Labé : plusieurs ONG et groupements outillés sur l’esprit d’entreprise

29 janvier 2019 à 19 07 02 01021

Des associations féminines et des groupements de producteurs villageois des préfectures de Koubia, Labé et Dalaba prennent part à une session de formation sur l’esprit d’entreprise, qui s’est ouverte ce mardi, 29 janvier 2019 à Labé. Les travaux qui vont durer deux jours, se tiennent dans les locaux de la Fédération Préfectorale des Artisans de Labé (FEPAL), dans le quartier Kouroula, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Koubia.

La rencontre est organisée par l’Association des Volontaires pour le Développement Durable de Guinée (AVDDG), sur financement de l’Association d’Aide aux Pays Francophones basée à Limoges, en France.

Selon Ismaïla DIALLO, le Président de l’Association des Volontaires pour le Développement Durable de Guinée (AVDDG), « nos partenaires souhaitent nous aider à l’autonomisation des femmes en zones rurales, qui portent le développement de leurs localités ».

Durant ces deux jours de formation, les participants, au nombre d’une trentaine, vont plancher sur les thèmes comme :

ü L’entreprenariat féminin

ü Le leadership

ü La gestion simplifiée

ü Le partage d’expérience

A noter que ces organisations de la Société Civile de Koubia, Labé et Dalaba qui participent à cette formation, ont été identifiées par les Directeurs Préfectoraux de l’Agriculture, en collaboration avec les Conseils Préfectoraux des Organisations de la Société Civile.

De Labé, Mamadou Alpha DIALLO pour Guineematin.com

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Gouvernance : Mariama Camara présente les acquis et les perspectives du Département de l’Agriculture

29 janvier 2019 à 18 06 37 01371

La ministre de l’agriculture était devant la presse hier, lundi 28 janvier 2019, pour présenter les acquis de son département. Mariama Camara est revenue sur les actions du gouvernement en faveur du développement du secteur agricole avant d’annoncer quelques perspectives.

Pour cette sortie médiatique, Mariama Camara, communément appelée Mariama SOGUIPAH, comme ses prédécesseurs, était accompagnée de plusieurs membres du gouvernement. Elle a commencé par faire une brève rétrospective des acquis des régimes Sékou Touré et Lansana Conté dans le domaine agricole, avant de présenter la situation du secteur depuis l’arrivée du président Alpha Condé au pouvoir, en 2010.

Par exemple, en matière de fourniture des intrants (engrais et semences), Mariama Camara a rappelé que jusqu’en 2010, l’approvisionnement en engrais qui, au demeurant résultait du don japonais dénommé KR2, ne dépassait guère les 2 000 tonnes par an et comprenait le triple 17 et l’Urée. Et, en ce qui concerne les produits et équipements phytosanitaires, jusqu’en 2010, les quantités de produits fournies ne dépassaient pas 20 000 litres par an, de même que les équipements de traitement qui atteignaient à peine 100 unités par an.

Revenant sur la situation du secteur agricole depuis 2010, la ministre de l’Agriculture a souligné qu’à la faveur des initiatives du Président de la République, Alpha Condé, le secteur a connu d’importantes avancées. « Sur le plan institutionnel, depuis 2011, la mission d’appui du ministère de l’Agriculture au monde rural a été renforcée, à travers l’érection des structures de recherche, de vulgarisation-conseil et de statistiques agricoles, en établissements publics à caractère administratif, dotés d’une autonomie de gestion afin de remplir efficacement et durablement leur mandat en faveur des producteurs.

En matière d’approvisionnement en intrants, le Gouvernement a mis à la disposition des producteurs, des engrais destinés à toutes les filières agricoles, à travers le fonds de soutien à la campagne », a-t-elle dit, ajoutant que l’approvisionnement en engrais a quant à lui, connu une évolution significative. Car, il est passé de 2 000 tonnes par an jusqu’en 2010 à 100 000 tonnes en 2018.

Outre ces performances, Mariama Camara a dégagé plusieurs perspectives, notamment l’approvisionnement en engrais spécifiques ; la production et l’utilisation des cartes de fertilité des sols pour mieux connaître les quantités et les qualités des engrais ; la définition des qualités et des quantités par culture ; l’utilisation de plus de variétés améliorées ou traditionnelles à cycle court, à haut rendement, aromatiques et tolérantes à la submersion, tolérantes à la toxicité ferreuse, à la salinité et à la sécheresse ; etc.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Faranah : les atouts du gouverneur Sadou Keïta pour réussir sa nouvelle mission

29 janvier 2019 à 9 09 17 01171
Sadou Keita, nouveau Gouverneur de Faranah

L’ancien gouverneur de Labé, Sadou Keïta dispose de plusieurs atouts pour réussir sa nouvelle mission dans les fonctions de nouveau gouverneur de Faranah, en Haute Guinée, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Le gouverneur Sadou Keïta a une finesse politique, une sagesse intellectuelle et une souplesse de caractère lui permettant de réussir ses nouvelles fonctions à la tête du gouvernorat de la Région Administrative (RA) de Faranah, en Haute Guinée. Ces atouts majeurs apparaissent quelques faits marquants de sa vie familiale, professionnelle, administrative et politique.

Sur le plan familial, Sadou Keïta réussi à faire cohabiter sous son toit, trois épouses issues respectivement des grandes familles Sangaré de Dinguiraye, Kaba de Kankan et Kouyaté de Faranah. Ces liens sacrés du mariage lui offrent naturellement des piliers sur lesquels il pourra s’adosser pour réussir sa mission, atteindre ses objectifs et dérouler, sans fausses notes, l’agenda du président Alpha Condé auprès des populations de la Région Administrative de Faranah.

Sur les plans professionnel, administratif et politique, Sadou Keïta connait bien la Haute Guinée où il a servi plus de 30 ans en qualité de professeur à l’Université de Kankan. Pendant ce temps, il assumait des missions d’avocat populaire près des juridictions de jugement de la région, de directeur préfectoral de la jeunesse de Kankan, d’attaché de cabinet, de chef de cabinet et de directeur du bureau de stratégie de développement de la région.

Il a été même secrétaire fédéral du Parti de l’Unité et du Progrès (PUP) de Kankan, au moment où le RPG était ingérable en Haute Guinée. Malgré tout, il cohabitait pacifiquement avec les irréductibles inconditionnels du Professeur Alpha Condé, alors principal opposant radical au régime de feu Général Lansana Conté.

Haali poular natif de Mamou, Sadou Keïta est également ancré dans la culture mandingue. Un brassage culturel qui constitue, à n’en pas douter, un atout majeur pour réussir la coordination du développement et la consolidation de la paix dans les différentes localités de la région de Faranah.

Sans oublier qu’à Labé, il a réussi avec une population caractérisée par le manque de sincérité dans les relations entre gouvernants et gouvernés. Tout le monde ou presque est capable de te dire oui alors que, du fond du cœur, c’est non. C’est généralement après coup que tu te rends compte que le mot ‘’oui’’ arraché si facilement de la bouche de ton interlocuteur a été lâché juste par respect pour ta personne pour ne pas te frustrer.

Par contre, en Haute Guinée, tu es toujours prévenu à temps qu’ils ne sont d’accords, parce qu’ils te disent toujours, en toute sincérité, ce qu’ils pensent réellement du service que tu sollicites d’eux. C’est autant dire que le nouveau gouverneur de Faranah ne sera pas surpris par les évènements dans ses nouvelles fonctions, dans cette partie de la Haute Guinée. Car, on dit souvent qu’un homme averti est à moitié sauvé.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Kidnapping d’un ressortissant libanais : deux accusés à la barre du tribunal de Dixinn

29 janvier 2019 à 8 08 09 01091

Le procès dans le kidnapping de Mohammed Mattar, de nationalité libanaise, s’est ouvert ce lundi, 28 janvier 2019, au tribunal criminel de Dixinn. Deux libanais et un guinéen, accusés d’avoir kidnappé l’operateur économique, sont poursuivis dans ce dossier, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Mohammed Mattar avait été kidnappé dans la nuit du 19 mai 2018 au quartier Dixinn Bora. Après le rapt de l’opérateur économique, les deux ressortissants libanais, avec leur complice guinéen, ont exigé le paiement d’une rançon de 70 mille dollars. Mais, après une enquête menée par la direction centrale de la police judiciaire, le réseau a été démantelé. C’est ainsi que Mohamed Basharah et Ali Mohammad Hmaïdan, deux ressortissants libanais, sont mis aux arrêts. Leur présumé complice, en l’occurrence Hamidou Barry, citoyen guinéen, est toujours en cavale.

Les trois individus sont poursuivis pour association de malfaiteurs, enlèvement, séquestration avec arme et prise d’otage avec paiement de rançon

Dès l’ouverture de l’audience, les deux libanais ont plaidé coupable. Mohammed Basharah, âgé de 25 ans, a été le premier à prendre la parole pour revenir sur les circonstances de l’enlèvement de Libanais. « Je vis en Guinée depuis 2015 et j’habite à la Minière, j’exerce le métier de vitrier. C’est en mai 2018 que Hamidou Barry m’a expliqué qu’il connaît un libanais très riche qui fait le transfert d’argent de Conakry au Liban. Il m’a dit qu’on pourrait le kidnapper et demander une rançon. Ainsi, on allait gagner beaucoup d’argent. J’ai accepté. Déjà, Hamidou Barry connaît beaucoup de libanais, il a connu Mohammed Mattar à la Camayenne, là où il travaille. Donc, j’ai appelé Aly Mohammad Hmaïdan qui vivait au Liban pour qu’il vienne nous aider à bien mener l’opération. Il est arrivé à Conakry et 9 jours après on est passé à l’acte. On avait déjà réussi à avoir le contact de Mohammed Mattar. Hamidou Barry avait loué une maison à Dixinn Bora. J’ai appelé Mattar pour lui dire qu’on voulait transférer de l’argent vers le Liban, mais le premier jour il n’est pas venu. C’est le deuxième jour qu’il est venu dans sa voiture à Dixinn Bora. Hamidou est allé le réceptionner. Aly et moi, nous étions déjà dans la maison, tout de noir vêtus, avec des lunettes noires. Dès qu’il est monté, Hamidou l’a poussé. Puis, à trois, nous l’avons attaché. On lui a demandé de payer 70 mille dollars, sinon nous allions le tuer. Il nous a donné le numéro de la personne qui devait envoyer l’argent. Celui-ci devait le faire le plus tôt. Mais, quelques minutes après, Hamidou a sorti un pistolet pour menacer Mohammed Mattar. Aly et moi, nous étions étonnés de le voir avec, parce que c’est n’était pas prévu. On a eu trop peur qu’il tue Mattar. Heureusement, Hamidou nous a dit qu’il partait cacher la voiture de Mr Mattar quelque part. Dès qu’il est parti, on a diminué les cordes sur les bras de Mattar pour que, quand on sera parti, qu’il puisse se libérer. Hamidou nous a dit que le monsieur qui devait déposer l’argent va nous trouver à Coyah. On a déplacé des mototaxis, on est allé à Coyah. C’est là-bas que Hamidou a reçu un appel de son concessionnaire, lui disant qu’il avait attaché quelqu’un dans sa maison, que celui-ci s’est détaché, qu’ils sont au courant des choses qu’il a faites. Dès que le concessionnaire a raccroché, Hamidou est parti. Et, depuis ce jour, on ne s’est pas revu. Nous, c’est le lendemain matin qu’on nous a arrêtés chez moi. Hamidou m’a rappelé avec un numéro sénégalais, me disant qu’il était là-bas. Les agents m’ont dit de le faire parler afin de savoir où il a caché la voiture. C’est ainsi qu’on a découvert où se trouvait la voiture et le propriétaire l’a déjà récupérée», a détaillé le jeune homme.

Répondant aux questions du procureur Daouda Diomandé, le second accusé, Ali Mohammad Hmaïdan, âgé de 26 ans, a avoué être venu du Liban juste pour le kidnapping de Mohammed Mattar. « C’est mon ami, Mohammed Basharah, qui m’a appelé et m’a dit de venir en Guinée pour kidnapper un certain riche homme. C’est ainsi que je suis venu. Mais, on n’avait pas l’intention de le tuer, c’était juste pour avoir son argent. Mais, on n’a rien pris. Je sais qu’il y a des autorités et des lois ici, en Guinée. Mais, je suis venu pour avoir de l’argent, pas pour autre chose », a-t-il dit.

Le juge Ibrahima Kalil Diakite remarquera un tatouage sur le côté gauche du cou d’Ali Mohammad Hmaïdan. A la question de savoir s’il ne serait pas membre d’un gang de son pays, l’accusé répondra que « ce n’est pas le seul tatouage que j’ai. J’en ai un autre à l’épaule droite, ça ne veut rien dire et je n’appartiens à aucun groupe dans mon pays. Je suis peintre ».

Le juge va rétorquer ne pas être convaincu par les arguments de l’accusé et qu’il trouve d’ailleurs louche qu’il quitte le Liban pour venir jusqu’en Guinée, kidnapper quelqu’un et dire qu’il n’est pas habitué des faits.

De son côté, l’avocat de la défense, maître Philippe Loua, va demander au tribunal de prendre acte de la bonne foi de ses clients qui ont reconnu les faits.

L’affaire a été renvoyée pour les réquisitions et plaidoiries.

A suivre !

Salimatou Diallo pour Guineematin.com

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