Affrontements pour le contrôle d’une mine d’or à Mandiana : 19 blessés (police)

1 septembre 2021 à 20 08 02 09029

Comme annoncé précédemment, de violents affrontements ont été enregistrés hier, mardi 31 août 2021, entre les habitants des quartiers Oudiala et Mandiana1 qui se disputent la paternité d’une nouvelle mine d’or découverte à environ trois kilomètres du centre-ville de Mandiana, sur la route de Kankan. Ces affrontements n’ont causé aucune perte en vie humaine ; mais, plusieurs blessés ont été enregistrés.

Selon le bilan établi par la police locale et rendu public ce mercredi, ce sont 19 personnes qui ont été blessées dans ces heurts sanglants qui ont secoué hier le centre-ville de Mandiana. « Parmi ces blessés, onze (11) ont été admis à l’hôpital préfectoral et huit (8) au centre de santé de Oudiala. Les victimes sont âgées entre 15 et 53 ans », précise la police dans son rapport.

Dans la journée d’aujourd’hui, la commune urbaine de Mandiana a renoué avec son calme habituel. Il n’y a eu aucune manifestation et des échauffourées n’ont pas encore été signalées dans les quartiers en conflit. Mais, les renforts venus de Kankan patrouillent encore la ville. Et, le couvre-feu instauré par le préfet est toujours en vigueur, même s’il a été un peu allégé par l’autorité préfectorale.

Joint au téléphone cet après-midi par le correspondant local de Guineematin.com, Mohamed Lamine Doumbouya a appelé à la retenue. Le préfet de Mandiana a également annoncé que « les arrestations vont bientôt commencer » dans le cadre des enquêtes qui ont déjà été ouvertes.

« Le couvre-feu est ramené à 21 heures au lieu de 20 heures, les enquêtes se poursuivent selon les plaintes déposées à la police ; et, bientôt, les arrestations vont commencer. Mais, j’invite les victimes à faire confiance aux services compétents et à garder la retenue. Les militaires venus de Kankan sont toujours là pour veiller au respect de l’interdiction de tout regroupement », a précisé le préfet de Mandiana.

À suivre !

De Mandiana, Mamady Konoma Keïta pour Guineematin.com

Tél. : 625 81 03 26

Lire

Tougué : accusé d’être un voleur de bétail, le président du district de Kambaya répond à ses détracteurs

1 septembre 2021 à 19 07 57 09579

Au lendemain de son installation à la tête du district de Kambaya, Mamadou Alladjéï Baldé est sorti pour répondre à ses détracteurs. Il s’agit de ceux qui ont annoncé que son choix pour diriger cette localité, relevant de la commune urbaine de Tougué, est contesté par la population, parce qu’il est connu pour être « un voleur de bétail récidiviste ». Le responsable local dénonce une campagne de désinformation menée par l’ancien président de la délégation spéciale de Tougué, Sacko Barry, et assure avoir désigné par les habitants de Kambaya pour les diriger.

Mamadou Alladjéi Baldé, président du district de Kambaya

« C’est le nommé Sacko Barry qui dit que la population n’est pas unanime sur le choix porté sur ma personne, mais c’est une désinformation. C’est vrai, j’ai fait la prison à Labé, à Kindia et à Conakry. Il a raison sur ce plan. Mais je précise que c’est le même Sacko Barry qui était derrière un mensonge monté de toute pièce contre ma personne pour que je sois emprisonné. C’est lui qui a écrit à Elhadj Ousmane Baldé, communément appelé « Sans loi », pour lui dire que j’ai volé les bœufs de ce dernier. Ce qui était archi-faux.

C’est le juge Baila qui m’a jugé dans ce dossier en 2005 à la justice de paix de Tougué, alors que j’étais déjà président du district de Kambaya. Il m’a condamné à 8 ans de prison ferme. Mais comme je n’étais pas d’accord avec cette décision, j’ai interjeté appel. A la Cour d’appel de Conakry, comme Elhadj Sans loi n’avait pas de preuve contre moi, j’ai été libéré, six mois après ma condamnation. Est-ce que vous avez vu un voleur de bétail connu du public être plébiscité pour être président d’un district ?

C’est Sacko Barry qui a manigancé pour que je sois mis en prison. Si vous étiez présent à Kambaya hier, vous auriez constaté que tout ce qui se dit autour de ma personne, soi-disant que la population de Kambaya n’est pas unanime sur le choix de ma personne, n’est que du mensonge. Ce qui s’est passé hier à Kambaya lors de mon installation  était historique », a déclaré Mamadou Alladjéï Baldé, interrogé par le correspondant de Guineematin.com à Labé.

Mamadou Alladjéi Baldé, président du district de Kambaya

A noter que c’est le gouverneur de Labé, Madifing Diané, qui a conduit la délégation qui s’est rendue à Kambaya pour installer Mamadou Alladjéï Baldé dans ses fonctions de président de ce district.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

Lire

Afrobasket : lourdement battue par la Côte d’Ivoire, la Guinée éliminée

1 septembre 2021 à 19 07 32 09329

Fin de parcours pour la Guinée au championnat d’Afrique de Basketball, Afrobasket, qui se joue à Kigali, au Rwanda. L’équipe guinéenne a été éliminée de la compétition, ce mercredi 1er septembre 2021, après sa lourde défaite (98-50) face à la Côte d’Ivoire.

Le Syli Basket s’arrête à l’étape des quarts de finale, après avoir impressionné plus d’un, en s’imposant devant l’Egypte (5 fois champion d’Afrique) et le Rwanda (pays hôte de la compétition).  En 2017, la Guinée s’était limitée au premier tour, avec trois défaites en autant de matchs.

Guineematin.com

Lire

Eliminatoires mondial 2022 : le Syli national tenu en échec par la Guinée-Bissau

1 septembre 2021 à 19 07 30 09309

Ce n’est sans doute pas le début que souhaitaient Didier Six et ses joueurs, mais aussi tous les supporters guinéens. Pour sa première sortie au compte des éliminatoires de la coupe du monde 2022, le Syli national a dû se résoudre à un partage de points avec la Guinée-Bissau.

Opposées sur un terrain neutre, le stade olympique de Nouakchott, en Mauritanie, les deux équipes ont fait un match nul (1-1) ce mercredi, 1er septembre 2021. François Kamano a ouvert le score pour la Guinée en tout du match. Et, Joseph Mendes a égalisé pour la Guinée-Bissau à la 47ème minute.

La Guinée disputera son deuxième match dans ces éliminatoires le 6 septembre prochain face au Maroc, à Conakry.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628 12 43 62

Lire

Manifestation « interdite » à Conakry : 6 mois de prison requis contre 4 jeunes

1 septembre 2021 à 17 05 15 09159

Le parquet du tribunal de première instance de Mafanco a requis, ce mercredi, 1er septembre 2021, six mois de prison et un million de francs guinéens d’amende contre quatre jeunes poursuivis pour « attroupement interdit sur la voie publique ». Ces jeunes ont été arrêtés à ENTAG (dans la commune de Matoto) lors d’une manifestation contre la hausse du prix du carburant à la pompe.

Dans cette affaire, ce sont six prévenus qui étaient à la barre. Et, à l’audience du 30 août dernier, ils ont tous réfuté les charges articulées contre eux devant ce tribunal de première instance. Ils ont nié avoir pris part à une quelconque manifestation sur la voie publique.

« Moi, je me lève à 5 heures du matin pour aller au marché d’ENTAG pour aider les femmes à transporter leurs bagages au marché. Maintenant, le jour où on m’a arrêté, j’avais déjà fini d’envoyer les bagages au marché, je suis allé à la rivière pour me laver et laver mes vêtements. A mon retour, je suis venu jusqu’à la routière d’ENTAG, j’ai croisé les policiers. Immédiatement, ils ne m’ont même pas demandé, ils m’ont embarqué dans leur pick-up. J’ai commencé à leur expliquer d’où je revenais ; mais, ils m’ont dit qu’ils ne me demandent rien. Là où ils m’ont arrêté, il n’y avait même pas de mouvement. Moi, je ne savais même pas qu’il y avait une manifestation. Ils m’ont embarqué seulement », a expliqué Thierno Iliassa Bah, un des prévenus.

Tout comme ce prévenu, Aboubacar Soumah s’est inscrit en faux contre les accusations portées à son encontre. « Les policiers sont descendus dans notre quartier et m’ont arrêté dans notre concession », a-t-il dit.

De son côté, Naby Laye Moussa CAMARA a dit avoir été interpellé dans le garage où il travaille. « Pendant que je faisais tranquillement mon travail, les policiers ont débarqué de leur pick-up et ils m’ont ramassé sans rien me demander », a dit Naby Laye.

Egalement, Fodé Sylla, Alya Kaba et Abdoulaye Camara ont clamé leur innocence dans cette affaire.

Cependant, toutes ces dépositions des prévenus n’ont pas convaincu le ministère public. Car, à l’audience de ce mercredi, 1er septembre 2021, la procureure Josephine Loly Tenkiano a requis six mois de prison et un million de francs guinéens d’amende contre Fodé Sylla, Alya Kaba, Abdoulaye Camara  et Thierno Ilissa BAH. Par contre, la parquetière a demandé la relaxe pure et simple de Naby Laye Moussa Camara et Aboubacar Soumah.

Finalement, le tribunal a mis l’affaire en délibéré pour décision être rendue lundi prochain, 6 septembre 2021.

À préciser que la manifestation est un droit constitutionnel en République de Guinée, même si les autorités interdisent l’exercice de ce droit aux citoyens ces dernières années, et particulièrement depuis la réélection du président Alpha Condé pour un troisième mandat, le 18 octobre 2020.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tel: 622919225

Lire

Affaire Alladjéï (District de Kambaya) : ce que disent le préfet de Tougué et le gouverneur de Labé

1 septembre 2021 à 16 04 50 09509
Mamadou Alladjéi Baldé, président du district de Kambaya

Comme annoncé dans l’une de nos précédentes publications, le président du district de Kambaya, dans la préfecture de Tougué, Fodé Camara,  a été évincé de son poste les autorités préfectorales et régionales. Son remplacement par Mamadou Alladjéi Baldé a été acté hier, mardi 31 août 2021, par le gouverneur de la région de Labé, Elhadj Madifing Diané, qui a effectué le déplacement sur le lieu, appris un journaliste de Guineematin.

Accusé d’être un récidiviste de vol de bétail, Mamadou Alladjéï Baldé a été porté officiellement à la tête du district de Kambaya, une localité relevant de la commune urbaine de Tougué. Depuis, plusieurs observateurs estiment que le passé sulfureux du nouveau promu ne plaide pas en sa faveur.

Elhadj Amadou Oury Kaba, préfet de Tougué

Accusé d’être derrière le coup, Elhadj Amadou Oury Kaba, le préfet de Tougué, dit ne se reprocher de rien. Joint au téléphone par Guineematin.com, Elhadj Amadou Oury Kaba estime que tout s’est passé dans les règles de l’art. « Je suis allé installer un comité de salut à Kambaya parce que sur les huit conseillers, il y avait cinq démissionnaires. J’ai demandé à mon général des collectivités, lorsqu’il y a 5 démissionnaires sur 8 conseillers qu’est-ce qu’il faut faire ? Il a dit que c’est de mettre en place une équipe en attendant les élections. C’est ce que j’ai fait.  Après, j’ai procédé à une élection et on a élu un nouveau. Voilà ce qui s’est passé. Cela a été fait en bonne et due forme », a expliqué le préfet.

Seulement, à la question de savoir s’il reconnait le comportement de celui qu’il venait d’installer, le préfet est sorti de ses gongs. « C’est par respect pour vous que je parle, si non, j’ai dit à tout le monde que je ne parle pas à la presse. Celui qui a besoin des renseignements n’a qu’à me trouver à mon bureau. On ne nous prend pas par les oreilles dans le téléphone, je ne prends pas ça pour le journaliste. Si tu as besoin de quelque chose, déplace-toi », a-t-il répondu avant de couper l’appel.

Pourtant, le président déchu, Fodé Camara, est revenu sur la manière dont on lui fait sauter de son poste. « Le problème remonte d’il y a plus de 5 mois. J’étais allé à Labé pour un décès quand on m’a appelé pour dire qu’une délégation préfectorale se rendra chez nous. Je suis revenu et on s’est préparé conséquemment. 

A notre surprise, quand le préfet est venu, il ne s’est pas adressé au membre du bureau. Il a juste dit que notre bureau n’était plus légal et qu’il est venu le dissoudre. On s’est demandé pourquoi parce que je n’ai ni détourné, ni volé. C’est ainsi qu’il a choisi le nommé Alladjéï pour assurer l’intérim. Les populations qui m’ont réitéré leur soutien m’ont dit de me calmer. 

Ce jour, le préfet a désigné Alladjeï avec deux de ses fils. A côté de ceux-ci, ils ont ajouté Oussou  Lalyabhé Baldé et deux de ses fils aussi. En tout, dans les 4 secteurs qui composent le district, un seul n’a eu de conseiller au sein du bureau. Et c’est dans cette circonstance que nos ressortissants et nous, avons écrit au gouverneur de Labé, Madifing Diané, pour demander son intervention.

Aujourd’hui mardi, 31 août 2021, le gouverneur est venu. Sur place, Madifing a dit que ce à quoi il pensait de Kambaya, ce n’est pas ça qu’il a trouvé. Qu’il a trouvé le calme et l’union ente les populations. Par conséquent, il ne demandera l’avis de personne. Il a entériné la décision du préfet et maintenu Alladjeï Baldé au poste de président du district. Voilà la désolation dans laquelle se retrouve la population de Kambaya », explique Fodé Camara.

Ce président de district déchu fustige le passé peu catholique de son successeur qui aurait été plusieurs fois  cité, arrêté et même condamné pour vol de bétail. « Les dossiers de sa condamnation pour vol de bétail existent. Mais, ce ne sont pas seulement des étrangers qui gèrent Tougué. Il y a des natifs qui le savent. Mais, la dénonciation ne donnera rien puisque c’est difficile de rappeler à quelqu’un ce qu’il sait déjà », conclut le président déchu.

Madifing Diané, Gouverneur de la région administrative de Labé

Le gouverneur de Labé, Madifing Diané a, de son côté, nié l’existence de tout problème à Kambaya. « C’est faux, il (Fodé Camara : ndlr) n’a pas été remplacé, il est toujours là-bas. Il n’y a aucun problème à Kambaya, c’est des rumeurs !», a dit l’autorité régionale, qu’on peut facilement reconnaître ci-dessous, en compagnie du préfet et du nouveau président du district…

A suivre…

Lire

Lansana Kouyaté révèle : « aucune entente n’a été possible entre l’ANAD et le FNDC »

1 septembre 2021 à 16 04 48 09489
Lansana Kouyaté, président du PEDN

Même s’il confirme qu’il y a eu des échanges en vue d’un rapprochement entre l’ANAD et le FNDC, Lansana Kouyaté laisse entendre que l’initiative ne va pas aboutir. Le président du PEDN révèle en effet, que les discussions sont closes sans qu’un accord ne soit trouvé entre les deux camps (le camp de Cellou Dalein Diallo et ceux de Sidya Touré et de Lansana Kouyaté). L’opposant indique que pour son parti, cette affaire est désormais de l’histoire ancienne.

« J’ai effectivement pris part, il y a des semaines, à des échanges par le biais de la partie société civile du FNDC en vue d’un rapprochement entre l’ANAD et le FNDC. Pour le PEDN, les discussions sont closes ; aucune entente n’ayant été possible. Le PEDN n’a qu’un seul objectif, c’est le renforcement de ses structures », a écrit Lansana Kouyaté, le président du PEDN, sur sa page Facebook.

Une bonne nouvelle pour le régime du président Alpha Condé, qui n’aura pas à faire face à une opposition unie, dans laquelle on retrouve les trois anciens premiers ministres : Cellou Dalein Diallo, Sidya Touré et Lansana Kouyaté, et dont le combat pour l’alternance aurait pu avoir plus de chance d’aboutir.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628 12 43 62

Lire

Faux cas d’Ebola en Côte d’Ivoire : « c’est la science qui a gagné », selon l’ANSS

1 septembre 2021 à 16 04 14 09149

Après la confirmation de ses doutes sur le cas d’Ebola déclaré récemment en Côte d’Ivoire et qui s’est révélé finalement faux, la Guinée met la balle à terre. Les autorités guinéennes évitent de célébrer cela comme une victoire pour préserver les bonnes relations entre Conakry et Abidjan. Pour Dr Sakoba Keïta, le directeur général de l’Agence nationale de sécurité sanitaire, c’est plutôt la science qui a gagné dans cette affaire. Il l’a dit au cours d’une conférence de presse animée ce mercredi, 1er septembre 2021, à Conakry, a constaté un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

« Pour nous, c’est la science qui a gagné, parce que ça nous a permis d’apprendre. On va tirer des leçons pour que ce genre d’incident ou d’erreur ne se réduise plus au niveau le plus petit possible. Nous sommes ensemble, on est dans le même univers. Aujourd’hui, c’est entre nous et la Côte d’Ivoire. Demain, ça peut être entre nous et d’autres pays et on règle le problème dans la fraternité et dans la coopération pour éviter de culpabiliser tel ou tel. Donc, c’est cet esprit qui m’anime. Techniciens, hommes de sciences, nos collègues de la Côte d’Ivoire sont des collaborateurs à moi. Ça fait plus de 20 ans que je connais certains. Donc, ce n’est pas à partir d’une seule divergence d’idées que nous pourrons briser tout ce lien séculaire qu’on a eu à bâtir à travers le temps », a-t-il déclaré.

Dr Sakoba Keita, Directeur Général de l’ANSS

Tout en rappelant que « l’erreur est humaine », cet épidémiologiste indique que les autorités guinéennes comprennent parfaitement leurs homologues de Côte d’Ivoire. « Nous, nous comprenons les autorités ivoiriennes. Il y a eu de l’émotion qui ne nous a pas permis d’avoir des relations très rationnelles pour une meilleure gestion. Donc, nous pensons que ce n’est pas le moment de dire qui a gagné ou qui a perdu. On n’est pas dans un match de football. En matière de santé, il n’y a pas de match. On se complète et on apprend ensemble », a dit le directeur général de l’Agence nationale de sécurité sanitaire (ANSS).

Le 14 août 2021, le gouvernement ivoirien a annoncé qu’une jeune femme venue de la ville guinéenne de Labé (qui est arrivée le 11 août à Abidjan) a été testée positive à Ebola. Quelques jours plus tard, la Guinée a émis des doutes quant à la fiabilité du diagnostic effectué par l’Institut Pasteur d’Abidjan, demandant une analyse de reconfirmation dans un autre laboratoire. Même si le ministère ivoirien de la santé avait déclaré qu’il était sûr du diagnostic fait par ses techniciens, la Côte d’Ivoire a finalement accepté d’envoyer les échantillons à l’Institut Pasteur de Lyon, en France. Et ce dernier test a révélé que la jeune Guinéenne n’avait pas la maladie à virus Ebola.

Mohamed Guéasso DORÉ pour Guineematin.com 

Tel: +224 622 07 93 59

Lire

Syli national : voici le 11 entrant face à la Guinée-Bissau

1 septembre 2021 à 14 02 47 09479

Le sélectionneur de la Guinée a dévoilé la liste des onze joueurs qui vont débuter le match Guinée-Bissau, au compte de la première journée des éliminatoires de la coupe du monde 2022.

Didier Six a titularisé la plupart des cadres de l’équipe, dont le capitaine Naby Keïta, Amadou Diawara, François Kamano et Mady Camara. On retrouve également sans surprise Mohamed Bayo, actuel meilleur buteur de la ligue 1 française dans ce onze de départ.

Guineematin.com vous propose ci-dessous la composition du Syli national :

Gardien : Moussa Camara

Défense : Florentin Pogba, Mohamed Ali Camara, Issiaga Sylla, Abdoulaye Cissé

Milieu : Amadou Diawara, Naby Keita (capitaine), Mady Camara, Mamadou Kané

Attaque : François Kamano, Mohamed Bayo

Le coup d’envoi de la rencontre est prévu à 16 heures, au stade olympique de Nouakchott, en Mauritanie.

À suivre !

Lire

Football : Guisport, l’équipementier guinéen, s’exporte en Guinée-Bissau

1 septembre 2021 à 14 02 34 09349

Après avoir conquis le terrain guinéen, Guisport se lance maintenant dans la conquête de l’Afrique. L’équipementier guinéen a signé un contrat de sponsoring avec la Fédération bissau-guinéenne de Football. Ce qui lui permet désormais d’habiller toutes les équipes de football de la Guinée-Bissau. La signature de ce partenariat a eu lieu hier, mardi 31 août 2021, à Nouakchott, en Mauritanie.

C’est une nouvelle étape franchie par Guisport, un équipementier sportif guinéen créé en 2015, en France, et lancé officiellement en 2017, en Guinée. La marque panafricaine qui travaille déjà avec plusieurs fédérations sportives en Guinée (Basketball, Natation, Handball), vient de décrocher son premier contrat à l’étranger. Dans les quatre prochaines années, elle va habiller toutes les équipes nationales et les clubs de football de la Guinée-Bissau. C’est ce qui est prévu dans le contrat signé entre les responsables de Guisport et la Fédération bissau-guinéenne de football.

« Officiellement, le partenariat dit qu’on doit habiller l’équipe nationale A. Mais, pour accompagner et encourager la Fédération bissau-guinéenne de football, on a pris l’engagement d’habiller le championnat national de ligue 1 et de ligue 2 ainsi que les équipes nationales féminines de football. On va aussi habiller les arbitres et les catégories inférieures. Dans l’histoire du football bissau-guinéen, c’est la première fois que les arbitres seront habillés, et ça va être en Guisport », s’est félicité Boubacar Bah, directeur général de Guisport.

Après la Guinée-Bissau, l’équipementier sportif guinéen compte poursuivre son expansion, en cherchant à convaincre d’autres pays. « Les ambitions de Guisport sont énormes et immenses. Aujourd’hui, nous sommes avec la Guinée-Bissau. Demain, on a envie d’être avec d’autres équipes et pourquoi pas tout le continent africain et hors de l’Afrique », a annoncé M. Bah.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tel. : 628 12 43 62

Lire

Télimélé en fête ! « La route Kasserie – Télimélé centre sera bitumée dès le mois d’octobre » (Préfet)

1 septembre 2021 à 12 12 00 09009

« Monsieur le président de la République, le Professeur Alpha Condé, dans sa bonté, a bien voulu nous accorder un financement pour démarrer les travaux de Kasserie jusqu’à Dara, au niveau du goudron. Et, ces travaux doivent commencer dès ce mois d’octobre 2021… Télimélé sera vraiment dans la joie et dans la gaieté », a notamment annoncé le préfet, Amadou Sadio Diallo.

C’est une annonce qui fera des heureux dans la préfecture Télimélé ! Hier, mardi 31 août 2021, à l’occasion de la cérémonie de lancement des travaux de dégagement de la route Télimélé ville-Soïndé-Gabé-Mégnékouré (communément appelée la contournante de Loubha), le préfet Amadou Sadio Diallo a annoncé que le gouvernement a accordé un financement à Télimélé pour le démarrage des travaux de bitumage de la route Kasserie – Télimélé centre. Le début des travaux de bitumage de cette importante route (pour ce tronçon d’une cinquantaine de kilomètres) est prévu pour le mois d’octobre prochain, a appris un correspondant de Guineematin.com à Télimélé.

Amadou Sadio Diallo, préfet de Télimélé

C’est devant ce beau monde qui était présent ce mardi au terrain ‘’M’bia (où la cérémonie de lancement des travaux de dégagement de la route Télimélé-ville-Soïndé-Gabé-Mégnékouré a eu lieu’’, que le préfet de Télimélé a fait l’annonce de cette très bonne nouvelle. Amadou Sadio Diallo a laissé entendre le financement de ces travaux de bitumage est une expression de la bonté du président Alpha Condé envers les populations de Télimélé.

« Nous sommes réunis ici ce matin pour trouver une autre route qui peut contourner Loubha. Car, les travaux de bitumage de cette partie vont commencer bientôt. Parce que monsieur le président de la République, le Professeur Alpha Condé, dans sa bonté, a bien voulu nous accorder un financement pour démarrer les travaux de Kasserie jusqu’à Dara, au niveau du goudron. Et, ces travaux doivent commencer dès ce mois d’octobre 2021. Ces travaux concernent la route de Kasserie à Télimélé centre, y compris tout ce qui est ponts et également le col de Loubha. On a bien travaillé le col de Loubha ; mais, l’État viendra achever les travaux, mettre le béton. Et, Télimélé sera vraiment dans la joie et dans la gaieté », a annoncé Amadou Sadio Diallo.

De Télimélé, Mamadou Saliou Bah pour Guineematin.com

Tél. : 628 88 04 73

Lire

Guinée : plusieurs bacheliers « bloqués », faute de diplômes

1 septembre 2021 à 11 11 47 09479

Plus d’une année après la publication des résultats du baccalauréat session 2020, les bacheliers ne sont toujours pas rentrés en possession de leurs diplômes. Une situation qui pénalise plusieurs d’entre eux qui souhaitaient aller faire leurs études universitaires à l’étranger.

Après avoir décroché son Bac, Boubacar Diallo comptait engager rapidement des démarches en vue d’aller poursuivre ses études au Canada. Le jeune homme a bien préparé son projet ; mais, il peine jusque-là à engager la procédure. Car, il ne peut pas postuler sans son diplôme, qu’il n’arrive toujours pas à récupérer. Interrogé par Guineematin.com à ce sujet, cet étudiant en licence 1 au département Sciences politiques de l’Université Général Lansana Conté de Sonfonia, est aujourd’hui partagé entre désolation et colère.

Boubacar Diallo, étudiant en Licence 1

« J’ai été plusieurs fois au MENA (ministère de l’Education nationale et de l’alphabétisation) ; mais, à chaque fois, on me dit que les diplômes ne sont pas disponibles. Mais ce qui est inquiétant, c’est que j’ai des amis qui ont reçu leurs diplômes et relevés de notes. Moi, j’avais un projet de voyage, je l’ai raté parce que je n’ai pas reçu mon diplôme à temps. Et jusqu’à présent, j’ai ce problème. Je suis parti deux fois au MENA, j’ai rencontré un certain M. Keïta, mais il ne m’a pas donné le temps de bien lui expliquer la situation. Dès que je commence à parler, il rentre dans son bureau », déplore Boubacar Diallo.

Amadou Pathé Bah, étudiant à l’ISSEG

Amadou Pathé Bah se trouve également dans la même situation. Lui aussi avait un projet de voyage pour la France qu’il a dû mettre en suspens, faute de diplôme. « Je ne sais pas à quel niveau se situe le problème. Je suis parti plusieurs fois au MENA pour chercher mon diplôme, sans succès. On m’a toujours dit que ce n’est pas disponible. Ceux qui ont reçu leurs diplômes sont partis tôt. Mais ceux qui ont un peu retardé, ne sont toujours pas en possession de leurs diplômes. Pour la première fois, quand je suis parti, il y avait des responsables pour chaque commune de Conakry.

Pour la commune de Ratoma, c’était une dame, à qui on a remis 20.000 francs et une photocopie de la carte scolaire. Elle nous a dit de revenir une semaine après pour récupérer le diplôme ainsi que le relevé de notes. Mais quand nous sommes repartis, ils nous ont dit qu’on ne pouvait recevoir que les relevés de notes, parce que les diplômes ne sont pas disponibles. Et quand on a demandé pourquoi les diplômes ne sont pas disponibles, on n’a pas reçu de réponse satisfaisante. Moi, je voulais m’inscrire à campus France, mais comme le diplôme est obligatoire, je n’ai pas pu le faire jusqu’à présent », a indiqué cet étudiant de l’ISSEG (Institut supérieur des sciences de l’éducation de Guinée).

Qu’est-ce qui retarde la délivrance des diplômes du Bac 2020 ? Guineematin.com a tenté d’avoir une réponse à cette question que se posent ces deux étudiants et beaucoup d’autres qui sont concernés par cette situation. Interrogé sur le sujet, le porte-parole du ministère de l’Education nationale et de l’alphabétisation a commencé par reconnaître le problème, avant de donner la cause de ce retard.

Mohamed Ansa Diawara, porte-parole du ministère de l’Education nationale et de l’alphabétisation

« Il faut reconnaître que les diplômes de l’année dernière ne sont pas encore prêts, parce que le service national des examens ne dispose pas des spécimens devant servir de support aux diplômes. Nous voulons cette fois-ci rendre notre diplôme infalsifiable. La commande est lancée à l’extérieur depuis longtemps, mais je crois que nous sommes en passe de l’obtenir. C’est vrai que l’idéal voudrait qu’après son examen, qu’on ait directement son diplôme. Mais ce que nous faisons, c’est pour sécuriser les diplômes de ces bacheliers qui ont sérieusement travaillé. Car nous avons constaté qu’il y a toujours des falsifications autour de ces diplômes. C’est pourquoi cette fois-ci, de la manière que les passeports et les cartes d’identité sont biométriques, nous sommes en train de rendre infalsifiables les diplômes. Voilà ce qui explique le retard », a indiqué Mohamed Ansa Diawara.

Il ajoute toutefois que ce retard n’aurait pas dû causer des désagréments aux bacheliers qui voulaient aller étudier à l’étranger. Car, dit-il, le MENA a pris des dispositions pour éviter cette situation. « Nous sommes en liens étroits avec campus France et les ambassades. Toutes nos données sont informatisées, les résultats notamment. Ce qui veut dire que tous ceux qui voudront voyager pourront obtenir le certificat de non délivrance des diplômes en lieu et place du diplôme. Donc, c’est possible de postuler avec ce certificat de non délivrance. Parce que ce document veut dire simplement que vous avez effectivement le Bac et que le diplôme n’est pas encore prêt. Maintenant, il revient à campus France ou à une quelconque ambassade d’interroger nos données en ligne pour voir si le postulant figure parmi les admis au Bac », a dit M. Diawara.

Mariame Diallo et Malick Diakité pour Guineematin.com

Tel : 626-66-29-27

Lire

Hausse des budgets de la présidence et du parlement : les raisons, selon Ismaël Dioubaté, ministre du budget

1 septembre 2021 à 11 11 40 09409
Ismael Dioubaté, ministre du Budget

C’est une situation qui suscite un grand débat actuellement en Guinée. Au moment où le pays vit une crise économique qui frappe durement la grande majorité de la population et pendant que certaines institutions nationales connaissent une baisse de leur budget, d’autres se voient bien loties. C’est le cas de la présidence de la République et de l’Assemblée nationale, dont les budgets ont connu une importante hausse dans la Loi de finance rectificative (LFR), en cours d’examen au parlement.

Qu’est-ce qui explique cette situation ? Le ministre du budget a répondu à cette question dans l’émission Mirador de FIM, ce mercredi 1er septembre 2021. En ce qui concerne la présidence de la République, Ismaël Dioubaté a indiqué que la hausse du budget est essentiellement due à la mise en application du statut particulier des inspecteurs d’État.

« Ça s’explique essentiellement par la mise en application du statut particulier des inspecteurs d’État qui relèvent de la présidence. Donc, ce n’est que ça en réalité. J’ai dit essentiellement mais vous avez aussi toute la panoplie de ministres conseillers qui sont à la présidence. Chaque fois qu’on nomme un ministre conseiller, ça a un impact sur le niveau des salaires. Mais pour le cas précis, c’est essentiellement dû à l’application du statut particulier des inspecteurs d’État », a-t-il laissé entendre.

Pour ce qui est de l’Assemblée nationale, il soutient que la hausse se justifie par « l’application de la nouvelle constitution. Avant le changement de la constitution, les sessions de l’Assemblée étaient de six mois. Maintenant, ils (les députés) font une session unique de neuf mois et une session spéciale de la LFR, ce qui fait au total dix mois. Dans la Loi de finance initiale (LFI) 2021, les prévisions étaient sur les six mois conformément à l’ancienne constitution. Maintenant que nous sommes passés à la nouvelle constitution, on passe de six à neuf mois. Ce sont ces primes de session qui expliquent l’augmentation », a dit Ismaël Dioubaté.

A rappeler que le budget de la présidence de la République est passé de 492 511 921 000 GNF dans la LFI à 667 355 982 000 GNF dans la LFR. Soit une augmentation de 174 844 061 000 GNF. Celui de l’Assemblée nationale aussi est passé de 273 345 730 000 GNF à 357 819 955 000 GNF. Soit une augmentation de 84 474 225 000 GNF. 

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628 12 43 62

Lire

Affrontement pour le contrôle d’une mine d’or à Mandiana : un couvre-feu instauré par le préfet

1 septembre 2021 à 10 10 59 09599
Mohamed Lamine Doumbouya, préfet de Mandiana

Comme annoncé précédemment, de violents affrontements ont éclaté hier, mardi 31 août 2021, entre les habitants des quartiers Oudiala et Mandiana1 qui se disputent la paternité d’une nouvelle mine d’or découverte à environ trois kilomètres du centre-ville de Mandiana, sur la route de Kankan. Et, face à l’intensité des violences qui ont fait une dizaine de blessés, le préfet de Mandiana, Mohamed Lamine Doumbouya s’est vu dans l’obligation de faire appel à des renforts à Kankan et d’instaurer un couvre-feu de 20 heures à 6 heures dans la ville, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Mandiana.

L’annonce de ces mesures a été faite à l’occasion d’un point de presse animé dans l’après-midi par le préfet de Mandiana. Et, c’est pour mettre fin aux affrontements sanglants de la journée que Mohamed Lamine Doumbouya est passé à la vitesse supérieure. Car, les bérets rouges qui étaient sortis pour disperser les gens qui s’affrontaient sur le terrain étaient débordés. L’autorité préfectorale a alors fait appel à des renforts, installé un PA militaire sur la nouvel mine fait objet d’affrontements et instauré un couvre-feu nocturne dans la ville.

« Nous invitons toutes et tous à la retenue. Car, les sages, les femmes et les jeunes de Mandiana-centre sont les médiateurs de la préfecture. Mandiana ne mérite ce comportement. Pour le moment, des dispositions sont prises : comme un couvre-feu de 20 heures à 6 heures du matin, la fermeture de la mine d’or jusqu’à nouvel ordre. Et, ceux qui ne vont pas obéir à ces décisions feront face à la rigueur de la loi. Nous rassurons tous qu’une enquête est ouverte, la justice fera son travail ; et, toute personne citée va comparaître devant la justice pour se justifier », a dit Mohamed Lamine Doumbouya, tout en demandant aux sages de Mandiana de s’investir davantage pour régler ce problème.

A noter que depuis l’annonce de ces mesures, un calme précaire règne dans la commune urbaine de Mandiana.

De Mandiana, Mamady Konoma Keïta pour Guineematin.com

Tel : 625 81 03 26

Lire

Guinée : le Cardinal Robert Sarah, médiateur idéal d’un dialogue politique ?

1 septembre 2021 à 10 10 55 09559

Libre Opinion : Sans préjuger des tenants et aboutissants d’un dialogue en Guinée et à titre d’universitaire, dans la présente tribune, nous allons examiner tour à tour le profil idéal d’un médiateur, les précédents positifs puisés en Afrique et l’idéal portrait qu’offre Son Eminence Cardinal Robert Sarah.

L’engagement en faveur du peuple et l’unanimité au sein de la population comme profil idéal d’un médiateur

Lors qu’il est question d’aller loin et arriver à bon port, l’adage nous enseigne qu’il faut miser sur la bonne monture. Il en est de même lorsqu’il s’agit de s’engager dans un processus de dialogue véritable – pour quelque objectif qu’il soit. La personnalité de celui qui préside aux destinées des assises est essentielle pour leur réussite. Cette personne doit avoir démontré son engagement en faveur du peuple et il doit jouir d’une certaine unanimité au sein des parties en débat. Il lui sera ainsi aisé d’engager et mener à bon port le processus avec sérénité sans suspicion de partialité et les décisions qui en seront issues pourront s’imposer à tous. Ces aspects ne sont sortis ex nihilo mais résultent de l’observation des faits historiques en Afrique.

Les précédents positifs de la RDC, du Togo et de l’Afrique du Sud

L’histoire récente nous enseigne que des prélats ont joué un rôle essentiel dans la consolidation de la démocratie et des droits de l’homme dans leurs pays à des moments cruciaux de leur évolution. Il nous sera loisible d’en citer quelques uns pour illustration. En République démocratique du Congo (RDC), le Cardinal Laurent Monsengwo (1939-2021), Archevêque de Kisangani, a répondu présent à chaque fois que son pays eut besoin de ses services. Il en a toujours été de même lors des transitions démocratiques des années 90 avec le Président Mobutu que tout récemment avec le Président Kabila. Le père de la démocratie béninoise demeure, sans aucun doute, le Cardinal Isidore de Souza (1934-1999), Archevêque de Cotonou. Il a présidé avec sagesse et retenue la conférence nationale souveraine qui a remis le Bénin sur les rails avec d’institutions constitutionnelles solides et un climat social apaisé. La beauté de la nation arc-en-ciel collée à l’Afrique du Sud est tributaire de l’action de l’Archevêque anglican du Cap, Monseigneur Desmond Tutu (1931). Il a professé la paix, introduit le concept ubuntu (le vivre ensemble) et présidé avec brio la Commission Vérité et Réconciliation, citée en exemple de réussite pour la justice transitionnelle. Ces trois personnages ont pour base commune l’unanimité parmi leurs compatriotes et l’engagement de servir loyalement leurs peuples. Les exemples que dessus sont loin d’épuiser ces consciences morales de leur peuple. Le Cardinal Sarah n’offre-t-il pas le même portrait pour notre pays, la Guinée, à l’instar de ses collègues ci-haut cités ?

Le Cardinal Sarah : l’idéal médiateur pour un véritable dialogue guinéen

Au regard de ce qui précède, Son Eminence Cardinal Sarah (1945), ancien archevêque de Conakry, offre le portrait idéal d’un médiateur dans le cadre d’un processus véritable de dialogue en Guinée pour les raisons qui suivent. Du point de vue de l’engagement en faveur du peuple, les actions du Cardinal Sarah sont lésion. Lors du premier régime, il n’a pas hésité à prendre position en faveur du respect des droits de l’homme en Guinée. Pendant le second régime, il s’est toujours tenu à côté du peuple de Guinée en dénonçant les violation des droits de l’homme et en appelant à l’instauration d’un Etat de droit. Les guinéens ont encore en mémoire son mémorable discours à la nation avant de rejoindre sa nouvelle affectation à Rome. Ce sont de telles actions qui accordent au prélat guinéen l’onction de l’unanimité qui traverse et transcende toutes les divergences de nature ethnique, politique et religieuse.

-Juris Guineensis No 12.

Conakry, le 1er septembre 2021

Dr Thierno Souleymane BARRY,

Docteur en droit, Université Laval/Université de Sherbrooke (Canada)

Professeur de droit, Consultant et Avocat à la Cour

Lire

Me Baldé écrit au procureur de Dixinn : « permettez à Bogola Haba de communiquer avec sa famille »

1 septembre 2021 à 10 10 03 09039

« Je viens auprès de vous au nom et pour le compte de M. Kéamou Bogola HABA afin de solliciter l’autorisation de pouvoir communiquer par téléphone avec sa famille se trouvant à Accra au Ghana », a écrit Me Thierno Souleymane Baldé, un des conseils de l’opposant, à Sidy Souleymane N’diaye, procureur de la République près le tribunal de première instance de Dixinn.

L’avocat indique que depuis son placement en détention préventive, le 16 juillet dernier, Bogola Haba (président d’honneur de l’UGDD, un parti allié à l’UFDG de Cellou Dalein Diallo), n’a pas pu communiquer avec sa famille. Pourtant, rappelle Me Thierno Souleymane Baldé, les articles 1050 et 1116 du Code de procédure pénale prévoient que les inculpés, prévenus et accusés puissent communiquer avec leur avocat et leur famille.

Guineematin.com vous propose ci-dessous la lettre qu’il a adressée au procureur de Dixinn :

Demande de communiquer – Beaugos

Lire

Comment protéger les enfants contre les maladies hivernales ? Dr Niane Harissatou, pédiatre, à Guineematin

1 septembre 2021 à 9 09 33 09339
Dr Niane Harissatou, médecin spécialiste en pédiatrie

Quand vient l’hivernage, viennent aussi le paludisme, le rhume et autres maladies qui n’épargnent pas les enfants de moins de 5 ans. Une situation qui inquiète non seulement les parents, mais aussi les médecins. Pour savoir davantage sur les moyens de se prémunir contre les maladies hivernales, un reporter de Guineematin.com est allé à la rencontre de Dr Niane Harissatou, pédiatre en service à l’Institut de Nutrition et de Santé de l’Enfant (INSE) de l’Hôpital national Donka.

Entretien !

Guineematin.com : 1- Dr Niane, nous sommes en pleine saison des pluies actuellement. Une période durant laquelle les maladies hivernales sont fréquentes surtout chez les enfants. Parlez-nous des dangers liés à cette situation ?

Dr Niane Harissatou : les grandes pluies auxquelles nous assistons ont des impacts négatifs sur la santé des enfants, surtout de moins de 5 ans, qui constituent le groupe le plus vulnérable. Parmi les maladies, il y en a qui sont transmissibles épidémiques ou endémiques et celles qui ne sont pas transmissibles, qui ne sont pas liées à un vecteur comme l’eau.

Parmi les maladies transmissibles, il y a le paludisme. Selon les données de l’OMS, 9 enfants sur 100 meurent dans le monde chaque année et parmi eux 37% sont imputables au paludisme, la pneumonie et aux maladies diarrhéiques. Donc, c’est autant vous dire combien le paludisme tue dans le monde, surtout en Afrique. Comme je vous le disais, il y a également certaines maladies endémiques, comme les maladies diarrhéiques que nous rencontrons aussi souvent chez nous. Et cette dernière, elle est le plus souvent liée à une eau qui est souillée, non potable. Si nous prenons par exemple le paludisme qui est l’une des maladies très fréquente en Guinée, elle connaît une recrudescence pendant
l’hivernage à cause des eaux qui stagnent dans les caniveaux ou dans d’autres réservoirs. Ce sont ces réservoirs qui permettent aux moustiques de se multiplier en favorisant la reproduction. Sachant que le paludisme est dû à la piqûre de moustiques, on comprend donc mieux pourquoi il y a la recrudescence de cette maladie au cours de la
saison des pluies.

Pour les maladies diarrhéiques, comme je l’ai dit plus haut, elles sont souvent transmises à travers les aliments souillés à l’eau de boisson contaminée et aussi à travers les mains sales.

Parmi les maladies transmissibles, il y en a qui n’ont pas besoin de vecteurs, qui ne se transmettent d’homme à homme. C’est le cas des infections broncho-pulmonaires, ou des infections respiratoires qui touchent les bronches et les poumons. A titre d’exemple, nous avons l’asthme, les broncho-pneumonies. Ces infections surviennent et sont beaucoup accentuées pendant la saison des pluies. Donc, en raison de la pluie, on constate la recrudescence de la crise d’asthme qui est une affection chronique due à l’allergie. Elle est souvent déclenchée par certains facteurs tels que la moisissure dans la maison au cours de la saison des pluies, l’humidité, des odeurs fortes telles que l’encens ou tout ce qui provoque les rhinites. Ceci pour dire qu’au cours de la saison des pluies, ces femmes qui aiment beaucoup brûler l’encens parce qu’elles estiment qu’il faut dégager les odeurs, ou les spiralés ou laisser les enfants sortir sous la pluie, les exposent sans se rendre compte. Tous ces facteurs surviennent plus fréquemment durant la saison des pluies.

Toujours dans le même groupe, nous avons la drépanocytose qui est une maladie chronique liée à une anomalie sanguine transmise des parents aux enfants et se manifeste souvent par des douleurs osseuses, thoraciques et abdominales. Cette dernière se manifeste souvent au cours de la saison des pluies par des crises qui sont parfois déclenchées quand l’enfant est exposé à la fraicheur. Donc, pendant cette saison, les crises des drépanocytaires sont accentuées. C’est dans le même sens les maladies de rhumatisme articulaire aigu.

A côté de ces maladies transmissibles et non transmissibles que j’ai citées tantôt, nous avons également la maladie qu’on appelle le pied d’athlète qui survient quand les enfants marchent dans les boues, sous les pluies qui tombent avec les eaux usées, ils traînent leur pied qui restent longtemps en contact avec ces eaux et ça peut donc se surinfecter et entraîner des plaies. Dans ce cas, l’enfant a du mal à porter des chaussures ou à marcher. Donc, en résumé, voilà l’impact de la pluie par rapport à ces maladies chez les enfants de moins de 5 ans.

Guineematin : Comment peut-on éviter ces maladies ?

Dr Niane Harissatou, médecin spécialiste en pédiatrie

Dr Niane Harissatou : Bien entendu, on peut les éviter sachant déjà comment elles se transmettent, ou se déclenchent on peut vraiment éviter la plupart de ces maladies en occurrence ces maladies chroniques. On peut prendre des dispositions pour minimiser un peu les crises rapprochées. Si nous prenons par exemple le paludisme, qui se transmet par la piqûre du moustique, on peut l’éviter en essayant de dormir sous la moustiquaire. En Guinée, dans le protocole national, chaque femme qui tombe en état de famille a droit à une moustiquaire dans un centre de santé. Ces moustiquaires imprégnées sont là dans le cadre de la prévention du paludisme chez les femmes enceintes et les enfants.

A part cela, on peut également éviter le paludisme en éloignant les gites d’eaux ou en nettoyant autour de la maison, en désencombrant les alentours, en éliminant les eaux stagnantes où les moustiques aiment pondre et se reproduire. C’est déjà un autre moyen d’éviter le paludisme.

Pour ce qui est des maladies diarrhéiques, les mamans doivent se battre pour que leurs enfants consomment de l’eau potable, les aliments bien cuits mais aussi s’accentuer beaucoup sur l’hygiène avec le lavage de mains avant chaque repas. Laver les mains avant de faire la cuisson, le lavage des mains après selles avec de l’eau et du savon. Je pense bien que c’est en effectuant ces gestes qu’on peut bien évidemment minimiser les risques d’attraper ces maladies
diarrhéiques. Si on n’a pas les possibilités d’acheter de l’eau minérale au moins on peut avoir des possibilités d’acheter du Sur’eau pour ajouter à l’eau afin de la rendre potable. Il faut désinfecter les crudités, il faut les laver avec de l’eau et du savon avant de les donner en consommation aux enfants.

Pour certaines maladies chroniques dont on a parlé, par exemple la drépanocytose; faire un bon suivi de l’enfant par un pédiatre en respectant les consignes données par celui-ci. En plus, également penser à protéger ces enfants de la fraîcheur en les faisant porter des habits longs, des chaussettes et bien les hydrater, ceci pourrait aider à minimiser les crises drépanocytose.

Pour les affections respiratoires telles que l’asthme, on peut également aider à minimiser les crises d’asthme, par exemple, en évitant de brûler l’encens ou des odeurs à l’intérieur de la maison, en désencombrant la maison surtout là où l’enfant passe plus de temps ; nettoyer la moisissure, donner un espace à l’enfant où il pourrait respirer de l’air frais ; ne pas laisser les enfants sortir sous la pluie.

Guineematin.com : Pendant ce mois d’août pouvez-vous nous dire le nombre d’enfants que vous avez reçus en lien avec les maladies que vous venez de citer ? Est-ce que ce chiffre est grandissant comparativement à l’année dernière ?

Dr Niane Harissatou : Je n’ai pas préparé les statistiques mensuelles mais durant ces deux à trois derniers mois (fin juin, juillet et août), nous avons reçu beaucoup d’enfants en consultation. De 40 consultations, on est allé à 60 consultations journalières pédiatriques. C’est énorme ! Et dans la plupart de ces consultations, c’est des cas de paludismes, de maladies diarrhéiques, d’infection respiratoire en gros. Et parmi eux, il y a beaucoup d’enfants asthmatiques, de drépanocytaires. Et c’est vraiment inquiétant.

Sachant ce que nous traversons dans notre pays avec le panier de la ménagère, la cherté de la vie, les difficultés socio-économiques, je pense qu’on peut bien accentuer la prévention.

Guineematin.com : Quels sont vos conseils en tant que médecin à l’endroit des parents ?

Dr Niane Harissatou : Je dirais aux mamans de bien faire dormir les enfants sous les moustiquaires imprégnées, d’assainir leurs maisons et alentours, d’éviter tous les gîtes d’eaux, de maintenir l’hygiène des mains, de donner de l’eau potable en boisson aux enfants, de laver toutes crudités avant de les donner à manger aux enfants mais aussi de protéger les enfants qui sortent sous les pluies. Donc, tous ces facteurs sont à prendre en compte pour minimiser vraiment ces infections et ces affections pendant la saison des pluies.

Interview réalisée par Mohamed Guéasso DORÉ pour Guineematin.com

Tel : +224 622 07 93 59

Lire

Télimélé : lancement des travaux de dégagement de la contournante de Loubha

1 septembre 2021 à 8 08 38 09389

C’est un ouf de soulagement pour les usagers de la route Télimélé-ville-Soïndé-Gabé-Mégnékouré ! Les travaux de dégagement de cette route qui relie la ville de Télimélé à la sous-préfecture de Gougoudjé via le district de Soïndé viennent d’être lancés hier, mardi 31 août 2021, au terrain M’balia, dans la commune urbaine de Télimélé, en présence des autorités préfectorales, communales, religieuses et de certains citoyens.

Selon le contrat signé avec la société Huaya, les travaux vont durer au minimum dix (10) jours sur une distance de onze (11) kilomètres. L’exécution des travaux a été confiée au comité de pilotage de Loubha.

Amadou Sadio Diallo, préfet de Télimélé

Dans son discours recueillis par un correspondant de Guineematin.com, le préfet de Télimélé a tenu à réaffirmer toute sa confiance aux membres dudit comité. « Nous sommes réunis ce matin pour trouver une autre route qui peut contourner Loubha car les travaux de bitumage de cette partie vont bientôt commencer. La présence massive des populations de Télimélé ce matin montre l’importance de cette route. Nous remercions le comité de pilotage de Loubha et nous leur réaffirmons notre confiance. On ne change pas une équipe qui gagne. Nous demandons aussi l’aide des personnes de bonne volonté car il s’agit là d’une route internationale », a déclaré Amadou
Sadio Diallo.

Elhadj Amadou Baïlo Bah, président du comité de pilotage de Loubha

Le président du comité de pilotage des travaux a, quant à lui, rendu grâce pour la confiance qui leur est portée avant d’inviter les citoyens à contribuer pour cette noble cause. « Certes, c’est Senguéléma qui a initié ce projet, mais c’est tout Télimélé qui vient d’entamer ces travaux et qui va en bénéficier, car nous avons besoin de cette contournante de Loubha. Que Dieu nous aide à réaliser ce projet dans les conditions les meilleures. Nous disons à tous les fils et filles de Télimélé, si vous contribuez à la construction d’une route, vous le faites pour vous-même. Ainsi nous demandons de l’aide, chacun selon ses moyens, aucune somme n’est petite et rien n’est de trop » a ajouté Elhadj Amadou Baïlo Bah.

Il faut préciser que ces travaux de dégagement de cette route Télimélé-ville-Soïndé-Gabé-Mégnékouré, autrement dit la contournante de Loubha, ont été initiés et financés par les fils résidants et ressortissants de Senguéléma, dans la commune urbaine de Télimélé.

Mamadou Saliou Bah pour Guineematin.com

Tél. : 628 88 04 73

Lire

Ebola en Côte d’Ivoire ? L’histoire donne raison à la Guinée

1 septembre 2021 à 8 08 09 09099

Les doutes de la Guinée ont été finalement confirmés. La jeune Guinéenne déclarée positive à Ebola le 14 août dernier à Abidjan n’avait pas cette maladie. Une nouvelle analyse effectuée en France a révélé qu’il n’y a aucune preuve de la présence du virus, a appris Guineematin.com à travers un communiqué de l’Organisation mondiale de la santé.

« Le gouvernement de Côte d’Ivoire a informé l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) qu’un second laboratoire a analysé les échantillons prélevés sur une patiente suspectée d’avoir Ebola et n’a trouvé aucune preuve de la présence du virus.

Les analyses effectuées par l’Institut Pasteur de Lyon, en France, interviennent après de précédentes analyses conduites par l’Institut Pasteur de Côte d’ivoire, qui ont amené les autorités du pays à déclarer le premier cas d’Ebola depuis 1994. Avec les nouveaux résultats obtenus par le laboratoire à Lyon, l’OMS estime que la patiente n’a pas eu la maladie à virus Ebola et de plus amples analyses sur la cause de sa maladie sont en cours », a indiqué l’OMS.

L’histoire donne ainsi raison à la Guinée, qui avait émis des doutes quant à la fiabilité du diagnostic effectué sur la patiente, venue de la ville guinéenne de Labé et qui a été déclarée positive à Ebola trois jours après son arrivée en Côte d’Ivoire. Le ministère guinéen de la santé avait écrit à son homologue ivoirien pour solliciter une analyse de reconfirmation dans un autre laboratoire. Dans un premier temps, les autorités de Côte d’Ivoire avaient rejeté cette demande, disant être sûres du diagnostic effectué par l’Institut Pasteur d’Abidjan.

En Guinée, 49 personnes ayant été en contact avec la jeune femme déclarée positive à Ebola ont été recensées et placées en isolement dans la ville. 47 d’entre elles ont déjà terminé leur période de suivi (21 jours) et ont repris leurs mouvements.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628 12 43 62

Lire