Décret : la composition partielle de la CENI

10 janvier 2019 à 21 09 27 01271

En attendant la liste des sept (7) représentants de l’opposition guinéenne, le président de la République a signé et fait publier ce jeudi, 10 janvier 2019, le décret qui recompose la commission électorale nationale indépendante (CENI) avec les représentants de la mouvance présidentielle, la société civile et le ministère de l’Administration du territoire et de la Décentralisation.

Le chef de l’Etat a rappelé aux opposants, dans ce même décret, qu’ils ont 45 jours pour déposer la liste de leurs représentants.

Guineematin.com vous propose, ci-dessous, la liste des commissaires qui représentent la mouvance présidentielle et la société civile à la CENI

Mouvance présidentielle :

1)- Bakary Mansaré ;

2)- Ousmane King Bangoura ;

3)- Aly Bocar Samoura ;

4)- Serafine Kondiano ;

5)- Sory Sidibé ;

6)- Boubacar Biro Barry UPR ;

7)- Daouda David Camara NGR

Société civile :

1)- Me Salif Kébé

1)- Kabinet Cissé

Ministère de l’Administration du territoire et de la Décentralisation :

Djenabou Touré 

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Urgent : le SLECG signe un accord de sortie de crise avec le Gouvernement

10 janvier 2019 à 20 08 45 01451

Comme indiqué dans une précédente dépêche de Guineematin.com, le Gouvernement guinéen a finalement signé le très attendu protocole d’accord de sortie de crise avec le syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée (SLECG). 

Après plusieurs jours d’annonces infructueuses, c’est dans la soirée de ce jeudi, 10 janvier 2019, que la cérémonie officielle de signature a été organisée au palais du peuple, à Conakry.

Evidemment, la signature de cet accord permettra de mettre aujourd’hui fin à la grève des enseignants qui a été déclenchée depuis plus de trois mois. Ainsi, les élèves guinéens pourront désormais reprendre le chemin de l’école.

A suivre !

Alpha Assia Baldé et Mohamed Doré suivent cette cérémonie pour Guineematin.com

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CAN 2019 : Orange Guinée remet un chèque de 300 millions au Syli National

10 janvier 2019 à 20 08 25 01251

Absente à la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2017, la Guinée est de retour sur la scène africaine avec une qualification pour la prochaine phase finale prévue en Egypte l’été prochain. Pour féliciter notre onze national, la société de téléphonie mobile Orange Guinée a offert un chèque de trois cent (300) millions de francs guinéens au Syli National. La remise officielle dudit chèque a eu lieu ce jeudi, 10 janvier 2019, au siège de la Fédération Guinéenne de Football, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Durant les qualifications pour la CAN, Orange Guinée, un des partenaires de la Féguifoot, avait promis au Syli de Guinée une somme de trois cent millions de nos francs s’il parvenait à se qualifier pour la CAN. La démarche vise à encourager l’équipe nationale de football de la Guinée. C’est dans ce cade qu’Orange Guinée a procédé à la remise de ce chèque de trois cent millions de FG.

La cérémonie s’est déroulée en présence de plusieurs membres de la fédération guinéenne de football.

Dans son allocution, le Directeur Général d’Orange Guinée, Aboubacar Sadik Diop, a félicité les poulains de Paul Put avant de réaffirmer son engagement qui est d’accompagner l’équipe nationale jusqu’à la victoire finale.

Sadikh Diop

« En effet, en 2017, Orange Guinée s’est engagé auprès de la fédération guinéenne de football pour accompagner les équipe nationale Sénior. Depuis, nous n’avons cessé de renouveler notre partenariat parce que fidèle à notre crédo d’entreprise citoyenne et parce que déterminer à être aux côtés de tous les fans de football, du peuple Guinéen et des joueurs. C’est ça notre crédo. Notre vision a été juste et notre engagement dernière le Syli national à été payant. Que de matchs intenses, que de larmes de joie, des émotions et une fierté de voir les joueurs donner le meilleur à chaque rencontre et nous apporter cette brillante qualification. En notre qualité de sponsor officiel et partenaire privilégié du Syli National, il était important pour nous aujourd’hui de venir vous exprimer, de vive voix, nos félicitations et notre satisfaction. Bravo, bravo, bravo pour cette qualification à la CAN 2019. Avec ce chèque, nous entendons à la fois vous témoigner notre soutien indéfectible, mais aussi le soutien à l’ensemble des passionnés et des patriotes du peuple de Guinée. Vivement la CAN 2019, je prie que le Syli nous ramène la coupe à la maison. Syli national, Wontanara », a dit le numéro un de la société.

Le président de la fédération guinéenne de football, Mamadou Antonio Souaré, n’a pas manqué de remercier le géant de la téléphonie mobile qui est Orange Guinée et a promis que les objectifs qu’ils se sont fixés seront atteints.

Antonio Souaré

« Pour aller à l’excellence, il faut des moyens et pour cela, il faut des sponsors, un très bon marketing et à partir de là, je crois qu’on peut mieux préparer l’équipe pour la mettre dans des conditions optimales, pour lui permettre de gagner des matchs et des qualifications. Je crois que c’est ce qui fût fait grâce à l’effort d’Orange Guinée qui accompagne le Syli National et qui n’a pas manqué à son devoir d’une seconde. Nous allons encore pas à pas. Le premier pas a été franchi. Le second pas va être franchi, c’est à dire la prime de qualification ; et le troisième pat, ça sera la compétition. Il faut remercier les sponsors Orange Guinée pour le travail qu’ils font, par l’accompagnement qu’ils donnent au Syli c’est ce qui fait qu’aujourd’hui nous pouvons dire avec beaucoup de fierté que l’impossible n’est pas Syli. Pour que cela soit une réalité, il faut que vous ayez dernière vous des baromètres et que vous soyez un géant aux pieds de fer, pas d’argile. C’est grâce à Orange Guinée. Bravo Orange Guinée, nous ferons tout pour que la collaboration continue et on fera tout pour que la visibilité soit respectée et les conditions soient aussi respectées. Nous ne manquerons pas à notre devoir », a promis Antonio Souaré.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com

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Sports : vers le réveil du tennis guinéen

10 janvier 2019 à 19 07 49 01491

Les autorités sportives guinéennes entendent relancer le tennis, une discipline sportive mal en point dans notre pays. La Fédération Guinéenne de Tennis de champ a annoncé ce jeudi, 10 janvier 2019, la reprise du championnat national de cette discipline. Elle a évoqué plusieurs activités prévues dans le cadre de cette saison sportive, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Après une dizaine d’années d’inactivité, la Fédération Guinéenne de Tennis de champ entend se bouger pour relancer cette discipline sportive dans notre pays. Son secrétaire général, Mohamed Emmanuel Camara, annonce l’organisation de plusieurs activités cette année, dont le championnat national de Tennis.

« L’organisation de l’open de Conakry au mois de mars, l’organisation du championnat national et la probable participation aux compétitions africaines et internationales, si les cotisations guinéennes auprès des instances qui s’élèvent à 9 mille dollars sont payées, constituent les axes majeurs de l’année 2019 », a laissé entendre Mohamed Emmanuel Camara.

En prélude à la relance du Tennis guinéen, la Fédération Guinéenne de Tennis de champ a reçu des équipements offerts par un international guinéen évoluant à Metz, en France. Dans ce lot d’équipements, se trouvent des balles, des survêtements et des raquettes.

A rappeler qu’à l’image des autres fédérations sportives guinéennes, le tennis de champ est également dans les ligues régionales, préfectorales et sous-préfectorales du pays. Ce sport compte à ce jour une centaine de pratiquants sur l’ensemble du territoire national.

Abdoul Aziz Sow pour Guineematin.com

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Lola : les cadres administratifs rendent hommage au préfet pour ses « bonnes actions »

10 janvier 2019 à 19 07 38 01381

Les cadres de la préfecture de Lola se sont réunies hier, mercredi 09 janvier 2019, pour présenter leurs vœux de nouvel an au préfet, Saa Youla TOLNO. La cérémonie qui s’est tenue dans la salle de conférence de ladite préfecture, a connu la présence des autorités sous-préfectorales et communales, des directeurs préfectoraux et certains citoyens de la ville, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

C’est le secrétaire général des affaires administratives de la préfecture, Bakary Komara, qui a prononcé le discours des cadres de la préfecture. Au nom de ses collègues, il a félicité le préfet pour les efforts qu’il a consentis dans le cadre du maintien d’un climat de cohabitation pacifique entre les populations de Lola, et les dispositions prises pour la stabilité dans la préfecture.

« Monsieur le préfet, votre engagement personnel, votre disponibilité à résoudre les problèmes des communautés, et en qualité de personne ressource de la décentralisation et de la gouvernance locale, nous obligent nous cadres à œuvrer pour développer l’entente et la cohésion entre nous. Monsieur le préfet, nous cadres de la préfecture de Lola, vous réitérons notre engagement, notre sincère collaboration et notre volonté inébranlable de vous accompagner et de vous assister dans l’accomplissement honorable des nobles missions, à vous, confiées par le chef de l’Etat, le Professeur Alpha CONDE », a-t-il entre autres déclaré.

Saa Youla TOLNO

Très ému, le préfet, Saa Youla TOLNO, a tout d’abord remercié les cadres. Il s’est réjoui du calme qui prévaut à Lola et félicité les citoyens pour la préservation de la paix et de la cohésion entre les communautés. Monsieur Saa Youla TOLNO a ensuite promulgué des conseils pour la protection des biens publics, des sociétés et des étrangers venus investir dans la localité. « Il faut que nous soyons des amis dans notre vie, dans notre collaboration, c’est dans ça que nous avons tout à gagner et rien à perdre.

Donc le respect entre nous, l’amour entre nous, partout où il n’y a pas d’amour, il n’y a pas d’entente (…) Quand quelqu’un n’a pas votre amour, même si vous faites bien, il va prouver aux gens par A plus B que ce que vous faites n’est pas bon. Le président de la République n’est pas en train de faire de grandes œuvres dans le pays ? Mais ceux qui ne l’aiment pas disent qu’il ne fait rien. C’est l’amour-là qui manque dans notre pays, il faut qu’on s’aime », a exhorté le préfet.

Au cours de cette rencontre, certains cadres ont été félicités également pour leur courage, leur mérite, leur promptitude dans l’exécution des travaux, et pour leurs efforts dans la préservation de la paix dans leurs localités. C’est notamment les sous-préfets de Guéssao, Kokota, Bossou, ainsi que certains chefs de services et certains secrétaires généraux des sous-préfectures.

Il faut rappeler que l’actuel préfet, Saa Youla TOLNO, est à Lola depuis 2012. Il est le 18ème préfet de Lola.

De Lola, Léopold Konté pour Guineematin.com

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Grève des enseignants : Aboubacar Soumah annonce un accord ce jeudi

10 janvier 2019 à 18 06 37 01371

C’est très rassuré que le leader du syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée est arrivé dans la soirée de ce jeudi, 10 janvier 2019. Accueilli en triomphe par ses collègues enseignants, Aboubacar Soumah a annoncé la signature d’un protocole d’accord avec le Gouvernement ce soir-même au palais du peuple, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui est sur place.

Comme on le sait, les syndicalistes espèrent la signature d’un protocole d’accord avec le Gouvernement pour une sortie de la crise qui mine le secteur éducatif guinéen depuis plus de trois mois.

Du siège du SLECG, Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

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Labé : récemment gracié par Alpha Condé, un ex-détenu arrêté pour vol

10 janvier 2019 à 18 06 14 01141

L’information a surpris plus d’un à Labé. Un des détenus graciés par le président Alpha Condé à l’occasion de la fin de l’année 2018 vient d’être arrêté à nouveau pour vol. Et cette fois-ci, c’est la moto du commandant de la garde communale de la ville qu’il est accusé d’avoir dérobée, rapporte un correspondant de Guineematin.com sur place.

Mamadou Kouma Diallo (et non Mamadou Foula Diallo comme initialement indiqué) a passé près de 4 ans en détention à la prison civile de Labé pour vol. A l’occasion de la fin de l’année 2018, il a bénéficié d’une grâce présidentielle au même titre que 221 autres détenus à travers le pays. Mais, le jeune homme n’a passé que quelques jours seulement en liberté. Il vient d’être arrêté à nouveau pour un autre cas de vol qu’il est accusé d’avoir commis.

Ousmane Bah, commandant de la garde communale de Labé

Selon Ousmane Bah, le commandant de la garde communale de Labé, Mamadou Kouma Diallo est allé à son lieu de service pour voler sa moto. Il parle d’un règlement de compte. « J’ai été victime de vol, mais pour moi, c’est un règlement de compte. Parce que le voleur en question a tapé plus de trois ans en prison, et c’est la garde communale qui avait mis main sur lui suite à un vol de 80 bidons d’huile à bord d’un camion remorque.

Il a été condamné à 4 ans de prison, mais il a passé 3 ans et 9 mois en détention avant de bénéficier d’une grâce présidentielle. Il est venu dans les locaux de la garde communale à 7 heures, le vendredi dernier. Il a profité de l’absence du chef de poste qui était dans les toilettes pour s’emparer de ma moto et partir avec. Il a dépiécé toute la moto. C’est l’épave que nous avons retrouvée après plusieurs enquêtes », a-t-il expliqué.

Mamadou Kouma Diallo a été arrêté et conduit au commissariat central de Labé. Son accusateur annonce qu’il va le poursuivre devant la justice.

Depuis Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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LDC Afrique : les stratégies du Horoya pour battre l’Espérance de Tunis

10 janvier 2019 à 17 05 29 01291

Le Horoya AC de Conakry reçoit l’Espérance de Tunis, demain vendredi 11 janvier 2019, au compte de la première journée des phases de poules de la ligue des champions africaine de football. Un choc que le club champion de Guinée veut bien remporter. Et pour cela, il faut que le HAC fasse preuve de vigilance et de réalisme, a indiqué son entraîneur, Patrice Neveu, en conférence de presse d’avant match, ce jeudi.

Patrice Neveu

Il s’agit là du premier véritable gros choc du Horoya AC en ligue des champions africaine depuis l’arrivée sur son banc de l’entraîneur français, Patrice Neveu. L’ancien sélectionneur de la Guinée est conscient que la tâche ne lui sera pas facile, mais il estime qu’en respectant un certain nombre de comportements, son équipe pourra faire un bon résultat. « L’espérance est une grande équipe qui a énormément de potentiel offensif appréciable. C’est à nous d’être extrêmement vigilants pour les contrecarrer et être réalistes. Mais, le plus important c’est de faire le résultat. Il faut qu’on soit intelligents dans la possession, pour éviter les pertes de balles et faire très attention sur les actions individuelles parce que les adversaires vont forcément nous provoquer avec des percussions. L’objectif est de finir dans les deux dernières places qualificatives pour le tour suivant, et pour cela, je pense qu’il est temps qu’on recrute un attaquant le plus vite possible », a souligné Patrice Neveu.

Le coach du HAC devra toutefois, compter sans un plusieurs de ses joueurs. « Nous allons jouer ce match sans le gardien sénégalais Khadim N’Diaye qui n’est pas revenu de sa blessure, Marius Assoko qui ressent des douleurs, même chose pour Daouda Camara ; Mohamed Djibo est suspendu pour cumul de cartons. Mais nous allons faire le maximum pour faire un bon résultat », a dit le technicien français.

Mezni Traoui

Pour l’Espérance de Tunis, ce match doit s’inscrire dans la poursuite de sa belle série en ligue des champions africaine. Le tenant du titre est venu donc pour faire un bon résultat à Conakry. « Nous sommes disposés à faire un bon résultat au terme de cette rencontre. Le Horoya est une bonne équipe, qui joue bien au ballon, qui a un bon potentiel sur le plan offensif. C’est vrai que nous sommes champions, mais il faut se battre pour faire un résultat positif dès l’entame de cette phase, pour pouvoir continuer dans une ambiance positive pour la suite. Nous allons négocier ce match pour rentrer à la maison avec un résultat favorable. Nous avons des armes pour atteindre l’objectif », a déclaré l’entraîneur adjoint du club tunisien, Mezni Traoui affirme que son club est sur la continuité de son sacre. Le coup d’envoi de ce match est prévu demain vendredi, 11 janvier 2019, à 16 heures 30, au stade du 28 septembre à Conakry.

Abdoul Aziz Sow pour Guineematin.com

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Détournements de plus de 4 milliards à la SOGEAC : difficile début d’année à l’aéroport de Conakry

10 janvier 2019 à 17 05 07 01071
Kabassan Oulaba Kéita

Les nouvelles en provenance de l’aéroport de Conakry ne sont pas bonnes. La pilule du présumé détournements de quatre (4) milliards de francs guinéens à la Société de Gestion de l’Aéroport de Conakry (SOGEAC) ne passe toujours pas chez les partenaires français. Ces derniers, qui détiennent 49% de participation dans le chiffre d’affaires de la SOGAEC, ne décaissent plus un sou depuis le début de l’année 2019, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Le nouvel an commence plutôt mal à l’aéroport international de Conakry Gbessia. Selon nos informations, suite au litige né de la découverte d’un gouffre financier de quatre (4) milliards de francs guinéens à la SOGEAC, les partenaires français ne seraient plus prêts à décaisser un seul sou. Ils exigeraient le remboursement dudit montant par le DG de la SOGEAC, Kabassan Oulaba Kéita, incriminé dans cette affaire.

Selon une source généralement bien informée, cette mesure est consécutive à d’autres restrictions déjà en cours il y a quelques mois par les partenaires français : l’Agence Française de Développement, l’Aéroport de Paris et la Chambre de Commerce de Bordeaux. Ces mesures sont, entre-autres : l’interdiction d’engager la SOGEAC pour toute somme dépassant 50 millions de FG ; la restriction des décaissements des dons et libéralités ; la suspension de la fameuse Carte Visa de l’entreprise, utilisée à volonté pendant un moment par le DG sans justificatifs,….

« Depuis le début de l’année 2019, le financier, qui est de la partie française, ne vient plus à son bureau. Or, pour décaisser de l’argent, il faut une double signature. Ce qui veut dire que l’on fonce vers le mur. Si ça continue comme ça, l’on se demande si les salaires seront payés en fin janvier avec près de 500 employés à la SOGEAC, sous-traitants et autres. Nous craignons même que les partenaires français se retirent. Ça entraînerait une liquidation de la SOGEAC », fulmine notre source, sous le sceau de l’anonymat.

Aujourd’hui, les français conditionneraient leur collaboration « par le remboursement des montants et une sanction contre le présumé responsable du détournement. Une mesure qui tarde à être prise par les autorités compétentes », se désole notre interlocuteur.

Pour rappel, un gouffre financier de plus de quatre milliards de francs guinéens avait été mis à jour à la SOGEAC. Le Directeur Général de cette société mixte était pointé du doigt dans ce qui s’apparente à « une non-conformité entre certaines dépenses effectuées et les autorisations budgétaires validées par le Conseil d’Administration de la SOGEAC : fausses factures, surfacturation, faux contrats, location de limousines pour des randonnées à Paris aux frais de la SOGEAC », a-t-on appris.

Devant cet état de fait, le CA avait saisi les cabinets d’audit FFA-Ernest & Young et Lombonna, le 27 novembre 2017. La démarche visait à « diligenter une revue de conformité de certaines dépenses des exercices allant du 1er janvier 2016 au 31 octobre 2017. Les dépenses visées sont notamment : entretien, réparations et maintenance ; missions et réceptions, avantages en nature, dons et libéralité, investissement mobilier, mobilier et travaux ».

Le travail effectué, le rapport d’audit est déposé au CA de la SOGEAC. Aussitôt, une correspondance en date du 02 février 2018, signée du président du CA, est adressée au DG, Kabassan Oulaba Kéita. Il lui est transmis le rapport d’audit « pour commentaires et justificatifs ».

Une réunion du CA avait été programmée à Paris le vendredi, 20 avril 2018. Parmi les points à l’ordre du jour, devraient figurer les résultats de ce fameux rapport d’audit.

Mais, le président du CA, Boubacar Sow, est limogé « pour faute lourde » par un décret présidentiel signé le 19 avril. Soit la veille de la tenue du CA à Paris. Une mesure qui avait surpris plus d’un à l’époque. « On a fait du chasseur le gibier », s’était étonné Boubacar Sow.

En attendant que la lumière jaillisse dans ce dossier, les yeux sont tournés vers l’aéroport de Conakry où des bouleversements pourraient se produire.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 17 99 17

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3ème mandat pour Alpha Condé : Dr Faya menace d’organiser un sit-in devant l’ambassade Russe

10 janvier 2019 à 16 04 55 01551

Les déclarations de l’ambassadeur de la fédération de Russie en Guinée, relatives à une modification de la Constitution en faveur d’Alpha Condé, ont provoqué une levée de boucliers. Des acteurs de la Société Civile aux hommes politiques, chacun y va de son indignation. Joint au téléphone dans l’après-midi de jeudi, 10 janvier 2019, Dr Faya Millimouno, leader du parti Bloc Libéral, dénonce une ingérence inacceptable dans les affaires intérieures de la Guinée et menace d’organiser un sit-in devant l’ambassade russe à Conakry.

Dr Faya a commencé par rappeler que la Guinée et la Russie ont des relations diplomatiques qui datent de la période des indépendances. « C’est avec une grande déception que nous avons suivi cette dernière sortie du diplomate. Il a oublié qu’il est en République de Guinée et qu’il y a eu de très bonnes relations, de coopération avec la Russie depuis très longtemps. Une coopération qui a toujours été fondé sur le respect mutuel. Ce qui veut dire qu’il n’y a pas d’ingérence des uns dans les affaires des autres ».

Au regard de cet état de fait, Dr Faya dit qu’il ne voit pas pour quel intérêt Alexandre Bregadzé « pourrait, en violation des dispositions constitutionnelles de notre pays, parler de la Constitution guinéenne comme s’il parlait d’un petit papier écrit par n’importe qui. Nous condamnons cela et nous l’appelons à la retenue. Faute de quoi, nous allons nous mobiliser pour faire un sit-in devant l’ambassade de Russie à Conakry, et au-delà, demander au gouvernement de la Russie de l’enlever de la Guinée pour éviter une détérioration des relations futures entre la fédération de la Russie et la République de Guinée ».

Ce discours de monsieur Bregadzé, a été tenu à l’occasion de la présentation officielle des vœux de nouvel an au président Alpha Condé, en présence de nombreux diplomates accrédités en Guinée. Pour Dr Faya Millimouno, « si ce point de vue de l’ambassadeur de la Russie est exprimé au nom de l’ensemble des diplomates accrédités en Guinée, il faut condamner tous ceux qui ont pris part à ce discours qui constitue clairement une ingérence dans les affaires internes de la Guinée ».

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 17 99 17

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Grève des enseignants : « nous avons enregistré 10 morts », annonce Aboubacar Soumah

10 janvier 2019 à 16 04 49 01491

A l’occasion d’un entretien qu’il a accordé à certains journalistes dont un de Guineematin.com, ce jeudi 10 janvier 2019, le secrétaire général du SLECG a fait le bilan de la grève des enseignants déclenchée le 03 octobre 2018. Aboubacar Soumah déplore notamment 10 enseignants qui sont décédés en raison du gel de leurs salaires par le gouvernement.

Mutations arbitraires, arrestations, emprisonnements, ce sont entre autres les peines endurées par les enseignants qui observent la grève déclenchée par le SLECG. Mais ce n’est pas tout. Aboubacar Soumah, le secrétaire général du Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée, regrette la mort de 10 membres de son syndicat qui ont perdu la vie suite au gel de leurs salaires.

« Au lieu de faire face à notre revendication, le gouvernement a plutôt cherché à multiplier les intimidations à l’intérieur du pays pour saper notre mouvement. Ils ont arrêté, bastonné, emprisonné et muté ceux qui sont dans les institutions d’enseignement supérieur et qui sont affiliés au SLECG ainsi que ceux de l’enseignement secondaire.

Comme cela ne leur a pas suffi parce que malgré tout, les enseignants sont restés sur leur position, on continue à observer la grève, ils ont gelé les salaires. Depuis octobre, novembre, décembre, les salaires des enseignants sont gelés de sorte que certains d’entre nous qui n’ont pas pu faire face au payement de leurs ordonnances, sont morts. Aujourd’hui, nous enregistrons dix (10) enseignants qui sont morts parce qu’ils n’ont pas pu payer leurs ordonnances. En plus cela, beaucoup de nos camarades ont perdu leurs proches parce qu’ils n’ont pas pu payer les ordonnances de ceux-ci. Tout cela par la faute de notre gouvernement », a-t-il déploré.

Selon ce leader syndical, il appartient désormais au peuple de Guinée tout entier de prendre son destin en main. « Que le peuple de Guinée prenne ses responsabilités. Que la population prenne ses responsabilités parce que c’est la formation de leurs enfants qui est en jeu. C’est l’avenir de leurs enfants et de notre pays qui est en jeu », ajoute-t-il.

S’adressant à ses camarades enseignants, le général Aboubacar Soumah les appelle à poursuivre la grève jusqu’à la satisfaction de leur revendication. « Il ne s’agit plus d’hésiter, il faut que nous foncions pour arracher nos droits qui sont confisqués par un groupuscule de personnes qui exploitent et détournent les richesses de notre pays », a lancé le n°1 du SLECG.

De Donka, Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél: 622 68 00 41

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Manifestation des élèves à Labé : les précisions du directeur préfectoral de l’éducation

10 janvier 2019 à 16 04 41 01411

Le directeur préfectoral de l’éducation par intérim (DPE) de Labé, Ousmane Baïlo Diallo, vient de se confier à votre quotidien en ligne pour apporter des précisions sur l’origine de ce mouvement d’humeur des élèves qui a perturbé les cours, dans la matinée de ce jeudi, 10 janvier 2019, dans certains établissements scolaires de la ville, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Selon le directeur préfectoral de l’éducation par intérim (DPE) de Labé, Ousmane Baïlo Diallo le mouvement des élèves qui a perturbé les cours dans certains établissements scolaires de la commune urbaine est venu de l’école primaire de Bowounloko, située du côté Est de la mosquée centrale.

«Certaines écoles ont été perturbées à partir de 9h 30. C’est parti de l’école primaire de Bowounloko d’où le groupe est parti pour faire sortir les élèves qui étaient dans le complexe scolaire Thyndel-Wouro, avant de continuer sur Saint André et Konkola » a-t-il expliqué.

Ousmane Baïlo Diallo

Contrairement au témoignage de Daouda Diallo, porte-parole des élèves de Labé, le directeur préfectoral de l’éducation (DPE), Ousmane Baïlo Diallo, indique que les enfants de Yacine Diallo ont été libérés par la Direction du groupe scolaire un peu avant le mouvement qui a paralysé la ville.

« Au niveau de Yacine Diallo, les élèves ont été libérés parce que ce complexe a perdu un enseignant. Ils ont libéré les élèves très tôt pour compatir à ce décès » a-t-il ajouté.

Parlant de bilan de la journée, notre interlocuteur qui a été interrogé aux environs de 15h 30 a expliqué au téléphone de Guineematin.com n’avoir pas reçu d’abord de compte rendu des différents chefs d’établissement et délégués communaux de l’éducation.

Il a simplement révélé que l’administratrice du complexe scolaire privé Saint André a rencontré le préfet de Labé, Elhadj Safioulahi Bah pour se plaindre pour des menaces qu’elle aurait reçu et des dommages causés au préjudice de son établissement.

« A l’heure où je vous parle, je n’ai pas reçu d’informations en terme de bilan. Seulement, la sœur de Saint André est allée à la préfecture pour dire qu’elle est victime de menaces et que les bâtiments de son école ont été caillassés. Le préfet a répondu qu’elle peut porter plainte » a confié le DPE par intérim, Ousmane Baïlo Diallo.

Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (0024) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Pas d’accord entre le gouvernement et le SLECG : des élèves manifestent à Conakry

10 janvier 2019 à 15 03 24 01241

Le refus du gouvernement guinéen de signer l’accord obtenu avec le SLECG pour mettre fin à la grève des enseignants fait ses effets sur le terrain. Après trois jours de tractations en vue de la signature de ce protocole d’accord sans succès, plusieurs manifestations d’élèves ont été enregistrées ce jeudi, 10 janvier 2019, à travers le pays. C’est notamment à Conakry où des élèves du collège 2 Donka sont sortis se faire entendre, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Le mouvement a commencé tout près du siège du SLECG à Donka. Des élèves du collège 2 Donka sont sortis manifester pour exiger le retour de leurs enseignants en classes. Les manifestants scandaient des slogans comme : « Alpha Zéro, Kassory Zéro, on veut étudier ».

Leur porte-parole, Mamoudou Sonty, a indiqué que malgré le recrutement des enseignants contractuels pour pallier l’absence des titulaires, ils ne font pas cours depuis plusieurs semaines. « Depuis quatre semaines, je n’ai rien écrit dans mon cahier. Pourquoi le gouvernement ne veut pas payer nos enseignants. On n’étudie pas et on en a marre », a-t-il lancé sous les applaudissements de ses nombreux camarades.

Il faut noter qu’après quelques minutes de protestation devant leur école, les élèves sont allés ériger des barricades sur le tronçon Dixinn-Donka, bloquant momentanément la circulation. Les forces de l’ordre sont vite intervenues pour les disperser et libérer la route.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

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Thiam Baldé du RPG-AEC : « nous réclamons le départ du préfet de Télimélé et du sous-préfet de Daramagnaki »

10 janvier 2019 à 14 02 44 01441

Le 03 janvier 2019, un violent mouvement de colère a éclaté à Kawessy, dans la sous-préfecture de Daramagnaki (Préfecture de Télimélé). Des citoyens sont allés manifester dans les locaux de la société chinoise CDM Chine qui évolue dans la zone, blessant 7 agents de sécurité de la société minière. Selon la version officielle, cette manifestation était consécutive au non-respect des engagements de la société relatifs à la construction d’un certain nombre d’infrastructures de développement dans la localité.

Mais, Abdoulaye Thiam Baldé, ex-président de la délégation spéciale de Daramagnaki et tête de liste du RPG Arc-en-ciel dans cette commune rurale lors des élections locales du 04 février 2018, dément catégoriquement cette version. Pour lui, c’est le préfet de Télimélé et « ses complices » qui ont provoqué cet incident pour une raison purement financière. Il l’a dit au cours d’une interview qu’il accordée à Guineematin.com, hier mercredi 09 janvier 2019.

Guineematin.com : le jeudi 03 janvier dernier, une violente manifestation est survenue à Kawessi dans la sous-préfecture de Daramagnaki. Des citoyens sont allés protester dans les locaux de la société minière CDM Chine, blessant 7 travailleurs. Qu’est-ce qui est à l’origine de ce mouvement de colère ?

Abdoulaye Thiam Baldé : je vous avoue que c’est un problème qui a été préparé, je peux dire par le préfet de Télimélé, Amara Lamine Soumah, qui a l’habitude de pêcher dans l’eau trouble. Il faut dire que cette affaire a commencé depuis lors de l’installation du conseil communal de Daramagnaki. Le préfet qui ne voulait pas me sentir à la tête de la mairie, a mené des démarches en cachette pour que le candidat de l’UFDG remporte l’élection du maire. Et c’est ce qui fut fait. Mais nous de la mouvance, nous avons dit que nous ne reconnaissons pas du tout le soi-disant maire qu’ils ont installé.

Guineematin.com : vous dites que le préfet Amara Lamine Soumah a soutenu le candidat de l’UFDG, le principal parti d’opposition du pays, contre vous qui êtes le candidat du parti au pouvoir. C’est quand même étrange quand on sait que les cadres de l’administration roulent généralement pour le parti au pouvoir.

Abdoulaye Thiam Baldé : il faut savoir que derrière cette affaire d’exécutif communal, se cache une question d’argent. Avant l’installation du conseil communal, il y avait déjà un chèque de 450 millions de francs qui était prêt à être donné à la commune rurale par la société minière CDM Chine. C’est pourquoi, au lendemain de l’installation du conseil communal, on a invités d’aller pour faire la passation de service et programmer la remise du chèque. Alors qu’il y avait des violences consécutives à l’élection du maire qui avaient fait une maison saccagée et 10 cases et leurs contenus brûlés.

Au lieu de parler de cela, monsieur le préfet de Télimélé programme une cérémonie de passation de service. Nous lui avons dit qu’on ne pouvait pas aller assister à une cérémonie de passation de service dans ce contexte. Et d’ailleurs, nous ne reconnaissons pas le soi-disant maire qu’ils veulent installer. Nous avons dit qu’il faut s’occuper de cette question des violences ayant fait d’importants dégâts matériels avant de parler de passation de service et de remise du chèque. Puisque nous avons dit que nous de la mouvance nous ne participerons pas à cette passation de service, le préfet a délocalisé la rencontre et il a réuni trois personnes plus lui pour faire la passation de service.

Il est allé procéder au changement des signataires dans les trois banques où sont domiciliés les comptes de la mairie de Dara. Tout cela, c’était pour que le chèque leur soit remis. Mais, la société a dit qu’elle ne va pas remettre le chèque s’il n’y a pas d’entente au sein du conseil communal. C’est ainsi qu’ils ont décidé d’incidenter. Le préfet a mobilisé quelques ressortissants pour aller créer un incident dans les locaux de la société CDM Chine à Kawessy pour réclamer le chèque. Il y a eu 7 agents de sécurité de la société qui ont été blessés.

Ceux qui sont les intermédiaires entre la société et la communauté : Boubacar Diallo et Saliou Sylla sont allés sur les lieux, ils ont trouvé cette situation qui prévalait sur place. Immédiatement, ils ont appelé monsieur le préfet de Télimélé et le sous-préfet de Daramagnaki pour les informer. Le préfet a dit que le sous-préfet et le maire se rendront sur les lieux pour régler cette affaire. Ils ont répondu qu’ils peuvent accepter la venue du sous-préfet, du préfet lui-même ou du secrétaire général chargé des collectivités, mais pas le maire que nous ne reconnaissons pas. Mais le préfet a répliqué en disant qu’il impose le maire.

Nous aussi, on a mobilisé les gens pour rester en attente. Et quand le préfet a compris que les gens sont en colère et qu’ils ne veulent pas voir le maire là-bas, il a quitté Télimélé, il est passé par Boké pour ramasser 7 pick-up de gendarmes pour débarquer dans la zone. A son arrivée, il a pris de nombreux partisans de l’UFDG venus de Dara, de Boké et de Sangarédi plus les conseillers du RPG Arc-en-ciel qui étaient sur le terrain pour les mettre dans une salle.

Le préfet s’est acharné contre les deux élus du RPG en les insultant, en les humiliant. Après, il a pris la décision de les enlever pour nommer d’autres personnes comme intermédiaires entre la société et la communauté. Il ne s’est même pas préoccupé à ce qu’il y ait des enquêtes pour rechercher les auteurs de ces violences ayant fait 7 blessés. C’est là qu’on a compris que c’est lui qui est à l’origine de ce problème.

Il n’a pas aimé que la mouvance passe à Daramagnaki parce que je suis tête de liste, pas autre chose. Et, il a été l’objet de l’échec du RPG à Daramagnaki et à Missira. Parce qu’à Daramagnaki, il y a 23 conseillers : le RPG a récolté 10 sièges, l’UFDG a récolté 11 sièges et l’UPR en a eu 2. De façon officielle, il y a entre le RPG et l’UPR, on a collaboré avec les conseillers de l’UPR jusqu’à la dernière seconde, ils ont été détournés par l’administration de Télimélé dont le préfet. On connait tout ce qui s’est passé entre lui et mon jeune frère qui était à la tête de liste de l’UPR à Daramagnaki.

Les conseillers de l’UPR, ça je peux le dire haut et fort, j’ai des preuves. Pas seulement le préfet, il y a certaines personnes cachées. Nous, il n’y a pas la guerre entre nous et l’UFDG, la guerre c’est au sein du RPG. Depuis que le problème de tête de liste s’est posé à Dara, on s’est tiraillé, j’ai remporté la bataille et cela n’a pas plu à certains. C’est le problème qui se poursuit aujourd’hui. En plus, le sous-préfet a créé le problème peulhs-captifs à Daramagnaki qui a divisé les gens à Dara.

Guineematin.com : vous pensez donc que le préfet, Amara Lamine Soumah, a des intérêts avec les responsables locaux de l’UFDG qui le poussent à les soutenir ?

Abdoulaye Thiam Baldé : bien sûr ! Parce que personnellement je sais ce qui s’est passé entre nous lorsque quand j’étais aux affaires. Je sais combien de fois il aime l’argent.

Guineematin.com : qu’est-ce qui s’est passé réellement passé entre vous ?

Abdoulaye Thiam Baldé : quand moi j’étais président de la délégation spéciale, j’ai compris qu’il faisait des prélèvements sur les fonds alloués aux collectivités par l’Etat. Pour 2015 par exemple, il avait 195 millions GNF qui ont été prélevés sur les fonds alloués aux 13 collectivités de Télimélé. En 2016, il y a eu 105 millions prélevés. Cela avait même fait objet de réclamation et le préfet a été obligé de rembourser la moitié de cet argent. Et c’est toujours le même Amara Lamine Soumah qui dirige la préfecture de Télimélé, je ne sais ce que qu’on a fait à Dieu pour que nous subissions tout cela.

Guineematin.com : vous voulez son départ de la préfecture ?

Abdoulaye Thiam Baldé : bien-sûr! Nous voulons le départ du préfet de Télimélé et du sous-préfet de Daramagnaki parce qu’ils ne favorisent la préservation de la paix dans la localité. Ces deux personnes nous ont rendu la vie impossible à Daramagnaki.

Guineematin.com : revenons au problème survenu dans les locaux de CDM Chine le 03 janvier dernier. Vous, vous accusez le préfet d’en être l’instigateur, mais nous, certains citoyens nous avaient fait comprendre que c’est le non-respect des engagements de la société relatifs à la réalisation d’infrastructures de développement qui est l’origine de ce mouvement de colère.

Abdoulaye Thiam Baldé : c’est bien lui (le préfet de Télimélé) qui en est l’instigateur à cause d’un chèque de 500 millions de francs. Sinon, il n’y a une aucune convention entre la société CDM Chine et la commune de Daramagnaki pour réaliser des infrastructures. Je le dis haut et fort en tant qu’ancien dirigeant de la mairie, ça n’a jamais été le cas. C’est une nouvelle compagnie qui respecte le code minier, parce que c’est elle qui nous appelle chaque fois pour nous dire : venez récupérer les taxes que nous vous devons. Mais, il n’y a une aucune convention entre CDM Chine et la localité de Daramagnaki pour réaliser des infrastructures, c’est à partir de 2020 peut-être que la société va commencer à payer les chiffres d’affaires aussi qui pourront nous permettre de réaliser des infrastructures.

Guineematin.com : il y a eu donc la rencontre présidée par le préfet autour de cette question. Quelle est la décision qui en est sortie ?

Abdoulaye Thiam Baldé : pour le moment aucune décision n’a été prise. Sauf que le préfet a décidé de prendre les personnes qui ont blessé les agents pour les nommer comme intermédiaires entre la société chinoise et la communauté.

Guineematin.com : parlant de la mairie de Daramagnaki, vous ne reconnaissez pas le nouveau maire qui est issu de l’UFDG. Pourtant, ce dernier a remporté l’élection devant vous.

Abdoulaye Thiam Baldé : pourquoi nous le contestons ? C’est parce qu’il y avait une convention qu’on a signée de façon officielle avec l’UPR. Mais, dans la salle, le jour du vote, celui qui était tête de liste de l’UPR s’est levé pour déclarer qu’il n’est plus d’accord avec cette convention et qu’il se désiste publiquement. Et tout de suite, nous avons dit que si le vote se déroule, nous n’allons pas reconnaître le résultat. Il aurait pu se taire puisque le vote est secret et voter celui qu’il veut, mais puisqu’il s’est levé pour faire une telle déclaration devant tout le monde, on a dit qu’on n’est pas d’accord.

Et ce n’est même pas lui qui a signé cette convention, c’est la sous-section de l’UPR qui a signé la convention avec la sous-section du RPG. Donc, les deux conseillers de l’UPR ont oublié que ce sont les militants qui ont voté pour eux pour qu’ils soient conseillers, et ce sont ces militants-là qui ont accepté l’alliance entre et eux nous. Maintenant, quand on est sorti de la salle, les militants de l’UPR ont senti que leurs conseillers ont fait défection, ils sont allés démolir chez les conseillers de l’UPR, parce qu’ils ont trahi le parti.

Guineematin.com : nous, on avait appris que ce sont les militants du RPG Arc-en-ciel qui se sont sentis trahis qui ont causé ces dégâts.

Abdoulaye Thiam Baldé : c’est ce qu’ils ont dit, mais sur le terrain ce n’est pas ce qui s’est passé parce que l’accrochage a commencé entre un militant de l’UPR et le conseiller qui a fait défection. Maintenant la foule, sous tension, est allée démolir la maison du conseiller qui était tête de liste de l’UPR. Parce qu’il est sorti dire qu’il a bien fait.

Guineematin.com : mais, le non-respect de cette convention qui vous liait à l’UPR n’entache pas l’élection du maire parce qu’il a remporté quand même l’élection. Pourquoi vous ne le reconnaissez pas alors ?

Abdoulaye Thiam Baldé : nous demandons la reprise de l’élection et nous maintenons l’alliance signée entre l’UPR et le RPG. Ça ce n’est pas les conseillers, mais les sous-sections du RPG et de l’UPR qui l’ont décidé. Les militants de l’UPR qui ont voté pour les deux conseillers pour qu’ils soient conseillers, avec lesquels nous avons signé, maintiennent l’alliance.

Guineematin.com : sauf que les conseillers sont libres de voter pour qui ils veulent.

Abdoulaye Thiam Baldé : ils ne sont pas libres, ce n’est pas un mouvement indépendant, c’est des conseillers sous la coupe d’un parti politique avant tout. Et, il faut savoir qu’il n’a pas quitté de lui-même, on l’a fait quitter parce qu’on ne voulait pas que je sois à la tête de la mairie de Dara.

Guineematin.com : quand vous dites : on l’a fait quitter vous parlez de qui exactement ?

Abdoulaye Thiam Baldé : à commencer par le préfet et sa suite : le sous-préfet et tant d’autres. Je ne voudrais pas les nommer tous ici, je souhaite qu’ils réagissent pour que je revienne les dénoncer de la base au sommet. Pour l’instant, tout ce que je demande, c’est la reprise de l’élection du maire de Daramagnaki.

Interview réalisée par Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628124362

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Aboubacar Soumah aux enseignants : « ils ont brouillé le signal de la radio Espace pour…»

10 janvier 2019 à 14 02 37 01371

Aboubacar Soumah, le secrétaire général du SLECG, était l’un des invités de la célèbre émission « Les Grandes Gueules » de la radio Espace Guinée, ce jeudi 10 janvier 2019. Mais, la plupart des guinéens n’ont pas pu écouter le message délivré par le leader syndical. Car les auditeurs ont perdu le signal au moment où le leader du syndicat des enseignants commençait son intervention. Après l’émission, Aboubacar Soumah s’est rendu au siège du SLECG où l’attendaient de nombreux enseignants. Et devant eux, il a pris la parole pour dénoncer un musellement visant à l’empêcher de se faire entendre.

Guineematin.com vous propose ci-dessous l’intégralité de l’intervention d’Aboubacar Soumah devant les enseignants.

« Comme vous l’aviez constaté, hier on devrait procéder à la signature du protocole d’accord. Mais jusqu’à la dernière minute, nous n’avons pas eu cette possibilité parce que tout simplement, le gouvernement avait voulu introduire une phrase dans le libellé du texte. Une phrase qui demandait à ce qu’il n’y ait pas grève à l’approche des examens. Nous avons dit que cette phrase-là ne méritait pas d’être indiquée dans le protocole. Et si elle est inscrite, cela dénote que le gouvernement n’est pas prêt à respecter ses engagements. Et donc, pour cette raison, nous ne sommes pas prêts, si cette phrase existe dans le protocole, nous ne sommes pas prêts à signer le protocole.

Ce qui a fait qu’hier, après l’heure indiquée, et malgré l’appel que nous avions reçu de la part du ministre d’Etat, Tibou Camara, qui nous a demandé de lui accorder 30 minutes, mais le gouvernement ne s’est pas déplacé. Ce qui a fait que nous avons demandé aujourd’hui à tous les enseignants, toutes les préfectures de procéder à une marche. Ce matin, j’étais en route pour assister à l’émission « Les Grandes Gueules » où j’étais l’invité du jour, lorsque j’ai été appelé par le ministre Tibou Camara, qui m’a demandé où j’étais, je lui ai indiqué ma position que je venais à l’émission « Les Grandes Gueules. Il m’a dit non, il faut renoncer à cette émission, dis-leur que tu démissionne et tu viens me trouver.

Le texte est déjà prêt, tu vas le lire, on va procéder à la signature avant midi. Je lui ai dit non, je suis déjà au studio, je ne peux pas retourner. Donc, après avoir commencé l’émission à la radio Espace, ils ont coupé la radio et la télévision, ils brouillé le signal de la radio, donc on n’a pas pu faire passer le message. Néanmoins, le message a été enregistré et heureusement, est sur satellite. La Guinée n’a pas écouté l’émission mais à l’extérieur du pays l’émission a été écoutée sur satellite. Ça a été vraiment une désolation pour les journalistes de la radio Espace. Je viens de passer au département pour voir monsieur Tibou, on me dit qu’il est la présidence.

Donc, c’est de là que je me suis rendu ici. Je félicite tout le monde et nous sommes dans l’entente. Certes aujourd’hui, il se pourrait, selon Tibou Camara, qui a appelé plusieurs fois le secrétaire chargé de la communication lorsque j’étais au studio pour dire de ne rien dire et de retourner, que tout prendra fin aujourd’hui. Nous sommes dans cette attente. Si toutefois, dans les heures qui suivent, en tout cas on ne restera pas ici jusqu’à 16 heures. Si ce n’est pas fait, nos stratégies, nous allons les dégager tout à l’heure et nous allons en tout cas prendre nos disposition ».

Propos recueillis par Mohamed DORE et Alpha Assia Baldé

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Labé : les cours perturbés dans les établissements du centre ville, un élève blessé à Wouro

10 janvier 2019 à 13 01 40 01401

Les services de police sont déployés actuellement dans les rues de Labé en vue de disperser les élèves qui ont érigé de barricades pour bloquer la circulation au niveau de certains grands carrefours dont le rond-point Hoggo M’Bouro, en guise de protestation contre l’arrêt des cours par l’absence de leurs enseignants, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Suite à l’échec des négociations entamées par le ministre Tibou Kamara entre le gouvernement guinéen et les responsables du Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG), certains enseignants de Labé ont boycotté les cours dans la matinée de ce jeudi, 10 janvier 2019. Cette absence des chargés des cours du jour a entraîné un déferlement d’élèves dans les rues de la commune urbaine où les groupes scolaires privés ont constitué la cible privilégiée des manifestants.

« Nous étions en classe en train de suivre nos cours, quand quelques jeunes sont venus lancer des pierres sur notre école. Nous étions obligés de sortir. J’ai constaté le même scénario du côté de Hoggo M’bouro où des manifestants avaient déjà barricadé la route. Un ami m’a expliqué au téléphone que même un élève a été blessé à la tête suite aux jets de pierre au Lycée Wouro » a indiqué au téléphone de Guineematin.com le porte-parole des élèves de Labé, Daouada Diallo qui fréquente le groupe scolaire privé Yacine Diallo.

Notre interlocuteur était déjà à la maison quand il recevait notre appel téléphonique : « je suis rentré à la maison, parce que notre organisation n’est pas liée à la manifestation des élèves de Labé de ce jeudi matin » a-t-il tenu à préciser.

Du côté des enseignants, le secrétaire général du bureau préfectoral du Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG) à Labé, Mamadou Niama Baldé, en état de convalescence suite à un accident de la circulation routière, a confirmé la perturbation des cours dans la ville de Labé. « Certains élèves sont partis chasser leurs camarades. Mêmes les écoles privées ont été obligées de fermer » a-t-il indiqué.

La mission de maintien d’ordre déployé sur le terrain aurait procédé à des interpellations parmi les élèves manifestants…

Des témoins ont déclaré à Guineematin.com avoir aperçu des agents de la Brigade Anti Criminalité (BAC) ce jeudi matin dans les rues de Labé. C’est la découverte du jour !

Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (0024) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Alexandre Bregadzé favorable à un mandat à vie du président : « il a eu l’aval de monsieur Alpha Condé »

10 janvier 2019 à 13 01 28 01281

L’ambassadeur de la fédération de Russie en Guinée, Alexandre Bregadzé a jeté un pavé dans la mare en se prononçant, au nom de tous les diplomates accrédités en Guinée, sur une prolongation du mandat du président Alpha Condé contrairement aux prescriptions de la Constitution guinéenne. Interrogé sur cette sortie, faite à l’occasion de la cérémonie officielle de présentation des vœux de nouvel an au président Condé, Dr Fodé Oussou Fofana de l’UDFDG accuse le diplomate russe est de mèche avec Alpha Condé pour tenir de tels propos, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

« C’est à la Constitution de s’adapter aux réalités, ce ne sont pas aux réalités de s’adapter à la Constitution… On ne change pas un cheval au milieu de la rivière », a notamment dit Alexandre Bregadzé, qui a parlé au nom des ambassadeurs accrédités en Guinée. Des propos qui ont fait jaser dans la capitale guinéenne et qui ont enflammé la toile.

Selon Fodé Oussou Fofana, vice-président de l’UFDG, principal parti de l’opposition en Guinée, « si l’ambassadeur s’est exprimé comme ça, c’est parce que tout simplement, il a eu l’aval de monsieur Alpha Condé. Il lui a demandé, ils en ont parlé. Je suis convaincu que s’ils n’en avaient pas parlé, s’il n’avait pas eu son aval, il n’y a aucun moyen pour un ambassadeur de s’exprimer comme il l’a fait. Devant un peuple souverain, indépendant et fier comme celui de la Guinée, si l’ambassadeur a fait ces déclarations, c’est parce qu’il a l’aval de monsieur Alpha Condé. Si monsieur Alpha Condé n’était pas en connivence avec lui, c’est dans la salle même qu’il lui aurait rappelé à l’ordre. Donc, pour moi, c’est un non évènement ».

Par ailleurs, Fodé Oussou rappelle au diplomate Russe qu’il y a un principe élémentaire en diplomatie, à savoir le principe de non ingérence dans les affaires intérieures des Etats. « L’ambassadeur russe doit savoir qu’il n’est pas du rôle d’un ambassadeur de se mêler des problèmes internes d’un pays indépendant. Il doit savoir que la Guinée, ce n’est pas monsieur Alpha Condé. La Guinée, c’est douze 12 millions de guinéens. Un ambassadeur, ce qu’il ne peut faire nulle part ailleurs dans le monde, s’il le fait ici, c’est parce qu’il sait que c’est ce que monsieur Alpha Condé veut entendre », accuse ce proche de Cellou Dalein.

En outre, pour étayer ses arguments sur la « complicité » entre Alpha Condé et Alexandre Bregadzé par rapport à cette sortie, Fodé Oussou rappelle un fait important à son avis. « Souvenez-vous que l’année dernière, le 05 janvier 2018, monsieur Alpha Condé avait menacé de mettre dans le premier avion, tout diplomate qui s’ingérerait dans les affaires intérieures de la Guinée. C’est curieux qu’une année après que monsieur Alpha Condé laisse passé une telle sortie. C’est pour vous dire que c’est suffisamment mûri entre les deux hommes ».

Ayant parlé au nom des diplomates, le vice président de l’UFDG demande aux autres ambassadeurs de se désolidariser de cette sortie d’Alexandre Bregadzé. « A l’occasion de cette rencontre, l’ambassadeur russe a parlé, en tant que doyen d’âge, au nom de tous les ambassadeurs. Mais, ils doivent se désolidariser des déclarations du diplomate russe. C’est un comportement à ne pas cautionner. Nous demandons aux ambassadeurs de la Grande Bretagne, de la France, des Etats Unis et autres, de se démarquer de ses propos à travers une déclaration, sans aucune ambiguïté » exige Fodé Oussou.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 17 99 17

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Lélouma : lancement de plusieurs projets de développement socio-économique à Hérico

10 janvier 2019 à 13 01 09 01091

Plusieurs projets de développement socio-économique ont été lancés, hier mercredi, 09 janvier 2019, dans la sous-préfecture de Hérico, préfecture de Lélouma. Des personnalités venues de tous les horizons ont participé à cet événement axé sur des questions aussi variées que la santé, la culture maraîchère et l’éducation, rapporte l’envoyé spécial de Guineematin.com à Hérico.

C’est dans le cadre du jumelage des communes de Hérico (Guinée) et de Gasteiz (Espagne) qu’a eu lieu le lancement de deux (2) projets portant sur la culture maraîchère et la prévention de la malnutrition. La culture maraîchère en est à sa deuxième phase alors que la prévention de la malnutrition vise les enfants de 6 à 59 mois à travers l’utilisation des aliments locaux. Il a été aussi procédé à l’inauguration de la première bibliothèque de la localité.

L’exécution de ces projets est confiée à l’ONG Action pour la Santé et le Développement en Guinée (ASDG), en collaboration avec l’Association des Jeunes pour le Progrès de Hérico (AJEPH). Le tout s’inscrit dans le cadre du projet WALOLODERAL GASTEIZ HERICO (WGH), financé par le fonds solidaire 07-OSAKLDETZA.

Mme Maimouna Diallo

Dans son discours, Madame Maimouna Diallo, présidente de l’ONG Action pour la Santé et le Développement en Guinée (ASDG), a dégagé l’importance du projet qui a vise à « contribuer à la réduction de la morbidité et de la mortalité liées à la malnutrition chez les enfants de moins de 5 ans, grâce à la prévention et à l’utilisation d’aliments locaux par les mères allaitantes de manière adéquate, afin que les mères soient responsables du traitement de la malnutrition infantile ».

Pour y arriver, Maimouna Diallo a expliqué à l’assistance que plusieurs actions sont envisagées : sélectionner et former dix huit (18) mamans lumières dans les neuf (9) districts; identifier et sélectionner deux cent seize (216) enfants souffrant de malnutrition ; référer tous les enfants atteints de malnutrition aiguë dans la zone d’intervention du projet à un établissement de santé pendant l’exécution du projet; développer et diffuser un spot publicitaire destiné aux femmes en âge de procréer sur les bonnes pratiques en matière de nutrition et d’hygiène pendant l’exécution du projet…

Mamadou Alpha Barry

Pour sa part, Mamadou Alpha Barry, président de l’Association des Jeunes pour le Progrès de Hérico (AJEPH) a remercié les ressortissants vivant en Espagne qui ont initié ces projets ainsi que les partenaires techniques et financiers. Ensuite, monsieur Barry a fait savoir que « le lancement de ces projets ouvre une nouvelle ère pour la culture maraîchère à Hérico, qui va booster davantage la production agricole, l’autonomisation des femmes à travers la création des activités génératrices de revenus, contribuer à la sécurité alimentaire des populations, sensibiliser et former les groupements à la culture maraîchère, contribuer à la prise en charge de la malnutrition infantile et améliorer les moyens de subsistance des ménages ».

Après le lancement de ces projets, il s’en est suivi l’inauguration de la première bibliothèque de la sous-préfecture de Hérico. La réalisation de ce bijou est l’œuvre des ressortissants de Hérico vivant au Canada. Le but est de permettre aux enfants de Hérico de se cultiver davantage et d’être compétitifs devant n’importe quel élève guinéen.

A rappeler que des produits de saponification et de teinture, fabriqués par les groupements de la localité, ont été présentés à la foule.

De Hérico, Ousmane Dieng, envoyé spécial de Guineematin.com

Tél. : 622525250

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Coginta recrute un (une) Chargé (e) de PROGRAMME : voici l’avis

10 janvier 2019 à 11 11 56 01561

Coginta est une Organisation Non Gouvernementale (ONG) indépendante et apolitique dont le siège social est à Genève (Suisse). Spécialisée dans les réformes policières, la gouvernance du secteur de la sécurité, la sécurité communautaire et la lutte contre la criminalité, Coginta a développé un savoir-faire en matière de conseil, de formation, de programmation et de gestion de projets notamment dans les pays en situation de fragilité ou en sortie de crise.

Présent en Guinée depuis 2013, Coginta intervient dans la réforme du secteur de Sécurité et la réforme du secteur de la Justice.

Sur financement du Département d’Etat Américain, le projet « Partenaire pour la sécurité en Guinée : la réforme de la police au service du citoyen » est mis en œuvre par Partners

Global, l’ONG Coginta et le CECIDE. L’objectif principal de ce projet est de contribuer à créer et pérenniser un climat social, économique et politique pacifié en améliorant les services de sécurité à la population.

Dans le cadre de ce partenariat, Coginta doit mettre en œuvre plusieurs composantes dont la formation des policiers et la Gouvernance locale de la sécurité. Le Résultat global attendu de ces composantes est le renforcement des capacités des policiers et l’amélioration de la gouvernance locale de la sécurité et le renforcement du dialogue entre la police et la population au travers des autorités locales et de la société civile.

Pour mettre en œuvre ces composantes, l’ONG Coginta recherche un (01) chargé(e) de programmes.

Description du poste

Placé(e) sous la supervision directe du Coordinateur du projet « Partenaire pour la sécurité en Guinée : la réforme de la police au service du citoyen » de Coginta à Conakry, le(la) Chargé (e) de projet travaillera à temps plein et sera responsable des tâches suivantes:

  • Accompagner la mise en place des Conseils Locaux de Sécurité et de Prévention de la Délinquance (CLSPD) de Kindia, Kankan, Siguiri et poursuivre l’accompagnement des CLSPD de Dixinn et Kaloum ;
  • Accompagner la mise en place des Fora Locaux de Sécurité et de Prévention de la Délinquance (FLSPD) de Kindia, Kankan, Siguiri et poursuivre l’accompagnement des FLSPD de Dixinn et Kaloum ;
  • Former les membres des CLSPD des communes de Kindia, Kankan et Siguiri;
  • Contribuer à la formation des chefs de quartier sur la résolution de conflits et la prévention de la délinquance ;
  • Appuyer les chefs de quartier dans l’animation des fora locaux de sécurité dans les communes ciblées par le projet ;
  • Appuyer l’organisation des séances de sensibilisation des policiers référents dans les collèges et lycées pilotes ;
  • Contribuer à l’élaboration des plans locaux de sécurité et de prévention de la délinquance dans les communes ciblées par le projet ;
  • Assurer une relation permanente avec les associations de prévention, d’assistance aux victimes, de jeunes et de femmes pour maintenir une veille sur les initiatives en matière de sécurité et de prévention de la délinquance ;
  • Contribuer à l’élaboration des rapports narratifs trimestriels.

Plus spécifiquement, le(la) Chargé(e) de programme est chargé(e) de :

  • Assister les coordonnateurs des CLSPD dans l’organisation des réunions périodiques;
  • Assister les chefs de quartiers et de districts dans l’organisation et l’animation des fora locaux de sécurité et de prévention de la délinquance (une réunion mensuelle par quartier) ;
  • Rédiger les comptes rendus des FLSPD et produire une synthèse mensuelle à l’attention du coordonnateur du CLSPD ;
  • Contribuer à la sensibilisation de la population sur le concept de police de proximité et sur le rôle et les attributions du conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance ;
  • Produire une cartographie des acteurs et des initiatives locales en matière de sécurité et de prévention de la délinquance ;
  • Assurer le suivi et évaluer l’impact des initiatives locales en matière de sécurité et de prévention de la délinquance ;
  • Elaborer des outils de suivi et d’évaluation des activités mises en œuvre en matière de prévention de la délinquance et de la criminalité ;
  • Rendre compte régulièrement des activités mises en œuvre au travers des rapports hebdomadaires et trimestriels.

Profil Recherché

1- Qualifications et compétences générales

  • Etre diplômé au minimum d’une maitrise en sociologie, études du développement, sciences politiques/juridiques, ou toute discipline connexe;
  • Avoir la capacité d’animer des sessions de formation avec des adultes et des mineurs
  • Avoir la maitrise des logiciels bureautiques (MS Office : Word, Excel ; Power point, Outlook…) ;
  • Etre capable de travailler en équipe et dans un environnement multiculturel;
  • Maîtriser au moins deux (02) langues locales parlées en Guinée ;
  • La connaissance des communes de Conakry, de Kindia, de Kankan et de Siguiri serait un atout. 

2- Compétences professionnelles requises

  • Avoir une expérience professionnelle d’au minimum cinq (05) ans dans la gestion de projets de développement communautaire et dont au moins deux (02) dans une Organisation Non Gouvernementale (ONG) ;
  • Avoir une expérience d’au moins un (01) an dans le domaine de la gouvernance locale ou de la prévention de la délinquance ;
  • Avoir une connaissance générale de la pratique policière et de la police de proximité
  • Avoir une excellente qualité rédactionnelle et de synthèse en français ;
  • Avoir une expérience de travail sur un projet financé par le Département d’Etat Américain serait un atout.

3- Qualités requises :

  • Sens du service public ;
  • Passion pour les projets de développement ;
  • Contact facile avec les jeunes et les acteurs de la société civile ;
  • Avoir le sens de l’initiative et être autonome ;
  • Réactivité, rigueur, flexibilité et disponibilité ; 
  • Capacité d’écoute et d’analyse ;
  • Capacité à rendre compte du déroulement des activités menées sur le terrain.

Lieu d’affectation : Conakry, avec des missions possibles à l’intérieur du pays.

Dossier de candidature: le dossier de candidature comprendra les documents suivants :

  • Une  lettre de motivation adressée à la Directrice Pays de l’Association COGINTA en République de Guinée et signée par le/la candidat(e) ;
  • Un (01) CV détaillé comportant l’adresse de trois (03) personnes de référence ;
  • Une (01) copie du/des diplôme(s), certificats(s) et des attestations relatifs aux qualifications et expériences.

Dépôts des dossiers de candidature: les dossiers de candidature doivent être déposés dans une enveloppe fermée portant la mention « Appel à Candidature – Chargé de programmes – Coginta », tous les jours ouvrables, et au plus tard le lundi 21 janvier 2019 à 16h00, au bureau Régional de COGINTA sis à l’Immeuble Rmaiti, 4ème étage, Bloc B, Coléah Lanséboundji, en face du Restaurant « Jardins de Guinée ».

Procédure de sélection : Seul(e)s les candidat(e)s dont les dossiers auront été retenus, seront contacté(e)s et passeront un test écrit suivi d’un entretien.

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Manifestation à Télimélé : les élèves réclament leurs enseignants en classes

10 janvier 2019 à 11 11 29 01291

Une manifestation d’élèves est en cours en ce moment dans la ville de Télimélé. De nombreux élèves de la commune urbaine sont descendus dans la rue pour exiger le retour de leurs enseignants dans les classes, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Après l’espoir, c’est la déception, la désillusion et le retour à la case départ. Suite au mauvais tour que le gouvernement leur a joué en les faisant traîner pendant trois jours au siège du SLECG et au palais du peuple sans signer le protocole d’accord qui devait mettre fin à la grève des enseignants, les responsables et membres du syndicat ont décidé de descendre dans la rue, ce jeudi 10 janvier 2019, à Conakry, pour se faire entendre.

Mais, la déception et la colère ne sont pas seulement au niveau des enseignants. Les élèves qui ne font pas cours partagent aussi les mêmes sentiments. C’est le cas de ceux de Télimélé qui se sont massivement mobilisés pour exprimer leur colère. Tôt ce jeudi, des élèves venant de toutes les écoles publiques de la ville se sont donné rendez-vous à la DPE de Télimélé avec des slogans comme : « Alpha zéro, nous voulons la reprise effective des cours ».

« Nous sommes sortis juste pour réclamer nos droits, notre droit à l’éducation. Ça fait plus de trois mois que nous n’étudions pas et on constate qu’il n’y a aucune volonté des autorités de nous permettre de reprendre les cours. C’est pourquoi, nous avons décidé de sortir nous faire entendre parce que trop c’est trop. On ne peut pas croiser les bras et continuer à attendre alors que l’année scolaire est en train de s’écouler », explique au téléphone de Guineematin.com, Amadou Oury, élève au lycée Ley Wéndou.

Les manifestants ont procédé à des jets de pierres sur les locaux de la DPE et de la préfecture, empêchant le travail sur place. Et ils promettent de continuer leur mouvement jusqu’à ce qu’ils soient entendus. « Avec la reprise des négociations entre le gouvernement et le SLECG, nous avions eu un espoir de pouvoir, enfin, reprendre les cours. Mais malheureusement, ces négociations aussi n’ont pas porté fruit parce que le gouvernement ne veut pas qu’on trouve une solution permettant la reprise des cours. Nous sommes allés à la DPE et maintenant nous sommes à la préfecture. Et nous allons continuer à manifester jusqu’à la reprise effective des cours », a indiqué Mamadou Alpha Bah, un autre manifestant.

Pour l’heure, aucune autorité n’est visible sur les lieux, et les élèves campent devant les locaux de la préfecture de Télimélé.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628124362

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