Bilan de la législature, gestion du Pr. Alpha Condé… Ce qu’en dit Damaro Camara (interview)

1 janvier 2019 à 15 03 00 01001

« L’histoire retiendra que le professeur Alpha Condé aura mis en œuvre le commencement des grandes infrastructures routières. Imaginez, du kilomètre 36 à Dabola, une route deux fois deux, ce que ça peut faire à l’économie des préfectures traversées. Et, l’histoire retiendra que malgré nos réserves de bauxites, qu’après cinquante ans d’exploitations, l’histoire retiendra que c’est sous Alpha Condé que la Guinée est devenue le premier producteur et exportateur de cette ressource nationale ».

La session budgétaire au compte de cette année a été bouclée ce lundi, 31 décembre 2018. Cette session met également fin au mandat de cette législature. Dans un entretien accordé à quelques médias dont Guineematin.com, le président du groupe parlementaire du RPG arc-en-ciel est revenu sur les grands projets qui ont été réalisés au cours de la législature actuelle. Il a aussi donné son point de vue sur l’actualité sociopolitique de notre pays, la gestion du président Alpha Condé, et les perspectives qu’il souhaite pour la Guinée en 2019.

Décryptage !

Vous venez d’achever la session ordinaire du budget. Ce qui clos les cinq (5) années de la législature actuelle. Concrètement, quelle est la leçon de cette législature ?

L’honorable Amadou Damaro Camara : je crois que le président de l’Assemblée nationale a fait un excellent discours. Un discours de rassemblement, un discours de félicitation. Je crois que la leçon qu’il faut tirer de cette législature est que nous avons l’Assemblée nationale la plus équilibrée de l’Afrique, où l’opposition a- comme le disait le président- une minorité de blocage. Mais, nous avons réussi à toujours négocier pour faire voter cinq (5) lois organiques. Parce que toutes les lois organiques qui nous ont été proposées, aucune n’a été rejetée parce qu’il fallait la majorité qualifié des deux tiers. Ça, c’est un premier aspect.

Ensuite, nous avons eu 240 textes de lois (dont le dernier est le code civil qui a été voté avant-hier et qui avait soulevé un débat national). Nous nous sommes mieux connus. Je crois que les députés ont beaucoup plus pris conscience de leur rôle, de la représentation nationale. Et, je suis sûr que les prochaines législatures feront mieux que la législature actuelle, qui a mon sens, dans un débat parlementaire, a pris un enjeu beaucoup plus important cette fois-ci que les législatures précédentes.

Justement, vous avez quand même eu des débats houleux. Concrètement, qu’est-ce qui n’a pas marché ?

Honorable Amadou Damaro Camara : vous savez, c’est le temple de la politique. Souvent, on a des positions préconçues, on a des positions données par les états-majors des partis. Souvent, on a des réactions qui ne sont pas en fonction des débats ; mais, en fonction des positions politiques. Ça, c’est regrettable. On aurait dû travailler sur beaucoup d’autres sujets et voter ensemble. Mais, même nous de la majorité, il est arrivé qu’on retourne certains textes dont l’élaboration ne nous a pas satisfait pour amener le gouvernement à une autre lecture. Comme le gouvernement nous a envoyé aussi souvent des textes, à une seconde lecture pour que les députés revoient leurs copies. Cela s’est passé. Ce qui n’a pas marché, c’est qu’il y a souvent eu des coups de gueules, il y a souvent eu des propos qui ne nous honorent pas, il y a souvent eu des accusations gratuites de certains députés à l’endroit d’autres, sans aucune base de preuve. Ça, c’est regrettable. Mais, globalement, la législature a été une bonne législature, et pour l’opposition et pour la mouvance présidentielle.

Honorable, quelques heures seulement nous séparent de 2019. Qu’est-ce qui vous a le plus marqué cette année, notamment du point de vue de la gouvernance ; et, dites-nous quelles sont les recommandations pointues qui doivent orienter le gouvernement ?

Honorable Amadou Damaro Camara : vous savez que l’action gouvernementale est une œuvre humaine. On le regarde comme de l’eau dans un verre. On peut le regarder comme le verre à moitié plein ou à moitié vide. Ça dépend de ce que l’on veut faire passer comme message. Donc, c’est sûr que le professeur Alpha Condé lui-même président de la République, n’a pas pu faire tout ce qu’il a voulu faire. Et aussi, tout ce qu’il a fait n’est pas dans la perfection ou dans l’état dans lequel il aurait voulu qu’il soit. Mais, au-delà des cloisonnements politiques, l’histoire retiendra que le professeur Alpha Condé est le père de l’électrification de la Guinée. L’histoire retiendra que le professeur Alpha Condé aura mis en œuvre le commencement des grandes infrastructures routières. Imaginez, du kilomètre 36 à Dabola, une route deux fois deux, ce que ça peut faire à l’économie des préfectures traversées. Et, l’histoire retiendra que malgré nos réserves de bauxites, qu’après cinquante ans d’exploitations, l’histoire retiendra que c’est sous Alpha Condé que la Guinée est devenue le premier producteur et exportateur de cette ressource nationale. Et, dans les cinq (5) prochaines années, selon toutes les conventions que nous avons passées ici, la Guinée commencera à transformer une proportion beaucoup plus importante de cette bauxite en alumine et en aluminium. Ce qui pourrait faire du domaine des mines, le socle pour un développement du secteur agricole, du secteur infrastructurel dans le pays. Et aussi, l’histoire retiendra que chaque année, avec l’augmentation de la population, nos importation de riz, notre alimentation de base, avait atteint plus de 500 mille tonnes de riz. Alors qu’à cause de la politique agricole du professeur Alpha Condé, d’assistance agricole par les herbicides, notre importation de riz est en train de diminuer d’année en année. Et aussi, l’anacardier qui est sur le marché international, plus de 1 700 dollars la tonne, dans deux ou trois ans, serait considérée comme une production nationale. Et, le fonio qu’on a juste cultivé comme une culture vivrière derrière les cases, est en train de devenir une culture industrielle. Moi qui vous parle, j’ai récolté avec mes machines et autres cette année, presque 16 tonnes. Rien qu’en fonio que je veux mettre en sachet pour éventuellement mettre dans les supermarchés ou exporter. Ça, ce sont des choses qui n’ont rien à avoir avec mes positions politiques, qu’on peut dire globalement négative. Parce qu’on est de l’opposition. Mais, on n’éteint pas le courant parce qu’il est venu de quelqu’un qui n’est pas de ma mouvance politique.

Justement, pour conserver ces acquis, vous avez fait des recommandations dans le sens de qualifier, dans le sens de pérenniser. Quelles sont ces recommandations non seulement du côté de l’opposition, mais aussi de la mouvance ?

Honorable Amadou Damaro Camara : j’avoue que l’opposition dans son rôle de critiques et de suggestion, est d’utilité publique. Je l’ai toujours dit. L’opposition est nécessaire à une démocratie. Ce sont des cadres qui sont dans l’opposition, ce sont des cadres qui ont géré ce pays dans des secteurs, il y a des grand commis de l’Etat parmi les députés de l’opposition, ils ont fait des propositions. Mais, malheureusement, ils critiquent beaucoup plus qu’ils ne font des propositions. Alors qu’aujourd’hui, le Chef de file de l’opposition, c’est de critiquer, faire des propositions, en rencontrant le Chef de l’Etat, bien sûr sur proposition de celui-ci, mais il n’est jamais arrivé. Sinon, le Chef de file de l’opposition devait faire des propositions dans un mémo et déposer au président de la République. Et, vous vous rendrez compte, j’oubliai cela, que la Guinée qui n’avait aucun hôtel, en a une dizaine aujourd’hui. Les recommandations, c’est d’améliorer, de qualifier la gouvernance. De lutter contre la corruption, de se doter de moyens juridiques de lutte contre la corruption, d’accélérer les procédures de passation de marché qui sont souvent des causes de corruption. De faire respecter la loi et de rehausser le respect de l’autorité de l’Etat. Parce que croyez-moi, sans autorité de l’Etat, sans un Etat fort, il n’y a pas de démocratie. Alors, ce sont des recommandations que nous nous faisons. On nous lie souvent notre rôle de législateur qui fait les lois et qui contrôle l’action gouvernementale, on croit que parce que nous sommes de la mouvance, nous devons répondre de ce qui se fait au niveau de l’exécutif. Non, nous sommes des législateurs et nous demandons nous aussi à l’exécutif ce qu’il faut souvent faire. Il est arrivé qu’on leur dise, l’année dernière par exemple, ce budget, nous n’allons pas le voter s’il n’y a pas eu ceci, s’il n’y a pas eu cela.

On rappelle que vous êtes le président du groupe parlementaire de la majorité présidentielle. A votre arrivé en 2013, le budget était de 12 mille milliards. Aujourd’hui, il est de 22 mille 313 milliards. Qu’est-ce qui explique ce succès à votre niveau ?

Honorable Amadou Damaro Camara : si je dois me limiter à la dernière session budgétaire, le Premier ministre Chef du gouvernement, Kassory Fofana, a introduit quelque chose de très important. Premièrement, il a réduit le train de vie de l’Etat, en coupant 20% du budget de consommation, le budget de fonctionnement des ministères pour les réorienter vers les investissements. Deuxièmement, il a créé un fonds, pour parler en français facile, des budgets d’affectations spéciales. C’est d’envoyer à peu près 600 milliards rien que dans les communes pour leurs infrastructures, désormais selon leur importance, qui doivent aller essentiellement aux besoins sanitaires et scolaires des communes. En 2014, le premier budget que nous avons eu avec le président Alpha Condé, le budget de l’éducation était à 4,7% du budget de l’Etat. Aujourd’hui, nous sommes à peu près à 18%. Les syndicats veulent qu’on réduise ce pourcentage de l’investissement dans le secteur éducatif pour les faire en salaires. Le budget de la santé était à 1,7%. Au-delà même des institutions liées aux structures collatérales du ministère de la Santé, le budget est parti aussi de 1,7% à peu près 10% aujourd’hui du budget national. Ce sont des progrès réalisés et je disais tout à l’heure, les recettes minières ont presque triplées pendant cette période. Et, nous avons quand même eu plus de trois milliards de dollars de prêts, financés de l’extérieur, d’investissements qui sont passés chez-nous ici. Et, imaginez-vous que tout ça, c’est très peu d’appuis budgétaires ; mais, beaucoup plus d’investissements dans les infrastructures pendant cette seule législature.

Propos recueillis et décryptés par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

Read More

Kankan : 135 accidents de la circulation, dont 13 mortels, en 2018

1 janvier 2019 à 14 02 26 01261
Colonel Mory Sangaré

Les services de la sécurité routière de Kankan ont communiqué hier, lundi 31 décembre, le bilan des accidents de la circulation enregistrés courant 2018. Contrairement à Siguiri, où on est à 1 008 cas d’accidents de la route, la préfecture de Kankan n’en a connu que 135 cas, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la capitale de la Haute Guinée.

Selon des chiffres donnés par le Colonel Mory Chérif, chargé de la sécurité routière du commissariat central de la police routière Kankan, cette année il a été enregistré 135 cas d’accidents. Une progression par rapport à l’année 2017 où seulement 89 cas avaient été signalés.

« Du 1 er janvier 2018 à nos jours, en matière d’accident de la circulation routière dans la commune urbaine de Kankan, 135 cas d’accidents été constatés. Sur ces 135 cas, 13 cas ont été mortels, 13 cas de blessés graves, 47 cas de blessés légers, 13 cas avec des dégâts matériels importants, 49 cas de dégâts matériels légers, 80% sont des jeunes ».

Comme c’est souvent le cas, les mêmes raisons sont évoquées pour expliquer ces cas d’accidents de la circulation : l’excès de vitesse, le non-respect de la distance de sécurité et du changement de direction sans précaution.

En outre, le Colonel Mory Chérif annonce que des mesures sont envisagées pour 2019 en vue de minimiser les risques d’accidents. « En ce qui concerne l’année 2019, nous serons exigeants, surtout pour ces infractions qui occasionnent ces accidents, notamment l’excès de vitesse. Maintenant, toute personne qui sera prise en excès de vitesse sera sévèrement sanctionnée. Donc, nous invitons les usagers de la route à la prudence ».

Notre interlocuteur n’a pas manqué de signaler le manque de personnel et logistique qui empêche son service de mener à bien ses activités. Selon le Colonel Mory Chérif « en premier lieu, l’effectif nous manque. Puis, nous sommes en manque de moyens logistiques. La sécurité routière n’a pas un véhicule qui assure le transport. Souvent, on utilise la voiture du commandement, ce qui nous aide au moins à assurer le transport des engins accidentés à notre base ». «

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA, pour Guineematin.com

Tél : 00224 627 24 13 24

Read More

Siguiri : plus de 1000 accidents de la circulation enregistrés en 2018

1 janvier 2019 à 13 01 57 01571

Notre pays a connu, courant 2018, de nombreux accidents de la circulation qui ont coûté la vie à des milliers de personnes avec des dégâts matériels importants. Pour la préfecture de Siguiri, la route a fait plus de mille morts au compte de l’année qui s’est achevée hier, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Selon le commissariat spécial de la sécurité routière de Siguiri, ce sont mille quatre vingts (1 080) accidents de la route, dont 96 décès, qui ont été enregistrés dans la préfecture au compte de 2018. C’est le commandant Jean Marie Doumbouya, commissaire spécial de la sécurité routière de Siguiri qui a donné ces statistiques à travers une rencontre avec les médias locaux.

Commandant Jean Marie Doumbouya

Pour le commandant Doumbouya, « Siguiri est une des préfectures du pays qui enregistre les plus grands nombres d’accident de circulation. Au cours de l’année 2018, nous avons enregistré 1080 cas d’accident de circulation, dont 96 cas mortels. Ces accidents ont fait 280 blessés graves, 120 dégâts matériels, 30 véhicules et 87 motos. Des blessés légers ont été également enregistrés ».

En ce qui concerne les causes de ces drames, le commandant Jean Marie Doumbouya dit que « les accidents sont dû à l’excès de vitesse et à l’état d’ivresse des conducteurs. C’est pourquoi, nous avons pris des dispositions pour limiter les accidents ».

Il est tout de même à craindre que ce chiffe connaisse une hausse d’autant plus que la célébration de la fête du 31 décembre est parfois émaillée d’accidents souvent mortels.

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guineematin.com

Read More

Assassinat de Mme Boiro : de lourdes peines de prison requises contre Junior et Cie

1 janvier 2019 à 11 11 33 01331
Feue Mme Boiro

Le dossier Mohamed Diallo, alias Junior, et ses coaccusés, poursuivis pour l’assassinat de madame Boiro et Paul Temple Cole, a entamé son dernier virage hier, lundi 31 décembre 2018, au tribunal criminel de Dixinn. L’audience a été consacrée aux réquisitions du ministère public et aux plaidoiries des avocats de la partie civile. De lourdes peines de prison pourraient tomber dans ce dossier avec dix huit personnes poursuivies, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Dans cette affaire, dix huit (18) personnes sont poursuivies pour association de malfaiteurs, vol à main armée, assassinat, tentative d’assassinat, détention illégale d’armes de guerre et de munitions, détention et consommation de chanvre indien, coups et blessures volontaires, recel et complicité. Sur les dix huit accusés, six (6) sont en fuite, et un est décédé.

Ce sont : Mohamed Sankhon, Elhadj Oumar Barry, Alpha Oumar Bah, Oumar Lamarana Diallo, Ibrahima Sory Bah, Lieutenant Colonel Amadou Bangoura, Capitaine Ibrahima Sidibé, Elhadj Ousmane Baldé, Mohamed Bangoura, Jean Dodo Onivogui, Mohamed Diallo dit Junior, Ibrahima Diogo Diallo, Alpha Keita, Djibril Diallo, Sansy le nigérian, Mamadou Lamarana Kanté, Thierno le Boucher et Maïga le Malien

Pendant plusieurs heures, les avocats des victimes ont expliqué les circonstances dans lesquelles leurs clients ont trouvé la mort et ont demandé à ce que les présumés coupables soient condamnés à la hauteur de leurs crimes tout en requérant le payement d’un franc symbolique.

Me Salifou Béavogui

L’un des avocats de la défense, maitre Salifou Béavogui, a cherché pendant ses plaidoiries à démontrer « qu’à la date du 9 novembre 2012, tous les mis en cause ont participé de près ou de loin à la commission des infractions pour lesquels ils sont poursuivis. Nous avons également démontré, avec preuves à l’appui, que Mohamed Diallo, alias Junior, était celui là qui participait activement en tant que complice à la réalisation de ces infractions et au delà il était le receleur. Donc, nous avons plaidé que ces personnes soient retenues dans les liens de la culpabilité. Et nous avons sollicité le franc symbolique parce que, ce procès, ce n’est pas un procès à connotation pécuniaire. Ce procès, c’est pour punir ceux qui ont arraché à l’affection non seulement de sa famille et mais également de l’Etat. Ce dossier n’a pas livré tous ses secrets, mais de toutes les façons, comme nous sommes en première instance, je pense que nous irons en Appel ».

Me Lancinet Sylla

Pour sa part, l’autre avocat de la partie civile, maitre Lancinet Sylla, a dit que des zones d’ombre existent toujours dans ce dossier. « Il y a des interrogations qui auraient dû trouver des réponses, mais qui restent encore posées. Un procès doit permettre à la manifestation de la vérité. Le droit de la victime est de savoir la vérité quelques soit les condamnations qui seront prononcées. On avait voulu que toutes les parties civiles soient entendues, parce qu’il y a de ces parties civiles qui ont fait des déclarations très troublantes. Nous avons donné la liste des témoins, mais ces témoins n’ont pas été entendus ».

Pour sa part, le procureur Daouda Diomandé, a expliqué dans ses réquisitions que toutes les preuves démontrent que ce double assassinat était prémédité et les accusés étaient des habitués des faits. Ainsi, monsieur Diomandé va demander au tribunal de retenir dans les liens de la culpabilité Lieutenant Colonel Amadou Bangoura et Mohamed Diallo, alias Junior, pour dix ans de réclusion criminelle à perpétuité et cinq ans de période de sûreté. Concernant Mohamed Sankon, Elhadj Oumar Barry, Ibrahima Sory Barry, Oumar Lamarana Diallo, Ousmane Baldé, Jean Dodo Onivogui, Elhadj Ibrahima Sow, Mamadou Fodé Touré, Ibrahima Diogo, le procureur va requérir vingt ans de réclusion criminelle et une période de sûreté de dix ans. Pour ce qui est de ceux qui sont en fuite : Alpha Keita, Djibril Diallo, Sansy le nigérian, Mamadou Lamarana Kanté, Thierno le Boucher et Maïga le Malien, le ministère public a requis 30 ans de réclusion criminelle et demande à la cour de décerner un mandat d’arrêt contre eux.

Ensuite, l’occasion devait être donnée aux avocats de la défense pour leurs plaidoiries. Mais, le juge a renvoyé le dossier à l’audience du 07 janvier 2019. Sans doute qu’ils feront leurs plaidoiries ce jour-là.

Ce renvoi n’a pas été du goût d’un des avocats de la défense. Maître Abou Camara n’a pas caché sa déception dans le traitement de ce dossier.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com

Read More