Manifestation à Dubréka : les citoyens dénoncent les exactions des force de l’ordre

23 janvier 2019 à 21 09 02 01021

Comme annoncé dans une précédente dépêche, rien ne va plus entre les populations des quartiers de Tersé, de Yorokoguiya et de Gbéréyiré, dans la commune urbaine de Dubréka, et les responsables des sociétés ALAM et AMG, spécialisées dans l’exploitation du granite. Les habitants des lieux ont encore manifesté leur colère ce mercredi, 23 janvier 2019, pour protester contre le refus de ces sociétés de réaliser des infrastructures dans leur localité, a appris sur place Guineematin.com à travers ses envoyés spéciaux.

Les habitants de cette partie de Dubréka sont très en colère. Ils dénoncent le manque d’infrastructures (écoles, forages, hôpitaux…) dans leur localité, malgré les multiples richesses liées à l’exploitation du granite par les sociétés ALAM et AMG. Seulement, cette manifestation a conduit à la destruction d’édifices publics et privés, comme le bureau du conseil de quartier de Tersé, la boutique et le domicile du chef de quartier de Tersé, des maisons appartenant à des particuliers, entre-autres.

Les jeunes manifestants avaient érigés des barricades, empêchant ainsi la circulation routière sur la nationale Dubréka-Boké. Mais, l’intervention musclée des forces de l’ordre, composée de gendarmes et de policiers, a permis de libérer la circulation.

Selon nos informations, après avoir ramené l’ordre sur la voie publique, les agents sont rentrés dans les domiciles des citoyens pour procéder à des interpellations, avec parfois une violence inouïe.

Sékou Camara

Pour Sékou Camara, un habitant des lieux, « nous avons manifesté sans faire de dégâts. Mais, les policiers sont venus, ils ont massacré tout ce qu’on a dans la maison. Ils ont pillé tout. On a demandé notre droit aux sociétés. Elles exploitent le granite ici, ça explose. La poussière nous fatigue. Avec tout ça, même l’eau, nous n’avons pas. Les policiers sont rentrés chez nous, ils ont gâté la télévision, le congélateur, emporté 18 millions de FG de ma maman et de mon jeune frère. Après, ils sont rentrés chez ma marâtre pour piller tout ce qu’elle avait comme biens », a-t-il lancé avant de se faire embarqué.

Mamady Condé

Pour sa part, Mamady Condé, dit Lélé Fothé, gérant d’un café, a vu toute sa marchandise volée aux éclats. Il accuse les agents d’avoir attaqué et pillé son kiosque. « Comme vous le savez, depuis trois jours, les jeunes de Tersé manifestent. Les jeunes sont sur la voie publique et ne font rien aux citoyens. Mais ce matin, les policiers sont rentrés dans nos maisons pour nous attaquer et piller nos biens. Voyez mon café, les policiers ont gâté la porte à l’aide de leurs armes. Puisqu’ils n’ont trouvé personne ici, ils ont emporté mon poste récepteur, la télévision, mes cigarettes, les jus et les brochettes de ma femme. Bref, toute ma marchandise a été emportée et aujourd’hui, je n’ai plus rien », a-t-il laissé entendre.

En outre, Mamady Condé, domicilié là depuis une trentaine d’années, a dit que la société avait promis de les appuyer dans le cadre du développement local. Mais, tout cela n’était que de la poudre aux yeux. « Nous sommes aujourd’hui inquiet. Si sortir pour revendiquer nos droits nous coûte ce que nous venons de subir de la part des forces de l’ordre, on ne sait plus quoi faire. Ces sociétés qui exploitent ces granites sont là il y a 19 ans maintenant. En 2010, date marquant leur 10 ans en Guinée, elles ont promis de nous construire des forages, des hôpitaux, un collège et ont promis d’offrir à la fin de chaque mois, 8 chargements de granite au quartier de Yorokoguiya, 4 chargements à Tersé et 4 à Gbéréyiré. Cela, pour permettre à la localité de se développer. Mais, depuis cette date, on n’a rien vu. Voyez nos maisons, voyez nos manguiers, la poussière a fait qu’elles ne font plus de fruits. L’impact de cette exploitation de granite fait que nos femmes font des fausses couches. Avant-hier, un granite a explosé et la pierre s’est retrouvée dans le lit d’un habitant de Yorokoguiya. Avec tout ça, ces sociétés ne font rien pour nous dédommager », a-t-il fustigé.

Momo Arafan Soumah

Egalement interrogé par Guineematin.com, Momo Arafan Soumah, président du conseiller de quartier de Tersé, qui a vu son bureau saccagé, sa maison et ses véhicules attaqués par des jeunes, trouve le problème ailleurs. Selon lui, cette manifestation ne vise nullement pas des revendications sociales, mais politiques. « Moi, je suis très surpris, parce que Yorokoguiya n’est pas égal à Tersé et ALAM n’est pas dans Yorokoguiya et moi je ne suis pas gestionnaire des taxes de Yorokoguiya. Nous, nous n’avons qu’un chargement mensuel. (…) C’est des haines et des rancœurs. Ils ont détruit chez-moi à cause de quoi ? Maintenant, si c’est un fauteuil qui amène nos parents à nous agresser, moi je suis très déçu. Ce sont gens qui veulent ma place, ils veulent être chefs de quartier », accuse Momo Arafan Soumah.

De retour de Dubréka, Ibrahima Sory Diallo et Mohamed Doré pour Guineematin.com

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Décret : Lansana Chérif Haïdara relevé de ses fonctions

23 janvier 2019 à 20 08 54 01541

Par un décret rendu public dans la soirée de ce mercredi, 23 janvier 2019, le président de la République, le professeur Alpha Condé, a relevé de ses fonction monsieur Lansana Chérif Haïdara, Directeur Général de la loterie nationale de Guinée (LONAGUI), « pour malversations financières ».

Dans le même décret, le président de la République a demandé à l’agent judiciaire de l’Etat de procéder à la poursuite judiciaire de l’intéressé.

On apprend que c’est à la demande du Premier ministre, Ibrahima Kassory Fofana, que Lansana Chérif Haïdara a été relevé de ses fonctions et qu’il doit aujourd’hui faire face à une poursuite judiciaire. Il lui est reproché le détournement de plus de 27 milliards de nos francs à la Direction Générale de la loterie nationale de Guinée, selon un rapport d’audit de l’Inspection Générale d’Etat (l’IGE ).

A suivre !

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Lutte contre les violences basées sur le genre : vers la création d’une coordination nationale

23 janvier 2019 à 19 07 44 01441

Plusieurs organisations de défense des droits de l’’Homme ont pris part à une table ronde organisée ce mercredi, 23 janvier 2019 à Conakry. Elles ont discuté sur les stratégies à mettre en place pour lutter plus efficacement contre les violences basées sur le genre en Guinée. Et au nombre de ces stratégies envisagées, figure la création d’une coordination nationale de lutte contre les VBG, a appris un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Cette rencontre fait suite à une première table ronde organisée en novembre dernier par des ONG féminines dans le cadre des 16 jours d’activisme. Les ONG : Amnesty International, WAFRICA, FONDASIA, UPAC et AIW se sont réunies au siège du centre d’accueil de femmes et jeunes filles AIW (African Initiatives for Woman), à Kipé, dans la commune de Ratoma. « C’est dans ce même sens qu’on s’est rencontré pour partager non seulement le bilan d’abord de la table ronde (organisée en novembre 2018), en plus voir les perspectives de la mise en place effective d’une coordination de lutte contre les VBG.

Donc ici aujourd’hui, on a réuni pas mal de participants, on a expliqué l’idée exactement de quoi il s’agit et on a discuté sur comment est-ce qu’il faut faire, les stratégies qu’il faut adopter pour la mise en place de cette coordination de lutte contre les VBG », a expliqué Fatoumata Diaraye Bah, responsable jeune des questions de genre à Amnesty Internationale, au sortir de la rencontre.

Selon Fatoumata Diaraye Bah, après la mise en place de cette coordination en perspective, il faudra ensuite aller à la rencontre de tous les acteurs concernés par la question des violences basées sur le genre pour que tous s’impliquent dans le combat contre ces pratiques néfastes. « Ce qu’il faut savoir, il y a d’autres acteurs. Ce n’est pas que des journalistes, des ONG de défense des droits de l’Homme. Il y a aussi des médecins qu’il faut approcher, il y a l’OPROGEM, il y a le côté juridique, celui psychologique, le psychosociale, puisque si on parle de VBG, on parle de toutes ces personnes, il y a des avocats aussi.

Donc nous comptons aller rencontrer toutes ces personnes-là, tous ces acteurs-là afin de les inviter à venir avec nous, parce que c’est en ce moment-là que la lutte va être efficace. Et si nous unissons nos efforts, nous pensons qu’on peut avoir du meilleur. Parce qu’il existe déjà d’autres plateformes qui luttent contre les VBG, ce n’est pas parce que ça n’existe pas, mais nous pensons que c’est pour mieux faire. Donc pour mieux faire, il faut associer tous les acteurs qu’on pense être importants dans la lutte pour avoir un meilleur résultat », a-t-elle souligné.

A rappeler que les violences basées sur le genre sont très récurrentes en Guinée. Selon les dernières statistiques qui datent d’il y a plusieurs années, 92% des femmes de 15 à 49 ans ont subi une forme quelconque de violences basées sur le genre.

Fatoumata Djouldé Diallo pour Guineematin.com

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Sédentarisation des fonctionnaires : Alpha Condé amer contre ceux qui spolient les biens de l’Etat

23 janvier 2019 à 18 06 34 01341

A l’occasion du lancement officiel du Numéro d’Identification Fiscale Permanent (NIFP), organisé ce mercredi, 23 janvier 2019, à la Direction Nationale des Impôts, le président Alpha Condé a dénoncé la sédentarisation des cadres de l’administration. Selon le chef de l’Etat guinéen, cet état de fait a pour conséquences le détournement des deniers publics par ces cadres qui s’offrent de belles villas à Conakry, rapporte le journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Décryptage !

« Monsieur le Premier ministre, nous avons la sédentarisation des fonctionnaires. Comment voulez-vous qu’un receveur qui était sous la deuxième République, sous le CNDD militaire, gère autrement ? Il ne va pas gérer autrement, il est habitué à voler, il est habitué à trafiquer. Comment voulez-vous qu’il change ? La sédentarisation est l’un des grands problèmes que nous avons. Il faut désormais mettre fin à la sédentarisation.

Un fonctionnaire ne doit pas rester en place plus de cinq ans. Mais, vous avez peur d’enlever les fonctionnaires. Il va aller alerter son village, sa préfecture, et les gens vont dire, vous avez enlevé mon fils à son poste. Mais, quand on veut bien gérer, on doit avoir le courage de faire face à la population.

Si quelqu’un de Dubréka gère mal, on doit l’enlever et dire à la population de Dubréka qu’il a mal géré et il doit partir. Quand quelqu’un de Kankan gère mal, on doit l’enlever, quelqu’un de Labé etc. Il n’a qu’à aller mobiliser la population et on lui dira la vérité. On est là pour gérer les biens de l’Etat, pour protéger la population.

Parce que, si aujourd’hui nous faisons le recensement des belles villas à Nongo et autres, on sera très surpris. Ceux qui crient de plus à la corruption, on verra qu’ils ont quatre, cinq ou six immeubles.

Alors, messieurs les diplomates, je peux lancer un défi. Nous allons faire le recensement de très belles villas, des immeubles au bord de la mer. Mais, ceux qui violent la loi, en faisant les remblayages, vous serez très surpris de voir qui sont les propriétaires. Et, beaucoup de gens qui crient aujourd’hui vont fuir de honte, parce que nous savons comment ils ont géré ce pays, comment ils ont pillé. Si vous regardez la Guinée à partir de l’hélicoptère, vous vous demandez si vous êtes en Guinée. Vous voyez des immeubles partout.

Alors, dernièrement, lorsque le chef de file de l’opposition du Burkina était là, on a été voir les femmes au Boulevard Diallo Telly. Mais, je lui ai dit, je ne comprends pas où les guinéens prennent l’argent pour construire les immeubles 6 à 8 étages. Il m’a dit, président, c’est la main invisible des différents riches. Il a dit, quand les gens n’ont pas confiance, ils cachent l’argent, quand ils ont confiance, l’argent sort. Alors, ne soit pas surpris qu’il y ait des immeubles partout ».

Il reste à savoir si l’on va rester au stade des dénonciations. Car, le président Condé a habitué les guinéens à de nombreuses dénonciations des cas de détournement sans jamais que des têtes tombent. On s’en prend au menu fretin pour laisser les gros bonnets passer entre les mailles du filet : Office Guinéen de Publicité (OGP), Office Guinéen des Chargeurs (OGC), Société de Gestion de l’Aéroport de Conakry (SOGEAC), Loterie Nationale de Guinée (LONAGUI), Projet coton de Kankan,…

Propos recueillis par Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tel : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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L’IRE de Mamou aux responsables du lycée Doukouré : « si les enfants ne passent pas, ils vous mangeront cru »

23 janvier 2019 à 18 06 26 01261

Après trois jours de manifestations dans les écoles de la ville de Mamou, les autorités éducatives locales rencontrent les responsables des établissements concernés pour plancher sur la question. La première rencontre a eu lieu ce mercredi, 23 janvier 2019, et elle a concerné le lycée Elhadj Aboubacar Doukouré. L’occasion pour l’inspecteur régional de l’éducation de Mamou de mettre en garde les responsables de l’école, a constaté Guineematin.com, à travers son correspondant à Mamou.

Après les chaudes journées de lundi et de mardi, des manifestations ont été enregistrées ce mercredi encore dans certains établissements scolaires de la ville de Mamou. Des élèves en colère ont manifesté pour la troisième journée consécutive pour protester contre la programmation des compositions de premier semestre alors même que les cours n’ont pas été dispensés.

Face à cette situation, les autorités éducatives locales ont décidé d’organiser des réunions avec les responsables et les enseignants des différentes écoles pour plancher sur ce problème qui intervient tout juste après la grève des enseignants qui a paralysé l’école guinéenne durant les trois derniers mois. Et la première réunion tenue ce mercredi, 23 janvier 2019, a porté sur la situation du lycée Elhadj Aboubacar Doukouré, le plus grand de la ville.

Devant le Directeur Préfectoral de l’Education (DPE) et l’Inspecteur Régional de l’Education (IRE), le proviseur du lycée Doukouré a expliqué les problèmes auquel est confronté son établissement. « Les problèmes du Lycée Doukouré, c’est d’abord au niveau de nous les responsables : mon directeur des études monte les professeurs contre moi.

Durant ma maladie, tous les enseignants sont venus me rendre visite sauf lui. Il dit que c’est moi qui l’empêche d’être principal. Mais moi je me remets à Dieu. Et pourtant, il faut une compréhension mutuelle entre nous, une synergie d’actions entre nous. Je joue le rôle du censeur et du directeur des études », a déclaré Ousmane Koita, proviseur du lycée Elhadj Aboubacar Doukouré.

Après avoir écouté le proviseur, le DPE, Mamady Magassouba, et l’IRE, Elhadj Kerfala Mansaré, ont tour à tour pris la parole pour interpeller les responsables de l’établissement sur la nécessité de s’entendre et de faire en sorte que les élèves puissent étudier et être évalués. L’Inspecteur Régional de l’Education les a mis en garde contre toute mauvaise organisation qui conduirait à l’échec des élèves. « Il faut que le proviseur trouve des méthodes pour gérer son établissement.

Chacun doit prendre sa responsabilité pour que nos écoles changent. Chacun de nous doit jouer sa partition. Si on n’évalue pas les enfants, ils ne passeront pas en classe supérieure. Et si les enfants ne passent pas, ils vous mangeront cru. On exige de vous un calendrier pour les cours de rattrapage. Pour les évaluations, planifiez entre vous. Formons nos enfants, remplissons notre mission, soyons correctes », conseille Elhadj Kerfala Mansaré.

Après ceux du lycée Doukouré, les responsables et les enseignants d’un autre établissement scolaire passeront demain jeudi devant les autorités éducatives, pour parler des problèmes de leurs écoles et essayer d’y apporter des réponses appropriées.

De Mamou, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

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Torture à Labé: des gendarmes accusés

23 janvier 2019 à 17 05 50 01501

Des agents de l’escadron mobile numéro 8 de la gendarmerie départementale de Labé sont accusés d’avoir infligé des sévices corporels à Mamadou Korka Sow, un citoyen de la commune rurale de Tountouroun. Les faits se seraient produits depuis dimanche dernier mais, c’est seulement hier, mardi 22 janvier 2019, que la victime a porté l’affaire chez le préfet, rapporte l’un des correspondants de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Récemment, le sous-préfet de Tountouroun a accusé une jeune fille, qu’il a nuitamment hébergé à sa résidence, d’avoir volé la somme de deux millions de francs guinéens appartenant à sa femme. L’affaire a fait du bruit et les citoyens s’en étaient pris au sous-préfet. Des agents de l’escadron mobile numéro 8 de la gendarmerie, appelés à la rescousse, sont venus à Tountouroun asperger du gaz lacrymogène sur les citoyens.

C’est au cours de cette opération que les agents se seraient livrés à des tortures sur la personne de Mamadou Korka Sow. Selon lui, « quand les agents sont venus, ils ont chassé tout le monde sur les lieux. Mais, comme c’est moi qui suis parti ramener la fille qui est accusée d’avoir volé la somme de deux millions dans la résidence du sous-préfet de Tountouroun, j’ai insisté à ce que la fille, qui est une cousine à moi, ne soit embarquée que si le plaignant, qui est le sous-préfet, lui même nous suit. C’est ainsi qu’il y a eu un petit tiraillement entre les forces de l’ordre et moi. Ils ont pris leurs matraques pour me tabasser avant de me menotter. C’est ainsi qu’ils m’ont jeté dans leur pickup. C’est lorsqu’ils m’amenaient à Labé au niveau de leur base, qu’ils ont blessé tout mon dos à laide d’une petite lame de scie qu’ils détenaient. Ils m’ont blessé jusqu’au niveau des fesses. Difficilement j’arrive à m’asseoir. Dans la bagarre, j’ai perdu également plus d’un million de francs guinéens. Je suis allé rencontrer le préfet hier mardi, 22 janvier 2019, pour l’informer. Il a vraiment compati à mon sort. Mais, en commun accord avec la collectivité, le maire de la commune rurale de Tountouroun a pris la charge de tous mes soins. Je me soigne actuellement au centre de santé de Tountouroun. Mais, si je vois les agents qui m’ont fait cela, je vais les reconnaître tous ».

Elhadj Safioulaye Bah, préfet de Labé

Joint au téléphone, le préfet de Labé, Elhadj Safioulaye Bah a confirmé qu’effectivement ce jeune est venu le rencontrer. Il a ajouté qu’il est inadmissible qu’un agent des forces de l’ordre agisse de telle sorte parce qu’il est en mission de maintien d’ordre. Tout de même, selon le préfet, c’est à la victime de porter plainte ou non contre ces agents de maintien d’ordre.

Toutes nos tentatives pour joindre le colonel Nango Richard, le premier responsable de l’escadron mobile numéro 8 de la gendarmerie de Labé, sont restées vaines.

Depuis Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Aziz Diop sur le RPG AEC de Kankan : « l’énergie citoyenne est galvaudée par des intérêts égoïstes »

23 janvier 2019 à 17 05 37 01371
Aziz Diop, préfet de Kankan

Comme d’habitude, au début de chaque année, le préfet de Kankan dresse un bilan annuel des activités menées sur le terrain au compte de sa juridiction. Face aux médias locaux, Aziz Diop s’est prêté au même exercice en mettant en lumière les progrès intervenus dans les secteurs stratégiques de développement de la préfecture en 2018, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Au cours de cette entrevue avec les médias, Aziz Diop est revenu sur certains secteurs qui ont réalisé des performances courant 2018. Selon le préfet, « sur le plan de l’agriculture, il faut retenir que la préfecture de Kankan est dans un processus de vulgarisation agricole, car il y a eu une autonomie très poussée chez les paysans. Cela est dû à l’accompagnement personnel du président, le Pr Alpha Condé. Aujourd’hui, il y a une autonomie alimentaire et une diversité alimentaire grâce à l’introduction de nouvelles techniques agricoles ».

Sur le plan de l’habitat, Aziz Diop salue les travaux effectués à Kankan dans le cade de l’urbanisation. « Sur le plan de l’habitat, on a mis en place une politique d’aménagement pour toutes les localités de Kankan afin de les assainir et les lotir. Les cases et les pailles se remplacent progressivement par les habitats décents. Cela dénote de la création de la richesse au niveau local », soutient-il.

Pour ce qui est du secteur de la culture et du sport, le préfet de Kankan se félicite de la prestation des équipes locales au plan national. « Durant l’année 2018, Kankan a fait des résultats extraordinaires, d’abord en prenant la coupe dotée du trophée Professeur Alpha Condé. Contre toute attente, l’équipe de Kankan a pu battre les grandes équipes à Conakry, comme l’équipe de Beyla et celle de Kaloum. Ce qui nous a valu le titre de champion en cette année 2018. Ce qui est d’ailleurs une première pour la préfecture.Également sur le plan culturel, les ensembles instrumentaux viennent de rentrer de Conakry et le premier prix a été remporté par l’ensemble instrumental de Kankan », a fait remarquer Aziz Diop.

Cependant, monsieur Diop n’a pas occulté l’actualité sociopolitique mouvement que la préfecture a connue, notamment les bisbilles sur la tête de liste du RPG Arc-en-ciel pour occuper la tête de la commune urbaine. « Sur le plan politique, je ne vous apprends rien, vous le savez, les citoyens de Kankan ont donné une majorité écrasante au RPG lors des communales. Mais malheureusement, cette victoire n’est pas valorisée positivement, on n’a pas tenu compte de l’énergie citoyenne qui est galvaudée aujourd’hui par des intérêts égoïstes au sein du parti majoritaire. Donc bilan : contestation à l’interne, le développement local est freiné. Or, ça doit être impulsé par les élus locaux qui sont l’émanation du peuple ».

Enfin, il faut rappeler qu’au-delà des progrès enregistrés, beaucoup reste à faire pour impulser le développement socioéconomique de cette localité favorable au parti au pouvoir.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Sécurisation des recettes fiscales : Alpha Condé lance officiellement le NIFP

23 janvier 2019 à 17 05 23 01231

Le président de la République, Alpha Condé, a lancé officiellement, ce mercredi 23 janvier 2019, le Numéro d’Identification Fiscale Permanent (NIFP). Un outil créé au sein de la Direction Nationale des Impôts et qui rentre dans le cadre de la stratégie de modernisation du système fiscal guinéen en vue de l’élargissement de l’assiette fiscale. L’évènement a connu la présence de plusieurs membres du gouvernement, de diplomates accrédités en Guinée et de quelques opérateurs économiques, a constaté sur place Guineematin.com, à travers un de ses reporters.

L’administration fiscale guinéenne vient de se doter d’un nouvel outil appelé Numéro d’Identification Fiscale Permanent (NIFP) pour sécuriser les recettes intérieures. C’est une suite des réformes engagées par le gouvernement au sein de la Direction Nationale des Impôts et celle des Douanes pour étendre le rendement des impôts par l’implication du système bancaire en vue de la sécurisation des recettes.

Dans son discours de circonstance, Ismaël Dioubaté, le ministre du Budget, a indiqué que désormais « tous les payements des impôts et taxes dus par les grandes et moyennes entreprises et tous les payements des droits de douane se feront par virement RTTS quel que soit le montant. Cette mesure est rentrée en application depuis le 15 janvier 2019. A ce jour, avec la plateforme d’interconnexion, l’inter phasage entre les régies financières et la Banque Centrale de la République ; les paiements des impôts, douanes et redevances se font en temps réel.

La plateforme que vous (le président de la République) allez lancer ce jour, permettra de faciliter les opérations de réconciliation entre les régies financières, le trésor et la Banque Centrale. Tout ce dispositif contribuera à favoriser l’élargissement de la matière imposable, à renforcer et à sécuriser les procédures de recouvrement des impôts, droits, taxes et redevances en limitant au strict minimum l’interférence des manipulations expresses des agents publics. Monsieur le président de la République, soyez rassuré, aucun autre mode de paiement, notamment les chèques barrés, simplifiés, à fortiori les espèces, n’est autorisé », a dit ministre du Budget.

En procédant au lancement officiel du NIFP, le chef de l’Etat, Professeur Alpha Condé, a donné des instructions fermes à son ministre du Budget dans le cadre de la sécurisation des recettes. « Monsieur le ministre, tout payement au-dessous de 10 millions se fera obligatoirement par modèle électronique. Au-dessus, ça sera le paiement par virement bancaire. Pas de signature de chèques barrés parce que nous savons, les chèques barrés en Guinée ne sont pas sécurisés. Donc il s’agit aujourd’hui de faire en sorte que nous soyons capables de sécuriser nos ressources intérieures. Il faut se dire la vérité, en étant gentil on peut dire qu’au moins 1/3 des ressources intérieures ne vont pas dans les caisses de l’Etat.

Pourtant, dès le début, nous avons essayé de lutter contre cela en faisant l’unicité des caisses ; que tous les fonds soient payés à la Banque Centrale. Et cela n’a pas arrêté. Aujourd’hui donc, c’est un ensemble de réformes. C’est bien d’élargir l’aspect de l’impôt, il faudrait que l’impôt rentre, mais aussi que tout soit payé. Les différents impôts : je vais commencer par l’impôt foncier qui rentre le moins. Au début, lorsque j’ai voulu interdire qu’on paye les loyers en devise, mon petit frère Kassory m’a dit non, Président il n’y a pas assez de maisons en Guinée, il n’y a pas assez de bureaux.

Laisse les gens d’abord construire, si tu ne les laisses pas construire, on n’aura pas de bureaux. Aujourd’hui on a des bureaux partout, on a des immeubles partout, donc maintenant on va appliquer la loi. En Guinée, tous les paiements se font en franc guinéen, on n’acceptera plus le paiement de loyer en dollars. Ça c’est fini. Deuxièmement, nous avons les grands immeubles, les appartements loués à 2 mille et 4 mille dollars, mais où sont les impôts ? Désormais, tout le monde payera les impôts », a annoncé le président Alpha Condé.

La cérémonie a pris fin par la visite des locaux du Bureau de Régulation Fiscale (NIF Permanent) par le président de la République.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tel : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Guinée : Kalemodou Yansané attaque la décision du MATD annulant son élection comme maire

23 janvier 2019 à 16 04 58 01581
Honorable Kalemodou Yansané

Comme on le sait, le ministre de l’Administration du territoire et de la Décentralisation a annulé l’élection de l’honorable Kalemodou Yansané de l’UFDG à la tête de la mairie de Matoto. Pour fonder sa décision,
le Général Boureima Condé sur les perturbations enregistrées après le décompte des bulletins.

Dans un mémorandum adressé à la presse, l’honorable Kalémodou Yansané est revenu sur ce qui s’est passé le 15 décembre 2018 à Matoto, défendu la régularité de son élection et annoncé des recours, gracieux et à la Cour Suprême.

Ci-dessous, Guineematin.com vous propose l’essentiel de ce mémorandum :

Sur convocation des autorités de tutelle, les conseillers élus de la Commune de Matoto se sont retrouvés le samedi 15 décembre 2018 au siège de ladite Commune pour élire les membres de l’exécutif communal.

Sur les quarante-cinq (45) conseillers élus et représentés, trente-neuf (39) étaient physiquement présents dans la salle. Des procurations ont été présentées pour les six (6) conseillers absents dans la salle : à savoir une procuration pour l’UFDG et cinq procurations pour le RPG.

Conformément au Code des collectivités locales, le plus âgé des conseillers élus qui n’était pas candidat a présidé la séance.

Après les vérifications d’usage, les membres du bureau de vote ont recueilli les candidatures au poste de maire. Il y a eu deux candidats.
Monsieur Kalémodou Yansané de la liste de l’UFDG et
Monsieur Mamadouba Tos Camara de la .liste du RPG.

Pour les besoins du scrutin, il y avait des bulletins de couleur rouge et jaune. J’ai choisi le bulletin rouge et mon adversaire a choisi le bulletin jaune.
Après que toutes les vérifications et formalités préalables aient été effectuées, nous sommes passés au vote qui s’est déroulé sans incidents de quelle que nature que ce soit (vote effectué par bulletin secret et dans l’isoloir)

Dès après l’ouverture des 45 enveloppes Mr Moussa Keita qui assistait le tenancier du registre des décomptes rouge et jaune, a fait une première tentative de perturbation du processus. Il a été sorti de la salle. Moins de cinq minutes plus tard, il a été encore autorisé à réintégrer la salle et a repris sa place à la loge des superviseurs (premier indice).

Le dépouillement a été aussitôt entrepris. Les résultats après deux décomptes m’ont donné 23 voix sur 45, il ne restait plus qu’à poursuivre les autres scrutins pour élire les adjoints.

C’est après ce dépouillement que Monsieur Moussa KEITA, qui a remplacé dans la salle le Secrétaire Général de la Commune, s’est levé pour se saisir des bulletins jaunes du RPG avant de les déchirer publiquement. Il a été aussitôt arrêté par la police et conduit au commissariat situé dans la cour de la Commune avant d’être libéré les heures qui ont suivi. Il faut signaler que Mr Keita est effectivement inscrit à la 44eme position sur la liste des candidats du RPG pour les communales de Matoto.

On se pose alors les questions suivantes :

  1. Qui a autorisé Mr Moussa Keita à faire partie de l’équipe de supervision du vote alors qu’il est lui-même candidat non élu sur la liste du RPG ?
  2. Pourquoi va-t-il déchirer les bulletins de son parti (RPG) si ce dernier avait véritablement gagné ?
  3. Pourquoi il a été libéré après avoir commis cette grave forfaiture ?
  4. Pourquoi les opérations de vote n’ont pas continué après son retrait de la salle ?

Contrairement aux déclarations du Ministre de l’Administration du Territoire selon lesquelles, ce sont des individus incontrôlés venus de l’extérieur qui ont troublé la quiétude des opérations de vote, des preuves irréfutables existent pour établir que c’est Mr Moussa Keita qui est à l’origine des troubles enregistrés après le dépouillement. Normalement, après son arrestation par les Forces de Sécurité, les autres scrutins auraient pu se tenir si le camp des perdants n’avait pas profité de l’occasion pour tenter de saboter mon élection au poste de Maire.

Je dois rappeler que mon élection s’est déroulée en présence de la Presse écrite et audiovisuelle, ainsi que des observateurs représentants les listes en compétition. La publicité des opérations de dépouillement est une règle essentielle qui a été bien observée lors de mon élection au poste de Maire. Il y a eu un véritable contrôle populaire dans la mesure où les électeurs ont suivi l’ensemble des opérations du scrutin et le dépouillement a été régulièrement effectué en leur présence. Toute la presse présente a relayé l’information confirmant ma victoire.

Il va sans dire qu’aucun élément factuel ou conceptuel ne pouvait justifier la décision du Ministre, en date du 16 décembre 2018, ordonnant la reprise de mon élection au poste de Maire de Matoto.

C’est pourquoi, j’ai décidé de contester sa décision, d’abord, par un recours gracieux devant lui et, ensuite, par un recours en annulation devant la Cour suprême. Je voudrais préciser que le recours en annulation introduit devant la Cour suprême vise l’annulation d’un acte administratif illégal et non à trancher un contentieux électoral.

En effet, j’estime que pour les motifs de fait et de droit ci-après, la décision du Ministre est illégale et doit par conséquent être rétractée ou annulée purement et simplement :

1- Aux termes des dispositions de la Constitution et des lois électorales, notamment pour le cas d’espèce les dispositions combinées des articles 140 du Code des collectivités locales et 114 du Code électoral, la reprise d’une élection, quel qu’elle soit, ne peut être ordonnée que par le juge électoral compétent ayant préalablement annulé ladite élection ;

2- En droit guinéen, le juge électoral est la seule autorité compétente pour valider ou invalider un scrutin ou une élection, que celle-ci soit directe ou indirecte, nationale ou locale ;

3- La séparation des pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire consacrée par notre Constitution est l’un des principes constitutionnels communs à tous les États membres de la CEDEAO ;

4- Pour la mise en place de l’Exécutif communal, l’article 135 alinéas 2 du Code des collectivités locales dispose : L’élection à lieu au scrutin secret et à la majorité absolue. Il est tenu autant de scrutins que de postes à pourvoir ;

5- Le scrutin organisé le 15 décembre 2018 pour l’élection au poste de Maire de Matoto s’est très bien déroulé jusqu’à sa clôture ;

6- La clôture d’un scrutin intervient après l’achèvement des opérations de dépouillement, c’est à dire après l’achèvement des opérations qui concourent à la détermination des résultats du bureau de vote concerné ;

7- Les résultats du dépouillement après deux décomptes m’ont donné 23 voix sur 45, il ne restait plus qu’à poursuivre les autres scrutins pour élire les adjoints ;

8- Les troubles provoqués par Mr Moussa Keita sont survenus après le dépouillement.

                        Kalémodou Yansané 
                    Député à l’Assemblée Nationale
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Accusé d’avoir tenté d’assassiner le maire de Siguirini, Bassy Kaba répond : « C’est un coup contre moi »

23 janvier 2019 à 16 04 04 01041

Bassy Kaba, accusé de tentative d’assassinat contre le maire de Siguirini, est sorti de son silence. Interrogé par le correspondant de Guineematin.com à Siguiri, l’intéressé rejette les accusations portées contre lui et se dit victime d’un coup monté.

Au cours de son arrestation, le samedi 19 janvier 2019, Bassy Kaba a été grièvement blessé par ceux qui l’ont interpellé. Depuis, il est admis à l’hôpital préfectoral de Siguiri pour des soins. C’est là que le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture a échangé avec lui autour de l’accusation de tentative d’assassinat contre le maire de la commune rurale de Siguirini qui pèse contre lui. L’intéressé dément avoir attenté à la vie du maire et dénonce une mise en scène visant à mettre main sur lui.

« Le samedi 19 janvier, à 9 heures, j’ai pris ma moto pour aller au marché hebdomadaire de Nètèmafra. Arrivé à Siguirini, je suis passé dire bonjour à Nènè Vieux chez lui. Après j’ai continué mon chemin jusqu’à la sortie de la ville, où j’ai vu deux personnes sur une moto qui me suivaient. Ils m’ont bloqué le passage, en me demandant de me rendre à la mairie, que le maire a besoin de moi.

Pendant que je parlais avec ces deux, les autres qui étaient dans la brousse sont sortis. Ils ont commencé à me frapper, à m’injurier. Comme j’avais de l’argent sur moi, j’ai tenté de fuir. Un d’entre eux a pris le fusil pour le braquer contre moi, ils ont récupéré mon sac. Ils m’ont emmené de force jusque devant le maire pour me présenter comme étant celui qui voulait l’assassiner. C’est un coup contre moi », explique-t-il.

Mis à la disposition de la justice, Bassy Kaba continue son traitement à l’hôpital préfectoral de Siguiri. Après quoi, il devra aller s’expliquer devant le tribunal de première instance de Siguiri.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Affaire Paul Moussa Diawara : la Cour d’Appel « suspend » les débats

23 janvier 2019 à 15 03 59 01591

Il y a de cela deux semaines, les avocats de Paul Moussa et d’Inza Bayo, poursuivis pour détournement de fonds publics et complicité, avaient demandé la récusation du juge en charge du dossier, alors que l’on s’acheminait vers les plaidoiries et réquisitions.

Finalement, il a été demandé au juge Ibrahima Kabélé Bangoura de surseoir à la suite du procès au tribunal correctionnel de Kaloum jusqu’à ce que la Cour d’Appel statue là-dessus, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Paul Moussa Diawara et Inza Bayo, respectivement ancien directeur général et ancien comptable de l’Office Guinéen de Publicité (OGP) sont poursuis pour le détournement de dizaines de milliards de francs guinéens et par l’Agence Judiciaire de l’Etat. Après de nombreuses séances consacrées aux débats, l’on s’acheminait vers les plaidoiries et réquisitions, quand les avocats de la défense ont demandé la récusation du juge, Ibrahima Kabélé Bangoura. Une attitude qui avait été dénoncée aussi bien par les avocats de l’Agence Judiciaire de l’Etat, maitres Lanciné Sylla et Joachim Gbilimou, que par le Procureur, Ousmane Sankhon.

Pour la journée de ce mercredi 23 janvier 2019, les deux prévenus étaient attendus au tribunal correctionnel de Kalium. Mais, Paul Moussa Diawara et Inza Bayo ne se sont pas présentés à la barre. Ils ne se sont pas également fait représenter. Par contre, maitres Lanciné Sylla et Joachim Gbilimou étaient dans la salle d’audience.

Après avoir appelé le dossier, le juge Ibrahima Kabélé Bangoura a donné des informations relatives à la requête des fins de récusation formulée par maitre Salifou Béavogui et Cie. « L’affaire a été renvoyée à ce jour pour réquisitoire et plaidoirie. Mais, à la date du 17 janvier dernier, nous avons reçu une correspondance de monsieur le premier président de la Cour d’Appel dans laquelle il nous est ordonné de surseoir à la continuation des débats dans cette affaire en attendant la décision qui sera rendue suite à la requête sollicitant notre récusation. Ceci étant, et au vu de cette correspondance, le tribunal a réagi en ces termes : au vu de la lettre numéro 003, cabinet premier président, Cour d’Appel, du 17 janvier 2019 et ce, conformément aux dispositions de l’article 741 alinéa 3 du code de procédure pénale, le tribunal sursoit à la continuation des débats en attendant toute décision relative à la demande de récusation sollicitée par les prévenus », a fait savoir le juge.

Désormais, la balle est dans le camp du premier président de la Cour d’Appel qui va se prononcer sur cette demande de récusation que les avocats de l’agence judiciaire de l’Etat qualifient de manœuvres dilatoires de la partie adverse.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 17 99 17

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Vive tension à Dubréka : le bureau du quartier Tersè saccagé, plusieurs personnes interpellées

23 janvier 2019 à 15 03 51 01511

Le quartier Tersè, dans la commune urbaine de Dubreka était en ébullition ce mercredi matin. Plusieurs habitants de la localité sont descendus dans la rue pour manifester contre les sociétés d’exploitation de granit basées dans la zone. Les manifestants ont saccagé le bureau du quartier avant d’être dispersés par les forces de l’ordre qui ont procédé à des interpellations, rapporte un envoyé spécial de Guineematin.com à Dubreka.

Au moins deux sociétés exploitent des carrières de granit situées dans le quartier Tersè (Commune urbaine de Dubréka). Mais, les populations locales en ont marre de constater leurs « richesses » partir tous les jours sans aucun impact sur le terrain. C’est pourquoi, plusieurs habitants de la localité manifestent depuis quelques jours contre cette situation.

Dans la matinée de ce mercredi, 23 janvier 2019, ils étaient nombreux dans la rue pour se faire entendre. Les manifestants ont bloqué la circulation sur la route nationale Dubréka-Boké et certains jeunes en colère sont allés s’en prendre au siège du quartier Tersè qu’ils ont mis à sac. Ils dénoncent ainsi les sociétés d’exploitation du granit basées dans la localité, mais aussi les autorités locales, accusées de n’avoir pas grand-chose pour améliorer l’image de leur quartier.

Les habitants de Tersè réclament la construction d’infrastructures comme : des écoles pour permettre à leurs enfants de pouvoir étudier plus facilement ; du goudron pour mettre fin à la poussière qui les fatigue suite au passage des camions et des emplois pour les jeunes de la localité entre autres. Mais, les forces de l’ordre sont intervenues pour les disperser et rétablir la circulation. Plusieurs manifestants ont été également interpellés.

Nous y reviendrons !

De Dubreka, Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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Siguiri : manifestation contre la société Henan Chine

23 janvier 2019 à 15 03 47 01471

Un mouvement de colère a éclaté ce mercredi, 23 janvier 2019, dans la préfecture de Siguiri. Des habitants du district de Télèlagui, dans la commune urbaine, sont sortis manifester contre la société chinoise Henan Chine, en charge de la construction de la route Siguiri-Kintinia. Les citoyens dénoncent la poussière qui les fatigue et le comportement des chinois, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Ils sont nombreux les habitants du district de Télèlagui, situé sur la route Siguiri-Kintinia en chantier, à descendre dans la rue ce mercredi matin. Ils sont sortis exprimer leur ras-le-bol face à la poussière qui se dégage du chantier et contre ce qu’ils considèrent comme étant un mépris des responsables de la société Henan Chine, en charge des travaux de construction de cette route, à leur égard. Les manifestants ont érigé des barricades sur la route pour empêcher la circulation.

« Depuis le début de ces travaux, nous n’arrivons pas à bien respirer. Nous mangeons de la poussière et nous respirons de la poussière. Tous les citoyens sont malades. Les chinois nous considèrent comme des animaux. Ils viennent arroser la partie où ils travaillent en nous laissant dans la poussière comme si nous nous sommes des animaux. C’est pourquoi nous avons barricadé la route ce matin. Il n’y aura pas de passage tant qu’il n’y a pas de compromis entre nous », a indiqué Sansouma Traoré, le président du district de Télèlagui.

Ce mouvement de protestation a entraîné l’arrêt de toutes les activités de la société Henan Chine. Et, de nombreuses personnes, notamment des travailleurs de la SAG qui empruntent cette route, ont été bloqués à ce niveau.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Meurtre d’un présumé voleur : sa famille demande une somme de 500 millions

23 janvier 2019 à 10 10 34 01341

Le procès des accusés dans le meurtre du jeune Moussa Sow, pris en flagrant délit de vol et battu à mort, a connu son dernier virage hier, mardi 22 janvier 2019, avec les réquisitions et plaidoiries des parties au procès. Au banc des accusés, trois membres d’une même famille : Oumou Khairy Diallo, Mariama Diouldé Diallo et Mamadou Saliou Diallo. Ils sont poursuivis au tribunal criminel de Dixinn pour coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner, rapporte une journaliste que Guineematin.com a dépêché sur place.

Après les explications des accusées, des parents de la victime et des responsables du quartier Hamdallaye 2, le dossier a tourné autour des plaidoiries et réquisitions pour la journée de ce mardi.

Dans sa plaidoirie l’avocat de la partie civile, maître Dianwadou Barry, est revenu brièvement sur les circonstances dans lesquelles son client, Moussa Sow à trouvé la mort, dans la nuit du 29 au 30 octobre 2018, avant de demander cinq cent millions de francs guinéens à titre de dommages et intérêts. « C’est lorsque Moussa Sow revenait du terrain de football, à 19 heures, qu’il a été poursuivi par un pick-up de la police. Pour s’échapper, il s’est introduit dans la cour de la famille Diallo. C’est ainsi qu’Oumou Khairy Diallo et ses enfants ont ligoté Moussa Sow pour le frapper jusqu’à ce que mort s’en suive. Mais, ils continuent à le nier. Qu’on nous dise alors, qui a tué Moussa Sow ? Qui l’a ligoté ? Je demande à ce que le tribunal retienne Oumou Khairy Diallo et ses enfants, Mariam Diouldé Diallo et Mamadou Saliou Diallo dans les liens de culpabilité et au payement d’une amende de cinq cent (500) millions de francs guinéens à titre de dommages et intérêts aux plaignantes, Aminata Barry et Fatoumata Barry », a plaidé l’avocat.

Par contre, le procureur Daouda Diomandé, ne va pas partager pas cette version donnée par l’avocat de la partie Civile. « Mr le président, il faut qu’on explique les faits comme ça s’est passé. Aujourd’hui, vous avez un travail difficile, parce que vous devez apprécier les différentes versions des faits. Je vous remercie pour votre sagesse dans la conduite de ce dossier, puisque c’est cela qui a permis la comparution des témoins clefs qui ont éclairé la lanterne des gens dans ce procès. Mr le président, Oumou Khairy et sa famille ne devraient pas être en prison, parce que les choses sont claires dans ce dossier. Le jeune s’est introduit frauduleusement dans la concession de la famille Diallo pour voler. La mère de famille a crié au secours, les gens sont venus lui porter secours, et cela a été prouvé ici à travers les témoignages des autorités du quartier. Le conseil de la partie Civile a posé la question de savoir qui a tué Moussa Sow? Je lui réponds que c’est la foule, et ces faits ne sont pas imputables à Mme Oumou Khairy Diallo et sa famille. Il n’y a aucune preuve qui prouve le contraire. C’est pour cette raison que le ministère public demande de relaxer Oumou Khairy Diallo, Mariama Diouldé Diallo et Mamadou Saliou Diallo pour des faits de crime non constitué », a-t-il requis, avant de déplorer le fait que les citoyens se fassent justice en Guinée.

Après les plaidoiries de la partie civile et les réquisitions du procureur, ce fut autour des avocats de la défense de plaider la cause de leurs clients. Maître Aissatou Bah et Maître Alsény Sylla estiment que le procureur a déjà dit tout ce qu’ils avaient à dire dans cette affaire. Ils ont indiqué que pour condamner leur client, il faudrait établir les faits d’imputabilité, chose que les plaignants ont été incapables d’établir.

Maître Alsény Sylla a d’ailleurs souligné que « Aminata Barry, la sœur du défunt Moussa Sow, devrait être en prison pour recel à la place de ses clients, parce que Moussa Sow avait dit avant de mourir qu’il partageait le butin avec sa sœur ». C’est pourquoi, maitre Sylla va demander au tribunal la relaxe pure et simple de ses clients pour des faits non imputables à leur égard. En outre, l’avocat de la défense va demander que le tribunal condamne Aminata Barry et Fatoumata Barry au payement de cent millions de franc guinéens pour plainte abusive.

Le tribunal a mis l’affaire en délibéré pour décision être rendue le lundi 28 janvier 2019.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com

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Trafic de drogue : 5 ans de réclusion criminelle requis contre Busna Ssum Doveiga

23 janvier 2019 à 10 10 32 01321

Les plaidoiries et réquisitions ont eu lieu hier, mardi 22 janvier 2019, dans le procès de Busna Ssum Doveiga Nanfanchanna, un Bissau-guinéen poursuivi pour trafic international de drogue et jugé par le TPI de Mafanco (Conakry). Le procureur a requis 5 ans de réclusion criminelle et une lourde amende contre l’accusé, a constaté Guineematin.com, à travers un de ses reporters.

Dans ses réquisitions, la procureure Joséphine Loly Tenguiano, a rappelé les circonstances de l’arrestation de Busna Ssum Doveiga Nanfanchanna à l’aéroport international de Conakry-Gbessia. Ensuite, la représentante du ministère public a demandé au tribunal de le condamner à 5 ans de réclusion criminelle et au payement d’une amende égale au triple de la valeur de la cocaïne saisie. « Le trafic international de drogue est défini dans les dispositions 813 et 819 du code pénal. À l’analyse de ces deux dispositions, c’est constant que l’accusé a transporté la cocaïne.

En matière de trafic international de drogue, on n’a pas à vérifier la moralité de la personne. Aujourd’hui, ce fléau de trafic international de drogue est très récurrent dans nos États. Chez nous, la loi le réprime sévèrement, et c’est pourquoi, conformément aux dispositions des articles 813 et 819 du code pénal, je demande de reconnaitre l’accusé suffisamment coupable de trafic international de drogue. Selon l’article 116 du code pénal, je demande de le condamner à 5 ans de réclusion criminelle et au payement d’une amende égale au triple de la valeur de la cocaïne saisie. C’est-à-dire le triple de la valeur de 89 boules de cocaïne », a requis la procureure Joséphine Tenguiano.

De son côté, Me Facinet Dembadouno, avocat de la défense, a demandé au tribunal d’être clément avec son client. Car, dit-il, « il est constant que Busna a été interpellé et a coopéré avec les services de la douane. Comme il a coopéré, je demande que la peine soit atténuée, car c’est la première fois qu’il soit interpellé dans de tel cas », a-t-il plaidé.

Abondant dans le même sens, l’accusé qui a été appelé à livrer son dernier mot avant la décision du tribunal, a sollicité aussi la clémence de la justice. « Je demande au gouvernement guinéen de me pardonner. Je regrette très fort ce que j’ai fait, j’ai gâché ma jeunesse », a déclaré Busna Ssum Doveiga Nanfanchanna.

Après avoir écouté toutes les parties, le juge, Kindy Barry, a renvoyé l’affaire au 12 février 2019. Ce jour-là, le tribunal rendra sa décision sur cette affaire, relative à la saisie de 89 boules de cocaïne à l’aéroport de Conakry. L’accusé transportait cette quantité de drogue par ingérence (il a avalé les 89 boules de cocaïne), en provenance du Brésil pour la Guinée Bissau.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tél. : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Manifestation des élèves à Mamou : « on a assisté à une pluie de pierres »

23 janvier 2019 à 10 10 28 01281

Depuis le début de cette semaine, des élèves issus de différentes écoles du secondaire de la commune urbaine de Mamou descendent dans la rue pour protester contre la tenue des compositions du premier trimestre. Le mouvement de protestation, émaillé de heurts entre les élèves et les forces de l’ordre empêche quasiment le déroulement des cours dans les écoles du secondaire et sème la peur dans celles de l’élémentaire, a appris Guineematin.com de sources locales.

Les cas de blessés, de destruction de meubles et des arrestations enregistrées lundi dernier (premier jour de manifestation) n’ont pas entamé la détermination des élèves de la ville carrefour, de protester contre le démarrage des compositions de premier trimestre qui, il faut le rappeler, étaient programmées pour cette semaine dans les établissements scolaires du secondaire de Mamou. Très tôt hier, mardi 22 janvier 2019, des élèves du lycée Elhadj Aboubacar Doukouré (qui ont été délogés le lundi par des jets de pierres par les élèves du lycée Grand Ducal) ont fermé les portes de leurs classes pour empêcher la tenue de la composition. Certains ont jeté des pierres sur les agents des forces de l’ordre qui étaient postés derrière la cour. Ces derniers ont répondu par des tirs de gaz lacrymogènes. Les affrontements ont été tendus au point que certains responsables de l’école se sont enfermés dans leurs bureaux.

« Ce mardi, quand nous sommes venus à 8 heures, il était prévu d’évaluer les enfants. C’est le lycée qui était programmé. Mais, à notre grande surprise, on a vu des élèves se détacher pour aller rabattre les portes des classes, en disant qu’il n’y a pas de composition. Quand on a vu leur engagement, on est allé voir le proviseur qui nous a dit d’annoncer aux élèves que les évaluations sont reportées. Quand on a annoncé la nouvelle aux élèves, ils ont accepté de rentrer dans les classes et les cours se sont déroulés jusqu’à 10 heures. C’est à la récréation que les échauffourées ont commencé. Il y avait un groupe d’élèves dont j’ignore la provenance, qui a commencé à jeter des pierres sur les forces de l’ordre. On a essayé de les sensibiliser ; mais, ils n’ont rien voulu écouter. Au bout d’un moment, les pierres venaient de partout », a expliqué monsieur Condé, professeur de français au lycée Doukouré.

Plusieurs sources qui se sont confiées à Guineematin.com ont affirmé avoir vu des gendarmes faire irruption dans les salles de classes du lycée Doukouré pour bastonner des élèves. « Beaucoup d’enfants ont été blessés », témoigne un enseignant qui a requis l’anonymat.

Au lycée Grand Ducal, l’épicentre de la contestation contre la composition, le secrétaire général préfectoral du SLECG, Thierno Souleymane Sall, parle d’une « pluie de pierres » qui a assiégé même les délégués de la DPE (direction préfectorale de l’éducation) qui étaient partis sensibiliser les élèves.

« Le matin, on a mobilisé tous les élèves au mât. On a chanté l’hymne national parce que le drapeau a été volé lundi. Ensuite, le délégué de la DPE a pris la parole pour conseiller les élèves. Malheureusement, dès qu’il a pris la parole, on a entendu les premiers jets de pierres qui sont tombés sur les tôles. Il y avait déjà un groupe d’élèves, venus de je ne sais où, qui avaient encerclé le lycée. Nous avons vu que les cailloux venaient de partout. Alors, les élèves se sont réfugiés dans les classes. Nous avons réuni tous les élèves du lycée dans une même salle pour leur dire que si c’est à cause des compositions qu’il y a cette contestation, les compositions sont reportées à une date ultérieur. Mais, malheureusement, pendant 40 minutes, on a assisté à une pluie de pierres. C’est en ce moment qu’on a libéré nos élèves. Parce qu’on était vraiment exposé », a expliqué Thierno Souleymane Sall.

Pour le moment, le mouvement de protestation contre la composition n’a pas gagné les écoles de l’élémentaire ; mais, leur fonctionnement est largement affecté à cause de la peur qu’il provoque chez les parents d’élèves et la psychose qu’il crée chez les tous petits.

« Dès qu’il y a le moindre mouvement en ville, les parents viennent chercher leurs enfants. Tout ça, c’est parce qu’ils ont peur. Nous même les enseignants, on a peur. Mais, comme on ne peut pas abandonner les élèves et fuir, c’est pourquoi on reste ici (à l’école). Je demande aux autorités de vite trouver une solution pour que cesse ces manifestations », a confié à Guineematin.com une enseignante.

Depuis le début de ce mouvement de protestation, des réunions de crise se sont tenues au gouvernorat, à la DPE et dans certaines écoles de la place. Malheureusement, ces réunions ont l’air de galvaniser les élèves protestataires.

A suivre !

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Fin du PARSS2-RSS : autorités guinéennes et partenaires saluent les acquis du projet

23 janvier 2019 à 10 10 08 01081

Après quatre (4) années d’activités en République de Guinée, le Programme d’Appui à la Réforme du Secteur de Sécurité (PARSS2-RSS), dans sa phase 2, s’achève hier, mercredi 23 janvier 2019. A cette occasion, une cérémonie d’adieux a été organisée hier, mardi soir, dans un réceptif hôtelier de la capitale, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Cette cérémonie a été une opportunité pour les acteurs du PARSS2-RSS, de présenter les résultats du programme aux autorités, aux cadres des ministères en charge du secteur de la sécurité, aux organes du CNP-RSS et aux médias.

Alhassane Niang

Dans son discours de circonstance, Alhassane Niang, directeur adjoint du Bureau National de Stratégie Europe (BNSE) a indiqué qu’avec un budget total de plus de 7,2 millions d’euros, PARSS est un engagement fort de l’union européenne aux côtés de la Guinée, pour l’amélioration de la qualité de vie des citoyens guinéens.

« BNS Europe s’est tenue aux côtés de l’union européenne et la partie nationale pour la mise en œuvre de ses activités avec détermination et constance. A travers l’équipe qui a été mobilisée, soit une quarantaine d’experts européens, ouest-africains, dont cinq (5) femmes, c’est important de le noter car la politique du genre est nécessaire, l’expertise qui a été déployée aura permis de renforcer les capacités des acteurs de la réforme du secteur de la sécurité en République de Guinée.

Le PARSS aura donc permis d’accompagner les organes de pilotage de la reforme afin qu’ils puissent se l’approprier pleinement et en assurer le suivi. Malgré les difficultés que nous avons rencontrées, notre intervention auprès du ministère a également été continue avec la réalisation d’un audit organisationnel et fonctionnel des services en étroite collaboration avec le personnel du ministère », a notamment mentionné Alhassane Niang.

Gérard Haider

De son côté, Gérard Haider, représentant de l’Ambassadeur de l’union européenne en Guinée à cette cérémonie, a rappelé que ce projet PARSS était initialement prévu pour trois ans. Mais, suite à une demande du ministre de la Sécurité et de la Protection Civile, l’UE a accordé un an supplémentaire pour que toutes les activités programmées dans le cadre de la réalisation de ce projet puissent être réalisées. Et selon lui, cette prorogation de la durée du projet a eu comme conséquence, l’augmentation du budget.

« Je me réjouis beaucoup de la réalisation et du suivi de la réforme qui a été faite, de l’audit qui a été fait, de l’appui à la direction des ressources humaines et la création de la direction opérationnelle de la police judiciaire. Ces résultats sont pour moi une grande satisfaction, c’est aussi une preuve de la bonne collaboration internationale entre la Guinée et l’union européenne (…) Nous, on considère notre appui important. Mais, le plus important c’est vous, c’est le service national. Nous, nous ne pouvons qu’appuyer, mais c’est vous qui devez rendre service à la population », a-t-il déclaré.

Dr Osmane Dielima Kouyaté

Pour sa part, Dr Osmane Dielima Kouyaté, président de la Commission Technique de Suivi (CTS) a dit que le PARSS a été d’une utilité multisectorielle. « PARSS s’inscrit désormais dans le cursus de la formation, dans les universités pour certains étudiants qui vont s’intéresser sur la naissance et le pilotage du processus de la réforme du secteur de sécurité en République de Guinée. (…)

Le processus de la réforme en Guinée comprend deux (2) dimensions spécifiques : du point de vue méthode, la réforme ne se décline pas en objectifs, elle se présente en stratégies qu’il faut faire évoluer en objectifs stratégiques afin de lui conférer une dimension stratégique, participative, inclusive, holistique, globale et nationale. PARSS a été l’artisan de la mise en place, de la conception de cette méthodologie », a notamment révélé le président de la CTS.

Nawa Damé

Prenant la parole au nom du ministre de la Sécurité et de la Protection Civile, Nawa Damé, secrétaire général du département, a salué aussi les résultats du PARSS. Selon lui, le programme s’est investi sur un grand nombre de domaines. « Il a travaillé à la formation des membres des organes du comité national de pilotage, à la planification et au suivi et évaluation des activités de la stratégie nationale d’actions prioritaires qui définit l’ensemble des activités qui ont été retenues pour répondre aux recommandations issues de l’évaluation internationale du secteur de la sécurité en Guinée.

Des outils de suivi et d’un site internet ont été mises en place qui permettent de suivre les réalisations et de disposer à tout moment d’une situation précise quant à la mise en œuvre des activités de la SNAP. (…) Le PARSS s’est aussi concentré sur le ministère de la Sécurité et de la Protection Civile. Avec la rénovation des gestions des ressources humaines, ce secteur a constitué le point fort de l’activité du PARSS », a rappelé le secrétaire général du ministère de la Sécurité et de la Protection Civile.

Cette cérémonie a pris fin par un banquet offert par PARSS aux personnalités qui ont pris part à la rencontre.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Bitumage voirie urbaine Labé : le préfet contesté par le maire de la commune urbaine

23 janvier 2019 à 9 09 25 01251
Elhadj Safioulahi Bah

Le préfet de Labé, Elhadj Safioulahi Bah, s’est prononcé hier soir, mardi 22 janvier 2019, sur les critiques formulées par une frange importante de la population locale contre sa clef de répartition des 15 km de goudron offerts à la ville par le président Alpha Condé, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Selon Elhadj Safioulahi Bah qui était l’invité du JP de la radio nationale, les quartiers périphériques de la commune urbaine qui avaient grand espoir de bénéficier de ce goudron mais qui n’ont pas été prévus sont ceux qui sont traversés par des routes départementales ou nationales. Il semble, par exemple, que le projet du barrage hydroélectrique de Koukoutamba (Tougué) doit couvrir dans un avenir peu probable l’axe qui part du centre ville à Niéwirkoun, dans le secteur Dombi, du quartier Daka I.

Son second consiste à dire que poser le goudron pêle-mêle dans la commune urbaine n’aura aucun impact sur Labé. Ce qui lui aurait poussé à concentrer tout au centre ville.

Sauf que ces arguments sont balayés du revers de la main par les autorités communales qui ne comprennent pas pourquoi le préfet n’a pas voulu prévoir les routes pouvant aider à désenclaver les nouveaux marchés de la commune urbaine.

Aliou Laly Diallo

« Les priorités de la commune sont les structures marchandes sources de recettes de la collectivité. Avec la gare routière de Safatou, il fallait poser le goudron sur la transversale SIVITA-HAMDA. Ce qui pouvait même désenclaver le Centre d’Autonomisation des Femmes (CAAF) nouvellement construit dans la zone. C’est un bijou qui est très isolé à cause de son enclavement. La route passe par là. J’ai placé tous ces arguments là. Il y a aussi le tronçon qui part du carrefour Radar pour Pellel sur la route internationale menant vers le Sénégal. Ce tronçon traverse le marché de Thianghè, dans Tata II, que nous voulons ouvrir bientôt » regrette le maire de la commune urbaine, Mamadou Aliou Laly Diallo.

Aux dernières nouvelles, le tronçon qui débouche sur Télidjé que beaucoup disaient avoir été programmé juste pour désenclaver une des concessions privées du préfet de Labé, Elhadj Safioulahi Bah a finalement été annulé. Et le nouveau maire dit être déterminer à se battre jusqu’au bout pour faire corriger les anomalies constatées dans la clef de répartition publiée par le préfet de Labé.

On raconte que le président de la République, le Pr Alpha Condé est déjà informé de cette situation conflictuelle entre le préfet de Labé et les autorités communales.

Un autre aspect du débat qui n’échappe à l’opinion locale est cette tendance du préfet de Labé à vouloir gérer les affaires de la commune urbaine en l’absence des autorités communales. Sachant bien que la voirie urbaine est avant tout une affaire du conseil communal et son exécutif.

De Labé, Idrissa Sampiring Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (0024) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Lancement du NIF permanent : Alpha Condé attendu aux impôts ce mercredi

23 janvier 2019 à 8 08 08 01081

La sécurisation des recettes et l’amélioration de l’assiette fiscale semblent sans doute guider le fonctionnement de l’administration fiscale depuis la nomination de l’actuelle équipe dirigeante.

En permanence, les dirigeants de cette structure, initient et mettent en œuvre des réformes pour la plupart impopulaires, mais qui ont le mérite de répondre aux exigences des besoins de financement des projets de développement, qui sont faut-il le préciser, grandissants.
C’est dans cette logique, que la Direction nationale des impôts, sous le leadership de son ministre du budget, Ismael Dioubaté, a créé en son sein, un bureau spécial chargé d’effectuer la régularisation des contribuables fiscalement actifs.

C’est dans le but de prévenir les sollicitations excessives des services de gestion dans leur fonctionnement habituel, suite à l’interconnexion de la DNI avec la DGD et l’APIP.

Il s’agit pour les impots, de créer pour les contribuables, un numéro d’identification fiscale permanent (NIFP).

Ce NIFP est un nouvel identifiant qui remplace le NIF et dispose de caractéristiques permettant à l’administration fiscale d’assurer une meilleure gestion du contribuable.

Le président de la république très satisfait de la mise en œuvre de cette reforme importante qui devrait par ailleurs, conforter considérablement les recettes fiscales, a donc décidé, de rehausser de par sa présence, la cérémonie de lancement de ladite réforme, prévue ce mercredi 23 janvier dans les locaux de la Direction nationale des impôts.

Pour conférer à l’événement toute la réussite souhaitée, l’équipe des impôts autour de son Directeur national, Aboubacar Makissa Camara, était à pied d’œuvre jusqu’à tard la nuit dernière.

Donc le rendez-vous est pris pour ce mercredi 23 janvier dans l’enceinte de la Direction nationale des impôts.

MLC

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