Elhadj Ousmane, Fodé Lamine et Karamo Diandian : 3 RPGistes pour un seul fauteuil à Ouré-Kaba

22 janvier 2019 à 21 09 42 01421

« On s’est entendu sur un seul candidat. Mais, ce qui vient de se passer est une trahison. Il y a eu trois candidats. Et, nous, on n’est pas d’accord avec ça. C’est pourquoi, on est sorti de la salle »


Aly Mansaré, président du district de Sogoréyah et conseiller élu sur la liste du RPG arc-en-ciel

Les citoyens de la commune rurale de Ouré-kaba (préfecture de Mamou) doivent encore patienter avant de connaître les dirigeants de leur exécutif communal. L’opération de vote qui était prévue ce mardi, 22 Janvier 2019, pour élire le maire et les autres membres du bureau de la mairie a été suspendue dans l’après-midi, avant d’être finalement reportée à une date ultérieur. Ceci, à cause des querelles intestines enregistrées dans les rangs du RPG arc-en-ciel, au tout début de ladite opération, a appris Guineematin.com de sources locales.

Près d’une année après la tenue des élections communales et communautaires en Guinée, les populations de Ouré-kaba attendent toujours l’installation de leur conseil communal, élus au soir du 04 Février 2018. Après plusieurs hésitations, les autorités administratives de Mamou, « sur instruction du ministre de l’administration du territoire et de la décentralisation », ont fini par rompre le silence en annonçant la tenue de l’élection de l’exécutif communal dans cette commune rurale ce mardi. Sur le terrain, tout était déjà prêt pour la réussite de l’opération. Une mission de supervision, conduite par le secrétaire général de l’administration de la préfecture de Mamou, s’est même rendue à Ouré-kaba ce matin.

Mamady Diaré

Malheureusement, au moment où les opérations de vote pour l’élection de l’exécutif communal ont démarré, des querelles intestines ont éclaté entre les conseillers du parti au pouvoir, le RPG arc-en-ciel. Ces querelles interminables ont cédé la place à une cacophonie qui a obligé le superviseur, Mamady Diaré, de suspendre dans un premier temps les opérations. Et, dans un second temps, de reporter l’élection de l’exécutif communal.

« Nous remercions tout le monde, parce que tous les 23 conseillers qui sont sur la liste étaient présents dans la salle. Nous avons procédé à la lecture des principes et règlements de l’élection pour la mise en place de l’exécutif. Et, tout en disant que quand il y a une incompréhension, nous serons obligés de suspendre. A la suite du déroulement, il y a eu trois (3) candidats au sein d’un même parti, c’est-à-dire le RPG. Et, finalement, les autres conseillers du parti ont commencé à murmurer. Ils se sont levés pour dire qu’ils avaient un consensus. C’est-à-dire qu’il faut un seul candidat au niveau du RPG. Et, comme ça criait, et les cris attiraient l’attention de la foule qui était dehors, en tant que superviseur, j’ai suspendu la séance », a expliqué Mamady Diaré, le secrétaire général chargé de l’administration de la préfecture de Mamou.

Selon plusieurs sources qui étaient dans la salle de vote, c’est de justesse qu’une bagarre a été évitée sur les lieux. « Ça n’a pas été facile pour le RPG arc-en-ciel. Puisqu’on s’était dit quelque chose ; et, aujourd’hui, on a trouvé le contraire. On avait décidé de présenter un seul candidat ; et, aujourd’hui, on a été surpris de voir d’autres se présenter… » a indiqué Mamadouba Camara, conseiller élu sur la liste indépendante Benkan.

De son côté, Aly Mansaré, président du district de Sogoréyah et conseiller élu sur la liste du RPG arc-en-ciel, a dénoncé une trahison. « On s’est entendu sur un seul candidat. Mais, ce qui vient de se passer est une trahison. Il y a eu trois candidats. Et, nous, on n’est pas d’accord avec ça. C’est pourquoi, on est sorti de la salle », a-t-il expliqué.

Joint au téléphone par Guineematin.com, la tête de liste de l’UFDG à Ouré-Kaba, Elhadj Aliou Sow, a confirmé ces querelles avant de prévenir : « maintenant, c’est au gouvernement de voir. Mais, nous, on n’acceptera pas une élection-nomination à Ouré-kaba. Si les autorités veulent la paix ici, ils doivent faire une élection crédible ».

A noter que ce sont les conseillers Elhadj Ousmane Barry, Fodé Lamine et Karamo Diandian (tous conseillers élus du RPG) qui se sont présentés tous candidats ce mardi pour briguer le poste de maire de la commune rurale de Ouré-Kaba.

A suivre !

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

Lire

Pénurie de courant à Kankan : les raisons, selon EDG

22 janvier 2019 à 20 08 34 01341

Une bonne partie de la ville de Kankan est plongée actuellement dans le noir. Alors que les interrogations se multiplient sur les raisons du manque de courant dans cette partie, le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture est allé à la rencontre du responsable local de l’EDG. Selon ce dernier, cette situation est due à un manque de consommables.

Depuis la dernière visite du président de la République à Kankan, la desserte du courant du courant électrique était devenue stable dans la ville. Chaque jour, les habitants recevaient l’électricité de 8 heures à minuit. Mais, cette situation n’est plus la même aujourd’hui. Depuis quatre jours, une bonne partie de la commune urbaine est privée de courant. Et selon le directeur local de l’Électricité De Guinée (EDG), cela est dû à un manque de consommables.

« Le manque de courant est dû au fait que présentement, nous sommes en manque de consommables. Chez nous, les consommables sont le gasoil et le mazout. Il y a quelques jours, on n’a pas de gasoil. C’est pourquoi, il y a une partie de la ville qui reçoit le courant et l’autre n’en reçoit pas, parce que la centrale Varsila fonctionne. Mais du côté Kama, on nous a fait comprendre que le camion qui a quitté Conakry est tombé en panne en cours de route.

Donc jusqu’à présent ce camion n’est pas encore rentré à Kankan. C’est ce qui fait que la centrale qui fonctionne avec le fioul léger n’arrive pas à être démarrée, on ne peut pas produire sans le pétrole. Donc aujourd’hui, on n’aura le courant dans les deux côtés, selon la disponibilité des groupes et selon le programme qu’on a établi », a indiqué Yagouba Diallo, directeur d’EDG à Kankan.

On se rappelle que lors de sa dernière visite à Kankan, le président Alpha Condé avait été accueilli par des slogans comme « EDG zéro » à la place des martyrs de la ville. Plusieurs jeunes avaient profité de l’arrivée du chef de l’Etat pour l’interpeller sur le manque du courant électrique dans la capitale de la Haute Guinée. Et après le départ du président de la République, confie le directeur local de l’EDG, la ville de Kankan a bénéficié d’autres groupes qui ont permis d’améliorer la desserte du courant électrique.

Aujourd’hui, les habitants de plusieurs quartiers de la commune urbaine constatent avec regret un retour à la case départ, même si le responsable local d’EDG rassure que cette pénurie d’électricité n’est que temporaire.

De Kankan, Abdoulaye N’Koya Sylla pour Guineematin.com

Lire

Zihara de Bassara : une forte mobilisation de fidèles musulmans pour implorer la grâce divine

22 janvier 2019 à 19 07 19 01191

La 16ème édition de la Zihara de Bassara s’est tenue les 21 et 22 janvier 2019 dans ce district de la sous-préfecture de Fafaya, dans la préfecture de Koubia. Elle a réuni de nombreux fidèles musulmans, venus implorer la grâce et la miséricorde divines, a constaté le correspondant de Guineematin.com basé à Koubia.

La mobilisation a été très forte, à la hauteur de l’événement. Des autorités religieuses comme Elhadj Badrou Bah, inspecteur régional des affaires religieuses et grand imam de Labé, les anciens et actuels talibés de Bassara, des ressortissants de Koubia résidant à Conakry et dans d’autres préfectures de la Guinée, des fidèles musulmans venus du Sénégal et du Mali voisins, les Chérif de Télimélé ainsi que plusieurs autres personnalités du pays, ont pris part à cette cérémonie religieuse (Zihara), qui est à sa 16ème édition.

Pendant deux jours (les 21 et 22 janvier 2019), ils ont lu plusieurs fois le saint coran, récité des cantiques et fait des prières et bénédictions, implorant Dieu afin qu’il repende sa grâce et sa miséricorde sur notre pays pour le bonheur et la prospérité de Bassara, de Koubia et de toute la Guinée.

De Bassara, Mamadou Alpha Diallo pour Guineematin.com

Lire

Massacre du 22 janvier 2007 : défenseurs des droits humains et parents des victimes réclament justice

22 janvier 2019 à 18 06 54 01541

Il y a 17 ans jour pour jour, une marche appelée par le mouvement syndical guinéen, était réprimée dans le sang, le 22 janvier 2007, sous le règne du président Lansana Conté. Pour commémorer ce tragique événement, la Coalition Guinéenne pour la Cour Pénale Internationale (CGCPI) a rendu public une déclaration ce mardi, 22 janvier 2019 à la maison de la presse. La démarche vise à inciter les décideurs à agir pour élucider tous les cas graves de violation de droits de l’Homme pendants devant les juridictions guinéennes, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

En effet, le lundi 22 janvier 2007, des milliers de guinéens sont descendus dans les rues pour protester contre le régime de feu Lansana Conté et exiger un changement dans la gouvernance politique et économique de la Guinée.

Dans sa déclaration, la CGCPI a dénoncé la répression de cette manifestation. « Ce jour, la répression était à son comble et la brutalité inouïe sur de simples citoyens qui n’étaient munis de pancartes et de banderoles dont le seul rêve est de vivre décemment dans un pays doté d’immenses richesses. Le bilan : environ 186 morts, 1188 blessés, 940 arrestations et de détention arbitraire, suivi de tortures et de traitements inhumains et dégradants, 28 cas de viol, sans oublier les destructions d’édifices publics ».

Par ailleurs, il s’en était suivi, précise la déclaration, « au lendemain de la nomination d’un premier Ministre, l’adoption d’une loi portant création d’une commission d’enquête, le 18 mai 2007 pour identifier les principaux auteurs des violations des droits de l’Homme commises durant la grève déclenchée par les acteurs sociaux ».

Face au retard dans le traitement judiciaire de cet autre dossier portant sur de graves violations de droits humains, la CGCPI se dit préoccupée. « Depuis cette date jusqu’en 2012, aucune suite n’a été enregistrée sur le plan judiciaire face aux attentes des victimes dont la demande de justice était très élevée. Mais, le 18 mai 2012, une plainte avec constitution de partie civile a été déposée au Tribunal de Première Instance de Conakry II (Dixinn) par l’Organisation Guinéenne de Défense des Droits de l’Homme (OGDH) et la Fédération Internationale des Ligues des Droits de l’Homme (FIDH) aux côtés de 50 victimes. Après la désignation d’un juge d’instruction en charge d’enquêter sur le dossier, 28 victimes ont été auditionnées. Malheureusement, depuis la fin de ces premières auditions, le dossier n’a pas connu d’avancée majeure, faute d’inculpation des personnes ont été dénoncées par les victimes ».

Devant cette situation, la Coalition Guinéenne pour la Cour Pénale Internationale estime que les victimes du 22 janvier 2007, tout comme les autres victimes que notre pays a connues, méritent d’être soutenues et accompagnées sur le plan judiciaire, médical et social. « Cependant, il faut souligner que cet accompagnement ne saurait prospérer sans une assistance financière et matérielle aux juges en charge du dossier, car connaitre de cas de violations de droits de l’Homme commis à l’échelle nationale nécessite de gros moyens et une collaboration de l’ensemble des acteurs dont en premier, les pouvoirs publics, la société civile, les associations de victimes, les médias ».

Pour finir, la Coalition Guinéenne pour la Cour Pénale Internationale lance un appel :

« Au gouvernement guinéen pour :

· Accorder à la justice les ressources nécessaires afin d’examiner les cas graves de violations des droits de l’Homme pendants devant les juridictions guinéennes ;

· Mettre en place dans les meilleurs délais la commission Vérité-Justice-Réconciliation ;

· Accorder une indemnité provisoire à toutes les victimes de violations graves des droits de l’Homme ;

Aux partenaires bis et multilatéraux de la Guinée :

· Afin qu’ils continuent de soutenir la Guinée dans le cadre du renforcement de la justice et de la construction de l’Etat de droit dans notre pays ;

Aux organisations de la société civile, aux associations de victimes

· De rester unies dans le combat pour la promotion et la promotion des droits de l’Homme en Guinée ».

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 17 99 17

Lire

15 km de goudron pour Labé : le préfet Safioulahi Bah, objet de critiques acerbes

22 janvier 2019 à 18 06 40 01401
Elhadj Safioulahi Bah, préfet de Labé

Le préfet de Labé, Elhadj Safioulahi Bah est accusé actuellement par une frange importante de la population de la commune urbaine d’avoir privilégié sa famille et ses amis dans la clef de répartition qu’il a faite autour des 15 km de goudron offerts à la ville par le président Alpha Condé, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Fin 2018, le président Alpha Condé a effectué une visite éclaire à Labé pour lancer les travaux de bitumage de 15 km de la voirie urbaine. Partant de cette visite présidentielle, le préfet de Labé, Elhadj Safioulahi Bah s’est approprié le projet en élaborant une clef de répartition entre les principaux axes routiers de la ville.

Malheureusement, le document officiel publié par les autorités locales donne l’impression que le seul préfet de la localité fait la part belle à sa famille de Dow-Saré. Ce qui a provoqué plusieurs frustrations et des vives protestations dans la cité. Car, les principaux axes routiers menant vers la ville et qui sont fréquentés par un grand nombre d’usagers n’ont pas été prévus.

Certains citoyens de Dombi, un secteur du quartier Daka I demandent aujourd’hui que le préfet de Labé, Elhadj Safioulahi Bah trouve une autre route pour transporter le granite de bitumage de la ville.

Une autre source a indiqué que les autorités communales ont déjà saisi le gouverneur de région pour protester contre la clef de répartition par le préfet de Labé, Elhadj Safioulahi Bah, autour de ces 15 km de goudron offerts par le président Alpha Condé.

Il semble aussi que ce document ne tient pas compte de l’avis des techniciens des directions préfectorales et régionales des Travaux Publics (TP) de Labé. Les intéressés comptes même, dit-on, modifier le schéma indiqué dans le tableau officiel au fur et à mesure que les travaux évoluent sur le terrain : « c’est le terrain qui commande » a lancé un des fonctionnaires des Travaux Publics en poste à Labé.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

Lire

Sous la souveraineté du peuple, tout projet de 3ème mandat est une chimère

22 janvier 2019 à 17 05 58 01581
Algassimou Diallo, Expert Polyvalent en Développement

Par Algassimou Diallo : Tout tourne en ce moment à l’envers en République de Guinée. 2020 est devenu la date fatidique que tout le monde évoque et qu’aucun ne parvient à cerner. Le ciel est lourd au-dessus de la Guinée et des Guinéens. L’horizon semble de plus en plus sombre et difficile à scruter. Les Guinéens n’ont en ce moment que des questions sans réponses. Dans les bureaux, dans les marchés, dans les transports publics, dans les cafés, en public ou en privé la question relative à l’éventualité ou non d’un troisième mandat est le sujet le plus abordé.

De quoi sera fait l’année prochaine ? La constitution sera-t-elle modifiée ? Si oui comment ? Le Président souhaite-t-il briguer un troisième mandat ? Si oui, réussira-t-il à le faire ? Qui pourrait l’en empêcher ? Le peuple ? L’opposition ? La Société civile ?…

Ces questions méritent notre attention et devraient pousser chaque acteur à se questionner sur l’avenir de la Guinée en général et le principe de l’alternance démocratique en particulier. C’est dans ce cadre que depuis quelques mois, je n’arrête pas de penser à cette situation et au bout, en me basant sur les constats ci-dessous, je conclus que l’alternance ne sera pas prise en otage. A condition que les mesures ci-dessous suggérées soient prises en compte par les ACTEURS.

Mes constats sur la Guinée actuelle :

Un ras le bol généralisé sur le mode de fonctionnement actuel du pays. La quasi-totalité des Guinéens qu’ils soient acteurs politiques, acteurs sociaux, acteurs économiques, … Qu’ils vivent en Guinée ou ailleurs, presque la quasi-totalité des guinéens sont écœurés par sur le niveau de débats (de caniveaux) et les crises politiques répétitives dans notre Pays.

La violation systématique des libertés publiques. Depuis plus de 6 mois, toutes les manifestations publiques sont totalement interdites (Cf : L’instruction du Ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation CIAIR N° : 138/MATD/DNAT/18 du 23 juillet 2018) même lorsque les procédures en la matière sont respectées par les organisateurs. Le pays est plongé dans une exception démocratique où une partie de la constitution a été suspendue sans aucune concertation avec les différentes parties prenantes qui animent la démocratie et l’Etat de droit. L’Etat a renforcé son dispositif de répression et viole l’intégrité physique de quiconque se hasarde à braver ses interdits. Toutes les Institutions Républicaines sont défaillantes et défendent le régime plutôt que de défendre le peuple et promouvoir la justice.

Les organisations de la société civile y compris les centrales syndicales sont en majorité des structures en perte de légitimité. La plupart d’entre elles sont étiquetées proches de la mouvance ou de l’opposition. Pire, en Guinée les plateformes de la société civile ne sont représentées que dans la Capitale et au niveau de certains chefs-lieux de Région. La plupart d’entre elles n’ont pas de liens fonctionnels avec la base dans les secteurs, Districts, Quartiers, Communes et Préfectures. Ce déficit de connexion entre les faitières et les populations à la base créer un dysfonctionnement qui ne favorise ni légitimité, ni implication, ni participation encore moins la mobilisation.

Les populations Guinéennes sont actuellement très divisées par les pratiques des politiques et les discours ethniques. Toutes les actions et initiatives qu’elles soient politiques, économiques ou sociales sont lorgnées avec des lunettes politiques et ou ethniques. Ceci a pour conséquences l’absence de toute solidarité citoyenne. Le pays n’a pas un PEUPLE mais un regroupement d’ethnies. La majorité des Guinéens ne se mobilise plus pour des actions d’intérêt collectif mais plutôt à l’appel de leur parti politique ou de leur communauté.

Par ailleurs, toutes les revendications sociales et politiques organisées depuis une année n’ont connu aucune satisfaction. Les répressions sauvages, les arrestations arbitraires, l’installation des Postes Armés dans certaines parties de la Capitale, l’indifférence de milliers de Guinéens face aux dérives du régime, la résignation collective, le silence coupable des institutions républicaines, les manipulations politiques & ethniques et la corruption avérée de certains leaders de ces revendications sont entre autres les raisons qui justifient l’échec des revendications sociales et politiques.

L’écrasante majorité de la population Guinéenne est jeune (15 – 35 ans) et aspire enfin au changement. Dans les discours au niveau des lieux publics, on attend de plus en plus une volonté de se départir de cette vielle génération de classe politique et de gouvernants. Beaucoup de jeunes aspirent à s’engager dans les formations politiques ou les organisations sociales mais ne font pas confiance en ceux qui les animent.

Enfin, la majorité des Guinéens estiment que la mouvance présidentielle a l’intention de modifier la constitution pour permettre au Président Alpha CONDE de se maintenir au pouvoir au-delà de son second et dernier mandat. Actuellement, même si tous les Guinéens polémiques dessus, jusqu’ici le principal concerné n’a ni infirmé ni confirmé cette intention. Et le bénéfice du doute est encore possible.

Suggestions sur la nouvelle stratégie à suivre :

Se basant sur une analyse approfondie de ces sept constats, je pense que si l’opposition et les organisations de la société veulent réussir le pari de mobiliser les Guinéens, tous les Guinéens pour favoriser l’alternance démocratique en 2020, il s’avère indispensable de changer d’approche. Mais alors quelle approche adopter dans un pays où le Président et le Gouvernement ont réussi à rallier toutes les institutions républicaines à leur position ?
En démocratie, la rue est le recours ultime pour amener les gouvernants à respecter les règles démocratiques. Les manifestations publiques constituent un droit consacré par la constitution. En Guinée, les rares acquis obtenus par l’opposition et les organisations de la société l’ont été à travers les manifestations de rue.
Actuellement, sans un changement d’approche, aucune manifestation publique appelée par l’opposition ou la société civile ne pourra atteindre ses objectifs escomptés à cause de toutes les raisons traitées ci-dessous. C’est pourquoi, j’estime qu’il est temps pour les Mouvements dits citoyens, Partis politiques, Plateformes de la société civile, Citoyens engagés, d’éviter de tomber dans le piège du régime. En effet, ce piège consiste à maintenir le pays en général et Conakry en particulier dans un climat d’instabilité politique et sociale continue qui pourrait servir d’alibi pour militariser la capitale et certaines villes de l’intérieur mais aussi et surtout justifier la non organisation des échéances électorales à temps. Ce régime se plait dans les crises car il n’a aucun intérêt à ce que la stabilité règne en ce sens que celle-ci permettra aux populations de comprendre qu’elles sont instrumentalisées dans le seul but de permettre aux Gouvernants actuels (un clan de coquins et de copains) de se maintenir au pouvoir et de profiter des ressources publiques.
C’est pourquoi après maintes réflexions et tirant les leçons de l’expérience vécue dans les forces sociales et ailleurs, je me suis mis dans une posture de retrait et surtout d’analyse du chaos généralisé actuel de notre pays.
Pour moi, la seule et unique préoccupation des Mouvements dits citoyens, Partis politiques, Plateformes de la société civile, Citoyens engagés et donc des populations Guinéennes devrait être centrée sur comment favoriser l’alternance démocratique en 2020 en usant uniquement du cadre légal.
En effet, la lutte contre les inégalités sociales, les détournements massifs de deniers publics, le népotisme, le recyclage des cadres véreux, la réduction de la vie chère ou encore le dysfonctionnement des institutions de la République sont des luttes nobles, cruciales et légitimes certes, mais impossibles à mener dans le contexte actuel. Le Président et son gouvernement savent qu’en dehors de la précarité absolue dans laquelle vivent les Guinéens, ils ont réussi à les divisé au plan politique et ethnique. Ils savent donc qu’aucune manifestation populaire ne pourrait durer dans le temps étant donné que l’écrasante majorité des Guinéens vivent du quotidien et ils savent aussi et surtout qu’en instrumentalisant les appels à manifestations par des interprétations politiques et ethniques, le peuple ne pourrait pas s’unir. Ce qui du coup justifie le fait qu’ils n’ont ni peur des reproches internationales encore moins de l’indignation sélective des populations Guinéennes.
Le régime conçoit, mûrit ses approches de répression et de violations des libertés publiques et les expérimente dans son laboratoire. Après, pour apprécier leur pertinence et leur faisabilité/adaptabilité, il créé des incidents et tend régulièrement au peuple des pièges dans lesquels partis politiques de l’opposition et organisations de la société civile tombent depuis pratiquement 2011. Le régime réfléchit avant d’agir et ses contrepouvoirs agissent avant de réfléchir.
C’est le moment d’affirmer qu’il existe une voie stratégique et démocratique pour favoriser l’alternance politique en fin 2020 sans aucune incidence au plan sécuritaire.
En effet, pour le réussir, les contrepouvoirs doivent réveiller et préparer le PEUPLE de Guinée. Ce défi immense passe obligatoirement par un certain nombre de mesures clés, à savoir :

S’unir autour de l’essentiel :
Actuellement beaucoup d’initiatives de sensibilisation et de mobilisation sociale existent çà et là à Conakry et dans certaines grandes villes du Pays. Elles sont le fait des partis politiques et de certaines organisations de la société civile. Ce qu’il faut déplorer ce que dans un contexte de division ethnique et de manipulation politique, sans un effort d’unité au niveau des leaders et sans un but clair, aucune de ces initiatives ne pourrait transcender les clivages actuels entre les guinéens. Au sein de l’Opposition, les égos et les intérêts égoïstes ont effrité le combat pour l’édification d’une Guinée démocratique et unie. Au sein de la société civile, idem.
Si ces acteurs se battent comme ils le prétendent pour l’intérêt de la Guinée et des Guinéens, c’est le moment de mettre fin aux clivages, d’enterrer les égos, d’abandonner les luttes par silos, d’arrêter de tirer sur les fibres ethniques, régionalistes et mercantilistes pour s’unir autour de l’essentiel : Défendre la démocratie et favoriser l’alternance en 2020.

Mouler le citoyen Guinéen :
Comme je l’affirmais un peu plus haut, aujourd’hui la Guinée a des individus regroupés au sein de classes politiques, d’organisations maléfiques et d’intérêts égoïstes mais pas un peuple. Les patronymes et les affichages politiques ouvrent plus de portes que le simple fait d’être Guinéen. Le pays n’a malheureusement que plateformes de la société civile éparses, des partis politiques se réclamant d’une opposition plurielle et des clans soudés autour de pratiques économiques et sociales néfastes à l’unité nationale. Dans un tel contexte, le pays ne compte que des partisans et des militants pas de citoyens. Pour reconstruire la citoyenneté il faudrait voir la diversité comme une opportunité et non comme un obstacle.
Pour favoriser l’alternance en 2020, un seul parti politique, un seul mouvement ou une seule organisation de la société civile ne pourra jamais relever le défi. Les populations Guinéennes ont besoin de voir une unité des leaders autour d’un objectif commun. Ceci aura l’avantage de changer le discours politique actuel essentiellement axé sur les clivages ethniques. Au lieu de parler d’ethnies ou de partis politiques, le pays aura un discours novateur centré autour de l’unité nationale, la citoyenneté, la justice et la démocratie. Les Guinéens peuvent s’unir et défendre un idéal collectif mais ont besoin d’informations, de formations et surtout de modèles pour les inspirer.
Pour parvenir à transformer les partisans et les militants d’aujourd’hui en citoyens unis demain afin de favoriser l’alternance, il est impératif pour les formations politiques et les organisations de la société civile de travailler dès maintenant sur 3 fronts complémentaires, à savoir :
i. Investir les Secteurs, Quartiers, Districts et Villages pour aller à la rencontre des citoyens et les mobiliser autour d’un idéal commun : la démocratie et le développement
ii. Informer et sensibiliser tous les citoyens sur les avantages de la démocratie, de l’unité nationale et de l’alternance tout en évitant totalement de parler d’ethnies et formations politiques (opposition ou mouvance). Les Guinéens doivent comprendre et accepter que le bonheur collectif est un gage de bonheur individuel et qu’un pays ne pourrait se développement qu’en respectant ses lois
iii. Faire comprendre à ces citoyens leurs droits et devoirs tout en insistant sur leur responsabilité citoyenne dans la défense des valeurs démocratiques y compris l’alternance.

Préparer la résistance citoyenne face à la velléité de tripatouillage de la constitution :
Enfin, il faudrait dans chaque Secteur, Village, Quartier et Commune identifier un noyau de citoyens chargés de perpétuer les séances de mobilisation et de sensibilisation. Il faudrait préparer la mentalité collective de tous les citoyens guinéens à la nécessité de se préparer pour une mobilisation sans précédent le lendemain du jour où le Président de la République en personne ou son Premier Ministre parlera de la modification de la constitution en vue d’un 3ème mandat. Toutes les localités Guinéennes et tous les Guinéens sans distinction d’ethnie, d’âge, de sexe ou de religion doivent se préparer pour cette seule et unique manifestation publique pour demander le départ du régime en cas de velléité avérée de modification de la constitution ou de maintien au pouvoir au-delà de la fin du mandat en cours. Cette manifestation une fois lancée ne devra s’arrêter que lorsque le peuple aura repris sa liberté. Tout, absolument tout devra être à l’arrêt niveau national jusqu’à ce que la constitution soit respectée.
Somme toute, pour préserver ses rares acquis démocratiques en favorisant notamment l’alternance en 2020, le peuple de Guinée devra se départir de sa résignation légendaire, transcender ses clivages et exiger de ses gouvernants le respect de sa constitution. Ceci passera inéluctablement par une unité d’actions au niveau des leaders de la société civile et de l’opposition mais aussi et surtout par le réveil citoyen des populations Guinéennes à tous les niveaux.

Algassimou DIALLO 

Expert Polyvalent en Développement

Email : algassimou.diallo@gmx.com

Lire

GAC se prépare à sa première expédition maritime de minerai

22 janvier 2019 à 16 04 26 01261

LE PREMIER TRAIN DE MINERAI DE BAUXITE QUITTE LA MINE

Tinguilinta, le 21 janvier 2019 — Le 15 janvier dernier, le premier train de bauxite de GAC a quitté la mine de la société à Tinguilinta pour se rendre à ses installations d’expédition situées dans le port de Kamsar. Le train de 80 wagons transportant 6800 tonnes de minerai de bauxite à haute teneur en alumine a mis un peu moins de trois heures à parcourir le trajet de 90 km entre la mine et le port de GAC à Kamsar.

Environ 5000 wagons de minerai de bauxite à haute teneur en alumine seront utilisés pour paver la surface de l’aire de stockage de la plate-forme de Kamsar. Tous seront déchargés par des excavatrices à godet. Cependant, une fois que le culbuteur double sera mis en service, les wagons seront déchargés de manière continue, ce qui rendra le processus plus rapide et extrêmement efficace.

« Ce premier train est le résultat d’un formidable travail d’équipe et nous en sommes très fiers, a déclaré Moussa Fina Mara, responsable de la production minière chez GAC. Le fait que nous ayons pu le faire en toute sécurité et en avance sur le calendrier prévu est de bon augure pour la réussite de notre première expédition maritime de minerai qui aura lieu au cours du second semestre de cette année. Ce succès est le fruit de plusieurs milliers d’heures de planification et d’un travail d’équipe d’une grande efficacité impliquant différentes disciplines allant de l’ingénierie à l’arpentage, du forage à la construction des aires de stockage en passant par la construction et de la mise en service de notre chemin de fer. »

André Henry, Directeur Principal de GAC pour l’interface ferroviaire, a ajouté : « C’est une belle réussite et le fruit d’un travail d’équipe fantastique. Le défi le plus important était de familiariser les travailleurs avec une technologie jamais vue auparavant dans ce pays, notamment un système de freinage de train à la fine pointe de la technologie. De plus, comme il n’y a pas de ‘culture ferroviaire’ en Guinée, nous avons dû former nos nouveaux employés au transport ferroviaire qui est très différent du transport routier. »

À propos de GAC

Guinea Alumina Corporation S.A. (GAC) est une filiale à part entière de la société Emirates Global Aluminium, une des plus grandes sociétés productrices d’aluminium au monde.

EGA appartient à parts égales à Mubadala Investment Company d’Abou Dhabi et à Investment Corporation of Dubai. Elle exploite des alumineries à Dubaï et à Abu Dhabi et a produit 2,6 millions de tonnes d’aluminium en 2017. Grâce à la production d’EGA, les Émirats arabes unis sont le cinquième plus grand pays producteur d’aluminium au monde.

Lire

Lutte contre l’insécurité routière : un commissariat spécial mis en place à Kankan

22 janvier 2019 à 16 04 21 01211

Les autorités de Kankan viennent de créer un commissariat spécial de la sécurité routière. Une nouvelle structure qui vise à lutter plus efficacement contre l’insécurité routière. La mesure a été annoncée à l’issue d’une réunion organisée hier, lundi 21 janvier 2019, par le préfet de Kankan, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Cette rencontre a réuni les autorités préfectorales et sécuritaires ainsi que les syndicats des transporteurs de Kankan. Ces différents responsables ont planché sur les mesures à prendre pour combattre plus efficacement l’insécurité constatée sur les routes de la préfecture. « Le contexte de cette rencontre, c’est que nous avons constaté beaucoup de recrudescence des accidents de la circulation, beaucoup de cas de vols de motos, de brigandages.

Mais aussi, il y a une circulation incontrôlée des véhicules sans plaque d’immatriculation avec tout son cortège d’insécurité avec des kidnappings d’enfants. Il y a beaucoup de corruption et nous voulons renverser cette tendance à travers la création d’un commissariat spécial et la nomination d’une équipe pour endiguer les vols de motos, les surcharges, etc. », a annoncé le préfet de Kankan, Aziz Diop.

Après la mise en place de ce commissariat spécial et la nomination de son dirigeant, les autorités de Kankan ont pris un certain nombre de mesures à mettre en œuvre sur le terrain, confie le préfet : « il y aura d’abord, une semaine de campagne de sensibilisation pour la sécurité routière, et après la campagne de sensibilisation, nous allons procéder à la répression intelligente.

Les véhicules seront mis en fouille. Quand on prendra un voleur de motos, celui qui viendra demander pardon sera aussi poursuivi pour complicité, les brigands seront aussi poursuivis en justice. Dans les jours à venir, nous allons mettre des barrages pour que les véhicules qui rentrent à Kankan, non immatriculés, puissent se mettre à jour avant de rentrer ».

C’est le Colonel Jerôme Kolié, ex-commissaire central adjoint de la police routière de Kankan, qui a été nommé à la tête de ce nouveau commissariat spécial. L’officier promet de travailler à remettre de l’ordre dans la circulation. « Aujourd’hui, le département a eu confiance en moi pour me nommer à ce poste. J’ai entendu beaucoup de plaintes de la part de nos frères syndicats sur le comportement de mes agents sur la voie publique.

C’est vrai, je ne peux pas dire le contraire, mais puisque je viens d’être nommé à ce poste, je vais bien m’impliquer pour changer la donne, parce qu’il y a trop de désordre dans la circulation, non seulement au niveau de mes hommes mais aussi au niveau des usagers de la route », a dit le Colonel Jerôme Kolié, qui précise que 20 autres commissariats spéciaux de la sécurité routière ont été créés de nos jours dans tout le pays.

A rappeler que selon les statistiques de la police routière, 135 accidents de la circulation ont été enregistrés dans la commune urbaine de Kankan au cours de l’année 2018. A cela s’ajoutent plusieurs cas de vols de motos et de brigandages.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél : 00224 627 24 13 24

Lire

Élection de l’exécutif communal de Ouré-Kaba (Mamou) : le vote suspendu

22 janvier 2019 à 14 02 36 01361

Comme annoncé précédente dépêche de Guineematin.com, l’élection et l’installation de l’exécutif communal de Ouré-Kaba (dans la préfecture de Mamou) était prévue ce mardi, 22 janvier 2019. Mais, selon des sources contactées au téléphone par un de nos reporters, les opérations de vote qui avaient démarré vers 11 heures ont été interrompues à cause d’une querelle entre les conseillers du RPG.

« Quand le superviseur du vote, le secrétaire général Mamady Diaré, a demandé qui sont ceux qui veulent se porter candidats pour le poste de maire, trois conseillers du RPG se sont levés. Les autres conseillers du RPG ont protesté en disant que ce n’est pas cela qui avait été convenu au sein du parti. C’est alors que la dispute a commencé. Une cacophonie s’est alors installée dans la salle. Et, le superviseur a fini par annoncer la suspension du vote », a expliqué une source qui se trouvait dans la salle où l’élection doit se déroulait.

À noter que tous les conseillers (au nombre de 23) élus au soir du scrutin communautaire du 04 février 2018, dans la commune rurale de Ouré-Kaba étaient présents dans la salle de vote.

Nous y reviendrons !

Mamadou Baïlo Kéita pour Guineematin.com

Lire

Dinguiraye : lecture du Saint Coran à la mémoire du Khalife

22 janvier 2019 à 12 12 04 01041

Après l’inhumation hier, lundi, du Khalife général de Dinguiraye, Elhadj Mountaga Tall, les sages de la préfecture ont organisé, ce mardi 22 janvier 2019, une cérémonie de lecture du saint coran à la mémoire du défunt. Une occasion de prier encore une fois pour le repos de son âme, a constaté Guineematin.com, à travers son envoyé spécial à Dinguiraye.

Cette cérémonie a eu lieu au domicile de l’illustre disparu. Présidée par Elhadj Atigou Diallo, chargé des cultes au niveau de la préfecture de Dinguiraye, elle a connu la présence de nombreuses personnalités dont : le grand imam de la ville, Elhadj Mamadou Bodié Bah, le secrétaire général de la ligue islamique préfectoral, Elhadj Amadou Bah, le président de la Caisse Nationale de la Sécurité Sociale, Malick Sankhon, et le président de l’association des ressortissants de Dinguiraye à Conakry, Elhadj Amadou Chérif Ly.

Les sages et de nombreux autres citoyens de Dinguiraye se sont réunis pour lire le coran une dizaine de fois, avant de réciter des cantiques religieuses et implorer Dieu pour qu’il accorde sa grâce au Khalife général, Elhadj Mountaga Tall, et à tous ceux qui sont décédés avant lui.

Il faut rappeler qu’Elhadj Mountaga Tall, jusque-là Khalife général de Dinguiraye, a tiré sa révérence le vendredi, 18 janvier 2019 à Conakry, des suites de maladie. Il a rejoint sa dernière demeure hier, lundi 21 janvier 2019, au cimetière « Talla » à Dinguiraye, où reposent aussi plusieurs membres de sa famille.

De Dinguiraye, Alpha Assia Baldé, envoyé spécial de Guineematin.com

Tél: 622 68 00 41

Lire

Ouré-kaba (Mamou) : l’installation du conseil communal prévue pour ce mardi

22 janvier 2019 à 11 11 00 01001

Après une longue attente, émaillée de suspicions et d’accusations mutuelles entre partis rivaux (l’UFDG et le RPG arc-en-ciel), les populations de Ouré-Kaba (une sous-préfecture située à une soixantaine de kilomètres du chef-lieu de la préfecture de Mamou, sur la route nationale Mamou-Faranah) devraient connaître aujourd’hui le nom de leur prochain maire.

Selon des informations confiées à Guineematin.com, l’élection et l’installation de l’exécutif communal de Ouré-Kaba est prévue ce Mardi, 22 janvier 2019. « On a été informé hier (lundi), que les autorités vont procéder à l’installation du conseil communal de Ouré-Kaba. Pour le moment, on attend de voir », a indiqué Madiou Diallo, le secrétaire fédéral de l’UFDG à Mamou.

De sources concordantes, le secrétaire général chargé de l’administration de la préfecture de Mamou, Mamady Diaré, est déjà en route pour Ouré-Kaba où il devrait superviser les opérations de vote et procéder à l’installation du conseil communal.

À rappeler que depuis le 13 Octobre 2018, Ouré-Kaba est la seule commune rurale de la préfecture de Mamou (sur les treize que compte ladite préfecture), à attendre encore l’installation de son exécutif communal.

Nous y reviendrons !

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

Lire

Meurtre d’un présumé voleur : « la famille Sow voulait que je change ma version… », révèle le chef du quartier

22 janvier 2019 à 10 10 06 01061

Les débats dans le procès des présumés auteurs du meurtre du jeune Moussa Sow, pris en flagrant délit de vol et battu à mort, se poursuivent au tribunal criminel de Dixinn. Les chefs de quartier et de secteur de Hamdallaye 2, dans la commune de Ratoma, ont comparu ce lundi, 21 janvier 2019 en tant que témoin, pour apporter leur part de vérité dans ce dossier. Les deux responsables locaux ont enfoncé la famille du défunt, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Devant le juge, les deux responsables locaux ont expliqué ce qu’ils savent de cette affaire dans laquelle, Oumou Khairy Diallo et ses enfants, Mariam Diouldé Diallo et Mamadou Saliou Diallo, sont tous poursuivis pour « coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner »

Le chef de quartier de Hamdallaye 2, Kourouma Mamady Maldini, a été le premier à être appelé à la barre. Il s’est longuement expliqué sur ce qu’il sait de cette affaire.  « La nuit du 29 au 30 octobre 2018, j’ai été informé par mon chef secteur qu’un voleur a été appréhendé dans la famille de Mr Mamadou Lamarana Diallo. C’était à 3 h 10 minutes. Je lui ai dit d’aller auprès de la famille, de gérer et surtout de mettre à l’abri le jeune, chose qui avait été faite. Le matin, à 8 h 10mn, le chef secteur m’a appelé pour me dire qu’ils ont retrouvé la grande sœur du jeune. J’ai dit, remettez le jeune à sa sœur, chose qui a été également faite. Mais, par après, j’ai été encore informé que le jeune Moussa Sow a rendu l’âme à 11h 37 mn. Ce jour, c’était la marche de l’opposition, je ne pouvais pas me déplacer parce que tout le monde sait quand il y’a manifestation, Hamdallaye et surtout Gnariwada, c’est chaud. Mais le chef secteur a pris la famille victime de vol, ils sont passés vers le Centre émetteur et son venus chez moi. J’ai ai informé la brigade de recherche de Kipé, ils m’ont dit qu’ils allaient me rappeler, qu’ils informent le procureur d’abord. Quelques minutes après, le commandant de la brigade m’a rappelé et m’a mis en contact avec l’adjudant chef Ismaël. Dans la soirée, l’adjudant chef Ismaël m’a demandé de conduire la famille Diallo à la Brigade de recherche de Kipé, mais la famille était déjà rentrée, j’ai rappelé  mon chef secteur, je lui ai dit fait tout pour venir avec la famille chez moi demain matin. Le lendemain, j’ai déposé Oumou Khairy Diallo et sa fille à la Brigade de Kipé. Mais, l’adjudant chef Ismaël m’a dit que la famille de Moussa Sow dit qu’il y’a une personne qui manque, en l’occurrence le jeune Mamadou Saliou Diallo. Donc, je lui ai promis de promit de ramener le jeune. Je suis allé, son père me dit qu’il est à l’hôpital. Effectivement, je l’ai trouvé sous perfusion dans une clinique de la place. Quand il a fini,  on est monté dans le véhicule on est parti ensemble à la Brigade de Kipé. C’est ainsi que Mme Oumou Khairy et sa fille ont été déférées à la maison centrale. La famille du défunt Moussa Sow est venue à deux reprises pour que je change ma version en leur faveur. J’ai refusé, parce que je ne suis pas là pour une partie mais plutôt pour le peuple de Guinée. Même après le deuxième jour de l’audience, Mme Aminata Barry, la sœur du défunt Moussa Sow est venue avec un colonel et d’autres personnes pour que je témoigne en leur faveur. Je n’ai pas accepté, je leur ai dit, si j’ai besoin d’argent, mes fils sont à l’extérieur, ils m’en donneront », a-t-il expliqué.

De son côté, Mr Sow Mamadou Pathé chef de secteur 5, de Hamdallaye 2, a indiqué que le défunt Moussa Sow était bien un « bandit » et qui  n’était pas à sa première opération dans la concession de la famille Diallo.
 « C’était la nuit du 29 au 30 octobre 2018, dans les bandes de 2h 30mn que j’ai entendu des cris. D’ailleurs, ce sont ces cris qui m’ont réveillé, à quelques mètres de chez moi. J’ai aperçu une foule, je me suis approché avec méfiance. J’ai trouvé Moussa Sow assis par terre et ligoté au niveau des mains et des pieds. Je me suis approché de Mme Oumou Khairy Diallo, puisque c’était à la devanture de la concession, pour savoir ce qui se passait. Elle m’a dit qu’elle s’était réveillée pour aller aux toilettes et qu’elle s’est rendu compte que la porte de son salon était grandement ouverte. Elle a voulu se retourner pour savoir si c’était un membre de la famille qui était sorti. Elle s’est croisée avec Moussa Sow. Elle l’a attrapé au collet et a demander ce qu’il faisait dans sa maison. Après, Moussa Sow l’a mordu, elle m’a même montré sa main sur laquelle les traces de dents étaient visibles. Dans la foule, les gens demandaient à Moussa Sow combien de fois il était venu pour voler. Je l’ai entendu de mes propres oreilles dire que c’était sa deuxième fois, que la première fois c’était un téléphone et que cette fois si c’est des téléphones et un sac. La foule ne le croyait pas, puisqu’il y’avait eu deux autres vols où on avait emporté deux motos. Parfois, d’autres fonçaient sur lui en voulant le taper, c’est Mr Lamarana Diallo, le père de famille qui disait aux gens ne pas le toucher. Et, dans sa confession Moussa Sow avait dit que sa sœur habite tout près que même à elle il avait volé de l’argent, que celle ci avait accusé sa bonne mais par après elle a compris que c’était lui qui l’avait volé. Le matin à 8heure, Aminata Barry, la sœur de Moussa Sow est arrivée sur les lieux et a dit que c’est son frère, mais que celui ci a trop fatigué la famille par ses agissements. Elle a plaidé pour qu’on libère son frère, ils l’ont libéré et mis à sa disposition. Mais, au moment où Moussa Sow et sa sœur quittaient les lieux, il marchait, sa sœur Aminata Barry le tenait par la main et je n’ai pas vus de traces sur son corps. Et, dire que c’est Oumou Khairy et ses enfants qui l’ont battu, je ne peux pas confirmer cela, parce que dans mon quartier, quand tu cris au voleur, c’est tout une foule qui sort et, ce qui se passe après, personne ne peut l’expliquer et à mon humble avis, le défunt Moussa Sow était un voleur. Et lui et sa sœur l’avaient confirmé ce jour », a expliqué le chef secteur 5 du quartier Hamdallaye 2

Le procès a été renvoyé à ce mardi, 22 janvier 2019, pour les plaidoiries et réquisitions.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com

Lire

Bureau de la CENI : « je représenterai dignement les femmes », promet Séraphine Kondiano

22 janvier 2019 à 9 09 53 01531
Madame Ifono Séraphine Kondiano

Comme annoncé dans nos précédentes publications, le bureau exécutif de la nouvelle CENI a été mis en place hier, lundi 21 janvier 2019. Les 17 commissaires de l’institution ont élu 5 personnes à la tête de la commission électorale nationale indépendante. Dans ce bureau, on retrouve une seule femme. Et cette dernière promet de bien représenter la couche féminine au sein de cette instance dirigeante.

C’est un bureau dominé par les hommes que vient de se doter la commission électorale nationale indépendante. Sur les cinq (5) dirigeants élus, on retrouve une seule femme. Il s’agit de madame Ifono Séraphine Kondiano, élue au poste de questeur. A chaud, elle a réagi au micro de Guineematin.com, à travers un de ses reporters qui était sur place.

« C’est un sentiment de satisfaction et de joie qui m’anime aujourd’hui. C’est un grand honneur pour moi et surtout pour les femmes de Guinée qui sont sous représentées dans ce bureau comme vous le voyez », a-t-elle déclaré.

Séraphine Kondiano a mis l’occasion à profit pour remercier ses collègues commissaires qui ont porté leur confiance sur sa personne pour occuper le poste de questeur de la commission électorale nationale indépendante, l’une des plus prestigieuses du pays.

« C’est l’occasion pour moi de remercier très sincèrement mes collègues commissaires qui ont accepté de voter pour moi. Je crois que je ne vais pas les décevoir. Et je ferai tout ce qui est de mes possibilités pour honorer et représenter dignement les femmes qui n’ont eu qu’un seul poste dans ce bureau de cinq membres.

« Je rappelle que sur 17 membres de la CENI, nous ne sommes que quatre femmes. Je pense que c’est peu. Et c’est l’occasion de souligner que la femme guinéenne n’est pas bien représentée dans les postes de décision. C’est vraiment un défi majeur à relever pour notre société », a estimé cette commissaire, issue du RPG Arc-en-ciel, le parti au pouvoir.

A rappeler que le président de l’ancienne CENI, Maître Amadou Salifou Kébé, a été reconduit à son poste. Les deux postes de vice-présidents sont occupés respectivement par Bakary Mansaré du RPG Arc-en-ciel et Bano Sow de l’UFDG. Tandis que le poste de rapporteur est revenu à Youssouf Léno du PEND.

Abdallah Baldé pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

Lire

Carnet rose : un nouveau-né sous le toit de Foromo Lamah

22 janvier 2019 à 9 09 50 01501

Foromo Lamah, correspondant de Guineematin.com à N’Zérékoré, son épouse et sa famille, ont la joie d’annoncer la naissance sous leur toit d’un garçon, dans la matinée de ce mardi, 22 janvier 2019. La mère et le bébé se portent très bien.

Ils profitent de l’occasion pour annoncer que la date du baptême fera l’objet d’un autre communiqué.

Pour toute autre information complémentaire, veuillez joindre Foromo Lamah sur les numéros suivants : +224620166816/666890877m

Lire

Accusé d’avoir tué un de ses camarades, Abdoulaye à la barre : « je n’ai jamais donné un coup à Moussa »

22 janvier 2019 à 7 07 58 01581

« Nous sommes allés à quatre dans un bar. On a cotisé pour acheter de l’alcool. Quand Moussa a trop bu, il s’est mis à insulter de gauche à droite. On a voulu le calmer, mais il n’a rien voulu entendre. Mes autres camarades et moi avons changé de place. On l’a laissé seul dans son coin. Mais, au bout d’un moment, il est venu nous rejoindre. Il insultait toujours… ».

Poursuivi pour coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner, Abdoulaye Bangoura, âgé de 31 ans, était à la barre du tribunal de première instance de Dixinn (délocalisé à la mairie de Ratoma) où son procès s’est ouvert hier, lundi 21 Janvier 2019. Mais, a plaidé non coupable des charges articulées contre lui, dans l’ordonnance de renvoi qui l’a amené dans ce tribunal criminel, rapporte un des reporters de Guineematin.com qui a suivi l’audience.

Abdoulaye Bangoura a été placé sous mandat de dépôt le 19 mars 2013, après la mort d’un de ses camarades, Moussa Condé.

Selon l’accusation, Moussa Condé est mort après avoir été grièvement blessé à la main par Abdoulaye Bangoura. « C’était lors d’une bagarre qu’ils (Abdoulaye et Moussa, NDLR) ont eu à l’extérieur d’un bar. L’accusé ici présent a blessé Moussa avec une bouteille cassée. Moussa n’a pas pu survivre à la blessure. Il en est mort », a expliqué le ministère public.

« Non ! », répond l’accusé qui soutient qu’il n’a jamais levé la main sur Moussa Condé. « Nous sommes allés à quatre dans un bar. On a cotisé pour acheter de l’alcool. Quand Moussa a trop bu, il s’est mis à insulter de gauche à droite. On a voulu le calmer, mais il n’a rien voulu entendre. Mes autres camarades et moi avons changé de place. On l’a laissé seul dans son coin. Mais, au bout d’un moment, il est venu nous rejoindre. Il insultait toujours. Quand on a voulu le calmer, il a continué à proférer des injures. Le propriétaire du bar nous a alors dit de sortir de son bar. C’est ce que nous fûmes. Une fois dehors, Moussa m’a donné un coup de poing à la bouche. Je suis tombé et je me suis évanoui. Il s’est accroupi sur moi et il a continué à me rouer de coups. C’est quand les gens l’ont relevé sur moi qu’ils ont constaté qu’il saignait à la main », s’est défendu Abdoulaye Bangoura.

Déterminé à prouver la culpabilité de l’accusé, le ministère public interroge : comment avez-vous su que Moussa vous donnait des coups alors que vous vous étiez évanoui ? Pourquoi vous vous êtes battu avec lui ? Au moment de la bagarre, est ce que vous déteniez une bouteille ?

Et Abdoulaye Bangoura de répondre : « on s’est bagarré parce qu’il (Moussa) a insulté mes parents. C’est vrai que je détenais une bouteille ; mais, je n’ai jamais donné un coup de poing ou de bouteille à Moussa. Peut-être que c’est quand je suis tombé suite au coup de poing qu’il m’a donné que m’a bouteille s’est cassée. Et, comme il a continué à me rouer de coups, il a dû se blesser sans le savoir avec la bouteille cassée. Moi, je ne savais rien. Ce sont nos camarades qui m’ont dit que Moussa m’avait administré des coups pendant que j’étais évanoui », s’est défendu l’accusé qui précise que la victime avait refusé d’aller à l’hôpital.

Seulement, pour l’accusation, ce n’est pas à cause des injures que la bagarre a éclaté. « C’est parce que l’accusé a refusé que Moussa touche à l’alcool qu’ils avaient tous cotisé pour acheter », précise le ministère public.

Prenant la parole, le conseil d’Abdoulaye Bangoura a fait observer au tribunal que le ministère public n’a montré ni des témoins, ni un rapport médico-légal prouvant que la mort de Moussa a été causée par une blessure de bouteille. « Nous sommes en audience criminelle. Les affirmations ne suffisent pas. Il faut l’administration de la preuve », a dit l’avocat de la défense.

Au cours des débats, il a été révélé que la partie civile est à ce jour introuvable avec les contacts qui avaient été donnés et qui ont été versés au dossier de la procédure. Tout de même, l’audience a tout de même été renvoyée au 28 Janvier prochain pour la comparution de la partie civile.

A suivre !

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

Lire

Politique : Dr Ousmane Kaba pas tendre avec le parlement

22 janvier 2019 à 7 07 29 01291
Dr. Ousmane Kaba, président du parti PADES

Comme on le sait, Dr Ousmane Kaba a décidé de ne plus siéger à l’Assemblée nationale après l’expiration du mandat des députés, bien que prorogé par un décret du chef de l’Etat. Dans une interview accordée à un groupe de journalistes, dont un de Guineematin.com, le samedi passé, 19 janvier 2019, le président du Parti des Démocrates pour l’Espoir (PADES) a fait un bilan succinct de ses cinq années passées à l’Assemblée nationale guinéenne.

Décryptage !

« D’abord, il faut rappeler la mission de l’Assemblée nationale : premièrement, c’est voter la loi ; et, deuxièmement, contrôler l’action de l’Etat.

En ce qui concerne le vote des lois, l’Assemblée nationale a fait à peu près son travail, même s’il n’y a pas eu d’initiative de l’Assemblée elle-même. Parce que, lorsque les lois viennent du gouvernement, c’est des projets de loi. Lorsque l’initiative vient de l’Assemblée elle-même, on appelle ça proposition de loi. Mais, c’est toujours la même chose. Cette deuxième partie, on n’a pas pris beaucoup d’initiatives, mais on peut dire qu’on a rempli notre fonction de vote des lois.

Deuxièmement, contrôle de l’action du gouvernement : on l’a contrôlé un tout petit peu, à travers le budget, c’est tout. Mais, chaque fois qu’il y a des problèmes, on a été incapable de mettre en place des commissions d’enquête parlementaire. C’est normalement, à travers ces commissions d’enquête parlementaire, que le parlement pouvait contrôler l’action du gouvernement, à chaque fois qu’il y a crise ou problème dans un département.

Pour mettre en place une commission d’enquête parlementaire, il faut un minimum de consensus.

Le RPG arc-en-ciel a une grande partie des députés, sans avoir même la majorité simple. L’UFDG aussi, a un nombre très élevé de députés, et l’UFR vient en troisième position. Lorsque les trois groupes ne sont pas d’accord, on ne peut pas mettre en place une commission d’enquête parlementaire. C’est ce qui s’est passé, ça a toujours été paralysé.

Pour être juste, l’UFDG a présenté beaucoup de propositions de commissions d’enquête, mais ça n’a jamais prospéré. Donc ça, a amené une certaine inaction.

Don, le vote des lois, mission remplie ; le contrôle de l’action gouvernementale, mission non remplie.

Mais en plus de cela, j’ai dit l’autre jour que, c’est un parlement qui a manqué de personnalité et de caractère. A Chaque fois qu’il y avait des grandes crises en Guinée, personne n’a jamais entendu un quelconque rôle joué par l’Assemblée nationale ».

Propos recueillis par Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tel : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

Lire