Banankoro : le responsable du RPG-AEC incarcéré à Kérouané

16 janvier 2019 à 23 11 19 01191

Le président du comité de crise du RPG Arc-en-ciel à Banankoro est incarcéré depuis le lundi passé, 14 janvier 2019, à Kérouané. Sékouba Cissé alias « Armée » est accusé d’avoir détourné un diamant appartenant à une dame. C’est son comportement jugé « arrogant » qui aurait poussé le juge d’instruction en charge de l’affaire de mettre en prison, a appris Guineematin.com à travers son correspondant à Banankoro.

Selon une source proche du dossier, cette affaire est partie de la découverte d’un diamant de 3,30 carats par une dame dans une mine de Banankoro. La mineure est rentrée présenter le diamant à son mari. Pendant que les deux étaient en train de discuter sur comment vendre la pierre précieuse, le cousin de la femme est arrivé sur les lieux et il a été mis au bain de la situation.

« C’est ainsi que le cousin de la femme a pris le diamant pour partir avec, sans le consentement de la propriétaire et son époux. Quelques minutes plus tard, il est revenu avec un montant de 20 millions de francs qu’il a tendu à la dame. Mais, cette dernière a refusé de prendre l’argent. Elle a dit qu’elle ne lui a pas donné l’autorisation de vendre le diamant à son insu. Quand elle lui a demandé à qui il a vendu la pierre, il a dit que c’est à Sékouba Cissé alias « Armée », le président du comité de crise du RPG Arc-en-ciel à Banankoro », explique notre source.

La famille est allée immédiatement voir Sékouba Cissé pour l’interpeller sur la question. Mais, ce dernier aurait répondu qu’il est le responsable du parti au pouvoir à Banankoro et que personne ne peut se dresser contre lui. La dame a saisi alors le tribunal de première instance de Kérouané pour réclamer la restitution de son diamant. « La justice a convoqué Sékouba Cissé qui est allé se montrer encore arrogant devant le juge d’instruction en charge de l’affaire. C’est pourquoi le juge a décidé de le mettre en prison », ajoute notre interlocuteur.

Joint au téléphone, le procureur de Kérouané a confirmé l’incarcération du responsable du RPG Arc-en-ciel mais il n’a pas souhaité donner plus de détails sur le sujet. « Pour le moment, je ne peux rien vous dire car le dossier est dans les mains du juge d’instruction. Le monsieur est quand même en prison », a-t-il indiqué.

A suivre !

Moussa Oulen Traoré pour Guineematin.com

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Kindia : le NDI renforce les capacités des femmes élues dans les mairies de la région

16 janvier 2019 à 23 11 11 01111

Le National Democratic Institute (NDI) a lancé ce mercredi, 16 janvier 2019, une session de formation des femmes élues dans les différentes mairies de la région de Kindia. 30 conseillères communales prennent part à ces travaux qui vont durer deux jours, rapporte un correspondant de Guineematin.com à Kindia.

Cet atelier de formation intervient peu après l’installation des conseils communaux de toutes les communes urbaines et rurales de la région administrative de Kindia. Le NDI et ses partenaires ont réuni les conseillères élues dans ces différentes mairies, au nombre de 30, pour renforcer leurs capacités afin de leur permettre de bien jouer leur rôle au niveau de la prise des décisions.

Paul Amegakpo

« Les conseillères élues ont pour charge de fournir les services publics aux populations, à travers les décisions qu’elles doivent prendre avec les autres conseillers élus. Donc, il est important pour ces femmes de se doter des outils et des techniques leur permettant de mieux prendre ces décisions dans l’intérêt supérieur des populations », a indiqué Paul Amegakpo, directeur résident du NDI en Guinée, lors de la cérémonie d’ouverture de cette session de formation.

Ces travaux qui vont durer deux jours (mercredi et jeudi), portent sur la décentralisation et les principes qui l’encadrent ; les rôles et responsabilités des conseillers mais aussi de l’autorité exécutive (le maire et ses adjoints) ; ou encore la planification du développement local et la gestion du cycle budgétaire. Des thèmes, tous importants pour les participantes, souligne Paul Amegakpo. A tous ces niveaux, les conseillères ont un rôle important à jouer.

D’abord parce que les femmes sont les plus nombreuses au niveau de toutes les communautés, mais contrairement à leur valeur numérique, elles sont peu représentées au niveau des instances communales. Il est important que les femmes qui sont élues fassent la différence, à travers leurs capacités techniques à pouvoir contribuer aux prises de décision. C’est pourquoi ces deux jours de formation sont organisés par le NDI avec l’appui de nos partenaires qui sont l’USAID et le PNUD ».

Hadja Sarangbé Camara

La cérémonie d’ouverture de cet atelier a été présidée par madame le Gouverneur de la région de Kindia. Hadja Sarangbé Camara a salué cette initiative du NDI avant de demander aux bénéficiaires d’en profiter bien. « Une étape importante de notre jeune démocratie locale vient d’être franchie. Il s’agit bien de l’organisation des élections communales et la mise en place des organes exécutifs.

Ainsi, vous qui avez la chance de mériter la confiance des électeurs, vous devez aussitôt vous mettre au travail pour faire face aux grands défis qui vous interpellent en matière de fourniture aux populations locales, des services locaux de base. C’est pourquoi, au regard de l’importance de cet atelier de formation, je vous exhorte à plus d’attention et à plus d’ouverture à l’apprentissage, afin que vous maîtrisiez suffisamment le contenu des différents modules qui seront développés », a dit la Gouverneur de Kindia.

A noter que cette formation se déroule en simultané dans toutes les régions de la Guinée, avec pour objectif de toucher toutes les femmes, membres des différents conseils communaux du pays.

De Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo

Tél. : 628516796

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Avis : Naissance et baptême chez le journaliste Talibé Barry

16 janvier 2019 à 22 10 43 01431

Monsieur Talibé Barry, journaliste, directeur général du Groupe de presse La République-City FM et co-fondateur du site objectif224.com et Madame, informent leurs connaissances, parents, amis et alliés, ainsi que l’ensemble de la famille de la presse guinéenne, de la naissance d’un garçon sous leur toit, le 5 janvier 2019.

Par la même occasion, M. et Mme Barry vous informent que la cérémonie de baptême du nouveau-né aura lieu, ce samedi 19 janvier 2019, à 10h00, à leur domicile, sis sur la corniche de Matoto, en partant de la mairie de Matoto, précisément à 200 mètres de la station Shell de ladite corniche.

Le couple vous remercie d’avance de votre participation à cette cérémonie de baptême.

Contacts : 628 54 69 52

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Deux bâtiments démolis à Hamdallaye : des gendarmes indexés

16 janvier 2019 à 20 08 30 01301

Deux bâtiments ont été démolis tôt dans la matinée de ce mercredi, 16 janvier 2019, au quartier Hamdallaye Mosquée, dans la commune de Ratoma. Les victimes accusent l’escadron mobile numéro 2 de Hamdallaye, accompagnée de jeunes loubards, d’être les auteurs de cette démolition.

Selon des informations recueillies sur place par un reporter de Guineematin.com, une querelle autour de la parcelle abritant les deux bâtiments est à l’origine du problème. C’est deux bâtiments qui ont fait les frais de la furie des visiteurs : le premier est un bâtiment de 7 chambres, un salon avec une douche interne ; le second est composé de trois chambres et d’un salon.

Nabé Gassimou

Interrogé par Guineematin.com, Nabé Gassimou, un membre de la famille, a expliqué ce qui s’est passé. « C’est à 5h du matin, quand on s’est réveillé, pendant qu’on prenait l’ablution pour la prière, que les gens sont descendus sur les lieux. Ils ont commencé par défoncer les portes. Certains sont montés sur les toits de la maison, ils ont enlevé les tôles. Après, ils sont rentrés dans les chambres pour piller nos objets, les ordinateurs et les téléphones de mon frère. Tout est parti. Nous avons perdu beaucoup de matériels, on ne peut pas tout citer. Ceux qui sont venus nous attaquer, certains avaient des armes blanches. C’est des jeunes qui étaient suivis par l’escadron mobile N°2 de Hamdallaye », accuse-t-il.

Par ailleurs, monsieur Nabé dit n’avoir reçu aucun papier lui demandant de quitter ces lieux qui appartient à sa famille depuis 40 ans. « Cette concession nous appartient. Il y a de cela 40 ans que nous sommes là. On a tous nos papiers au complet. Ce n’est pas la première fois que notre maison est détruite. C’est la troisième fois. Il fut un temps, un monsieur était venu ici, soi-disant que le terrain lui appartient. On a été à la justice, nous avons donné tous nos papiers. Ils ont vu et ont trouvé effectivement que la maison nous appartient. Le monsieur en question n’avait aucun papier sur lui. Lui-même, il n’est plus de ce monde, il est décédé. C’est aujourd’hui qu’on voit quelqu’un d’autre venir saccager notre maison, suivi de l’escadron. On a reçu aucun préavis ou convocation ».

Mariam Kaba

Pour sa part, Mariam Kaba, belle fille de la famille, dit avoir été victime de vol à l’occasion de cet acte. « La nuit, des hommes armés sont venus nous attaquer. Le premier que j’ai trouvé à la porte m’a bousculée et m’a fait tomber. Il m’a blessée au pied. Mais le pire, il a pris l’ordinateur de mon mari, un téléphone Samsung, plus 10 millions de francs guinéens, mes habits, tout est parti », se lamente-t-elle.

Le chef du quartier Hamdallaye 1, Elhadj Mamadou Sanoussy Diallo, dit avoir reçu une lettre de la part des huissiers de justice. « Les huissiers sont venus me voir, 4 jours avant la démolition des bâtiments. Ils m’ont donné une lettre dans laquelle était mentionné le nom de Monsieur Mamadou Oury DIALLO. C’est lui qui réclame le terrain. Il dit qu’il a acheté le terrain. Mais, je ne sais pas à qui. Je signale que je n’ai reçu aucune convocation ».

La famille Nabé est sous le choc et va désormais passer la nuit à la belle étoile.

Mohamed DORE pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622079359

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Côte d’Ivoire : la CPI décide de remettre Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé en liberté

16 janvier 2019 à 16 04 43 01431

Elle était très attendue et elle est tombée dans l’après-midi de ce mercredi, 16 janvier 2019. Les juges de la Cour Pénale Internationale ont rejeté la requête du procureur qui souhaitait le maintien de Laurent Gbagbo et de son ancien ministre Charles Blé Goudé en prison.

Ainsi, l’ancien président ivoirien et l’ex leader des Jeunes Patriotes devraient rentrer au pays après sept ans de détention.

A suivre !

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Ratoma : Mouctar Diallo concrétise un projet de 170 mille dollars en faveur des jeunes de l’Axe

16 janvier 2019 à 16 04 21 01211

Le projet d’opérationnalisation du dividende démographique dans les quartiers de Hamdallaye, Bambéto et Cosa, a été officiellement lancé ce mercredi, 16 janvier 2018, à la maison des Jeunes de Ratoma. Ce projet pilote concerne, pour cette première étape, les quartiers précités. Il a été rendu possible grâce au ministère de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes en collaboration avec la Mairie de Ratoma, avec l’appui du Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA), rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Ce projet cible des jeunes filles et garçons des quartiers de Hamdallaye, Bambéto et Cosa. Il s’inscrit dans la dynamique « des orientations envisagées par le gouvernement guinéen et visant à mettre en œuvre des actions concrètes en vue d’accélérer la transition démographique en agissant sur 4 piliers de la feuille de route du dividende démographique : la santé et le bien-être ; l’éducation et le développement des compétences ; l’emploi et l’entreprenariat des jeunes/femmes ; et la gouvernance locale », a-t-on appris sur place.

Hadja Fanta Camara

Dans son discours, Hadja Fanta Camara, secrétaire générale de la commune de Ratoma a remercié les initiateurs de ce projet. Selon elle, cette opérationnalisation des dividendes démographiques à Conakry, plus précisément sur l’Axe Hamdallaye Bambéto et Cosa, a pour objectif de contribuer à l’insertion socio-économique de cette couche sociale. « C’est dans ce contexte que 18 motos tricycles, 36 brouettes et un nombre important de protections individuelles seront mis à disposition des GIE (Groupements d’Intérêt Economique). L’objectif est de contribuer à améliorer le capital humain, les opportunités économiques et la gouvernance pour accélérer la transition démographique », a-t-elle laissé entendre.

Ouédraogo Kouadogo

Pour sa part, Ouédraogo Kouadogo, représentant-résidant de l’UNFPA en Guinée, a dit que ce projet, financé par son institution, s’inscrit dans le cadre de la mise en en ouvre des Objectifs de Développement Durable (ODD) et du Plan National de Développement Economique et Social (PNDES) proposé par le gouvernement guinéen. « L’opérationnalisation du dividende économique dans la commune de Ratoma, pour cette première phase, veut permettre pour trouver des solutions stratégiques pour faire face aux nombreux défis existants, notamment au niveau des quatre composantes du dividende démographique. En outre, le projet s’inscrit dans la dynamique des orientations envisagées par le gouvernement guinéen et met en œuvre des actions concrètes pour une territorialisation des agendas internationaux et nationaux : les ODD, l’agenda 2063 de l’Union Africaine, Guinée vision 2040 et le PNDES (…) L’UNFPA a apporté une valeur financière de 170 mille dollars, soit environ 1 milliard 500 millions de francs guinéens, à travers un financement du Royaume de la Belgique. Afriland First Bank a ouvert deux agences dans la commune de Ratoma avec la pleine participation des populations et en particulier les jeunes pour faciliter les prêts pour investissements ».

Mouctar Diallo

De son côté, Mouctar Diallo, ministre de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes, a dit que l’objectif visé par ce projet, qui va s’étendre sur quatre ans, « est de contribuer, d’une part, à l’amélioration des conditions de vie des populations situés sur cet Axe et, d’autre part, restaurer le climat de confiance et le sentiment de justice entre les jeunes et les pouvoirs publics à tous les niveaux. C’est autant dire que cette initiative, qui se veut être pérenne, dotera les quartiers de l’Axe Hamdallaye-Kagbélen d’infrastructures socio-économiques de base leur permettant de s’épanouir ; mais aussi, mobilisera les jeunes et femmes autour des actions citoyennes et d’autonomisation, dans la dynamique de favoriser leur participation effective aux différents programmes de développement socio-économique de notre pays ».

Thierno Litoual Bah

Très heureux de cette initiative, Thierno Litoual Bah, porte-parole des jeunes de l’Axe, a remercié les autorités et les partenaires avant de promettre un bon usage de ce matériel et équipements. « Les jeunes me chargent de vous dire, mes excellences, que nous sommes très contents de ces initiatives. Ces équipements, que nous avons reçus aujourd’hui et les formations que nous avons suivies les semaines passées, nous vont droit au cœur. Et nous vous promettons, à partir de là, qu’avec ces équipements, nous allons les utiliser à bon escient ».

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Incendie à la radio Sabou FM : « c’est l’investissement de 8 ans qui est parti en fumée »

16 janvier 2019 à 14 02 22 01221

Un incendie a ravagé les installations de la radio privée Sabou FM, sise en face du marché de Koloma, dans la commune de Ratoma. Les faits se sont produits dans la nuit du mardi au mercredi, 16 janvier 2019, aux environs de 3 heures du matin, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Le studio de diffusion la radio, qui émet sur la 97.7 en modulation de fréquence, et plusieurs objets de valeur ont été dévorés par les flammes. Selon nos informations, un court-circuit serait à l’origine du sinistre.

Aly Manden Mansa Kéita, Directeur Général de la radio Sabou Fm

Encore sous le choc, Aly Manden Mansa Keita, directeur général de la radio Sabou Fm, est revenu sur les faits. « J’ai été appelé par le technicien qui passait la nuit et qui m’a dit qu’il y a eu un court-circuit à la radio, précisément au studio. Du coup, je me suis rendu au niveau de la base des sapeurs-pompiers à la Tannerie. Ils se sont mis à mon service et en cours de route, j’ai aussi saisi la base des sapeurs-pompiers de Ratoma. Donc, les deux compagnies se sont croisées à la radio et ont essayé de faire le mieux pour maitriser les flammes. Avant qu’ils ne viennent, le studio de diffusion était déjà parti en fumée », a expliqué monsieur Kéita.

Pour ce qui est du bilan causé par l’incendie, le directeur a dit que les pertes sont difficiles à estimer. « Beaucoup de nos matériels sont partis en fumée. C’est l’investissement de huit ans de combat, de huit ans de collecte qui est parti en fumée. Donc, c’est difficile d’estimer le montant de la perte subie. Certains documents ne sont pas brûlés, mais tous les équipements nécessaires de diffusion sont partis dans les flammes. Il n’y a pas eu de blessés, ni de perte en vies humaines ».

La radio Sabou FM est une radio communautaire dont toutes les émissions sont en langues nationales. Aly Manden Mansa Keita a présenté ses excuses à ses auditeurs pour le désagrément. Il lance un appel aux bonnes volontés

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tél. : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Mort d’un présumé voleur : les parents de Moussa Sow s’expliquent à la barre

16 janvier 2019 à 13 01 37 01371

Le procès des présumés auteurs du meurtre du jeune Moussa Sow, pris en flagrant délit de vol dans une concession, se poursuit au tribunal criminel de Dixinn. Après les explications des accusés, c’est la famille de Moussa Sow, battu mortellement en octobre dernier, qui a comparu à la barre hier, mardi 15 janvier 2019, en qualité de témoin pour sa version des faits, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

A l’ouverture de la séance, le président Ibrahima Kalil Diakité a donné la parole à Aminata Barry, grande sœur de Moussa Sow. Elle est revenue sur les faits. « Tôt le matin, je me suis réveillée. J’étais entrain de préparer mes enfants pour l’école. C’est là que j’ai entendu les gens dire qu’ils ont ligoté et battu un jeune dans la nuit. Je suis partie pour voir. J’ai trouvé mon frère attaché dans leur salon. Mamadou Saliou avait son pied sur la tête de mon frère. Dès que Moussa m’a vue, il a dit c’est elle ma sœur. Après, le jeune Mamadou Saliou a dit, puisque c’est toi sa sœur, je vais le détacher pour t’attacher à sa place. Je lui ai répondu, puisqu’il est fort, de venir m’attacher. J’ai dit à Oumou Khairy (la mère de famille agressée à son domicile, ndlr) qu’une femme ne doit pas se comporter de la sorte. Elle m’a répondu qu’elle a bien fait et ne qu’elle ne regrette rien. Mon frère a demandé à ce qu’on lui donne de l’eau à boire. Elle a répondu qu’il ne va pas boire son eau. C’est ainsi que j’ai appelé ma marâtre, la mère de Moussa, au téléphone, pour lui dire que son fils a des problèmes, de venir. Elle était déjà au marché de Matoto pour acheter sa marchandise. Puis, j’ai décidé d’appeler mes frères. Ils sont venus nous chercher. A quatre, on a ramené mon frère à la maison, on l’a lavé. C’est en l’envoyant à l’hôpital qu’il a rendu l’âme. Ils l’ont brûlé au visage, ils ont gâté ses parties intimes. Ils disent que mon frère est entré chez eux à 3 heures. Mais, Moussa partait chez moi quand il a croisé le pic up des gendarmes à 19 heures. Pour se sauver, il est rentré dans la cour des Oumou Khairy Diallo qui l’ont ligoté et battu. C’est ça la vérité ».

De son côté, Fatoumata Barry, mère de Moussa Sow, a expliqué ce qu’elle sait de cette affaire qui a coûte la vie à son enfant. « La dernière fois que je me suis vue avec mon fils, c’est quand il partait jouer au football à 16h. Je lui ai dit de faire attention, il m’a donné son accord. Le lendemain matin, je suis partie dans sa chambre, il n’y était pas. J’ai demandé à ceux avec qui il dort, ils m’ont dit qu’il n’était pas rentré. Je suis parti au marché, parce que j’avais laissé mon téléphone à la maison. C’est quand je suis arrivé là où je revends mes marchandises que ma voisine m’a dit qu’elle a appris que mon fils a été ligoté et frappé, que même son cou a été cassé. Je me suis rendue immédiatement chez moi. J’ai trouvé mon fils couché par terre. Ce fut un choc pour moi. Cette dame (Oumou Khairy, ndlr) me dit que mon fils était parti chez elle pour voler. Mais, c’est faux. Mon fils était footballeur, il venait d’avoir son brevet. Il n’a jamais été accusé de vol ».

Dans son intervention, l’un des avocats de la défense a laissé entendre qu’il y a beaucoup de contre-vérités dans les propos des témoins. « Il y a beaucoup de contre-vérités. D’ailleurs, Moussa Sow avait dit que tout ce qu’il volait, il se partageait la part du butin avec sa sœur, Aminata Barry. Mieux, Aminata Barry n’est pas la sœur de Moussa Sow. L’un est Barry et l’autre est Sow », a fait remarquer maître Alsény Sylla.

Une position qui a fait réagir Aminata Barry, présentée comme étant la sœur de Moussa Sow. Selon elle, « Moussa Sow, c’est le fils de ma marâtre. Même si nous n’avons pas le même sang, nous vivons dans la même famille. Donc, c’est mon frère ».

Selon maître Sylla, il y a un certain doute sur les relations entre la victime et la dame. « Si Aminata Barry s’est constituée partie civile dans ce dossier, c’est qu’il y a anguille sous roche. Il y a quelque chose de louche entre les deux. Je me demande le pourquoi son acharnement dans ce dossier ? Pourquoi c’est n’est pas la mère de Moussa Sow qui s’en occupe? ».

Pour sa part, le procureur Daouda Diomandé va mettre en doute les témoignages des deux dames. « Comment est-ce que Mme Barry peut perdre de vue son fils à 16 h et ne plus le revoir, même le lendemain matin sans se soucier, étant donné que cela a coïncidé à une manifestation appelée par l’opposition ? Elle a vaqué tranquillement à ses occupations. C’est parce que Moussa Sow avait l’habitude de rester au dehors tard dans la nuit », soutient le procureur.

De son côté, maître Aissatou Bah, du collectif qui défend la famille Oumou Khairy Diallo, va relever des contradictions dans les témoignages des deux femmes. « Même au niveau des appels téléphoniques, il y a contradiction, parce que, Aminata Barry a dit avoir appelé sa marâtre. Mais, celle-ci dit avoir laissé son téléphone à la maison en partant à Matoto et que c’est sa voisine qui l’a informée sur la situation de son fils ».

L’avocat de la partie civile, maître Dianwadou Barry se dira satisfait des réponses données par ses clientes. Toutefois, il va solliciter la comparution des chefs secteur et quartier de Prince pour la manifestation de la vérité. Selon lui, « leurs déclarations ont été modifiées chez le juge d’instruction ».

Une demande qui sera appuyée par le procureur et les avocats de la défense.

L’affaire a été renvoyée au lundi prochain, 21 janvier 2019, pour la poursuite des débats et la comparution des responsables du secteur et du quartier de Prince, dans la commune de Ratoma.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com

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Adultère, concubinage, polygamie… Me Hamidou Barry à Guineematin

16 janvier 2019 à 10 10 49 01491
Me Hamidou Barry, avocat 

« Avec le code pénal du 31 décembre 1998, on a abrogé l’adultère comme étant une infraction pénale. Et, le code d’octobre 2016 a suivi la même position. Cela veut dire que sur le plan pénal, l’adultère n’est pas sanctionné », a indiqué maître Hamidou Barry, chargé des affaires juridiques de l’Organisation Guinéenne pour la défense des Droits de l’Homme (OGDH), qui a reçu un reporter de Guineematin.com hier, mardi 15 janvier 2019, pour un entretien.

Guineematin.com : le code civil révisé a été voté par les députés, mais pas encore promulgué. Le sujet relatif à la polygamie a fait couler beaucoup d’encre et de salive. Vous qui êtes spécialiste du code civil, comment avez-vous perçu ce débat ?

Maître Hamidou Barry : je pense que la question de la polygamie ressemble un peu à la question de la peine de mort. Il y a toujours des gens qui sont pour, et d’autres qui sont contre. Vous savez, tout ce qui intéresse la religion, qui intéresse les mœurs, qui intéresse la famille, on ne peut pas le changer comme on le fait en informatique. Je crois qu’interdire catégoriquement la polygamie, c’est se tromper. Parce que, vous allez interdire quelque chose que vous ne pouvez pas contrôler ou empêcher. Qu’est-ce qui va arriver si on interdit la polygamie ? Comme la loi autorise, permet, admet le mariage coutumier, un homme qui a une femme, peut se marier sur le plan coutumier. Vous ne pouvez pas dire qu’il est polygame. Vous pouvez le poursuivre peut-être pour adultère ou union libre. Mais, il n’y a pas polygamie. Il peut épouser une 3ème femme sur le plan religieux, sans le célébrer devant l’officier de l’Etat civil. Parce qu’il y a polygamie, quand l’homme célèbre deux ou trois mariages devant l’officier de l’Etat civil. Je pense qu’il faut avoir la même position que le Droit sénégalais, c’est-à-dire l’option. Pour la première fois quand l’homme se marie, si la femme accepte un homme qui prévoit d’être polygame, elle a accepté. Maintenant, si l’homme opte pour la monogamie, c’est fermer. Mais, je crois qu’il vaut mieux ouvrir que d’interdire.

Guineematin.com : vous avez parlé tout de suite d’union libre. Qu’est-ce que c’est ?

Maître Hamidou Barry : l’union libre, c’est lorsque les gens vivent comme s’ils étaient mariés, alors qu’ils n’ont pas célébré leur mariage devant l’officier de l’Etat civil. L’union libre, la loi guinéenne est muette là-dessus. C’est-à-dire qu’elle ne l’interdit pas. Elle ne se prononce pas dessus. C’est des personnes qui ne sont pas mariées, qui vivent maritalement, qui font souvent des enfants, qui ne font pas le religieux. Par rapport à la loi, c’est le silence. Mais, sur le plan moral, sur le plan religieux, c’est des choses qui sont interdites.

Guineematin.com : que peut-on dire de l’adultère, au pénal comme au civil ?

Me Hamidou Barry

Maître Hamidou Barry : il faut prendre l’adultère sous deux angles : au pénal et au civil, comme vous l’avez dit. Sur le plan pénal, quand vous voyez l’évolution législative, c’est que le code de 1965 avait sanctionné pénalement l’adultère, c’était six mois de prison ou un an. Mais, avec le code pénal du 31 décembre 1998, on a supprimé, abrogé, l’adultère comme étant une infraction pénale. Et, le code d’octobre 2016 a suivi la même position. Cela veut dire que, sur le plan pénal, l’adultère n’est pas sanctionné. Mais, sur le plan civil, l’adultère est une cause de divorce, en vertu des articles 341 et suivants du code civil guinéen. L’époux ou le conjoint bafoué pour le fait de l’adultère peut initier une action civile devant le juge pour demander réparation.

Guineematin.com : en cas d’adultère, la victime demande réparation aux deux personnes ou à sa femme ou son mari ?

Maître Hamidou Barry : c’est les deux personnes accusées d’adultère qui seront poursuivies pour réparation.

Guineematin.com : dans quelques jours, nous allons commémorer l’anniversaire du massacre du lundi, 22 janvier 2007, sous le régime de Lansana Conté. Comment se passent les préparatifs au niveau de l’Organisation Guinéenne pour la défense des Droits de l’Homme ?

Maître Hamidou Barry : les préparatifs vont bon train. Permettez-moi de rendre hommage à feu Ibrahima Fofana, qui s’est beaucoup battu, avec ses camarades de la CNTG, de l’USTG et d’autres mouvements syndicaux. Il faut rendre hommage aux vivants et aux personnes décédées. Cette année, nous allons commémorer ce triste anniversaire le mardi prochain. Nous allons organiser une conférence de presse au cours de laquelle nous allons rappeler les douloureux événements de janvier et février 2007. Il y avait eu beaucoup de morts et des dégâts matériels, des arrestations, sur toute l’étendue du territoire national.

Guineematin.com : au-delà de cette commémoration, est-ce qu’il y a des actions qui sont engagées en justice ? Est-ce qu’il y a eu des inculpations ?

Maître Hamidou Barry : évidemment, depuis 2012, il y a une action qui est portée devant le Tribunal de Dixinn. Il y a eu 28 victimes qui ont été auditionnées. Nous informons toutes les personnes victimes des événements de janvier et février 2007 de se présenter devant le tribunal de Dixinn, devant le doyen des juges d’instructions pour être additionnées. Il y a un collectif d’avocats constitué à cet effet et piloté par l’OGDH. Pour le moment, il n’y a pas eu d’inculpations. Mais, nous estimons que pendant cette année, si on relance l’affaire, il y en aura.

Propos recueillis par Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél. 628 17 99 17

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Conakry : les vendeurs de café et de thé se plaignent de la conjoncture

16 janvier 2019 à 10 10 48 01481

La vente de nescafé, connu sous le nom de café noir, et de thé est une activité exercée par de nombreux jeunes dans la capitale guinéenne. Cherchant à survivre dans une conjoncture socio-économique particulièrement compliquée, ces jeunes passent la journée à circuler devant les boutiques et autres lieux de travail, munis d’une charrette, pour vendre leurs produits, a constaté un reporter de Guineematin.

Oumar Sangaré

Cette activité permet à plusieurs compatriotes, notamment des jeunes dont l’âge varie entre 20 et 30 ans, de joindre les deux bouts. Mais, l’augmentation du prix du sucre, des sachets de nescafé, et autres ingrédients, complique davantage la situation. Malgré tout, la vente de café peut rapporter un bénéfice variant entre 30 et 40 mille francs guinéens par jour.

Mamadou Kadia Diallo

Selon Mamadou Kadia Diallo, vendeur de café, rencontré au marché de Taouyah, dans la commune de Ratoma, cette activité lui permet de tirer son épingle du jeu. « A l’heure-là, les temps sont durs. Mais, comme il n’y a pas d’autres activités, je mène cette activité pour m’en sortir. J’ai 4 enfants et c’est dans cette activité que je gagne mes dépenses de famille. Grâce à cette activité, je paye la scolarité de mes enfants et je m’occupe de leur état de santé. Par jour, je peux gagner comme bénéfice 30.000 ou 40.000 FG. Mais, les produits que nous vendons sont chers maintenant, tel que le sucre. Le prix a augmenté jusqu’à 7000 FG le kilogramme. Ça nous coûte cher », a-t-il expliqué.

Souaïbou Bah

Pour sa part, Souaïbou Bah estime que cette activité lui permet de payer son loyer même si les ingrédients sont chers. « Ça ne va pas tellement bien en ce moment. Mais, on se débrouille. Depuis que j’ai commencé à exercer cette activité, je suis devenu indépendant. Je ne demande à personne de me venir en aide. Je paye mon loyer sans problème. Je remercie Dieu. Les ingrédients que nous achetons sont chers. On peut dépenser 100.000 FG dans l’achat des denrées et gagner un bénéfice de 50.000 FG. Avant, les sachets de café étaient vendus à 20.000 FG, maintenant c’est à 35.000 FG. Même le citron qui est produit chez nous ici est cher ».

Mohamed DORE pour Guineematin.com

Tel : (00224) 622 07 93 59

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Siguiri : le bloc administratif de Doko transformé en mine d’or

16 janvier 2019 à 10 10 31 01311
Bloc administratif de Doko

Le bloc administratif de la sous-préfecture de Doko, dans la préfecture de Siguiri, est transformé en lieu d’exploitation d’or par certaines citoyennes de la localité. Un fait dénoncé par les responsables locaux qui tardent malgré tout à agir pour freiner l’hémorragie, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Le bloc administratif en question abrite les locaux de la sous-préfecture et ses services déconcentrés, de la mairie et de ses différents services. Cet endroit, et même des concessions voisines, est exploité aujourd’hui par des mineurs à la recherche de l’or, notamment des femmes.

Youssouf Kouyaté, conseiller communal à la mairie de Doko, interrogé par notre reporter, se désole de cet état de fait. « C’est regrettable ce qui se passe là. Nous avons interpellé le président du district de Doko sur les faits pour qu’il puisse prendre ses dispositions pour arrêter cette pratique. Mais, ce n’est pas seulement la cour de la mairie, même dans certaines familles environnantes ».

Pour sa part, Abdoulaye Diaby, vice-président des tömbölomas, (responsable de la sécurité dans les mines, ndlr) accuse des femmes d’être les principales actrices du phénomène. « J’ai demandé d’arrêter, je leur ai dit que la sous-préfecture est un symbole, c’est le lieu où nous réceptionnons tous les chefs. Mais, c’est des femmes qui viennent travailler sur le lieu et, pendant la nuit, nous allons commencer à surveiller le lieu. 》

De son côté, Namory Doumbouya, sous-préfet de Doko, attend l’installation du nouveau maire pour agir. « Le maire sera bientôt installé. Tout prendra fin », promet-il.

À rappeler que l’installation du maire élu de Doko est toujours attendue. Il est rejeté par un groupe de personnes qui l’accuse d’être issu d’une famille de griots.

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guineematin.com

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Trafic international de drogue : un bissau-guinéen poursuivi à Conakry

16 janvier 2019 à 10 10 13 01131

« On m’avait donné 89 boules de cocaïne depuis le Brésil pour envoyer à quelqu’un en Guinée Bissau. Mais, je ne connaissais pas le monsieur en question. On lui avait juste donné ma photo et mon numéro de téléphone… Je devais recevoir une somme de 2 millions de Francs CFA comme récompense », a avoué à la barre du Tribunal de Mafanco un ressortissant bissau-guinéen. Busna Ssum Doveiga Cabelol Nanfanchanna a été mis aux arrêts à l’aéroport de Conakry Gbessia avec une importante quantité de drogue. Son procès s’est ouvert hier, mardi 15 janvier 2019, rapporte Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

La lutte contre le trafic de drogue se poursuit dans notre pays. Busna Ssum Doveiga Cabelol Nanfanchanna, un ressortissant bissau-guinéen, qui se dit commerçant, est poursuivi pour trafic international de drogue à haut risque. Il a été mis aux arrêts par les services anti-drogue depuis le mois de mai 2017.

L’accusé, âgé de 35 ans et père d’un enfant, a reconnu les faits pour lesquels il est poursuivi. A la barre, Busna Ssum Doveiga Cabelol Nanfanchanna a raconté les circonstances de son arrestation par les agents du service anti-drogue.

Selon lui, « je suis allé au Brésil pour faire des achats. Donc, j’ai quitté le Brésil en passant par le Maroc pour arriver à Conakry. Une fois à l’aéroport de Conakry Gbessia, les gens m’ont vu et ont demandé les raisons de ma venue à Conakry. Mais, on ne s’est pas compris, car je ne comprends pas français. C’est ainsi que j’ai été arrêté puis envoyé dans un bureau pour les vérifications. J’avais 5 boules de cocaïne que j’ai vomies dans l’avion. Quand les agents ont vu ça, ils m’ont demandé et j’ai dit que c’est de la cocaïne. Ils ont vérifié et ils ont constaté que c’est de la drogue. Du coup, j’ai été admis dans une clinique et c’est là bas j’ai évacué 84 boules de cocaïne. On m’avait donné 89 boules de cocaïne depuis le Brésil pour envoyer à quelqu’un en Guinée Bissau. Mais, je ne connaissais pas le monsieur en question. On lui avait juste donné ma photo et mon numéro de téléphone pour qu’il puisse me rencontrer une fois en Guinée Bissau. Dans cette affaire, je devais recevoir une somme de 2 millions de Francs CFA comme récompense ».

Le ministère public, représenté par madame Joséphine Loly Tenguiano, va demander à l’accusé comment il est parvenu à évacuer les 89 boules de cocaïne. Dans sa réponse, Busna Ssum Doveiga Cabelol Nanfanchanna a expliqué que dans l’avion, « j’ai vomi 5 boules. Donc, il en restait 84 dans mon ventre. Arrivé à l’hôpital, ils m’ont donné un produit qui m’a permis d’évacuer les 84 boules par voie annale ».

Après les débats, le juge Kindy Barry a renvoyé le dossier au 22 janvier 2019 pour les réquisitions et plaidoiries des parties au procès.

L’accusé est reparti à la maison centrale de Coronthie où il séjourné depuis le 23 mai 2017.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tel: 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Acquittement de Gbagbo et de Blé Goudé : « c’est la preuve que la Cour n’est pas contre les africains »

16 janvier 2019 à 9 09 35 01351

L’acquittement de Laurent Gbagbo et de Charles Blé Goudé par la Cour Pénale Internationale (CPI) apporte de l’eau au moulin de ceux qui pensent que cette institution n’est pas créée contre les africains. Maitre Hamidou Barry, avocat à la Cour, président de la Coalition Guinéenne pour la Cour Pénale Internationale, est de ceux estiment que la CPI ne vient qu’en dernier ressort. Il l’a dit à l’occasion d’une interview accordée à Guineematin.com, ce mardi, 15 janvier 2019.

Guineematin.com : la Cour Pénale Internationale décide d’acquitter Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé, respectivement ancien président de la Côte d’Ivoire et ancien leader des Jeunes Patriotes. Ils étaient poursuivis pour crime de guerre et crime contre l’humanité. Comment réagissez-vous ?

Me Hamidou Barry

Maitre Hamidou Barry : voilà encore une la preuve que la Cour n’est pas contre les africains. C’est le deuxième acquittement des africains après Jean Pierre Bemba de la RDC. Il faut respecter les décisions de la Cour comme on doit respecter les décisions des juridictions nationales. Ce qui prouve que la Cour n’est pas contre les africains. Et mieux, il faut que le bureau du Procureur fasse très bien les enquêtes pour éviter de telles décisions. Encore une fois, une décision de justice est à respecter, qu’il s’agisse de la CPI, ou qu’il s’agisse des juridictions nationales. Ainsi, nous continuons de soutenir la CPI, pour qu’elle soit plus efficace, pour qu’elle soit indépendante, pour qu’elle soit indépendante.

Guineematin.com : est-ce que ce soutien à la CPI exclut que les juridictions africaines se saisissent des crimes commis en Afrique ?

Maitre Hamidou Barry : il y a juste 20 ans que nous avons clôturé les 20 ans du statut de Rome. Le thème portait sur la complémentarité. La CPI a été créée pour permettre aux juridictions nationales de prendre en charge les crimes qui relèvent de la compétence de la Cour, à savoir : les crimes contre l’humanité, les crimes de guerre, le génocide et le crime d’agression. Donc, sa création, c’est pour que les justices nationales prennent en charge ces quatre crimes là. Maintenant, à défaut, par manque de volonté ou de capacité, la CPI est une juridiction de dernier ressort, de dernier recours. Elle peut se saisir soit par le Conseil de Sécurité des Nations Unies, soit par le Procureur, soit par un autre Etat.

Guineematin.com : est-ce que l’acquittement de Laurent Gbagbo et de Charles Blé Goudé ne constitue pas un désaveu pour la France, qui est accusé d’avoir trimballé ces deux messieurs à la Haye ?

Maitre Hamidou Barry : on peut le voir comme ça. Mais, moi je pense que la Cour a librement rendu sa décision sans tenir compte des considérations politiques. Je crois que la Cour n’a pas été influencée et je crois que ça ne dérange pas la France, même si on sait que l’Etat français était derrière cette affaire pour que Laurent Gbagbo soit à la CPI.

Propos recueillis et décryptés par Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél. 628 17 99 17

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Occupation de la chaussée à Kankan : quand les gros camions dictent leur loi au marché central

16 janvier 2019 à 8 08 56 01561

Kankan, une ville commerciale située à 639 kilomètres de Conakry, connait une urbanisation galopante. De gros camions, en provenance du port de la capitale guinéenne, y acheminent des milliers de tonnes de produits destinés à être revendus. Malgré les nombreuses plaintes des citoyens, aucun espace n’est réservé à ces mastodontes pour leur stationnement, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la capitale de la Haute Guinée.

L’occupation anarchique des voiries urbaines de Kankan par les conducteurs des gros engins roulants est l’un des problèmes majeurs auxquels sont confrontés les usagers de la route. Ils empêchent les citoyens de circuler librement. Sur certains tronçons, comme celui du carrefour Lambert, ils n’hésitent pas à occuper les trottoirs pour le déchargement de leurs contenus.

Par conséquent, il est fréquent d’assister à des cas d’accidents de la circulation, aussi bien pour les voitures que les motards et autres piétons.

De nombreux citoyens pensent que c’est à la sécurité roturière de prendre des dispositions efficaces pour remettre de l’ordre dans ce capharnaüm, notamment au grand marché de Kankan.

D’autres citoyens sollicitent auprès des autorités un espace pour le stationnement et le déchargement du contenu des gros camions.

Il faut noter que ce problème de stationnement des gros porteurs ne date pas d’aujourd’hui. En réponse aux nombreuses plaintes de la population, les autorités ont toujours opté pour la stratégie de la sourde oreille. Un défi à relever pour le nouveau commissaire de la police routière de Kankan et ses hommes, attendus au tournant par toute une région.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél. : 00224 627 24 13 24

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Labé : deux semaines après avoir été gracié, il est condamné à nouveau

16 janvier 2019 à 8 08 51 01511

Comme nous l’annoncions précédemment, un ex-détenu a été arrêté récemment à Labé pour vol, quelques jours seulement après sa sortie de prison suite à la grâce que le président de la République a accordée à plusieurs détenus à l’occasion de la fin de l’année 2018. Il a été jugé et condamné hier, mardi 15 janvier 2019, à trois ans de prison ferme, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Labé.

Quelques jours seulement après avoir recouvré sa liberté suite à la grâce présidentielle dont il a bénéficié avec d’autres détenus en fin d’année 2018, Mamadou Diallo a été arrêté pour le vol de la moto du commandant de la garde communale de la ville. Il a passé quelques jours dans les mains de la police avant d’être déféré devant le tribunal de première instance de Labé.

A la barre, le prévenu a rejeté les charges qui pèsent contre lui, assurant qu’il est innocent dans cette affaire. « C’est un de mes amis du nom de Youssouf Diallo qui est auteur de ce vol. Ce dernier, qui a dérobé la moto du responsable de la garde communale, est venu me trouver à mon domicile un matin, aux environs de 7 heures 30 minutes, pour me demander de l’accompagner chez Kalidou. Ce qui fut fait. Mais dès que je suis arrivé, j’ai retourné aussitôt chez moi. C’est entre eux qu’ils ont fait l’affaire. Quelques temps après, Souleymane est venu me donner 20 000 GNF. Depuis lors, on s’est plus revu. Moi je ne connais rien de cette affaire », a-t-il déclaré.

Par contre, Ousmane Bah, le plaignant, persiste que c’est bien Mamadou Diallo qui a volé sa moto. « Le vendredi 04 janvier 2019, très tôt, un de mes agents qui rentrait de Conakry, a aperçu Mamadou Diallo qui rôdait aux alentours de notre bureau. Un peu plus tard, je suis venu trouver que ma moto n’est pas sur les lieux. Comme on savait que c’est un habitué des faits, on est sorti pour le rechercher. Et quand on a mis main sur lui, il n’a pas tardé à reconnaître le vol. Et c’est lui-même qui nous a montré l’épave de la moto qui était déjà démontée. Donc, il est l’auteur de ce vol », soutient le responsable de la garde communale de Labé.

Le plaignant ajoute qu’il est victime d’’un règlement de compte de la part de Mamadou Diallo qu’il a arrêté il y a quelques années et mis à la disposition de la justice pour vol. Infraction pour laquelle, le jeune homme avait été condamné à 4 ans de prison. Il a passé plus de 3 ans à la prison civile de Labé avant de bénéficier de la grâce du président Alpha Condé. Ousmane Bah a demandé donc à ce que le prévenu soit condamné au payement d’un montant de 2 millions 500 mille francs guinéens, somme qui lui permettra de réparer sa moto.

De son côté, le procureur a estimé que les noms : Souleymane et Kalidou (en fuite selon le prévenu), ne sont que des noms imaginaires. Pour lui, Mamadou Diallo est effectivement coupables des faits qui lui sont reprochés. Il est récidiviste. C’est grâce à la bonté du chef de l’Etat qu’il a été libéré. Il a bénéficié de ce que plusieurs détenus veulent. Sur la liste des graciés à Labé (10 au total), il occupe la deuxième place. Et au niveau national, il occupe la 167ème place. Mais on voit que sa place c’est en prison. Par conséquent, je vous demande monsieur le président du tribunal, de condamner Mamadou Diallo à 10 ans de prison ferme », a requis le représentant du ministère public.

Finalement, le tribunal a reconnu le prévenu coupable des faits qui lui sont reprochés. La juridiction l’a condamné à 3 ans de prison ferme et au payement des 2 millions 500 mille francs guinéens réclamés par la partie civile. Mamadou Diallo a regagné donc la prison civile de Labé, deux semaines seulement après l’avoir quittée.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Sécurisation des recettes : désormais, les grandes et moyennes entreprises payeront les taxes et impôts par virement bancaire

16 janvier 2019 à 8 08 32 01321
Ismaël Dioubaté, ministre du Budget

Dans un communiqué rendu public hier, mardi 15 janvier 2019, le ministère du budget, a décidé que les payements des taxes et impôts par les moyennes et grandes entreprises se fera dorénavant par virement bancaire.

Cette réforme en gestation depuis longtemps dans les couloirs de l’administration fiscale, puis, dépoussiérée et rendue applicable par la tutelle, est une réponse apportée aux recommandations faites par le Président de la République, concernant la sécurisation des recettes.

Celui-ci, il y a encore moins de deux semaines, rappelait la nécessité d’aller aux grandes réformes qui peuvent limiter des déperditions de fonds. C’était à l’occasion d’une cérémonie au cours de laquelle il recevait les vœux de nouvel an du gouvernement.

C’est donc le virement bancaire qui ne permet pas la manipulation de la liquidité par les agents, qu’exige désormais le département, à ses services concernés pour le payement des taxes et impôts par les entreprises.

Cela devrait à coup sûr, augmenter de façon significative, les recettes de l’Etat sans faire évoluer l’assiette.

Par ailleurs, le ministre du budget, annonce que des réflexions sont en cours avec la BCRG, en vue de sécuriser les recettes intérieures fiscales des petits contribuables.

ML Cissé

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