Taliby Sylla : « qui peut dire que la commune de Kindia n’appartient pas au RPG-AEC ? »

5 janvier 2019 à 20 08 00 01001

Le RPG Arc-en-ciel a profité de son assemblée générale de ce samedi, 05 janvier 2019, la première de cette année, pour parler de ses acquis. Les responsables du parti au pouvoir ont parlé avec joie et fierté le parcours de leur formation politique et ce qui a été fait en Guinée depuis l’accession de son leader à la tête de la Guinée. Des acquis qu’ils jugent inestimables et dont le peuple de Guinée peut témoigner, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Cheick Taliby Sylla

« Nous avons que le RPG Arc-en-ciel a fait un parcours, un parcours très riche d’événements. Des événements surtout positifs. Depuis l’arrivée du Professeur Alpha Condé au pouvoir, il y a eu des actions, surtout des actions positives. A son arrivée au pouvoir, l’économie était complètement à terre. Après, Ebola est venu. Malgré les vicissitudes, l’élan a été repris et nous avons des acquis incontestables. Ces acquis, on ne va pas entrer dans des détails parce que ceux qui vivent en Guinée peuvent être les juges », a déclaré l’honorable Saloum Cissé, secrétaire général du RPG Arc-en-ciel et vice-président de l’assemblée nationale.

Parlant toujours d’acquis du parti au pouvoir, le ministre de l’énergie et de l’hydraulique, Dr Cheick Taliby Sylla, a évoqué la question de la mairie de Kindia. Un sujet qui a fait couler beaucoup d’encre et de salive depuis la tenue des élections locales du 04 février 2014, à l’issue desquelles le RPG Arc-en-ciel et l’UFDG était arrivés à égalité, selon les résultats officiels. Mais, le ministre qui est originaire de Kindia, se félicite aujourd’hui du fait que son parti est majoritaire à la mairie de la commune urbaine.

« Aujourd’hui nous sommes là, ce n’est pas pour parler de l’électricité, mais pour parler des acquis, de ce que nous fils ressortissants de Kindia, nous citoyens de Kindia, avons fait pour notre grand parti RPG Arc-en-ciel. Avant tout, je vais rappeler que notre parti a signé un accord avec l’opposition, et le parti a respecté totalement les accords qui ont été signés avec l’opposition à Kindia (…)

Nous avons ensuite commencé à travailler : les sections, les sous-sections du parti pour faire adhérer d’autres militants à notre parti pour qu’il devienne plus fort. Nous avons au total, 5 conseillers de Kindia qui ont adhéré à notre parti. Donc nous avons 28 conseillers dans la commune de Kindia qui sont dans le RPG Arc-en-ciel. Qui peut dire que la commune de Kindia n’appartient pas au RPG Arc-en-ciel au moment où les conseillers du RPG sont les plus nombreux ? », s’est interrogé Cheick Taliby Sylla.

Le ministre de l’énergie et de l’hydraulique a tenu même à venir avec certains conseillers communaux de Kindia élus sous les couleurs des partis d’opposition, dont l’UFDG, et qui ont fait défection pour rejoindre le RPG Arc-en-ciel, pour les présenter aux militants du parti au pouvoir.

Mamadou Laafa Sow pour Guineematin.com

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Décès du saint de Madina Niannou : « le président Alpha Condé a tenté sans succès de sauver sa vie »

5 janvier 2019 à 19 07 39 01391
Feu Elhadj Thierno Oumar Diallo, saint de Madina Niannou

Décédé le mercredi dernier, 02 janvier 2019, au Maroc où il était hospitalisé, Elhadj Thierno Oumar Diallo, le saint de Madina Niannou dans la sous-préfecture de Matakaou (préfecture de Koubia), a été inhumé hier, vendredi 04 janvier 2019, dans son village. Au lendemain des obsèques de l’érudit auquel il a pris part, aux côtés du président de la République, Elhadj Bah Ousmane, le président de l’UPR, a expliqué les efforts fournis par Alpha Condé pour tenter de sauver la vie du leader religieux. C’était à l’occasion de l’assemblée générale hebdomadaire de son parti de ce samedi, 05 janvier 2019, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Bah Ousmane

Elhadj Bah Ousmane, ministre d’Etat, conseiller personnel du président de la République, est l’un des membres de la délégation qui a accompagné Alpha Condé aux obsèques de saint de Madina Niannou, le vendredi 04 janvier 2019. De retour à Conakry, il a présidé l’assemblée générale de son parti de ce samedi. L’occasion pour le président de l’UPR, d’expliquer à ses partisans les efforts que le chef de l’Etat a fournis pour tenter de sauver la vie de l’érudit de Koubia. « Nous étions à Dalaba : le Président et moi, lors de sa récente tournée au Fouta où il a procédé au lancement des travaux des voiries dans les préfectures de Labé, Pita et Dalaba. J’étais à côté de lui quand un des fils du Saint m’a appelé pour dire que le vieux est malade et que la famille souhaite tout appui d’où qu’il vienne pour soigner le Saint. J’ai informé le Président qui a promis de prendre des dispositions, une fois à Conakry. De retour à Conakry, il a envoyé son premier hélico qui est tombé en panne à Labé. Aussitôt, nous nous sommes arrangés pour que le second décolle de Conakry pour le village et le vieux a été embarqué pour la clinique Ambroise Paré à Conakry. Ensuite, le Président est venu le rendre visite. Vu son état, nous avons demandé qu’on lui prépare un passeport pour son évacuation. Le Président a été informé de la gravité de son état. Il est revenu une seconde fois voir le vieux et a instruit qu’il soit évacué au Maroc. Il a été embarqué et pris en charge directement à son arrivée. Mais malheureusement, on ne peut rien contre la mort », a expliqué le leader de l’UPR.

A en croire Bah Ousmane, juste après avoir appris le décès du leader religieux de Madina Niannou, « le Président a fait prendre toutes les dispositions pour le rapatriement du corps qui est arrivé le vendredi à 2 heures du matin à Conakry. Le même vendredi, le corps a été transporté par l’hélicoptère présidentiel jusqu’à Madina Niannou où le défunt a rejoint sa dernière demeure après la prière du vendredi. Ces efforts, il faut le reconnaître, c’est grâce au Président de la République. Il nous a honorés et a honoré tout le Fouta. Puisque si quelqu’un fait du bien à quelqu’un de ta famille, il faut le reconnaître et le remercier. Il a tenté sans succès de sauver la vie du Saint. Au nom de la famille, nous disons merci au Président de la république », a dit Bah Ousmane qui n’a pas manqué de souligner l’ampleur de la mobilisation, les honneurs et les hommages dont la délégation présidentielle a fait l’objet à Madina Niannou.

Abdallah Baldé pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Yomou : rien ne va plus entre le préfet et le maire de la commune rurale de Pela

5 janvier 2019 à 19 07 20 01201
Pépé Pela Haba, maire de Pela

Le torchon brûle entre les autorités administratives de Yomou et le maire de la commune rurale de Pela, située à 22 kilomètres du chef-lieu de la préfecture. Selon nos informations, les autorités administratives de Yomou auraient menacé de priver le maire des avantages accordé à sa commune s’il ne rejoint pas la mouvance présidentielle, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la capitale de la région forestière.

Élu sous la bannière de l’UDRP (Union Démocratique pour le Renouveau de la Patrie), Pépé Pela Haba, a exprimé son inquiétude face à la situation qui l’oppose aux autorités administratives de Yomou.

Selon monsieur Haba, « bien avant les élections communales, on s’est dit que nous ne sommes pas contre le pouvoir, mais contre les responsables à la base, ici dans la préfecture de Yomou. Surtout que le pouvoir en place a beaucoup d’estime pour ma commune. Pour preuve, les élections présidentielles de 2015, la campagne a été lancée à Pela, mais le pouvoir a échoué. En 2013, lors des législatives, ça a été les mêmes choses. Ils ont lancé la campagne où même les ministres du gouvernement ont fait le déplacement à Pela. Mais, ça n’a pas marché, par ce que les gens prennent le parti comme un problème de famille. Et la sous-préfecture ne bénéficie absolument pas de quelque chose. Donc, nous avons dit que notre liste était indépendante et c’est à la veille que nous avons reçu une délégation de L’UDRP, dont nous sommes partis sous la couverture. Depuis là, nous sommes à couteau tiré avec eux. Les initiatives de développement que nous avons, les autorités sont contre ça. On a dit aux gens de ne plus envoyer vos problèmes civils et non pénal à la police ou à la gendarmerie, car 90% des dossiers qui se trouvent à la justice viennent de Pela et sur ça, j’ai mis des commissions de gestion de conflits qui veillent sur ça. Donc, quand cette commission passe pour sensibiliser la population, les autorités se lèvent contre nous. Qu’elles nous disent si on ne se rallie pas au RPG, on ne doit pas avoir les mêmes avantages que les autres ».

Ces accusations sont balayées d’un revers de main par le secrétaire général chargé des collectivités décentralisées de Yomou. D’ailleurs, Elhadj Sory Camara accuse plutôt le maire de Pela de s’opposer à la poursuite des malfaiteurs par la justice dans sa commune. « Ça, c’est très grave, mais n’est pas vrai. Il n’est pas le seul puisqu’il y a le maire de Diecké qui est dans l’opposition. Demandez si j’ai menacé quelqu’un là-bas. Moi, je suis un vieux dans la boite, je ne menace personne de son appartenance politique. Le problème qui est entre lui et moi, il s’oppose à ce que la justice convoque les gens. Il y a eu cas de mort à Pela. Il dit que c’est lui qui doit traiter ça. Je lui ai dit non, de ne pas se mêler d’un cas de meurtre. Je lui ai rappelé qu’il a un domaine bien précis. Le juge m’a interpellé sur ça, en le disant qu’à chaque fois qu’il convoque quelqu’un, le maire refuse, en disant aux gens de ne pas aller sans lui. Est-ce que c’est normal ça ? »

Malgré cette mésentente, le maire de Pela se dit ouvert au dialogue. « Je demande aux autorités de revenir sur la table des négociations et de respecter les 14 compétences du code des collectivités locales révisé. Je tends une main franche et je les dis que je ne suis pas un ennemi. Je suis là pour eux, car aucun maire ne peut aller sans l’administration. Mais, il faudrait qu’il sache que, ce que nous sommes en train d’initier, c’est pour que l’administration soit félicitée. Et, quand il prend comme mal, ils n’ont qu’à m’appeler pour qu’ensemble, qu’on trouve une solution ».

De N’zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tél : 224 620 16 681 6/666 89 08 77

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Marche des enseignants : l’UFDG appelle les citoyens à sortir massivement le lundi

5 janvier 2019 à 19 07 03 01031

La crise qui mine le secteur éducatif guinéen et la cacophonie entourant l’installation du maire de Matoto ont été abordés lors de l’assemblée générale de l’UFGD de ce samedi, 05 janvier 2019. C’est Dr Fodé Oussou Fofana qui a présidé cette rencontre politique, en présence de nombreux militants du principal parti de l’opposition, a constaté un reporter que Guineematin.com a dépêché sur place.

Dans son discours, Fodé Oussou Fofana a expliqué aux militants que la crise qui mine le secteur éducatif guinéen est un problème qui concerne tous les citoyens. « Je voudrais attirer votre attention, qu’on est en train de démissionner par rapport à l’éducation. Il ne faut pas qu’on démissionne. L’éducation, ce n’est pas le problème de Soumah, de Tounkara de Mamadou Alpha ou des enseignants. Nous sommes tous concernés, le problème de l’éducation concerne l’ensemble des guinéens, en tant que père de famille. Donc, levons-nous, car on ne peut pas accepter l’inacceptable. Trop c’est trop! »

Pour le vice-président de l’UFDG, cette situation est due à une démission totale des parents d’élèves et de l’ensemble des citoyens guinéens. « Par rapport à cette crise qui mine le secteur éducatif guinéen, il y a une démission totale des parents d’élèves, de nous tous en tant que citoyens, de l’Assemblée Nationale de Guinée, du Conseil Economique et Social. Le ministre de l’Education nationale ne peut pas enseigner dans une classe de l’école primaire. Et puisqu’il est militant d’Alpha Condé, il dit qu’il va radier les enseignants…. Il faut qu’à un moment donné, qu’on arrête de politiser cette affaire. C’est un problème important qui n’est pas lié à la politique, mais qui concerne les pères de familles, les citoyens, l’avenir du pays. C’est pourquoi, je demande à tout le monde, aux pères de familles, aux vieux, aux sages de rejoindre le lundi les enseignants pour leur marche. Ça commence de l’Aéroport jusqu’à Kaloum. Vous ne sortez pas en tant que militants, mais en tant que citoyens parce que vous avez besoin de l’avenir de vos enfants. Quand on sacrifie l’avenir de nos enfants, ce n’est plus la peine qu’on existe », a-t-il lancé.

Evoquant la situation qui prévaut à la commune de Matoto, Dr Fodé Oussou dira que « l’élection s’est passée dans les règles de l’art. Kalémodou Yansané a obtenu 23 sur les 45 conseillers. Donc, nous voulons dire à monsieur Alpha Condé, pour la paix, d’accepter pour qu’on continue l’installation du maire. Quiconque encourage monsieur Alpha Condé à faire un forcing pour la commune de Matoto, il marchera certainement sur les cadavres de beaucoup de personnes, parce qu’on n’acceptera pas. La commune de Matoto pour nous, c’est que nous avons gagné et nous demandons à ce que Kalémodou soit installé comme maire ».

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel: 654 416 922/664 413 227

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Faits divers : les malades mentaux de Kankan raflés et conduits au fleuve Milo

5 janvier 2019 à 18 06 48 01481

La ville de Kankan, l’une des plus grandes de la Guinée, connait un nombre important de personnes vivant avec une dépression mentale. Leur situation préoccupe peu de personnes, excepté quelques jeunes de Kankan. Un groupe de jeunes volontaires s’est donné la peine de regrouper de nombreux fous de la commune urbaine ce samedi, 05 janvier 2019, pour les rendre propre au niveau du fleuve Milo, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

C’est une habitude chez ces jeunes de prendre une journée pour s’occuper de la propreté des malades mentaux qui pullulent à travers la ville de Kankan. Ils ont mis à profit la journée de ce samedi pour s’occuper de leur hygiène.

Ce fait inédit a attiré l’attention de plus d’un observateur en plein cœur du centre-ville de Kankan. Une dizaine de fous ont été « arraisonnés » en début de matinée. L’opération s’est soldée par un blessé parmi les jeunes. Mais, cette situation ne décourage pas les initiateurs de cette action.

Lanciné Kourouma

Lanciné Kourouma et ses amis ont réaffirmé sur place leur volonté de continuer cette œuvre. « Il y a longtemps que mes amis et moi faisons ce travail. Beaucoup de gens nous connaissent. Pour le cas de ce matin, il y a un fou qui m’a blessé avec un couteau. Les autorités ne nous viennent pas en aide. Lorsque nous sommes partis chez le gouverneur, il nous a chassés. C’est des personnes de bonne volonté qui donnent de l’argent pour qu’on puisse acheter du savon et des habits pour les fous. On sortait tous les vendredis pour les attraper et les laver, mais ils ont remarqué ça. Maintenant, nous sortons les samedis. Si on ne fait pas ça chaque jour, c’est la criminalité qui va prendre de l’ampleur dans la ville. On est obligé de le faire parce qu’il n’y a pas un lieu où on garde les fous à Kankan », a-t-il dit.

Alpha Keita

Pour sa part, Alpha Keita appelle les autorités à se préoccuper du sort des fous à Kankan. « Après avoir fini de laver les fous, on veut que les autorités nous trouvent un endroit, une grande cour, pour qu’on s’occupe de leur santé, afin qu’ils arrêtent de se promener dans la ville. Pour aujourd’hui, après avoir fini de les laver, nous allons les raser, les habiller et les laisser partir ».

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél : 00224 627 24 13 24

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Elections législatives et présidentielle : ce qu’en pense Dr Ousmane Kaba

5 janvier 2019 à 17 05 30 01301

Dr. Ousmane a présidé la première assemblée générale de son parti au compte de l’année 2019, ce samedi 05 janvier. A cette occasion, le président du PADES a parlé des élections législatives et de la présidentielle en vue dans notre pays. Le député s’est montré optimiste sur la question, a constaté un reporter que Guineematin.com a dépêché sur place.

Dans les conditions normales, les Guinéens iront aux urnes au cours de cette année pour élire leurs représentants au Parlement. Et l’année prochaine, ils vont choisir leur nouveau président de la République. Ces deux échéances importantes focalisent déjà les attentions et certains s’inquiètent de leur issue. Mais, le président du Parti des Démocrates pour l’Espoir (PADES), lui, reste serein et optimiste sur le sujet.

« Alors que nous entamons la dernière année du deuxième et dernier mandat présidentiel, deux élections majeures pointent à l’horizon. Les législatives en 2019 et la présidentielle en 2020. Les Guinéens scrutent l’horizon avec inquiétude et avec angoisse du futur. Comment vont se passer ces deux élections majeures dans un pays où historiquement les changements sont les ruptures, sont les violences ?

C’est une question de fond qui taraude chaque guinéen aujourd’hui. Le PADES quant à lui est confiant. En effet, les Guinéens sont devenus majeurs après 60 années d’indépendance. Quant à nous, nous apporterons notre pierre à l’édification de notre nation, au renforcement de la démocratie et de l’Etat de droit », a introduit Dr Ousmane Kaba.

Au-delà des changements politiques que vont connaitre le pays, le président du PADES a épluché les défis importants pour sa formation politique. Dr Ousmane Kaba souligne que « le défi le plus important pour le PADES, c’est le défi économique et l’amélioration des conditions de vie de nos concitoyens. Ce défi passe par la création de centaines de milliers d’emplois pour nos jeunes, car ces jeunes constituent l’avenir de notre nation.

Bâtir la prospérité de nos concitoyens est un objectif qui est à la portée d’une Guinée dotée d’immenses ressources naturelles. Cette ambition passe par le financement des infrastructures que sont nos routes, nos chemins de fer, l’eau, l’électricité, les hôpitaux équipés et surtout un système éducatif performant capable de compétir à l’international à cette période de mondialisation ».

Et pour atteindre ces objectifs, Dr Ousmane Kaba indique qu’il faut préserver la paix et l’unité nationale et assurer la sécurité dans le pays. C’est pourquoi, il a invité « tous les partis politiques et toutes les forces vives de la Guinée à la convergence des talents pour à la fois, éviter le pire et réaliser le souhaitable pour nos concitoyens. Pour finir, nous affirmons que le PADES fait confiance à la nouvelle génération de guinéens, le PADES fait confiance aux jeunes et aux femmes de notre pays ».

Cette assemblée générale a été marquée par ailleurs, par les vœux de nouvel an des responsables du PADES à l’endroit de leur président, Dr Ousmane Kaba.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tel : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Fodé Oussou à AG de l’UFDG : « le bilan d’Alpha Condé se résume à des promesses »

5 janvier 2019 à 16 04 59 01591

L’UFDG a tenu, ce samedi 05 janvier 2019, sa première assemblée générale de de cette année. Et, Fodé Oussou Fofana qui a présidé la rencontre, a mis l’occasion à profit pour évoquer le bilan de la gouvernance du pays en 2018. Le vice-président du principal parti d’opposition du pays a dressé un bilan globalement négatif, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

« Je n’ai pas envie de parler du bilan de monsieur Alpha Condé. On ne parle de bilan que quand il y a de bilan. Quand le bilan se résume à des promesses, on ne parle pas de ça. Monsieur Alpha Condé a tenu tellement de promesses que c’est difficile d’en parler. Il a dit qu’il va construire un pont à Forécariah, il va faire du cube maggi, un étudiant une tablette, un tailleur une machine, il va faire une route Conakry Bamako, il va faire une usine de montage de véhicules, une usine de tracteurs, usine de pomme de terre. Partout où il va, il tient des promesses à l’égard des vieux, des jeunes, des femmes. Donc tout son bilan se résume à des promesses », estime l’opposant.

Au-delà même de l’année 2018, Fodé Oussou Fofana estime que c’est le bilan d’Alpha Condé depuis 2010 qui est négatif. Même sur le plan énergétique où le régime actuel a investi beaucoup d’argent, Fodé Oussou Fofana n’est pas convaincu. « L’interconnexion de Kaléta, c’est de Conakry jusqu’à Labé. Mais croyez-moi, au mois de mars il n’y aura pas d’électricité en Guinée. Parce que ces 240 MW ne peuvent pas suffire. Et c’est triste quand quelqu’un dit qu’Alpha Condé est rentré dans l’histoire de la Guinée comme étant celui qui a électrifié la Guinée. Moi, ça me fait pitié », a-t-il dit.

Pour le président du groupe parlementaire de l’UFDG à l’Assemblée nationale, « Alpha Condé pense que les problèmes de la Guinée sont en l’air. Pourtant ils sont sur terre. Il se lève, il prend son hélicoptère, il va a Forécariah. Croyez-moi, monsieur Alpha Condé ne connait pas la route Conakry-Forécariah. Il ne connait pas l’état de la route. Il est dans l’air, il est dans l’hélicoptère. C’est pourquoi, j’invite le président Alpha Condé de prendre sa voiture et faire Conakry-Forécariah. En ce moment, il fera lui-même le compte rendu de son bilan ».

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel: 654 416 922/664 413 227

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Guinée : « Alpha Condé n’a rien fait pour nous sortir de la pauvreté » (UFR)

5 janvier 2019 à 16 04 58 01581

Les responsables de l’Union des Forces Républicaines ont dressé un tableau sombre de la gouvernance de la Guinée sous le régime Alpha Condé. Le concept du Changement, chanté à tue-tête par les tenants du pouvoir, est loin d’être une réalité, estime-on du coté du parti de l’ancien Haut Représentant du chef de l’Etat. L’annonce en a été faite à l’occasion de l’assemblée générale du parti, tenue ce samedi 05 janvier 2018, au son siège à Matam, rapportent les journalistes de Guineematin.com qui étaient sur place.

De nombreuses femmes ont pris part à cette rencontre politique, présidée par l’honorable Ibrahima Bangoura, entouré de certains membres du bureau exécutif de l’UFR. De nombreux orateurs vont fustiger les nombreux cas de vol dont le parti estime avoir été victime durant toutes les consultations électorales passées. « Cela est terminé. On ne va plus jamais se faire voler nos voix. Nous serons là, à toutes les étapes du processus. Cela passe par la révision du fichier électoral. Mais, l’UFR n’ira pas aux élections avec ce fichier corrompu et nous n’accepterons plus jamais le détournement du vote des électeurs. C’est pour cela que nous vous demandons de vous apprêter, de restructurer notre parti et d’être prêt », a dit Elhadj Ibrahima Bangoura.

Par ailleurs, le député va demander aux jeunes en général de ne pas verser dans la passivité. « Vous savez, le guinéen se satisfait du peu. C’est ça le drame aujourd’hui. Il faudrait qu’on se réveille. Il faut que la jeunesse se réveille, il faut qu’on voie notre jeunesse se battre. On ne le sent pas. Je crois que la situation d’aujourd’hui mérite que cette jeunesse que nous avons se réveille, qu’elle sente que ce qui se passe, ce n’est pas normal, ce n’est vraiment pas normal », se fâche Ibrahima Bangoura.

Pour ce qui est du discours prononcé par le président Alpha Condé à l’occasion du nouvel an, le vice-président de l’UFR a dit toute sa déception. « Il a fait un discours, mais ça ne m’a fait ni chaud ni froid. Parce que, ce que je voulais entendre, je ne l’ai pas entendu. Ce que je voulais voir, je n’ai pas vu ça. Vous savez, si on vient vous dire que le miel est doux, c’est que ce n’est p du miel, si non le miel est doux. Autrement dit, si on fait des réalisations dans le pays, ces réalisations se voient. Moi, je n’ai pas vu encore une réalisation qui permette aux populations de sortir de la pauvreté », lance le député.

Interrogé sur la fin imminente du mandat des députés guinéens, Elhadj Ibrahima Bangoura a expliqué qu’il ya deux cas de figure. « Soit on arrête totalement, dans ce cas nous tombons dans une situation où le chef de l’Etat prend toutes les décisions revenant à l’Assemblée Nationale par ordonnance. C’est le président de la République qui va remplacer l’Assemblée nationale. Il va cumuler entre ses deux mains l’exécutif et le législatif. Ou alors, le second cas de figure, on laisse l’assemblée actuelle jusqu’à ce qu’une nouvelle assemblée soit mise en place pour régler les affaires courantes. Ça veut dire que nous continuerons à voter les lois… Mais, je crois que ce qui se fera, on permettra à l’Assemblée de subsister jusqu’à l’élection d’une nouvelle assemblée », a-t-il souhaité.

Fatoumata Diouldé et Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

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Congrès du Parlement des Jeunes Leaders : Maladho Diallo élu président

5 janvier 2019 à 16 04 08 01081

Le Parlement des Jeunes Leaders de la Société Civile Guinéenne (PAJELESCG) a tenu son congrès électif hier, vendredi 04 janvier 2019, à Conakry. La rencontre a permis de porter Mamadou Maladho Diallo à la tête de l’organisation pour un mandat de 2 ans, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Ce fut une élection sans surprise. Car Mamadou Maladho Diallo était le seul candidat à la présidence du Parlement des Jeunes Leaders de la Société Civile Guinéenne. Et à l’issue du vote, il a obtenu 46 voix sur 48 votants. Le jeune entrepreneur remplace Mamadou Billo Bah à la tête de cette organisation de la société civile guinéenne. Et, avant de passer le témoin à son successeur, le président sortant est revenu brièvement sur son action à la tête du PAJELESCG.

Mamadou Baïlo Bah

« Lorsque j’ai décidé de prendre les rênes de cette organisation, j’ai réorganisé les membres, j’ai mobilisé toutes les organisations qui sont affiliées au parlement au niveau de Conakry, et à partir de là nous avons installé des antennes à l’intérieur du pays. Après cette étape, nous avons passé à la rédaction du plan d’action opérationnel au compte de la mandature qui s’est étendu durant deux ans.

Et dans ce plan d’action, vous avez non seulement des programmes de formation et des activités purement communautaires. Côté formation, nous avons réalisé deux éditions de la semaine du savoir qui a réuni pratiquement toute la jeunesse guinéenne dans des hôtels de la place et nous avons réalisé des activités d’assainissement, de dons de vivres, d’habits et d’outils scolaires aux personnes nécessiteuses », a-t-il indiqué.

De son côté, le président entrant a remercié les congressistes pour la confiance qu’ils ont placée en lui en le plébiscitant à la tête du PAJELESCG. Mamadou Maladho Diallo promet de répondre à leurs attentes. « Monsieur le président sortant, vous avez hissé ce parlement très haut, merci pour tout ça, et merci aux membres pour la confiance. Je mesure la confiance et les attentes, je crois fermement en votre engagement. Gardez la confiance, nous allons élever le parlement plus haut.

Notre société est secouée par des frustrations, des blessures très profondes, la violence commence à devenir notre quotidien. C’est le fait des politiques et de l’administration. Nos politiques deviennent de plus en plus violents dans leurs discours et violents dans les faits, ils s’éloignent petit à petit de leur noble mission qui est d’éduquer une société juste et démocratique .Quant à l’administration, elle a abandonné sa noble mission de fournir des services publics adéquats aux citoyens pour devenir une machine de répression.

L’école guinéenne est aujourd’hui fermée et nos jeunes sont au chômage, tout ça là parce que, eux ils ont manqué d’action, ils ont manqué de leadership. Notre combat sera de rapprocher les citoyens de l’Etat, de créer un climat de confiance entre nous. Notre mission sera de se battre pour qu’il y ait l’émergence d’un leadership jeune très responsable », a annoncé le nouveau président du parlement des jeunes leaders.

Voici la composition du bureau élu

Président du conseil d’administration : Mamadou Maladho Diallo

Vice-président du conseil d’administration : Sidikiba Condé

Rapporteur : Hadja Issa Diallo

Commissaire aux comptes : Mamadou Bayo

Directeur exécutif : Thierno Abdoul Bah

Salimatou Diallo pour Guineematin.com

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« Google a créé un clavier pour écrire pulaar », annonce le co-fondateur de l’alphabet ADLAM

5 janvier 2019 à 14 02 22 01221

Comme indiqué dans deux de nos précédentes dépêches, Koundara accueille la 4ème assemblée générale de l’Association Winden Janguen ADLAM. Cette rencontre de promotion et de vulgarisation de la langue Pulaar s’est ouverte ce samedi, 05 janvier 2019. Elle va durer trois (3) jours et réunira des délégations venues de différentes préfectures de la Guinée et de certains pays voisins. Venu des Etats-Unis d’Amérique pour assister à la session, Abdoulaye Barry, un des créateurs de l’Alphabet ADLAM, s’est confié à l’envoyé spécial de Guineematin.com à Koundara. Il est revenu sur les acquis et les perspectives de l’alphabet ADLAM.

Guineematin.com : parlez-nous de la genèse de l’alphabet Winden Janguen ADLAM ?

Abdoulaye Barry : mon frère et moi avions eu l’idée de créer cet alphabet vers la fin de l’année 1989. Vous savez à l’époque, la communication n’était pas très développée. Donc les gens, pour communiquer avec leurs parents, écrivaient des lettres pour envoyer. Et généralement, ces lettres-là étaient écrites en pulaar mais avec l’alphabet arabe. Mais il se trouve que nous avons des phonèmes en pulaar, qui n’existent pas en arabe. Donc, il était très difficile de représenter tous les sons peuls en utilisant le caractère arabe. Ce qui fait que les gens écrivaient généralement comme cela leur convenait. Donc, la lecture de ces lettres n’était pas donnée à tout le monde.

Mon papa lisait des lettres et c’est à côté de lui qu’on a appris à faire cette lecture et on s’est rendu compte de ces insuffisances dans l’utilisation du caractère arabe pour écrire le pulaar. Donc, c’est à partir de là que mon frère et moi avons promis à notre père qu’on allait créer un alphabet pulaar pour pouvoir corriger ces insuffisances. On s’enfermait dans nos chambres et on essayait de dessiner, d’imaginer à quoi ressemblaient les caractères et on essayait de les dessiner. C’est ainsi qu’on a réussi à écrire les 28 lettres qui constituent l’alphabet ADLAM aujourd’hui.

Guineematin.com : cet alphabet existe depuis plusieurs maintenant, quels sont ses acquis jusque-là ?

Abdoulaye Barry : il y a eu plusieurs acquis. Comme vous le constatez ici à Koundara, il y a une convergence des gens venus de partout à travers le monde : le Mali, le Ghana, la Côte d’Ivoire, les Etats-Unis, la Gambie et d’ailleurs. Ça c’est déjà un acquis. Donc, c’est une façon de nous réunir autour de notre langue et autour de l’écriture aussi. Et l’autre acquis, c’est que l’alphabet est présent dans les appareils téléphoniques. Si vous avez un appareil Androïd, vous pouvez écrire, échanger avec les gens en utilisant le caractère ADLAM. ADLAM est l’une des rares écritures africaines qui a un clavier développé par Google, et Google nous a créé beaucoup d’autres outils : les outils de recherche des mots cachés. Ce qui était écrit par exemple en latin, peut être écrit en ADLAM en cliquant simplement sur un bouton. Les autres acquis, c’est qu’il y a beaucoup de livres qui sont écrits en pulaar et on peut aussi écrire sur un ordinateur en pulaar. C’est présent avec Chrome et même avec Windows etc.

Guineematin.com : aujourd’hui, quels sont les perspectives notamment pour la Guinée, votre pays d’origine ?

Abdoulaye Barry : on a beaucoup d’objectifs, mais le principal c’est d’uniformiser la langue. Parce que vous savez que le pulaar varie d’un pays à un autre et parfois même d’une région à autre. On veut donc faciliter, à travers ADLAM, la compréhension mutuelle entre tous ceux qui parlent cette langue. C’est-à-dire quand un peul du Nigeria se rencontre avec un peul de la Guinée, qu’ils communiquent aisément, facilement. Vous savez le pulaar aurait pu servir comme langue de communication dans les différents pays africains comme elle est parlée dans 16 pays de l’Afrique de l’Ouest du Centre. Donc en uniformisant la langue, en la développant, ça pourrait éventuellement jouer un rôle d’unification dans la sous-région.

L’autre objectif qu’on a, c’est éventuellement créer un centre d’ADLAM en Guinée ici. Parce que l’écriture est née ici et même si elle est étudiée aujourd’hui jusqu’au Soudan, mais l’origine c’est la Guinée. Donc, on voudrait qu’il y ait une académie ici afin que les gens viennent se performer dans l’écriture et dans la langue ici. Des livres de Mathématiques, de Sciences, de Biologie écrits en pulaar existent déjà. Mais, on veut beaucoup plus faire la diffusion de ces documents, écrire beaucoup plus et propager l’écriture à travers l’Afrique et à travers le monde.

Guineematin.com : un mot sur l’organisation de cette 4ème édition ?

Abdoulaye Barry : nous sommes très contents. Ça a été un long voyage, mais nous sommes impressionnés par le travail qui est fait déjà sur le terrain. Nous voyons qu’il y a la mobilisation et que les gens sont prêts. Et, nous les remercions pour tout le travail qui a été fait. J’espère que cette 4ème assemblée générale sera une très grande réussite aussi.

Propos recueillis à Koundara par Ibrahima Sory Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Fin du mandat des députés : voici les possibilités qu’offre la loi, selon Dr Bérété

5 janvier 2019 à 13 01 16 01161

Dans une semaine (à compter de ce samedi, 05 janvier 2019), le mandat de l’actuelle Assemblée nationale guinéenne va expirer. Le sujet suscite des débats à travers le pays, car rien n’est encore fait pour l’organisation de nouvelles élections législatives. Aujourd’hui, beaucoup de Guinéens s’interrogent sur ce qui se passera après la fin de cette législature. Et, pour en parler justement, un journaliste de Guineematin.com a rencontré Dr. Mohamed Bérété, juriste et secrétaire général de l’Assemblée nationale.

C’est le 12 janvier 2019 précisément que le mandat de la législature en cours va expirer. Et il n’y a aucun doute que de nouvelles élections législatives ne seront pas organisées d’ici-là pour élire de nouveaux députés. Alors, que dit la loi en la matière et à quoi peut-on s’attendre ?

Dr Mohamed Bérété

Face à ces questions, Dr Mohamed Bérété, juriste et secrétaire général de l’Assemblée nationale, commence par rappeler que normalement, « à l’approche de la fin du mandat des députés, des dispositions matérielles et techniques doivent être prises pour organiser les élections dans le délai. Puisque cinq ans, c’est cinq ans ».

Seulement, ajoute le juriste, dans la vie des nations, « il n’est pas aisé de créer des situations de nature à provoquer la rupture institutionnelle de la part d’un pouvoir public comme l’Assemblée nationale. Une institution qui représente un maillon important dans le fonctionnement de l’Etat ».

Dr. Bérété explique qu’une telle rupture est très désagréable dans le fonctionnement institutionnel de l’Etat. Et comme les élections ne sont pas organisées à temps, le Code électoral et le règlement intérieur du Parlement prévoient que l’Assemblée nationale en activité « cesse de fonctionner qu’à l’installation d’une nouvelle Assemblée nationale », souligne Dr Bérété.

Selon le Secrétaire Général de l’Assemblée nationale, pour éviter donc un vide institutionnel, deux possibilités se présentent au pays. « A circonstances exceptionnelles, mesures exceptionnelles. La première possibilité selon les principes généraux du droit, c’est de donner le pouvoir de légiférer au président de la République puisqu’il a la même légitimité que l’Assemblée nationale… et, c’est l’Assemblée qui va voter cette loi avant de partir, en précisant les domaines dans lesquels ce mandat est applicable. La deuxième possibilité, que nous recommandons fortement d’ailleurs, est de proroger le mandat de l’Assemblée nationale… ».

Pour mettre en application cette seconde possibilité, il faudra que la Cour Constitutionnelle, après sa saisine par le chef de l’Etat, prenne un arrêt autorisant l’Assemblée nationale de continuer à fonctionner jusqu’à l’élection et l’installation de nouveaux députés…

Au moment où les Guinéens attendent toujours l’élections des exécutifs communaux, l’installation des conseillers communaux, de quartiers et de districts, il est évident qu’en prorogeant le mandat des députés, on ouvrirait également une jurisprudence qui s’appliquerait à la présidence de la République, si la mise en place des conditions de cette autre élection arrivait à retarder…   

A suivre !

Abdallah Baldé pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Alpha Condé contre la polygamie : les précisions de Damaro Camara

5 janvier 2019 à 13 01 01 01011
Honorable Amadou Damaro Camara

Depuis l’adoption par les députés guinéens du Code civil révisé, autorisant la polygamie, les langues se délient et des interrogations fusent de partout sur la promulgation ou non du texte par le président Alpha Condé. Désormais c’est clair, le chef de l’Etat guinéen est opposé à cette loi et il compte bien la ramener en seconde lecture au Parlement.

« Le Président Alpha Condé a l’intention de retourner le document à l’Assemblée nationale pour une deuxième lecture, à cause de cette disposition sur la polygamie », a confié à Guineematin.com, le Chef de la majorité parlementaire, Honorable Amadou Damaro Camara.

Hon. Amadou Damaro Camara

Pour l’heure, précise le Président du groupe parlementaire du RPG Arc-en-ciel, « le document n’est pas arrivé à l’Assemblée nationale, mais c’est clair, le Président a exprimé son intention de le retourner pour une seconde lecture ».

Cette volonté du Chef de l’Etat, si elle est maintenue, vient confirmer à l’opinion ce que le ministre d’Etat en charge de la justice, Cheick Sacko, avait soutenu devant les députés, le jour du vote de Code civil révisé.

« Moi, je suis pour le statuquo, tout comme le Président de la République. Mais beaucoup de ministres sont pour la polygamie », avait dit et insisté le garde des sceaux devant la soixantaine de députés qui avaient pris part aux débats de la plénière.

Mais, on apprend que le texte ne peut pas être ramené à l’heure actuelle pour une seconde lecture parce que le mandat de l’Assemblée nationale actuelle expire le 12 janvier prochain. Pour que le Parlement puisse réexaminer le code civil, il faut d’abord que des dispositions soient prises pour proroger son mandat comme le prévoit la loi. Des dispositions qui sont d’ailleurs en cours, nous confie une source bien informée.

Vraisemblablement, le Code civil autorisant la polygamie reviendra en seconde lecture au cours d’une prochaine session ordinaire ou extraordinaire de l’Assemblée nationale.

Abdallah Baldé pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Ligue1 : le Horoya enchaîne, le Fello recule, le Wakriya, le Gangan et le CIK calent

5 janvier 2019 à 11 11 40 01401

Après une courte pause, à l’occasion des fêtes de fin d’année, le championnat national de ligue 1 a repris cette semaine. Plusieurs matchs se sont joués avant-hier, jeudi, et hier, vendredi 04 janvier 2019, dans différents stades du pays au compte de la 4ème journée. On note les succès du Horoya et du Hafia et les nuls du Wakriya du Gangan et du CIK qui jouaient tous à domicile.

Gangan 0-0 Santoba

En ouverture de cette 4ème journée, c’est le Gangan FC de Kindia qui recevait au stade Fodé Fissa le Santoba de Conakry. Les deux équipes se sont quittées sur un score nul fermé de 0 but partout. Le club de Kindia ne parvient pas à se relever après sa défaite à domicile lors de la troisième journée.

CI Kamsar 1-1 Renaissance

Le club industriel de Kamsar n’arrive plus à gagner depuis sa victoire lors de la première journée. Le club du Gouverneur de Conakry a été tenu en échec par la Renaissance de Bonfi sur un score d’un but partout.

Hafia 4-1 Fello Star

Le Hafia FC de son côté a dicté sa loi au Fello Star de Labé. Le match qui s’est joué au stade du 28 septembre de Conakry, s’est soldé par une écrasante victoire des vert et blanc de Dixinn (4-1). C’est le deuxième revers du Fello en quatre matchs disputés.

Wakriya AC 0-0 CO Coyah

Battu à domicile lors de la 3ème journée par l’Association Sportive des Forces Armées de Guinée (ASFAG), le Wakriya AC de Boké n’a pu faire mieux qu’un nul de 0 but partout contre le Club Olympique de Coyah au stade 1er mai de Boké. Un début très timide pour le club de Kakandé qui n’a remporté pour l’instant aucun match en championnat. Le finaliste de la dernière coupe nationale reste sur trois nuls et une défaite.

Horoya 3-1 SAG

En déplacement à Siguiri pour affronter l’Ashanti Golden Boy qui n’avait pas perdu jusque-là, le Horoya AC enchaîne ses performances dans cette ligue 1 guinéenne. Les poulains de Patrice Neveu ont gagné sur le score de 3 buts à 1. Le quadruple champion de Guinée en titre enregistre ainsi sa quatrième victoire de rang au compte de cet exercice sportif 2018-2019 et conforte sa place de leader avec 4 points d’avance sur le Hafia, deuxième au classement avec 8 points au compteur.

Les matchs Satellite FC vs Eléphants de Coléah ; ASFAG vs AS Kaloum prévus demain dimanche, 06 janvier 2019, respectivement au stade la mission et au stade du 28 septembre de Conakry vont clôturer cette 4ème journée.

Abdoul Aziz Sow pour Guineematin.com

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Faranah : des citoyens dans la rue pour réclamer la libération du couple Touré aux États-Unis

5 janvier 2019 à 11 11 36 01361

Des citoyens de Faranah ont pris d’assaut les rues de la ville hier, vendredi 04 janvier 2019, pour dénoncer l’incarcération de Mohamed Touré, fils de Sékou Touré, et de sa femme aux Etats-Unis. De nombreux jeunes et de femmes ont organisé une marche pacifique à Faranah, ville natale de Sékou Touré, dont le fils est poursuivi pour esclavage sur une jeune guinéenne, qui vivait sous son toit au Texas, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Au moment où se tenait un sit-in devant l’ambassade des Etats Unis à Conakry, une marche était organisée à Faranah pour dénoncer la détention de Mohamed Touré et de Denise Cros Touré, dans une affaire de « travail forcé et d’hébergement illégal d’étranger pour des gains financiers ».

Les citoyens ont marché de la résidence privée de feu Amara Touré, frère aîné du président Sékou Touré, jusqu’au rond-point Central, en passant par le quartier mosquée puis Tonkolonko. Munis de banderoles et de pancartes, ils ont scandé des slogans du genre : libérez le couple Touré ; à bas l’injustice ; Faranah n’est pas d’accord…

Présent dans cette manifestation, Fodé Abacar Kouyaté est revenu sur la cause de cette mobilisation. « Nous sommes sortis ce matin, c’est pour montrer à la face du monde que réellement l’injustice on n’est pas d’accord, on est pour la justice, on n’est pas pour l’injustice. Donc, le fils d’Ahmed Sékou Touré, Mohamed Touré, et sa femme, sont aujourd’hui derrière les barreaux aux États-Unis. Nous ne sommes pas d’accord, la jeunesse de Faranah n’est pas d’accord, les femmes de Faranah ne sont pas d’accord, nous voulons la libération du couple Touré, vive la justice, vive la jeunesse de Faranah, justice pour tous ».

Dans son discours Doussou Mara a appelé à la solidarité révolutionnaire et patriotique. « Au courant du mois d’avril 2018, nous avons appris avec stupéfaction, par voie de presse, l’interpellation du camarade Mohamed Touré, secrétaire général du Parti Démocratique de Guinée de la Révolution Démocratique Africaine, et de son épouse aux États-Unis d’Amérique, dans l’Etat Texas. Des déclarations ont été faites de part et d’autre, en vue d’informer clairement l’opinion nationale et internationale des motifs réels de l’interpellation du couple Touré. Au regard de ces faits, notre collectif a été lancé officiellement le 28 Septembre 2018 en vue de pouvoir marquer notre solidarité au couple Touré dans cette épreuve difficile. C’est cet appel que nous lançons au nom de la solidarité révolutionnaire et patriotique à tous les amis, collaborateurs, camarades et frères de lutte vivant à Faranah à se joindre au collectif pour marquer cette journée de solidarité vis-à-vis du couple Touré qui, en réalité, est et demeure pour nous l’échantillon représentatif dans le noble combat de la liberté et de la dignité en faveur des peuples épris de la justice et de la liberté, pour la solidarité révolutionnaire et patriotique. Justice pour le couple Touré, que la grâce de Dieu puisse guider le couple Touré vers le chemin de la liberté ».

Pour sa part, Manty Mamady Camara, secrétaire général du PDG-RDA à Faranah, a salué la qualité de la mobilisation des citoyens de Faranah. « La population de Faranah a montré que Mohamed Touré n’est pas à l’abandon, que c’est leur fils, fils d’un homme véridique et combattant. Ceux qui lui ont créé ce problème, nous avons jugé utile de leur montrer que nous ne sommes pas contents d’eux. C’est une accusation. Nous sommes derrière Mohamed nuit et jour et nous le supportons. Que Dieu fasse que la vérité triomphe ».

À rappeler que Mohamed Touré et sa femme, Dénis Cros Touré, sont inculpés de travail forcé et d’hébergement illégal d’étranger pour des gains financiers depuis le mois d’avril dernier. Le couple devait comparaître hier, vendredi 04 janvier 2019, devant le juge au Texas.

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com

Tél. :(00224) 620 24 15 13/ 655 69 10 35

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Koubia : Alpha Condé et Cellou Dalein aux obsèques du saint de Madina Niannou

5 janvier 2019 à 10 10 45 01451

Décédé dans la nuit du mardi au mercredi, 02 janvier 2019 au Maroc, le saint de Madina Niannou a rejoint sa dernière demeure hier, vendredi 04 janvier 2019, dans son village natal. De nombreuses personnalités dont le président de la République, Alpha Condé, et le chef de file de l’opposition, Cellou Dalein Diallo, ont pris part aux obsèques, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Koubia.

Une mobilisation impressionnante a eu lieu ce vendredi à Madina Niannou, village de la sous-préfecture de Matakaou, dans la préfecture de Koubia. Des habitants du village, des fidèles musulmans venus de plusieurs localités du pays ainsi que de nombreuses personnalités du pays se sont mobilisés pour accompagner Elhadj Thierno Oumar Diallo, le saint de Madina Niannou, à sa dernière demeure.

Parmi ces personnalités, le président de la République et son principal opposant. C’est Cellou Dalein Diallo qui est arrivé le premier dans la localité aux environs de 11 heures du matin. Le chef de file de l’opposition guinéenne qui est venu avec plusieurs responsables de son parti, est largement revenu sur ses relations avec l’érudit. Il a décrit le défunt comme étant un homme très humble, courtois et modeste.

De son côté, le président de la République est arrivé à bord de son hélicoptère à 14 heures. Alpha Condé était accompagné de son ministre conseiller, Elhadj Bah Ousmane, le ministre de la jeunesse, Mouctar Diallo, le président du Conseil d’Administration de l’autorité nationale d’assurance qualité dans l’enseignement, la formation et la recherche, Dr Saliou Bella Diallo. On notait également la présence dans la délégation officielle, du Gouverneur de Labé, Sadou Keïta, ainsi que les Préfets de Koubia, de Labé et Dinguiraye.

Dès après son arrivée, le chef de l’Etat guinéen et sa suite se sont rendus à la mosquée de la localité où étaient réunis tous ceux qui sont venus prendre part à ces obsèques. Dans son discours de circonstance, Alpha Condé a regretté une grande perte pour le Fouta et pour la Guinée en général. Il a rappelé les bonnes relations qui existaient entre lui et le défunt, Elhadj Thierno Oumar Diallo. Un homme pour lequel le président Condé avait un grand respect et une grande considération. On se rappelle que lors de sa dernière visite à Koubia en juin dernier, le chef de l’Etat s’était rendu au domicile du Waliyou de Madina Niannou aux côtés de qui il avait pris place à même le sol.

A noter que ces obsèques se sont tenues sous haute surveillance sécuritaire. Un important dispositif sanitaire était également mis en place à cette occasion. Et selon le directeur préfectoral de la santé de Koubia, cette mesure s’est révélée très importante. Car, dit-il, au cours de cette journée, 54 cas de céphalées, 13 blessés légers par suite d’accidents de la circulation, 12 cas de diarrhée et 11 cas de rhume causés par la poussière ont été enregistrés à Madina Niannou. Et tous ces cas ont été pris en charge gratuitement par les services de santé déployés sur les lieux.

De Koubia, Mamadou Alpha Diallo pour Guineematin.com

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Soutien à Mohamed Touré : « nous nous arrêterons le jour où le couple recouvrira la liberté »

5 janvier 2019 à 10 10 41 01411

Une centaine de personnes, composée d’hommes et de femmes, du collectif Libérez le couple Touré, se sont retrouvées devant l’ambassade des Etats-Unis à Kipé, ce vendredi 04 janvier 2018. Cette deuxième rencontre vise à dénoncer la détention de Mohamed Touré du PDG-RDA et de son épouse aux Etats Unis d’Amérique dans une affaire d’esclavage, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Pour la deuxième fois, le collectif Libérez le couple Touré se donne rendez-vous en face de l’ambassade américaine pour demander la libération de Mohamed Touré, fils de Sékou Touré, et secrétaire général de l’ancien parti unique en Guinée, le PDG-RDA. Mohamed Touré est détenu en prison, avec sa femme, soupçonné d’esclavage sur une fille qui vivait sous son toit au Texas.

Après un premier sit-in organisé le jeudi, 20 Décembre 2018, les protestataires ont remis ça hier avec des slogans comme : « justice pour le couple Touré, libérez le couple Touré ». Ils étaient munis de pancartes et vêtus de T-shirt blancs.

Oyé Béavogui, coordinateur du collectif Libérez le couple Touré a fait le point sur ce deuxième sit-in. « Depuis le mois d’Avril 2018, le camarade Mohamed Touré et sa femme ont été interpellés du côté des Etats-Unis pour un cadre familial. Soi-disant qu’ils ont réduit en esclavage une jeune fille comme travailleuse domestique. Donc, nous sommes là pour manifester notre solidarité au couple Touré qui traverse une épreuve difficile. L’ouverture du procès a eu lieu du côté des Etats-Unis, nous avons dit que le camarade Mohamed Touré n’est pas seul dans cette affaire, c’est tout le collectif qui est concerné, tous les combattants de la liberté et de la justice. Nous connaissons la moralité de Mohamed Touré, nous vivons pratiquement avec lui, nous connaissons sa lignée surtout. Nous ne croyons pas qu’il soit coupable de ce genre d’accusations. La justice américaine, elle est indépendante, nous ne pouvons pas mettre pression sur la justice américaine. A l’instant où je parle, Faranah est entrain de manifester pour la même cause. Nous nous arrêterons le jour où Mohamed Touré et son épouse recouvriront leur liberté. C’est de montrer au camarade Mohamed Touré qu’il a un soutien derrière lui au regard de son comportement. Nous avons eu des félicitations de partout dans le monde, les leaders politiques, les chefs d’Etats qui nous ont appelé pour nous dire qu’ils sont avec nous », a-t-il laissé entendre.

Pour sa part, madame André Dédé Camara, membre du collectif, s’est dit rassuré qu’il y aura libération du couple Touré. « Nous remercions ces jeunes gens qui sont venus apporter leur soutien au couple Touré. Toute notre prière aujourd’hui, c’est pour la libération de Monsieur Mohamed Touré et de son épouse. Nous remercions le Président de la République qui ne ménage aucun effort pour s’acquitter d’une tâche qui est celle du père de la nation. Parce qu’aujourd’hui, c’est un citoyen guinéen, et Mohamed Touré est un citoyen guinéen. Nous comptons sur la justice américaine pour que justice soit faite, pour que le droit soit dit. Nous croyons en Dieu et en la justice américaine », a-t-elle souligné.

A rappeler que Mohamed Touré et son épouse, Denise Cros Touré, sont inculpés pour travail forcé aux Etats-Unis. Selon Djéna Diallo, la jeune fille guinéenne qui a porté plainte, le couple Touré l’a forcée à faire des travaux domestiques avec des mauvais traitements.

Mohamed DORE pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 07 93 59

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Lettre ouverte à la diaspora guinéenne : par Fodé Mohamed Soumah de la GéCi

5 janvier 2019 à 10 10 26 01261

Mes chers compatriotes,

Dans la continuité des vœux adressés au peuple de Guinée, la Génération Citoyenne a salué l’aide substantielle que vous apportez à vos familles respectives.

C’est une assistance hautement appréciable, quand on sait que le « bonheur » de toute famille guinéenne aujourd’hui, est d’avoir un soutien hors du pays. D’où l’afflux de réfugiés guinéens un peu partout, comme si nous étions en état de guerre ou face à une pandémie.

A ce propos, le dernier rapport du HCR indique que la Guinée est le 1er pays fournisseur par la mer en Afrique, avec plus de 13 000 migrants en 2018. Sans compter ceux qui ont pris l’avion, ou qui se trouvent dans les pays limitrophes. Ils ont perdu tout espoir.

Un Parti à vocation à la conquête du pouvoir. Devant ce challenge, la GéCi a consacré un pan entier de son projet politique aux guinéens qui sont loin du bercail.

L’exil n’est pas doré, et tout Guinéen souhaiterait rentrer chez lui, un jour.
Beaucoup l’auraient déjà fait si les conditions étaient réunies, au lieu de vivre comme des parias ou des sans papiers dans certains pays. L’aventure ne réussit pas à tout le monde.

Notre projet démarre par l’inventaire de nos ressortissants/ressources humaines, afin d’évaluer les atouts, les besoins et toutes les opportunités.
Ce travail de proximité, de contrôle et de suivi serait à la charge de la représentation diplomatique, dont l’objectif sera d’assurer le rayonnement de la Guinée dans le monde.

Nous allons la doter d’un système de collecte d’informations statistiques fiables, à travers la recherche et la mobilisation de ressources pour financer le développement.

Nos ambassades seront des maisons communes pour tous les Guinéens, afin de redynamiser notre diplomatie à travers : l’enregistrement des naissance, décès et alliances, aide au retour, la gratuité du visa pour les familles dont l’un des parents est Guinéen, une base de données présentant les opportunités d’investissements, un site internet au service des expatriés, des colonies de vacances sous la houlette des autorités consulaires, le jumelage entre les villes, la participation à toutes les élections nationales, avec des députés représentant les Guinéens de l’extérieur, comme au Sénégal, au Mali, en France, etc.

C’est grâce à cette nouvelle coopération économique, assortie d’une obligation de résultat, que nous serons amenés à lancer des appels à candidatures pour certains postes étatiques.

Il nous faut les meilleurs fils et filles du pays, dans une compétition élitiste et transparente.

C’est par ce biais, que nous allons imposer la méritocratie, en lieu et place de la médiocratie ambiante qui plombe le décollage économique. Il n’y a pas 2 types de Guinéens.

Et partout où il y aura des ressortissants en petit nombre, nous utiliserons les structures des pays amis, pour réaliser des économies et redynamiser la coopération sous régionale.

Nous prévoyons des structures et des initiatives pour transformer en capital économique ce vivier de compétences et sa manne financière, comme le Haut Conseil de la Diaspora, l’Agence de promotion et d’investissement de la Diaspora, les mécanismes d’appui pour le transfert des devises, l’exonération des droits et des taxes douanières de vos biens personnels et matériels importés, l’obtention de parcelles d’habitation et de domaines pour les activités agricoles, la préinscription des enfants en cas de retour programmé, la création d’une banque de l’habitat et d’un guichet unique pour toutes vos démarches, etc.

Nous allons mettre en œuvre un vaste programme de création d’emplois jeunes et de micros entreprises pour sécuriser vos investissements privés, ainsi que des dispositifs de crédits, des structures de formation dans les techniques de gestion et d’organisation professionnelle.

Nous allons instaurer la confiance et la sécurité, afin qu’une partie de cette masse monétaire puisse financer les programmes qui n’attirent pas les investisseurs traditionnels…

De ce qui précède, les autorités guinéennes semblent ignorer tout ce qu’elles auraient à gagner, en vous associant à la vie économique du pays.
L’Etat tarde à vous transformer en acteurs de développement, comme si vous étiez des citoyens de seconde zone ou des apatrides.

Aujourd’hui, le risque d’explosion sociale du peuple en souffrance, et la résultante de l’agrégation de la colère, de l’injustice et des frustrations, mettent la cohésion en lambeaux.

Cette situation vous interpelle, car l’unité d’action fait défaut intramuros.
La Génération Citoyenne a toujours refusé l’affrontement et la violence, mais elle a décidé de mettre le pied dans le plat du peuple martyr de Guinée, qui est presque à l’agonie.

De ce fait, votre implication pourrait aller jusqu’au refus d’envoyer le moindre centime au pays, afin de créer un électrochoc salutaire au niveau des populations.

L’organisation citoyenne qui vous est demandée, va au-delà des frontières, des querelles politiciennes, et du débat clivant dont s’abreuvent les « théoriciens ». Il y va de la construction de notre communauté d’intérêts, et des dangers qui se profilent à l’horizon.

En son temps, Nelson Mandela avait insisté pour le durcissement du blocus vers son pays, tout en sachant que les conséquences seraient terribles pour la communauté noire.

Mais la finalité était d’amener les dirigeants à négocier, face au désastre subi par l’économie du pays. C’est ce qui a finalement sonné le glas de l’Apartheid, après de multiples stratégies vaines. Refuser d’aider les familles, exiger d’elles une conduite ou leur imposer votre diktat, entre dans le cadre de l’éveil des consciences. D’autres pays l’ont usité avec succès.

Il urge de sortir la grande majorité silencieuse de la fatalité, de la facilité et de la léthargie. Nous ne sommes plus à l’époque où la Guinée vivait en autarcie. Période pendant laquelle le Guinéen avait même peur de son ombre et sombrait dans l’obscurantisme.

Les vœux du nouvel an du Président Alpha Condé sont édifiants à cet effet. Il est à se demande s’il parle de la patrie, et s’il n’est pas à la tête du pays depuis plus de 2 mandats américains. Pis, en maître des horloges, il vient d’encenser son 1er Ministre tributaire du dialogue social, avant de l’écarter des négociations avec les syndicalistes en grève, au profit d’un ministre qui ne détient pas les cordons de la bourse, encore moins en charge du secteur incriminé. Il continue de jouer la montre, pendant que l’année blanche se fait de plus en plus pressante pour les écoliers.

Dans un mois, la Guinée aura voté pour des Communales qui tardent à être bouclées un an après. Sans compter les députés qui ont ouvert la boite de Pandore de l’autoprorogation de leur mandat, alors qu’ils ont voté une loi de finances qui ne comporte pas le budget de l’organisation des élections législatives. C’est une forfaiture.

Il est temps de changer de paradigmes à travers la mutualisation des différentes stratégies, issues de la participation de citoyenneté active de tous les expatriés.

Il est temps de mettre en sourdine tous les mots/maux qui gangrènent la société guinéenne, et nous accorder sur le maître-mot de SOLIDARITÉ, ou à tout le moins PATRIOTISME.

Vive la brave et valeureuse Diaspora guinéenne.

Fodé Mohamed Soumah

Président de la Génération Citoyenne « GéCi »

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Handicap visuel : tout savoir sur l’écriture braille avec Georges Niang

5 janvier 2019 à 9 09 05 01051
George Sagna Niang, président de l’Union guinéenne des aveugles et mal voyants

La journée du 04 janvier de chaque est consacrée à la célébration de l’écriture braille. Un système d’alphabet en relief qui permet aux aveugles et aux malvoyants de lire et d’écrire. En Guinée, l’union guinéenne des aveugles et malvoyants a décidé de commémorer cette journée en différé cette année.

Mais, le président de la structure s’est confié hier, vendredi 04 janvier 2019, à la rédaction de Guineematin.com pour parler de cette journée mondiale et spécifiquement de l’écriture braille. Il s’agit de Georges Sagna Niang, malvoyant de naissance, diplômé en sociologie et cadre à la Direction Communale de l’Education (DCE) de Dixinn.

Décryptage !

Guineematin.com : ce vendredi, 04 janvier 2019, c’est la journée internationale de l’écriture braille. Parlez-nous de cette écriture.

Georges Sagna Niang : oui vous l’avez dit, le 04 janvier de chaque année, est célébrée la journée mondiale braille. Ce n’est pas l’anniversaire du braille en tant que tel, mais c’est l’anniversaire de la naissance de l’inventeur de l’écrire braille qui est né le 04 janvier 1809 en France. Il se nomme Louis Braille et c’est à l’âge de 16 ans qu’il inventa l’écriture braille en 1825. Une écriture en forme de tactile que les aveugles et malvoyants peuvent utiliser pour lire et écrire. Cet inventeur est mort le 06 janvier 1852.

Guineematin.com : combien de points comportent une cellule braille ?

Georges Sagna Niang : l’écriture est fondée sur une base de six points qui représentent toutes les lettres de l’alphabet français. A partir de ces six points, on peut tirer toutes les lettres que nous voulons mais ça dépend des positions de ces lettres en question.

Guineematin.com : combien de points représentent une lettre ?

Georges Sagna Niang : par exemple, la lettre A c’est un seul point. Quand on cherche la lettre A c’est le point A, c’est-à-dire un point en haut à gauche ; le B ce sont les points 1 et 2 ; le C c’est 1, 2 et 3 ainsi de suite.

Guineematin.com : avec quoi peut-on écrire en braille ?

Georges Sagna Niang : nous avons des instruments spéciaux pour utiliser cette écriture. Nous avons ce qu’on appelle la tablette, qui permet à l’élève d’introduire une feuille et d’écrire à l’aide d’un instrument qu’on appelle le poinçon qui a un bout pointu qui représente le stylo et qui ne finit pas parce qu’il est en fer. Nous avons aussi une machine qui a été inventée il y a très longtemps, appelée machine Perkins qui a au moins neuf boutons et qui permet d’écrire l’alphabet braille. Et avec la mondialisation, aujourd’hui la personne déficiente visuelle : aveugle ou malvoyante utilise les outils informatiques.

Guineematin.com : vous les déficients visuels de Guinée, comment faites-vous pour vous procurer de ces outils de travail qui ne sont pas quand même facilement accessibles ?

Georges Sagna Niang : nos outils, on les obtient à travers nos partenaires de l’extérieur, des personnes de bonne volonté qui essayent de nous acheter ces matériels à l’extérieur et nous les envoient. Ils sont très chers, et même le papier spécialisé qu’on utilise ne se trouve pas en Guinée, nous utilisons à sa place le bristol ou une autre qualité de papier.

Guineematin.com : combien d’écoles y a-t-il en Guinée où on peut apprendre à lire et à écrire à travers l’écriture braille ?

Georges Sagna Niang : d’abord, il faut rappeler que tous les pays du monde ont des écoles spécialisées dans le domaine de l’écriture braille. En Guinée nous n’avons qu’une seule école : c’est à la cité de solidarité et il y a au moins 58 élèves qui apprennent l’alphabet braille là-bas. Je sais que c’est peu par rapport au nombre de personnes déficientes visuelles en République de Guinée parce que la mendicité domine sur la scolarisation. Quand même nous continuons à sensibiliser les gens pour qu’il y ait plus d’enfants aveugles scolarisés que d’enfants aveugles mendiants.

Mais à part cette école qui se limite au niveau de la sixième année, il n’y a pas une autre école spécialisée dans le domaine du braille. Et même dans cette école, une fois que les enfants finissent leur examen d’entrée en 7ème année, ils sont appelés à aller au collège, mais il n’y a pas de collège spécial pour les déficients visuels. Donc nous avons un système d’intégration qui permet d’intégrer les enfants malvoyants dans le milieu qui n’est pas le leur, c’est-à-dire le milieu des personnes voyantes. A travers cette intégration, ils arrivent au niveau universitaire et obtiennent des diplômes.

Guineematin.com : en parlant d’examens nationaux, comment ça se passe la correction des traités des élèves déficients visuels ?

Georges Sagna Niang : chaque année, lorsque nous avons des candidats à l’examen d’entrée en 7ème année au niveau du centre Sogué, la direction communale de l’éducation de Ratoma est informée ainsi que le service examen. Le jour de l’examen, des surveillants spécialisés en matière de braille sont postés dans chaque salle d’examen. Il y a deux surveillants : un surveillant spécialisé en braille et un surveillant affecté par la DCE. Et une fois l’épreuve finie, on emballe les copies dans une enveloppe, on écrit braille là-dessus pour essayer de faire la différence au niveau de la correction.

Et une fois à la correction, il y a des enseignants qui connaissent le braille qui font partie de la commission de correction. L’enseignant spécialisé en braille passe devant la commission et lit ce que l’élève malvoyant a écrit sur sa feuille, et l’appréciation est là, on note l’enfant. Ils peuvent échouer comme tous les autres enfants et peuvent aussi réussir comme tous les autres enfants.

Guineematin.com : aujourd’hui, est-ce que vous avez un appel à lancer à l’endroit des autorités du pays à propos des déficients visuels ?

Georges Sagna Niang : je lance un appel aux autorités compétentes pour qu’elles essayent de doubler d’efforts dans la formation des enfants malvoyants et qu’elles essayent de scolariser tous les déficients visuels pour lutter contre la mendicité. Ouvrir les portes aux organisations des personnes handicapées parce que ce sont aussi des personnes porteuses de projets pour le développement de la nation. Cette journée nous permet de dire halte à la discrimination sociale, à la marginalisation et vive la considération et que le gouvernement essaie d’embaucher les personnes porteuses d’un handicap visuel diplômées.

Interview réalisée par Salimatou Diallo pour Guineematin.com

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