Marche des enseignants ce jeudi : l’USTG annonce une grève de toutes les structures affiliées

9 janvier 2019 à 23 11 17 01171

Pour la troisième nuit consécutive, le régime Alpha Condé contraint les responsables du syndicat des enseignants et chercheurs de Guinée (SLECG) à rentrer à la maison sans accord ! Alors qu’ils ont marché de leur siège (Donka) au palais du peuple où on leur a promis la signature d’un protocole d’accord, les leaders syndicaux et les représentants des enseignants n’ont vu aucun représentant du Gouvernement…

A 22 heures et quelques, c’est la mort dans l’âme que le secrétaire du SLECG est venu faire face aux innombrables enseignants qui attendaient encore qu’il n’y aura finalement pas de signature. Mais, face à déception généralisée et n’y ayant apparemment plus d’autres promesses, Aboubacar Soumah ne pouvait donc se contenter de rappeler que la grève continue, le patron du SLECG a demandé à tous les enseignants de la Guinée de manifester ce jeudi, 10 janvier 2019, sur l’étendue du territoire nationale pour protester contre cette humiliation…

Pour sa part, le secrétaire général de l’USTG a dit toute sa gène de voir le Gouvernement de la République se comporter comme il l’a fait face au corps enseignant du pays. Abdoulaye Sow a alors demandé à toutes les structures affiliées à l’USTG de se mettre en grève pour marquer leur solidarité aux enseignants de la Guinée.

A suivre !

Alpha Assia Baldé et Mohamed Doré étaient au palais du peuple pour Guineematin.com

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Urgent : la ville de Boké sous forte tension !

9 janvier 2019 à 22 10 45 01451
image d’archive

Une vive tension est palpable dans la soirée de ce mercredi, 09 janvier 2019, dans la commune de Boké. Plusieurs jeunes en colère sont descendus dans la rue pour protester contre les délestages électriques, rapporte un correspondant de Guineematin.com sur place.

Depuis la fin de la saison pluvieuse, la desserte du courant électrique a fortement baissé dans la ville de Boké. Les délestages ont repris de plus belle. Désormais, il n’est pas rare de voir deux concessions contiguës : l’une ayant le courant et l’autre ne l’ayant pas. Et cette situation commence à irriter les habitants de Boké qui ne comprennent le système de fourniture du courant mis en place par EDG.

C’est ainsi que plusieurs jeunes ont pris d’assaut les rues de la ville dans la soirée de ce mercredi pour protester contre cette situation. Les manifestants ont érigé des barricades à plusieurs endroits de la route principale : à commencer par le quartier Yomboya à la rentrée de la ville.

Ce mouvement de colère, caractérisé par une vive tension, a provoqué une paralysie totale de la ville. Aucun engin n’entre ou ne circule dans la ville. Aucun dégât matériel n’est cependant enregistré pour le moment.

Nous y reviendrons !

De Boké, Abdourahmane N’diaré Diallo pour Guineematin.com

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Lutte contre l’immigration clandestine : la Belgique va investir 75 millions d’euros en Guinée entre 2016 et 2023

9 janvier 2019 à 22 10 41 01411

L’immigration clandestine constitue aujourd’hui une préoccupation de tous les décideurs, tant dans les pays de départ que dans les pays d’arrivée des migrants. Les initiatives se multiplient pour freiner ce fléau plus que jamais d’actualité. C’est dans cette dynamique que l’ambassade la Belgique en Guinée, à travers un échange avec les médias, a dévoilé sa stratégie de lutte contre ce fléau avec ses partenaires, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

C’est la maison de la presse qui a servi de cadre à cette entrevue entre l’ambassade de Belgique en Guinée et la presse nationale, autour du thème « prévention de l’immigration irrégulière des Guinéens en Belgique ».

Selon nos informations, les guinéens constituent la cinquième nationalité la plus représentée parmi les demandeurs d’asile en Belgique. Parmi les motifs invoqués par les guinéens demandeurs d’asile en Belgique, on peut noter é des problèmes politiques, ethniques ou des conflits interpersonnels. Les femmes soulèvent des raisons liées aux mariages forcés et surtout aux mutilations génitales.

Un phénomène contre lequel la Belgique est entrain de lutter, en collaboration avec l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM), l’Union Européenne et les autorités locales. Selon Freddy ROOSEMONT, Directeur Général de l’Office Belge des Étrangers, « le constat est alarmant, d’autant plus que bon nombre de ces demandes sont injustifiées, composées de fausses déclarations. De même, d’autres abus de procédures, en particulier lors des demandes de visas, attirent encore l’attention des autorités. L’utilisation très fréquente de documents faux ou falsifiés est très répandue. Mais, cette pratique se retournera systématiquement contre le fraudeur grâce à une vérification approfondie et systématique des dossiers. Nous déplorons surtout le cas des jeunes qui choisissent la Méditerranée pour arriver en Europe avec tout les dangers qu’il y a ».

Par ailleurs, Freddy ROOSEMONT a expliqué que la migration en Belgique est encouragée, si elle s’inscrit dans un cadre légal. « La migration est une bonne chose, quand c’est légal. Mais, ce n’est pas une bonne chose quand c’est illégal, quand c’est un abus de la procédure d’asile. Ensemble, nous allons influencer les pensées des jeunes. Ce qui est triste, malgré les messages véhiculés, le nombre a de nouveau augmenté. On é on peut compter 140 ou 150 demandes par mois. C’est beaucoup trop ».

En outre, le Directeur Général de l’Office Belge des Étrangers a donné d’utiles conseils aux jeunes, proies faciles des trafiquants en tout genre. « Il faut surtout éviter de tomber dans le piège des gens qui vous demandent de l’argent, mais qui vous refilent des faux documents. On entend souvent des histoires dans lesquels la famille à revendu des biens tels que des parcelles de terrains ou des moutons, des vaches…pour pourvoir financer le voyage. C’est très triste et dommage parce qu’on pouvait investir dans le pays et réussir », soutient-il.

Pour intensifier la lutte contre la migration irrégulière et encourager l’insertion socio économique des candidats potentiels au départ, les autorités Belges basées en Guinée, en partenariat avec l’OIM et les autorités locales, compte procédé très prochainement au lancement du projet dénommé « OMEGA ».

Présent à la rencontre le chargé de communication de l’OIM Guinée, Lucas CHANDELLIER, a expliqué l’objectif visé à travers ce projet. « C’est un projet qui est basé sur la sensibilisation et l’information. Ce n’est pas un projet économique, c’est pour informer et sensibiliser les populations à la fois sur les dangers de la migration irrégulière mais également l’impasse que représente la migration irrégulière en Europe. Donc, on va se baser sur les discours à la fois des migrants retournés, mais également de la diaspora qui se trouve en Europe, qui va expliquer quelle est sa situation sur place, que ça soit des gens en situation régulière ou irrégulière. Ils nous expliqueront leurs réelles conditions de vie en Europe. Ça va être vraiment de compiler toutes ces expériences pour expliquer les difficultés liées à la migration irrégulière ».

Selon nos informations, rien qu’en 2018, les autorités Belges ont enregistré 1125 demandes d’asile introduites par des Guinéens. C’est pourquoi, apprend-on, dans ses prochaines activités de coopération au développement à travers différents outils et de canaux, la Belgique s’est engagée sur la période 2016-2023 à investir près de 75 millions d’euros en Guinée pour freiner la migration irrégulière.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com

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Vol à main armée : plusieurs membres d’une même famille jugés à Conakry

9 janvier 2019 à 20 08 14 01141

Plusieurs membres d’une même famille comparaissent devant le TPI de Mafanco. Ils sont poursuivis par un cambiste pour vol à main armée, recel et complicité. Le principal accusé est en fuite mais plusieurs de ses proches y compris son père sont en train d’être jugés par le tribunal, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Ce dossier oppose le cambiste Ibrahima Camara à Ibrahima Keïta et plusieurs membres de sa famille. Si le principal accusé est en fuite avec un de ses complices, les autres mis en cause comparaissent devant le tribunal criminel de Mafanco. Son père Cheick Mohamed Keïta et sa femme, poursuivis pour complicité, son petit frère Namory Keïta et deux autres personnes, poursuivis pour recel, étaient devant le juge Kindy Barry, le mardi 08 janvier 2019.

A la barre, le plaignant Ibrahima Camara a relaté comment il a été attaqué par Ibrahima Keita. « C’était un vendredi aux environs de 20h30, j’ai été payé par ceux qui ont les comptoirs d’or. Comme il faisait nuit, je ne voulais pas marcher avec cette grande somme d’argent. Mais ils m’ont dit de prendre l’argent et je n’avais pas un endroit où le déposer parce qu’il se faisait tard. Donc j’ai pris le risque ce jour de mettre l’argent dans mon sac pour l’emporter à la maison. A côté de chez moi, il y a un passage obscur et c’est là que j’ai vu un homme cagoulé qui m’attendait.

Au moment de faire rentrer la moto dans la maison, il s’est jeté sur moi et la moto est tombée sur mon pied. Il s’est mis à tirer le sac, il m’a dit : si tu ne laisses pas le sac, je vais te tuer. Voulant sauver ma vie, j’ai donc laissé le sac et il a pris la fuite. Je me suis mis à sa poursuite et tout le quartier s’est mis à le pourchasser. Je ne voulais pas porter plainte à la gendarmerie mais j’ai été encouragé par des amis.

Les enquêtes ont montré que c’est Ibrahima Keïta qui m’a attaqué et on a même trouvé le lingot d’or dans sa chambre. Il a même reconnu que c’est lui qui a pris l’argent plus le téléphone. Dans le sac, il y avait 168 milles dollars, 5 millions de francs guinéens, des portables et un lingot d’or. Mais finalement, j’ai pu retrouver le lingot d’or », a expliqué le plaignant.

De leur côté, les accusés ont tous rejeté en bloc les accusations portées contre eux. Namory Keïta est revenu sur les circonstances de son arrestation, assurant ne rien connaître de cette affaire. « Mon grand frère Ibrahima Keïta m’a appelé pour me dire de lui envoyer quatre de ses complets à l’aéroport. Lorsque je lui ai envoyé les habits, il m’a donné un téléphone de marque LG. Mais, moi en tout cas, je n’étais associé à aucun cas de vol.

Du coup, il a été arrêté et conduit à la gendarmerie. C’est de la gendarmerie qu’il m’a appelé pour m’alerter que les gendarmes allaient m’interpeller aussi. Mais avant ça, moi j’avais déjà un projet de voyage à Dabola dans le cadre de mon traitement. Donc c’est à Dabola que j’ai été arrêté par des gendarmes avec deux autres personnes pour recel », a-t-il expliqué.

Les accusés ont été appuyés par leur avocat maitre David Béavogui. Ce dernier a assuré que ses clients sont innocents et a sollicité leur mise en liberté provisoire. Une demande rejetée par le tribunal qui a renvoyé l’affaire au 22 janvier 2019 pour la suite des débats.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tel : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Santé : Alpha Condé inaugure la nouvelle IRM de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale

9 janvier 2019 à 20 08 05 01051

Le centre de diagnostics de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS) vient de se doter d’une Imagerie par Résonance Magnétique (IRM). Cet équipement, unique en son genre dans notre pays, a été officiellement lancé ce mercredi, 09 janvier 2018, par le président Alpha Condé. Cet équipement permettra une nette précision dans le diagnostic de plusieurs pathologies et réduira les évacuations sanitaires de travailleurs à l’étranger, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Malik Sankhon

Dans son discours, Malik Sankhon, directeur général de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS) a rappelé que depuis l’introduction du système de Gestion Axée sur les Résultats (GAR) en 2012, son équipe et lui ont doté l’institution d’un plan stratégique et opérationnel qui traduit leur ambition et décrit les mécanismes pratiques de sa mise en œuvre. « Le centre de diagnostics de la CNSS, réalisé sur fonds propres de l’institution, a été inauguré le 28 avril 2016, dans le but de contribuer à l’amélioration de la qualité des soins en faveur des assurés sociaux en particulier, et de la population guinéenne en général. Depuis cette date, le centre offre ses services dans divers domaines de diagnostics biomédicaux grâce aux équipements dont il dispose, à savoir : l’écho doppler cardiaque ; le scanner 16 barrettes ; la radio numérique ; l’appareil de mammographie ; le laboratoire d’analyses biomédicales doté d’automates et le cabinet dentaire et de prothèse doté de panoramique », a-t-il cité.

Par ailleurs, Malik Sankhon est revenu sur l’impact de cette Imagerie par Résonance Magnétique (IRM) sur la prise en charge sanitaire de nos compatriotes. « Aujourd’hui, nous allons mettre à la disposition des usagers, cet équipement d’Imagerie par Résonance Magnétique qui, par sa caractéristique de haut champ, est une première dans notre pays. Il permettra une nette précision dans le diagnostic et va contribuer à la réduction des évacuations sanitaires surtout celles liées aux besoins de diagnostics fiables », a-t-il indiqué.

Abondant dans le même sens, le Chef de l’Etat, le professeur Alpha Condé a salué le travail fourni par la direction générale de la CNSS au bénéfice des populations guinéennes. Selon lui, cet équipement permettra de réduire les évacuations sanitaires à l’étranger. « Vous savez, la Guinée perd beaucoup d’argent pour évacuer beaucoup de malades au Maroc, en Tunisie ou-bien parfois en France. Mais, on ne peut pas évacuer tout le monde. Ça veut dire que la grande majorité de la population ne peut pas être évacuée. Donc, beaucoup de gens meurent parce qu’on ne peut pas évacuer tout le monde. Mais, il est extrêmement important que la Guinée puisse se doter des moyens médicaux, afin que l’ensemble des guinéens puissent bénéficier des soins qu’il peut avoir au Maroc, en Tunisie ou en France. Et, nous sommes très heureux que la Casse soit située dans cette voie. Car avec l’IRM, beaucoup de maladies qu’on ne pouvait pas découvrir avant, on peut les découvrir aujourd’hui. Donc, je félicite le directeur général de la Caisse et tous les employés pour ce progrès », a lancé le président Alpha Condé.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Prévention et résolution des conflits : LEJEPAD et ses partenaires présentent le résultat

9 janvier 2019 à 19 07 51 01511

Les résultats de l’étude sur le renforcement des approches collaboratives et inclusives pour la prévention des conflits en Guinée ont été présentés ce mercredi, 09 janvier 2019, à Conakry. C’était à l’occasion d’une conférence nationale sur la rédevabilité sociale collaborative. Une démarche initiée par le LEJEPAD (Leadership Jeunes pour la Paix et le Développement en Afrique et en Guinée) en partenariat avec la Banque mondiale, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Selon nos informations, ce projet exécuté par LEJEPAD et financé par la Banque mondiale, à travers sa structure GPSA (Global Partnership For Social Accountability), est l’aboutissement de quatre mois de recherches dans tout le pays. La démarche vise à « comprendre le fonctionnement des approches collaboratives qui existent en Guinée, évaluer les capacités existantes et les capacités manquantes et comprendre comment ces initiatives ont pu exister malgré un certain nombre de difficultés ».

Mme Aminata Touré

Dans son discours, madame Aminata Touré, maire de la commune de Kaloum, a félicité LEJEPAD pour cette initiative qui promeut la paix et qui doit inspirer tout un chacun. « Comme vous savez, dans tous nos pays, surtout en Afrique, nous sommes sujets à des conflits qui sont latents. Et, en Guinée, nous n’avons pas eu de guerre civile, nous n’avons pas eu de grands conflits majeurs. Mais, nous savons que des problèmes inclusifs se posent à nous et que nous devons débattre des sujets ouvertement, franchement. Et, je dis toujours qu’il faut qu’on se parle et qu’on se regarde en face. Parce que, comme vous le savez nous, pendant toute notre campagne, nous avons bâti notre campagne sur la cohésion sociale, sur l’entraide sociale », a-t-elle expliqué.

Bangaly Camara

De son côté, Bangaly Camara, directeur exécutif de LEJEPAD en Guinée, s’est réjoui du succès de cette étude menée dans les quatre (4) régions naturelles. Selon lui, « l’approche collaborative est la meilleure approche de gouvernance parce que ça permet à tous les citoyens de se donner la main dans le cadre de l’amélioration de la gouvernance locale. Et les gouvernants et le secteur privé et les organisations de la société civile, nous devons ensemble nous donner la main pour pouvoir veiller sur la prestation des services qui vont dans le sens de l’amélioration des conditions de vie des citoyens. Mais, ça ne peut se faire que dans la collaboration, pas dans la confrontation, des injures publiques ou bien dans l’adversité qui ne dit pas son nom. Nous avons estimé qu’il faut insuffler cette dynamique qui pourra quand même amener toutes les corporations, toutes les forces vives à se donner la main, à travailler ensemble et à développer le pays ensemble ».

Maria Cavalov

Pour sa part, Maria Cavalov, représentante de Global Partnership For Social Accountability de la Banque mondiale, basé à Washington, s’est félicité de la réussite de ce projet. « La rédevabilité sociale, les mécanismes que nous prônons aujourd’hui, s’éloignent de la dichotomie Etat-Citoyen, s’éloignent de processus qui tentent parfois à aller vers la confrontation, vers une idée de collaboration possible entre Etat, entre citoyens, entre secteur privé. Une collaboration à laquelle on croit particulièrement dans les pays qui sont considérés comme fragiles… »

Amirou Diawara

Parlant de ce que la Guinée doit faire pour éviter de tomber dans des conflits de grande envergure, Amirou Diawara, chef de cabinet du ministère de l’Unité nationale et de la Citoyenneté, a invité à la vigilance. « Les conflits sont multiformes et complexes. L’analyse et la cartographie des conflits réalisés par différents experts en Guinée ont démontré que nous devons tous être vigilants pour ne pas que ces conflits, parfois mineurs et circonscrits dans une zone, deviennent des conflits majeurs et qui entraveraient l’avenir et le devenir de notre nation. L’Etat est certes détenteur de la puissance publique mais, il ne saurait à lui seul résoudre cet épineux problème ».

Pour finir, monsieur Diawara a dit son espoir « que les résultats de cette réflexion renforceront la synergie d’actions entre le gouvernement, les organisations de la société civile, le secteur privé et les partenaires techniques et financiers. Je prends ici l’engagement que le gouvernement, à travers le département de la Citoyenneté et de l’Unité Nationale, ne managera aucun effort pour relever le défi du vivre ensemble dans notre pays ».

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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Grand marché de Siguiri : saisie d’une importante quantité de produits périmés

9 janvier 2019 à 17 05 38 01381

La section de l’office de contrôle et de qualité de la direction préfectorale du commerce de Siguiri a procédé à la saisie d’une importante quantité de produits périmés ce mercredi, 09 janvier 2018. Une opération effectuée dans un magasin de stockage près de la gare routière, à quelques 100 mètres du grand marché, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Plus de vingt (20) tonnes de produits impropres à la consommation ont été saisies par la section contrôle et qualité de Siguiri. C’est au cours du travail des inspecteurs que cette importante quantité de produits périmés a été découverte : 50 sacs de farine, jus, cigarettes destinés à la vente.

Sanaba Karifa Keïta

Le chef section préfectoral de l’office de contrôle et de qualité, Sanaba Karifa Keïta, a présenté les produits à la presse locale, peu après la saisie. Selon lui, « comme c’est la fin d’une année et le début d’une autre, j’ai instruit les inspecteurs de procéder à un contrôle. C’est au cours de ce contrôle qu’on a découvert un magasin plein de produits périmés, plus de 50 sacs de farine périmée, des cigarettes, des jus et autre produits périmés. On peut estimer le tout à 20 tonnes. Nous avons rempli deux camions bennes de produits périmés ».

En outre, monsieur Kéita a regretté le fait que le marché local soit inondé de tels produits dangereux pour la santé. « Le marché de Siguiri est inondé de produits périmés. L’année passée, on a incinéré 86 tonnes de produits périmés. Pour le début de cette année, nous venons de saisir plus de 20 tonnes que nous allons incinérer dans les jours à venir », a-t-il laissé entendre.

Selon nos informations, le propriétaire des produits est détenu à la prison civile depuis une année dans une autre affaire. Le magasin était géré par un de ses proches qui n’a pu être mis aux arrêts.

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guinéematin.com

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SLECG cherche accord : « Pas d’injures ! C’est nous qui voulons l’argent… »

9 janvier 2019 à 16 04 38 01381

Comme ce fut le cas avant-hier et hier, la signature annoncée du protocole d’accord devant mettre fin à la grève des enseignants guinéens est sérieusement mise en doute encore ce mercredi, 09 janvier 2019. Initialement annoncée pour midi, la signature n’a toujours pas eu lieu. Pire, les enseignants mobilisés au palais du peuple se retrouvent sans interlocuteur, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui est sur place.

Le gouvernement guinéen se joue-t-il du SLECG et de ses membres ? La question se pose véritablement aujourd’hui. Car, après avoir passé deux jours (de 9 heures du matin jusqu’aux environs de minuit) au siège de leur syndicat à Donka sans voir cet accord « libérateur » signé, les responsables et membres du SLECG risquent de revivre la même situation ce mercredi encore.

Comme demandé par leur leader Aboubacar Soumah, les enseignants se sont mobilisés dans la matinée à leur siège. Ils sont restés sur les lieux jusqu’à 13 heures et demi, avant de prendre départ pour le Palais du peuple où est prévue la signature du protocole d’accord. A l’exception d’Aboubacar Soumah, les autres responsables et membres du Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée ont marché du siège du SLECG au Palais du peuple de Conakry.

Mais à leur surprise, ils ont trouvé que la salle du 28 septembre du Palais, où devait se tenir la cérémonie, est fermée. Et il n’y aucun interlocuteur pour eux sur place. Face à cette situation, Thierno Oumar Tounkara, secrétaire général adjoint du SLECG, a pris la parole pour calmer les enseignants, en colère.

« Au nom du général Aboubacar Soumah, nous vous demandons de continuer à patienter. C’est nous qui avons besoin de l’argent, c’est nous voulons l’amélioration de nos conditions de vie. Donc, nous devons garder le calme devant l’Etat et le gouvernement. Pas d’injures, pas de propos déplacés. Nous devons nous comporter comme des donneurs du savoir, du savoir-faire et du savoir être », a lancé le responsable syndical.

Et, ce message est tombé dans de bonnes oreilles. Car les enseignants ont pris place sur les lieux pour attendre un éventuel interlocuteur et surtout la signature de l’accord tant attendu. Beaucoup s’interrogent toutefois, sur la volonté réelle du gouvernement de signer cet accord et redoutent une duperie.

A suivre !

Du Palais du peuple, Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél. : 622680041

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Détournement de 40 milliards : Paul Moussa demande la récusation du juge Kabélé Bangoura

9 janvier 2019 à 14 02 10 01101

L’on s’attendait ce mercredi, 09 janvier 2019, aux réquisitions et plaidoiries dans l’affaire Paul Moussa Diawara et Inza Bayo, poursuivis pour détournement de fonds publics et complicité au tribunal correctionnel de Kaloum. Mais, à la surprise générale, le juge en charge du dossier, Ibrahima Kabélé Bangoura, annonce avoir reçu une requête en recusation introduite par avocats des deux prévenus, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

A l’appel du dossier Paul Moussa Diawara et Inza Bayo, poursuivis pour détournement de fonds publics et complicité au préjudice de l’Etat, il n’y avait aucun prévenu encore moins un membre du collège d’avocats.
Le juge Ibrahima Kabélé Bangoura a annoncé aussitôt avoir reçu ladite requête aux fins de récusation. Il va préciser que  » conformément aux dispositions 740 et suivants du Code de Procedure Pénale, cette requête m’a été transmise pour que je puisse réagir. Depuis hier mardi, j’ai eu à leur envoyer une correspondance à cet effet. Mais, comme il est dit dans l’article 741 du même code, ça ne dessaisi pas le juge dont on demande la récusation. Cependant, il est dit dans les memes dispositions que le premier président, après avis du procureur général, peut demander au président dont la récusation est demandée de surseoir à tout en attendant. Je viens d’avoir une conversation avec le premier président qui m’a dit qu’il va me faire par parvenir cet avis », a expliqué le juge Kabélé Bangoura.

A sa suite, les avocats de la partie civile, qui défendent les intérêts de l’Etat dansce dossier, vont exprimer leur étonnement devant cette demande de récusation. Pour maitre Lancinet Sylla, les dispositions de l’article 742 du code de procédure pénale sont claires.  » Tant que le président ne s’est pas prononcé, vous n’êtes pas dessaisi de ce dossier. Je vous demande de nous donner la parole pour nos plaidoiries  » a martelé l’avocat de l’agent judiciaire de l’Etat.

Même son de cloche chez le Procureur, Ousmane Sankhon qui va revenir sur les mêmes dispositions du code de procédure pénale pour etayer son argumentaire. D’ailleurs, monsieur Sankhon va rappeler que c’est la deuxième fois que les prévenus demandent la récusation d’un juge dans cette procédure.  » Le juge Cherif Sow avait été saisi d’une requête de fins de récusation pour la même affaire ». Le procureur va à son tour demander au juge de passer à la vitesse supérieure et de lui donnner la parole pour ses réquisitions.

Paul Moussa Diawara et Inza Bayo, poursuivis pour une affaire de près de 40 milliards de francs guinéens, et leurs avocats ont brillé par leur absence. Un fait dénoncé aussi bien par maître Lancinet Sylla et le procureur Ousmane Sankhon.

Finalement, le juge Ibrahima Kabélé Bangoura, après avoir écouté les deux parties, a jugé nécessaire de renvoyer l’affaire, de proroger à quinzaine pour réquisitions du parquet et plaidoiries.

Alpha Mamadou Diallo depuis le TPI de Kaloum pour Guineematin.com
Tel 628 17 99 17

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Marche des enseignants vers le Palais du peuple : les précisions d’Aboubacar Soumah

9 janvier 2019 à 12 12 09 01091

Après deux journée infructueuses, les enseignants guinéens ont encore rallié nombreux le siège du Syndicat Libre des Enseignants et chercheurs de Guinée (SLECG). Mais, contrairement à lundi et mardi, ce mercredi, 9 janvier 2019, les grévistes disent vouloir battre le macadam jusqu’au palais du peuple où ils espèrent voir, enfin, leur leader, Aboubacar Soumah, signer un accord de sortie de crise avec le gouvernement.

Selon les reporters de Guineematin.com qui sont sur place, c’est Aboubacar Soumah en personne qui s’est mis en tête de cette marche. « La marche d’aujourd’hui n’est pas une marche de protestation », a tout de même tenu à préciser le leader syndical. « Au lieu de perdre le temps ici à emprunter des véhicules (et généralement les taxis viennent remplis puisque nous ne sommes pas à un point de départ), c’est pourquoi, nous avons estimé qu’il serait préférable pour nous, dans ces circonstances, de marcher jusqu’au palais du peuple pour que les gens nous voient et qu’ils comprennent que les enseignants sont unis et qu’ils sont solidaires », a indiqué Aboubacar Soumah.

Interrogé sur le contenu de l’accord qu’il espère signer ce mercredi avec le gouvernement, le syndicaliste a dit ne pas pouvoir livrer le contenu du document pour le moment.

A suivre !

Du siège du SLECG, Alpha Assia Baldé et Mohamed Doré pour Guineematin.com

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Kankan et Faranah : plus de 700 dossiers traités par la gendarmerie en 2018

9 janvier 2019 à 11 11 14 01141

Plus d’une semaine après la fin de l’année 2018, les services de sécurité de Kankan continuent de faire le bilan de cette année sur le plan sécuritaire. C’est le cas de brigade de recherche qui gère les régions de Kankan et de Faranah. Cette brigade de la gendarmerie a fait état de 711 dossiers qu’elle a recensés et traités dans les deux régions administratives, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Kankan.

Ces dossiers concernent différents types d’infractions et impliquent 1167 personnes. Parmi elles, 12 mineurs dont 3 filles, et 1083 majeurs dont 69 femmes. Les nationaux sont au nombre de 1030 pour les hommes et 69 pour femmes, et les étrangers impliqués dans ces affaires sont au nombre de 7.

Selon toujours la brigade de recherche de la gendarmerie de Kankan, qui coordonne également les activités de celle de la région de Faranah, l’infraction la plus récurrente est le vol qui constitue 162 cas, ensuite les coups et blessures volontaires au nombre de 93 dossiers et l’abus de confiance : 65 cas.

Le service de sécurité souligne que ces statistiques sont en légère hausse par rapport à celles de 2017.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél : 00224 627 24 13 24

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Faranah : voici les faits qui ont marqué l’année 2018

9 janvier 2019 à 10 10 39 01391

L’actualité a été riche et variée au cours de l’année 2018 dans la préfecture de Faranah. Des événements heureux, d’autres tristes, des surprises, tout a été enregistré dans cette ville de la Haute Guinée. Guineematin.com, à travers son correspondant sur place, vous propose ci-dessous un récapitulatif de quelques faits et événements qui ont marqué l’actualité locale au cours des douze derniers mois.

Sur le plan politique

Comme dans les autres villes du pays, l’actualité politique a été marquée en premier lieu, à Faranah, en 2018, par la tenue des élections locales du 04 février. Les premières élections du genre depuis plus d’une décennie en Guinée. Si dans la commune urbaine, le processus s’est déroulé sans incidents, ça n’a pas été le cas dans certaines communes rurales comme : Hèrèmakono, Passaya, Sandenia et de Maréla où ces élections de proximité se sont soldées par des violences ayant causé plusieurs dégâts matériels. Et jusqu’à présent, les conseils communaux de Hèrèmakono et de Maréla, où respectivement l’UFR et l’UFDG ont remporté les élections, n’ont toujours pas pris fonction. Pourtant, les résultats de ces deux localités n’ont souffert d’aucune contestation.

Hèrèmakono, Maréla et la commune urbaine, sont les trois communes de la préfecture de Faranah où le RPG Arc-en-ciel, a perdu les élections locales. Dans la commune urbaine, c’est une liste indépendante, dirigée par un jeune activiste de la société civile de 31 ans qui a créé la surprise en raflant la mairie devant le parti au pouvoir dans un de ses fiefs historiques.

Sur le plan politique, l’an 2018 a connu la dissolution des deux sections du RPG Arc-en-ciel dans la commune urbaine de Faranah. Ce qui est une conséquence directe de la défaite du parti au pouvoir lors des élections locales du 04 février. Juste après la publication des résultats, plusieurs jeunes du RPG Arc-en-ciel ont laissé éclater leur colère, tenant pour responsables de cette défaite les secrétaires généraux des sections de Faranah 1 et 2. Ils sont allés retirer de force tous les biens mobiliers du parti que détenaient les deux responsables locaux avant de les dissoudre.

Ils ont mis en place une structure dénommée « comité de salut ». Un nom qui n’a pas plu au président de la République. Lors de sa dernière visite dans la ville, le 15 mai 2018, Alpha Condé a dénoncé cette appellation. « Nous ne sommes pas en guerre pour mettre un comité de salut », avait déclaré le chef de l’Etat. C’est pourquoi, la dénomination « comité de salut » a été remplacée par « comité de crise ». C’est ce comité qui gère actuellement les affaires courantes du parti au pouvoir dans la ville de Faranah.

Les vérités d’Alpha Condé aux cadres et aux sages de Faranah : c’est avec un sentiment de déception et même de colère que le président Alpha Condé est arrivé dans la ville de Faranah le 15 mai 2018, en provenance de la région forestière. Et comme à ses habitudes, le chef de l’Etat a craché ses vérités aux administrateurs, aux responsables de son parti et aux sages de la ville. S’exprimant en langue du terroir, Alpha Condé a tenu les sages pour responsables de la discorde enregistrée à Faranah et fustigé une mauvaise gestion administrative et financière de la part des responsables du RPG Arc-en-ciel qu’il avait traités de sangsues.

Sur le plan socio-économique

La ville de Faranah a été secouée pendant l’année 2018 par la hausse des prix des denrées de première consommation, due à l’augmentation du prix du carburant par le gouvernement. Partout, les citoyens crient à la montée en puissance des prix des denrées de première nécessité. Le panier de la ménagère en fortement fait les frais. A cela s’est ajoutée une longue pénurie de poissons dans la ville. Les vendeuses de poissons partaient se procurer de ce produit halieutique à Kissidougou pour venir le revendre à un prix d’or à Faranah.

Depuis la reconstruction du grand marché de Faranah par le président de la République, aucune politique de bonne gestion de ce bijou n’a été mise en place par l’administration du marché. Ce qui a poussé les femmes à refuser de s’installer dans ce marché. Selon les débats autour de la question que l’on entend très souvent dans les rues, bars cafés et d’autres lieux publiques, les magasins de ce marché ont été repartis aux autorités régionales, préfectorales et communales, à certains chefs locaux et certains responsables des forces de défense et de sécurité. Cette mauvaise répartition serait à l’origine du refus catégorique des femmes d’occuper le marché.

A cela, s’ajoute le stationnement anarchique des engins roulants sur la nationale au centre-ville, provoquant plusieurs accidents de circulation. Mais, grâce aux activités d’information et de sensibilisation menées par la nouvelle équipe de la mairie, aujourd’hui ces problèmes sont résolus. Tout le marché est occupé, la nationale est libérée et les policiers font leur travail, à la satisfaction des habitants de la ville.

Sur le plan éducatif

Comme ce fut le cas dans la plupart des villes du pays, le système éducatif a été fortement secoué durant l’an 2018 à Faranah. Cela, en raison des différentes grèves déclenchées par le Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG) qui réclame des meilleurs salaires pour les enseignants. La dernière grève, toujours en cours, a été marquée par des mouvements de protestation : sit-in et marches pacifiques, organisées par les enseignants grévistes et par les élèves. Des mouvements qui ont tous été dispersés par les forces de l’ordre.

Sur le plan coutumier

Depuis le 26 novembre dernier, Faranah a deux Sotikèmö (patriarches). Une première dans l’histoire de cette ville. Une guerre de succession au titre de patriarche sème une crise au sein des sages de Faranah. Deux frères de la lignée des « Oularé », appartenant aux deux grandes familles fondatrices de la ville de Faranah : « Doutiya et Diamanatiya » se disputent ce titre de chef coutumier. Cette crise perdure jusqu’aujourd’hui.

Sur le plan religieux

Un jeune imam d’une mosquée du quartier Tonkolonko 2 a été suspendu par l’inspection régionale des affaires religieuses de Faranah. Il a été accusé d’adultère avec la femme d’un gendarme. Cette question a divisé les religieux locaux en deux camps : l’un soutenant le jeune imam suspendu et l’autre soutenant sa sanction. Avant d’en savoir plus sur cette affaire, les autorités religieuses ont décidé de suspendre le jeune imam. Après les enquêtes, il s’est avéré que l’imam a été accusé à tort et sa sanction a été levée.

L’inspection régionale des affaires religieuses suspendu un autre prédicateur peu de la ville peu avant la fin de l’année. Cela, suite à des propos jugés incontrôlés que ce dernier a tenus au sujet des fêtes de fin d’année. Le leader religieux musulman avait déclaré que tout fidèle musulman qui mangera un plat préparé pour la célébration du 24 et du 31 décembre ira en enfer. Certains fidèles musulmans et mêmes membres de la ligue régionale des affaires religieuses qui étaient présents dans la mosquée au moment des faits, ont estimé que le prédicateur a dépassé les limites et ont remonté l’information au niveau des autorités religieuses. Ces dernières ont décidé de lui interdire de prêcher jusqu’à nouvel ordre.

Sur le plan sportif

Après 10 années passées en ligue 2, le Sankaran FC a dit au revoir à cette division du championnat national de football professionnel. Le club de Faranah est descendu en division d’honneur après plusieurs revers qu’il a subis sur son propre terrain. Une surprise et une grosse déception chez les fans du ballon rond, très nombreux dans cette préfecture de la Haute Guinée.

Plainte du préfet contre le collectif des anciens footballeurs de Faranah : la descente du Sankara FC n’est certainement pas un fait du hasard. Car, le collectif des anciens footballeurs de Faranah qui gère ce club, s’est confronté à une sérieuse crise financière. Il est allé emprunter un montant de 10 millions de francs avec le préfet afin de faire face aux dépenses liées aux deux derniers matchs du club. Mais le délai qui leur était imparti a expiré sans que les jeunes ne payent l’argent. 17 jours après l’expiration du délai, le préfet de Faranah a porté plainte contre eux à la justice. N’ayant pas les moyens de payer l’argent, les jeunes sont passés par l’inspecteur régional des affaires religieuses pour plaider le premier magistrat de la préfecture pour qu’il accepte d’attendre le paiement des arriérés de la subvention accordée aux clubs par la LGFP.

Mais, l’intervention de l’inspecteur régional des affaires religieuses n’a pas permis d’éviter la convocation des gestionnaires du Sankaran FC par la justice. Après plusieurs tiraillements, le préfet a dû attendre le paiement de la subvention par la Ligue Guinéenne de Football professionnel pour que son argent soit remboursé. Cette affaire a fortement marqué l’actualité dans la ville et fait objets de plusieurs émissions dans les radios locales.

Sur le plan footballistique toujours, il faut noter la tenue du tournoi inter-préfectures doté du trophée Alpha Condé, président de la République, dans la commune urbaine de Faranah. La compétition s’est jouée en avril-mai 2018 et elle a réuni les équipes des préfectures de Dabola, Dinguiraye, Faranah et Kissidougou. L’équipe préfectorale de Faranah a remporté le trophée et a représenté la région administrative de Faranah interrégional à Conakry. Compétition que l’équipe de Faranah n’avait cependant pas pu remporter.

Enfin, plusieurs décès ont marqué l’année 2018 à Faranah. Ce sont entre autres :
la mort tragique de deux jeunes animateurs de la radio communautaire Bambou FM. Il s’agit de Saïdou Samoura et Lansana Kadiatou Camara, âgés respectivement de 24 et de 35 ans. C’est après l’enregistrement d’une émission en Djallonké avec le plus grand charmeur de serpents de la région de Faranah qui est Khalo Moussa Keïra à Tambaya, dans la sous-préfecture de Passaya, que ces deux jeunes ont été fauchés par un tronc d’arbre. L’arbre qui était rongé par un feu de brousse depuis quelques jours est tombé sur eux alors qu’ils étaient de passage sur une moto.

Il y a ensuite la mort de l’inspecteur régional des affaires religieuses. Considéré comme l’homme à tout faire dans la région de Faranah sur les plans religieux et social, Elhadj Aly Béreté, a tiré sa révérence le 22 janvier 2018, laissant de nombreuses personnes sous le choc. La mort d’un autre jeune enseignant chercheur de l’Institut supérieur agronomique et vétérinaire, Valéry Giscard d’Estaing de Faranah a attristé plus d’un dans la ville. Le défunt était considéré comme le grand frère de lait de tous les étudiants de l’Institut et l’ami de tout le monde à Faranah. Bakary Kourouma est décédé dans un accident de la circulation survenu à Macenta, sa ville natale. La réception de son corps et son enterrement ont mobilisé une importante foule à Faranah.

Notons enfin, le décès de la caissière du trésor public, madame Dalogbè Camara, qui a rendu l’âme au Maroc par suite de maladie. Ses obsèques qui ont eu lieu à Faranah, sa ville natale, ont mobilisé des membres du gouvernement et de nombreux habitants de la ville.

Ce sont là entre autres quelques faits qui ont marqué l’actualité à Faranah au cours de l’année 2018. 

Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 620 24 15 13/ 655 69 10 35

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Siguiri : environ 400 fusillades enregistrées en 2018

9 janvier 2019 à 10 10 18 01181
Dr. Balla Keïta

2018 a été une année de grande insécurité à Siguiri. Environ 400 fusillades et une soixantaine de cas de coups de poignards ont été enregistrés dans la préfecture au cours de l’année écoulée. Ce sont là les statistiques fournies par les services de l’hôpital préfectoral de Siguiri, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

En ce début d’année 2019, notre correspondant local est allé à la rencontre du responsable du service des urgences médico-chirurgicales de l’hôpital préfectoral de Siguiri. Avec Docteur Balla Keïta, Guineematin.com a souhaité avoir les statistiques sur les cas de fusillades et de coups de poignards qu’il a enregistrés au cours de l’année écoulée. « Du 1er janvier au 31 juin 2018, nous avons enregistré 313 cas de fusillades à Siguiri. Les causes de ces fusillades sont diverses : il y a des fusillades causées par les conflits inter-communautaires et d’autres par des attaques à mains armées.

Pour les coups de poignards, nous avons enregistré 30 cas du 1er janvier au 31 juin 2018. Et du 1er juillet au 31 décembre 2018, nous avons enregistré 86 fusillades et 26 cas de coups de poignards. Ce qui fait un total de 399 fusillades et 56 cas de coups de poignards en 2018 », a indiqué Docteur Balla Keïta.

Le médecin précise que parmi tous les blessés admis aux urgences de l’hôpital préfectoral de Siguiri, seulement 2 ont trouvé la mort. « Dieu merci, on a réussi à sauver la vie de 397 personnes sur les 399 blessés par balles et les 56 blessés par armes blanches ».

Il ajoute que la liste n’est pas exhaustive et interpelle les autorités sur l’insécurité qui sévit dans la préfecture de Siguiri. « Il peut y avoir d’autres cas, mais ce sont là les cas dont nous nous sommes informés. Les autorités politiques, de sécurité et judiciaires doivent prendre leurs responsabilités à Siguiri où il y a trop d’insécurité. D’un côté, les citoyens se tirent dessus, et de l’autre côté, les bandits attaquent les motards », a souligné le chef des urgences à l’hôpital préfectoral.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Tortures en Guinée : un commandant de la BAC n°8 jugé à Conakry

9 janvier 2019 à 10 10 15 01151

Accusé de tortures à l’encontre d’Ibrahima Diogo Sow, un jeune arrêté pour vol à mains armées, le commandant Salifou Walto Soumaoro de la Brigade Anti-Criminalité (BAC n°8) de Kakimbo a comparu hier, mardi 08 janvier 2019, devant le tribunal criminel de Dixinn. L’officier a plaidé non coupable, assurant n’avoir jamais donné l’ordre de torturer le jeune homme, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Cette affaire remonte à 2016. Dans la nuit du 04 mars de cette année, une équipe de la BAC n°8 basée à Kakimbo dans la commune de Ratoma, s’est rendue au domicile d’Ibrahima Diogo Sow, un jeune marchand, accusé de vol à mains armées. Ils ont défoncé sa porte et ont mis main sur lui et sa compagne avec laquelle il se trouvait à la maison. Les deux ont été conduits immédiatement à Kakimbo où Diogo Sow a été soumis à des traitements inhumains et dégradants.

Une personne non identifiée a réussi à filmer la scène et a posté la vidéo sur les réseaux sociaux. Ces actes de tortures ont ému plus d’un et ont amené un collectif d’avocats à se constituer partie civile pour poursuivre le commandant de cette Brigade Anti-Criminalité, accusé d’avoir donné l’ordre à ses agents de torturer le jeune homme. Le Commandant Salifou Walto Soumaoro a été arrêté et placé sous mandat depuis le 30 janvier 2017.

A la barre du tribunal criminel de Dixinn, délocalisé à la mairie de Ratoma, l’accusé a reconnu avoir participé personnellement à l’arrestation d’Ibrahima Diogo Sow à son domicile à la Cimenterie suite à un vol à mains armées perpétré chez un homme d’affaires à Kipé. Il nie cependant avoir donné l’ordre de le torturer.

« Au cours de cette attaque, les malfrats ont réussi à emporter des biens et des numéraires. Parmi ces biens enlevés, figurent deux téléphones dont un était muni du système GPS. C’est ce système qui nous a permis de localiser Ibrahima Diogo Sow. Nous sommes allés le prendre à son domicile avec les appareils. On l’a envoyé à Kakimbo. Mais je n’ai pas donné l’ordre de le torturer », a expliqué le commandant.

Après les explications de l’accusé et les débats entre les parties, ce fut la phase des plaidoiries et réquisitions. Dans ses réquisitions, le procureur Boubacar 1 Bah est revenu longuement cette affaire, estimant que le commandant Walto est effectivement coupable des faits pour lesquels il est poursuivi. C’est pourquoi, il a demandé au tribunal de le retenir dans les liens de la culpabilité, en le condamnant à 5 ans d’emprisonnement et au paiement d’une amende de 5 millions de francs.

De son côté, la partie civile, par la voix de maître Halimatou Camara, a demandé au tribunal de condamner l’accusé au paiement d’un montant de 2 milliards de francs. « Nous demandons l’application stricte de la loi. Et pour la réparation, nous réclamons un montant de 2 milliards de francs guinéens à titre de dommages et intérêts », a dit l’avocate.

Pour sa part, maître M’Bomby Marra, l’avocat de la défense, a sollicité l’acquittement pur et simple de son client pour délit non constitué. Finalement, le dossier a été renvoyé au 22 janvier 2019, jour auquel le tribunal rendra sa décision.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 654 416 922/664 413 227

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Meilleur joueur africain 2018 : de l’année : Mohamed Salah succède à lui même

9 janvier 2019 à 10 10 11 01111

La Confédération Africaine de Football (CAF) a récompensé les acteurs du football continental au compte de l’année 2018. C’était à l’occasion de la cérémonie des CAF Awards, organisée hier mardi, 08 janvier 2018, à Dakar au Sénégal. L’égyptien Mohamed Salah se succède à lui-même comme meilleur footballeur africain de 2018.

Récent vainqueur du Trophée BBC et 6ème du dernier Ballon d’Or de France Football, Mohamed Salah remporte son deuxième Ballon d’Or africain de suite. Comme l’année dernière, l’attaquant de Liverpool, en Angleterre, devance son coéquipier Sadio Mané du Sénégal, et le buteur gabonais d’Arsenal, Pierre-Émeric Aubameyang.

Auteur de 44 buts sur l’année civile 2018 et élu Joueur de la saison 2017/18 dans le championnat Anglais (Premier League), le Pharaon rejoint le Sénégalais El Hadji Diouf (2001, 2002), le Camerounais Samuel Eto’o (2003, 2004) et l’Ivoirien Yaya Touré (2011, 2012) au club des footballeurs à avoir réussi à conserver leur titre en Afrique sur deux années consécutives.

Pour ce qui est des CAF Awards, cinq cent trois (503) joueurs, issus de 26 sélections africaines, ont aussi voté pour établir le onze type de l’année2018, dans lequel on retrouve sans surprise Mohamed Salah, Sadio Mané, Kalidou Koulibaly (Sénégal), Pierre-Emeric Aubameyang (Gabon), Mehdi Benatia (Maroc), Riyad Mahez (Manchester City) ou encore le milieu de terrain guinéen de Liverpool, Naby Keita.

Gardien : Onyango ; défenseurs : Serges Aurier, Mehdi Benatia, Eric Bailly, Kalidou Koulibaly ; milieux : Partey, Naby Keita, Riyad Mahrez ; attaquants : Sadio Mané, Pierre Aubameyang et Mohamed Salah.

A noter que 7 des 11 joueurs sont issus de la Premier League Anglaise, tandis que le Sénégal et la Côte d’Ivoire parviennent à placer deux joueurs.

Palmarès complet des CAF Awards 2018 :

Joueur africain de l’année : Mohamed Salah (Egypte & Liverpool)

Joueuse africaine de l’année : Chrestinah Thembi Kgatlana (Afrique du Sud & Houston Dash)

Meilleur jeune : Achraf Hakimi (Maroc & Borussia Dortmund)

Entraîneur de l’année : Hervé Renard (Maroc)

Entraîneur de l’année en foot féminin : Désirée Ellis (Afrique du Sud)

Équipe nationale de l’année : Mauritanie

Équipe nationale féminine de l’année : Nigeria

But de l’année : Chrestinah Thembi Kgatlana (Afrique du Sud & Houston Dash)

Président de fédération de l’année : Fouzi Lekjaa (Maroc)

Prix de Platine : Macky Sall, président du Sénégal.

Abdoul Aziz Sow pour Guineematin.com

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Mortalité maternelle : les faiblesses des structures de santé de la région de Labé

9 janvier 2019 à 8 08 16 01161

En 2018, les structures de santé de la Région Administrative (RA) de Labé ont enregistré au total 46 décès de femmes ayant trouvé la mort seulement pendant l’accouchement, une circonstance douloureuse qui, selon les spécialistes, constitue un seul indicateur de mortalité maternelle, parmi plusieurs autres, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Dr. Mamadou Houdy Bah

Sur 45 mille naissances vivantes attendues par an dans la Région Administrative (RA) de Labé qui compte une population totale estimée à 1 millions 200 mille habitants, plusieurs femmes meurent dans la période comprise entre la conception et 40 jours après l’accouchement, explique le directeur régional de la Santé (DRS), Dr Mamadou Houdy Bah.

« Le taux actuel dans notre pays indique que 550 femmes meurent en République de Guinée sur 100 mille naissances vivantes. Quand vous prenez une population comme celle de la Région Administrative de Labé, qui a au moins 1 million 200 mille habitants, nous nous attendons à 45 mille naissances vivantes par an. En calculant le taux, vous trouverez qu’il y a beaucoup de femmes qui meurent dans la région sans qu’elles soient prises en compte dans les statistiques, parce que généralement la population ne tient compte que celles qui trouvent la mort pendant l’accouchement. C’est ce qu’elle appelle mortalité maternelle. Et si nous tenons compte de ce seul indicateur, en 2018, les structures de santé de la Région Administrative (RA) de Labé ont enregistré au total 46 décès maternels. Cette donnée statistique est bien très loin en dessous de la réalité sur le terrain » a indiqué le patron de la région sanitaire de Labé.

Sur les causes de ces décès maternels, les spécialistes rencontrés citent essentiellement le paludisme, les hémorragies, les infections et les anémies.

« C’est pourquoi, quand vous allez dans les structures de santé on prend beaucoup de précaution pour vraiment supplémenter la femme en fer. Pendant l’accouchement aussi, on lui donne beaucoup de médicaments. Si c’est dans les hôpitaux, elle est césarisée » a ajouté Dr Mamadou Houdy Bah.

Il est à noter que sur les 46 décès enregistrés dans la région, le taux le plus élevé a été notifié à l’hôpital régional, parce que, dit-on, les centres de santé et hôpitaux préfectoraux réfèrent souvent les cas compliqués à Labé.

Pour atteindre l’objectif de zéro décès maternel par an, conformément au principe qui voudrait qu’aucune femme ne meure en donnant la vie, celle qui est en état de famille doit, dès la conception, écouter le conseil de son médecin, utiliser les moustiquaires pour se prévenir contre le paludisme, se faire consulter auprès des structures de santé qui vont chercher les causes probables de son décès et la référer à temps. Dans ces conditions, elle peut être césariser si c’est nécessaire.

Dr. Thierno Ibrahima Kourouma

Cependant, la réalité est toute autre dans cette région très étendue constituée de villages très enclavés où des véhicules ne viennent qu’une fois par semaine, avec des routes impraticables, rendant impossible les évacuations d’urgence en cas de complication.

A ces facteurs, le directeur préfectoral de la Santé (DPS) de Koubia, Dr Thierno Ibrahima Kourouma ajoute un autre élément favorisant des retards dans la prise en charge médicale : la population ne connait pas les signes de dangers pour évacuer immédiatement une femme en grossesse vers les structures de santé.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Assassinat de Mme Boiro : « si vous voulez me sacrifier devant le peuple de Guinée…»

9 janvier 2019 à 8 08 10 01101
Feue Mme Boiro

Entamées la semaine dernière, les plaidoiries et réquisitions dans le procès des personnes accusées d’avoir assassiné madame Aïssatou Boiro et Paul Temple Cole ont pris fin hier, mardi 08 janvier 2019, devant le TPI de Dixinn. Après la clôture des plaidoiries des parties, chaque accusé a eu droit à un dernier mot pour sa défense. A cette occasion, Mohamed Diallo alias Junior, l’un des 18 personnes poursuivies dans cette affaire, s’est remis à la justice divine, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

« Je suis innocent dans cette affaire. Si vous voulez me sacrifier devant le peuple de Guinée, je demande à Dieu de faire sa justice », telle fut la dernière déclaration de Mohamed Diallo alias Junior, accusés d’être l’un des cerveaux de des assassinats de madame Aïssatou Boiro, ex-directrice nationale du trésor et de Paul Temple qui était en service au ministère de l’économie et des finances.

Avant ces déclarations des accusés qui ont clôturé les débats de ce procès, l’audience de ce mardi a été marquée par la plaidoirie de maitre Jean Baptiste Jocamey Haba, l’avocat de « Junior ». Durant 4 heures d’horloge, l’avocat de la défense a présenté ses arguments pour prouver que son client Mohamed Diallo est innocent dans cette affaire.

Selon maitre Jocamey Haba, les accusés n’avaient aucun intérêt à commettre ces assassinats pour lesquels ils sont poursuivis. Il a demandé au juge, Ibrahima Kalil Kouyaté, « de garder la dernière page de son jugement à l’honneur de madame Aïssatou Boiro et Paul Temple Cole, en évitant de condamner des innocents à la place des vrais coupables de ces crimes qui sont tapis dans l’ombre ».

L’avocat estime que la partie civile n’est pas allée loin dans la recherche de la vérité afin de trouver les coupables. Parce que, dit-il, « ceux qui sont dans cette salle ne sont pas coupables ». Parlant du témoignage de Mohamed Conté alias Souka (en détention à Kindia pour plusieurs crimes dont il est reconnu coupables) qui a accablé son client dans cette affaire, maitre Jean Baptiste Jocamey Haba a souligné qu’une personne « qui est condamnée à une peine afflictive et infamante est interdite de témoigner. Donc, il ne faut pas tenir compte des propos de Souka concernant cette affaire ».

En réponse aux avocats de la défense qui ont tous tenté de démontrer l’innocence de leurs clients, maitre Sylla, l’un des avocats de la partie civile, a demandé au tribunal de rejeter les nullités soulevées par ses collègues d’en face. Et surtout, de tenir compte des aveux des accusés lors de l’enquête préliminaire, au cours de laquelle « ils ont reconnu les faits qui leur sont reprochés, parce que les procès-verbaux sont disponibles ».

A rappeler que ce sont en tout 18 personnes qui sont poursuivies dans cette affaire de double assassinat. Ces personnes sont accusées de faits d’association de malfaiteurs, vols à main armée, assassinat, tentative d’assassinat, détention illégale d’armes de guerre et de munitions, consommation de chanvre indien, coups et blessures volontaires, recel et complicité.

Parmi les accusés, 6 sont en fuite. Il s’agit de : Alpha Keïta alias « Man Siaka », Djibril Diallo alias « Foula boy », Sanssy le Nigérian, Mamadou Lamarana Kanté, Thierno « Le Boucher », Maïga le Malien. Le verdict dans cette affaire est attendu le 04 février 2019.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com

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Pas d’accord avec le Gouvernement : « le ministre du Budget est sous perfusion dans une clinique »

9 janvier 2019 à 6 06 18 01181

La plus longue grève du syndicat des enseignants et chercheurs de Guinée semble aujourd’hui subir une très longue et atroce agonie ! Pour la deuxième nuit consécutive, les responsables du SLECG et des centaines d’enseignants ont quitté très déçus leur siège après 23 heures ce mardi, 8 janvier 2019, sans le moindre accord avec le Gouvernement. Ceux qu’on priait de bien vouloir accepter de « revenir à la table de négociation » font le pied de grue à leur siège dans l’espoir affiché d’obtenir une sortie « honorable » de cette crise.

Comme hier, lundi, les journalistes, syndicalistes et enseignants ont attendu 23 heures pour avoir le message du camarade Aboubacar Soumah, secrétaire général du SLECG. « Revenez ici demain, à partir de 9 heures. Et, à partir de 11 heures, nous allons marcher jusqu’au palais du peuple », a indiqué Aboubacar Soumah, promettant que l’accord sera signé avec le Gouvernement « ce mercredi à partir de midi ».

« Vous avez démontré à la face du monde votre détermination à aller jusqu’au bout. Depuis 48 heures, nous sommes à l’attente à notre siège. Nous devrions en finir avec ce protocole d’accord. Mais le contenu en son point deux a été l’objet d’une modification de la part du gouvernement. C’est ce qui a valu d’ailleurs mon déplacement vers l’équipe de négociateurs. Nous avons réussi à remodifier ce point d’achoppement conformément à ce qui a été initialement arrêté entre les deux parties. Nous avons apporté la correction qu’il faut à la satisfaction de la partie syndicale », a lancé Aboubacar Soumah.

Guineematin.com vous propose, ci-dessous et en vidéo, les explications du secrétaire général du SLECG, Aboubacar Soumah :

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