Makanera : « l’opposition commet trop de fautes… Cellou ne sera pas président en 2020… » (interview)

3 janvier 2019 à 21 09 13 01131
Alhoussény Makanera Kaké, ancien ministre de la communication et président du parti FND

Pour commencer l’année 2019, la rédaction de Guineematin.com a reçu comme invité hier, mercredi 02 janvier, monsieur Alhoussény Makanera Kaké, ancien ministre de la communication et président du parti FND. Avec lui, nous avons évoqué quelques faits qui ont marqué l’année 2018, mais aussi plusieurs sujets d’actualité. Il est revenu notamment sur son départ de l’opposition républicaine pour retourner à la mouvance présidentielle, le débat autour d’un éventuel troisième mandat pour Alpha Condé et la grève des enseignants qui paralyse l’école guinéenne depuis trois mois.

Guineematin.com : l’année 2018 vient de s’achever et celle 2019 a commencé, que retenez-vous de l’année écoulée ?

Makenera Kaké : je vais commencer par formuler mes vœux les plus ardents de santé, de prospérité, de bonheur à tous le Guinéens et Guinéennes pourquoi pas à l’humanité toute entière. Je voudrais dire que l’année qui s’achève a été une année de crises. Nous avons connu la crise du secteur de l’éducation, nous avons connu la crise au niveau de la classe politique : d’abord une crise interne au sein de l’opposition républicaine, puis la crise entre la mouvance présidentielle et l’opposition. Qu’à cela ne tienne, nous avons eu la possibilité de faire bouger les lignes puisqu’au moins nous avons pu participer à l’organisation des élections communales qui était attendues depuis plus de 10 ans.

Aujourd’hui, les conseils communaux sont en train d’être installés un peu partout, bien sûr avec des difficultés. Je voudrais aussi dire que sur le plan économique, il y a peut-être une amélioration, mais les attentes sont beaucoup plus nombreuses. Il faut dire que depuis près de 30 ans, depuis l’adoption de la loi fondamentale en 1990 et le début du processus de démocratisation de notre pays, nous avons fait les mêmes choses et nous avons eu les mêmes résultats. Est-ce qu’aujourd’hui nous n’allons pas remettre en question ce que nous avons fait hier pour ne pas que notre pays continue à être éternellement un pays de contraste ? Un pays de contraste en ce sens que Dieu nous a donné tout ce qu’il faut : des ressources minières inestimables, des potentialités agricoles inestimables, des ressources humaines de qualité. Mais nous trainons encore derrière.

C’est pourquoi je voudrais dire que cette émission soit une émission qui va obliger chacun de nous : responsables, militants de partis politiques, commerçants, ouvriers, ministres, préfets, journalistes, président de la République, que chacun se remette en question pour dire que le meilleur des guinéens n’est pas le président de la République ou le ministre. Mais celui qui est meilleur à son poste est le meilleur guinéen. Cherchons à être alors le meilleur des guinéens. Voilà les vœux que je voudrais exprimer d’abord à l’intention de mes chers compatriotes, mais aussi à l’intention des militants et responsables de mon parti.

Guineematin.com : parmi ce qui n’a pas marché en 2018, vous avez cité la crise au sein de l’opposition républicaine, un groupe que vous avez quitté récemment. Qu’est-ce qui n’a vraiment pas marché à ce niveau ?

Makanera Kaké : d’abord, l’opposition républicaine, contrairement à ce que beaucoup pensent, ne se résume pas à l’UFDG. L’opposition républicaine est une plateforme de concertation qui regroupe plusieurs partis politiques avec plus ou moins des projets de sociétés différents. Donc ce sont des leaders qui se retrouvent, qui ont des valeurs partagées à défendre. Au sein de cette opposition républicaine, l’organisation et la gestion des élections communales ont prouvé un malaise profond par rapport aux valeurs partagées que nous avons décidé de défendre ensemble. Par rapport à la gestion des élections, nous avons toujours dit que nous nous opposons à la non transparence des élections, à la corruption des militants, responsables, des citoyens simples pour changer la réalité des élections.

Nous avons dit que le mal qui gangrène notre pays c’est l’ethnocentrisme et l’ethno stratégie. Voilà les maux dont souffrent notre pays, les maux que nous avons toujours stigmatisés et que nous sommes engagés de combattre. Mais dommage ! Quand on a organisé les élections locales, nous avons remarqué au sein même de l’opposition républicaine que tous les moyens ont été utilisés et des moyens peu catholiques. Par exemple, utiliser l’ethno stratégie pour donner plus de chance à l’autre, utiliser de l’argent pour corrompre les conseillers des autres, nous avons connu cela. Et particulièrement en ce qui me concerne, j’en ai été victime à Boké.

Et c’est ce qui m’a emmené pour la première fois à suspendre ma participation aux manifestations qui réclament l’installation des exécutifs jugés mal installés. Et dans un second temps à suspendre ma participation au sein de l’opposition républicaine et me mettre dans une situation de prière et de méditation pour demander à ce que Dieu me guide vers ce qui est bon pour moi et pour la Guinée. Et je crois aujourd’hui, pour être honnête avec vous, Dieu est en train de me guider progressivement vers la mouvance présidentielle.

Guineematin.com : vous retournez donc au sein de la mouvance que vous aviez quittée après votre départ du gouvernement. Vous avez un parti politique, le FND, est-ce qu’il faut s’attendre à une alliance entre ce parti et le RPG Arc-en-ciel ou alors vous comptez retournez pour être membre du parti présidentiel ?

Makanera Kaké : c’est vrai que je suis président d’un parti politique, donc la première réaction dans ma tête, c’est une alliance. Mais le meilleur pour moi, c’est de rejoindre le RPG Arc-en-ciel. Depuis que je suis arrivé au sein de l’opposition républicaine, j’ai toujours dit que je n’ai pas de problème avec le RPG Arc-en-ciel, mon seul problème c’était avec mon président le Professeur Alpha Condé. Le RPG Arc-en-ciel c’est mon innovation, c’est ma création. Tout homme est fier que ta progéniture le dépasse. Donc si ce RPG Arc-en-ciel produit plusieurs générations de présidents de la République en Guinée, je serai très heureux.

Guineematin.com : donc l’objectif c’est de rejoindre le RPG Arc-en-ciel, est-ce pour chercher à être candidat à la présidentielle de 2020 ?

Makanera Kaké : (Rires). Pas forcément. Mais, je l’ai dit, si le président Alpha Condé n’est pas candidat en 2020, moi je le serai. Mais s’il est candidat, je le soutiendrai.

Guineematin.com : dans les conditions normales, le président Alpha Condé ne peut pas être candidat en 2020 parce qu’il aura fait ses deux mandats constitutionnels.

Makanera Kaké : bon, c’est vous qui le dites.

Guineematin.com : ce n’est pas nous qui le disons, c’est plutôt la Constitution guinéenne qui limite à deux le nombre de mandats présidentiels.

Makanera Kaké : moi, je dis : si le président Alpha Condé est candidat je le soutiens, s’il n’est pas candidat, je suis candidat.

Guineematin.com : ce qui veut dire que vous soutenez la modification constitutionnelle pour permettre à Alpha Condé de briguer un troisième mandat ?

Makanera Kaké : bon, il faut relativiser la modification. Est-ce que cette Constitution peut d’ailleurs être modifiée ? En tout cas nous nous ne parlons pas de troisième mandat. Il peut être candidat sans faire un troisième mandat parce qu’un troisième mandat c’est si c’est la même Constitution qui continue. Mais lorsque c’est une nouvelle Constitution, on ne parlera plus de troisième mandat parce que tout est remis à zéro.

Guineematin.com : vous avez dit que si Alpha Condé n’est pas candidat en 2020 vous vous le serez. Ça sera au compte du RPG Arc-en-ciel ?

Makanera Kaké : je le souhaite parce que c’est le parti qui gagne. Qui ne veut pas être candidat d’un parti qui va remporter l’élection ? Parce que je vais vous dire, il peut y avoir une alternance démocratique en Guinée, mais il ne peut y avoir une alternance politique. C’est-à-dire qu’il peut y avoir un changement de personne au sein du parti au pouvoir, mais c’est toujours la même mouvance qui va continuer à gouverner le pays.

Guineematin.com : vous croyez que le RPG Arc-en-ciel est imbattable à l’heure actuelle ?

Makanera Kaké : pratiquement pas. Parce que l’opposition commet beaucoup de fautes. Je suis allé à l’opposition républicaine, c’était pour gagner, mais j’ai vu qu’elle n’est pas capable de gagner.

Guineematin.com : vous êtes convaincu donc que Cellou Dalein Diallo, le chef de file de l’opposition guinéenne, ne peut pas être président en Guinée ?

Makanera Kaké : lorsque je croyais qu’il allait gagner, j’étais avec lui, je disais que personne n’allais gagner si ce n’est lui. Mais aujourd’hui, je suis convaincu qu’il ne pourra pas, il ne sera pas président en 2020. Je dis ce que je perçois et j’en suis convaincu.

Guineematin.com : quand vous dites que l’UFDG ne peut pas gagner les élections, il y a certainement une raison qui vous pousse à le dire. C’est quoi cette raison ?

Makanera Kaké : quand vous voulez gagner contre quelqu’un, vous devez faire autrement que ce que lui il fait. Mais vous ne pouvez pas dénoncer quelque chose et vous vous rendez coupable de la même chose pour que les gens vous croient. C’est la raison principale. La plus grande faute de l’opposition, c’est de vouloir gagner à tout prix et par tous les moyens, les communes. L’UFDG a fait une alliance et a voté même pour un candidat du RPG Arc-en-ciel à Boké, mais qui va les croire ? Vous dites que le RPG n’est pas bon, il utilise ceci, il utilise cela. Au même moment vous votez pour un candidat du RPG, vous laissez vos propres alliés, vous laissez votre propre porte-parole, le conseiller de votre chef de file, vous votez pour quelqu’un qui vous a juste promis qu’il va vous rejoindre, il ne vous a même pas rejoint encore.

Mais, des pratiques comme ça peuvent amener quelqu’un à gagner ? C’est justement ce qu’on appelle l’inconstance. Mais malheureusement, c’est un problème de niveau du débat chez nous parce que certains pensent que la constance c’est de rester derrière un parti politique et un homme. Je suis parti au sein de l’opposition républicaine pour lutter contre ce que j’ai vu à Boké, mais si je vois ça et je reste là-bas, c’est que je suis inconstant. La plus grande fidélité, c’est la fidélité en soi, ce n’est pas à un autre. Ma fidélité, c’est que partout où je vois ce que je ne partage pas, je ne reste pas là-bas, c’est ça la vérité.

Guineematin.com : depuis votre retour à la mouvance présidentielle et la démission de Sidya Touré au poste de Haut-Représentant du chef de l’Etat, certains pensent que vous pourrez être son remplaçant. Est-ce que vous vous voyez Haut-Représentant d’Alpha Condé ?

Makanera Kaké : je ne veux pas être Haut-Représentant du chef de l’Etat.

Guineematin.com : vous voulez plutôt être ministre ?

Makanera Kaké : bon, quand cela se posera on verra. Mais, je ne veux pas quand même être représentant, ce poste-là ne correspond pas à mon profil. Je veux être un homme au front, je n’aime pas l’hypocrisie, je n’aime les demi-mesures. C’est soit je suis avec vous totalement ou je ne suis pas du tout avec vous ; ou je défends une conviction totalement, ou je combats la conviction totalement.

Guineematin.com : après votre départ de l’opposition républicaine, des rumeurs annoncent également un éventuel départ de Papa Koly Kourouma. C’est un proche ami à vous, est-ce que vous cherchez à le ramener aussi au sein de la mouvance ?

Makanera Kaké : j’ai dit et je l’ai répété, je me battrai pour que Papa Koly rejoigne la mouvance présidentielle. Et pour cela, je mettrai tous les moyens qu’il faut. Lui aussi il a dit qu’il se bat et qu’il mettra tous les moyens possibles pour que je rejoigne l’opposition. Mais, pendant cette période, nous donnons quand même une leçon à la classe politique en général et particulièrement aux deux mouvances : la mouvance présidentielle et l’opposition, qu’on peut bel et bien ne pas partager les mêmes positions et avoir des liens profonds.

Guineematin.com : vous avez dit que vous avez fait un pari : chacun a dit qu’il fera tout pour ramener l’autre dans son camp. Qui est en train de gagner ce pari aujourd’hui ?

Makanera Kaké : vous savez, moi je n’ai jamais perdu dans un combat. Donc je crois que je vais gagner.

Guineematin.com : ce qui veut dire que Papa Koly sera bientôt de la mouvance présidentielle ?

Makanera Kaké : en tout cas c’est ce que moi je crois. Et j’en suis même convaincu.

Guineematin.com : sur le plan politique, l’année 2018 a été marquée aussi par la nomination de Kassory Fofana à la Primature. Comment appréciez-vous aujourd’hui sa gouvernance ?

Makanera Kaké : pour parler de la gouvernance de Kassory Fofana, il faut dire que je suis un peu mitigé aujourd’hui. Sur le plan économique, il y a quand même un petit progrès. Il y a aussi la fermeté. Pour la première fois, la Guinée a un Premier ministre, parce que tant que tout le monde parle du bien de celui qui gère, c’est qu’il ne fait rien. Avant, quand il y avait un problème, on disait que c’est le président Alpha Condé, mais aujourd’hui, on dit que c’est le Premier ministre qui est en train de faire ça. Comparativement aux autres, il est le meilleur.

Par contre, là où je ne suis pas d’accord avec lui, c’est au niveau de la gestion des crises, surtout la crise au niveau de l’éducation. Je voudrais qu’il négocie avec les enseignants pour trouver une solution à cette crise, je ne voudrais pas qu’on détruise les syndicats en Guinée. Je veux qu’on augmente un peu le salaire des enseignants même si ce n’est pas ce qu’ils ont demandé. Ce n’est pas une faiblesse si le gouvernement accepte de négocier et permettre aux enseignants de reprendre. Même s’ils veulent reprendre aujourd’hui, est-ce qu’on a commencé les conditions de reprise ? Si vous les effrayez en disant : on va vous licencier si vous ne reprenez pas, il n’y aura plus de syndicat, parce que le licenciement sera une épée de Damoclès au-dessus de la tête des syndicalistes et des travailleurs en général.

Mais il faut négocier pour permettre la reprise. Et c’est l’idée-là qui a prévalu à la création des syndicats. Pour que quand ils estiment que leurs conditions de vie ne sont pas favorables, que les syndiqués puissent réclamer, que l’Etat soit à leur écoute et que l’Etat prouve sa bonne foi, et on recommence le travail. Moi c’est ce que je souhaite. Moi si j’étais à la place du Premier ministre, avec la chute du cours du pétrole sur le marché mondial, j’aurais tout simplement pris la différence là pour ajouter sur le salaire des enseignants plutôt que de diminuer 500 francs sur le prix du litre de carburant. Parce que seulement les gros consommateurs de carburant peuvent ressentir cette baisse de 500 francs, mais la majeure partie des citoyens ne vont pas le ressentir. Alors que cet argent-là pouvait résoudre la crise dans le secteur de l’éducation.

Parce que s’il met à exécution sa menace de licencier tous les enseignants, même s’il parvient à le faire, il ne peut pas former des enseignants aujourd’hui qui puissent être à la hauteur pour former les enfants. Et s’il ne parvient pas et qu’il y ait un mouvement social, que Dieu nous en garde. A sa place, j’aurais négocié maintenant. Il les appelle et leur dit voici ce que j’ai pu faire pour vous, même si c’est 50.000 GNF et les convaincre à reprendre les cours. Mon grand frère Kassory a été un grand Premier ministre. Depuis l’indépendance de la Guinée, à l’exception de Lansana Kouyaté, je n’ai pas vu un autre Premier ministre qui a eu sa carrure. Mais, s’il pouvait m’écouter et m’entendre pour résoudre la crise de l’éducation, il aurait réglé un problème fondamental.

Guineematin.com : depuis la militarisation de l’axe, on assiste à l’interdiction systématique des manifestations à Conakry. Est-ce que vous ne pensez pas qu’il y a une certaine restriction des libertés constitutionnelles en Guinée ?

Makanera Kaké : moi je ne crois pas jusqu’à ce qu’on me prouve le contraire, qu’il y a militarisation de l’axe. Parce que la militarisation c’est lorsqu’on donne un pouvoir important aux militaires au détriment des civils, mais je crois que jusqu’à présent en Guinée, lorsqu’il y a une mission même civile et militaire, le pouvoir c’est toujours avec un civil. Maintenant pour ce cas précis, si c’est pour empêcher les manifestations qu’on a mis en place les PA, je suis contre. Mais je ne le crois pas. Je pense que les militaires c’est pour maintenir la sécurité. Et la plupart des guinéens que j’ai écoutés ont dit que la présence de ces PA est un ouf de soulagement parce que maintenant on peut circuler librement sans craindre des violences.

Guineematin.com : la semaine dernière, l’Assemblée nationale a voté le code civil révisé qui consacre désormais le mariage avec option, contrairement à l’ancien texte qui optait pour la monogamie. Le sujet fait beaucoup de bruit à Conakry, quelle est votre position là-dessus ?

Makanera Kaké : vous savez pourquoi nous changeons beaucoup nos lois, c’est parce que simplement nous faisons du copier-coller. Alors que le monde juridique doit être le reflet du monde physique. Il ne devait pas y avoir de débat en Guinée par rapport à la polygamie. Je suis polygame et la plupart des guinéens le sont. Mais ce que les gens ne comprennent pas, c’est que ce que nous faisons ici, ce n’est pas différent de ce qui se passe en France. Mais, on n’a pas la même culture et on n’a pas la même religion. Là-bas, avoir une union libre et des maîtresses, c’est toléré. Ce qui n’est pas le cas chez nous ici.

Dans ma famille par exemple, si j’ai un enfant hors mariage, c’est un grand problème. Si je pouvais faire comme les Français, je n’aurais pas besoin de me marier. Quand j’ai besoin d’une maîtresse je prends un scooter, je vais la chercher. Quand j’ai besoin de faire un enfant je le fais. Mais si les gens veulent qu’on se ressemble à des gens avec lesquels on n’a pas les mêmes cultures et les mêmes mœurs, mais c’est un faux débat. Moi je suis un défenseur des femmes parce que je suis issu d’une mère, j’ai des femmes et j’ai des filles, mais je suis pour la polygamie. Parce que je ne veux pas voir ma fille faire des enfants sans se marier et je veux que mes filles fassent des enfants.

Donc quand je vois certaines femmes chanter pour dire : nous sommes contre la polygamie, j’ai pitié d’elles. Mais la deuxième épouse qui vient c’est un garçon ou bien c’est une femme ? La polygamie là, quand on l’autorise, on a aidé l’homme ou on a aidé la femme ? Parce que si on l’empêche, l’homme lui, il a sa femme, la femme qui est là-bas et qui n’a pas de mari, si l’homme a besoin d’elle il l’aura encore, mais pas légalement. Donc c’est la femme qui souffre. Même si elle a un enfant, si elle l’a eu hors mariage, elle aura la tête baissée, compte tenu du poids de notre culture. Mais si on permet la polygamie, c’est qu’on a affranchi une femme qui, de toutes les façons, allait avoir des relations avec un homme, mais seulement on a légalisé et respecté cette relation.

Donc moi je suis étonné qu’on n’ait pas eu un grand nombre de femmes qui se lève pour défendre la polygamie. Parce que la première c’est une femme, celle qui vient en deuxième position c’est une femme, la troisième et la quatrième c’est pareil. Donc si on dit qu’un homme ne doit épouser qu’une seule femme, c’est qu’on a pris une femme et on a laissé trois autres. Donc, défendre la polygamie, c’est défendre les femmes et non défendre les hommes.

Guineematin.com : aujourd’hui, il y en a qui pensent que le président Alpha Condé pourrait refuser de promulguer cette loi, vous qui le connaissez pour l’avoir côtoyé pensez-vous qu’il pourrait ne pas promulguer ce code civil ?

Makanera Kaké : moi je ne crois pas qu’il va refuser de promulguer cette loi. A partir du moment où les députés ont voté, je pense qu’il va la promulguer. Parce que s’il refuse de la promulguer, elle revient en seconde lecture et que les députés votent encore la même loi, ça peut conduire à des conséquences que je ne voudrais même pas évoquer ici.

Guineematin.com : l’autre question qui a marqué l’actualité de cette fin d’année, c’est la grâce présidentielle accordée à 222 détenus dont 3 personnes emprisonnées dans le cadre de la tentative d’assassinat contre le président Alpha Condé le 19 juillet 2011. Comment avez-vous accueilli cette nouvelle ?

Makanera Kaké : vraiment, j’ai souhaité que lorsqu’on a accordé la grâce à Bah Oury, que tous les autres puissent en bénéficier. Cela ne veut pas dire que le coup d’Etat est faux, ça veut dire que le président va vers un apaisement, il veut réconcilier les Guinéens, il veut prouver sa magnanimité, son pardon. Je demande donc au président d’élargir cette grâce à ceux qui restent encore en prison y compris le commandant AOB.

Interview réalisée par la rédaction de Guineematin.com

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Braquage à Kaporo marché : plus de 60 millions emportés

3 janvier 2019 à 20 08 43 01431

Cinq (5) individus lourdement armées ont braqué une boutique de transfert d’argent, Orange Money, ce jeudi 03 janvier 2019 aux environs de 8 heures 30. L’acte s’est passé au marché de Kaporo, dans la commune de Ratoma. Une forte somme d’argent et trois (3) téléphones ont été emportés par les assaillants, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

La victime, Ousmane Camara, est toujours sous le choc. Interrogé sur les circonstances du braquage, monsieur Camara a dit que « c’est ce jeudi matin, entre 8h 20 et 8h 30 que cinq (5) personnes sont venues ici braquer notre boutique. Toutes les 5 personnes étaient bien armées. Elles sont venues à bord d’un véhicule. Le matin, c’est mon jeune frère qui était là, il a ouvert une seule porte. C’est ainsi que dès qu’ils ont vu que le petit a ouvert la porte, ils sont venus offenser et ont mis le petit au respect. Puis, ils ont ouvert le buffet pour prendre une forte somme d’argent dedans. Mais, ces gens là nous attendaient depuis le matin, parce que, depuis 6 heures, ils étaient là. C’est ici qu’ils ont pris leur petit déjeuner ».

A la question de savoir la valeur des pertes subies, Ousmane Camara précise que « le montant peut être une soixantaine de millions de francs guinéens, 1 400 dollars US, 200 euros qui se trouvaient le sac de mon ami, plus 3 téléphones, dont un Androïd ».

En outre, la victime a indiqué que « la gendarmerie, la police judiciaire sont venues auprès de nous pour nous moraliser et ont promis qu’elles vont poursuivre l’enquête. Maintenant, on s’est mis à leur disposition. Les agents ont commencé la procédure, on attend la suite. Aucun des braqueurs n’a été arrêté parce qu’ils étaient très bien armés. Les taxi-motards ont voulu les suivre, mais puisqu’ils sont armés, ils n’ont pas réussi à les arrêter ».

Mamadou Laafa Sow pour Guineematin.com

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GUICOPRES et Hafia FC : KPC s’attache les services d’Amadou Diouldé Diallo

3 janvier 2019 à 20 08 33 01331
Diouldé Diallo, Conseiller en Communication du PDG de GUICOPRES et Porte-parole de Hafia

Elhadj Amadou Diouldé Diallo, journaliste et historien guinéen, vient de bénéficier de la confiance du riche homme d’affaires guinéen Kerfala Person Camara (KPC). Ce jeudi, 03 janvier 2019, le PDG du groupe GUICOPRES et de Hafia Football Club a signé les deux premières décisions de cette année en faveur de l’ancien patron de la communication de la Fédération guinéenne de football. 

La décision n°001/PDG/GUICO/2019 a nommé Amadou Diouldé Diallo au poste de Conseiller en Communication du Président Directeur Général de GUICOPRES. Et, la décision n°001/P/HAFIA/2019 a nommé le même Amadou Diouldé Diallo au poste de Porte parole du club Hafia FC.

Guineematin.com félicite le doyen Elhadj Amadou Diouldé Diallo et lui souhaite bonne chance dans ses nouvelles fonctions.

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Infrastructures sportives : des députés guinéens en visite guidée au Stade de Nongo

3 janvier 2019 à 20 08 04 01041
Hon. Ben Youssouf Keïta

Des députés, membres de la commission Santé, Jeunesse, Sport, Culture, Art et Patrimoine historique de l’Assemblée nationale, ont effectué une visite guidée du stade de Nongo, ce jeudi 3 janvier 2019. Une initiative du ministre des Sports, Sanoussy Bantama Sow, qui vise à montrer aux députés le niveau d’avancement des travaux de finition de ce stade qui tarde à être opérationnel, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Avec une capacité d’accueil de 50.000 places, le stade de Nongo, offert à la Guinée par les Chinois, est toujours en chantier. C’est pour permettre aux députés de toucher du doigt ce qui est entrain d’être fiait sur le terrain que Bantama Sow a initié cette visite guidée.

Bantama Sow

Selon le ministre des Sports, « c’est pour éviter que l’information ne soit d’un seul côté que nous avons tenu à inviter les députés, afin qu’ils puissent voir ce qui se passe réellement, parce que nous nous battons tous dans le même sens. Dorénavant, nous allons faire tout ensemble ».

Antonio Souaré

Le Président de la Fédération Guinéenne de Football, Antonio Souaré a laissé entende que la Guinée peut désormais se comparer aux autres pays en matière d’infrastructures dans le domaine sportif.
« Notre objectif aujourd’hui est de ramener la Guinée au sommet dans le domaine du sport. Vous êtes aujourd’hui dans le stade de Nongo qui est resté très longtemps abandonné. Masi, aujourd’hui, nous essayons de mettre des répliques pour fonctionner sur les recommandations de la FIFA. On a rétabli tout ce qui n’existait pas pour que ce stade ressemble à un stade moderne. Et, de nos jours, ce Stade n’a rien à envier aux autres du monde », a-t-il dit.

Pour sa part, l’honorable Ben Yousouf Keita, président de la commission Santé, Jeunesse, Sport, Culture, Art et Patrimoine historique s’este réjoui de la main tendue du ministre et promet de rendre compte de l’Etat d’avancement des travaux de finition du stade aux élus locaux. « C’est la première fois de voir la commission Sport, Jeunesse, Art et Culture de l’assemblée nationale venir faire la visite des lieux. Nous avons été épatés. C’est une bonne chose parce que maintenant, nous pourrons transmettre les informations à nos élus à la base, afin de rassurer le peuple de Guinée que si la Coupe d’Afrique nous est octroyé, nous serons dans les normes…Le sport est un facteur unificateur. Quand il y a un match, c’est tous les guinéens qui se rencontrent, et là on oubli la politique, on oubli l’ethnie et la région, on dit nous sommes guinéens et c’est la joie. Le ministre nous a tendu la main pour travailler ensemble afin d’être plus fort parce que c’est l’union qui fait la force, pour que l’image de la Guinée ne soit pas écornée ».

Cette visite de terrain précède une autre, très attendue. Il s’agit de la venue en Guinée des présidents de la FIFA et de la CAF. Gianni Infantino et Ahmad Ahmad seront en Guinée pour rencontrer les cadres de la fédération et visiter les infrastructures sportives du pays.

Selon nos informations, le stade dispose désormais de plus de 480 toilettes modernes, des fauteuils VIP et individuels, de plusieurs sorties de sécurité, d’un parking de 660 véhicules, de quatre vestiaires, de tunnels, des salles des arbitres, des salles pour les médecins (massage, anti-dopage), contrôle vidéo et des panneaux publicitaires.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com

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Braquage à Pita : les auteurs présumés comparaissent devant la justice

3 janvier 2019 à 19 07 46 01461

Le procès des auteurs présumés de l’attaque à main armée survenue au mois d’août dernier à Pita s’est ouvert hier, mercredi, 02 janvier 2019 devant le TPI de Mamou. Six personnes accusées vol à main armée, association de malfaiteurs, détention illégale d’armes et de minutions, sont poursuivies dans le cette affaire. Plusieurs d’entre eux ont plaidé coupables, rapporte un des correspondants de Guineematin.com à Mamou.

Ce sont 5 accusés : Ousmane Diallo, Mamadou Malal Bah, Sidiki Camara, Mamadou Hafiziou Diallo, Alpha Saliou Barry (alias Balla) qui ont comparu devant le tribunal de première instance de Mamou. Le sixième accusé, Ibrahima Barry (alias Moussa) est en fuite. Leur procès s’ouvre cinq mois après le braquage survenu dans la journée du jeudi, 09 août 2018, dans un magasin à Pita, où des assaillants armés de fusils avaient dérobé un montant de plus de 600 millions de francs guinéens.

A la barre, la plupart des accusés ont reconnu avoir effectivement pris part à l’attaque en question. « Je reconnais les faits. C’est Ibrahima Barry (le présumé cerveau de l’attaque) qui m’a appelé au téléphone. Il m’a dit d’aller le trouver à Pita. J’étais à Conakry. Il m’a envoyé 110 mille francs pour le transport. C’était le 08 août 2018. J’ai quitté Conakry vers 18 heures pour aller à Pita où j’ai rencontré Ibrahima Barry, Ousmane Diallo et Alpha Saliou Barry alias Balla », a déclaré Mamadou Hafiziou Diallo.

Contrairement au nombre de six assaillants connu jusque-là même par la justice, Hafiziou déclare qu’ils étaient au nombre de sept personnes lors de l’attaque. « Je connais tous ceux qui ont participé à l’attaque, mais nous étions au nombre de sept (7) personnes. Moi, je conduisais le véhicule. Deux personnes étaient à côté de moi sur le siège de devant et quatre autres étaient assis derrière. Je suis resté dans le véhicule et les autres sont allés prendre l’argent dans le magasin. Ils détenaient deux armes. Le fusil Baïlo wally (un fusil de fabrication locale) et un PMAK », a-t-il indiqué.

S’agissant de ses liens avec Ibrahima Barry, l’accusé soutient que c’est en 2018 qu’ils se sont connus. « Nous sommes tous des chauffeurs. Mais moi, je vendais des friperies », a-t-il précisé.

Une déclaration qui a aussitôt fait réagir le ministère public qui soutient que Mamadou Hafiziou Diallo et Ibrahima Barry se sont connus en prison. « C’est à la maison centrale de Conakry qu’ils se sont connus. Hafiziou écopait une peine de 8 ans pour une attaque qu’il avait perpétrée en 2008. Et, c’est le 02 mars 2018 qu’il a été libéré de la prison », a dit le procureur Elhadj Sidiki Camara, précisant que l’accusé a menti au tribunal quand il a dit qu’il n’a jamais été condamné.

Alpha Saliou Barry alias Balla a aussi reconnu les faits portés à sa charge. « Je ne vais pas chercher à vous convaincre ici. Dans cette affaire-là, c’est Dieu qui nous a fait arrêter. Nous sommes coupables », a-t-il introduit tout en promettant d’éviter de faire souffrir le tribunal dans cette affaire. « C’est Ibrahima Barry qui a appelé mon maitre Ibrahima Sidibé à qui il a demandé d’aller le dépanner à Pita. Etant indisponible, mon maitre m’a appelé au téléphone pour me dire d’aller dépanner son homonyme à Pita. J’ai cherché une voiture qui m’a déposé à Kindia. C’est là-bas que j’ai rencontré Sidiki Camara. Il m’a dit qu’il est en route pour la région forestière. Il m’a envoyé jusqu’à Mamou où nous sommes arrivés le jeudi à 7 heures.

Je lui ai donné 25 mille francs pour mon transport et on s’est quitté. J’ai appelé Ibrahima pour lui dire que je suis à Mamou. Il m’a dit de les attendre, qu’ils ont un problème de roulement mais le véhicule pourra les envoyer jusqu’à Mamou. Dans l’après-midi, j’ai appelé encore Ibrahima, il m’a dit de chercher un taxi-moto et d’aller le rejoindre à Soumbalako. J’ai fait ça. Et, quand je suis arrivé à Soumbalako, j’ai effectivement constaté le problème de roulement du véhicule. Ibrahima Barry était avec quatre autres personnes. Deux autres étaient sur une moto. Quand Ibrahima a vu que j’étais un peu hésitant, il m’a dit qu’ils venaient d’effectuer un vol à Pita.

Il m’a dit de les aider et en retour il va me donner deux millions de francs. J’ai proposé qu’on vienne à Mamou où je pourrais trouver les outils pour le dépannage. Dès qu’on a bougé pour Mamou, on a rencontré la BAC16. Nous sommes descendus du véhicule. Les autres ont pris la fuite. Moi, j’ai dit que je suis mécanicien. Mais comme il y avait des tirs de fusil, j’ai été atteint au niveau des fesses. C’est là qu’on m’a arrêté », a expliqué Alpha Saliou Barry.

Pour sa part, Ousmane Diallo dira que c’est après le braquage du véhicule RAV4 qu’ils (lui, Ibrahima Sidibé et Jo en fuite) ont perpétré le mercredi, 08 août à Kipé (Conakry), qu’ils sont allés à Pita où ils ont braqué le magasin. Mais contrairement à Mamadou Hafiziou Diallo et Alpha Saliou Barry alias Balla qui soutiennent que c’est sept (7) personnes qui ont effectué l’attaque de Pita, Ousmane Diallo a affirmé que c’est cinq (5) personnes qui ont fait l’opération.

« C’est à la prison que j’ai vu Malal et Sidiki. Ils ne sont pas allés à Pita. C’est moi, Ibrahima, Hafiziou et Jo qui avons fait le braquage à Pita. Balla nous a trouvé à Ditinn. Mais c’est Ibrahima et Jo qui détenaient les armes », a-t-il indiqué tout en précisant que c’est Balla qui avait donné à Ibrahima le numéro de téléphone de Hafiziou.

Quant à Mamadou Malal Bah, il a plaidé non coupable tout en soutenant que son arrestation est une erreur de circonstance. « Je revenais de Dounet sur un taxi-moto. Je portais un sac qui contenait 20 millions de francs guinéens issus de la vente de ma voiture Nissan Almera, ma moto TVS et certains de mes objets à Conakry. Les agents nous ont arrêtés Boulliwel, ils ont fouillé mon sac. Quand ils ont vu l’argent, ils m’ont embarqué avec le taxi-motard en disant qu’il y a eu un braquage à Pita. A la gendarmerie, ils ont relâché le taxi-motard et moi, on m’a envoyé la maison centrale », a-t-il expliqué, précisant qu’il partait à Dalaba où il s’est établi depuis qu’il s’est marié.

Tout comme Mamadou Malal, Sidiki Camara a plaidé aussi non coupable. Il admet cependant avoir transporté Balla de Kindia à Mamou où ils se sont quitté dans une station-service à la Scierie. « Nous sommes arrivés à Mamou à 7 heures du matin. Balla m’a payé 25 mille francs et il est parti. Moi, je me suis reposé dans ma voiture. Ensuite, je suis allé faire quelques achats au marché. C’est vers 19 heures que les gendarmes m’ont arrêté. J’étais à côté de ma voiture », a-t-il dit.

Pour appuyer son client, l’avocat de la défense, Me David Béavogui, a révélé au tribunal que Sidiki Camara était avec une fille (sa petite amie). C’est pourquoi il a passé assez de temps à Mamou. Le parquet a immédiatement demandé à ce que cette information soit vérifiée « pour voir si cette fille existe et, si oui, est-ce qu’elle va corroborer les propos de Sidiki Camara ».

« Cette fille (la copine de Sidiki) est une femme mariée », explique l’avocat de la défense qui va pourtant se heurter à la persistance du ministère public, réclamant un supplément d’information.

Finalement, le tribunal a ordonné l’audition de la copine de Sidiki Camara en dehors du public. Le juge Abdourahamane Diallo a été commis à la tâche et l’audience a été renvoyée au 23 janvier prochain.

De Mamou, Keïta Mamadou Baïlo pour Guineematin.com

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La presse guinéenne en deuil : Alhassane Diogo Barry (RTG) n’est plus !

3 janvier 2019 à 19 07 44 01441
Alhassane Diogo Barry, paix à son âme, amine !

La nouvelle est tombée dans l’après-midi de ce jeudi, 3 janvier 2019. Notre confrère, Alhassane Diogo Barry, journaliste à la Radio Télévision Guinéenne (RTG), est décédé à l’hôpital Jean Paul II de Taouyah des suites de maladie.

Joint au téléphone dans la soirée de ce jeudi, Fodé Tass Sylla, Directeur de la Télévision nationale a confirmé l’information. « Il était malade, mais n’était pas couché. Son enterrement est prévu demain, vendredi, à Bambéto. Mais avant, il y aura une levée du corps et un symposium le matin, à partir de 9 heures, à l’hôpital sino-guinéen de Kipé », a précisé le Directeur de la télévision nationale.

Alhassane Dio Barry

Alhassane Diogo Barry rejoint la longue liste des voix de la presse nationale qui ont marqué des générations entières. Après avoir fait l’Ecole Normale Supérieure de Manéah, Alhassane Diogo Barry a fréquenté le CESTI (Centre d’Etudes des Sciences et Techniques de l’Information) de Dakar. Comme on le sait, notre défunt confrère était devenu un des principaux spécialistes des dossiers économiques à la rédaction du journal télévisé.

Guineematin.com présente ses condoléances les plus émues à la famille biologique du regretté Alhassane Diogo Barry, à nos confrères de la RTG et à toute la presse guinéenne. Paix à son âme. Amine !

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

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Marche le lundi à Conakry : les Forces Sociales de Guinée seront de la partie

3 janvier 2019 à 18 06 47 01471
image d’archive

Les Forces Sociales de Guinée (FSG) comptent accompagner le Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG) pour sa marche du lundi sur l’autoroute. L’annonce en a été faite ce jeudi, 3 janvier 2019, à l’occasion d’une réunion que les FSG ont tenu au siège de la PCUD (Plate des Citoyens Unis pour le Développement), à Kipé Dadiya, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Les membres des FSG ont tenu un long huit clos avant de s’adresser aux médias présents au siège de la PCUD. Selon Oumar Sylla, alias Fonikhé Menguë, « il a été question de débattre, entre-autres, sur le soutien que les Forces Sociales de Guinée apportent au SLECG qui a projeté une marche ce lundi, 07 janvier 2019. Donc, tous nos démembrements, en tout cas toutes nos antennes à travers le pays, nous les mettons à la disposition du SLECG pour qu’ensemble, ce lundi, nous puissions faire de cette manifestation une réussite ».

Par ailleurs, Oumar Sylla, qui a fait office de porte-parole des FSG, lance un appel aux parents d’élèves à soutenir le SLECG. « Les enfants doivent aller à l’école. Sur ce, nous lançons un appel à l’endroit de tous les parents d’élèves, de sortir ce lundi pour qu’en fin nous puissions apporter ce soutien à nos frères de SLECG. Le combat que nous menons, c’est pour cette population. Comme l’a dit Thomas Sankara, Seule la lutte libère. Nous allons lutter contre ce système pour libérer notre population », a-t-il martelé.

En outre, les Forces Sociales de Guinée ont annoncé l’organisation très prochaine d’une marche de la colère contre le prix du carburant, toujours cher à la pompe. « Nous projetons une grande marche que nous dénommons marche de la colère par rapport, non seulement au fait que les enfants ne partent pas à l’école, ça c’est un ; de deux, le gouvernement a diminué le prix du carburant à seulement 500 FG. Or, au mois de juillet passé, c’est quand le prix du baril à l’international était à 80 dollars, ils ont augmenté à 10 000 FG. Aujourd’hui, le baril est entre 40 et 45 dollars. Ils n’ont diminué que 500 FG. Cette diminution est insignifiante et insultante », dit-il.

Fatoumata Diouldé Diallo pour Guineematin.com

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Labé : 10 prisonniers graciés par Alpha Condé regagnent leurs domiciles (Procureur)

3 janvier 2019 à 18 06 39 01391

En exécution du décret du président Alpha Condé, accordant la grâce à certains condamnés, dix (10) détenus de la prison civile de Labé ont regagné leurs domiciles ce jeudi, 03 janvier 2019. L’annonce de l’exécution de cette mesure a été faite par le Procureur de la République près le Tribunal de Première Instance de Labé, rapporte l’un des correspondants de Guineematin.com basé dans la préfecture.

A l’occasion de la fin de l’année 2018, le président Alpha Condé a accordé la grâce au total à deux cents vingt deux (222) détenus à travers la Guinée. Pour ce qui est de Labé, ils sont au total dix (10) détenus à avoir bénéficie d’une remise totale de peine, à travers le décret N°/2018/330/PRG/SGG du 31 décembre 2018. Selon le procureur Ansoumane Dounoh, ces détenus étaient poursuivis pour, entre-autres, des faits de vol, d’escroquerie, d’abus de confiance et de menaces.

Interrogé par Guineematin.com, le procureur a précisé que tous les détenus concernés par la grâce présidentielle ont regagné ce jeudi leurs familles respectives. « A Labé, il y a eu dix personnes qui ont été graciées par le président de la République. Chacun a pu regagner sa famille. Parmi eux, aucune femme, car il n’y en a même pas à la prison civile de Labé. D’ailleurs, ceux qui viennent d’être libérés, ils ont purgé presque la moitié de leur peine. Il y a certains même qui devaient être libérés en ce mois de janvier 2019 ».

Cependant, Ansoumane Dounoh a mis en garde les graciés contre toute récidive. « Ce que j’ai à dire à ces prisonniers graciés, c’est de ne pas sortir et commettre d’autres infractions. S’ils le font, ils reviendront encore en prison. J’espère bien sue le temps qu’ils ont fait là-bas leur a servi. Donc, à leur sortie, ils n’ont qu’à bien se comporter. Mais, la grâce dont ils ont bénéficié ne concerne seulement que la peine de prison. Ce qu’ils doivent aux gens, ils vont le rembourser, car la grâce ne considère pas cela », a mentionné le procureur.

Depuis Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Nouvel an 2019 à Koundara et grâce accordée à Fatou Badiar

3 janvier 2019 à 18 06 12 01121
Hassane Sanoussi Camara

C’est l’hôtel « Boiro » qui a servi de cadre aux festivités marquant la célébration du nouvel an 2019 dans la ville de Koundara. En plus d’un parterre composé de l’ensemble des chefs de services centraux, des sous-préfets et maires de toutes les communes de Koundara, toutes les forces vives de la préfecture avaient répondu présentes à l’invitation du préfet Hassane Sanoussy Camara.

L’occasion sera saisie par ce dernier pour dresser le bilan des acquis de l’année 2018 dans le vaste chantier du programme de développement prôné par le professeur Alpha Condé.

Les perspectives pour l’année 2019 sont tout aussi prometteuses, ajoutera le préfet de Koundara qui invitera les populations à l’unité, à la cohésion et au travail.

C’est dans une véritable euphorie jubilatoire que minuit qui marque le passage à l’année sera célébré avec en relief le joli cadeau de nouvel an que le président de la République, le professeur Alpha Condé venait d’offrir aux braves citoyens de Koundara : la grâce présidentielle accordée à une de leurs filles, Fatou Badiar Diallo.

Elhadj Amadou Diouldé Diallo et sa femme, Mme Diallo Hadja Fatoumata Binta BoKoum

La nouvelle de sa grâce, à quelques heures seulement de la fin de 2018, a fait l’effet du feu d’artifice de Sydney, Hong Kong, Paris ou New York. Une joie immense a rempli les cœurs des fils du Badiar et celle-ci était à son comble à Sareboidho, le village natal de Fatou Badiar.

Cette grâce du chef de l’Etat, le professeur Alpha Condé, est perçue ici à Koundara comme un bon signe de 2019 pour ses populations dans ses différents domaines d’activités.

Bonne et heureuse année à tous.

Amadou Diouldé Diallo à Koundara pour Guineematin.com

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Conakry : Aboubacar Soumah annonce une grande marche sur l’autoroute

3 janvier 2019 à 17 05 45 01451

Le Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG) continue à mettre la pression sur le gouvernement Kassory Fofana. Au cours d’une assemblée générale tenue ce jeudi, 03 janvier 2019, Aboubacar Soumah et son équipe ont annoncé l’organisation d’une marche pacifique le lundi prochain à partir de l’aéroport, sur l’autoroute Fidèle Castro, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Les enseignants grévistes ne comptent pas baisser la pression dans le bras de fer qui les oppose avec le gouvernement. La rencontre de ce jeudi a regroupé de très nombreux enseignants. Malgré les menaces de radiation et autres intimidations, Aboubacar Soumah et ses collègues exigent l’ouverture d’un couloir de négociations sur les huit millions de FG de salaires, objet de leurs revendications.

D’ailleurs, les enseignants annoncent l’organisation d’une marche pacifique le lundi, 07 janvier 2019 sur l’autoroute, au niveau de Gbessia. Selon Aboubacar Soumah, secrétaire général du SLECG, « ce qui peut nous amener à la négociation, c’est aussi nos pressions. C’est pour cela, j’invite tous les enseignants, tous les parents d’élèves, tous les amis de l’école et la société civile qui est déjà prête à nous accompagner. Donc, tout le monde le lundi à l’aéroport, tous les enseignants sont demandés. Nous serons avec les Forces Sociales de Guinée. Donc, que tout le monde soit là dès 6 heures du matin, quel que soit le bouclage », a-t-il annoncé sous un tonnerre d’applaudissements.

Parlant de sa rencontre avec le ministre Tibou Kamara, Aboubacar Soumah dit ne pas se détourner du point essentiel de la revendication du SLECG. « J’ai demandé la proposition concrète du gouvernement par rapport aux huit millions de FG. Donc, le ministre a dit que ces propositions vont être faites, mais ce n’est pas facile maintenant-là que le gouvernement fasse une proposition. Je lui ai fait comprendre que recenser c’est bon, la réforme de l’éducation aussi c’est bon, les logements sociaux, c’est bon. Mais, ce que nous voulons entendre, c’est de nous faire d’abord une proposition concrète sur les huit millions. C’est ça notre position. Même ce matin, il m’a appelé. Je lui ai dit qu’il faut une proposition. Il est allé rencontrer maintenant là (midi), le chef de l’Etat », a dit Aboubacar Soumah.

Abondant dans le même sens, Mohamed Bangoura responsable de la communication du SLECG, a fait le compte rendu des échanges tenus entre eux et le ministre Tibou Kamara. Un nom qui a été chanté en chœur par les enseignants grévistes.

« Au cours des différents entretiens, le camarade secrétaire général du SLECG est resté mordicus sur sa position d’améliorer les conditions de vie et de travail de l’ensemble des enseignantes et enseignants de Guinée. Au cours de ces échanges, le ministre Tibou Kamara nous a relaté les raisons pour lesquelles il a repris le dossier à la demande expresse du président de la République. Quelques points ont été énumérés lors de nos échanges. Premier point, d’abord le ministre, sur proposition du chef de l’Etat, au cas où le bureau exécutif du SLECG accepterait et que la base à son tour accepterait, on allait procéder au dégel des salaires. Deuxième proposition, par décret présidentiel, il serait question de la création d’un comité de réforme du système éducatif guinéen dont le Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée aura la lourde tâche de procéder au recensement des fonctionnaires. C’est au cours de ce recensement que le SLECG, à travers l’ensemble des enseignants et enseignantes de la République de Guinée, que nous allons pouvoir dégager les ressources pour procéder à l’augmentation du salaire que nous avons tant demandé. Le secrétaire général du SLECG a demandé au ministre qu’il serait judicieux de mettre à l’écart les DPE, les DCE, les chefs d’établissements, qui sont à l’origine du malheur dans lequel nous vivons », a-t-il expliqué.

Pour finir, Aboubacar Soumah a demandé aux enseignants grévistes de continuer à resserrer les rangs car, dit-il, « nous sommes au dernier face-à-face ».

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tel : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Vœux du Gouvernement au chef de l’Etat : le discours du Premier ministre, Kassory Fofana

3 janvier 2019 à 17 05 32 01321

Excellence Monsieur le Président de la République ;
Mesdames et Messieurs les Présidents des Institutions Républicaines ;
Mesdames et Messieurs les membres du Gouvernement ;
Mesdames et Messieurs les Conseillers de la Présidence de la République ;
Excellences Mesdames et Messieurs les membres du Corps diplomatique et consulaire ;
Mesdames et Messieurs les représentants des Organisations Internationales ;
Monsieur le Chef Etat-Major général des Armées;
Messieurs les Chefs d’Etats-Majors particuliers des Forces Armées ;
Monsieur le Gouverneur de la ville de Conakry ;
Monsieur le Grand Imam de la grande Mosquée Fayçal ;
Monsieur l’Archevêque de Conakry ;

Mesdames et Messieurs les Conseillers de la Présidence de la République ;
Excellences Mesdames et Messieurs les membres du Corps diplomatique et consulaire ;
Mesdames et Messieurs les représentants des Organisations Internationales ;
Monsieur le Chef Etat-Major général des Armées;
Messieurs les Chefs d’Etats-Majors particuliers des Forces Armées ;
Monsieur le Gouverneur de la ville de Conakry ;
Monsieur le Grand Imam de la grande Mosquée Fayçal ;
Monsieur l’Archevêque de Conakry ;

Excellence Monsieur le Président de la République,
L’honneur me revient en ce début d’année, au nom de votre Gouvernement dont vous avez voulu me confier la direction, de vous présenter nos vœux de bonne santé de longévité, de prospérité et de bonheur. J’associe à ces vœux du Gouvernement et les miens propres, votre famille, vos proches et toutes les personnes qui vous sont chères.

L’année 2018 qui vient de s’achever aura été, comme partout ailleurs, une année riche en évènements au rythme de l’instabilité qui caractérise notre époque, marqué par de grands défis et de nombreux bouleversements qui constituent des épreuves pour tous les Etats surtout les plus fragiles.

Malgré tout, grâce à Dieu, grâce à votre clairvoyance et la qualité de votre leadership, notre pays est resté débout, notre peuple n’a rien perdu de sa foi en son avenir et a montré sous vos auspices, sa capacité de résilience aux chocs exogènes et endogènes, la force de son espérance et de son génie créateur.

Excellence Monsieur le Président de la République,
En 2018, notre pays a célébré le 60ème anniversaire de son accession à l’indépendance sous le signe de la « souveraineté assumée », je pourrais ajouter aussi car telle a été votre volonté, sous le signe de la « Vérité à propos des circonstances de notre indépendance et de la Justice à l’égard des acteurs de ce passé héroïque souvent oubliés et rarement cités ».

Excellence Monsieur le Président, cet exemple parmi tant d’autres, montre que vous êtes attaché à rétablir la vérité en tout et à défendre la justice pour tous.

Les dernières festivités commémoratives de notre indépendance ont été l’occasion pour les Guinéens à travers la participation de plusieurs Chefs d’Etat et de Gouvernement ainsi que de nombreuses délégations étrangères, de mesurer votre audience personnelle auprès de vos pairs et des autres Etats et aussi de se rendre compte que la voix du peuple de Guinée à travers votre Auguste personne, est redevenue audible et respectée davantage en Afrique et dans le monde. Une Guinée réconciliée avec elle-même et ouverte sur le monde, telle a été la démarche qui vous a guidé tout au long d’un demi-siècle de votre parcours politique, telle est aujourd’hui votre vision en tant que Chef de l’Etat.

Excellence Monsieur le Président,
Je tiens à vous féliciter pour votre récente tournée à l’intérieur du pays. Je tiens à vous rassurer comme vous l’avez souhaité, que les membres du Gouvernement seront sur le terrain désormais pour être plus près des préoccupations des populations dont ils doivent être à l’écoute pour mériter leur confiance et donc la vôtre.

Cette tournée à travers le pays, nous inspire des leçons dans l’exercice des fonctions que vous avez bien voulu confier à chacun de nous.
Premièrement, lorsqu’il s’agit de la Guinée et des Guinéens, vous ne ménagez ni votre temps, ni vos efforts, ni votre énergie, ni même votre santé. Cet engagement patriotique et l’abnégation au service des Guinéens, est pour nous autres vos proches collaborateurs à la fois une fierté et une source d’inspiration de tous les instants.

Votre passion pour le pays, Monsieur le Président de la République, l’engagement et la détermination qui vous caractérisent pour la cause de la Guinée et des Guinéens, sont autant de vertus contagieuses qui fascinent vos concitoyens, vos collaborateurs en particulier les membres du Gouvernement qui travaillent dans l’ardeur de cet élan patriotique.

Deuxièmement, à travers votre style de gouvernance, et dans la relation quotidienne avec vos compatriotes, on apprend l’humilité dans la grandeur et le respect des autres dans l’humilité.

Excellence Monsieur le Président,
Le Gouvernement que j’ai la charge de conduire sous votre haute direction, a pris fonction dans un contexte de tous les défis et de toutes les espérances. Comme vous le savez, dès le début, nous avons été confrontés à une succession de crises syndicales, sociales et politiques devenues récurrentes.
Nous faisons nôtre Monsieur le Président, vos recommandations encore réitérées à l’occasion des votre discours de nouvel an, à savoir, privilégier le dialogue et la concertation autant que faire se peut pour régler tous les différends qui peuvent se poser à la société. Mais lorsqu’il s’agit de maintenir l’ordre public, de préserver la vie des citoyens et de leurs biens, il faudra assumer pleinement toutes les responsabilités qui incombent à l’Etat. Parce que, comme chacun le sait « Quand l’Etat est fort il nous écrase, quand il est faible, nous périssons tous ». Il s’agit de rechercher souvent l’équilibre entre le bâton et la carotte.

Monsieur le Président, le défi de nos jeunes démocraties est de concilier en effetl’exercice des droits et libertés reconnus à tous avec le respect de l’Etat de Droit, des principes et des Lois de la République.
Excellence Monsieur le Président de la République,

Tout le monde est unanime que la Guinée a changé et chacun d’entre nous est plus fier d’être Guinéen et bénéficie d’un meilleur cadre de vie. Comme l’a dit feu Houphet Boigny, le vrai bonheur, on ne l’apprécie que lorsqu’on l’a perdu. La majorité des Guinéens de bonne foi et de tous les horizons, de même que les observateurs reconnaissent tout ce que vous avez apporté à ce pays en si peu de temps, parce que vous voulez aller très vite et bien.

Ils seront plus nombreux encore demain nos compatriotes à vous exprimer leur gratitude pour tous les changements tant nombreux et significatifs que vous avez apportés ; notamment dans le domaine des infrastructures, de l’énergie, des mines, du développement rural, de la santé, de l’éducation, des nouvelles technologies. Certes même si beaucoup reste à faire, force est de reconnaitre que beaucoup a été déjà fait sous votre magistère et cela dans tous les domaines de la vie économique et sociale.

Comment pourrais-je ne pas mentionner votre engagement personnel pour l’autonomisation économique des femmes et des jeunes à travers les MUFFA et les MC2 qui se révèlent aujourd’hui être des instruments efficaces de lutte contre la pauvreté.

Comment pourrais-je ne pas saluer votre politique de développement des collectivités à la base matérialisée par la création de l’Agence nationale de financement des collectivités (ANAFIC) et l’affectation d’office de 15% des recettes minières à ces collectivités pour favoriser le développement d’un tissu économique local dynamique et une répartition équitable de la prospérité, vaincre ainsi plus efficacement la pauvreté.

Et comment ne pas saluer les perspectives induites dans l’ambitieux programme d’habitat social destiné à garantir à chaque guinéen un toit décent.

Je m’en voudrais si je passais sous silence, la réforme réussie des forces de défense et de sécurité ; le renouveau dans les sports et la redynamisation des arts et de la culture comme facteurs de cohésion sociale par excellence.
Que dire donc de l’année qu’on vient à peine d’amorcer et quelles perspectives d’actions Gouvernementales ?

Excellence Monsieur le Président,
Il me plaît de rappeler que vous m’avez assigné la mission de centrer l’action du Gouvernement autour de la problématique du partage de la prospérité pour que les efforts de redressement de l’économie et de création de richesse dans le pays profitent à un plus grand nombre de Guinéens de façon à réduire la pauvreté, les inégalités et promouvoir ainsi la justice sociale.

En effet Monsieur le Président, en humanisme reconnu, ayant une forte sensibilité sociale, vous voulez la prospérité pour tous les Guinéens et le bonheur pour chaque Guinéen. Je sais que vous ne vous sentez jamais heureux tant qu’un seul Guinéen se sent malheureux. C’est tout à votre honneur et c’est notre devoir à nous vos collaborateurs de nous mobiliser derrière vous, pour relever le défi du bonheur pour chacun et de la prospérité pour tous.

En 2019 donc, je prends l’engagement devant vous que le Gouvernement s’emploiera à mettre l’accent sur le social c’est-à-dire sur la satisfaction des besoins des populations pour un partage de la prospérité qui tienne compte des couches les plus vulnérables. La création très prochaine d’une Agence nationale d’inclusion économique et sociale participe de cette ambition.
De même, la mise en œuvre des programmes visant à accroître l’accès des jeunes et des femmes à des emplois durables, à assurer leur employabilité et à faciliter leur insertion socioprofessionnelle reste d’une haute priorité.
Somme toute, le Gouvernement s’emploiera à apporter des réponses appropriées à toutes préoccupations de nos concitoyens qui interpellent l’action publique.

Excellence Monsieur le Président de la République,
Je ne saurais terminer mon intervention de circonstance, sans vous exprimer au nom de votre Gouvernement, mes vifs remerciements et ma profonde reconnaissance pour la confiance placée en nous individuellement et collectivement, surtout pour les félicitation chaleureuse que vous nous avez adressé dans votre discours de nouvel an pour le modeste travail accompli. J’ai été sensible à vos mots d’appréciation et d’encouragement à l’endroit de ma modeste personne. Ces mots qui ont été d’une grande résonnance pour moi, m’invite à redoubler d’effort dans le travail et à demeurer loyal dans la collaboration.

Ainsi en 2019, je tiens à vous donner l’assurance que le Gouvernement sera encore au travail sous votre impulsion, pleinement conscient de ses responsabilités face aux grands défis de la Nation. Je voudrais terminer en vous réitérant nos vœux les meilleurs pour la nouvelle année. Puisse Dieu continuer à guider vos pas et inspirer vos actions.

Que Dieu vous bénisse,

Que Dieu bénisse la GUINÉE et les Guinéens.

Je vous remercie.

Ibrahima Kassory Fofana
Premier ministre, chef du Gouvernement

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Damantang s’est-il enrichi sur le dos de l’Etat ? Le procureur demande la prison contre Doussou Condé

3 janvier 2019 à 14 02 01 01011
Damantang Camara

Le procès opposant Albert Damantang Camara et madame Doussou Condé a entamé son dernier virage ce jeudi, 3 janvier 2019, au tribunal correctionnel de Dixinn, délocalisé à la mairie de Ratoma. Ce sont les plaidoiries et réquisitions des parties au procès qui ont eu lieu. Le procureur a requis deux ans de prison et un mandat d’arrêt international contre Doussou Condé, poursuivie pour diffamation par voie de presse, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Madame Doussou Condé, pionnière du RPG, parti au pouvoir en Guinée, a accusé plusieurs hauts cadres de l’Etat, y compris Albert Damantan Camara, d’enrichissement illicite avec les moyens de l’Etat. Des propos tenus par la dame en juillet 2017 dans l’émission « Œil de Lynx » de la radio Lynx FM. Dans cette émission, Doussou Condé a accusé le ministre Damantang Albert Camara de posséder « une société de distribution de carburant à Boké. Il s’est accaparé de tous les contrats des sociétés sises dans cette localité. Il a remis une voiture VA à Mody Sory qui est la personne qui s’occupe de ladite société ».

Pour l’audience de ce jeudi, c’est maitre Labila Michel Sonomou, avocat de la partie civile qui a été le premier à prendre la parole. Selon lui, « les propos tenus par voie de presse sont diffamatoires, mensongers et calomnieux à l’encontre de mon client. C’est pourquoi, nous demandons au tribunal d’en tirer toutes les conséquences du droit. Nous n’avons pas initié cette procédure pour s’enrichir. Mais, nous voulons que notre honneur, que notre image soit rétablie. C’est pourquoi, en tant que partie civile, nous demandons le franc symbolique à titre de dommages et intérêts. Nous demandons également qu’il soit décerné un mandat d’arrêt international contre dame Doussou Condé ».

Pour sa part, dans ses réquisitions, le substitut du procureur, Boubacar 1 Bah, est revenu sur les faits qui ont conduit à cette procédure. Ensuite, monsieur Bah a fait remarquer que madame Doussou Condé a été cité à comparaitre, pour la première fois, en août 2018. Mieux, un délai de 3 mois a été accordée à la dame, qui vit aux Etats-Unis d’Amérique Mais, précise le procureur, elle ne s’est jamais présentée à l’audience

Pour Boubacar 1 Bah, madame Doussou Condé n’a apporté aucune preuve de ses propos. « C’est pourquoi, par ma voix, le ministère public requiert qu’il vous plaise de retenir madame Doussou Condé dans les liens de la culpabilité. Pour la répression, vous la condamnerez à deux ans de prison par défaut et décernerez un mandat d’arrêt international à l’audience contre elle », a requis le procureur.

L’affaire a été mise en délibéré pour décision être rendue le 17 janvier 2019.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél: 620 58 95 27

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N’zérékoré : un homme se tire dessus à l’aide d’une arme de fabrication locale

3 janvier 2019 à 13 01 41 01411

Un jeune homme, âgé d’une trentaine d’années, s’est tiré dessus dans la commune urbaine de N’Zérékoré ce jeudi, 03 janvier 2019, à l’aide dune arme de fabrication locale. Les faits se sont produits au quartier Bellevue, aux environs de 9 heures, sans qu’on ne sache les raisons de l’acte. Transporté à l’hôpital, Jean Bonamou a succombé à ses blessures, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture

C’est un certain Jean Bonamou qui s’est tiré dessus dans sa maison. Ce commerçant, marié à une femme et père de quatre enfants, a été retrouvé grièvement blessé au niveau du ventre, dans sa chambre.

Selon Mathieu Bonamou, frère ainé de la victime, « je l’ai laissé à la maison pour aller chez nos voisins. C’est de là que j’ai entendu la détonation. Je me suis dirigé directement à la maison. Dès que je suis arrivé, j’ai trouvé ses enfants en train de pleurer, en disant que leur papa s’est tiré dessus. J’ai demandé à sa femme, elle m’a dit qu’elle ne sait rien. J’ai vu son intestin qui était dehors. C’est ainsi je me suis précipité pour aller chercher un véhicule pour l’évacuer à l’hôpital. A mon retour, je leur ai dit de l’évacuer. On m’a dit qu’il faut la présence des autorités. Je suis reparti pour rencontrer les agents de la police qui m’ont fait accompagner par deux d’entre eux. Quand on est arrivé, on nous a dit qu’ils l’ont envoyé à l’hôpital ».

Interrogé sur le drame, le chef du quartier Bellevue, Koly Nyangha Jean-Baptiste Kourouma, a expliqué avoir décidé d’envoyer Jean Bonamou à l’hôpital. « Quand je suis venu sur les lieux, je l’ai vu entrain de respirer. J’ai ordonné immédiatement de l’envoyer à l’hôpital pour sauver sa vie. Quand les services de sécurité sont venus tardivement sur les lieux, je leur ai expliqué ça. Ils ont fait leur constat, et l’arme avec laquelle il s’est tiré dessus a été saisie par les gendarmes. J’en appelle à la conscience de tous, surtout à la population de N’zérékoré, de se désarmer, d’éviter de cohabiter avec les armes. Une arme dans la maison est un danger pour la famille », a lancé le chef de quartier.

Aux dernières nouvelles, Jean Bonamou a succombé à sa blessure quelques minutes après son admission à l’hôpital régional.

A noter les causes de cet acte ne sont pas encore connues. Une enquête a été ouverte par les services de sécurité.

De N’zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tel : +224620166816/666890877

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Lotissement, retard de certains chantiers en cours : les vérités du directeur de l’habitat de Siguiri

3 janvier 2019 à 13 01 27 01271

Dans un entretien avec le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture, le directeur préfectoral de l’habitat de Siguiri a dénoncé des lotissements illégaux auxquels se livrent certains administrateurs et élus locaux, mais aussi le retard de certains chantiers lancés dans le cadre de la célébration de la fête nationale à Kankan.

M. Yaya Camara

En ce qui concerne les lotissements dans les sous-préfectures de Siguiri, Yaya Camara accuse certains sous-préfets et maires de se livrer à cette pratique de façon illégale. Mais, il prévient les citoyens que ce sont en eux qui payeront les frais de cette situation. « Le département n’a pas encore créé un service technique dans les sous-préfectures, seulement la direction préfectorale de l’habitat qui doit procéder au lotissement. Mais, certains de nos maires se permettent de recruter des gens à leur niveau pour faire les découpages dans les sous-préfectures. J’ai demandé aux maires et aux sous-préfets d’arrêter mais jusqu’à présent la pratique persiste. Mais, c’est les citoyens qui vont payer les frais parce que quand ils le font, ils viennent ici je les rejette », a dit le directeur préfectoral de l’habitat de Siguiri.

Ce dernier regrette aussi le manque de moyens logistiques qui empêche son service de se rendre sur le terrain pour toucher du doigt la réalité sur place. « Si on a des moyens de déplacement, on pouvait contrôler. Mais notre service n’a aucun moyen de placement », a-t-il indiqué.

L’autre sujet qui préoccupe le directeur de l’habitat, c’est le non achèvement de plusieurs chantiers lancés dans le cadre de la célébration du 59ème anniversaire de l’indépendance de la Guinée à Kankan. Pour Yaya Camara, ce retard est dû au fait que les services locaux n’ont pas été impliqués dans le processus. « Siguiri a bénéficié de 29 chantiers dans le cadre de la célébration du 59ème anniversaire de l’indépendance nationale.

Au jour d’aujourd’hui, il y a 8 chantiers qui sont inachevés, moi j’accuse le mode d’organisation. Si la direction de l’habitat avait été impliquée au contrôle, les entrepreneurs qui ont retardé leurs travaux, on allait faire un rapport à temps pour résilier leur contrat et le réattribuer à d’autres. Mais ces contacts ont été attribués à Conakry et les contrôleurs ont été choisis à Conakry, les services de l’habitat ont été un peu lésés, il faut qu’on se dise la vérité », a-t-il laissé entendre.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Vol de 76 millions : un des auteurs présumés au TPI de Kankan

3 janvier 2019 à 12 12 47 01471

Le procès du représentant de l’entreprise de transfert d’argent « Sabadou Transfert » à Tokounou s’est ouvert hier, mercredi, 02 janvier 2019 devant le TPI de Kankan. Mohamed Lamine Bérété est poursuivi pour complicité de vol d’un montant de 76 millions de francs appartenant à son employeur. Il a plaidé non coupable, jurant qu’il est innocent dans cette affaire, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Kankan.

Cette affaire remonte au mois d’août 2018. Dans la nuit du 09 août, un groupe d’individus s’est introduit au domicile de Mohamed Lamine Bérété dans la sous-préfecture de Tokounou. Ils l’ont ligoté et ont emporté un montant de 76 millions de francs appartenant à l’entreprise de transfert d’argent « Sabadou Transfert » dont il était le représentant dans cette localité située à plus de 95 kilomètres de la ville de Kankan.

Après le vol, le PDG de l’entreprise, Mory Kourouma, a porté plainte contre son employé qu’il accuse d’avoir agi en complicité avec les voleurs. Arrêté et écroué, le prévenu a comparu ce mercredi devant le tribunal de première instance de Kankan. A la barre, Mohamed Lamine Bérété a balayé d’un revers de la main les accusations qui pèsent contre lui. Il explique qu’il était en plein sommeil lorsque les voleurs se sont introduits dans sa maison et l’ont ligoté avant de prendre l’argent pour s’enfuir.

Après l’audition du prévenu par le tribunal, la défense a relevé l’absence du plaignant dans la salle et a réclamé la mise en liberté sous contrôle judiciaire de Mohamed Lamine Bérété. Une demande à laquelle s’est opposée la partie civile. Cette dernière a sollicité le maintien du prévenu en détention et le renvoi de l’audience à une date ultérieure pour permettre la comparution du plaignant.

Le tribunal a accédé finalement à la demande de la partie civile en renvoyant l’affaire au 16 janvier 2019 pour la comparution du plaignant Mory Kourouma.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél : 00224 627 24 13 24

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Congrès du Parlement des Jeunes Leaders : Maladho Diallo déroule ses ambitions

3 janvier 2019 à 12 12 12 01121
Mamadou Maladho Diallo

Le Parlement des Jeunes Leaders de la Société Civile va organiser son congrès électif demain vendredi, 04 janvier 2018 à Conakry. Un seul candidat est en lice pour briguer le poste de président de cette organisation de la société civile. Il s’agit de Mamadou Maladho Diallo, un jeune entrepreneur. Qu’est-ce qui motive sa candidature ? Quelles sont ses ambitions à la tête du PAJELESC ? Il a répondu à ces questions au cours d’un entretien avec un journaliste de Guineematin.com, votre quotidien électronique.

Décryptage !

Guineematin.com : vous êtes candidat à la présidence du Parlement des Jeunes Leaders de la Société Civile, qu’est-ce qui vous motive à briguer ce poste ?

Mamadou Maladho Diallo : avant de commencer, je voudrais vous souhaiter bonne et heureuse année et souhaiter les vœux les meilleurs pour tout le peuple de Guinée. Ma candidature est motivée par un certain nombre de raisons. Aujourd’hui, le constat que nous avons en Guinée, c’est qu’il y a un grand fossé entre le citoyen et l’Etat. La perception qu’ont les citoyens vis-à-vis de l’Etat, c’est une perception qui n’est pas bonne. Donc nous nous nous sommes dit qu’il est important de venir aujourd’hui voir comment est-ce qu’on peut changer cette donne. C’est-à-dire toute cette défaillance des actions publiques, les manquements de l’Etat vis-à-vis du citoyen.

Mais aussi, c’est de voir comment est-ce qu’on peut construire un citoyen modèle. Nous avons des jeunes qui manquent aujourd’hui de repère, il faut effectivement les épauler. Donc, je viens aujourd’hui pour aider à renforcer le leadership des jeunes, mais aussi à construire des citoyens modèles. Et cela demande beaucoup d’actions, et cela demande beaucoup de travail. Donc, voilà entre autres ce qui motive ma candidature. C’est premièrement de voir comment est-ce qu’on peut amener le citoyen à réduire le fossé entre l’Etat et le citoyen, mais aussi amener le citoyen à voir d’un très bon œil les actions du gouvernement et ainsi de suite.

Guineematin.com : il n’y a aucun doute que vous serez élu puisque vous êtes le seul candidat en lice. Qu’est-ce que vous ambitionnez de faire à la tête de cette organisation ?

Mamadou Maladho Diallo : je suis le seul candidat, j’aurais aimé avoir beaucoup de challenges, avec d’autres candidats. Mais fort malheureusement, le président sortant ne s’est pas représenté et de l’autre côté, il n’y a pas eu de candidat. Donc je pense que c’est un défi, c’est une grande confiance pour tous les membres qui ont eu confiance en ma candidature. Mais aussi, c’est un défi. Imaginez quand vous êtes seul à être candidat, et vous êtes investi de la confiance de tout le monde, si toutefois je suis élu bien-entendu. Donc mes priorités, c’est de voir premièrement comment amener les membres à comprendre comment analyser un budget, c’est très important parce que le pouvoir du citoyen s’exerce là-bas.

Mais aussi, c’est comment amener ces élus locaux que nous venons d’avoir ici, à rendre des comptes, la redevabilité sociale, elle est très importante. On n’est pas habitué à cela, mais il faut qu’on s’y habitue dans ce pays. Ils ont un mandat, ils ont de l’argent. Il faut après qu’ils apprennent à rendre des comptes de ce qu’ils sont en train de faire. La deuxième des choses, c’est d’aider les jeunes qui sont là, à affirmer leur leadership mais aussi à être des jeunes leaders. C’est très important. Et cela demande le renforcement des capacités, cela demande effectivement des directives. Donc, c’est pourquoi nous avons des bases dans toutes les universités, nous avons des cellules dans les universités. C’est pour qu’il y ait des plateformes. Le parlement est un incubateur qui accompagne l’émergence d’un leadership jeune.

C’est apprendre à ces jeunes-là le débat contradictoire, c’est apprendre à ces jeunes-là quels sont leurs talents et comment ils peuvent éclore leurs talents et les accompagner dans ce sens. Donc, voilà sur quoi nous misons. Nous miserons non seulement sur le renforcement des capacités des jeunes pour qu’ils deviennent des citoyens modèles, mais aussi les préparer à gouverner. Au-delà, c’est moraliser la gestion de la chose publique. Ce que les acteurs sont en train de faire aujourd’hui, qu’il soit au niveau administratif ou bien au niveau politique, il faut qu’on arrive à le moraliser. Il y a eu beaucoup de violences : violences verbales, violences physiques, il faut que ça s’arrête. Donc, voilà entre autres ce que nous souhaiterions faire.

Guineematin.com : l’ambition est grande, mais est-ce que vous avez les moyens de votre politique ?

Mamadou Maladho Diallo : oui, nous avons les moyens. Ce qui est plus important, c’est d’avoir du talent. Et, au sein du parlement des jeunes leaders de la société civile je vous assure qu’il y a des jeunes qui ont du talent, qui ont du potentiel. Donc, ça devient très facile de le faire. La deuxième des choses, les partenaires aujourd’hui sont là. Effectivement, c’est d’aller vers ces partenaires pour qu’ils puissent nous accompagner. Mais aussi, ce sont des jeunes dans les universités, ce sont des jeunes professionnels qui sont là, qui sont prêts à donner ce qu’ils ont. C’est-à-dire du point de vue intellectuel, du point de vue finances pour accompagner tout cela. Donc, nous pensons pouvoir le faire. Et ce qui est important, la vision et les objectifs que nous avons, ce sont des objectifs concertés. Donc, ça devient très facile. Ça ne sera pas l’action de Mamadou Maladho seul, mais l’action de tous les acteurs du parlement.

Guineematin.com : un dernier mot ?

Mamadou Maladho Diallo : mon dernier mot, c’est de dire à tous ces parlementaires et au peuple de Guinée, de se battre pour construire dignement ce pays. Ce combat peut être au niveau de la société civile comme au niveau politique, mais il faut s’engager. Et l’engagement doit être sans faille. L’engagement d’un jeune, c’est de se former, l’engagement d’un jeune, c’est partir dans des structures comme ça pour non seulement s’habituer aux débats d’idées, aux débats contradictoires. La contradiction n’est pas admise dans notre pays, mais c’est comme ça qu’on peut construire une nation. C’est avec des contradictions, c’est avec des propositions qu’on peut aller de l’avant. Donc je demande aux membres du parlement des jeunes leaders de la société civile de bien vouloir voter le 04 janvier pour que je sois leur président. Mais au-delà, après ça, c’est de travailler ensemble pour qu’on puisse changer les choses.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Crise dans le secteur éducatif guinéen : outils d’aide à la décision pour un compromis dynamique

3 janvier 2019 à 12 12 09 01091
Mohamed Camara

Par Mohamed Camara : L’éducation guinéenne continue d’être en proie à une grève cyclique qui perdure, en raison de la fermeté du gouvernement et la détermination du syndicat sur fond de querelle d’égos et de bataille par médias interposés. Le gouvernement est astreint à des engagements auprès des Institutions financières. Il redoute l’impact de l’augmentation de la masse salariale sur l’économie. La mise en œuvre de la nouvelle grille adoptée en octobre 2016, accroît la crainte du gonflement lié au déplafonnement des hiérarchies (A1, A2, A3, B1, B2, C),avec 12 grades et 12 échelons par hiérarchie, donnant 144 positions en lieu et place de 3 hiérarchies, 7 grades avec 12 échelons par hiérarchie, soit 84 positions,étant rappelé que le traitement est déterminé par l’indice affecté au grade et échelons détenus par le fonctionnaire, multiplié par la valeur du point d’indice.

Il craint enfin, l’effet de contamination revendicative en cascade de plusieurs secteurs, dans un contexte d’austérité, de coupes budgétaires drastiques sans oublier les exigences du cadre budgétaire moyen terme (CBMT) et du cadre de dépenses moyen terme (CDMT).

L’éducation étant le plus important levier pour l’essor d’un Etat, elle est d’une sensibilité sociale critique très prononcée et sa perturbation engendre de redoutables impacts.

Malgré les nombreux efforts du gouvernement consentis en faveur de l’éducation, la crise qui y sévit a des conséquences énormes (I) qu’il convient d’analyser pour trouver un compromis dynamique en guise de solutions appropriées (II).

  1. Conséquences :

Les effets seront immédiats et lointains, visibles ou à bas bruit. Elle a conduit à une demande d’augmentation de 8 millions (en négociation syndicale on parle de pourcentage pour une augmentation) ;  au recours aux« contractuels » sans statut décidé ; au gel de salaire qui n’est pas conforme à la loi 028 du lundi 31 décembre 2001 portant statut général des fonctionnaires, la menace de radiation aussi contraire à la loi ci-dessus, étant rappelé que l’exercice d’un droit dans les formes prévues parla loi, ne doit entraîner la perte d’un droit.

Le gel de salaire avec l’usage de l’argutie juridique développée autour de la notion de service fait. Le droit guinéen de la fonction publique est différent du droit appliqué au privé.

Le retard partiel ou total dans l’exécution des programmes, la répercussion sur la qualité de l’enseignement et sur le niveau de beaucoup d’élèves déjà très mal en point, l’impact sur la crédibilité du diplôme et l’image de marque du pays devant la communauté scientifique.

L’affaiblissement de l’autorité parentale des enseignants au salaire gelé en ne parvenant pas à subvenir aux besoins vitaux incompressibles et les cas de décès. Le gel du salaire du fonctionnaire le conduit à fonctionner par les nerfs. La dévalorisation de la profession d’enseignant et la démotivation avec un retour en classe contre leur gré et sans solutions de compromis, il y a le risque de bâcler l’enseignement en faisant acte de présence sans s’adonner à fond.

La création d’un environnement de travail, sinon éruptif, mais délétère dans un climat de méfiance entre les enseignants et les encadreurs scolaires. La rancœur du syndicat et des enseignants mécontents pourraient exploiter à d’autres occasions revendicatives ou consultations électorales et feront de l’électorat issu du milieu éducatif, très enclin au vote sanction. Le risque accru d’immigration massive des jeunes vidant ainsi le pays d’une partie de son potentiel humain. Le non respect par l’Etat de l’article 23 de la Constitution qui l’oblige à assurer l’enseignement de la jeunesse et à créer les conditions et les institutions permettant à chacun de se former. La fuite des cerveaux résultant de la préférence des parents à scolariser leurs enfants à l’étranger pour un enseignement haut de gamme, l’affaiblissement de la fibre patriotique de certains élèves partis du pays et traumatisés par les crises récurrentes non résolues. Les élèves privés d’enseignements seront habités par la paresse scientifique et l’incivisme à dose homéopathique en bas âge (peu préparés à préserver les acquis de l’Etat).

Il s’y ajoute, le recours au service des contractuels comme supplétifs, pourrait constituer à moyen et long termes, une autre source de crise quant à la précision sur leur statut en termes de prise en charge.

  1. Approches de solutions :

Il faut un compromis dynamique pour une sortie de crise et juguler ses effets.

A court terme :

  • Dégeler le salaire des enseignants grévistes en respectant la loi 028 et pour servir de déclic à la décrispation de l’atmosphère pour un dialogue confiant et fructueux.

En droit de la fonction publique, le salaire n’est pas dû exclusivement au service fait ou à la présence au lieu de travail. La grève est un droit, tout comme les congés maladie, de maternité, de formation, de perfectionnement. De même, l’idée de radier un fonctionnaire pour fait de grève n’est pas légale. L’exercice dans les formes prévues par la législation ne doit aucunement entraîner le moindre ennui.

Les enseignants perçoivent les 3 mois de salaire en tranche unique avant d’exercer leur droit aux 3 mois de vacances. Le salaire est tellement sacré en droit guinéen de la fonction publique que même un fonctionnaire suspendu par une mesure conservatoire, à qui il est interdit de travailler (de faire le service)pendant 3 mois parce que soupçonné d’avoir commis une faute grave en violation de ses obligations professionnelles ou en infraction à la loi pénale, a droit à la moitié du salaire et à la totalité des allocations familiales en application de l’article 81 de la loi 028 du lundi 31 décembre 2001, portant Statut Général des Fonctionnaires.

En plus, un fonctionnaire qui exerce son droit à la formation pour le Master de 2 ans ou le Doctorat pour 5 ans en Guinée ou à l’Etranger, prend son salaire sans même travailler un jour.

Le gouvernement, conscient du fait que le gel de salaire du fonctionnaire pour fait de grève ne soit pas légal, a adopté le vendredi 1er novembre 2018, un projet de loi qui devrait remplacer la loi 028 en insérant à l’article 41 alinéa 2 dudit projet que : « les jours non travaillés pour fait de grève de l’agent, ne seront pas rémunérés ». Ledit projet de loi n’est pas encore adopté par les députés, heureusement.Il serait bon que les députés soient vigilants sur deux (2) points négatifs entre autres de ce projet de loi au moment du vote,grâce à une fiche d’impact.

  1. Cette réforme constituerait une menace sur le droit constitutionnel de grève, comme une épée de Damoclès sur la tête de chaque fonctionnaire gréviste pour une revendication catégorielle. Elle impactera les générations actuelles et futures.
  2. Ledit projet de loi prévoit en son article 77 que l’agent de l’Etat suspendu perçoive la totalité de son salaire au lieu de la moitié qui est en vigueur actuellement sur le fondement de l’article 81 de la loi 028. L’article 77 dudit pourrait encourager la commission d’infractions au sein de l’administration sans mesure dissuasive.
  3. Il serait bon que le Conseil Economique et Social veille bien prendre l’initiative pour rapprocher les positions afin de trouver un compromis à même dénouer la crise qui sévit dans l’éducation au-delà de la mise en confiance médiatique des acteurs en jeu.
  4. Il serait judicieux que le Président de la République avec tout le respect dû à son rang, veille instruire au 14ème Premier Ministre de bien vouloir mettre en application, l’article 58 de la Constitution pour la promotion du dialogue social et politique.

Au Syndicat (SLECG): de changer d’éléments de langage revendicatif. Ne plus utiliser les termes injonctifs et inflexibles et accepter de porter la discussion sur les accessoires de salaire pour éviter l’effet de contagion tant redouté par le gouvernement et l’enlisement de la crise. En droit syndical, on parle de pourcentage, de taux.

  • Aux parents d’élèves, de renforcer l’encadrement des élèves pour avoir un plan de suivi plus studieux.
  • Aux partenaires techniques et financiers, d’assouplir les exigences convenues en raison d’impondérables découlant de cette crise sociale.

A moyen et long termes :

  • Evaluer le rendement et la capacité des contractuels sollicités en examinant les fiches de pratique de classe pour une prise en charge des plus aptes afin de rajeunir et de renforcer le corps enseignant. Il reste entendu que l’idée de vouloir recourir aux retraités ne sera pas efficace en mesures palliatives sans compter qu’elle contrastera avec la volonté prônée par les autorités pour la promotion de l’emploi des jeunes.
  • Assainir le fichier et consacrer un pourcentage amélioré au budget de l’éducation pour quitter les 13,66% pour augmenter entre 30 à 40%, à l’instar de plusieurs pays.
  • Assurer la formation des formateurs, procéder à la revue et à l’adaptation des curricula de formation. Réaliser des infrastructures tout en créant des conditions nécessaires à l’épanouissement des écoles et universités privées pour alléger les charges éducatives de l’Etat et soutenir les investisseurs tant locaux qu’étrangers.

Ainsi,les parties prenantes sortiront avec un résultat sans qu’aucun camp ne perde la face, pour trouver une solution à la crise qui secoue un secteur si précieux pour le développement de notre pays qui doit s’astreindre à l’émulation avec d’autres Etats.

Il est préférable de proposer des solutions à l’autorité au lieu de l’encourager à consacrer toute son énergie à l’enlisement d’une crise ou à créer une situation de ni guerre ni paix. Pourvu que la stratégie de la tension cyclique ne soit adoptée à souhait.

Que l’année nouvelle procure à toutes et à tous, tout ce qui a trait au bonheur et à la paix.  

Conakry, le 2  janvier 2019

Mohamed CAMARA, Juriste, chargé de Cours de droit aux universités et parent d’élèves

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La SDJ déplore le retrait de l’accréditation de l’envoyée spéciale permanente de RFI à Kinshasa, Florence Morice

3 janvier 2019 à 11 11 24 01241
Florence Morice, correspondante de RFI à Kinshasa

Depuis son arrivée en République démocratique du Congo, notre consœur n’a fait qu’exercer son métier avec le plus grand professionnalisme, comme sa prédécesseure Sonia Rolley, elle aussi contrainte de quitter le pays en juin 2017.

Les accusations portées sont fausses et infondées. Sa couverture du processus électoral en cours a été irréprochable, et jamais elle n’a violé les règles en vigueur.

Par ailleurs, alors que RFI donne à cet évènement une portée mondiale, les autorités congolaises n’ont pas permis le déploiement de journalistes supplémentaires de médias internationaux, dont RFI, malgré les demandes répétées.

Au lendemain du vote, et après avoir organisé le blackout des communications et d’internet, ces mêmes autorités ont fait cesser la diffusion en FM de RFI dans le pays, d’abord à Kinshasa puis dans les autres métropoles.

A travers Florence Morice et RFI, ces mesures visent tous les journalistes qui exercent leur métier actuellement en RDC.

La SDJ de RFI dénonce donc avec énergie l’atteinte portée à la liberté d’informer, garante d’une démocratie pour laquelle les citoyens congolais ont montré dimanche tant d’appétit.

Bien cordialement

la SDJ de RFI

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Alpha-Kassory : Un couple harmonieux dans une relation de fluidité exceptionnelle !

3 janvier 2019 à 11 11 11 01111

Libre Opinion : C’est un couple qui fonctionne formidablement bien. Contrairement aux rumeurs persistantes alimentées par des oiseaux de mauvaises augures sur une quelconque brouille dans les relations entre le premier patron de l’exécutif et son Premier Ministre. Le Chef de l’État vient de mettre fin aux racontars de bar-café soutenus par les brindilles de la république jaloux d’un couple lié par les résultats et la confiance.

Le message de Pr. Alpha Condé est limpide. Il suffit de lire entre les lignes et avoir le sens de décodification du speech présidentiel à l’occasion du nouvel an pour taire les dissensions artificielles savamment montées distillées dans la presse et dans l’opinion.

Le coup a été déjoué et ceux qui prétendaient avoir pris le dessus en voulant opposer le Président de la République et son Premier Ministre, ont encore du chemin à parcourir avant de parvenir à leur sale besogne.
Et quand le Chef de l’État lui-même décerne un satisfecit de satisfaction et d’encouragement à son Premier Ministre dans une adresse solennelle, le doute d’une cohabitation difficile n’existe plus désormais. ‘’Je félicite le Gouvernement pour les importantes réformes en cours qui permettront de sécuriser nos recettes intérieures et de mieux planifier nos dépenses. Je félicite particulièrement le Premier ministre, pour son engagement, son dynamisme, sa disponibilité et son dévouement’’, a dit le Chef de l’État.

Tout a été dit. La pendule est remise à l’heure et les menteurs de la république à leur place. Après 7 mois d’exercice, le Premier Ministre sait mieux que quiconque qu’il n’est pas en duel avec le Président de la République. C’est un couple, un duo pour le triomphe de la République. Et sans bémol ni avec complaisance, quand le Président décide, Kassory exécute et personne ne conteste. C’est une formule bien connue de tous. Le Président préside et le Premier Ministre gouverne.

Bien avant ce démenti officiel, l’on se rappelle qu’avec la persistance des rumeurs qui annonçaient le très probable départ du Premier Ministre suite à un malentendu lors du dernier conseil des ministres de l’année, c’est le Président en personne qui était venu rendre visite à Dr Kassory Fofana à son domicile privé de Lanbagny.

Comme pour dire, l’histoire des relations entre les deux hommes dépassent le cadre de collaboration reposant sur le simple décret.

Dans toute cette tempête annoncée, le Premier Ministre Dr Kassory Fofana reste le chantre de la cohérence et de la constance.

C’est au couple de comprendre que le contexte tend les esprits. Avec les courageuses réformes entreprises dans un monde assez réfractaire, le meilleur moyen pour casser le couple exécutif est de créer le doute et entretenir des suspicions.

Il ne faut donc pas céder.

À bon entendeur, salut !

Par Alpha Oumar Diallo

Consultant en communication institutionnelle et Analyste Politique

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Ministère de la Jeunesse : la caravane nationale en conclave avec les citoyens de Faranah

3 janvier 2019 à 11 11 04 01041

La caravane nationale citoyenne de la jeunesse continue son périple à travers les capitales régionales de la Guinée. Après l’étape de N’zérékoré, les caravaniers sont arrivés dans la ville de Faranah, hier mercredi, 02 janvier 2019. C’est la salle du Centre d’Ecoute, de Conseil et d’Orientation des Jeunes (CECOJE) qui a servi à la rencontre avec les citoyens, faiblement mobilisés, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Ce sont cinquante (50) jeunes caravaniers et six (6) encadreurs qui sont arrivés à Faranah. Une initiative du ministère de la Jeunesse et de l’Emploi Jeunes, pilotée par l’Agence Nationale du Volontariat Jeunesse. Les caravaniers ont abordé plusieurs thèmes d’actualité : la citoyenneté, la paix, le civisme, le volontariat et l’environnement.

Boureima Kouyaté

Dans son intervention, Boureima Kouyaté, chargé de formation à l’Agence Nationale du Volontariat jeunesse (ANVJ) au ministère de tutelle, est revenu sur les objectifs de cette rencontre avec les citoyens de Faranah. « C’est d’échanger avec les jeunes en particulier, mais aussi toutes les couches au niveau local sur la citoyenneté, le renforcement de la cohésion sociale, la paix et aussi un message de participation citoyenne au développement économique et sociale du pays par les jeunes, à travers le volontariat et aussi prendre soin de notre environnement, de l’écosystème, de la biodiversité… ».

Camara Simiti Souleymane

Pour sa part, l’inspecteur régional de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes, Camara Simiti Souleymane, a dit tout le bien qu’il pense de cette caravane. « L’épanouissement de la jeunesse nécessite le sport et les loisirs. Les caravaniers sont là aujourd’hui, ils doivent dérouler quelques thèmes comme la citoyenneté, la paix et aussi l’environnement… Donc, l’éthique de cet événement a été un souhait très ardent par notre ministre qui l’a ficelé… Pendant leur séjour, ils vont faire des activités de salubrité dans les hôpitaux, ils font du don de sang et même des cadeaux un peu magnanime par rapport aux malades dans leurs lits d’hospitalisation… Cette caravane est très salutaire avec des jeunes, voyageant ensemble, mangeant ensemble, qui font tout ensemble. Ils font des randonnées intellectuelles et je crois qu’on ne peut pas minimiser ces rencontres qui sont de taille, surtout l’implication des volontaires au niveau national et même les jeunes à la base ».

M. le préfet de Faranah

De son côté, Alpha Oumar Keita, le préfet de Faranah, a félicité et encouragé les jeunes caravaniers. « Nous vous félicitons et nous vous encourageons pour votre engagement à accompagner le gouvernement dans la mise en œuvre de cette initiative noble, à cause de son sens, à cause de l’objectif visé. Cette mission à laquelle vous êtes aujourd’hui dévoués n’a pas besoin d’être commenté comme étant une mission noble, elle a besoin d’être soutenue… Nous sommes résolus à être à côté de vous pour vous signifier notre attachement à votre courage, surtout notre attachement à cette belle initiative du gouvernement guinéen », a dit le préfet.

Pascal Feindouno, étudiant en Agroforesterie, Licence 2, présent à cette rencontre, se dit satisfait de rencontrer les caravaniers. « J’aimerai remercier l’Agence Nationale du Volontariat Jeunesse, parce que j’avais des nuances réellement dans la vie des citoyens. Mais, à travers cette caravane, j’ai compris aujourd’hui la différence entre le volontariat, le bénévolat et le salariat. Donc, pour être un bon citoyen, on nous a dit qu’il faut d’abord une personne qui connaît ses droits et ses devoirs et accomplir également ses responsabilités… »

À noter que dans la préfecture de Faranah, la caravane n’a pas connu une forte mobilisation des jeunes. Manque de communication ou ignorance des jeunes ? La question reste posée.

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com

Tel : (00224) 620 24 15 13/ 655 69 10 35

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