Assassinat de Hamidou Diallo à Bambéto : « les faits ne sont pas imputables à Kaly» (procureur)

15 janvier 2019 à 20 08 25 01251
Bafoé déclare au tribunal que l’arme de Kaly n’a pas été utilisée ce jour

« Le directeur central des unités d’intervention de la police nationale au moment des faits, Ansoumane Camara Bafoé, avait déclaré que l’arme du Capitaine Kaly Diallo n’a pas été utilisée ce jour. Le commandant de la Compagnie Mobile d’Intervention et de Sécurité (CMIS) de Bambéto, Ibrahima Sory Dioubaté, a dit que lorsque le Capitaine Kaly a fait sortir l’arme, il a compris qu’elle n’a pas été utilisée ce jour… »

Comme annoncé précédemment, les plaidoiries et réquisitions dans l’assassinat du jeune Thierno Hamidou Diallo, lors d’une manifestation politique à Conakry, se sont poursuivies ce mardi, 15 janvier 2019, au tribunal criminel de Dixinn. Le procureur a tout simplement requis l’acquittement du Capitaine Kaly Diallo, présumé auteur du coup de feu mortel.

Le capitaine Kaly Diallo, officier de police, est poursuivi pour coups et blessures volontaires ayant entrainé la mort sans intention de la donner. Des faits qui se sont produits le 16 août 2016 à Bambéto, dans la commune de Ratoma, à l’occasion d’une marche de l’opposition républicaine. Après les enquêtes, le Capitaine Kaly est mis aux arrêts et placé sous mandat le 25 août 2016.

La journée de ce mardi était essentiellement consacrée aux réquisitions du procureur et plaidoiries des avocats de la défense.

Dès l’ouverture de l’audience, c’est le procureur, Boubacar 1 Bah, qui a pris la parole pour ses réquisitions. Après avoir longuement relaté les faits, le procureur dira qu’ils ne sont pas imputables au Capitaine Kaly Diallo.

Selon le procureur, le Capitaine Kaly Diallo est toujours resté constant. « A la barre tout comme au niveau des enquêtes préliminaires, il n’a pas varié. Il a reconnu la détention de l’arme et les 13 munitions le jour de la manifestation. Le Capitaine Kaly Diallo a reconnu qu’il détenait ce jour une arme PMAK qui n’est pas conventionnelle pour le maintien d’ordre. Mais, sur le décès de Thierno Hamidou Diallo, il n’a jamais reconnu les faits. Le directeur central des unités d’intervention de la police nationale au moment des faits, Ansoumane Camara Bafoé, avait déclaré que l’arme n’a pas été utilisée ce jour. Le commandant de la Compagnie Mobile d’Intervention et de Sécurité (CMIS) de Bambéto, Ibrahima Sory Dioubaté, qui a pris l’arme dans les mains de Kaly, a dit que lorsque le Capitaine Kaly a fait sortir l’arme, il a compris qu’elle n’a pas été utilisée ce jour. Il a même dit que si le Capitaine Kaly Diallo doit être poursuivi, c’est pour le non respect des consignes données par ses chefs hiérarchiques. Ensuite, le rapport balistique a indiqué clairement que Kaly Diallo ne pouvait pas rester à une distance de 401 mètres et atteindre la victime, Thierno Hamidou Diallo, qui était au 3ème étage. D’après ce rapport, il est impossible pour Kaly de rester à cette position et atteindre une cible à cette distance », a expliqué Boubacar 1 Bah.

Ainsi, souligne le Procureur, « pour ce qui est du décès de Thierno Hamidou Diallo et des autres victimes, les infractions ne sont pas imputables à Kaly, car aucune preuve n’a été démontrée ici. C’est pourquoi, je demande au tribunal d’acquitter le Capitaine Kaly Diallo pour délit non constitué » a requis le procureur.

Devant cette démonstration du Procureur, l’on est en droit de se demander qui est alors l’auteur du coup de feu mortel ? Lors des audiences passées, le capitaine Kaly n’avait-il pas accusé sa hiérarchie de vouloir de le sacrifier ?

A la suite de Boubacar 1 Bah, la défense, par la voix de maître M’Bombey Mara, va demander au tribunal de suivre les réquisitions du procureur en acquittant son client qui est en détention depuis le 25 Août 2016.

Le tribunal a mis l’affaire en délibéré pour décision être rendue le mardi prochain, 22 janvier 2019.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

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Kenya: un complexe hôtelier cible d’une attaque à Nairobi

15 janvier 2019 à 20 08 05 01051

RFI : Au Kenya, dans la capitale Nairobi, un complexe hôtelier de luxe a été pris pour cible d’une attaque ce mardi 15 janvier 2019 à la mi-journée. Les shebabs ont revendiqué cette attaque. L’attaque jihadiste était toujours en cours mardi soir. Une attaque « coordonnée », perpétrée par un commando, dont un des membres s’est fait exploser, selon la police kényane. Au moins cinq personnes ont été tuées, selon un photographe de l’AFP. 

« Nous pouvons confirmer que cet acte criminel a commencé vers 15H00 (12H00 GMT) d’une manière coordonnée et a débuté avec l’attaque de la banque I&M, une explosion qui a visé trois véhicules dans le parking et une explosion-suicide dans le hall de l’hôtel Dusit », a déclaré à la télévision en direct mardi soir le chef de la police kényane, Joseph Boinnet.

C’est au 14 Riverside Drive, dans le quartier de Westlands, à Nairobi, que l’attaque a commencé, visant le complexe hôtelier DusitD2. Une violente explosion a précédé des tirs, dans ce quartier huppé de la capitale regroupant l’hôtel en question, mais aussi des bureaux. L’explosion a été entendue depuis le bureau de l’Agence France-Presse de Nairobi à plus de cinq kilomètres des lieux. Selon plusieurs photos diffusées sur les réseaux sociaux, des voitures sont en feu devant le complexe de luxe.

Selon plusieurs témoins, trois ou quatre hommes, plutôt jeunes, équipés de ceintures de munition sont arrivés sur les lieux bien préparés. Ils ont immédiatement tiré sur deux jeunes femmes et un motard qui passaient. Ils sont ensuite entrés dans le parking où ils ont lancé au moins une grenade contre des véhicules, provoquant la panique.

Les assaillants se sont ensuite séparés en deux groupes et ont tiré sur la foule. Une employée de bureau a vu sept personnes touchées. Elle s’est barricadée pendant trois heures avant de s’enfuir par un parking. Elle s’est dite choquée et surprise par cette attaque dans ce complexe prisé des expatriés et réputé pour sa sécurité.

Revendication des shebabs

« Nous avons un incident sur Riverside Drive et les policiers ont été déployés sur place. S’il vous plaît, soyez patients », a déclaré à la presse le porte-parole de la police kényane, Charles Owino. L’armée, la police et des secouristes sont déployés sur le site. Des démineurs, accompagnés de chien renifleur, sont aussi sur place et ont fait exploser la voiture avec laquelle les hommes sont arrivés. Des hélicoptères tournent dans le ciel.

L’action a très vite été revendiquée par le groupe terroriste shebab déjà à l’origine d’attaques similaires dans le pays, comme celle du centre commercial Westgate toujours à Nairobi en septembre 2013 ou encore de l’université de Garissa, à l’est, en avril de 2015.

RFI

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Guinée : 35 jeunes à l’école de la sensibilisation contre la violence

15 janvier 2019 à 19 07 50 01501

Le projet d’implication des jeunes femmes et hommes au processus de paix et de prise de décisions en Afrique de l’Ouest et au Sahel a été officiellement lancé ce mardi, 15 janvier 2018, à la Bluezone de Kaloum. Ce projet de 40 jours démarre par la formation de 35 jeunes (majoritairement des femmes) venues des régions de Conakry, Boké et de Mamou. Ils seront formés sur le modèle de sensibilisation qu’ils doivent mener dans les différents lieux de regroupement des jeunes dans les régions concernées, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Ce projet est initié par le bureau des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel (UNOWAS) basé à Dakar. Il sera exécuté par les antennes pays du Réseau Ouest Africain des Jeunes Femmes Leaders (ROAJELF) de la CEDEAO, sous le leadership du Centre de la CEDEAO pour le Développement du Genre (CCDG), également basé à Dakar, au Sénégal.

Makalé Soumah

Dans son discours, Makalé Soumah, présidente du ROAJELF/Guinée a rappelé que c’est pour répondre à la demande du Conseil de Sécurité d’évaluer l’apport des jeunes aux processus de paix et au règlement des conflits, que l’UNOWAS a loué les services d’un consultant pour réaliser une étude dans la région. Selon elle, « cette étude a couvert les 17 pays d’Afrique de l’Ouest et le Sahel, conformément au mandat de l’UNOSWAS, qui veut appuyer le développement d’un programme de mentorat des jeunes, qui promeut le dialogue intergénérationnel et le coaching des jeunes femmes et hommes, afin de accroitre leur participation au processus dans la région en général et dans leur pays en particulier. C’est dans cette perspective que l’UNOWAS a entrepris, avec l’appui des associations et structures des jeunes dans chaque pays, une série d’activités afin de non seulement sensibiliser les jeunes et les acteurs aux niveaux local et national, sur le contenu des deux résolutions consacrées aux Jeunes, à la Paix et à la Sécurité ; mais aussi, de permettre une validation nationale de la partie du rapport consacrée à chaque pays, de même que les grands axes nationaux du programme de mentorat à développer et à mettre en œuvre dans les pays ».

Consciente que la jeunesse est un maillon important dans la préservation de la paix, Makalé Soumah a dit que ce projet, qui se déroulera en deux phases, permettra de sensibiliser cette couche sociale sur la non-violence. « Vous l’avez vu dans notre pays, récemment, il y a eu des cas de violences et ces cas de violences étaient perpétrées essentiellement par des jeunes manipulés. Donc, les jeunes doivent prendre conscience de leur statut de leader et essayer de construire le pays. Parce que, quand le pays est construit, c’est pour tout le monde, mais c’est notamment pour les jeunes. Parce que nous sommes l’avenir de demain. Nous devons nous éloigner de tout ce qui est violence, de tout ce qui est perturbation, de tout ce qui est manipulation. Nous devons nous impliquer dans la construction de notre pays, car c’est ce qui peut nous faire gagner », a-t-elle conseillé.

Mouctar Diallo

De son côté, le ministre de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes, a dit que la participation de cette couche sociale à la vie de la cité, au débat public, à la prise de décision, est l’une des priorités de son département. Mouctar Diallo a mis à profit cette cérémonie pour inviter les jeunes à éviter la violence et à apprendre à réclamer pacifiquement leurs droits. « En Guinée, comme vous le savez, plus de 75% de la population a moins de 35 ans. Notre démocratie donc ne saurait, pour être légitime, se construire sans tenir compte de cette donne démographique et sociale. D’ailleurs, si la démocratie est la voie de la majorité, notre démocratie en l’état, doit prendre en considération la voix des jeunes, la voie jeune, ses préoccupations, tout comme ses aspirations, ses espoirs, tout comme ses challenges, ses opportunités d’aujourd’hui, tout comme ses défis de demain. Le monde entier, les grandes instances de décision ont vite compris et entériner cette obligation de l’apport des jeunes dans la gouvernance locale et mondiale, notamment en ce qui concerne l’UNOWAS, l’apport des jeunes au processus de paix et au règlement des conflits ».

Enfin, Mouctar a invité les intervenants dans le champ jeunesse à jouer efficacement leur partition. « Dans un contexte international marqué par l’exacerbation des tensions de tout genre, de recrudescence de la criminalité physique et numérique, et de montée de l’extrémisme, les jeunes ont un rôle crucial à jouer. Ils doivent être sensibilisés et protégés contre l’enrôlement, contre toute forme de manipulation. Eux-mêmes doivent sensibiliser leurs paires jeunes et promouvoir un monde plus sûr », a précisé le ministre de la Jeunesse.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Incendie à Koubia : plusieurs dégâts matériels déplorés

15 janvier 2019 à 18 06 54 01541

Un incendie d’origine inconnue s’est produit en début de soirée de ce mardi, 15 janvier 2019 dans la commune urbaine de Koubia. Le feu s’est déclaré dans un bâtiment situé aux alentours du marché central de la ville. Il n’y a pas eu de victimes, mais plusieurs dégâts matériels ont été enregistrés, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

L’incendie est survenu aux environs de 17h30’ dans un bâtiment abritant un atelier de couture et des logements. Le feu s’est déclaré au niveau du toit et la fumée a alerté les gens. Immédiatement, plusieurs personnes ont accouru pour apporter de l’eau afin d’éteindre le feu.

Certains jeunes ont rapidement défoncé les portes et fenêtres des chambres qui étaient fermées pour tenter de sauver les biens se trouvant à l’intérieur. Mais, malgré tout, plusieurs dégâts ont été déplorés. Des habits, des fauteuils et d’autres biens ont été consumés par le feu dans les trois chambres touchées en plus de l’atelier de couture.

Finalement, les citoyens ont réussi à éteindre le feu pour limiter les dégâts. La cause de l’incendie n’est pas encore connue.

De Koubia, Mamadou Alpha Diallo pour Guineematin.com

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Page noire : le journaliste Laafa Sow perd son père !

15 janvier 2019 à 18 06 34 01341
Feu Thierno Mouhammadou Saidou Sow

C’est avec beaucoup de tristesse que l’Administration Générale de Guineematin.com a appris le décès de Thierno Mouhammadou Saidou Sow, le père de notre collègue Mamadou Laafa Sow.

Âgé d’un peu plus de 90 ans et souffrant depuis quelques jours, le défunt a été rappelé à Dieu hier, lundi 14 janvier 2018, à son village natal de Laafa, situé dans la sous-préfecture de Kouratongo, préfecture de Tougué.

Paix à son âme, amine !

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Acquittement de Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé : une vive déception pour les victimes des violences post-électorales

15 janvier 2019 à 16 04 27 01271

À la suite de la décision rendue le 15 janvier par la Cour pénale internationale (CPI) d’acquitter Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé, Marie-Evelyne Petrus Barry, directrice pour l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale à Amnesty International, a déclaré :

« L’acquittement de Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé sera ressenti comme une vive déception par les victimes des violences post-électorales en Côte d’Ivoire. Les juges ont statué que le procureur n’avait pas présenté d’éléments suffisants pour prouver le bien-fondé de l’affaire au-delà de tout doute raisonnable. La chambre a ordonné la libération immédiate des deux accusés.

« Le bureau du procureur a la possibilité de faire appel de cette décision ; les arrangements concernant la remise en liberté des accusés feront l’objet d’une audience qui doit avoir lieu devant la Cour demain (16 janvier) dans la matinée.

« Cette décision de la CPI nous rappelle que l’équité des procès et les garanties d’une procédure légale doivent être au cœur de la justice pénale internationale.

« Les victimes des violences de 2010-2011 n’ont toujours pas obtenu justice, pas plus que des réparations pour les préjudices subis. »

Pour obtenir plus d’informations ou prendre rendez-vous pour un entretien, veuillez prendre contact avec le Service de presse d’Amnesty International : press@amnesty.org ou, à Dakar (bureau Afrique de l’Ouest et Afrique centrale), + 221 77 658 62 27, sadibou.marong@amnesty.org

Complément d’information

Aujourd’hui, 15 janvier, la Chambre préliminaire I de la Cour pénale internationale (CPI) a acquitté l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo et son ancien ministre de la Jeunesse Charles Blé Goudé. La requête de la défense demandant l’acquittement et la libération immédiate a été déposée le 23 juillet 2018 par les avocats de Laurent Gbagbo. Le 3 août, les avocats de Charles Blé Goudé ont déposé une demande de non-lieu.

Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé avaient à répondre de quatre chefs d’inculpation de crimes contre l’humanité : meurtres, viols, persécutions et tentatives de meurtres et autres actes inhumains. Ces crimes auraient été commis dans le cadre des violences post-électorales qui ont secoué la Côte d’Ivoire entre le 16 décembre 2010 et le 12 avril 2011. Le procès de ces deux hommes devant la CPI s’est ouvert le 28 janvier 2016.

La Chambre a conclu à la majorité de ses membres que le Procureur n’a pas démontré plusieurs éléments constitutifs essentiels des crimes reprochés, en particulier en ce qui concerne le lien de causalité entre les crimes présumés et les accusés – y compris l’existence d’une politique visant à commettre des crimes contre des civils.

Communiqué transmis par le Bureau Afrique de l’Ouest d’Amnesty International

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Meurtre de Thierno Hamidou à Bambéto : le procureur requiert l’acquittement du Capitaine Kaly

15 janvier 2019 à 15 03 40 01401

Le dossier sur l’assassinat de Thierno Hamidou Diallo est proche de son épilogue au tribunal criminel de Dixinn. Le procureur Boubacar 1 Bah a requis ce mardi, 15 janvier 2019, l’acquittement du capitaine Kaly Diallo, présumé auteur du coup de feu qui a coûté la vie au jeune homme, lors d’une marche de l’opposition à Conakry, rapporte Guineematin.com, à travers un de ses journalistes.

Ce dossier a vu plusieurs officiers de la police défiler à la barre pour apporter leur part de vérité dans cette affaire qui date du mois d’août 2016. Au cours des audiences précédentes, le capitaine Kaly a nié les faits tout en accusant ses chefs hiérarchiques de vouloir le sacrifier. Car, il n’était pas le seul à posséder une arme ce jour du 16 août 2016.

Dans ses réquisitions, le procureur a demandé l’acquittement du capitaine Kaly Diallo par manque de preuves.

La défense, par la voix de maitre M’Bombey Mara, va s’engouffrer dans la brèche ouverte par le procureur, pour plaider l’acquittement pur et simple du capitaine Kaly.

Par contre, la semaine dernière, maitre Alsény Aissata Diallo avait plaidé le payement de la somme de 5 milliards de francs guinéens au profit de la partie civile.

Le dossier a été renvoyé au 22 janvier 2019 pour la décision finale.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

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Kankan : 348 mariages célébrés à la mairie en 2018

15 janvier 2019 à 15 03 33 01331

Le service d’Etat civil de Kankan a publié quelques statistiques qu’il a enregistrées au cours de l’année 2018. C’est notamment les cas de mariages célébrés à la mairie, qui s’élèvent à hauteur de 348, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

« Le bilan est reparti ainsi qu’il suit : janvier 33 cas ; février 26 cas ; mars 26 cas ; avril 43 cas ; mai 32 cas ; juin 8 cas ; juillet 38 cas, août 32 cas ; septembre 51 cas ; octobre 38 cas ; novembre 24 cas ; décembre 33 cas », a indiqué madame Diallo Doussou Keïta, officier déléguée à l’Etat civil de Kankan.

Mme Diallo Doussou Keïta

Certes, ces chiffres ne représentent pas l’ensemble des cas de mariages enregistrés dans la ville de Kankan en 2018. Mais, Doussou Keïta se félicite de l’évolution des mentalités puisque désormais, de plus en plus de gens vont célébrer leur mariage à la mairie. Ce qui n’était pas le cas il y a quelques années.

Elle déplore cependant un certain nombre de comportements constatés lors de la célébration des mariages à la mairie. « Nous aimerions que les mariés fassent des cartes de faire-part, sinon on n’a des problèmes, nous avons eu aussi des difficultés au niveau de la célébration de ces mariages. Les gens qui viennent les accompagner les mariés ne sont pas disciplinés et ils nous manquent souvent de respect.

Les mariés doivent se faire accompagner par des gens disciplinés pour qu’ils puissent comprendre ce qu’on a à leur dire sur les droits et devoirs civiques des époux, sinon ils ne comprendront rien, parce qu’il y a des gens qui ne font que parler, marcher, prendre des photos. Quand on leur demande de se taire, ils disent qu’ils ne sont pas dans un lieu de décès, qu’il faut qu’ils manifestent leur joie », souligne-t-elle.

Madame Diallo Doussou Keïta regrette par ailleurs, le refus des citoyens de déclarer les cas de décès. Ce qui empêche d’avoir de véritables statistiques en la matière. Pour toute l’année 2018, seulement 43 cas de décès ont été déclarés à l’Etat civil de Kankan.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél : 00224 627 24 13 24

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Carnet rose : le journaliste Mamadou Alpha Diallo et Kadiatou Bah convolent en justes noces

15 janvier 2019 à 12 12 53 01531

Les familles Diallo, Bah, Baldé, Barry, Sow, Soumah, Bangoura, Sylla, amis et alliés, ont la joie de vous faire part du mariage de leurs enfants : Mamadou Alpha Diallo, journaliste au site d’informations Guineematin.com et Kadiatou Bah, diplômée en Administration des affaires, le vendredi 18 janvier 2019.

Au programme

Mariage religieux à 11 heures chez la famille de la mariée à Enco5 (tout près des rails de RUSAL Friguia)

Mariage civil à 15 heures à la mairie de Matoto, suivi d’une réception à Simbaya Gare (Cantine) à 16 heures.

Parrain : Alpha Oumar Diallo, journaliste au groupe CIS Médias

Marraine : madame Bah Habayatou, en service au ministère de la ville et de l’aménagement du territoire.

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Conakry : décès du boxeur guinéen Lamine Diallo

15 janvier 2019 à 12 12 33 01331

La mort vient de frapper à nouveau dans le monde sportif guinéen. Le boxeur, Mohamed Lamine Diallo, a péri dans un accident de la circulation survenu dans la nuit du lundi à ce mardi, 15 janvier 2019 à Conakry.

Le boxeur international guinéen des moins de 59 kg était sur une moto lorsqu’il a été fauché par un véhicule en début de soirée du lundi, 14 janvier 2019. Il a rendu l’âme à 3 heures du matin.

Ce décès intervient au lendemain de celui du footballeur Désiré Yaovi, défenseur central du Wakriya AC de Boké et membre de l’équipe du Syli Espoirs. Ce dernier a trouvé aussi la mort dans un accident de la circulation survenu hier lundi matin. Ses obsèques ont lieu ce mardi à Conakry.

Abdoul Aziz Sow pour Guineematin.com

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Wanindara : un camion se renverse sur la route et perturbe la circulation

15 janvier 2019 à 11 11 40 01401

Un camion transportant du fioul s’est renversé dans la nuit du lundi à ce mardi, 15 janvier 2019, à Wanindara Rails, dans la commune de Ratoma. Il a fait deux blessés et provoqué une paralysie totale de la circulation à ce niveau, a constaté un journaliste de Guineematin.com sur place.

En attendant que les causes de cet accident ne soient élucidées, plusieurs interrogations se posent sur place. Car, le camion de 12 roues s’est renversé tout seul dans un endroit plat. Au moment des faits (tard la nuit), seulement deux personnes : Alpha Issiaga Diallo et son ami étaient sur les lieux.

Alpha Issiaga Diallo

« L’accident s’est passé devant nous la nuit vers 2 heures du matin. J’étais assis avec mon ami auprès des rails quand l’accident s’est produit. Le camion est venu se renverser devant nous, il n’y avait rien devant lui. Mon ami et moi sommes allés rapidement les aider les blessés à sortir du véhicule. Je connais bien le chauffeur, c’est sa première fois de faire un accident de la circulation », explique Alpha Issiaga Diallo.

Les blessés, ce sont : le chauffeur et son apprenti. Ils étaient deux seulement dans le véhicule. Tôt ce mardi, la police s’est rendue sur les lieux pour un constat. Mais, selon le commissaire spécial de la sécurité routière de Sonfonia, Sékou 2Touré, son équipe n’a pas pu savoir, pour l’instant, les causes exactes de cet accident.

Sékou 2 Touré

« Selon les informations reçues auprès des citoyens, c’est dans les environs de 2 heures du matin que le camion transportant du fioul s’est renversé dans le virage près des rails de RUSAL Friguia à Wanindara. Il n’y a pas eu de morts, mais le chauffeur et son apprenti ont été blessés, ils sont à l’hôpital maintenant-là. Le camion était en provenance d’Enco5 pour Sonfonia. Les enquêtes sont en cours pour déterminer les causes de l’accident », souligne l’officier de police.

A noter que le fioul que transportait ce camion est un carburant qui est utilisé pour faire le goudron. Le produit s’est déversé sur la route, et le véhicule qui s’est renversé en pleine rue a bloqué quasiment le passage. Ce qui a provoqué un bouchon terrible sur l’axe Enco5-Sonfonia ce mardi matin.

Mohamed DORÉ pour Guineematin.com

Tél. : 00224622079359

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Côte d’Ivoire : Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé acquittés par la CPI

15 janvier 2019 à 10 10 53 01531

En détention depuis sept ans à la Haye (au Pays-Bas), l’ancien président ivoirien et son ancien ministre et codétenu, Charles Blé Goudé étaient accusés de meurtres, viols, persécutions et autres actes inhumains. Mais, les deux ont été acquittés par le Cour Pénale Internationale, a appris Guineematin.com ce mardi, 15 janvier 2019.

Âgé de 73 ans, Laurent Gbagbo était jugé pour des crimes commis pendant la crise post-électorale de 2010-2011. Il était opposé à l’ancien opposant ivoirien, Alassane Ouattara, qui avait bénéficié du soutien de la France pour « occuper » la présidence de la République et qui a décidé d’extrader son prédécesseur à la Cour Pénale Internationale. Cette crise a fait plus de 3 000 morts en Côte d’Ivoire. Mais, le procureur de la CPI n’a pas pu produire des preuves de culpabilité des deux accusés (Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé).

Aujourd’hui, les camps de Ouattara et de Gbagbo se retrouvent « libres » et aucun coupable n’est trouvé sans doute à cause de la politisation à outrance de cette affaire, souvent donnée comme exemple d’une justice des vainqueurs. 

Reste à savoir ce que feront Laurent Gbagbo, Charles Blé Goudé et Cie après le retour de l’ancien président et de l’ancien chef du mouvement des Jeunes patriotes à Abidjan. C’est dire que comme la Guinée voisine, 2020 promet des surprises en Côte d’Ivoire… 

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Excellence sportive et scolaire : la SMB met le paquet pour aider les filles guinéennes

15 janvier 2019 à 10 10 27 01271

La fondation SMB-Winning Consortium a lancé officiellement son projet dénommé « Foot For Change », dans la soirée d’hier, lundi 14 janvier 2019, à Conakry. Initié et financé entièrement par le consortium SMB, ce projet sera mis en œuvre en partenariat avec la Fondation African Initiatives Women et la structure Football Elite. Il vise à promouvoir l’excellence sportive et scolaire des jeunes filles de Guinée, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

C’est un montant de 729 millions 984 mille 450 francs guinéens que le consortium SMB-Winning a mobilisé pour financer ce projet que la société minière a initié en faveur des jeunes filles de Guinée. Un projet qui sera mis en œuvre sur le terrain par les associations Africain Initiative for Women (AIW) et Football Elite. Il permettra d’offrir à des jeunes filles guinéennes passionnées de sport et aspirant à réussir leur parcours scolaire, une double formation de qualité, facilitant ainsi leur insertion socioprofessionnelle.

Fréderic Bouzigues

A l’occasion de la cérémonie de présentation officielle de ce projet, organisée dans un réceptif hôtelier de Conakry, Fréderic Bouzigues, le directeur général de la fondation et de la société SMB-Winning Consortium, a dit que depuis la création de la société en 2015, la SMB a fait de la responsabilité sociale de l’entreprise une de ses priorités. C’est pourquoi en trois années, poursuit-t-il, le Consortium SMB-Winning est devenu une des plus importantes entreprises de Guinée, « créatrice de richesse et d’emplois, contribuant à un développement durable et inclusif du pays. En parallèle, nous avons créé la fondation SMB-Winning, pour promouvoir et soutenir les projets culturels guinéens. Nous avons été un des principaux acteurs et partenaire de Conakry capitale mondiale du livre en 2017, une première pour une capitale d’Afrique de l’Ouest. Mais, les actions de la fondation sont élargies à la solidarité, l’action sociale, à la santé et au sport », a indiqué Fréderic Bouzigues.

La première équipe de bénéficiaires est composée de 50 jeunes filles, sélectionnées en fonction de leur mérite et de leur motivation pour intégrer un programme sportif et scolaire ambitieux et exigeant. Ces jeunes filles ont entre 13 et 23 ans, et résident majoritairement dans la commune de Matam, à Conakry.

« Nous souhaitons que cette première promotion soit un modèle pour toutes les Guinéennes, un modèle de réussite sportive et scolaire. Et que nous puissions nous baser sur votre réussite, mesdemoiselles, pour que non seulement ce projet s’inscrive dans le long terme avec d’autres promotions, mais qu’il incite également d’autres entreprises et associations, à initier des projets similaires, valorisant le sport, le développement personnel et la promotion féminine. Vous avez la chance de bénéficier d’un encadrement sportif et scolaire exceptionnel et j’espère que vous en tirerez beaucoup de bénéfices aussi bien sur le plan professionnel que sur le plan personnel. Et croyez-moi, si vous vous engagez à fond dans ce projet Foot For Change, les portes de l’avenir vous sont grandement ouvertes », a lancé le DG de la fondation et de la société SMB-Winning Consortium.

De son côté, madame Diallo Fatoumata Bangoura, fondatrice et présidente d’Africain Initiative for Women (AIW), a exprimé sa joie de voir son ONG impliquée dans la conception et la mise en œuvre de cet important projet qui promeut les jeunes filles. « Tout d’abord, je tiens à vous remercier d’être aussi nombreux aujourd’hui pour le lancement officiel de ce projet, contribuant ainsi à la cause des filles et des femmes guinéennes. (…) En favorisant l’acquisition de compétences professionnelles pour les femmes guinéennes, nous leur assurons une forme d’indépendance et nous contribuons au développement économique de la Guinée.

C’est pourquoi, nous sommes très heureux de nous joindre au projet Foot For Change qui réunit les vertus du sport et l’excellence scolaire. Un projet novateur qui illustre une Guinée qui avance à petit pas vers une société plus respectueuse des filles et des femmes, mais où d’importants blocages persistent », a-t-elle déclaré.

Fodé Camouss Camara

Abondant dans le même sens, Fodé Camouss Camara, secrétaire général de Football Elite et coach de cette première équipe, a d’abord remercié les parents qui ont bien voulu accepter que leurs filles adhèrent au projet. Selon lui, Foot For Change qui vient d’être lancé a été convoitée par les filles. En témoignent les nombreuses demandes d’adhésion. « Nous avons quatre (4) séances d’entrainements dans la semaine. Et, depuis le lancement, nous sommes normalement à deux (2) mois, laissez-moi vous dire qu’il y a du progrès. Avec l’engouement du groupe, nous avons effectué cinq (5) matchs contre les toutes premières équipes féminines de ce pays, et nous sommes sortis, à trois reprises, victorieux. On a perdu un match et on a fait un match nul », a-t-il souligné.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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Condamnation de 8 opposants à Conakry : « c’est Balla Moussa du RPG qui devait être condamné »

15 janvier 2019 à 9 09 11 01111

Comme annoncé dans nos précédentes publications, huit membres du Conseil National des Jeunes (CNJ) de l’UFDG ont été condamnés hier, lundi 14 janvier 2019, par le Tribunal de Première Instance de Kaloum. Ils ont écopé de 7 jours de prison ferme (le temps mis en prison) et le payement d’une amende de 300 mille francs guinéens chacun. Ces 8 jeunes du principal parti d’opposition du pays ont été arrêtés le 07 janvier dernier pour avoir manifesté devant le ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation pour réclamer l’installation de Kalémodou Yansané à la mairie de Matoto.

Même si les opposants ont recouvré leur liberté après 7 jours de détention, leur avocat, maître Salifou Béavogui, dénonce une injustice à leur égard et promet de se battre en appel pour ne pas que leurs casiers judiciaires ne soient salis.

Guineematin.com vous propose, ci-dessous le décryptage :

Il faut simplement retenir que nous venons de sortir d’un procès d’injustice, un procès qui ne devait pas avoir lieu. C’est un procès qui a mis en prise des innocents et l’appareil judiciaire. Un procès qui n’en valait pas la peine. C’est un procès dans lequel, les victimes sont transformées en auteurs. Il y a eu du deux poids, deux mesures. Que s’est-il passé ? Vous vous souviendrez tous qu’à Matoto, l’élection de l’exécutif communal s’est tenue dans les conditions régulières et cette élection a donné vainqueur, au vu et au su de tout ce que nous apprenons, à celui que nos clients étaient venus soutenir devant le ministre de l’Administration du territoire avec une pancarte sur laquelle était précisé le nom du vainqueur.

Autrement dit, c’est un sit-in qui a été organisé et qui est prévu par la loi. Il n’a pas besoin d’information, ni même d’autorisation et au pire des cas, on somme les personnes qui se sont retrouvées pour qu’ils libèrent le lieu. On n’avait pas besoin de procès, mais malheureusement, nos clients ont été arbitrairement arrêtés, arbitrairement entendus et arbitrairement jetés en prison. Ils viennent d’être jugés et il a fallu que la défense se batte contre vents et marées pour obtenir leur liberté puisqu’ils ont été condamnés à sept jours de prison et à 300.000 GNF d’amende. Tout cela me fait honte et me fait peur.

Dans ce procès, on a laissé le bon Dieu de côté et on s’est attaqué au prophète. Celui qui a troublé le processus électoral, celui qui, à la face du monde, a pris la responsabilité de venir interrompre le processus électoral et qui a plongé toute une commune aujourd’hui dans le désarroi ; qui a plongé toute une communauté en difficulté devait répondre. C’est lui qui devait être à la barre aujourd’hui. Mais, en lieu et place, ce sont les innocents qu’on a arrêtés et qui étaient simplement venus protester dans l’honneur, dans la dignité, dans le respect des textes de lois. Ils ont été arrêtés, conduits en prison et jugés.

Pour nous la défense, c’est une victoire parce que finalement nos clients ont été libérés et nous continuerons à mener le combat. Chaque fois qu’un innocent est en prison, nous le défendrons contre vents et marées. Nous relèverons appel contre cette décision parce que c’est des innocents qui ont vu leurs casiers judiciaires entamés. Certes, l’amende sera payée, ils seront sortis aujourd’hui de prison ; mais, nous relèverons appel.

Propos recueillis par Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

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Un présumé voleur tué : les membres d’une même famille jugés

15 janvier 2019 à 8 08 58 01581

« C’est dans la nuit du 28 au 29 octobre 2018, pendant que nous dormions, mes enfants et moi, que le bandit Moussa Sow a gâté notre porte pour s’introduire dans la maison. Il a pris des téléphones, le porte-monnaie de ma fille et mon sac. Mais, quand il est entré dans ma chambre, il a allumé la lumière. Je me suis aussitôt réveillé. J’ai demandé qui c’était. Il m’a poussée…»

Moussa Sow, un présumé voleur, avait été battu à mort en octobre 2018, au quartier Bambéto, dans la commune de Ratoma. Trois personnes ont aussitôt été mises aux arrêts en rapport avec la mort du jeune homme. Oumou Khairy Diallo, Mariam Diouldé Diallo et Mamadou Saliou Diallo ont été traduits au tribunal criminel de Dixinn hier, lundi 14 janvier 2019. Ils sont tous poursuivis de « coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner », a appris un reporter que Guineematin.com a dépêché sur place.

A la barre, madame Oumou Khairy Diallo et ses enfants (Mariam Diouldé Diallo et Mamadou Saliou Diallo) ont nié catégoriquement les faits pour lesquels ils sont poursuivis. Des faits qui remontent au 29 octobre 2018, où le jeune Moussa Sow a été ligoté et battu à mort pour s’être introduit nuitamment dans la concession des accusés.

Répondant aux questions du président du tribunal, madame Oumou Khairy Diallo est revenue sur ce qui s’est passé ce jour-là. « C’est dans la nuit du 28 au 29 octobre 2018, pendant que nous dormions, mes enfants et moi, que le bandit Moussa Sow a gâté notre porte pour s’introduire dans la maison. Il a pris des téléphones, le porte-monnaie de ma fille et mon sac. Mais, quand il est entré dans ma chambre, il a allumé la lumière. Je me suis aussitôt réveillé. J’ai demandé qui c’était. Il m’a poussée. Mais, je l’ai rattrapé. Il m’a mordue. Après, j’ai crié au voleur. Ensuite, les gens sont venus l’attraper. Ils l’ont attaché et se sont mis à le frapper. Mais, ça s’est passé hors de chez moi. Le lendemain, les gens ont appelé sa sœur qui est venue plaider. C’est mon fils, Mamadou Aliou, même qui a dit aux gens de le relâcher, de ne plus le frapper. Et, je confirme qu’au moment où il quittait les lieux avec sa sœur, il marchait parfaitement. C’est après qu’on a appris qu’il est mort. Et, les jeunes de Bambéto sont venus pour brûler notre maison. Heureusement qu’ils n’ont pas réussi. Après, ils nous ont appelés à la gendarmerie de Kipé pour dire qu’on a assassiné le jeune. Mais, nous ne l’avons ni frappé ni attaché. Ce sont les gens qui l’ont frappé », a expliqué la mère de famille.

A son tour, Mariam Diouldé Diallo, fille aînée et mère de deux enfants, dit n’avoir jamais participé au lynchage de Moussa Sow. « On ne l’a jamais touché. Quand il est rentré dans la chambre, ma maman s’est réveillée. Elle a crié au voleur. Mes deux enfants et moi, nous nous sommes réveillés. J’essayais de les calmer quand Moussa Sow est sorti. Il a rencontré la foule qui était venue suite à nos cris de détresse. On n’a pas crié pour qu’on lui fasse du mal ; mais, on a crié pour nous défendre. Je suis là devant vous pour des faits qui ne nous incombent pas. D’ailleurs, depuis ce jour, mes enfants sont traumatisés, l’aîné refuse même d’aller à l’école ».

Pour sa part, Mamadou Saliou Diallo a expliqué qu’au moment des faits, il était malade et que c’est au petit matin qu’il a vu Moussa Sow avant de demander qu’on le relâche. « Moi, je ne connais rien dans cette affaire. Ma femme est en début de grossesse. Depuis cela, je suis malade et très faible. Ma chambre est éloignée de la leur. Je n’ai pas entendu les cris. C’est au petit matin que j’ai vu le voleur. J’ai demandé où sont ses parents, sa sœur s’est présentée. Elle m’a d’ailleurs dit que son petit frère est un habitué des faits ; mais, elle a plaidé. J’ai détaché le jeune, je l’ai mis à la disposition de sa sœur. Ils sont partis ensemble. Mais, au moment où ils quittaient les lieux, Moussa Sow marchait très bien. Peut être que les gens l’ont frappé. Mais, pas ma mère ni ma sœur ; moi, on n’en parle pas, parce que j’étais malade ».

L’audience à été renvoyée à ce mardi, 15 janvier 2019, pour la suite des débats avec le témoignage de la sœur du présumé voleur.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com

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Enlèvement d’une Rav4 à Kipé : les présumés auteurs s’expliquent devant la justice

15 janvier 2019 à 7 07 58 01581

Le margis-chef Mamadou Saliou Barry, le chauffeur Ibrahima Sory Bah dit « Fabilose » et le soudeur Boubacar Thiam ont comparu hier, lundi 14 janvier 2019, devant le tribunal criminel de Dixinn délocalisé à la mairie de Ratoma. Ces trois personnes sont accusées d’avoir volé la voiture d’un citoyen nommé Abdoulaye Bah dans une attaque à main armée, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

C’est au quartier Kipé, dans la commune de Ratoma, que cette attaque aurait eu lieu, le 20 novembre 2014 aux environs de 22 heures. Ce jour-là, un groupe d’individus armés a enlevé le véhicule Rav4 appartenant à Abdoulaye Bah ainsi que d’autres objets qui se trouvaient à l’intérieur du véhicule. Suite à une plainte contre x déposée par la victime, la police a engagé une investigation.

Grâce au système de géolocalisation, les agents de police ont réussi à tracer un des téléphones volés. Ce qui leur a permis de mettre main sur le margis-chef Mamadou Saliou Barry qui détenait le téléphone en question. Aussitôt arrêté, il a cité le nom du chauffeur Ibrahima Sory Bah, et ce dernier a été également interpellé. Les deux jeunes ont été mis sous mandat de dépôt le 23 janvier 2015. Quelques semaines plus tard, Boubacar Thiam a été également arrêté dans le cadre de cette même affaire.

Mais à leur comparution ce lundi, 14 janvier 2019 devant le tribunal criminel de Dixinn, tous ont nié les faits pour lesquels ils sont poursuivis. Mamadou Saliou Barry a expliqué comment il a obtenu ce téléphone. « J’ai acheté ce téléphone à Bordeaux (dans le marché de Madina) à 800 mille francs guinéens. Deux mois après, le téléphone est tombé en panne. Je l’ai envoyé chez le réparateur Ahmadou Sarr. C’est à partir de là, que le téléphone a été localisé.

Les agents sont venus chez le réparateur, il m’a appelé pour me dire qu’il a fini de le réparer. Dès que je suis venu, les agents m’ont mis aux arrêts. Ils m’ont fait savoir que le téléphone a été retiré au cours d’un braquage à main armée à Kipé. Mais je ne sais rien de cette attaque. Moi je suis gendarme », a expliqué l’accusé.

Dans la même lancée, le chauffeur Ibrahima Sory Bah dit ne rien savoir sur cette affaire. «Moi je suis chauffeur de taxi. Ils m’ont fait arrêter et conduit à la direction de la police judiciaire(DPJ). Ils disent que c’est moi qui ai vendu le téléphone à Mamadou Saliou Barry. Ensuite, ils m’ont présenté aussi une arme en disant que c’est chez moi à Koloma qu’ils ont pris cette arme. Tout ça ce n’est pas vrai. Mamadou Saliou Barry est un voisin et ami à mon frère. Je ne l’ai pas vendu de téléphone encore moins réalisé une opération avec lui », a-t-il dit.

Boubacar Thiam, le troisième accusé qui est soudeur de profession, a soutenu aussi qu’il n’en sait rien de cette affaire. Selon lui, c’est après son interpellation (le 19 février 2015) qu’il a fait la connaissance de ses co-accusés. «J’étais sur ma moto, lorsqu’ils m’ont arrêté et ont retiré ma moto. Ils m’ont montré des photos du plaignant Abdoulaye Bah. Je n’ai jamais touché une arme à plus forte raison participé à une attaque armée. Je ne connais rien dans cette affaire. Je n’ai jamais connu ces gens-là auparavant », a-t-il assuré.

Après les explications des accusés, l’affaire a été renvoyée au 21 janvier 2019 pour la suite des débats. Cette audience connaitra notamment la comparution de la victime qui va donner aussi sa part de vérité devant le tribunal.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 654 416 922/664 413 227

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