Amadou Diallo (BBC) : l’enfant de Diari revient sur son brillant parcours (interview)

20 janvier 2019 à 21 09 22 01221
Amadou Diallo, ancien correspondant de la BBC en Guinée

Pour sa toute première grande interview après son départ de notre pays, monsieur Amadou Diallo, ancien correspondant de la BBC en Guinée, a accepté de se confier à un journaliste de Guineematin.com qui était récemment en séjour à Dakar, au Sénégal. Le célèbre journaliste a répondu à toutes nos questions, y compris sur son parcours scolaire et professionnel.

Ci-dessous, Guineematin.com propose le décryptage de la première partie de cette interview portant sur le parcours scolaire de notre confrère et le début de sa carrière de journaliste à la Radiotélévision Guinéenne (RTG).

Décryptage !

Guineematin.com : on va commencer cet entretien par parler de vous-même. Pour ceux qui ne vous connaissent pas bien, qui est Amadou Diallo ?

Amadou Diallo : c’est toujours très difficile pour moi de parler de ma personne ; mais, pour les besoins de la cause, puisque vous avez demandé, nous allons nous soumettre à l’exercice. Amadou Diallo est un guinéen qui est né en zone rurale, d’une famille très modeste. Mes parents étaient des paysans ; mais, j’en suis très fier, vraiment. Des paysans modestes, honnêtes et qui m’ont donné l’éducation à la quelle je suis vraiment fier ; ça, je puis le dire. Je suis né à Diari, une sous-préfecture de Labé. J’ai fait une partie de mes études primaires à Diari et l’autre partie, je l’ai faite à Conakry, un peu à Kipé.

Il y avait une petite école primaire à Kipé, j’ai fréquenté cette école pendant deux à trois mois ; après, je suis allé au CER de Ratoma où j’ai passé le collège et le lycée. Après le bac, je suis allé à la faculté des sciences sociales et de la nature de Donka, qui n’existe plus maintenant. C’était à l’époque de Sékou Touré. Et, à l’époque, il y avait l’université premier degré et second degré. Le premier degré, c’était après le bac, vous devez faire trois ans dans les facultés et après les trois ans, vous faites un concours d’accès à l’université second degré. Et, donc, après les trois ans à la Fasona, j’ai eu le concours, j’étais parmi les meilleurs.

Guineematin.com : c’était en quelle année ?

Amadou Diallo : c’est en 1983-1984 parce que quand Sékou Touré mourait, nous étions en 1ère année à l’Ecole Normale Supérieure de Manéah. A l’époque, cette école était une école d’élites où les enseignants, les professeurs devaient être formés. Le concours était très serré, et les 10 premiers de chaque promotion en faculté des sciences sociales et de la nature ont été orientés à l’Ecole Normale Supérieure de Manéah, les autres sont allés à Poly. Il y avait cette petite rivalité entre Manéah et Poly (rire).

Guineematin.com : Manéah qui était une école d’élites…

Amadou Diallo : c’était l’élite parce que Sékou Touré voulait vraiment faire des élites pour la formation des professeurs. Et donc, nous sommes allés à l’Ecole Normale Supérieure de Manéah où nous sommes restés jusqu’en 1985-1986. A Manéah, il y avait l’émulation, les conditions de vie étaient difficiles parce que l’internat en Guinée, vous savez que les conditions n’étaient pas ça ; mais, la formation était excellente. Il y avait des grands professeurs. Déjà, à la Fasona, on avait des bons professeurs ; et, à Manéah, on a trouvé aussi des grands professeurs. Parmi les professeurs qui m’ont enseigné je me souviens de certains. Je me souviens du professeur Ninguélandé Diallo qui est un excellent professeur de philosophie et de psychologie. Je me souviens d’Ibrahima II Barry, c’est un excellent professeur de Sociologie, de Philosophie et de Psychologie. Je me souviens de monsieur Malick Kouyaté qui était un ami de Ninguélandé qui était aussi un excellent professeur de Philosophie, de monsieur Taran Diallo qui est l’actuel maire de Ratoma, un excellent professeur de Philosophie. Ça, c’était à la Fasona. Lorsqu’on a rencontré ces professeurs, nous sommes rentrés dire à nos parents qu’on ne savait pas que la Guinée a des savants, tellement qu’ils étaient brillants. Je vous le dis franchement.

Lorsqu’on est rentré à l’Ecole Normale Supérieure de Manéah, non seulement on avait des bons professeurs comme monsieur Mamadou Oularé qui est décédé (paix à son âme). Il m’a enseigné en philosophie africaine. Je ne sais pas dans nos universités actuellement si on enseigne la Philosophie africaine ; mais, c’était un excellent professeur. Il y a Ibrahima Sory Traoré qui sera nommé par après comme ambassadeur. Donc, nous avons pu bénéficier de l’apport de tous ces bons professeurs.

Guineematin.com : vous étiez avec des amis à l’université. Vous vous rappelez de quelques-uns d’entre eux ?

Amadou Diallo : oui ! J’ai fait la même classe à l’Ecole Normale Supérieure de Manéah que Ben Daouda Sylla, Alpha Kabinet Doumbouya, Nestor Sovogui qui est actuellement au ministère de l’information, Alhassane Mohamed Diakité qui est à la RTG. Nous étions très nombreux qui avons, après la formation, migré à la RTG.

Guineematin.com : vous avez refusé donc d’enseigner alors que vous étiez formés comme enseignants ?

Amadou Diallo : j’ai été formé pour enseigner ; mais, le micro aussi c’est un enseignement. Je voulais bien enseigner ; mais, je pense que mon destin c’était le micro.

Guineematin.com : comment ça s’est passé pour vous après Manéah ?

Amadou Diallo : après Manéah, directement, j’ai cherché et obtenu un stage à la RTG parce qu’il n’y avait pas de radios privées. Donc, si vous voulez être journaliste, il faut forcément passer par la RTG ; mais, ce n’était pas facile d’obtenir un stage à la RTG. Il y avait beaucoup d’hostilités. Les anciens qui étaient là-bas ne voulaient pas voir les nouveaux. Ça a été très difficile.

Guineematin.com : l’insertion ou bien l’arrivée même ?

Amadou Diallo : l’arrivée était plus difficile que l’insertion. En fait, les anciens qui étaient à la RTG étaient très hostiles aux nouveaux qui venaient notamment de l’université.

Guineematin.com : pour avoir votre stage, vous avez appelé des grands à vous ou bien vous êtes allés frapper à la porte d’entrée ?

Amadou Diallo : (rire). Quel grand ? Je n’en ai jamais eu dans ma vie.

Guineematin.com : c’est un parent alors qui vous a appuyé ?

Amadou Diallo : non ! Pas de parent. Je vous ai dit que je suis issu d’une famille paysanne, modeste, honnête et digne ; mais où est-ce que je pouvais puiser des bras longs ? Non ! Je n’en ai jamais eu.

Guineematin.com : On arrivera peut-être à la vie professionnelle que vous avez eue, mais vous avez parlé de la qualité de l’éducation de la famille, de l’école notamment de Manéah, que vous avez qualifiée de très bonne.

Amadou Diallo : une très bonne école. Je suis vraiment meurtri depuis qu’on a « tué » l’école de Manéah, honnêtement, je trouve que ce n’était pas bien. La plupart des pays qui nous environnent, ils ont encore des Ecoles normales supérieures.

Guineematin.com : vous êtes réputé être un intellectuel de qualité, un journaliste professionnel que beaucoup estiment irréprochable. Vous avez été fabriqué, à votre avis, par les parents ou par l’école de Manéah ?

Amadou Diallo : les deux. J’ai été fabriqué d’abord par mes parents. Je vous ai dit que j’ai suivi une éducation traditionnelle qui était assez rigoureuse et je m’en félicite aujourd’hui. Et puis, déjà enfant, on était habitué à travailler dur : le champ, les bétails, la rivière pour puiser de l’eau, aller chercher des bois morts, aller accompagner les parents au champ, les clôtures… Dès le départ, je me suis habitué à travailler dur. A l’époque, je disais pourquoi me faire travailler autant ; mais, après, j’ai compris qu’il le fallait. Cela faisait partie de la formation de la personnalité parce que vous avez vu, la formation c’était à l’internat. C’était inqualifiable.

Guineematin.com : vous n’étiez pas gâtés vous les étudiants à l’internat ?

Amadou Diallo : pas du tout. Il fallait un apport supplémentaire des parents pour ceux qui en avaient à Conakry pour supporter le coût. L’alimentation était tellement difficile, il y avait une sauce qu’on appelait « trouve-moi au fond » parce qu’en dessus, vous ne voyez rien. C’est quand vous plongez la main à l’intérieur, vous trouvez de l’eau parce que c’est un peu de l’eau. Donc, les conditions de vie étaient très difficiles et la plupart d’entre nous vivaient des mangues, parce que tout autour de Manéah, il y avait des mangues. La saison des mangues, c’est ce qui nous sauvait. En tout cas, personnellement, avec ces mangues, j’en ai beaucoup profité. Je remercie beaucoup les populations de Manéah pour ça.

Donc, de ce point de vue, je dis que c’est d’abord la famille qui m’a forgé et la Fasona où j’ai rencontré des professeurs pour lesquels j’ai beaucoup de respect. Je remercie ces professeurs. Parmi eux, je sais qu’il y a des vivants comme Ibrahima II Barry, Ninguélandé Diallo, Malick Kouyaté (qui doit être aux Etats-Uni. Je profite de cette interview pour leur dire merci. Donc, la formation, c’est la famille, c’est l’école, la Fasona et Manéah.

Guineematin.com : vous arrivez donc à la RTG malgré les difficultés, vous arrivez à vous imposer et même à aller au-delà.

Amadou Diallo : oui ! Parce que dès au départ, moi, je suis habitué à lutter parce que je vous dis qu’à la RTG, lorsque je venais une fois je pouvais faire deux mois sans y revenir, étant donné l’hostilité. Quand je viens dans les salles de rédaction, je salue, les gens lèvent les yeux, personne ne répond, ils continuent leur travail. Intimidé, je ressortais. La seule personne qui répondait à un salut à l’époque, c’était le rédacteur en chef, Alpha Kabinet Kéïta (Paix à son âme). Il avait été DG de la RTG et c’était une personne extraordinaire, je partais dans son bureau pour le saluer. Parfois, je venais, trempé, mouillé parce que vous connaissez les pluies de Conakry, sans le transport. Lui, je venais le saluer et lui il répondait dans son bureau avec gentillesse ; et puis, les autres, dans les salles de rédaction, ils ne vous répondaient pas quand vous êtes nouveau.

Guineematin.com : donc, l’hostilité était vraiment là ?

Amadou Diallo : l’hostilité était là. C’est pourquoi, quand je sortais de là, je pouvais faire un mois sans revenir. Mais, puisque je tenais à devenir journaliste, je revenais toujours. Un jour, j’ai pris mon courage en main, j’ai trouvé le directeur de la radio, c’était Cheick Fantamady Condé (que beaucoup connaissent. C’est un excellent reporter sportif), j’ai dit monsieur le directeur, j’ai obtenu un stage chez vous ; mais, depuis que je suis arrivé, personne ne s’occupe de moi, j’ai même du mal à fréquenter l’établissement. J’ai dit que personne ne s’occupe de moi. Il m’a dit : ‘’d’où venez-vous’’, j’ai dit que je viens de l’Ecole normale supérieure, je vous montre le papier que l’école m’avait donné pour solliciter le stage. Evidemment, il a annoté pour le studio école qui n’existait que de nom. Ce studio était géré par un excellent journaliste pour lequel j’ai une grande admiration et auquel je rends un vibrant hommage : c’est Odilon Théa. C’est lui qui m’a appris le B.a.-ba du journalisme. Je lui dis merci. Il est âgé, mais il est toujours vivant et actif. C’est comme ça que c’est parti. Mais, au studio école, Odilon Théa était de très bonne foi, il a une bonne formation et il fait partie de la première génération des journalistes formés en Suisse. Donc, il a les outils pour ça, mais il n’avait pas le matériel, il n’y avait même pas de salle. Donc, j’étais avec d’autres journalistes qui sont venus aussi de Manéah, comme Ibrahim Ahmed Barry, Hawa Touré…

Guineematin.com : ils sont venus après vous ?

Amadou Diallo : non ! Ibrahima Ahmed Barry, lui, on a commencé ensemble. Il est venu de Manéah aussi, et même Fodé Tass Sylla, on a commencé ensemble au studio école. Donc, il y avait un petit groupe, Odilon Théa s’occupait de nous parfois dans la salle de conférence du ministère, et c’est comme ça que c’est parti. On a fait un bon temps avec lui ; et, après il a dit : ‘’voilà, moi j’ai fait ce que je pouvais faire’’. Il a fait des attestations et on devait partir dans les salles de rédaction. Chacun est parti et nous avons commencé petit à petit. Donc, je n’ai jamais fait une école de journalisme. J’ai une formation universitaire que j’estime bonne, mais je n’ai jamais fait une école de journalisme. L’école de journalisme que j’ai fréquentée, c’est le studio école de la RTG ; c’est beaucoup de formations avec RFI sur des reportages, des magazines, des interviews, etc. Tout ça, c’est quand j’étais à la RTG et plus tard, j’ai fait des formations avec la BBC ; mais aussi, j’ai beaucoup lu des livres de journalisme.

Donc, pour la théorie, j’ai beaucoup lu les livres sur le journalisme et pour la pratique, j’ai commencé par la RTG. Moi, j’ai une formation de Philosophe. A l’université, j’ai fait philosophie. J’aurais pu enseigner la Philosophie, mais le destin a voulu que je pratique le journalisme. Donc, j’ai un esprit indépendant, critique, libre. Même à la RTG, je n’ai jamais accepté de faire un éditorial. J’étais même de ceux qui étaient opposés aux éditoriaux parce qu’à l’époque, à la RTG, on avait un groupe qui était opposé à ce genre de pratiques. Nous avons même voulu révolutionner la RTG. A un moment donné, on a même révolutionné la RTG. Au début des années 1990, 1991, 1992 et 1993, on a révolutionné la RTG…

Guineematin.com : comment ?

Amadou Diallo : en étant critiques, indépendants. Nous, nous sortions de l’université. Et à l’université, je ne sais pas comment ça fonctionne maintenant ; mais, à l’université, c’est l’indépendance. Et donc, on est venu à la RTG avec l’esprit des universitaires qui discutent, qui contestent et qui donnent leurs points de vue. Donc, lorsque nous avons eu les armes qu’il fallait pour travailler à la RTG, lorsqu’avec nos aînés que nous avons trouvés, les Mamadou Dia (paix à son âme), les Boubacar Yacine Diallo, Mamadouba Diabaté, Abdourahmane Diallo « DZ » (paix à son âme), Saran Touré, Madina Bâ, Fodé Bouya Fofana, etc., lorsqu’on est venu les trouver, on a eu les premières armes, on a voulu apporter notre contribution, un changement à la RTG. Et, j’avoue que ce changement, à un moment donné, on l’avait apporté parce qu’à un moment donné, avec le concours de circonstances, dans les années 1990, il y a eu les journées de l’information en Guinée.

C’est le régime qui avait organisé ces journées et qui avait invité des journalistes venus de part et d’autre : de l’’Europe, de l’Afrique. C’était à cette occasion que j’ai vu pour la première fois Siradiou Diallo (paix à son âme) parce qu’il avait été invité. C’était le régime du CMRN (Comité Militaire de Redressement National). Le régime de Sékou Touré était déjà mort, renversé par le CMRN dirigé par les militaires qui ont organisé dans les années 1990, les journées de l’information. C’était des journées de critique, c’était pour faire le point sur le fonctionnement des médias d’Etat parce qu’il n’y avait pas de radios privées.

Guineematin.com : faire l’état des lieux pour dégager des perspectives ?

Amadou Diallo : oui, faire l’état des lieux pour dégager ses perspectives. Et, c’est ce concours de circonstances qui nous a aidé.

Guineematin.com : cela vous a renforcé dans votre conviction ?

Amadou Diallo : notre conviction, était qu’il fallait foncer pour apporter des changements. Et, honnêtement, nous nous sommes lancés dedans. On critiquait le régime, le fonctionnement des départements. Nous faisions des enquêtes parce que celui qui nous a donné le goût d’aller au bout de ces enquêtes, c’est Boubacar Yacine Diallo qui était le seul à l’époque à faire des enquêtes et qui était aussi indépendant d’esprit.

Guineematin.com : Yacine était donc indépendant ?

Amadou Diallo : il était très indépendant d’esprit au point que lorsqu’il est devenu rédacteur en chef, il a interdit au DG de la RTG de mettre les pieds à la rédaction et il lui a dit : ‘’si vous voulez interpeller un journaliste, c’est moi que vous devez interpeller. Vous n’avez rien à avoir avec les journalistes’’. C’était quelqu’un d’assez indépendant et qui assumait aussi. Donc, la RTG m’a apporté une contribution et les choses étant ce qu’elles étaient, lorsqu’on nous a envoyé un ministre qui était policier et que tout le monde craignait, qui était très puissant à l’époque, vous avez entendu parler d’Ervé Vincent Bangoura, lorsqu’il a été nommé comme ministre de l’information, ça a été un ras-le-bol à la RTG. Tout le monde a crié : on nous a envoyé un policier, c’est pour nous assiéger, on ne peut plus travailler librement. Et, ça a été tout à fait le contraire. La RTG n’a jamais été autant libre que du temps d’Ervé Vincent Bangoura (paix à son âme aussi). Evidemment, la révolution dont je vous parlais était déjà en marche. Il a trouvé cette révolution en marche, il ne l’a pas freinée.

Guineematin.com : il a laissé la dynamique continuer ?

Amadou Diallo : il a laissé la dynamique continuer et lui-même, dans les reportages, les enquêtes qu’on faisait, on l’égratignait. Il ne réagissait pas. Et, lorsque ses collègues ministres, à travers nos reportages, venaient se plaindre, il disait que ce n’est pas la peine de réagir.

Guineematin.com : il vous arrivait réellement d’attaquer les ministres, mener des enquêtes sur des affaires qui les accablent ?

Amadou Diallo : absolument !

Guineematin.com : et les révélations étaient diffusées à la RTG ?

Amadou Diallo : bien sûr ! On faisait des révélations qu’on diffusait, parce qu’il y avait une section Enquête que Yacine avait créée et que je dirigeais finalement, à laquelle d’ailleurs, appartenaient Abdoulaye Djibril Diallo, Georges Kantabadouno qui est parti en Europe, et puis d’autres. On faisait des enquêtes et les autres collègues de la rédaction qui avaient des sujets venaient nous les soumettre et nous leur donnions le quitus pour sortir et mener leurs enquêtes. Le fonctionnement des départements était passé aux crible au point que je vais vous dire, vous n’allez pas me croire, j’avais des piles de documents que les auditeurs nous ont envoyés. Des auditeurs qui avaient des problèmes avec X ou Y, ils venaient à la RTG.

Guineematin.com : parce qu’ils savaient que vous alliez fouiner ?

Amadou Diallo : absolument ! Ils venaient avec les documents ; et, nous, on s’en saisissait pour faire nos enquêtes. Et, lorsque les ministres étaient égratignés ou cités dans les dossiers, ils n’étaient pas habitués à ça, ils venaient se plaindre chez Ervé Vincent Bangoura. Celui-ci leur disait toujours que ce n’est pas la peine de réagir parce que si vous réagissez, les journalistes auront toujours le dernier mot. Ils ont des choses certainement qu’ils n’ont pas révélées. Si vous réagissez, vous les pousser à faire d’autres révélations. Et, les ministres partaient tranquillement sans réagir. A l’époque, lorsqu’un journaliste de la RTG tapait à la porte d’un département ministériel, je vous le jure, il ne perdait pas du temps au salon. On ouvrait les portes assez vite.

Guineematin.com : est-ce qu’il arrivait aussi qu’on vienne négocier ? On a trouvé un truc, mais contre des espèces sonnantes et trébuchantes, on lâche prise ?

Amadou Diallo : ce n’est pas possible ! Je ne sais pas si ça se fait maintenant. Mais, à l’époque, ce n’était pas possible. La dynamique qui avait été enclenchée, le professionnalisme avec lequel on travaillait ne permettaient pas ce genre de choses à l’époque. Je ne sais pas comment ça fonctionne maintenant à la RTG. Il y a un peu longtemps que j’ai quitté, donc, je ne peux pas me prononcer par rapport au fonctionnement actuel de la RTG ; mais, à l’époque, il y avait de la crédibilité, des jeunes fraîchement sortis de l’Ecole supérieure de Manéah qui étaient arrivés en vague à la RTG et qui ont voulu apporter un changement, qui ont bénéficié certes de concours de circonstances, mais qui ont apporté leur contribution à la marche des médias d’Etat de notre pays.

A suivre !

Interview réalisée par Nouhou Baldé pour Guineematin.com

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AVIS : OPALS GUINÉE RECRUTE UN (E) RESPONSABLE MÉDICAL TERRAIN-BASE A TÉLIMÉLÉ

20 janvier 2019 à 21 09 19 01191

Contexte
L’Organisation Panafricaine de Lutte pour la Santé, ONG créée en 1988 intervient en Côte d’Ivoire, au Togo, au Gabon et en République de Guinée dans le domaine de la Santé Maternelle et Infantile, de la Santé Communautaire et de la Prévention de la Transmission du VIH/SIDA de la Mère à l’Enfant.

Entre 2008 et 2010 : L’OPALS a développé un premier programme en Guinée avec la mise en place du Centre National de Référence en termes de PTME au CHU de Donka à Conakry.

Depuis 2011 : l’OPALS a développé un programme décentralisé sur la Préfecture de Kindia, visant le renforcement de la SMNI et de la PTME du VIH sur l’ensemble des 14 centres de santé urbains et ruraux de la Préfecture. Ce programme comporte différents volets : Réhabilitation / Equipement des Centres de Santé, formations et supervisions médicales, prévention et sensibilisation par des activités de santé communautaire, gestion des déchets bio-médicaux, activités d’éducation à la santé (sensibilisation au paludisme en milieu scolaire).

Depuis juillet 2016 : l’OPALS lance un nouveau projet visant « l’amélioration de la santé maternelle et infantile avec renforcement communautaire et mise à disposition d’une offre de soins de qualité dans la préfecture de Télimélé ». La Préfecture de Télimélé voisine de Kindia est particulièrement enclavée et l’accès aux services de santé primaire très faible. Ce programme est prévu pour une durée de 3 ans allant de juillet 2016 à juillet 2019.

Description du poste

Sous la responsabilité directe de la coordinatrice pays, le/la responsable médical(e) terrain est garant(e) de la bonne mise en œuvre et de l’efficacité des activités médicales menées sur le terrain dans le but d’améliorer les soins dispensés dans les structures de santé de la préfecture de Télimélé.

Responsabilités

Coordonner, superviser et encadrer la mise en œuvre des activités médicales

o En référence à la stratégie opérationnelle de l’OPALS en Guinée, le/la responsable médical(e) terrain est chargé(e) de la coordination, la supervision et le suivi des activités médicales sur le terrain ;
o En collaboration avec la Coordinatrice Pays, il/elle est garant(e) du respect du budget des activités médicales ;
o En collaboration avec l’équipe logistique et l’équipe médicale, il/elle participe au développement d’un volet WASH (eau, hygiène et assainissement) dans les structures de soins soutenues.

Soutien technique et recrutement
o Il/elle est responsable hiérarchique et technique de l’équipe médicale de l’OPALS en Guinée et assure ainsi une mise en place des activités médicales conformément aux exigences de qualité de l’OPALS ;
o Il/elle soutient sur le plan technique le personnel soignant des structures de santé, en vue de renforcer leurs compétences, en se rendant de manière hebdomadaire sur le terrain. Cela inclus des déplacements ;
o Il/elle se déplacera régulièrement dans les structures de santé soutenues par l’OPALS pour participer au soutien technique auprès du personnel soignant ;
o Il/elle assistera la Coordinatrice Pays pour tout recrutement de personnel OPALS sur le volet médical.

Évaluation et reporting
o Il/elle garantit la gestion optimale du volet médical par la collecte et l’analyse des données médicales, ainsi que la rédaction de rapports mensuels destinés à la Coordinatrice Pays ;
o En collaboration avec l’équipe médicale et la Coordinatrice Pays, il/elle est chargé(e) d’évaluer régulièrement l’efficacité des activités mises œuvre en se questionnant sur leur pertinence notamment à travers d’échanges réguliers avec les équipes ;
o Il/elle devra être force de proposition pour d’éventuelles réorientations stratégiques ou développement de projet ;
o Il/elle participera à la rédaction des rapports bailleurs pour le volet médical.

Représentation
o Il/elle pourra accompagner et/ou représenter, en fonction des besoins, la Coordinatrice Pays lors de réunions avec les partenaires ;
o Il/elle devra travailler dans une interaction positive et constructive avec tous les partenaires sur le terrain y compris les autorités locales, les représentants du Ministère de la santé et les agences de l’ONU et ONGs présents sur la zone d’intervention.

Profil requis et condition d’éligibilité
 Avoir un diplôme de médecine générale et des solides compétences techniques en termes de soins primaires ;
 Avoir impérativement plus de 2 ans d’expérience en ONG et en gestion de projet de santé publique et management d’équipe ;
 Avoir des prérequis solides sur la PCI (prévention et contrôle des infections) ;
 Compétence linguistique : Français (écrit et oral) et Pular (oral) ;
 Bonne connaissance de la zone d’intervention et de la culture locale est un plus ;
 Forte capacité d’adaptation et de motivation à travailler dans une zone isolée ;
 Très bon esprit d’analyse et aptitude à formuler des recommandations et à prendre des initiatives ;
 Bonne capacité d’organisation, de planification et de travail en équipe ;
 Maitrise des logiciels de bureautique (Word / Excel / Power Point) ;
 Rigueur dans le travail et le suivi des procédures ;
 Réactivité – Flexibilité – Ténacité ;
 Capacité à gérer l’imprévu ;
 Respect des échéances ;
 Honnête et rigoureux.

Durée du poste : CDD de 6 mois
Lieu d’affectation : Basé à Télimélé avec déplacements occasionnels à Conakry et/ou Kindia.

Dossier de candidature
Un dossier mentionnant le titre du poste à pourvoir et comprenant :
 Un CV (y préciser au moins 3 références professionnelles de structures différentes) ;
 Une Lettre de motivation adressée à la Coordinatrice Pays ;
 Une copie des diplômes et des attestations professionnelles.

Dépôt des dossiers
Dépôt physique dans les locaux OPALS à Kindia, quartier Ferefou.
Envoi par mail à l’adresse : coordo.kindia@opals.asso.fr
Date limite de dépôt : 1er mars 2019 à 12h00
Date de prise de fonction souhaitée : 1er avril 2019

SEULS LES CANDIDATS PRÉSÉLECTIONNÉS SERONT CONTACTÉS.

Coordinatrice Pays

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Labé : Tarambaly réserve un accueil chaleureux au ministre de la citoyenneté, fils du terroir

20 janvier 2019 à 20 08 17 01171

Les citoyens de Tarambaly, une nouvelle sous-préfecture située à 18 km du côté Est du chef-lieu de la préfecture de Labé, ont réservé, dans l’après-midi de ce dimanche, 20 janvier 2019 un accueil chaleureux à leur fils, Dr Mamadou Taran Diallo, devenu, il y a un mois, ministre de l’Unité Nationale et de la Citoyenneté, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Près d’un mois après sa nomination au poste de ministre de l’Unité Nationale et de la Citoyenneté, Dr Mamadou Taran Diallo, ancien activiste de la société civile guinéenne a choisi ce dimanche, 20 janvier 2019, pour revenir dans son village natal, en vue de rendre un hommage mérité à ses parents et partager avec ses frères et sœurs l’honneur dont il fait l’objet à travers cette confiance placée en sa personne par le président Alpha Condé.

Ce retour à la source suite à cette promotion de ministre de la République qu’il vient d’avoir lui a donné droit à un accueil chaleureux de la part des populations de Tarambaly dont il est l’un des valeureux ressortissants à Conakry.

En prenant la parole pour exprimer au nouveau ministre de l’Unité Nationale et de la Citoyenneté le soutien indéfectible de la population locale, Siradiou Diallo, membre du conseil communal de Sannoun, Thierno Diouldé Barry, imam de Tarambaly et Elhadj Alpha Moussa Diallo, grand-frère de Dr Mamadou Taran Diallo ont tour à tour remercié le chef de l’Etat pour la visite présidentielle effectuée dans le district, l’érection de la localité en sous-préfecture et la confiance placée en un fils du terroir pour le poste de ministre de la République.

« Le Professeur Alpha Condé doit savoir qu’il n’a pas d’ennemis à Tarambaly » a rassuré l’imam du village, Thierno Diouldé Diallo qui confirmait ainsi les propos du porte-parole de la communauté, Siradiou Diallo : « les populations de Tarambaly réitèrent leur attachement indéfectible aux idéaux de paix et de développement du chef de l’Etat, Professeur Alpha Condé, président de la République de Guinée.»

Pour cette visite familiale, le ministre de l’Unité Nationale et de la Citoyenneté était accompagné d’une forte délégation des Sections RPG Arc-en-ciel de la préfecture de Labé. Le secrétaire général de Labé I, Baaba Kouyaté et le secrétaire politique de Labé II, Mamadou Doumbouya ont alors mis l’occasion à profit pour inviter les parents de Dr Mamadou Taran Diallo de faciliter l’installation des organismes du parti présidentielle dans la sous-préfecture de Tarambaly. Ils l’ont fait en insistant surtout sur les avantages que les populations locales auront à tirer d’une telle ouverture politique.

Sur la question, dans un langage à peine voilé, le Ministre Mamadou Taran Diallo a déclaré avoir la certitude qu’au moment venu (comprendre lors des prochaines consultations électorales) que ses parents, frères et sœurs montreront qu’ils sont dans la dynamique de consolidation des acquis.

Au début de son intervention de circonstance, l’ancien activiste de la société civile a expliqué avec forces arguments que le poste qu’il vient d’obtenir dans le gouvernement guinéen a été attribué à la communauté de Tarambaly et localités voisines. C’est pourquoi, il a invité chacun et tous à ne ménager aucun effort pour mériter confiance placée en eux par le président Alpha Condé.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Bilan des députés : le passage de Baïdy au parlement diversement apprécié à Kaloum

20 janvier 2019 à 19 07 00 01001

Même s’il n’a pas fait cinq (5) ans comme député uninominal de Kaloum, Baïdy Aribot présente un bilan plutôt mitigé aux yeux de certains citoyens du centre des affaires de la capitale guinéenne. Si les uns pensent que Baïdy est un député proche du peuple, d’autres estiment par contre que rien n’a été fait par l’élu sous la bannière de l’UFR, a appris un reporter de Guineematin.com sur place.

Après avoir passé 3 ans et 9 mois comme député uninominal de Kaloum, Baïdy Aribot est nommé par Alpha Condé au poste de 2ème vice-gouverneur de la banque centrale en 2017. Interrogé sur le bilan de Baïdy pour la commune de Kaloum, les citoyens de Kaloum ont des avis divergents.

Mandjou Conté

Pour Mandjou Conté, domicilié au quartier Sans-fil, Baïdy Aribot a fait preuve d’humanisme envers les pauvres de Kaloum. « Je trouve son bilan super positif. Baïdy Aribot a posé beaucoup de jalons positifs. La première des choses, honorable Baïdy est un monsieur qui est très humain. Il a fait beaucoup de choses ici pour les pauvres personnes. Quand tu tombes malade, il t’envoi à l’hôpital, il paye les produits pour toi. Baïdy a défendu les causes des citoyens de Kaloum. Les concessionnaires qui mettent leurs locataires dehors sans cause, Baïdy en personne se déplace pour intervenir et régler définitivement le problème. Les problèmes de famille, les problèmes de logements, le soutien à la jeunesse, Baïdy s’est toujours battu pour ça à Kaloum. Tous les cas sociaux, Baïdy agit rapidement en apportant aussitôt une solution. Donc, c’est pour cette raison que moi, je vais vous dire que son bilan est super positif dans cette commune ».

Souleymane Sylla

Même son de cloche pour Souleymane Sylla qui a laissé entendre que Baïdy a tout fait pour les citoyens de Kaloum. « Baïdy Aribot a rendu heureux les citoyens de Kaloum. Il a supporté la jeunesse sur le plan moral, matériel, financier et sportif. Il nous a toujours sensibilisé de ne pas faire la pagaille à Kaloum. De façon régulière, il a suivi et soutenu l’unique club qui est ici, l’AS Kaloum. Les inondations qui ont eu lieu à Tombo et à Coronthie, il est venu au secours. Quand Baïdy entend quelque chose au niveau de Kaloum, il rentre maison par maison pour saluer, apporter son soutien et sensibiliser. Par rapport à son bilan, on n’a rien à lui reprocher », a-t-il lancé.

Mabinty Conté

Par contre, d’autres citoyens de Kaloum pensent que le bilan de Baïdy est globalement négatif. C’est le cas de madame Mabinty Conté, citoyenne de Kaloum, qui estime que Baïdy n’a rien apporté pour la commune. « Le bilan de Baïdy Aribot est globalement négatif. Il n’a rien fait pour la jeunesse de Kaloum. On n’a rien vu de ce qu’il a fait pour aider les citoyens de Kaloum. Depuis qu’il a été élu député, il n’a rien apporté pour la commune. En tout cas, pour moi, personne ne vous montrera ici un acte positif que Baïdy Aribot a posé. Moi, je suis née à Kaloum et j’ai grandi ici, mais pour ne pas vous mentir, depuis que Baïdy est devenu député, il n’a rien fait pour cette commune. Donc, pour moi son bilan est globalement négatif », soutient mordicus la bonne femme.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 654 416 922/664 413 227

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Annonce de décès : Hadja Bintou Diané n’est plus !

20 janvier 2019 à 18 06 18 01181

Les familles Keita, Diané, Cherif, Fofana, Touré, Tounkara, Kaba et alliés ont la profonde douleur d’annoncer le décès de leur épouse, fille, mère, belle-mère et grand-mère, Hadja Bintou Diané, plus connue sous le nom de Maama, épouse de Feu El Hadj Sakoba Keita, Belle-mère de Son Excellence Ibrahima KASSORY Fofana, Premier Ministre Chef du Gouvernement !
Décès survenu ce Samedi 19 janvier 2019 à 14h45 à Conakry des suites de Maladie.

Qu’en soient informés

1)- le doyen Minata Fodé Keita, Notable à Sanankörö Kouroussa.

2) Hadja Saran Kaba Diané soeur de la défunte à Kankan

3) le doyen de la famille Kaba de Bananköröda à Kankan.

4) le doyen de la famille cherifoula à Kankan.

La levée du corps aura lieu à l’hôpital sinoguineen le mardi 22 janvier 2019 à 9h 30 et L’enterrement, le même jour après la prière de 14 h à la grande mosquée Faycal.

Nous prions Dieu pour le repos de l’âme de Hadja Bintou Diané, dite Mama

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Mohamed Diané sur le décès du Khalife de Dinguiraye : « c’est une perte pour toute la oumma islamique »

20 janvier 2019 à 13 01 48 01481
Feu Elhadj Mountaga Tall

Comme annoncé par une précédente dépêche de Guineematin.com, le Khalife Général de Dinguiraye, Elhadj Mountagha Tall, est décédé des suites de maladie à l’hôpital Sino-guinéen de Conakry avant-hier, vendredi 18 janvier 2019. Au lendemain de ce décès, parents, amis et alliés du défunt se sont réunis à Taouyah, au domicile d’Elhadj Amadou Cherif Ly.

Le domicile du président des ressortissants de Dinguiraye à Conakry a refoulé du monde hier, samedi. Venus présenter leurs condoléances, parents et amis du défunt interrogés par un reporter que Guineematin.com a dépêché sur place ont dit tout le bien qu’ils retiennent du défunt.

Elhadj Amadou Cherif Ly

Elhadj Amadou Cherif Ly, président des ressortissants de Dinguiraye à Conakry : « le Khalife était malade depuis quelques jours. C’est grâce à Dieu et l’aide du président de la République, qui a mis à notre disposition un hélicoptère, qu’on l’a envoyé à l’hôpital Sino-guinéen. Le président a pris aussi en charge tous les frais médicaux. Mais, malheureusement, il n’a pas survécu. J’étais un de ceux-là qui étaient à son chevet. C’est entre nos mains qu’il a rendu l’âme. Nous prions le peuple de Guinée de prier pour le repos de son âme et de lui accorder leur pardon. Le Khalife était un homme bon, pieux ».

Dr. Fodé Amar Bocar Maréga

Pour sa part, Dr. Fodé Amar Bocar Maréga, député uninominal de Dinguiraye, parle d’une perte immense pour sa ville natale. « Depuis qu’il est arrivé à Conakry, on est à son chevet, toute la journée, à l’hôpital pour veiller à ce que les traitements qui sont donnés soient des traitements adéquats pour son état. Donc, ça n’a pas été surprenant parce qu’on a passé plusieurs étapes et on s’est retrouvé au dernier jour avec des difficultés respiratoires. Et, on savait que la fin était proche. Vous savez, Amadou Hampathé Bah nous avait déjà dit qu’en Afrique, un vieil homme qui meurt, c’est une bibliothèque qui brûle. Alors, un vieux de 98 ans qui meurt, imaginez un peu cette bibliothèque-là, cette somme énorme de connaissances et d’expériences qui s’en va. Nous avons eu vraiment une grande perte à Dinguiraye. Ça ne sera pas facile à compenser ».

Maky Daff

Maky Daff, directeur de publication du journal L’Observateur et neveu du défunt : « nous avons accueilli cette nouvelle dans la douleur la plus profonde parce que nous estimons que c’est une perte énorme non seulement pour la famille, mais pour tout Dinguiraye. Mon oncle était quelqu’un de bien, un homme sage, intègre, religieux, respectueux. Je suis dans l’émotion, il m’est difficile de parler de toutes ses qualités ».

Dr. Mohamed Diané

De son côté, Dr. Mohamed Diané, ministre d’Etat en charge des Affaires présidentielles, ministre de la Défense nationale, estime que c’est une perte pour la communauté musulmane. « Nous sommes-là au nom du président de la République, pour venir présenter nos condoléances à la famille éplorée, parce que la Guinée vient de perdre un grand homme de la religion. C’est une perte pour toute la oumma islamique, pour toute l’Afrique. Donc, à cette douloureuse occasion, nous avons jugé nécessaire de venir présenter les condoléances et demander le programme que nous allons communiquer au président de la République… ».

Hadja Kadé Tall

Hadja Kadé Tall, fille aînée du défunt, a remercié le président Alpha Condé pour ce qu’il a fait. « Je remercie beaucoup le président Alpha Condé, je remercie son gouvernement, pour tout le bien qu’il a fait pour la famille. Je suis vraiment triste. J’ai perdu le meilleur papa du monde. Je suis tellement sensible que je ne peux rien dire (pleurs). Je ne peux rien dire sauf remercier tous les musulmans qui sont venus compatir à notre douleur ».

Hadja Mariama Camara

Hadja Mariama Camara, épouse du défunt, retient que son mari a été un homme qui s’est bien occupé de sa famille. « Mon époux, il n’y a pas ce qu’il n’a pas fait pour nous comme bien. Il s’est bien occupé de nous. Nous le remercions et nous prions Dieu qu’Il ait son âme au paradis. Depuis notre arrivée ici, il y a près d’une semaine jusqu’aujourd’hui, les gens se sont mobilisés et nous ont assistés. Qu’ils en soient remerciés. Mon époux est décédé à l’âge de 99 ans et 7 mois. Donc, Dieu lui a donné une longue vie et beaucoup d’honneur. Je suis émue aujourd’hui, la disparition de mon époux a été une perte pour moi et pour toute la Guinée ».

A noter que le défunt était marié à deux femmes et père de 18 enfants, dont 5 garçons. Il rejoindra sa dernière demeure le lundi prochain, 21 janvier 2019, après la prière de 14 heures, dans son Dinguiraye natal.

Paix à son âme, amine !

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Centre Sogué de Taouyah : des kits pédagogiques pour les élèves aveugles et malvoyants

20 janvier 2019 à 12 12 46 01461

Des élèves aveugles et malvoyants du centre « Sogué » de Taouyah, dans la commune de Ratoma, ont bénéficié de kits pédagogiques à travers un don de l’ambassadrice de la Grande-Bretagne en Guinée et de l’ONG SIGHTSAVERS. La cérémonie de remise s’est tenue hier, samedi 19 janvier 2019, dans la salle de conférence de la dite école, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

La cérémonie de remise a regroupé des membres du gouvernement, l’ambassadrice de la Grande-Bretagne en Guinée, les encadreurs d’écoles et les élèves malvoyants.

Mme Catherine INGLEHEARN

Dans son intervention, l’ambassadrice de la Grande Bretagne en Guinée, Madame Catherine INGLEHEARN, a explique comment on en est arrivé là. « On reconnait que les problèmes de vision, ça touche tout le monde. Nous sommes très fiers à l’ambassade d’Angleterre de cette collaboration que nous avons avec l’ONG SIGHTSAVERS. Je suis aussi très honorée d’être ici à l’école Sogué pour la première fois. Et, je pense que ce ne sera pas la dernière fois, par ce que je vois déjà qu’il y a une grande nécessité d’assistance pour les malvoyants. En tant qu’ambassadeur, j’ai parcouru les 12 Kilomètres de Conakry, à travers un marathon pour vous faire un don, j’ai demandé à mes amis partout dans le monde, des hommes d’affaires, tous les contacts de l’ambassade, de me parrainer, de me donner quelque chose… C’est comme ça que nous avons réussi à avoir des financements pour les kits. J’espère que parmi vous, avec votre formation ici à Conakry, que vous aussi vous pourrez participer, par ce que vous avez le droit de participer à la vie. J’aimerais que vous sachiez que ce handicap n’est pas forcément un obstacle à une vie très pleine. Je vous souhaite du courage et d’affronter tous les défis », a dit la diplomate britannique.

Mme Delphine Senian Zoumanigui

De son côté, Madame Delphine Senian Zoumanigui, la directrice du centre Sogué, s’est dite très honorée et demande plus d’aide aux organisations humanitaires. « C’est un sentiment de joie, dans la mesure où tout ce que nous avons reçu aujourd’hui c’est du matériels qu’on ne trouve pas en Guinée. L’ambassadrice a fait un marathon de 12 kilomètre pour pouvoir acheter tous ces kits et envoyer au centre Sogué. Les kits que nous avons eu aujourd’hui, il y a des tablettes, des cubes, des cuba-rîtes et de papiers brailles. Donc, si les guinéens et les ONG aussi faisaient la même chose, je pense que ça allait être une grande chose pour nous. Nous sommes en train de nous battre pour que les enfants quittent la mendicité », a dit la directrice.

Par ailleurs, madame Delphine n’a pas manqué de citer les difficultés qu’elle rencontre en matière de matériels pédagogiques. « Il y a d’énormes difficultés, quand nous prenons le cas des tablettes, des cubes, des cuba-rîtes, c’est des enfants, vous pouvez leur donner et puis quelques temps, ça se perd avec eux. Les papiers qu’on utilise en Guinée ici, les papiers Braille, le seul paquet on achète à 360.000 FG. Nous sommes en manque de point d’eau, on est obligé de sortir hors du centre pour aller acheter l’eau. Le bus de ramassage est petit par rapport à l’effectif. Dans l’ensemble, ils sont au nombre de 58, mais le bus ne peut porter que 35 personnes », a-t-elle précisé.

Moussa Traoré

Enfin, monsieur Moussa Traoré, Directeur National de l’action sociale en Guinée, a promis de rendre compte à qui de droit sur les difficultés rencontrées par le centre Sogué. « Nous allons faire le compte rendu de toutes les difficultés pour qu’il y ait une solution aux problèmes des personnes handicapées surtout le centre Sogué ».

Mohamed DORE pour Guineematin.com

Tel. (00224) 622 07 93 59

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Pita : découverte de 60 carcasses de charognards sans têtes à Timbi-Madina

20 janvier 2019 à 9 09 56 01561

Près de 60 carcasses de charognards sans têtes ont été découvertes dans deux villages de Timbi-Madina, relevant de la préfecture de Pita, dans la Région Administrative de Mamou, en Moyenne Guinée où les populations de la collectivité rurale et des localités environnantes sont plongées actuellement dans un émoi total, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Selon le chef du poste d’élevage de Timbi-Madina, Alpha Amadou Diallo, les inconnus ont empoisonné deux chèvres et une brebis pour piéger les charognards.

« Les charognards sont morts suite à un empoisonnement décelé dans le premier à Touro. Ils ont étranglé une brebis et une chèvre. Après ils ont cherché à loger un poison dans les deux cas. Les charognards sont descendus, ils ont bouffé, ils sont morts. Sur les 50 charognards retrouvés à Touro, dans le district de Madina, 48 avaient les têtes coupées. On n’a pas retrouvé les têtes. Dans le second cas, à Sambiya où ils ont étranglé la seconde chèvre qu’ils ont empoisonné, 8 sur 10 charognards retrouvés avaient les têtes coupées. C’est ce qu’on a retrouvé » a expliqué le chef du poste d’élevage de Timbi-Madina.

Après le constat des techniciens d’élevage, les autorités locales ont invité la population à redoubler de vigilance en vue de retrouver les présumés trafiquants de têtes de charognards.

« Puisque la notabilité et la sécurité étaient là, on a demandé aux citoyens d’y veiller, d’être vraiment très vigilants, pour voir si on pourra mettre mains sur les malfrats » a ajouté notre interlocuteur.

Il est à noter que l’année dernière des cas similaires avaient été enregistrés dans plusieurs autres localités de la région comme Sagalé (Lélouma), Madina Niannou, relevant de la sous-préfecture de Matakaou dans Koubia, dans la commune urbaine de Labé et dans la sous-préfecture de Dionfo.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Promo End of Year : Orange Guinée fait 48 nouveaux heureux à travers divers cadeaux

20 janvier 2019 à 9 09 50 01501

La Société de téléphonie mobile, Orange Guinée, a procédé hier, samedi 19 janvier 2019, à la remise des cadeaux du quatrième tirage de la promo End of Year. Au total, quarante huit (48) clients ont bénéficié de cette remise, organisée à l’université général Lansana Conté de Sonfonia, dans la commune de Ratoma, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

La promo End of Year est une tombola qui a débuté le 17 décembre dernier et va s’étendre jusqu’au 27 janvier 2019. Durant cette promo, mille gagnants seront tirés au sort chaque semaine. A à la quatrième semaine, ils sont déjà quatre mille gagnants en tout qui ont reçu des lots physiques et des dépôts de sommes d’argent dans leur compte Orange money.

Pour cette quatrième remise, ils sont au nombre de quarante huit (48) clients de Conakry et de l’intérieur du pays à avoir reçu des lots de cadeaux offerts par le leader de la téléphonie mobile en Guinée: de l’argent, des Smartphones, des tablettes, des écrans plasma, un abonnement sur Canal+, des Gigas de connexion internet.

Mme Baldé Adama Traoré, responsable des produits marketing d’Orange Guinée

Mme Baldé Adama Traoré, responsable des produits marketing d’Orange Guinée, a expliqué comment les gains sont partagés entres les gagnants. « Vous avez 30 abonnés qui gagnent chacun des tablettes avec giga de connexion que nous positionnons chaque mois pendant un an. Et également 15 gagnants d’un téléphone rise32 ou IPhone X2, les 952 autres ont des forfaits avec le téléphones notamment avec 5 gigas, 3 gigas, des forfaits maxi un et maxi deux », a-t-elle expliqué.

Mme Anne Marie Ligtberne

Mme Anne Marie Ligtberne, une gagnante du jour, rentre chez elle avec une télé Samsung écran plasma 55 pouces et un abonnement de Canal+. « Je suis vraiment contente, j’ai gagné un écran plasma qui est tellement grand qu’il me faut un déplacement. C’est une chance pour moi, je suis vraiment contente. J’invite tout le monde à s’abonner au réseau et à jouer à la tombola. Une télé et un abonnement de Canal+ chaque mois pendant 1 an ? Je ne ferai que me réjouir. Merci Orange Guinée ».

Aly Diané

Pour sa part, Diané Aly a gagné un million de francs guinéens. Ce montant lui sera versé sur son compte Orange money chaque mois pendant 1 an. Il n’a pas manqué de remercier Orange Guinée tout en priant Dieu de faire grandir la Société. « Vraiment, je remercie Dieu. Je suis très content et je remercie Orange. Si j’ai gagné aujourd’hui, c’est Dieu qui l’a fait, parce que je ne suis pas le seul client d’Orange et il y en a certainement d’autres qui rechargent plus que moi. Merci Orange, que Dieu vous grandisse. C’est des vrais, ils ont dit et l’ont fait », lance-t-il.

Magassouba Badra Aly

De son côté, Magassouba Badra Aly, étudiant de son état, vient de remporter un téléphone IPhone X2 qui coûte treize millions de nos francs. Avec le sourire aux lèvres, il a remercié le géant de la téléphonie mobile Orange Guinée. « J’ai gagné par coût de chance. A chaque fois, je recevais des SMS qui me disaient de recharger pour augmenter ma chance. Je me suis dit, pourquoi ne pas recharger pour tenter ma chance. Aujourd’hui, je suis un heureux gagnant, je ne ferais que remercier Orange Guinée et son équipe. Au début, je pensais que c’était du blablabla. Je me rends compte que c’est du réel. Doc, j’invite tout un chacun à recharger afin de gagner. Merci Orange, vous êtes les meilleurs », a martelé le jeune étudiant.

Pour gagner, c’est simple. Il suffit de recharger cinq mille francs guinéens via E-recharge, carte de recharge ou Orange money pour tenter de remporter, entre-autres, une télé, une tablette, un IPhone X, un million de francs guinéen. La prochaine remise est prévue pour le samedi, 26 janvier 2019, à 12heures, au Rond-point de Gbessia.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com

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