Abdoulaye Bah sur ses 4 conseillers « recrutés » par le RPG : un manipulateur nommé Taliby Sylla…

19 janvier 2019 à 20 08 12 01121
Abdoulaye Bah, UFDG-Kindia

Il y a quelques jours, quatre conseillers démissionnaires de la fédération UFDG de Kindia ont adhéré au RPG Arc-en-ciel, le parti au pouvoir. Depuis, on a entendu plusieurs explications sur les raisons de cette défection, alors que le candidat de l’UFDG à la mairie de Kindia continue à se dire maire, conformément à l’accord politique du 08 août 2018.

A l’occasion de l’assemblée générale hebdomadaire de ce samedi, 19 janvier 2019, Abdoulaye Bah a donné sa part de vérité sur le départ de ses anciens collaborateurs qu’il jure n’être pas partis de leur gré.

Un journaliste de Guineematin.com qui était sur place a tout décrypté pour vous :

Depuis cette mascarade électorale qui a fait la honte de la Guinée, rien ne va plus à Kindia. Je vous dirais que les trois conseillers dont on a longuement parlé dans les médias, qui ont été présentés, fanfare battante, à l’assemblée générale du RPG ne sont nullement partis. Ils sont de l’UFDG et ils resteront de l’UFDG. Mais, comme vous le savez, nous sommes en Guinée, on ment qu’au menteur. Si vous aimez le mensonge, évidement, vous serez largement servi. Monsieur Fodéya Bangoura, c’est mon numéro 2 à Kindia. C’est un fils qui a travaillé pour l’UFDG et on a travaillé Kindia à l’occasion des deux ans et deux mois passé à la mairie. Il dit qu’il est parti ; mais, je vous informe qu’il ne sera jamais parti de l’UFDG parce qu’il a l’UFDG dans le sang.

Monsieur Alseny Brèle Soumah qui est également conseiller communal a été menacé par le ministre de l’Energie de mettre fin à son contrat qui le lie avec le garage de Garafiri pour lequel il est chargé de réparer le parc automobile. Monsieur Cheick Taliby Sylla l’a menacé. S’il ne quitte pas l’UFDG et Abdoulaye Bah, son contrat sera mis à néant. Ce qui est petit pour la Guinée ; car, on ne peut pas menacer un homme qui a un contrat dûment établi. Lui aussi, il n’est pas parti de lui-même si vous comprenez très bien. Il est parti sous la pression économique.

Le dernier, monsieur Oudou Sakho, c’est un fils de Kindia qui est de la fédération Kindia 2 ; mais, son cas est particulier puisque lorsqu’on nous a annoncé les faux résultats, le 08 février 2018, de la CACV, Oudou Sakho a disparu pour pouvoir côtoyer ceux qui ont l’argent public volé, destiné à être payé aux gens qui se vendent comme des petits pains sur le marché. Oudou Sakho est avec eux ; mais, il est parti, non pas avec sa conviction de faire de la politique ; mais, il a été manipulé et acheté avec de l’argent.

Le dernier, Ibrahima Sory, alias ‘’Banna’’, lui, il n’est ni sympathisant, ni militant de l’UFDG de Kindia. C’est un ex de l’UFR qui a quitté ce parti et qui est venu me dire qu’il m’admire. Il a commencé à me fréquenter et on a fait toute la campagne dans les districts. C’est lui que j’avais envoyé à Taali et à Baguéya. Donc, si monsieur Taliby Sylla présente un simple fan d’Abdoulaye Bah comme étant un conseiller élu de l’UFDG, la Guinée va mal et elle est triste.

C’est un ministre d’Etat qui se permet de prendre un simple citoyen pour le présenter au siège du RPG comme étant un conseiller de l’UFDG élu de Kindia. Il n’est nullement conseiller. C’est un fan d’Abdoulaye Bah.

Propos recueillis par Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

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Insécurité à Mamou : une enseignante assassinée au quartier Abattoir

19 janvier 2019 à 20 08 02 01021
Feue Ramatoulaye Barry

Âgée de 36 et mère d’un enfant, Madame Ramatoulaye Barry, alias Gnassa, une enseignante à l’école primaire de Madina Scierie, a été assassinée à « coups de couteau » ce samedi, 19 Janvier 2019, au quartier Abattoir, situé au Sud de la commune urbaine de Mamou. Son présumé bourreaux, Mamoudou Bah, a été mis aux arrêts, puis admis à l’hôpital régional où il a reçu des soins, sous haute surveillance policière.

Guineematin.com a appris que l’intéressé aurait tenté de se suicider après ce meurtre de l’institutrice ; mais, il a finalement été placé sous mandat de dépôt par la justice et devrait passer sa première nuit de prison à la maison centrale de Mamou.

Selon nos informations, Madame Ramatoulaye Barry a été tuée aux environs de 10 heures à son domicile, au quartier Abattoir 1. Elle était en train de préparer les leçons qu’elle devait dispenser à ses élèves, dans l’après-midi de ce Samedi.

Elhadj Sidiki Camara

« Elle a été poignardée. En tout cas, selon les premières révélations du médecin légiste, elle a reçu plusieurs coups de couteau », a confié à Guineematin.com Elhadj Sidiki Camara, le procureur de la République près le tribunal de première instance de Mamou.

Pour le moment, on ignore les motivations de ce crime qui suscite la peur et la stupéfaction chez les citoyens de la ville carrefour. Mais, selon le parquet du tribunal de première instance de Mamou, un suspect a déjà été arrêté par les services de sécurité. « Il s’agit de Mamoudou Bah, né le 10 mai 1983 à Pita. Il est marchant de profession et est domicilié au quartier Abattoir, dans la commune urbaine de Mamou », a précisé le procureur Elhadj Sidiki Camara.

De sources concordantes, après avoir administré plusieurs coups de poignard à Madame Ramatoulaye Barry, Mamoudou Bah aurait tenté de se suicider. « Dans la chambre où il a été arrêté, il y avait des traces de sang. Une corde était aussi attachée au toit », rapportent des témoins qui ont suivi la scène de l’arrestation du suspect.

A l’hôpital régional de Mamou où Mamoudou Bah a été conduit après son arrestation, on raconte que l’homme présentait plusieurs blessures. « Il était blessé au front, à un de ses pieds et aux doigts de la main. Il y avait aussi les traces d’une corde sur son cou », a indiqué une source médicale contactée au téléphone par Guineematin.

Des témoins rapportent que dans sa tentative de suicide, Mamoudou Bah avait écrit un mémo explicatif des raisons qui lui auraient poussé à tuer Madame Ramatoulaye Barry. Mais, selon le procureur Elhadj Sidiki Camara, « ce sont des brides d’information ».

Aux dernières nouvelles, Mamoudou Bah a été placé sous mandat de dépôt et conduit à la maison centrale de Mamou où il attend, convalescent, son audition et son éventuel procès dans cette affaire d’assassinat.

A noter que Madame Ramatoulaye Barry était mariée et mère d’un enfant. Elle a été inhumée ce samedi même, à 17 heures, au cimetière d’Abattoir.

Paix à son âme, amine !

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Le PEDN membre de la nouvelle CENI : « c’est une place méritée, ce n’est pas un avantage »

19 janvier 2019 à 19 07 37 01371

Le Parti de l’Espoir pour le Développement National (PEDN) a ténu son assemblée générale ce samedi, 19 janvier 2019, à son siège à Ratoma, dans la commune du même nom. De nombreuses personnalités ont pris part à la rencontre, présidée par Mohamed Fofana, trésorier du parti. La prorogation du mandat des députés par décret présidentiel aura été dénoncée comme la suite logique du holdup électoral de 2013 lors des élections législatives, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Mohamed Cissé, chargé des relations extérieures du PEDN a rappelé la position de son parti, qui avait même boycotté le parlement en janvier 2014. « La position du PEDN est claire depuis le départ. Nous n’avons pas siégé, nous avons décidé de ne pas siéger. C’est une décision politique que nous avons assumée tout au long du mandat. Et, nous avons alerté au mois de novembre dernier par rapport à la tendance qui consistait à ne pas organiser les élections à temps. Nous n’avons pas été entendus et aujourd’hui, exprès, le mandat a été amené vers le terme échu sans aucune élection ».

Par ailleurs, Mohamed Cissé condamne le pouvoir et les députés n’ayant pas fait suffisamment d’efforts pour respecter le délai constitutionnel. « Donc, l’objectif était de glisser, de faire en sorte que les députés se trouvent dans une situation d’illégitimité. Et, si le président de la République demande à ce que les conditions économiques ne lui permettent d’organiser les élections et c’est nécessaire de lui donner un an ou deux ans, qu’est ce que ces mêmes députés lui diront du même moment qu’ils ont accepté à ce que les élections ne s’organisent pas ? Donc, nous condamnons le fait que le pouvoir n’ait pas donné les moyens nécessaires pour organiser les élections, nous condamnons le fait les que les députés, ne se soient pas battus suffisamment pour faire en sorte que le délai constitutionnel soit respecté et nous disons tout simplement que ceux qui y sont ne représentent que eux mêmes et leurs partis, ça n’engage nullement le PEDN, parce que le PEDN, a décliné la participation, le PEDN a affiché sa position par rapport à cette assemblée, qui ne représentait même pas le vote populaire depuis l’origine », a dit le chargé des relations extérieures du PEDN.

Parlant de la responsabilité confiée au PEDN à la CENI à travers la désignation d’un commissaire, Mohamed Cissé s’en félicite et affirme que cette place revient de droit au parti et qu’elle n’a pas été offerte. « Dans 48 heures, il prendra fonction. Donc, c’est une place méritée, ce n’est pas un avantage. Nous sommes républicains, on ne peut pas refuser des avantages donnés par la loi. Tant que c’est dans le cadre légal, je ne vois pas en quoi notre responsabilité est aussi engagée », dit-il.

Fatoumata Diouldé Diallo pour Guineematin.com

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« Le RPG et l’UFDG travaillent étroitement pour défendre leurs intérêts », dit le PADES

19 janvier 2019 à 18 06 25 01251

La prorogation du mandat des députés à l’Assemblée nationale par Alpha Condé continue à alimenter le débat. Le Parti des Démocrates pour l’Espoir (PADES) dénonce ce décret et pense que cette prorogation est faite à dessein pour glisser le calendrier électoral en République de Guinée. C’est à l’occasion de l’assemblée générale hebdomadaire du parti, tenue ce samedi, 19 janvier 2019, que l’annonce en a été faite, a constaté un reporter que Guineematin.com a dépêché sur place.

Le mandat des députés est arrivé à terme le 13 janvier 2019. Pour éviter un vide, le président de la République a prorogé le mandat des représentants du peuple à travers un décret sans pour autant indiquer une date pour la tenue des élections législatives. Les responsables du Parti des Démocrates pour l’Espoir (PADES), à l’image de leur président Dr Ousmane Kaba, continuent à dénoncer cette prorogation du mandat des députés.

Mohamed Kaba

Selon Mohamed Kaba, coordinateur administratif du PADES, « ce qui n’est pas dit, c’est que nous nous trouvons dans une situation de glissement de mandat au niveau de l’Assemblée nationale. Et ce glissement de mandat a une incidence tant sur la démocratie elle-même que sur le mandat du président de la République et, ça pose problème. C’est pourquoi le PADES, par la voix de son député, et après consultation de la coordination, a décidé purement et simplement de ne pas participer à cette assemblée prorogée par décret. Le président de la République et la CENI devraient prendre les dispositions pour organiser de nouvelles élections. Mieux, le décret du président de la République devrait préciser au moins la prochaine date de tenue des élections. Ce qui n’existe pas… Nous sommes dans un vide et dans une confusion totale. Mais, c’est fait à dessein, parce qu’on n’a pas envie de quitter le pouvoir ».

Par ailleurs, Mohamed Kaba accuse l’opposition républicaine de prêter le flanc à cette manipulation. « Cette opposition républicaine a toujours dénoncé, critiqué les agissements du pouvoir, lorsqu’il y a eu violation. Mais cette opposition, pour ses intérêts partisans, est capable de pactiser pour garder ses avantages que les députés ont à l’Assemblée nationale. Nous avons dit qu’il faut faire attention, parce que nous constatons une bipolarisation de la vie politique en Guinée. Les débats sont confisqués par deux entités politiques qui, apparemment, semblent opposées, mais qui en réalité travaillent étroitement, lorsqu’il s’agit de défendre leurs intérêts partisans. Vous avez la loi sur la CENI qui a été décriée, parce qu’elle ne prenait pas suffisamment en compte les imperfections et le manque de dispositions antifraude, a été votée par la mouvance et par l’opposition républicaine » a-t-il rappelé.

Pour changer cette tendance, le coordinateur administratif du PADES a annoncé la création d’une troisième force politique dénommée « l’Opposition démocratique » avec d’autres partis politiques comme l’UFR, le PEDN et autres. « Pour mettre fin à ce bipolarisme, nous avons proposé de créer une troisième force. Cette troisième force, nous l’avons appelée l’opposition démocratique. J’entends dire que nous allons émietter l’opposition, nous allons affaiblir l’opposition, pas du tout. Nous allons plutôt organiser l’opposition parce que tous ces partis qui viendront dans cette coalition ne sont pas dans l’opposition républicaine, ne se reconnaissent pas dans la méthodologie de l’opposition républicaine, ne se reconnaissent pas dans les actions posées par l’opposition républicaine. Nous allons offrir une nouvelle alternative », promet ce responsable du PADES.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tel: 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Siéger ou pas au parlement ? L’UFR redoute « un piège » tendu à l’opposition

19 janvier 2019 à 18 06 00 01001

Dans les états majors des partis politiques, la tenue à date de la présidentielle de 2020 et la prorogation du mandat des députés préoccupent plus d’un. A l’Union des Forces Républicaines, l’on rassure qu’il n’y aura non seulement pas de glissement de calendrier pour 2020, comme le craignent nombre d’observateurs ; mais qu’un piège est tendu à l’opposition par le pouvoir qui a prorogé le mandat des députés. L’annonce en a été faite ce samedi, 19 janvier 2019, à l’occasion de l’assemblée générale du parti républicain, à son siège à Matam, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

C’est Elhadj Ibrahima Bangoura qui a présidé la rencontre, entouré de ses principaux collaborateurs. Devant les militants massivement mobilisés, l’honorable Ibrahima Bangoura a laissé entendre que l’élection présidentielle aura bel et bien lieu en 2020. Selon lui, il n’y aura pas de glissement de calendrier. « En 2020, il n’y aura pas de glissement de calendrier. L’élection présidentielle aura lieu obligatoirement en 2020. Il n’y aura aucun glissement pour les élections. Surtout pour l’élection présidentielle », a-t-il annoncé.

Évoquant la question du troisième mandat, il dira que la Constitution dit qu’aucun président ici en Guinée ne peut faire un troisième mandat. « Il n’y aura pas de troisième mandat en Guinée. Pour un président qui a fait deux mandats, il n’y aura pas un troisième mandat pour lui. Ce n’est pas possible ici en Guinée » a tranché honorable Ibrahima Bangoura sous un tonnerre d’applaudissement des militants.

Par ailleurs, le vice-président de l’UFR a fait comprendre aux militants que le fichier sera définitivement assaini car, dit-t-il, cela va permettre d’organiser dans les plus brefs délais les législatives. « Nous avons aujourd’hui dans ce fichier plus d’un million cinq cent mille personnes dont on ne sait pas où est-ce qu’il se trouve. On n’a pas pu les identifier. Ce sont ces 1 500 000 personnes qui permettent la fraude pour l’organisation d’un coup K-O. Et, il n’y aura plus de coup K-O. Ensuite, il faut que les législatives soient organisées le plus rapidement que possible. Ce que nous constatons, il veut faire le vide institutionnel. Mais, il ne faut pas se laisser prendre au jeu de ce gros piège qui nous est tendu », a-t-il conseillé.

A la question de savoir si l’UFR va siéger à l’Assemblée Nationale ou pas, vu l’expiration du mandat des députés, Elhadj Ibrahima Bangoura répond : « Nous n’avons pas encore pris des décisions par rapport à cela. C’est comme si c’est un piège qui est là. Est-ce qu’il n’y a pas un piège pour nous permettre de quitter et que les autres fassent ce qu’ils veulent ? Il y a cet aspect. Donc, nous sommes en train de réfléchir. C’est à vous l’opinion de nous guider par rapport à tout ça. La question qui se pose, est-ce qu’il faut aujourd’hui réunir tous les pouvoirs dans les mains du président de la République ? Parce qu’en ce moment, le président de la République et son parti auront les pleins pouvoirs pour faire ce qu’ils veulent en Guinée. C’est là l’inquiétude que nous avons », a-t-il éclairé.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel: 654 416 922/664 413 227

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Fodé Oussou aux présidents africains : « dites à Alpha Condé que l’élection n’est pas terminée à Matoto »

19 janvier 2019 à 17 05 48 01481

A l’absence de Cellou Dalein Diallo, en séjour à l’étranger, c’est son vice-président, Dr. Fodé Oussou Fofana, qui a présidé l’assemblée générale hebdomadaire de l’UFDG, ce samedi, 19 janvier 2019. Le président du groupe parlementaire Libéral-Démocrate était entouré du secrétaire général du parti, honorable Aliou Condé et des députés, Mariama Taata Bah et Djéssira Traoré.

L’opposant a profité de cette tribune pour se prononcer sur la prorogation du mandat des députés guinéens et interpeller les chefs d’Etat africains sur la situation de la mairie de Matoto dont l’élection de l’exécutif communal a été perturbée par un cadre du parti au pouvoir, après la victoire de l’honorable Kalemodou Yansané.

Prenant la parole sous les applaudissements nourris des militants, le président de séance a d’abord présenté un tableau noir de la gouvernance Alpha Condé qu’il dit se résumer en de fausses promesses. Par la suite, Fodé Oussou Fofana a vigoureusement dénoncé l’installation des PA dans les fiefs de l’opposition. « Monsieur Alpha Condé a perdu pendant 8 ans. Et, bientôt 10 ans depuis qu’il là ; mais, il n’a rien fait », a annoncé l’opposant qui accuse le président de la République d’être le seul responsable de la situation actuelle du pays à cause, dit-il, du non-respect du calendrier électoral devant élire les nouveaux députés.

Alpha Condé ne doit pas parler de la RDC, alors qu’il y a une crise post-électorale en Guinée depuis bientôt un an !

Le président de l’AG de l’UFDG estime que le président Condé n’a pas à prendre position (avec les autres chefs d’Etat africains) sur la crise post-électorale en République Démocratique du Congo (RDC), alors qu’il est incapable de terminer une élection locale depuis bientôt un an chez lui. « Il est avec les chefs d’Etat africains pour régler le problème de la RDC, en disant que l’élection qui s’est passée n’est pas une bonne élection. Je voudrais demander à ses collègues de dire à monsieur Alpha Condé qu’à Matoto, l’élection n’est pas encore terminée depuis un an »…

Fodé Oussou rassure les militants de l’UFDG : « vous ne serez JAMAIS trahis »

Sur la prorogation du mandat des députés, Dr. Fodé Oussou Fofana a réitéré la position de la direction nationale de l’UFDG de procéder à des consultations des différentes structures du parti, de l’intérieur comme de l’extérieur du pays, avant toute prise de décision. Néanmoins, il a rassuré que les militants ne seront pas trahis. « Nous n’allons JAMAIS trahir la volonté de nos militants. Nous ferons exactement ce que vous voulez. C’est pour cela que jusqu’aujourd’hui, la décision n’est pas prise de siéger ou de ne pas siéger. Nous ne pouvons pas prendre la décision. Nous sommes en train de faire des consultations de la base au sommet », rassure le député.

Enfin, le vice-président de l’UFDG invite les militants à faire « beaucoup attention », parce que, dit-il, tout ce que le Président Alpha Condé fait, c’est calculé. « Nous ne pouvons pas être un grand parti et tomber dans le piège de monsieur Alpha Condé », a-t-il prévenu.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

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Siguiri : le maire de Siguirini échappe à une tentative d’assassinat

19 janvier 2019 à 16 04 34 01341

Le maire de la commune rurale de Siguirini, dans la préfecture de Siguiri, a échappé à une tentative d’assassinat ce samedi, 19 janvier 2019, aux environs de 10 heures. L’auteur de la tentative d’assassinat à l’encontre de l’élu local a été mis aux arrêts, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Sékou Kéira, le maire de la commune rurale de Siguirini, issu d’une liste indépendante, a échappé à une tentative d’assassinat dans les locaux de la mairie. Selon nos informations, il y a des gens qui en veulent à monsieur Kéira depuis quelques temps.

Interrogé par notre reporter, le maire a parlé d’un complot visant à l’éliminer physiquement. Selon Sékou Kéira, « le mardi passé, j’étais en mission à Kankan et Siguiri, quand j’ai reçu un appel d’un de mes proches, qui m’a dit de changer de véhicule pour mon retour à Siguirini. Il m’a prévenu qu’il y a une équipe qui veut m’assassiner, qu’ils ont monté une embuscade entre Saraya et Dantiya. Il m’a dit aussi qu’il y a une deuxième équipe qu’ils vont disposer sur une montagne appelée Soumakè Lakouro. Vous savez, tout le monde connait ma voiture et ils savaient que j’allais revenir de Siguiri le vendredi. J’ai pris mes dispositions en rentrant très tôt le jeudi ».

Parlant de la tentative d’assassinat de ce samedi, le maire raconte que c’est les jeunes qui ont réussi à neutraliser l’assaillant. « Quand j’étais au bureau, Bassy Kaba s’est armé pour venir m’assassiner. Les jeunes l’ont interpellé. Il possédait une arme de fabrication locale. Pendant son arrestation, il a tenté de tirer sur un jeune. Heureusement qu’il n’a pas réussi, le fusil était comme bouché. Il a été mis aux arrêts par les jeunes et conduit au poste de gendarmerie de Léro, comme le chef de brigade de Siguirini est en déplacement », a dit Sékou Kéita.

À rappeler que le maire de Siguirini, issu de la liste indépendante, est contesté par les militants du RPG Arc-en-ciel de Siguirini, battu dans beaucoup de communes rurales et urbaines de ses fiefs.

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guineematin.com

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Manifestation à Banankoro (Kérouané) : des jeunes menacent les installations de Guiter SA

19 janvier 2019 à 14 02 30 01301

La situation est tendue depuis le début de la matinée de ce samedi, 19 janvier 2019, à Banankoro, dans la préfecture de Kérouané. Le clan de Sékouba Cissé, alias Armée, mécontent de la détention de leur mentor dans une affaire de vente de diamant, a perturbé la commune rurale de Banankoro. Les jeunes ont barricadé les routes, brûlé des pneus, fermé les bureaux de l’administration publique et le marché central.

Le clan de Sékouba Cissé, alias Armée, manifeste contre sa détention au tribunal de première instance de Kérouané. Ce matin, aux environs de 8 heures, un groupe de jeunes a laissé éclater sa colère.

Selon nos informations confiées à un reporter de Guineematin.com, ils sont en colère contre l’arrestation de leur chef, accusé d’avoir bazardé un diamant appartenant à une dame. D’autres sources indiquent que les jeunes voient derrière cette incarcération une main de Kaba Guiter, dont les installations avaient été incendiées récemment par des présumés membres de ce groupe.

Interrogé par un reporter de Guineematin.com, un des manifestants a dénoncé le manque de justice équitable en Guinée : « nous allons nous attaquer aux installations de Guiter et rien ne va arriver ; car, nous sommes dans un pays où tout est permis. Il n’y a pas de justice… ».

Une attitude que dénonce un des responsables locaux du parti du président Alpha Condé, le RPG arc-en-ciel, qui accuse les autorités de laisser s’installer la chienlit à Banankoro. Selon monsieur Traoré, « ce ne sont pas ces jeunes, c’est l’Etat. Le président a montré sa faiblesse aux guinéens dans son fief… Nous avons l’impression que Banankoro est une petite République à part, c’est pour cela que ces jeunes font ce qu’ils veulent. Le président de la République et le ministre Boureima Condé sont au courant de tout ; mais, hélas ! Ils veulent aller brûler les institutions des Guiter, pourquoi ? Ils croient que c’est Guiter qui est derrière l’interpellation de Sékouba Cissé. Et, même si c’était le cas, ils sont au dessus de la loi ou quoi ? Alpha Condé est un président qui cherche un nom et qui s’en fout des autres, c’est ça la vérité », a lancé ce responsable du RPG arc-en-ciel, très amer.

Le groupe de jeunes tient à la libération de Sékouba Cissé et promet d’aller à Kérouané pour le faire savoir. Pendant ce temps, boutiques et magasins sont fermés à Banankoro, une épaisse fumée noire serpente le ciel

Moussa Oulen Traore pour Guineematin.com

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Bilan de Dr Deen Touré au parlement : les citoyens de Matam très déçus de leur député

19 janvier 2019 à 11 11 18 01181
Dr Ibahima Deen Touré, député uninominal de Matam

Le mandat des députés, au compte de la 8ème législature, a officiellement pris fin le 13 janvier dernier. A l’heure du bilan, beaucoup de guinéens s’interrogent sur ce que ces élus du peuple ont apporté à leurs communes. Dans la commune de Matam, ce bilan de Dr Ibahima Deen Touré, député uninominal, est mal perçu. Interrogés à ce sujet par un reporter de Guineematin.com dans la journée d’hier, vendredi 18 janvier 2019, de nombreux citoyens estiment que ce bilan est négatif.

Après l’expiration du mandat des députés, suivie de sa prorogation par un décret du chef de l’Etat, l’heure est au bilan des cinq ans des élus du peuple. A Matam, les citoyens n’y vont pas de main morte en ce qui concerne l’apport de Dr Deen Touré, président du groupe parlementaire Alliance Républicaine, pour leur commune.

Ibrahim Boiro

Ibrahim Boiro, administrateur dans une maison de production, rencontré au quartier Carrière, dit ne même connaitre le député de Matam. « J’ai entendu parler du député, mais je ne le connais pas assez bien. Ça prouve qu’il n’a rien fait pour Matam. On n’a vu aucun changement depuis qu’il est allé à l’Assemblée nationale. Nous avons voulu qu’il aide les jeunes à avoir de l’emploi par exemple, la propreté de la commune. Mais, rien n’en a été, je suis déçu. En général, comme lui, les députés guinéens n’ont pas fait grand-chose pour le pays », soutient monsieur Boiro.

Aboubacar Camara

Pour Aboubacar Camara, diplômé en Droit International, sans emploi, résidant à Carrière centre, le bilan de Dr Deen Touré est nul. « En ce qui concerne notre député uninominal, son bilan est nul parce qu’il n’a rien fait pour Matam. Un député, son rôle c’est de faire tout possible pour évoquer les problèmes de la commune où il se trouve. C’est donc de défendre les problèmes de sa commune à l’Assemblée nationale, faire tout son possible pour envoyer des projets pour sa commune. Et, fort malheureusement, notre député, Dr Ibrahima Deen Touré, n’a rien fait pour le développement de notre commune. Il devrait s’occuper par exemple de la gestion des ordures. Je veux dire qu’il devait défendre le projet lié à la gestion des ordures à l’Assemblée nationale. Mais, voyez notre commune, voyez comment elle est sale. Nous avons le plus grand marché du pays dans notre commune, je parle de Madina. Les recettes obtenues dans ce marché pouvaient aider à développer la commune. Mais hélas », se désole monsieur Camara.

Issiagha Kaba

Même son de cloche chez Issiagha Kaba, diplômé sans emploi, rencontré à Dabondy. « Physiquement, je ne connais pas notre député uninominal, c’est seulement le nom que je connais. Selon moi, c’est un monsieur qui n’a rien fait pour nous. Nous avons énormément de problèmes ici. C’est le cas du délestage du courant électrique, de l’eau. Mais, le député ne vient même pas nous rencontrer pour connaitre nos préoccupations. Avec l’argent qu’il gagne à l’Assemblée nationale, il aurait pu nous aider à avoir quelques forages au moins. Mais, rien de tout cela. Aussi, il devait aider les jeunes à avoir des opportunités d’emploi. Mais je vous dis, rien. Donc, je souhaite que celui qui ira nous représenter à l’Assemblée nationale pense à cela ».

Daouda Bangoura

Pour sa part, Daouda Bangoura, rencontré à Hermakono, dit n’avoir pas oublié les promesses de Dr Deen Touré pendant la campagne de 2013. « Je ne sais si le député a fait des actions à Matam lido. Mais, ici à Hermakono, il n’a rien fait pour nous. On a une maison de jeunes qui était en chantier. Quand il est venu battre campagne, il avait promis de terminer les travaux de la maison des jeunes. Mais, depuis qu’il est allé à l’Assemblée nationale, on ne l’a pas vu. Aujourd’hui, même le sable qui était là-bas a été emporté par des voleurs. Parce que ça a duré. Donc pour moi, le député n’a rien fait pour nous, il n’a pas respecté sa promesse de campagne ».

Kerfala Camara

Kerfala Camara, chauffeur de taxi, dresse le même bilan négatif du passage de Dr Dee Touré au parlement. « Depuis qu’il est à l’Assemblée nationale, il n’a rien fait pour nous. Même une seule fois, il n’est pas venu rencontrer la jeunesse. Moi, je suis chauffeur, je travaille sur la ligne Bonfi-Makia Touré. Nous avons voulu qu’il nous aide à avoir un espace plus adéquat où nous pourrions stationner, mais en vain. Il ne vient même pas ici à Matam ».

Propos recueillis par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Partir ou rester au parlement ? Ce qu’en pensent certains militants de l’UFDG à Labé

19 janvier 2019 à 11 11 14 01141

Après la fin du mandat des députés, les partis politiques de l’opposition sont dans l’embarras du choix : partir ou rester à l’Assemblée Nationale ? Telle est la question qui se pose et qui divise nombre de citoyens. Dans la commune urbaine de Labé, fief de l’UFDG, principal parti de l’opposition, les avis sont divisés. Si certains militants pensent que les députés doivent désormais se retirer du parlement, d’autres estiment par contre, qu’il ne faut pas créer le vide, rapporte l’un des correspondants de Guineematin.com basé dans la préfecture.

A Labé, fief de l’opposant Cellou Dalein Diallo, les débats vont bon train sur le retrait ou non des députés de l’opposition en général, et ceux de l’UFDG en particulier. Dans les cafés, salons et autres lieux de rencontre, le sujet alimente les débats.

Pour Abdoulaye N’Diaye, les députés de l’UFDG doivent tous bouder le parlement. « Ces députés, c’est nous qui avons voté pour eux. Ils sont élus et non nommés. Donc, pour qu’ils continuent à siéger, il faut que le peuple vote à nouveau pour eux. Mais, comme leur mandat est terminé, il faut qu’ils partent. Un décret du président Alpha Condé ne peut pas les légitimer », soutient-il.

Pour Mamadou Ramata Diallo, militante de l’UFDG, continuer à siéger à l’Assemblée nationale pour les députés de l’opposition et surtout ceux de sa formation politique, est synonyme d’échec. Car, selon elle, « cela permettra à Alpha Condé de décaler le calendrier des élections présidentielles pour briguer un troisième mandat ».

Même si Mamadou Hady Garambé Diallo est du même avis que ses prédécesseurs, il y a tout de même une condition pour que ces élus du peuple restent à l’Assemblée. « Ces députés de l’opposition peuvent adresser une correspondance au président de l’Assemblée nationale, pour lui dire qu’ils resteront au sein de l’institution pour une durée bien déterminée, de deux à trois mois. Passé ce délai, s’il n’y a aucune volonté d’organiser les élections législatives, ils quitteront définitivement l’assemblée nationale et ils cesseront d’être les représentants du peuple », préconise monsieur Diallo.

Par contre, Mamadou Bachir Baldé dit que les députés soient présents ou non, le président Alpha Condé va toujours agir dans le sens qu’il souhaite. « Que ces députés de l’opposition quittent ou non à l’Assemblée Nationale, ça m’est égal. Car, leur présence à l’hémicycle n’empêchera en aucun cas le président Alpha Condé de faire son vœu », pense-t-il.

Depuis Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Conakry : immersion dans le quotidien des rabatteurs

19 janvier 2019 à 10 10 10 01101

Depuis de nombreuses années, un métier est apparu et se pratique à Conakry. On a appelle ses pratiquants les « Coksseurs ». Autrement dit des rabatteurs qui ont pour rôle de chercher des clients pour les conducteurs de taxis dans la ville. Appréciés par certains et décriés par d’autres, ces jeunes mènent une vie difficile même s’ils se disent fiers de vivre du fruit de leur travail, a appris un reporter de Guineematin.com qui est allé à leur rencontre.

Thierno Bah est venu de Pita. Pas instruit et n’ayant pas de métier, le jeune homme est venu à Conakry pour chercher un travail lui permettant d’avoir une vie meilleure que celle de son village natal. Et, quand il est arrivé dans la capitale, le premier travail qu’il a trouvé c’est celui de rabatteur.

« Je suis venu à Conakry pour chercher de l’argent pour pouvoir faire le commerce. Ainsi, j’espère changer ma condition actuelle. Je pense que ce métier n’est pas un mauvais métier, je préfère faire cela que d’aller voler », témoigne Thierno Bah.

Thierno Bah travaille au rond-point de Bambéto. Il s’y rend très tôt le matin et travaille jusqu’au soir. Son travail, c’est de chercher des passagers pour les conducteurs de taxis stationnés sur les lieux. Pour chaque véhicule rempli, il empoche 500 francs ou 1000 francs, selon le nombre de personnes embarquées et bien sûr l’humeur du chauffeur du véhicule.

Comme Thierno, de nombreux autres jeunes pratiquent ce métier de rabatteurs. On les retrouve dans tous les grands carrefours de la capitale. Sous le soleil, sous la pluie, ces « Coksseurs » se disputent les passagers. Aussitôt après avoir rempli un taxi et empoché la somme qui en découle, ils se tournent vers un autre. Et c’est ainsi tous les jours pour un revenu journalier qui dépasse rarement 25000 francs.

Conditions de travail difficiles, faible revenu, la vie est loin d’être facile pour ces rabatteurs. Et, ces derniers sont accusés aujourd’hui, à tort pour certains et à raison pour d’autres, d’être de simples délinquants à la recherche de la moindre occasion pour voler. Christine Haba, une habitante de Conakry, dit avoir déjà été victime d’eux au rond-point de Cosa. En colère, elle classe tous ces jeunes dans le même lot.

« Ce sont tous des bandits. En octobre dernier, je partais chez ma sœur à Matam. Arrivée au carrefour de Cosa, je me suis dit de l’appeler pour confirmer sa présence chez elle. C’est là qu’un des Coksseurs a pris mon téléphone et a fui. Ils étaient tous arrêtés derrière moi, s’ils n’étaient pas complices, ils allaient me prévenir avant que l’autre ne prenne mon téléphone. Ce sont tous des bandits », a-t-elle lancé.

Mais, Alpha Oumar Diallo, un autre rabatteur rencontré à Bambéto, n’est pas d’accord avec cette version. Il assure que les « Coksseurs » ne sont pas des voleurs. « C’est vrai que le plus souvent, les gens se méfient de nous et nous accusent de tout. Parfois tu les entends dire attrape ton sac, les enfants là sont des voleurs. Nous ne sommes pas des voleurs, ceux qui volent ne sont pas des Coksseurs », a-t-il laissé entendre.

Ce jeune homme évoque d’autres difficultés auxquelles les rabatteurs font face. C’est notamment le refus de certains chauffeurs de les payer : « Certains chauffeurs refusent de nous payer. Quand on remplit leur voiture, ils vous disent qu’ils viennent de sortir et nous demandent d’attendre le prochain voyage. Donc, si on pouvait avoir un syndicat pour mettre fin à toutes ces situations, ça allait vraiment nous aider ».

Salimatou Diallo pour Guineematin.com

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Inefficacité de la SEG : une opportunité pour les vendeurs d’eau à Conakry

19 janvier 2019 à 9 09 57 01571

Le malheur des uns fait le bonheur des autres, dit-on souvent. Cette assertion se confirme aujourd’hui à Conakry où la société des aux de Guinée est incapable de fournir de l’eau aux populations, malgré tous les investissements et efforts de l’Etat et de ses partenaires.

Seulement, ce manque criard d’eau dans la capitale guinéenne est une opportunité pour d’autres citoyens qui font le commerce de l’eau, a constaté un reporter de Guineematin.

L’eau étant source de vie, personne ne peut s’en passer. Mais, à Conakry, de nombreux habitants n’ont pas d’eau à la pompe, malgré les milliards investis dans ce secteur qui semble être parmi les moins bien gérés. Et ceux qui n’ont pas de forages privés sont obligés de trouver un moyen de se procurer de cette denrée indispensable. C’est face à cette situation, qu’une forme de commerce s’est développée dans la capitale guinéenne. Plusieurs jeunes ont cherché des charrettes et des bidons pour puiser de l’eau et la revendre.

Ibrahim Diallo, rencontré au marché de Madina vit aujourd’hui de cette activité. « Je peux dire Dieu merci, ça va chez moi. C’est grâce à cette activité que j’arrive à payer le loyer, j’envoie de l’argent à ma mère au village. Je n’ai pas terminé l’école, donc je me suis lancé dans cette activité de vente d’eau. Je puise l’eau, je la transporte dans ma charrette et je la revends aux commerçants de Madina. Le bidon de 20 litres coûte 1000 GNF et deux bidons se vendent à 2.500 GNF. Dans cette activité, je peux générer 35.000 francs comme bénéfice journalier si la chance est là », a expliqué le jeune homme.

Ces jeunes qui marchent avec des charrettes ne sont pas les seuls qui profitent de ce commerce de l’eau. Au-dessus d’eux, se trouvent ceux que l’on pourrait appeler les grossistes. Il s’agit de ceux qui vendent l’eau aux charretiers. Certains d’entre eux ont des forages alors que d’autres ont des robinets dessertis par la SEG (la Société des Eaux de Guinée).

Sanko Oumar fait partie de cette catégorie. Depuis 4 ans, il gère un robinet à Dixinn, et ça va plutôt bien pour lui. « Il y a de cela 4 ans depuis que je suis là avec mon grand frère ici, et actuellement nous recevons beaucoup de clients. C’est la Société des Eaux de Guinée (SEG) qui nous aide à avoir de l’eau et à la fin du mois nous payons régulièrement la facture qui varie entre 500 et 700 mille francs. Pendant la saison sèche, même s’il y a parfois des coupures, nous gagnons assez d’argent. Moi je revends le bidon à 500 francs à mes clients et par mois, on peut générer des millions mon frère et moi », témoigne-t-il.

Et il n’y a pas que les vendeurs qui se réjouissent de cette activité. Leurs clients se félicitent aussi du fait qu’ils parviennent à trouver facilement de l’eau pour subvenir à leurs besoins, même s’ils sont obligés de débourser de l’argent pour cela. « Moi je trouve cette activité très importante. D’abord, ça permet de réduire la pauvreté et la délinquance. Ça nous permet aussi de laver nos assiettes, de prendre nos ablutions, de laver nos toilettes. Bref, de subvenir à tous nos besoins qui nécessite de l’eau », a dit un commerçant que nous avons interrogé au grand marché de Madina.

Il faut toutefois souligner que cette activité est saisonnière. En saison sèche, les vendeurs se frottent les mains. Mais en saison hivernale, leur commerce ne marche que très peu.

Mohamed DORE pour Guineematin.com

Tel : 00224622079359

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N’Zérékoré : découverte d’un corps sans vie en face de l’hôpital régional

19 janvier 2019 à 9 09 31 01311

Le corps sans vie d’un jeune homme, âgé d’une vingtaine d’années, a été découvert hier, vendredi 18 janvier 2019, dans un caniveau, près de la rentrée principale de l’hôpital de N’zérékoré. Ce sont des passants qui ont fait cette énième découverte macabre dans la commune urbaine, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Cette découverte macabre est la troisième à avoir eu lieu ces derniers temps dans la capitale de la Guinée Forestière.

Sur le corps du défunt, qui n’a pu être identifié, on pouvait remarquer des égratignures sur la tête et les bras. Son corps a été envoyé à l’hôpital régional pour autopsie et une enquête est ouverte par les services de sécurité.

Pour le moment on ignore les circonstances de sa mort.

De N’zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pou Guineematin.com

Tél : (00224) 620 16 68 16/666 89 08 77

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Dinguiraye : les funérailles du Khalife, Elhadj Mountaga Tall, prévues ce lundi

19 janvier 2019 à 8 08 59 01591

Elhadj Mountaga Tall, le Khalife de Dinguiraye a été rappelé à Dieu, Le Tout Puissant Allah, dans l’après-midi d’hier, vendredi 18 janvier 2019, à l’hôpital de l’amitié sino-guinéenne de Kipé, commune de Ratoma, à Conakry.

Dans la capitale guinéenne, les membres de la famille, les amis et alliés se retrouvent à Sambaya (Taouyah), chez Elhadj Chérif Ly, président des ressortissants de Dinguiraye pour les condoléances d’usage. 

Le rapatriement du corps est prévu demain, dimanche, et l’enterrement le lundi 21 janvier 2019 dans la ville sainte de Dinguiraye. 

A rappeler que même si la fonction de Khalife a toujours été exercée à Dinguiraye depuis Oumar Tall, le fondateur de la ville, c’est avec Alpha Amadou Tall que la fonction a connu l’expansion actuelle. Alpha Amadou Tall a été remplacé par Thierno Mahim Tall, lui-même remplacé il y a une dizaine d’année par Elhadj Mountaga Tall. Âgé d’environ 98 ans, ce dernier a quitté la ville sainte dans l’après-midi du lundi dernier, 14 janvier 2019, à bord d’un hélicoptère. Et, c’est malheureusement sa dépouille mortelle qui y retournera.

Guineematin.com présente ses condoléances les plus attristées à ses lecteurs de Dinguiraye, aux membres de la confrérie Tidjania, aux populations de Dinguiraye et particulièrement au neveu du défunt et Directeur de la publication du Journal L’Observateur, monsieur Macky Daff. 

Paix à l’âme du Khalife Elhadj Mountaga Tall, amine !

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