douze ans après le massacre du 28 septembre, les victimes attendent toujours que justice leur soit rendue. L’instruction du dossier est bouclée depuis 2017, mais aucune date n’est jusque-là donnée pour l’ouverture du procès. Une situation sur laquelle l’association des victimes et amis du 28 septembre (AVIPA) interpelle les nouvelles autorités guinéennes.

La chute du régime Alpha Condé redonne de l’espoir aux victimes des événements du 28 septembre 2009. Ces citoyens, qui ont été touchés affectés d’une manière ou d’une autre par les atrocités commises ce jour-là, à Conakry, espèrent qu’ils pourront enfin avoir justice. Chose qu’ils ont réclamé, en vain, pendant les 11 années de gestion de l’ancien chef de l’Etat guinéen, renversé par un coup d’Etat militaire, le 5 septembre dernier.

« Depuis dix ans, on se bat, on réclame justice, malheureusement on ne l’a pas obtenu pendant le règne du Pr Alpha Condé. Ces massacres ont eu lieu pendant une transition qui était dirigée par des militaires, à leur tête le capitaine Moussa Dadis Camara. Et l’avènement d’un civil au pouvoir avait suscité beaucoup d’espoir chez les victimes. On avait pensé qu’il allait tout faire pour juger ce dossier et rendre justice aux victimes.

Malheureusement, M. Alpha Condé n’a pas accepté de nous accompagner. Il n’a pas accepté de faire en sorte que ce dossier soit jugé. L’instruction de ce dossier a été clôturée depuis 2017. Depuis, rien ne pouvait empêcher la tenue du procès. Mais il a été mis dans les tiroirs », a déploré Asmaou Diallo, présidente de l’association des victimes et amis du 28 septembre, dans un entretien qu’elle a accordé à Guineematin.com, ce vendredi 24 septembre 2021.

C’est pour cette raison que cette dame salue l’avènement du comité national du rassemblement pour le développement (CNRD) à la tête de la Guinée. Elle a été très marquée par le discours du colonel Mamadi Doumbouya, annonçant que la justice sera désormais la boussole qui va guider toutes les actions. Et c’est dans ce cadre que la présidente de l’AVIPA exhorte la junte militaire au pouvoir à mettre le dossier du 28 septembre parmi ses priorités.

« Nous voulons que le colonel Mamadi Doumbouya accorde un intérêt particulier au dossier du 28 septembre. Lorsque la transition va commencer, lorsque le gouvernement de transition sera mis en place, on aimerait que le dossier du 28 septembre soit le premier dossier devant la justice guinéenne. Ça, c’est l’une de nos attentes. Ensuite, nous voulons une reconnaissance totale pour les victimes du 28 septembre, suivie de réparations. Si on arrive à juger ce dossier, je suis sûre qu’on verra la lumière dans notre pays.

Ça sera une ouverture pour nous qui nous mènera vers une justice transitionnelle, une réconciliation nationale », a laissé entendre Asmaou Diallo, tout en demandant aux nouvelles autorités de faire attention à certains magistrats guinéens, qui s’étaient mis au service du régime Alpha Condé. « Les magistrats qui ont travaillé sous la coupe du Pr Alpha Condé, qui ont accepté tout ce qu’il voulait tout en brimant la population, j’aimerais que le colonel fasse beaucoup attention à eux.

Si ces magistrats doivent revenir encore et continuer à travailler, ils doivent prêter serment à nouveau devant le peuple de Guinée pour dire la vérité, rien que la vérité. Dans le cas contraire, je ne pourrai pas croire à leur engagement. Parce qu’ils ont réussi à tromper le peuple de Guinée sous le règne du Pr Alpha Condé. Donc, je demande au colonel Mamadi Doumbouya de faire attention à eux ».

Le 28 septembre 2009, des milliers de Guinéens se sont rassemblés au stade du 28 septembre de Conakry pour manifester contre une éventuelle candidature du capitaine Moussa Dadis Camara (le chef de la junte militaire alors au pouvoir) à l’élection présidentielle qui se préparait. Mais, l’armée a violemment réprimée ce manifestation pacifique. Selon plusieurs organisations de défense des droits de l’homme, au moins 157 personnes ont été tuées, des centaines d’autres blessées et de nombreuses femmes violées.

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel. 620 589 527/664 413 227

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Sortie honteuse de certains magistrats : « c’est un mea culpa tardif » (Me Foromo Loua)

24 septembre 2021 à 18 06 52 09529
Me Foromo Frédéric Loua, président de l’ONG Mêmes Droits pour Tous

C’est une situation qui a étonné plus d’un. Au cours de leur rencontre avec le colonel Mamadi Doumbouya (le chef de la junte militaire qui dirige actuellement la Guinée), plusieurs magistrats guinéens sont passés aux aveux. Ils ont reconnu publiquement avoir cédé à la pression des autorités politiques, en posant des actes contraires à la loi sous le règne du président Alpha Condé. Et cette sortie des juges et procureurs ne laisse pas indifférent Me Frédéric Foromou Loua, le directeur exécutif de l’ONG Les Mêmes droits pour tous (MDT). Dans un entretien qu’il accordé à Guineematin.com, ce vendredi 24 septembre 2021, l’avocat a déploré un mea culpa tardif.

« Je pense que c’est un mea culpa qui est à mon sens tardif. Parce que le magistrat n’est pas un fonctionnaire ordinaire. Au-delà du fait d’être un fonctionnaire qui exerce un sacerdoce, il prête serment et il est obligé de respecter ce serment tout au long de sa carrière professionnelle. Il exerce les fonctions de juge, qui constituent une parcelle du pouvoir divin. De ce point de vue, la boussole qui doit le guider, c’est la loi. Donc, il n’est soumis qu’à l’autorité de la loi et seulement de la loi.

Mais si dans l’exercice de ses fonctions, il accepte certaines ingérences qui sont de nature à affecter les droits des citoyens, qui sont de nature à saper les fondements de l’Etat de droit, qui sont de nature à remettre en cause l’idéal de démocratie et de développement de son pays, il aura commis une faute très grave. Malheureusement, c’est ce que nous constatons aujourd’hui en Guinée. Et nous disons que la justice a failli dans l’exercice de cette fonction régalienne, qui constitue l’un des piliers du fondement de la République », a réagi l’activiste des droits de l’homme.

Mais, contrairement à beaucoup d’autres, le président de l’ONG MDT estime qu’il n’est pas nécessaire d’écarter les magistrats qui ont reconnu avoir violé leur serment. Il pense qu’il faut leur accorder le bénéfice du doute, tout en espérant qu’ils ne vont pas récidiver. « Ils ont reconnu qu’ils se sont laissés induire en erreur par certaines ingérences, j’ose croire que cet énième mea culpa ne va pas rester vain et que des forces vont venir en leur sein, qu’un nouvel engagement va surgir en leur sein pour véritablement faire que la justice triomphe dans ce pays.

Vous savez, les avocats ont dénoncé cette ingérence, cette partialité de la justice. Les ONG aussi avaient dénoncé cette façon de faire, qui consistait que dans les mêmes circonstances de fait et de droit, il y ait une partie de Guinéens qui était poursuivie, alors que l’autre partie jouissait d’une impunité vexatoire, attentatoire et arrogante. Maintenant que le mea culpa est fait, nous voulons leur faire confiance, mais tout en leur demandant véritablement de faire en sorte dorénavant que le droit triomphe, que la justice triomphe et que tous les Guinéens soient traités de la même manière », a dit Me Frédéric Foromo Loua.

Par ailleurs, l’avocat invite les autorités à faire fonctionner le conseil supérieur de la magistrature « pour que des sanctions puissent tomber contre les magistrats qui refusent d’assumer leur indépendance quand ils ont en charge la gestation d’un dossier judiciaire, et que cette épée de Damoclès soit sur la tête des magistrats de manière permanente pour les amener à se conformer à la loi ».

Mamadou Yaya Diallo pour Guineematin.com

Tel: 622 67 36 81

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Mea-culpa des magistrats : « il faut se débarrasser totalement d’eux », propose Me Labilé Koné

24 septembre 2021 à 18 06 07 09079
Maître Koné Aimé Christophe Labilé, président de l’ONG avocats sans frontières Guinée

Les réactions continuent de se faire entendre, suite aux propos tenus par certains magistrats guinéens lors de leur rencontre avec le colonel Mamadi Doumbouya, il y a quelques jours. Plusieurs juges et procureurs ont reconnu avoir cédé à la pression des autorités politiques en posant des actes contraires à la loi sous le règne du président Alpha Condé. Pour Me Aimé Christophe Labilé Koné, le président de l’ONG Avocats sans frontières, ce mea-culpa est inacceptable. Dans un entretien qu’il a accordé à Guineematin.com, ce vendredi 24 septembre 2201, il a qualifié les intéressés de plaisantins à qui l’Etat ne doit plus donner la responsabilité de rendre justice.

« Il vous souviendra qu’on a toujours dénoncé leurs comportements. Nous avons crié sur tous les toits que les magistrats étaient aux ordres. Ils recevaient des ordres de l’exécutif pour agir. Mais ce qui est déplorable, voire impardonnable chez eux, c’est qu’ils sont indépendants selon la loi ; et donc, rien ne peut les obliger à se soumettre aux désidératas d’un chef, fut-il politique. Ceux qui sont au parquet et qui disent qu’ils sont soumis à l’autorité du ministère, mais quand un ministre te demande de faire quelque chose, à mon sens, pour un homme responsable, tu dois pouvoir lui poser la question de savoir : quelle est la base légale de ce qu’il demande. S’il n’y a pas de base légale, c’est manifestement injuste.

Nous avons ce que nous juristes nous appelons le théorème de la baïonnette intelligente. Un chef ne peut pas te dire de faire quelque chose et tu le fais tout en sachant pertinemment que ça va à l’encontre des lois de la République. Donc, ce sont plaisantins. Ils n’ont pas eu raison de faire ce mea-culpa. D’autant plus que rien ne les obligeait à obéir à une décision injuste. Nous avons une constitution qui consacre la séparation des pouvoirs. Tous ces trois pouvoirs sont indépendants. Je ne peux pas comprendre que ces magistrats du pouvoir judiciaire viennent devant une assemblée comme ce fut le cas au Palais du peuple pour dire qu’ils agissaient sous la pression », a réagi l’avocat.

Pour lui, ce comportement prouve suffisamment que les magistrats en question ne sont pas crédibles. C’est pourquoi, il demande aux autorités de les écarter complètement du monde judiciaire. « Ils ne sont pas les seuls cadres compétents de la République. Donc, je crois qu’il vaut mieux se débarrasser totalement de ces magistrats, parce que les mêmes causes peuvent produire les mêmes effets. Aujourd’hui, il y a quand même au niveau de la magistrature deux ou trois promotions de jeunes magistrats qui peuvent assurer la relève. Dans une République, le respect de la loi n’est pas de gaieté de cœur de quelqu’un. Pour que la République fonctionne bien, il faut que tout le monde respecte la loi », a dit Me Aimé Christophe Labilé Koné.

Malick Diakité pour Guineematin.com

Tel : 626-66-29-27

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L’engagement envers le service client se traduit par des gains financiers – UBA GMD

24 septembre 2021 à 18 06 04 09049

Le directeur général du groupe, United Bank for Africa (UBA) Plc, Kennedy Uzoka, a annoncé que la banque a enregistré une amélioration significative de ses performances opérationnelles et financières en raison de son engagement sans faille à fournir des produits et services visant à répondre aux demandes des clients. 

Uzoka a fait cette déclaration lors de la conférence en ligne des investisseurs/analystes au siège de la banque à Lagos, au Nigeria, tenue le jeudi 16 septembre 2021,à la suite de la publication de ses résultats pour le semestre clos le 30 juin 2021. 

UBA a enregistré une augmentation de 33,4% de son profit avant impôts qui a atteint 76,2 milliards de nairas en juin 2021, contre 57,1 milliards de nairas enregistrés au cours de la même période de 2020, se traduisant par un rendement annualisé des capitaux propres moyens de 17,5% contre 14,4% l’année précédente. Le profit après impôts a atteint 60,6 milliards de nairas, montre une augmentation significative de 36,3% par rapport aux 44,4 milliards de nairas enregistrés en 2020, tandis que les bénéfices bruts sont passés de 300,6 milliards de nairas à 316 milliards de nairas en juin 2020 ;  soit une croissance de 5,1%

Cet exploit a été enregistré malgré l’environnement commercial et économique difficile en raison de la lenteur des activités suite au confinement général à travers plusieurs pays à cause de la pandémie de Covid-19. 

Le DG du Groupe a exprimé son optimisme quant au fait que la banque est sur la bonne voie pour atteindre et même dépasser ses objectifs pour l’exercice, ajoutant que son souci de satisfaire ses clients reste au cœur de toutes ses activités. 

« Nous sommes très engages à atteindre une croissance prudente et responsable de nos emplois, de la qualité de notre bilan et à la santé globale de la banque. Nous continuerons d’équilibrer notre appétit de croissance avec la nécessité de maintenir un très bon portefeuille sain de nos actifs. Notre philosophie axée sur le client reste le socle de notre stratégie . Nous voulons vous assurer une expérience client positive pour tous nos clients. De plus, nous souhaitons offrir nos services bancaires qui principalement en compte les attentes de nos clients. Et en effet, comme nous le disons A UBA, nos clients sont nos employeurs ultimes », a expliqué Uzoka. 

Tout en exprimant son optimisme quant au fait que l’économie nigériane et l’économie globale continueront de se redresser et de rebondir après l’impact négatif de  la pandémie de Covid-19 au cours du dernier trimestre de 2021 et jusqu’en 2022,  M. Uzoka a assuré aux investisseurs et aux participants du programme de la banque engagement à maintenir le professionnalisme et à continuer d’assurer le strict respect des règles et règlements régissant nos opérations dans tous nos pays de présence. « Avec l’engagement infaillible de tous nos excellents et merveilleux employés, du conseil d’administration et de la direction, nous continuerons à maintenir le cap en vue de la réalisation des objectifs de notre entreprise », a-t-il noté. 

Le directeur financier de UBA, Ugo Nwaghodoh, qui a évoqué pour sa part  la diversification géographique de la banque dans les économies clés en Afrique et au-delà, a noté que UBA a enregistré une croissance impressionnante des revenus d’intérêts et des revenus nets, avec une croissance constante du financement et des dépôts des clients. 

Le GCFO a souligné que même si l’environnement opérationnel reste largement incertain et volatil, malgré une amélioration marquée du stress macroéconomique cause par la Covid-19, UBA continuera à renforcer sa résilience grâce à son modèle d’entreprise géographiquement diversifié pour soutenir la croissance des bénéfices bruts du Groupe. 

“Nous restons fidèles à nos objectifs de 18 % et 15 % respectivement pour le RoA et la croissance des dépôts pour l’exercice 2021, car nous continuons à investir dans des opportunités de croissance dans toutes les régions où nous sommes présents, tout en gérant prudemment le capital et le bilan,” Nwaghodoh said. 

United Bank for Africa Plc est une institution financière panafricaine de premier plan, offrant des services bancaires à plus de vingt-cinq millions de clients, dans plus de 1 000 bureaux d’affaires et points de contact client, dans 20 pays africains. Présente aux États-Unis, au Royaume-Uni et en France, UBA relie les personnes et les entreprises à travers l’Afrique par le biais de services bancaires de détail, commerciaux et d’entreprise, de paiements et de transferts de fonds transfrontaliers innovants, de financement du commerce et de services bancaires auxiliaires.

Transmis par le service de communication de UBA en Guinée

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Santé : l’engagement fort du Colonel Mamadi Doumbouya en faveur de la Pharmacie Centrale de Guinée

24 septembre 2021 à 17 05 57 09579

CONAKRY- C’est l’un des engagements pris par les nouvelles autorités guinéennes. Le Président du Comité national du rassemblement pour le développement (CNRD) a promis ce jeudi 23 septembre 2021 de renforcer les capacités de la Pharmacie Centrale de Guinée. 

Le Colonel Mamadi Doumbouya a fait cette annonce lors de la rencontre qu’il a eue avec les représentants des pharmaciens guinéens. 

Plusieurs heures ont été nécessaires pour que les acteurs du secteur pharmaceutique expliquent au Président du CNRD les problèmes auxquels ils sont confrontés. La prolifération de pharmacies clandestines et l’existence d’un marché parallèle de vente illicite de médicaments sont entre autres difficultés évoquées par les participants à cette rencontre avec le Colonel Mamadi Doumbouya et son équipe. 

Après avoir écouté avec beaucoup d’attention les différentes interventions, le Président de la République s’est solennellement engagé à renforcer les capacités de la Pharmacie Centrale de Guinée. Conscient du rôle que joue la centrale d’achats guinéenne dans le système de santé, le Colonel Mamadi Doumbouya a promis d’apporter tout le soutien à la société publique PCG S.A. 

La Pharmacie Centrale de Guinée couvre près de 80% des besoins en médicaments des populations. Et comme le disait quelqu’un « Tout n’est pas santé, mais la santé est tout ». Et un autre de rajouter que « Il n’y a pas de système de santé sans médicaments ». 

Fin

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La Fondation Orange lance la 4 e édition du Prix Orange du Livre en Afrique

24 septembre 2021 à 17 05 53 09539

Pour la 4e année, la Fondation Orange, avec le soutien de l’Institut Français, lance le Prix Orange du Livre en Afrique. 

La Fondation Orange est engagée dans 18 pays africains et a pour ambition d’accompagner ces pays dans leur développement, notamment sur le plan culturel. 

La reconnaissance des talents littéraires africains 

Le Prix Orange du Livre en Afrique répond à la volonté de la Fondation Orange d’œuvrer pour la promotion des talents littéraires africains et de l’édition locale africaine. 

Ce prix récompensera en 2022 un roman écrit en langue française par un écrivain africain et publié par une maison d’édition basée sur le continent africain. 

Les maisons d’édition peuvent, avant le 4 octobre 2021, proposer jusqu’à deux ouvrages publiés entre le 1er octobre 2020 et le 30 septembre 2021. 

Une présélection de six romans sera faite par plusieurs comités de lecture basés dans différents pays d’Afrique francophone. La liste des romans finalistes sera communiquée en mars 2022. Les auteurs finalistes bénéficieront d’une visibilité de leur ouvrage (événements littéraires, médias,…) et leur éditeur, de rencontres professionnelles dédiées. 

Le jury, présidé par la romancière et universitaire Véronique Tadjo, est composé d’écrivains, de critiques littéraires et de personnalités reconnues dans le monde littéraire. Il aura pour mission de désigner le lauréat parmi les six auteurs finalistes. L’annonce du lauréat se fera en juin 2022 lors d’une cérémonie dans une ville africaine. En plus d’une dotation de 10 000 €, le lauréat bénéficiera d’une campagne de promotion de son ouvrage. 

Les lauréats du Prix Orange du Livre en Afrique 

En 2021, Loubna Serraj, Pourvu qu’il soit de bonne humeur, éditions La croisée des chemins, Maroc. 

En 2020, Youssouf Amine Elalamy, C’est beau, la guerre, éditions Le Fennec, Maroc. 

En 2019, Djailï Amadou Amal, Munyal, les larmes de la patience, éditions Proximité, Cameroun. 

Plus de détails et modalités de participation sur le site lecteurs.com 

A propos de la Fondation Orange Guinée 

La Fondation Orange Guinée s’engage pour un accès égal à l’éducation, la santé et la culture. Ses programmes entendent contribuer à l’amélioration de la santé maternelle et infantile ; au renforcement de l’employabilité des jeunes, l’autonomisation des femmes ; la préservation et démocratisation de la culture. 

En savoir plus : https://www.orange-guinee.com/fr/fondation.html 

A propos de la Fondation Orange 

La Fondation Orange s’engage pour l’insertion sociale et professionnelle des jeunes et des femmes en difficulté : les jeunes sans qualification ni emploi, les femmes en situation précaire, les personnes avec autisme. Depuis 30 ans, les actions de la Fondation leur donnent accès à l’éducation, à la santé, à la culture pour leur permettre de mieux s’intégrer dans la société. Nous contribuons également à la démocratisation de la culture auprès de tous les publics en favorisant l’accès à la musique vocale, au livre, aux musées. La Fondation intervient aujourd’hui dans tous ces domaines, pour que le numérique devenu essentiel, soit un facteur d’égalité des chances. Ainsi, avec le soutien de ses salariés engagés, la Fondation Orange permet chaque année, dans 30 pays, à près de 2 millions de personnes de prendre un nouveau départ. « Fondation Orange, vous rapprocher de l’essentiel » 

En savoir plus : fondationorange.com A propos de l’Institut français 

L’Institut français est l’établissement public chargé de l’action culturelle extérieure de la France. Sous la double tutelle du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères et du ministère de la Culture, il contribue activement à la diplomatie d’influence de la France. 

La diffusion du livre français dans le monde est un enjeu à la fois culturel, intellectuel et économique. 

En savoir plus : www.institutfrancais.com

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Allègement du couvre-feu, réouverture des lieux de loisir : « c’est un ouf de soulagement »

24 septembre 2021 à 17 05 07 09079
N’valy Sacko, président de l’association guinéenne des tenanciers

C’est avec beaucoup de joie que les propriétaires des lieux de loisir ont appris le réaménagement des mesures d’urgence sanitaire. Dans un communiqué publié hier soir, le comité national du rassemblement pour le développement (CNRD) a annoncé l’allègement du couvre-feu (qui passe de 00h à 4h du matin) et la réouverture des bars, motels, restaurants et boîtes de nuit. N’valy Sacko, le président de l’association guinéenne des tenanciers de ces lieux, salue un « ouf de soulagement ». Il l’a dit dans un entretien avec un journaliste de Guineematin.com, ce vendredi 24 septembre 2021.

« Nous sommes très contents par rapport à cet allègement, parce que nous avons beaucoup souffert depuis l’avènement de la pandémie de Covid-19 en Guinée. La paralysie de nos activités, causée par les mesures d’urgence sanitaire, a fait beaucoup d’entre nous sont aujourd’hui très endettés, d’autres même sont en faillite. Donc, apprendre que le couvre-feu est repoussé à 00h et que les activités peuvent reprendre dans les lieux de loisir, même si cela est subordonné au respect de certaines conditions, est une bonne nouvelle pour nous.

C’est un ouf de soulagement pour les tenanciers des bars, motels, restaurants et boîtes de nuit. Et nous remercions sincèrement les nouvelles autorités guinéennes, notamment le président, colonel Mamadi Doumbouya, pour avoir pris ces décisions salutaires », a réagi le président de l’association guinéenne des tenanciers des bars, motels, restaurants et boîtes de nuit.

Quant au respect des conditions données par les autorités pour la réouverture des lieux de loisir, il se montre rassurant. « Je rappelle que ces mesures font partie des propositions que nous avons faites aux autorités. Donc, elles seront forcément respectées par les membres de notre association. Il n’y aura aucun problème à ce niveau. Je profite d’ailleurs de cette occasion pour inviter ceux qui n’ont pas pris le vaccin à aller se faire vacciner.

Car, c’est ce qui peut nous aider à éradiquer cette maladie pour pouvoir continuer librement nos activités. Notre objectif, c’est la levée du couvre-feu. Même si cela n’est pas encore fait, c’est déjà un bon début. Et nous pensons que le processus va se poursuivre en fonction de l’évolution de la maladie. La dernière communication de l’ANSS est rassurante, donc nous estimons qu’on obtiendra bientôt la levée totale du couvre-feu », a dit N’valy Sacko.

Selon les autorités, la pandémie de Covid-19 a connu un net recul ces dernières semaines en Guinée. Cela se traduit par une baisse importante du nombre de contaminations, du nombre de cas positifs et du taux d’occupation des lits dans les centres de traitement.

Diarouga Aziz Balde pour Guineematin.com

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Promoteurs du 3ème mandat : voici pourquoi le FNDC a retiré le nom du colonel Mamadi Doumbouya sur sa liste

24 septembre 2021 à 16 04 10 09109
Des responsables du FNDC en conférence de presse, le 24 septembre 2021, à Conakry

Comme annoncé précédemment, le Front national pour la défense de la constitution a publié ce vendredi, 24 septembre 2021, l’acte 1 de la liste définitive des auteurs, co-auteurs et complices du coup d’Etat constitutionnel, visant à octroyer un troisième mandat au président Alpha Condé. Sur cette liste, on ne retrouve pas les noms du colonel Mamady Doumbouya (président du CNRD) et du colonel Balla Samoura (l’un des plus proches du chef de la junte militaire au pouvoir), alors qu’ils figuraient sur la liste provisoire. Pourquoi ont-ils été retirés de la liste ? Ibrahima Diallo, le coordinateur des opérations du FNDC, a répondu à cette question devant les médias, dont Guineematin.

Ibrahima Diallo, coordinateur des opérations du FNDC

« Vous savez, quand le FNDC a commencé le combat contre le troisième mandat, nous avons lancé un appel à toutes les forces du pays pour qu’on puisse ensemble sauver le pays. Nous avons fait une déclaration, dans laquelle nous avons appelé l’armée à prendre ses responsabilités, à être du côté du peuple de Guinée pour soutenir le combat du peuple, porté par le FNDC. L’armée, à travers colonel Mamadi Doumbouya et tous ses collègues, a répondu à cet appel du peuple de Guinée. Sur la base de cette réponse, le FNDC a décidé de les retirer de la liste. L’armée a pris ses responsabilités pour se ranger derrière les aspirations du peuple de Guinée et nous aussi, nous avons pris notre responsabilité pour pouvoir rayer ces personnes-là sur la liste », a indiqué l’activiste de la société civile.

Mohamed Guéasso DORÉ pour Guineematin.com

Tel: +224 622 07 93 59

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Prise en charge des patients du Covid-19 : le groupe Bolloré offre 200 bouteilles d’oxygène à l’ANSS

24 septembre 2021 à 15 03 06 09069

Pour améliorer la prise en charge des patients du Covid-19, le groupe Bolloré a offert 200 bouteilles d’oxygène à l’agence nationale de sécurité sanitaire (ANSS). La remise officielle de ce don a eu lieu ce jeudi, 23 septembre 2021, au centre de traitement épidémiologique (CT-Epi) de Gbessia, a constaté Guineematin.com, à travers un de ses reporters.

Jean Christophe Tranchepain, directeur pays du groupe Bolloré en Guinée

« Nous sommes là pour la remise à l’ANSS d’un lot de 50 bouteilles d’oxygène avec la possibilité de renouveler et recharger 4 fois ces bouteilles pour avoir au total l’équivalent de 200 bouteilles d’oxygène remises à l’ANSS. Tous les ans, on fait des donations. Donc, cette année, on fait ce geste pour l’ANSS », a indiqué Jean Christophe Tranchepain, directeur pays du groupe Bolloré en Guinée, précisant que ce don permettra de faciliter la prise en charge des patients qui sont en réanimation.

« L’année dernière, on avait donné à l’ANSS un automate qui leur a permis de faire des recherches biochimiques et des analyses plus rapides. On tient à participer à toutes les réalisations de l’ANSS puisque on ne peut que se féliciter du travail réalisé par l’agence pour le suivi, le traitement et les mises en garde qui sont adressées par l’ANSS au niveau de toutes les populations contre cette maladie », a ajouté Jean Christophe Tranchepain.

Dr Bouna Yattasaye, directeur général adjoint de l’ANSS

En recevant ce don, Dr Bouna Yattasaye, directeur général adjoint de l’agence nationale de la sécurité sanitaire, a exprimé la satisfaction des autorités sanitaires de Guinée, remerciant vivement le groupe Bolloré pour ce geste. « Au nom du directeur général de l’ANSS et du secrétaire général du ministère de la santé et de tout le personnel de santé impliqués dans la riposte, nous disons merci à Bolloré qui fait cette donation. Je rappelle que Bolloré n’est pas à sa première donation.

La première, c’était un automate de biochimie qui nous a été donné avec entretien. La seconde donation, c’était la mise à disposition de tous les bluezones de Conakry pour la vaccination. Et cela continue. Aujourd’hui, nous sommes dans la donation avec 200 bouteilles d’oxygène. Cela est un ouf de soulagement pour nos patients et pour nos finances. Parce qu’il faut dire qu’à la réanimation, l’oxygène est primordiale. Donc, nous disons merci à Bolloré pour cette donation », a dit Dr Bouna Yattasaye.

Dr Mohamed Condé, administrateur du CT-Epi de Gbessia

De son côté, Dr Mohamed Condé, administrateur du CT-Epi de Gbessia, a salué ce geste « hautement appréciable », avant de féliciter et encourager les donateurs.


Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel. 620 589 527/664 413 227

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Guinée: le FNDC publie la liste des auteurs et complices du coup d’Etat constitutionnel

24 septembre 2021 à 12 12 33 09339
Des responsables du FNDC en conférence de presse, le 24 septembre 2021, à Conakry

Attendu que la République de Guinée a signé et ratifié le protocole additionnel de la CEDEAO sur la démocratie et la bonne gouvernance additionnel au protocole relatif au mécanisme de prévention, de gestion, de règlement des conflits, de maintien de la paix et de la sécurité ;

Entendu que l’article 1 dudit protocole consacre l’indépendance de la justice dans la conduite des dossiers et le prononcé des décisions ;

Que malheureusement les Magistrats et cadres dont les prénoms et noms suivent ont trahi leur serment en infligeant aux honnêtes citoyens des peines injustes en exécution des instructions de Monsieur Alpha CONDE et de ses Ministres ;

Que par leur fait la Justice a constitué un instrument potentiel pour l’acquisition du 3ème mandat de Alpha CONDE ;

Qu’ils constituent de nos jours un danger potentiel dans la conduite de la transition et le devenir de la nation ;

Que dès lors, il convient de les extirper de la gestion du pays pour le bonheur du peuple de Guinée ; une mesure conservatoire jusqu’à ce que le droit soit dit ;

Attendu que l’article 1er b du même protocole interdit tout changement anticonstitutionnel en vue de son maintien au pouvoir ;

Que les personnes dont les prénoms et noms suivent ont été des acteurs potentiels dans le changement anticonstitutionnel en vue de garantir à Monsieur Alpha CONDE un pouvoir à vie ;

Que l’acquisition du 3ème mandat a plongé le pays dans une situation désastreuse sans précédent ;

Qu’ils ont, à travers des fraudes, propagandes, mensonges, intimidations, interpellations, détentions arbitraires, traitements inhumains et dégradants, favorisé, dans le sang et dans la douleur, la descente aux enfers de notre chère patrie ;

Que leurs agissements les disqualifient indéfiniment à être associés à la conduite des affaires publiques ;

Attendu que les personnes ci-dessous nommées sont indubitablement responsables des maux qui ont conduit l’armée à travers le CNRD à prendre ses responsabilités pour parachever le combat du peuple porté par le FNDC ;

Que par leur comportement la Guinée a failli à ses obligations internationales en matière de démocratie et de bonne gouvernance ;

Qu’ils ont plongé la Guinée dans une crise qui rendait fragile la paix et la stabilité sociale ;

Que leur moralité est incompatible avec les cinq (5) piliers du CNRD ;

Qu’il est logique et même nécessaire de ne pas les associer à la gestion de la transition ;

Qu’en conséquence, les personnes figurant sur la liste ci-jointe doivent être bannies de la transition pour le bonheur du peuple de Guinée.

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Respect de la loi : Kadiatou DK appelle le CNRD à envoyer Ousmane Gheloy en prison

24 septembre 2021 à 10 10 32 09329
Elhadj Boubacar Biro Diallo, ancien président de l’Assemblée nationale

Venu au pouvoir après un coup d’Etat militaire qui a renversé le président Alpha Condé, le Comité national du rassemblement pour le développement (CNRD) a promis de faire de la justice la boussole qui va désormais guider tous les citoyens guinéens.

Forte de cette déclaration, Kadiatou Biro Diallo (DK), la dernière fille de l’ancien président de l’Assemblée nationale de Guinée, Elhadj Boubacar Biro Diallo, a interpellé la junte militaire au pouvoir sur le cas du jeune Ousmane Gheloy Diallo. Ce militant du RPG Arc-en-ciel, l’ancien parti au pouvoir, est condamné à cinq ans d’emprisonnement pour injures publiques par le tribunal de première instance de Dixinn.

Mais, grâce au soutien des anciennes autorités, notamment le président Alpha Condé, il n’a pas purgé cette peine. Kadiatou Biro Diallo, celle qui avait porté plainte contre lui, demande donc aux nouvelles autorités guinéennes de faire appliquer cette décision de justice.

Kadiatou Biro Diallo (DK)

« J’ai décidé de parler au colonel Doumbouya du cas de mon père. J’ai été victime d’injures publiques par un protégé de l’ancien régime. J’ai expliqué au colonel Doumbouya que je ne voudrais pas voir ses enfants, demain, dans la même situation que nous. Parce qu’il a voulu la justice et le droit pour tous les Guinéens comme mon père l’a défendu auparavant… Tout ce que je demande, c’est que la décision judiciaire prononcée contre Ousmane Gheloy Diallo soit exécutée à la lettre. Qu’il puisse purger sa peine d’emprisonnement », a-t-elle lancé.

A rappeler que le jeune Ousmane Gheloy qui se faisait appeler « ministre de la défense du président Alpha Condé sur Facebook », avait trouvé du plaisir et du boulot dans ses vidéos injurieuses et incendiaires qu’il produisait à plaisir et en toute impunité. A l’image d’Elhadj Boubacar Biro Diallo, le personnel de Guineematin.com et bien d’autres citoyens ont payé les frais de l’impunité érigée en système de gouvernance sous le règne du Pr Alpha Condé et accordée à ses protégés.

Kadiatou Biro Diallo (DK) et son cher papa, Elhadj Boubacar Biro Diallo

Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Amadou Diallo (CNTG) : « c’est un seul mémorandum qui sera déposé devant les autorités »

24 septembre 2021 à 9 09 32 09329
Amadou Diallo, secrétaire général de la CNTG

Précision ou mise en garde ? Quoi qu’il en soit, Amadou Diallo s’adresse certainement à l’USTG d’Abdoulaye Sow et ses alliés qui ne sont pas dans le même camp que lui. Le secrétaire général de la CNTG a fait savoir qu’un seul mémorandum sera remis au comité national du rassemblement pour le développement (CNRD) au nom du mouvement syndical guinéen. Il a fait cette annonce au cours d’une réunion tenue ce jeudi, 23 septembre 2021, à la bourse du travail, a constaté un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

La division qui mine le mouvement syndical guinéen fait encore ses effets. Malgré le rappel à l’ordre qui leur a été adressé par le colonel Doumbouya, qui les a reçus samedi dernier dans le cadre des concertations nationales, les centrales syndicales du pays continuent d’aller en rangs dispersés. Ce jeudi, pendant que la CNTG et ses alliés étaient en réunion à la bourse du travail, l’USTG version Abdoulaye Sow (il y a deux groupes qui se réclament de l’USTG en Guinée) était aussi en conclave avec ses alliés dans un autre endroit. Chaque camp prépare un mémorandum qu’il va remettre à la junte militaire au pouvoir.

Mais, avant même la rédaction de ces documents, Amadou Diallo soutient que c’est un seul mémorandum qui sera remis aux autorités, au nom de l’ensemble du mouvement syndical. « Nous sommes sur la trajectoire édictée par le colonel Mamadi Doumbouya, président de la République. C’est un seul et unique mémorandum qui va être déposé devant les nouvelles autorités de ce pays. Parce que le changement est arrivé, on n’est plus dans le cadre de la division, nous sommes dans le cadre de l’unité d’action syndicale.

Sur 13 centrales syndicales, 8 sont présentes ici. Comme on aime à le dire, la nuit porte conseil, c’est fort possible que toutes les centrales syndicales se retrouvent, lundi prochain, à la bourse du travail pour faire la restitution du mémorandum. Ici, c’est la maison des travailleurs, ce n’est pas la maison de n’importe qui. La CNTG est la centrale mère de ce pays », a déclaré Amadou Diallo, secrétaire général de la Confédération nationale des travailleurs de Guinée (CNTG).

De son côté, le camp Abdoulaye Sow assure qu’il a en son sein 8 sur 12 centrales syndicales qui existent sur le terrain. Qui des deux camps rivaux remportera cette nouvelle bataille ? Il faudra peut-être attendre quelques semaines pour avoir la réponse à cette question.

Amadou Lama Diallo pour Guineematin.com

Tel. 621 68 61 48

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Abdoulaye Sow tire sur la CNTG et ses alliés : « ce sont des syndicats de l’ancien gouvernement »

24 septembre 2021 à 9 09 25 09259
Abdoulaye Sow, secrétaire général de l’USTG

L’appel du colonel Mamadi Doumbouya à une unité d’action syndicale n’est pas tombé dans de bonnes oreilles. C’est ce qui ressort en tout cas des agissements des responsables du mouvement syndical guinéen. Deux groupes de syndicalistes se sont réunis ce jeudi, 23 septembre 2021, à deux endroits différents pour préparer chacun un mémorandum à remettre aux autorités guinéennes. Abdoulaye Sow, à la tête de l’un des camps rivaux, justifie cette situation par le fait que ses adversaires sont des « syndicats du gouvernement » et non des travailleurs, a constaté Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

En recevant les centrales syndicales du pays, samedi dernier, le président du comité national du rassemblement pour le développement (CNRD) avait fait un constat déplorable. Le colonel Mamadi Doumbouya a regretté les divisions qui minent le mouvement syndical guinéen depuis plusieurs années, appelant ses responsables à se retrouver pour laver le linge sale en famille et créer une unité d’action syndicale. Mais cet appel ne semble pas produire des effets positifs. Car c’est en rangs dispersés que les centrales syndicales vont adresser les propositions que leur a demandé le chef de la junte militaire au pouvoir.

D’un côté, la Confédération nationale des travailleurs de Guinée (CNTG) et ses alliés. Et de l’autre, l’Union syndicale des travailleurs de Guinée (USTG), version Abdoulaye Sow (il existe deux camps se réclamant tous de l’USTG) et ses alliés. Chaque camp a tenu une réunion ce jeudi, 23 septembre 2021, pour préparer le mémorandum qu’il va remettre aux nouvelles autorités guinéennes. Mais pour Abdoulaye Sow, son groupe est le plus représentatif, car il en son sein, la majorité des centrales syndicales du pays. Le secrétaire général de l’USTG qualifie d’ailleurs ses adversaires de syndicats du régime déchu.

« Là, vous avez trouvé huit centrales syndicales sur douze qui se sont donné la main pour réconcilier les mouvements syndicaux guinéens et ensuite produire un mémorandum qui dénonce les tares et qui fait les recommandations pour une Guinée nouvelle. Ceux qui se sont réunis de l’autre côté, c’étaient les syndicats de l’ancien gouvernement. Depuis 2010, ils sont avec le gouvernement. Ils ont pris en otage les institutions que nous avons créées, notamment l’institut national d’assurance-maladie obligatoire (INAMO), la caisse nationale de prévoyance sociale des agents de l’Etat (CNPSAE) et la caisse nationale de sécurité sociale (CNSS).

Ils ont la bourse du travail aussi. Il faut que l’État puisse prendre ses responsabilités pour que la bourse du travail soit pour tous les travailleurs. Ce qui était le cas depuis l’indépendance. Ce matin, on les a appelés au téléphone pour qu’ils rejoignent le grand groupe pour que nous travaillions ensemble, afin que le mouvement syndical sorte de la division. Mais malheureusement, c’est comme d’habitude, ils ont du mal à être avec d’autres que le gouvernement avec lequel il négociait », a laissé entendre Abdoulaye Sow, secrétaire général de l’une des factions rivales de l’USTG.

Diarouga Aziz Balde pour Guineematin.com

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Hadja Mariama Aribot au CNRD : « faites en sorte qu’il n’y ait que 3 partis politiques en Guinée »

24 septembre 2021 à 8 08 59 09599
Hadja Mariama Aribot, présidente de la COFFIG/DCPD

Présidente de la coalition des femmes et des filles de Guinée pour le dialogue, la consolidation de la paix et le développement (COFFIG/DCPD) Hadja Mariama Aribot, a pris part à la rencontre entre le colonel Mamadi Doumbouya et les faîtières des organisations de femmes et de jeunes du pays. Rencontre tenue ce jeudi, 23 septembre 2021, au Palais du peuple, dans le cadre des concertations nationales en cours.

L’ancienne ministre a mis l’occasion à profit pour faire des propositions au président du comité national du rassemblement pour le développement (CNRD) par rapport à la transition. Au nombre de ces propositions, la mise en place d’une commission électorale nationale indépendante (CENI) technique et la réduction du nombre de partis politiques.

« Nous avons ouvert notre cœur au président, on lui a dit la vérité : ce qu’il faut changer dans le pays et la meilleure manière dont nous allons l’accompagner. Donc, vraiment, la concertation a été très utile. J’ai dit au président de la République qu’on a besoin d’institutions fortes, que les élections dans notre pays, ce sont les élections qui sont la source des conflits ici et qu’il faut changer le processus électoral et les institutions électorales.

J’ai proposé pour ma part que nous ayons une CENI technique. J’ai également demandé à monsieur le président de la République qu’il n’y ait pas pléthore de partis politiques. Qu’il y en ait trois pour que cela soit un facteur de rassemblement des Guinéens », a indiqué Hadja Mariama Aribot au micro d’un journaliste de Guineematin.com, ajoutant qu’elle a remis un mémorandum contenant ces propositions à la junte militaire au pouvoir.

Mohamed Guéasso DORÉ pour Guineematin.com

Tel : +224 622 07 93 59

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Hadja Tété Nabé (groupement des femmes d’affaires) : « ce que nous avons dit au CNRD »

24 septembre 2021 à 8 08 32 09329
Hadja Fatoumata Tété Nabé Diallo, présidente du groupement des femmes d’affaires de Guinée

Dans le cadre des concertations nationales en cours, le colonel Mamadi Doumbouya a reçu ce jeudi, 23 septembre 2021, les faîtières des organisations de femmes et de jeunes. Les discussions ont porté sur les difficultés auxquelles sont confrontées ces deux couches très importantes de notre pays.

A cette occasion, le groupement des femmes d’affaires de Guinée a remis un mémorandum comité national du rassemblement pour le développement (CNRD), la junte militaire au pouvoir. Selon la présidente de cette structure, Hadja Fatoumata Tété Nabé Diallo, ce document contient plusieurs les difficultés et les doléances des femmes d’affaires à l’endroit des nouvelles autorités guinéennes.

« Dans notre mémorandum, nous avons expliqué nos difficultés, dont le manque de financement, le manque d’accompagnement de la part de l’Etat. Nous vivons de nos cotisations et de l’accompagnement des bailleurs de fonds et des institutions internationales. Donc, nous avons demandé aux autorités de nous appuyer, d’appuyer les femmes cheffes d’entreprises à avoir des financements.

Le président a dit qu’il est à la disposition des femmes, il nous a dit d’exprimer nos besoins, qu’il fera tout pour y faire face. Je suis satisfaite de cette rencontre, parce que le président a donné la parole à au moins une trentaine de personnes. Les gens ont pu s’exprimer librement pour présenter leurs difficultés et leurs doléances », a dit Hadja Fatoumata Tété Nabé Diallo, présidente du groupement des femmes d’affaires de Guinée.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél: 622680041

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Concertations avec le CNRD : Dr Sakoba Keïta promet la fin très prochaine du Covid-19

24 septembre 2021 à 8 08 26 09269

Le Comité national du rassemblement pour le développement (CNRD) a bouclé hier, jeudi 23 septembre 2021, les concertations nationales pour une transition inclusive et apaisée en recevant au Palais du peuple, les jeunes, les femmes et le corps médical.

Au sortir de la rencontre avec les nouvelles autorités, Dr Sakoba Kéïta, le Directeur général de l’agence nationale de la sécurité sanitaire (ANSS), après avoir exprimé sa satisfaction et sa loyauté au nouvel homme fort de Conakry, a annoncé la fin de la pendémie du Covid-19 en novembre prochain. Pourvu que les efforts continuent et que la campagne de vaccination réussisse à travers le pays.

« C’est une très grande satisfaction, quand les nouvelles autorités appellent tout le secteur de la santé afin que chacun parle des maux de notre système, pour qu’ensemble nous puissions les corriger. Par rapport à l’épidémie, je vous dis que les nouvelles autorités sont très engagées à accompagner le ministère de la santé et ses partenaires en vue d’accélérer le contrôle de cette maladie. Dans les jours qui viennent, vous allez écouter des communiqués qui vont renforcer l’élan que nous avons actuellement; parce que nous assistons à la baisse du nombre de cas », a soutenu ce spécialiste de la santé.

Toutefois, Dr Sakoba appelle les Guinéens à ne pas baisser de garde, sous peine de voir une 4ème vague anéantir les efforts consentis sur le terrain.

« Parce que la troisième vague est en train de se terminer. Et si on ne prend pas garde pour vacciner le maximum à Conakry et dans les préfectures actives, nous avons peur de ce que beaucoup d’autres pays ont enregistré, c’est-à-dire une quatrième vague », a-t-il expliqué.

Pour cet épidémiologiste, la fin du Covid-19 pourrait être annoncée en Guinée d’ici peu, si les efforts sont poursuivis et l’élan amorcé de lutte contre la pandémie maintenu.

« Nous pensons que si tout le monde se donne la main, d’ici fin novembre, on pourra même déclarer la fin de cette épidémie en République de Guinée ».

Dr Sakoba note que « pour le moment, la Guinée a une chance formidable. Ce mois de novembre, nous allons recevoir plus de 2 millions de vaccins. Donc si on vaccinait au moins un million et quelques personnes à Conakry qui est le foyer le plus touché, nous pensons que nous pouvons espérer que d’ici la fin d’année, beaucoup de mesures restrictives vont être levées et liées à cette pandémie vont être levées », a-t-il laissé entendre. Des déclarations qui ont été suivies d’effet dans la soirée du jeudi, avec un allègement du couvre-feu et d’autres mesures restrictives. Espérons que ce soit le début de la fin de cette pandémie et ses conséquences désastreuses.

Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Thuriféraires et insulteurs d’hier, avez-vous déjà abandonné le Fama ?

24 septembre 2021 à 8 08 19 09199
Alpha Condé

On n’a pas besoin d’être dans le secret de Dieu pour savoir que M. Alpha Condé, de là où il se trouve actuellement, médite beaucoup. Si le vieil homme jouit encore de toutes ses facultés mentales, il tourne en boucle le film qu’il a joué ces dernières années. Depuis le premier jour où un Directeur de la police avait dit à N’Zérékoré que les deux premiers présidents de la République de Guinée ayant régné jusqu’à leur dernier souffle, pourquoi pas l’actuel, la machine du troisième mandat s’était mise en branle.

Après cette déclaration dénoncée à l’époque par une partie de l’opposition, la société civile et la presse, d’autres ont suivi pour encourager l’homme à aller à l’encontre de la mise en garde que feu Kelafa Sall lui avait faite. De fil à éguille, ce dernier, -le président de la cour constitutionnelle- est devenu la bête noire du régime. Et avec lui tous ceux qui voulaient éviter au chef de l’Etat ce qui lui est arrivé le 5 septembre dernier.

Dans le débat qui a suivi, le président a fait le tri entre ceux qui l’encourageaient à modifier la constitution et ceux qui le dissuadaient. Il préféra les premiers au détriment des seconds. Alors que, justement ces derniers le mettaient en garde en lui disant, de façon prémonitoire, que ses thuriféraires d’hier devaient être ses pourfendeurs d’aujourd’hui. C’est exactement ce que nous sommes en train de vivre aujourd’hui. Quand un homme comme Alhousseiny Makanera Kaké dénonce à postériori les pratiques d’avant 5 septembre, si Alpha Condé l’écoute il va sûrement se mordre les doigts.

Malheureusement, le vieil homme n’a aucune excuse. Il s’est laissé aveugler par le pouvoir. Il a préféré écouter ses pires ennemis. Ceux-là dont le seul et l’unique souci était de se remplir les poches et les comptes. Et cela ne pouvait se faire qu’à travers un complot visant à maintenir un octogénaire au pouvoir à n’importe quel prix. D’où la terreur à laquelle nous avons assisté ces dernières années. Avec en toile de fond un Premier ministre qui dit préférer l’ordre à la loi. Alors que c’est la seconde qui définit et encadre le premier.

M. Alpha Condé a régné par la haine contre ses opposants (et plus particulièrement les anciens Premiers ministres qui l’empêchaient de dormir) et la répression contre leurs militants. L’une des erreurs monumentales que le président déchu a commise fut d’accepter la formation d’une équipe dont le rôle était d’insulter les anciens Premiers ministres. Plus particulièrement celui qui lui donnait plus de soucis. En l’occurrence Cellou Dalein Diallo. Des opportunistes de tout acabit avaient finalement compris que pour se faire une place au soleil sous le règne de Condé il fallait insulter Cellou. Certains se sont donné à cœur joie.

Paradoxalement, les militants de première heure du RPG se sont abstenus de jouer ce peu honorable. Ils l’ont laissé aux transfuges qui, pour se faire accepter dans l’autre camp, se sont permis de tous les excès. Personne ment je n’oublierai jamais un post d’un ancien de l’UFDG qui a rejoint le RPG qui a écrit sur sa page Facebook au pire moment de la crise consécutive à la nouvelle constitution que « c’est si chaud à Labé que les maisons allaient puer la nuit parce que les occupants ne pouvaient pas sortir ». Entendez à cause de l’occupation de la ville par les forces de l’ordre.

Il ne s’agit nullement de remuer le couteau dans la plaie. Mais de rappeler que la gouvernance d’Alpha Condé a été un cauchemar voire une catastrophe. Lorsqu’une gouvernance est basée sur la division et la stigmatisation, les extrémistes se frottent les mains. Ils trouvent un terrain fertile pour parvenir à leurs objectifs souvent inavouables. Ironie du sort, ceux qui qualifiaient l’ancien président de leur Fama (père) estiment que l’actuel est leur Koro (frère).

Pour les flagorneurs et tous ceux qui insultaient les pères et mères des opposants et leurs communautés (auxquelles eux-mêmes appartiennent) la page Condé est tournée. Désormais leur seul objectif c’est comment caresser les nouvelles autorités dans le sens des poils. Malheureusement pour eux, le nouvel homme fort de la Guinée a martelé qu’il n’y aura pas de recyclage.

Habib Yembering Diallo pour Guineematin.com

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Rencontre avec le CNRD : « Les propos sont porteurs d’espoir », dit Sékou Alphonse Mara

24 septembre 2021 à 8 08 15 09159

Dans la cadre des concertations nationales pour une transition apaisée et réussie, le CNRD a reçu ce jeudi, 23 septembre 2021, les associations de jeunes et femmes au palais du peuple. Les échanges ont essentiellement porté sur les maux qui assaillent ces deux couches majoritaires de Guinée. Et, selon Sékou Alphonse Mara, coordinateur national de la voix du peuple, l’engagement a été pris par le colonel Mamadi Doumbouya (président du CNRD) de donner la première place aux jeunes pendant cette transition.

« Il était question de faire des propositions concernant la situation des jeunes, interpellé le président (colonel Mamadi Doumbouya) sur la réalité des jeunes et lui faire des propositions sur ce qu’éventuellement la jeunesse pourrait apporter à cette transition. Les problèmes des jeunes qui ont été évoqués sont entre autres : l’inadéquation de la formation, le déficit de l’emploi, l’inégalité de chance dans la question de l’emploi et de bourse.

Le président du CNRD a pris l’engagement de mettre tout en œuvre pour soigner ces difficultés. Il s’est surtout engagé à donner à la jeunesse sa place d’antan. La jeunesse aura une première place dans cette transition. Le président a également promis de ne pas recycler. Ce qui revient à dire que des jeunes guinéens compétents pourraient se voir promettre dans les nouvelles perspectives qui s’ouvrent avec cette transition. Les propos sont porteurs d’espoir. Mais, nous attendons les premières actions. La nomination du gouvernement nous permettra de dire si la junte est prête à ouvrir la voie à la jeunesse ou pas », a indiqué Sékou Alphonse Mara.

Malick Diakite pour Guineematin.com

Tel : 626-66-29-27

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Concertations nationales : Makalé Soumah plaide pour la parité et l’égalité des chances

24 septembre 2021 à 7 07 58 09589

Promouvoir la parité et l’égalité des chances, c’est notamment ce que Makalé Soumah, présidente de l’antenne guinéenne du réseau ouest-africain des jeunes femmes leaders demande aux nouvelles autorités guinéennes. La journaliste a lancé cet appel à l’occasion de la rencontre entre le colonel Mamadi Doumbouya et les faîtières des organisations de femmes et de jeunes. Une rencontre tenue ce jeudi, 23 septembre 2021, dans le cadre des concertations nationales engagées par le comité national du rassemblement pour le développement (CNRD).

« Nous sommes venus dire au président de la République, en tant que structure faîtière, nos problèmes. Les problèmes de la Guinée sont déjà connus, le constat est fait par tous les Guinéens. Mais au niveau des structures faîtières des
organisations féminines, les problèmes sont spécifiques. En ce qui nous concerne, nous avons surtout parlé de la parité et de l’égalité des chances. Le président de la République a parlé d’inclusion. Pour faire de cela une réalité, il va falloir qu’il pose des actes concrets en ce qui concerne la parité et l’égalité des chances. Voilà le message fort qu’on a passé au président du CNRD », a indiqué la présidente de l’antenne guinéenne du réseau ouest-africain des
jeunes femmes leaders.

Makalé Soumah se dit rassurée quant à la prise en compte de ces préoccupations par la junte militaire au pouvoir. « L’engagement des nouvelles autorités nous rassure. Le président s’engage à construire une nouvelle Guinée avec les jeunes et les femmes, ce qui est formidable puisqu’on dit souvent que les jeunes constituent l’avenir de la nation. Mais nous, nous disons que les jeunes constituent le présent d’abord avant qu’on ne parle de l’avenir. En ce qui concerne les femmes, nos projets, nous les avons soumis dans un mémo. Ce sont des projets qui concernent la formation, le plaidoyer en ce qui concerne le respect des droits des femmes, la promotion des droits des femmes. Et l’engagement pris par les nouvelles autorités nous rassure à plus d’un titre ».

Mamadou Yaya Diallo pour Guineematin.com

Tel 622 67 36 81

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