CENI : la prestation de serment des commissaires annoncée le lundi

18 janvier 2019 à 20 08 51 01511

Dans un communiqué publié à la télévision d’Etat, dans la soirée de ce vendredi, le secrétariat général de la Cour Constitutionnelle a annoncé la cérémonie solennelle de prestation de serment des commissaires de la CENI au lundi prochain, 21 janvier 2019.

Nommés le lundi dernier, 14 janvier 2019, les 17 commissaires devraient très rapidement se retrouver pour élire les membres de leur bureau pour commencer le travail sur le processus électoral. Les Guinéens, surtout les acteurs politiques, les attendent urgemment sur plusieurs dossiers, notamment l’assainissement du fichier électoral et le chronogramme des élections législatives.

A suivre !

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Causes, symptômes, conséquences des infections génitales : Pr. Ibrahima Sory à Guineematin

18 janvier 2019 à 20 08 18 01181
Pr. Ibrahima Sory Baldé, gynécologue, chargé de cours à l’Université Gamal ANC

Les infections génitales féminines, provoquées par des germes pathogènes, sont très récurrentes. Les plaintes ne manquent pas chez les femmes et les jeunes filles, assurent les spécialistes. Pourtant, c’est une pathologie, si elle n’est pas traitée, peut entraîner la fertilité et même la mort.

Pour parler des symptômes des infections génitales féminines, de ses conséquences et des moyens de lutte, un reporter de Guineematin.com a donné la parole au professeur d’université, Ibrahima Sory Baldé, gynécologue, chargé de cours à la Faculté de Médecine de l’Université Gamal de Conakry…

Guineematin.com : qu’est-ce que l’infection génitale féminine et quels sont ses divers types ?

Ibrahima Sory Baldé : l’infection génitale féminine est une atteinte infectieuse, c’est-à-dire une infection provoquée par des germes pathogènes au niveau de l’appareil génital de la femme, voire une infection des organes génitaux. Les infections génitales sont assez diverses, on distingue d’abord, selon les parties atteintes de l’appareil génital, l’infection génitale basse et l’infection génitale haute. Les infections génitales basses constantes : les organes génitaux externes de la femme, à savoir la vulve, comprenant les grandes lèvres et les petites lèvres et le vagin. Les infections génitales hautes intéressent les organes génitaux internes de la femme à savoir l’utérus, la trompe et les ovaires. Donc, de façon topographie, ce sont les types d’infection. Au niveau de chaque type, il y a une classification. Les infections génitales aussi sont classées selon l’agent causal, il y a les vulvo-vaginites, les cervicites. En fonction de l’agent causal, au niveau de l’infection génitale haute, nous avons les mycoses qui sont dues au candida albicans, nous avons l’infection à techonolasvaginalis, qui est due à un protozoaire flagellé, nous avons également l’infection due au gardnerella vaginalis ou vaginose bactérienne, nous avons les infections basses génitales qui sont dues au germes manos, c’est à dire les saprophytes du vagin, tels que les staphylocoques et les gonocoques.

Guineematin.com : quels sont les facteurs qui peuvent favoriser les infections génitales féminines ?

Ibrahima Sory Baldé : Les facteurs favorisant sont au niveau la femme elle-même. D’abord, le partenaire sexuel de la femme, parce que la plupart des infections de la femme sont nées des Infections Sexuellement Transmissibles (IST) ; et le médecin, c’est à dire l’agent de santé qui consulte la femme. Comment cela se passe au niveau de la femme ? Qu’est-ce qui provoquent les infections ? Certains comportements tels que : les toilettes vaginales excessives avec le savon acide qui détruit la flore du vagin, qui est composée de bacille, qui assure la défense immunitaire du vagin ; le port des sous-vêtements serrés à tissu synthétique favorise également la survenue des infections. Il y a aussi certains états qui favorise les infections, tel que la grossesse, qui est responsable d’une hyper acidité, par ce biais peut entrainer des infections surtout d’ordre myosite. La ménopause aussi fait de la carence hormonale en estrogène, elle aussi peut être un facteur favorisant. Maintenant le partenaire, c’est-à-dire soit l’époux ou le copain de la patiente sont aussi des facteurs qui favorisent. Comment ? C’est par le biais des rapports sexuels, parce que la plupart de ces infections génitales sont les infections sexuellement transmissibles. Le troisième type favorisant, c’est le médecin lui-même, si cette consultation n’est pas faite avec le respect de toutes les règles d’asepsie. Là aussi, on peut transmettre.

Guineematin.com : que peut-on dire des symptômes des infections génitales féminines ?

Pr. Ibrahima Sory Baldé

Ibrahima Sory Baldé : pour les infections génitales basses, pour les mycoses, les premiers signes ce sont les leucorrhées, c’est un écoulement non sanglant qui est d’origine génitale et dont les caractéristiques varient selon la cause. Il y a la leucorrhée physiologique, ce qu’on a appelle perte blanche dans le langage vernaculaire, c’est à dire il y a la perte blanche normale chez la femme, qui sont liées à une hyper sécrétion de glaire cervicale. Mais, cette leucorrhée physiologique, qui se trouve en dehors de ces pertes blanches, qui sont généralement de couleur blanche nacrée, et qui n’adhère pas aux parois vaginales et qui ne s’accompagnent d’autres symptômes… En cas de mycose vaginal, il y a une leucorrhée qui a l’aspect du lait caillé, les écoulements qui ressemblent à du lait caillé ou yaourt. C’est cette leucorrhée qui peut être accompagnée d’une pluride parfois féroce. On a une leucorrhée de couleur jaune verdâtre, mais tirant plus de vert, présentant une odeur de plâtre frais. Les infections génitales hautes se traduisent par une fièvre, par des douleurs pelviennes au niveau du bas ventre et de perte blanche…

Guineematin.com : quelles en sont les conséquences ?

Ibrahima Sory Baldé : les risques de cette maladie sont énormes. Ces infections génitales se propagent. Généralement, ce sont les infections génitales basses qui arrivent d’abord, c’est-à-dire qui intéressent les organes externes de la femme. Maintenant, si cette infection n’a pas été prise en charge ou elle a été mal prise en charge, elle se complique d’infections génitales hautes. Et si cette infection génitale haute n’est pas bien prise en charge, elle provoque d’autres complications à court terme. Elle peut entrainer des infections pelviennes sévères, qu’on appelle péritonite ou pelvipéritonites et à long terme aussi, elle peut se compliquer en grossesse extra-utérine, elle peut aussi se compliquer d’infertilité, empêchant la femme de concevoir par obstruction des trompes, et dans le cas grave, on peut assister à une septicémie, c’est à dire un choc septique qui peut même se compliquer.

Guineematin.com : que peut-on dire de la prise en charge des infections vaginales ?

Ibrahima Sory Baldé : il y a la prise en charge préventive. De façon générale, cette prise en charge s’adresse aux facteurs favorisants, au niveau de la femme. Il faut que les femmes évitent de faire la toilette excessive avec des savons acides, qui vont détruire la flore microbienne qui défend le vagin contre les agressions infectieuses. Les femmes doivent privilégier le port de sous-vêtements en coton et non en tissu synthétique. Il faut aussi que certaines pathologies, qui affaiblissent la défense de l’organisme, soient correctement prises en charge tel que le diabète. Il faut aussi que le diabète soit équilibré et pris en charge. En cas de grossesse, il faut aussi que la grossesse soit bien suivie, parce qu’il y a des leucorrhées ou des infections pendant la grossesse. Ces infections doivent être prises en charge correctement et à temps. Maintenant, au niveau du partenaire, il faut un rapport sexuel protégé. Devant un partenaire sexuel irrégulier ou inconnu, il faut utiliser le préservatif. Au niveau du médecin, il faut le respect scrupuleux des règles prévention et du contrôle des infections dans tous les actes médicaux, en commençant par les infections élargies dans les actes médicaux. Eviter de laver l’interne du vagin avec du savon… Le traitement de la femme doit associer la prise en charge de son partenaire, sinon elle va aller se traiter et se réinfecter encore.

Propos recueillis par Fatoumata Diouldé Diallo pour Guineematin.com

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Les artistes guinéens vivent-ils de leur métier ? Réactions de Mamadou Thug et Malick Fadal

18 janvier 2019 à 20 08 01 01011
Mohamed Lamine Diallo, alias Mamadou Thug

L’art est devenu un secteur qui attire de plus en plus du monde en Guinée. Les acteurs et les passionnés de ce monde ne se comptent plus. A travers la musique, la peinture, l’humour, l’écriture, la danse et autres, chaque artiste utilise son génie créateur pour s’affirmer et se faire connaitre du public. Mais, les artistes guinéens vivent-ils de leur métier ? Un reporter de Guineematin.com est allé poser la question à l’humoriste Mohamed Lamine Diallo, alias Mamadou Thug et Mamadou Malick Diallo, dit Malick Fadal.

Mamadou Thug

Quand on lui demande s’il vit bien de son art, l’humoriste Mamadou Thug n’hésite pas de répondre par l’affirmative. « Je le dis sans complexe, sans ambages que moi je vis de mon art. Certes, je ne vis pas à la Michel Jackson ou bien à la Puff Daddy ; mais, je le vis à la Mamadou Thug. Aujourd’hui, ce métier me permet de vivre dignement, je ne suis pas un vendu, je ne tape pas à la porte de quelqu’un pour dire  »grand, c’est Mamadou Thug qui est là, donnes-moi un peu ». Je ne le ferai pour personne, si tu aimes ce que je fais, viens voir mon spectacle, paies mon ticket. Soutiens-moi par un billet de spectacle. Si je suis convaincant à tes yeux ; là, tu peux me donner une enveloppe ou quelque chose. Mais, je ne peux jamais me permettre d’aller dans le bureau d’un commis de l’Etat. Quand le président dit qu’il m’aime, ce n’est pas une fois, deux fois ou trois fois. Même le 08 mars, il a répété la même chose, lui-même il a posté une de nos photos sur sa page Facebook ! Donc, c’est pour vous dire que l’homme doit garder sa dignité qui qu’il soit. Vous m’avez trouvé dans mon bureau. On paye le loyer, j’ai une équipe de 12 employés avec lesquels je travaille ; donc, ça prouve que je vis bien de mon art. Aujourd’hui, je n’ai pas des milliards, je n’ai pas des avions privés ou des voitures de grande classe ; mais, je vis dignement », a dit le célèbre humoriste.


Mamadou Malick Diallo, dit Malick Fadal

De son côté, Mamadou Malick Diallo, communément appelé « Malick Fadal », artiste de la musique pastorale, soutient que les artistes chanteurs vivent des cachets payés lors des concerts et des tournées. Mais, soutient-t-il, « quand il s’agit aujourd’hui des œuvres que nous allons produire, c’est-à-dire ceux qui ont des albums sur la marché, dire qu’ils vont vendre leurs CD pour avoir de l’argent, c’est très difficile. Parce qu’il y a la piraterie et l’arrivée de la technologie. Quand je fais une chanson et qu’elle se retrouve sur le net, les gens ne feront que télécharger là-bas même si le téléchargement n’est pas payant. Donc, nous vivons de notre art à travers les concerts que nous faisons, et non pas de la vente de nos œuvres », a-t-il confié.

Ces artistes reconnaissent toutefois, que de très grands acteurs de leurs secteurs respectifs ne vivent pas aujourd’hui dignement de leur métier. C’est pourquoi, tous appellent à un plus grand accompagnement des artistes par les autorités du pays. Pour cela, Mamadou Thug sollicite même la création d’un ministère en charge uniquement de la culture. « Il ne faut pas que le ministère de la culture soit associé au ministère des sports. Que le ministère de la culture soit un ministère indépendant et qu’il y ait un budget conséquent. Je demande au gouvernement, et particulièrement le président de la République, d’aider la culture guinéenne. Aujourd’hui, aider la culture, ce n’est pas de mettre l’argent seulement au Festival National des Arts et de la Culture ; c’est d’aider ces entrepreneurs culturels qui sont en train de faire de grands évènements. Prenons par exemple Macka Traoré qui a fait le festival de Fria, Al Souaré qui en train de faire le match du rire, Ahmed Keïta qui a créé le festival de Dabola, etc. », a dit l’humoriste.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tél. : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Non respect du protocole Gouvernement/SLECG : l’USTG menace de déclencher une grève générale et illimitée

18 janvier 2019 à 19 07 57 01571

L’Union Syndicale des Travailleurs de Guinée (USTG) menace de déclencher une grève générale et illimitée si le gouvernement ne respecte pas le protocole d’accord signé avec le SLECG. L’annonce en a été faite ce vendredi 18 janvier 2019, à l’issue d’un huit de plus de deux heures, tenu par la centrale à son siège à Kaloum, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

On est loin d’être sorti de l’auberge avec les mouvements sociaux en Guinée. Quelques jours après la suspension de la grève du SLECG, les enseignants commencent à s’impatienter. Conscient du non respect de la parole donnée qui caractérise la gouvernance actuelle, la centrale mère (USTG) agite déjà le chiffon rouge si le protocole d’accord n’est pas appliqué.

Abdoulaye Sow

A la fin de la réunion de l’USTG de ce vendredi, c’est son secrétaire général, Abdoulaye Sow, qui en a fait le compte-rendu. Il a mis un accent particulier sur le respect des engagements pris par le gouvernement face aux enseignants. « Un protocole d’accord ne vaut que par son application, sinon ça ne sert à rien de se retrouver autour d’une table, échanger et trouver un protocole d’accord, s’il ne doit pas être respecté. Alors, nous nous adressons au ministre du travail, qui nous a adressé des courriers pour faire participer des syndicats fantômes, qui ne sont pas porteurs des revendications, à la mise en place de la commission d’assainissement du fichier des fonctionnaires enseignants pour détecter des fictifs qui bénéficient des salaires indus et, les économies seront redonnées aux enseignants guinéens. Peuple de Guinée, travailleurs de Guinée, faisons tout pour ne pas accepter que ce protocole difficilement obtenu soit violé. Ça sera l’avenir de nos enfants qui sera violé, ça sera l’avenir de notre pays qui sera violé. Si d’aventure, le gouvernement ne respecte pas ce protocole, l’USTG, le mouvement syndical guinéen, le peuple de Guinée, nous ferons tout pour que ce protocole soit respecté. Parce que nous nous verrons dans l’obligation de déclencher une grève générale et illimitée dans tout le pays, jusqu’à ce que ce que protocole, qui a été fait difficilement, soit respecté pour l’avenir de nos enfants », a-t-il menacé.

Le secrétaire général de l’USTG s’est également dit déçu de ce qui s’est passé au Port dans le cade de la lise en place du syndicat local. « Hier, ce qui s’est passé au Port, au bémol, est une honte pour notre pays. Qu’on déploie des forces de sécurité pour empêcher la participation d’une centrale syndicale à des consultations sociales, est extrêmement grave pour notre pays. Nous sommes arrivés au port le matin, d’abord l’inspection générale du travail, pour la signature du protocole d’accord pré-électoral, nous a caché. Ça été fait en catimini, sans la présence de l’USTG. Ils ont projeté les élections sans nous informer. Nous avons été informés par les travailleurs. Nous sommes venus pour participer à ces élections, ils nous ont barré la route. On a dit que nous n’avons pas accès, alors que c’est des consultations sociales, qui nécessitent la participation des centrales syndicales. Nous considérons cela comme une entrave à la liberté syndicale, comme une violation forte des lois de la République. Et, nous allons nous inscrire aux antipodes de tout cela pour informer l’opinion nationale et internationale, informer nos affiliés à l’étranger, sur cette dérive inacceptable », a martelé Abdoulaye Sow.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél : (00224) 621 09 08 18

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Siguiri : le procureur demande aux sages de ne plus se substituer à la justice

18 janvier 2019 à 19 07 09 01091

Le procureur de la République près le tribunal de Première Instance de Siguiri a rencontré les sages de la ville, regroupés en une commission appelée Gestion des conflits et promotion de la paix. Ladite commission s’est substituée à la justice en se saisissant des dossiers civils voire criminels. C’est pour définir le rôle de chacun que le procureur Alghassimou Diallo a rencontré ces sages, ce vendredi 18 janvier 2019, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Depuis 2018, une commission appelée la commission de gestion des conflits et promotion de la paix à Siguiri est créée par les sages de la localité. Une commission composée de griots, de la société civile, de la ligue islamique, des chrétiens et d’autres couches sociales.

Mais, contre toute attente, cette commission se substitue aux juges dans des affaires civiles et criminelles.

Selon le procureur, Alghassimou Diallo, « par rapport à la commission que le préfet a bien voulu créer, qu’il a intitulé la commission de gestion des conflits et le maintien de la paix à Siguiri, sa création est une idée géniale. Géniale parce que nous sommes au cœur de Mandingue. Historiquement, le Mandingue est connu pour être une terre pacifique, à en croire à la charte de Kouroukan Fouga. Donc, votre commission doit être une case de veille, en d’autres termes, la police administrative. Vous devriez empêcher l’infraction. Quand vous sentez que ça ne va pas entre telle communauté et telle autre, vous ne deviez pas attendre que les hostilités soient ouvertes, vous devriez leur dire attention ! Vous devriez agir. Mais, en agissant, vous devriez respecter certains principes et nous de notre côté respecter certains principe ».

Toutefois, le représentant du ministère public à Siguiri a rappelé que le rôle de la commission a des limites. « Ces derniers temps, il y a certains qui viennent me voir, pour me dire, monsieur le Procureur, on était entrain d’instiguer par rapport à tel dossier. Mais, on a appris que vous aviez pris les gens et vous les aviez détenu, libérez-les, nous allons négocier à l’amiable. C’est mon rôle de procureur de la République, garant de la paix à Siguiri. Vous devriez prévenir les infractions. Mais, une fois qu’elles sont commises, votre travail s’arrête là. Vous devriez faire des investigations pour dire telle a raison ou telle a tord. Puisque la Constitution, qui est notre norme supérieure, a indiqué en son article 107 Alena2 que la justice est rendue par les cours et tribunaux, alors vous ne devriez pas vous substituer à la justice », a dit le procureur aux sages.

Selon le porte-parole de la commission, les sages ont compris le message et a promis qu’ils ne vont plus s’ingérer dans les affaires judiciaires.

De Siguiri, Bérété Lancé Condé pour Guineematin.com

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Guinée : décès du préfet de Guékédou, Louis Fabon Mara

18 janvier 2019 à 19 07 01 01011

Le préfet de Guékédou, Louis Fabon Mara, a répondu à l’appel du Tout puissant Allah ce vendredi, 18 janvier 2019, à Conakry, a appris un correspondant de Guineematin.com dans la région de la Guinée forestière.

Selon nos informations, le représentant personnel du président de la République dans la préfecture de Guékédou était hospitalisé à l’hôpital de l’amitié sino-guinéenne de Kipé, dans la commune de Ratoma. Malheureusement, il ne s’est pas relevé. 

A rappeler que c’est le 16 septembre 2017 que le président Alpha Condé avait promu monsieur Louis Fagon Mara à la tête de la préfecture de Guéckédou, en remplacement de Monsieur Mohamed V Keïta. 

Paix à son âme, amine !

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Fin du mandat des députés : l’opposition annonce une retraite à Kindia pour décider

18 janvier 2019 à 16 04 13 01131

A l’absence de Cellou Dalein Diallo, en séjour à l’étranger, les membres de l’opposition républicaine se sont retrouvés ce vendredi, 18 janvier 2019, au QG de l’UFDG à Hamdallaye sur la position que devront adopter les députés à l’Assemblée nationale, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Dans son compte rendu, le porte parole du jour, Nestor Kagbadouno, secrétaire général du parti Union Guinéenne pour la Démocratie et de Développement (UGDD) a indiqué que le seul point à l’ordre du jour concernait la prorogation du mandat des députés à l’Assemblée nationale. « Après les débats où les différentes positions ont été écoutées, il a été décidé à l’unanimité que tous les leaders de l’opposition républicaine se retrouvent le 16 février à Kondeya (dans la préfecture de Kindia) pour prendre une décision relative à la présence de nos députés à l’Assemblée nationale », a-t-il annoncé.

En attendant, les opposants ont rappelé que même si l’élection avait été organisée, les députés actuels ne quitteraient pas l’Assemblée nationale avant le 05 avril. « Avant cette date (le 05 avril 2019 : ndlr), toutes les décisions importantes seront prises pour que l’opposition républicaine puisse donner sa position par rapport à la prorogation de leur mandat », a rassuré le porte parole du jour.

A rappeler que le mandat des députés (dont la législature a commencé le 14 janvier 2014) s’est terminé le dimanche dernier, 13 janvier 2019. Depuis, beaucoup de guinéens craignent que la prorogation de leur mandat serve de prétexte à la prorogation du mandat présidentiel à travers un simple glissement. Pour leur part, les opposants réfléchissent aux conséquences d’une démission en laissant seule la mouvance au parlement… 

A suivre !

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

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Conakry : un ancien ministre réclame 250 millions à un faux marabout

18 janvier 2019 à 15 03 51 01511
Ibrahima Bangoura, ancien ministre

Il est de notoriété publique que nombre de cadres de l’administration guinéenne font recours aux services des marabouts pour rentrer dans les bonnes grâces du chef de l’Etat. Parfois, cette aventure tourne à l’arnaque, au grand dam des cadres qui aspirent à se faire nommer à des postes de responsabilité. Ibrahima Bangoura, éphémère ministre de l’Urbanisme et de l’Habitat du président Alpha Condé (entre 2013 et 2014), l’a appris à ses dépens.

Tellement énervé de s’être fait arnaquer, le ministre a porté plainte au tribunal correctionnel de Dixinn où le ministre réclame des dizaines de millions de francs guinéens à son faux marabout, un certain Mamadou Saliou Bangoura.

Pour l’audience d’hier jeudi, 17 janvier 2019, c’est le prévenu qui a été entendu à la barre. Selon nos informations, Mohamed Saliou Bangoura aurait profité de la détresse que traverse l’ancien ministre en rapport avec sa situation administrative pour lui proposer ses services.

Interrogé par le juge Aboubacar Kourouma, le prévenu ne nie pas les faits qui lui sont reprochés. Mais, la pomme de discorde tourne autour du montant soutiré au ministre. Selon Mohamed Saliou Bangoura, c’est plutôt la somme de 4 millions 46 mille francs guinéens qu’il a pris avec le plaignant, qui réclamerait plus de 250 millions de nos francs.

Interrogé sur les raisons qui l’ont poussé à soutirer cette somme des mains d’Ibrahima Bangoura, le prévenu a répondu en ces termes : « ma tante m’avait remis des bazins cousus à revendre. Je les ai donnés à Mr Bangoura, mais il ne m’a pas remis l’argent, parce qu’on ne se parlait plus. J’étais son petit sûr. C’est mon oncle qui nous avait mis en contact et je faisais beaucoup de ses courses, notamment à Boké. Mais, j’étais en désaccord avec mon oncle qui m’avait mis en prison. Depuis que je suis sorti de prison, Mr Bangoura a coupé tous les liens entre nous. Un jour, son chauffeur m’a appelé. Quand on a échangé, il m’a fait savoir qu’il ne travaillait plus avec Mr Bangoura. Le chauffeur m’a appris que des gens sont venus arnaquer Mr Bangoura. Ils lui ont retiré deux cent cinquante millions de francs guinéens. Moi aussi, j’ai dit au chauffeur que Mr Bangoura me devait 3 bazins appartenant à ma tante, madame Nabé. Ainsi, j’ai eu l’idée de l’arnaquer pour récupérer mon argent. Je me suis rappelé qu’on a été chez un de ses marabouts à Boké. Je décide de me faire passer pour son marabout. J’ai pris le numéro de mon frère pour y arriver. A chaque fois que je lui demande un million de francs guinéens pour des sacrifices, il le fait. C’est ainsi que j’ai pris 4 millions de francs guinéens avec lui. C’est ce que je connais », a expliqué Mohamed Saliou Bangoura.

L’avocat de la partie civile, maitre Dinah Sampil, va interroger le prévenu sur les raisons qui ont poussé son oncle à l’envoyer en prison. Dans sa réponse, Mohamed Saliou Bangoura dira avoir créé un compte Facebook au nom de son oncle, « parce que je voulais revendre des véhicules avec ce nom. Le marché allait être plus facile. Quand il a appris ça, il m’a mis en prison. Mais, c’est lui-même qui m’a fait sortir ».

Maître Dina Sampil va dire aussitôt au président du tribunal de prendre acte de cette réponse « qui prouve à suffisance que le prévenu est un habitué des faits ».

L’audience a été renvoyée au 31 janvier 2019 pour que la suite des débats, avec la comparution des témoins des deux camps.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com

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Agression nocturne d’un taxi-motard à Kaporo : Mohamed Keita à la barre

18 janvier 2019 à 15 03 06 01061

Les taxi-motards sont souvent victimes de braquages et d’agressions nocturnes. Les plus chanceux voient leurs agresseurs se sauver avec leur engin, en les laissant en vie. C’est dans ce cadre que la taxi-motard, Ibrahima Bah, agressé nuitamment il y a juste un mois, a porté plainte contre Mohamed Kéita, qu’il accuse d’avoir participé au vol de sa moto. Le procès s’est ouvert hier jeudi, 17 janvier 2019, au tribunal correctionnel de Dixinn, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Pêcheur de profession, Mohamed Keita est poursuivi pour le vol d’une moto appartenant à Ibrahima Bah. Selon nos informations, les faits se sont déroulés le 17 décembre 2018 au quartier Kaporo, dans la commune de Ratoma. Depuis cette date, Mohamed Kéita est détenu à la maison centrale de Coronthie.

A l’audience de ce jeudi, Ibrahima Bah, le conducteur de taxi-moto, est revenu de l’agression qu’il a subie alors qu’il effectuait le tronçon Lambanyi-Kaporo. « J’ai pris la personne qui m’a déplacé, nous sommes venus jusqu’au niveau de la gendarmerie de Kaporo. Sur les lieux, on a trouvé Mohamed Keïta et une autre personne. Ils étaient arrêtés là. Faisant semblant de me payer, celui qui m’a déplacé a fait sortir un fer de sa poche. J’ai eu peur, j’ai laissé la moto et j’ai pris la fuite. Mais, Mohamed Keita m’a poursuivi, il m’a attrapé et m’a bastonné. J’ai appelé au secours et les gens sont venus le mettre aux arrêts. C’est ainsi que celui qui m’a pris en déplacement a pris ma moto et il est parti avec la complicité de Mohamed Keïta », a raconté la victime.

Par ailleurs, Ibrahima Bah a précisé que la moto ne lui appartient pas. C’est pourquoi, il réclame une somme de 7 millions 200 mille francs guinéens, montant correspondant, selon, lui au prix de la moto.

Interrogé à son tour, Mohamed Keita a rejeté en bloc les faits articulés à son encontre. Selon lui, il n’a pas pris la moto et il ne connait pas non plus celui qui l’a prise. « Je suis un pêcheur. On m’a arrêté à 5 heures du matin pendant que je partais à la pêche. Je suis passé chez mon petit pour le réveiller afin qu’on puisse aller à la pêche. J’ai tapé à sa porte. C’est là-bas que les gens sont venus m’arrêter en disant que j’ai été complice de vol d’une moto. Moi, je n’ai pas pris sa moto et je ne connais pas celui qui l’a prise. Je ne connais rien de cette affaire », s’est-t-il défendu.

Après ces explications, l’affaire a été renvoyée au 23 janvier 2019 pour la comparution des témoins cités dans l’affaire.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel: 654 416 922/664 413 227

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Université de N’zérékoré : les étudiants outillés en création de projets bancables

18 janvier 2019 à 14 02 39 01391

L’enjeu et les défis de l’employabilité des jeunes sont des éléments majeurs des 17 Objectifs de Développement Durable. Une conférence autour de cette employabilité des jeunes s’est tenue à l’Université de N’zérékoré, hier jeudi 16 janvier 2019. C’est l’ancien ministre guinéen de l’Economie et des Finances, Dr Ousmane Doré, qui a animé cette conférence en compagnie de nombreux cadres, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

De nombreux étudiants ont pris part à cette conférence en présence des autorités universitaires et éducatives de la région forestière. Selon nos informations, la démarche vise à outiller les étudiants dans le domaine de la création de projets bancables.

Dr Ousmane Wora Diallo

A l’entame de cette conférence, le recteur de l’université de N’Zérékoré, Dr Ousmane Wora Diallo, a décrit le parcours du conférencier avant de poser quelques doléances. « C’est un honneur pour notre université de recevoir un éminent cadre international au sein du campus, pétri d’expérience, et qui connait les problèmes que nous traversons pour avoir gérer le département des finances pendant une période cruciale de notre pays en 2007. Nous voulons, monsieur le ministre, que vous nous souteniez, que vous nous accompagniez et que vous utilisiez tous vos talents pour aider cette jeune université, qui a été créée qu’en 2001 et qui évolue clopin-clopant, mais aussi qui a pris un envol et qui ne veut plus retarder ».

Dr Ousmane Doré

Prenant la parole, Dr Ousmane Doré, ancien ministre de l’Economie et des Finances et actuellement représentant régional pays de la Banque Africaine de Développement en Centrafrique, a décliné l’objectif de son séjour en région forestière tout en s’engageant à accompagner l’Université de N’zérékoré. « Je suis du terroir et je ne pouvais pas venir chez moi à Lola, sans prendre le temps pour passer ici, dans cette brillante université, avoir un échange avec vous sur une problématique qui est aujourd’hui d’actualité pour toute la jeunesse africaine. Le message ou plaidoyer que vient de faire le recteur, à l’intention de mon institution qui est la Banque Africaine de Développement(BAD), la première institution de financement panafricain, je voudrais le rassurer que cette doléance est tombée dans de bonnes oreilles ».

Pour finir, le conférencier a fait une invite aux étudiants, de s’intéresser à la création des projets bancales. « Ce n’est pas l’argent qui manque, ni les ressources de financement qui font défaut aujourd’hui sur le continent, c’est les projets bancales. Vous êtes des étudiants, vous êtes l’avenir de cette nation, vous êtes l’avenir de ce continent. Il est très important que vous n’ayez pas seulement de l’éducation mais ce que je vais vous dire ici, un des messages clés, c’est de vous dire que : l’éducation. L’enseignement, ce n’est pas forcément ce que vous recevez ici chez vos éminents professeurs. Mais, c’est ce que vous allez faire après ici, en termes de créativité, en termes d’innovation pour pouvoir vous insérer, vous booster la productivité nationale pour créer des emplois décents », a fait savoir Dr Ousmane Doré.

De N’Zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tel : +224620166816/666890877

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Pénurie d’eau à Sonfonia : les populations du secteur Fasso tirent le diable par la queue

18 janvier 2019 à 10 10 14 01141

Les populations du secteur Fasso, à Sonfonia, dans la commune de Ratoma, ont du mal à boire à leur soif en ce moment. Le secteur est frappé par un manque d’eau sans précédent depuis bientôt un an. Trouver de l’eau potable est devenu un véritable parcours du combattant pour les citoyens, obligés de parcourir de longues distances pour s’approvisionner, a constaté sur place Guineematin.com à traves un de ses reporters.

Depuis le mois de mars 2018, plusieurs secteurs du quartier Sonfonia sont privés d’eau dans les robinets. Mais le cas du secteur Fasso est plus illustratif de ce manque d’eau. Selon un des responsables du quartier Sonfonia, l’eau de robinet n’a pas coulé dans les ménages depuis plusieurs mois. Il faut parcourir de longues distances, louer un véhicule ou une charrette pour avoir de l’eau. D’autres citoyens sont allés jusqu’à filtrer l’eau de puits pour la rendre utilisable.

La construction des forages continue à atténuer la souffrance des femmes, soumises à une véritable corvée. Elles bénéficient de la générosité des propriétaires desdites fontaines.

Fatoumata Mara

Sur la route, on rencontre régulièrement des femmes et des enfants, bidons en main. C’est le cas de Fatoumata Mara, vendeuse de bananes grillées au secteur Fasso. Elle explique les difficultés qu’elle traverse pour avoir de l’eau. « On ne gagne pas de l’eau ici, ça fait des années. Tu vois, nous tenons les bidons en main, nous partons vers ceux qui ont des forages. Moi, je viens de loin. Dès 5h du matin, on se précipite pour aller placer nos bidons devant la cour des gens pour au moins avoir un ou deux bidons d’eau pour la journée ».

Le manque de courant électrique vient aggraver une situation déjà inconfortable. Selon Fatoumata Mara, « le problème de courant électrique aussi nous fatigue beaucoup. Les forages qui sont là, sont alimentés par le courant électrique. Au moins, s’il y a le courant, les propriétaires de forages nous laissent remplir nos bidons. Tellement que c’est difficile, on peut utiliser un seul bidon par jour pour la cuisine. Ce n’est pas normal. S’ils ne nous aident pas à réinstaller les tuyaux, nous allons continuer à souffrir. Et peut-être, nous allons faire comme les populations de Kagbélen, c’est-à-dire sortir dans la rue pour manifester », met en garde la dame.

Mme Barry

Même son de cloche chez madame Barry, enseignante dans une des écoles de la place. Selon elle, c’est grâce au camion qu’elle se procure de l’eau pour faire ses travaux ménagers. « Avant même que la saison sèche ne s’annonce, on n’a pas d’eau depuis pratiquement le 03 mars 2018. Ça fait presqu’une année. Moi personnellement, je paye les enfants, ou je paye le carburant, on me prête les véhicules, je vais, je cherche l’eau. Par ce que dans le quartier, je ne peux pas puiser jusqu’à 23h. Tous les forages qui sont là ouvrent à 19H. Quelques fois, nous payons un jeune qui puise pour nous une fois par semaine. Si non, c’est grâce aux forages nous vivons ici ».

Mohamed Camara

Interrogé sur cette question, Mohamed Camara, secrétaire au conseil de quartier de Sonfonia, est revenu sur les raisons de cette pénurie qui perdure. « Dans un cas général, le problème d’eau n’est pas résolu dans notre quartier. Nous avons 9 secteurs, mais entre ces secteurs, c’est le cas du secteur Fasso qui est déplorable. On a pris les dispositions d’aller rencontrer la SEG. La SEG est venue voir la réalité sur le terrain. L’eau venait ici, mais c’est un monsieur qui a construit un immeuble sur le grand tuyau. C’est là qu’ils ont déplacé le tuyau qui ravitaillait la population du secteur Fasso. Depuis qu’ils ont déplacé le tuyau, à cause de la construction de la maison du monsieur, plus rien ne va. Nous avons signalé le cas à la SEG. Ils ont dit qu’ils vont revenir. Mais, depuis ce jour, on n’a vu personne. Dans les autres secteurs, l’eau vient une ou deux fois par semaine », a fait savoir le responsable local.

Mohamed DORE pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 07 93 59

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Conakry : Asmaou Diallo, miss Guinée 2017, offre des vivres à 3 orphelinats

18 janvier 2019 à 9 09 54 01541

Dans la journée d’hier, jeudi 17 janvier 2019, mademoiselle Asmaou Diallo, la miss Guinée 2017, a visité trois orphelinats de la capitale guinéenne (deux dans la commune de Ratoma et un autre dans la commune de Matoto). L’objectif était d’apporter son soutien aux enfants déshérités ou orphelins en leur offrant une importante quantité de vivres avec l’appui de son partenaire, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui a assisté à la remise.

A Bambéto, première étape de la tournée, Ibrahima Saïkou Diallo, alias ‘’CIA’’, fondateur de l’orphelinat ‘’Aide aux enfants déshérités de Guinée’’ (avec actuellement 48 enfants dont 7 filles), a remercié la Miss Asmaou Diallo pour le soutien à son centre. « Ce sont ces enfants qui vont nous remplacer demain. C’est pourquoi, nous les aidons à apprendre chacun un métier puisqu’on n’a pas les moyens pour les scolariser », a dit Saïkou Diallo.

Seulement, cet orphelinat n’a pas d’abri pour les enfants de son centre qui dorment à la belle étoile. « Nous n’avons pas de logement pour tous ces enfants. Ils dorment tous à la belle étoile dans cette cour. Certains dans les carcasses de véhicules, d’autres sous un hangar… », a indiqué le fondateur du centre qui dit confier les filles aux familles voisines.

Egalement bénéficiaire du don, Antoine Tamba Léno de l’orphelinat ‘’Le bon samaritain’’ de Wanindara 1 (qui a 30 enfants dont 16 filles), a salué le don de la miss, avant de parler d’autre besoins. « Nous payons actuellement deux millions 250 GNF par mois pour la location de la maison que nous occupons », dit Tamba Léno, ajoutant que les autres besoins concernent la scolarité des enfants, l’alimentation et les frais sanitaires.

Même son de cloche chez madame Laurence Rouyer, fondatrice de l’orphelinat ‘’La maison du Bonheur ‘’ sis à Dabompa, dans la commune de Matoto. Mais, malgré les difficultés rencontrées, ce centre encadre aujourd’hui 60 enfants dont la tranche d’âge varie entre 2 et 14 ans. « Nous aidons ces enfants à préparer leur avenir avec comme priorité l’éducation, l’instruction afin qu’ils sortent d’ici avec un bagage leur permettant d’être autonomes. Et, nous remercions miss Asmaou pour ce geste qui nous va droit au cœur », a dit madame Laurence Rouyer.

Après ces visites, mademoiselle Binta N’Diaye, chargée des opérations à l’entreprise ‘’Belle France’’ qui accompagne la miss Asmaou Diallo, a dit avoir été très touchée par la situation des enfants trouvés surtout à Bambéto. « A travers ce qu’on a vu sur le terrain, l’entreprise ‘’Belle France’’ prend note de la situation de ces enfants. Nous avons déjà un programme pour accompagner les ONG, les personnes en difficulté. Que ça soit des enfants ou des personnes âgées. Nous allons remonter l’information ; et, à partir d’aujourd’hui, à travers la Miss Guinée, l’orphelinat de Bambéto va figurer parmi ceux que nous allons assister », a promis Binta N’Diaye.

Enfin, la Miss Guinée 2017 n’a pas caché son soulagement d’avoir visité ces trois orphelinats dont les objectifs cadrent avec les objectifs de son ONG ‘’Miss Asmaou, assistance vulnérabilité’’. Selon Asmaou Diallo, l’objectif majeur de son ONG est de lutter contre la mortalité maternelle et infantile, tout en aidant les orphelinats sur le plan de la sécurité alimentaire ; mais aussi de la formation. « C’est un sentiment très satisfaisant de visiter ces trois orphelinats. Et, je pense que c’est quelque chose que je vais refaire avec l’aide d’autres partenaires, en plus de Belle France que je remercie beaucoup déjà », a-t-elle expliqué, déplorant la situation précaire de ces enfants visités, notamment ceux de Bambéto.

A rappeler que partout où elle est passée, la Miss Guinée, avec le soutien de son partenaire ‘’Belle France’’, a apporté une importante quantité de vivres dont du riz, du lait, du savon, du jus, etc.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél. : 622 68 00 41

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