Accident de la circulation à Tamagaly (Mamou) : un mort et 11 blessés

31 janvier 2019 à 19 07 45 01451
image d’archive

Une des victimes de l’accident de la circulation survenu ce Jeudi, 31 Janvier 2019, sur la route nationale Mamou-Kindia, a succombé à ses blessures. Comme les onze autres accidentés, la victime avait pourtant été admise d’urgence à l’hôpital régional de Mamou pour des soins. L’homme dont l’identité n’a pas encore été rendue publique était grièvement blessé et souffrait de traumatisme crânien, a appris un journaliste de Guineematin.

Selon nos informations, c’est aux environs de 10 heures qu’un minibus en provenance de Kankan pour la sous-préfecture de Linsan (dans la préfecture de Kindia), est entré en collision avec un camion remorque qui roulait vers le centre-ville de Mamou. L’accident s’est produit au niveau du pont de Tamagaly (dans la préfecture de Mamou) sur la route nationale Mamou-Kindia. Sur place, une dizaine de blessés graves a été enregistrée.

« Un agent de constat et le syndicat des transporteurs sont rendus sur les lieux. Ils ont constaté les faits. Il y avait des blessés graves et des bagages. Les blessés ont été évacués à l’hôpital régional de Mamou. Et, les bagages ont été confiés au syndicat des transporteurs. Mais, comme ils étaient tous blessés, ils ne nous ont pas expliqué la cause de l’accident. Et, selon les renseignements, les gens qui étaient dans le minibus sont des artistes. Il y avait leurs instruments de musiques dans le véhicule. Ils partaient jouer à Linsan », a expliqué le commandant Kadiatou Soumah, l’officier de constat de la gendarmerie routière de Mamou.

De source médicale, ce sont douze blessés graves qui ont été reçus aux urgences de l’hôpital régional de Mamou. « Ils présentaient des fractures soit aux bras ou aux jambes. Parmi les douze blessés, trois étaient dans un état critique. L’un de ces trois blessés a d’ailleurs succombé à ses blessures vers 17 heures. Il souffrait de fracture au niveau des pieds et présentait un traumatisme crânien. Les deux autres qui sont encore dans un état critique sont en observation », a dit notre source qui a requis l’anonymat.

A suivre !

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Guinée : le DG de la Douane poursuit 3 journalistes

31 janvier 2019 à 18 06 27 01271
Général de Brigade Toumany Sangaré, Directeur Général des Douanes

Le Directeur Général des Douanes, le Général de brigade Toumany Sangaré poursuit trois journalistes guinéens. Le doyen Elhadj Souleymane Diallo (Administrateur Général et directeur de publication du journal satirique « Le Lynx »), deux autres journalistes (un du Journal Le Lynx et un autre du site d’informations en ligne Guinee360), ainsi que leurs deux médias, sont poursuivis pour diffamation par la direction générale de la Douane et la société minière Bellzone SA.

Hier, mercredi 30 janvier 2019, à l’occasion de la première audience de ce procès, la fixation de la consignation a été fixée à 80 millions de francs guinéens, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était au tribunal de première instance de Kaloum.

C’est à 10 heures 30 minutes que le procès s’est ouvert devant le Tribunal de Première Instance de Kaloum. Deux des trois journalistes poursuivis : Souleymane Diallo et Mamadou Adama Diallo étaient présents dans la salle d’audience. Après la présentation des mis en cause, suivie de la lecture des chefs d’accusation, le procureur, Aboubacar Sir Sylla, a demandé à la présidente du tribunal de fixer la caution de procédure à 100 millions de francs guinéens.

Après examen de la demande du procureur, la présidente, Mariama Doumbouya, a finalement fixé la consignation à 80 millions de francs guinéens, avant de renvoyer le dossier au mercredi, 06 février 2019 pour l’ouverture des débats.

Ces journalistes et leurs organes de presse sont poursuivis à la fois par le Directeur Général de la Douane (le Général Toumany Sangaré), la Direction même de la Douane et la société Bellzone Holding S.A. qui les accusent de diffamation.

Le procès fait suite à la publication d’un article de presse faisant état d’une malversation financière mettant en cause le Direction générale de la Douane, le général de brigade, Toumany Sangaré et la société minière Bellzone S.A.

Selon des informations confiées à Guineematin.com, ces journalistes ont mené une investigation suite à des incohérences qu’ils ont constatées dans le rapport ITE de 2014. L’une des incohérences résiderait dans le paiement des pénalités liées aux infractions minières. « C’est la société Bellzone Holding S.A qui était mise en cause sur ce paiement. Effectivement, la société a payé à l’Etat 180 millions de francs, comme c’est indiqué à la ligne 4 de la page 94 du document.

Le problème est que l’Etat n’a pas déclaré avoir reçu cet argent. Les journalistes se sont donc interrogés sur la destination de cet montant déjà payé par la société », explique notre source, qui rappelle que dans le but de recouper l’information avant la publication de l’article, les journalistes avaient adressé des courriers à la Direction nationale de la Douane et au ministère des Mines et de la Géologie, sans obtenir la moindre réponse.

Rappelons que ce procès s’ouvre deux jours seulement après la condamnation par le même tribunal d’un autre journaliste, Mamadou Saliou Diallo, qui était poursuivi par le ministre d’Etat, ministre de la Justice, Me Cheick Sako, pour diffamation.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Suspension des activités du SLECG à N’Zérékoré : « c’est un non-événement »

31 janvier 2019 à 17 05 44 01441

Le préfet de N’zérékoré a suspendu les activités du SLECG dans la préfecture jusqu’à nouvel ordre. Elhadj Sory Sanoh justifie cette décision par une cacophonie qui existerait à la tête du syndicat des enseignants dans la préfecture. Mais, le responsable local du SLECG parle d’un non-événement, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Elhadj Sory Sanoh, préfet de Nzérékoré

« Considérant les nombreuses irrégularités constatées lors du congrès du 16 décembre 2018 pour l’élection du bureau de l’union syndicale préfectorale du SLECG, lequel congrès ne valait pas la peine d’être tenu ; pour éviter tout conflit de compétence entre les membres du nouveau bureau et ceux de l’ancien bureau sur le terrain, le préfet décide que toutes les activités des bureaux de l’union préfectorale syndicale du SLECG sont suspendues sur le territoire de la préfecture de N’Zérékoré jusqu’à nouvel ordre ». C’est la décision prise par le préfet de N’Zérékoré, Elhadj Sory Sanoh.

Celestin Soumaoro

Mais, peu après l’annonce de cette décision, le responsable du bureau préfectoral du SLECG, Célestin SOUMAORO, a réagi en parlant d’un non-événement. « Il n’y a aucun conflit de compétence, c’est lui (le préfet) qui veut créer ça. J’ai reçu le courrier le lundi 28 janvier 2019, et je l’ai transmis au niveau du bureau exécutif national. Mais, je pense qu’il faut que monsieur le préfet essaye de revoir un peu ses prérogatives parce que là maintenant, il va me pousser à sortir de la maison. Puisqu’ il est administrateur, il n’a pas le droit de s’immiscer dans les affaires du SLECG. Le SLECG a procédé à une élection, on a mis un bureau en place. On considère donc cette décision du préfet comme un non-événement », a-t-il déclaré.

De N’Zérékoré, Foromo Gbouo LAMAH pour Guineematin.com

Tél : +224620166816/666890877

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Wanindara 2 : le contenu d’une maison parti en fumée suite à un incendie

31 janvier 2019 à 17 05 04 01041

Une maison d’habitation a été consumée par un incendie, hier, mercredi 30 janvier 2019, au quartier Wanindara, dans la commune de Ratoma. Le feu, provoqué par un court-circuit, n’a pas fait de pertes en vie humaines, mais d’énormes dégâts matériels ont été enregistrés, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Selon nos informations, l’incendie a commencé au garage du bâtiment, composé de quatre chambres, un salon et de deux toilettes. Les victimes parlent d’un court-circuit qui a provoqué le drame.

Thierno Sadou Diallo, neveu du propriétaire de la concession, est revenu sur le drame. « C’est un court-circuit qui a fait ces dégâts. Les objets qui étaient au salon, tout est parti en fumée. Seulement un seul lit a été sauvé. C’était dans la chambre de mon oncle. Grâce aux voisins, ils ont fait tout pour casser les vitres, pour rentrer et fait sortir certains petits objets. Nous avons perdu les fauteuils qui étaient au salon, la télé, les bols… tout est parti en fumée. Nous n’avons pas fini de faire le bilan, mais nous pouvons estimer la perte de 30 à 40 millions de francs guinéens ».

Selon Thierno Sadou Diallo, les responsables du quartier Wanindara 2 ont essayé de joindre les sapeurs-pompiers pour leur venir à l’aide. Mais, ceux-ci ont évoqué un manque d’eau dans les citernes pour expliquer leur absence. « Les sapeurs-pompiers ont été appelés par le chef du quartier Wanindara 2, notre commissaire qui est là aussi, monsieur Bangoura, les a appelé, mais ils ont dit qu’il n’y avait pas d’eau dans la citerne ».

Pour sa part, Alpha Oumar Bah, l’une des victimes, dit avoir perdu 300.000 francs guinéens dans cet incendie. « Hier, moi je n’ai pas été au travail. Je dormais à la maison. C’est brusquement que je me suis réveillé. J’ai trouvé les gens en train de crier au feu. Nous avons tout perdu, ma femme et moi. Grâce aux voisins, il n’y a pas eu de mort. Ils m’ont beaucoup aidé. J’ai perdu 300.000 FG », déplore-t-il.

Mohamed DORE pour Guineematin.com

Tel : (00224) 622 07 93 59

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Passation de service : voici le discours de Mme Aminata Sylla, nouvelle DG de la LONAGUI

31 janvier 2019 à 16 04 37 01371

Nommée récemment à la tête de la loterie nationale guinéenne (LONAGUI), madame Aminata Sylla a pris fonction ce jeudi, 31 janvier 2019. La cérémonie officielle d’installation de l’ancienne conseillère économique du chef de l’Etat, devenue Directrice Générale de la Lonagui a été organisée à la Primature, en présence de plusieurs personnalités dont le ministre d’Etat, secrétaire général de la présidence de la République.

Ci-dessous, Guineematin.com vous propose le discours intégral de madame la Directrice Générale de la LONAGUI, madame Aminata Sylla :

Monsieur le Ministre d’Etat, secrétaire général de La Présidence ;

Monsieur l’Inspecteur Général d’Etat ;

Madame la présidente de la Haute autorité de la Communication ;

Chers Invités ;

Mesdames et Messieurs,

C’est pour moi un grand plaisir d’être parmi vous ce matin pour ma prise de fonction comme directrice générale de la Loterie Nationale de Guinée – LONAGUI.

Avant tout propos, je rends grâce à Dieu L’Omnipotent, et je salue la mémoire de mon père et de ma mère qui m’ont tout donné en m’inculquant des valeurs qui ont fait de moi ce que je suis. Leur souvenir impérissable sera toujours pour moi une source d’inspiration et un motif de persévérance.

Je remercie le Président de la République, le Professeur Alpha CONDE, pour cette autre marque de confiance.

Je voudrais également exprimer ma reconnaissance à Monsieur le Premier Ministre, Chef du gouvernement, Dr Ibrahima Kassory Fofana et à l’ensemble de l’équipe gouvernementale.

Monsieur le Ministre, Monsieur l’Inspecteur Général d’Etat,

Votre présence à cette cérémonie atteste, s’il en était besoin, du grand intérêt que le Président de la République et le gouvernement accordent au secteur des jeux, en vue d’un accroissement de sa contribution au développement socio-économique de la Guinée.

Depuis 2012, l’Etat guinéen a entrepris des actions dans le secteur avec l’espoir d’enregistrer des résultats significatifs. Aujourd’hui, il est loisible de constater que la gestion des jeux de hasard devient de plus en plus complexe, à cause notamment de l’intrusion des nouvelles technologies et la démultiplication de l’offre qui suscitent une demande en constante augmentation . Dans un tel contexte, l’Etat se doit d’asseoir un cadre institutionnel, règlementaire et opérationnel adapté, afin d’accroitre les revenus issus des jeux pour maitriser ainsi la valeur ajoutée produite par leur exploitation.

Ce qui suppose, conformément aux Instructions de Monsieur le Président de la République et de son Premier Ministre, une restructuration qui n’aura d’autre but que l’instauration dans le secteur des jeux d’une gestion performante et l’édification d’un partenariat stratégique et mutuellement bénéfique, fondé sur la transparence et la redevabilité entre l’Etat et les opérateurs privés.

Si les réformes risquent de bousculer des habitudes, léser des intérêts et provoquer quelques mécontentements, elles apparaissent cependant incontournables si l’on veut donner un nouveau souffle à un secteur qui en a besoin, en dépit des acquis engrangés grâce à l’ensemble des travailleurs de la LONAGUI et des opérateurs privés.

Mesdames et Messieurs,

Je tiens à dire aux opérateurs privés de voir dans ces réformes annoncées, une volonté de faciliter encore davantage une collaboration mutuellement avantageuse. Les relations contractuelles avec la LONAGUI sont le signe de l’engagement de l’Etat à favoriser ce partenariat dans un esprit de gain mutuel qui doit avoir, plus que par le passé, des retombées positives sur l’ensemble des populations. En m’engageant dans cette noble perspective, j’ai pleine conscience de votre capacité à offrir dans le strict respect des règles, des services de jeux susceptibles d’accroitre les revenus et permettre à l’Etat de pouvoir maitriser les flux et l’apport global du secteur des jeux à l’économie nationale.

Mes collègues et moi sommes disposés pour une collaboration dont le cadre sera défini de commun accord et en rapport avec les règles de transparence.

Mesdames et Messieurs

Cela va sans dire que pour relever les défis qui nous attendent, il faut que tout le monde s’y mette.

C’est pourquoi je convie tous les cadres et travailleurs de la LONAGUI à se joindre à moi pour relever le défi de la performance, mais aussi celui d’une gestion vertueuse.

L’une des premières tâches, après cette prise de fonction, consistera a organiser un séminaire qui aura pour objectif principal, l’approche comparative des systèmes de gestion des loteries nationales des pays de la sous –région. Ce qui devrait permettre d’améliorer notre système de gestion, ainsi que la qualité de notre travail de régulation.

Monsieur le Ministre d’Etat,

Monsieur l’inspecteur d’Etat,

Chers invités,

Mesdames et Messieurs,

Les réformes courageuses engagées par le Président de la République, le Professeur Alpha CONDE, doivent éclairer notre chemin et nous servir de repères pour une constante amélioration.

Pour terminer, je salue la nomination des membres du conseil d’administration.

Je remercie mon prédécesseur, le directeur sortant, pour les efforts consentis, ainsi que tous les cadres et travailleurs de la LONAGUI.

Mes remerciements vont également à vous tous qui avez bien voulu honorer de votre présence cette cérémonie.

Merci.

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Promotion d’un 3ème mandat par Aziz Diop : « c’est irresponsable », répond Lansana Diawara

31 janvier 2019 à 15 03 20 01201
Lansana Diawara, coordonnateur national de la Maison des Associations et ONG de Guinée

La sortie du préfet de Kankan qui s’est prononcé en faveur d’un troisième mandat pour le président Alpha Condé continue de susciter des réactions. Lansana Diawara, coordonnateur national de la Maison des Associations et ONG de Guinée, a réagi sur la question ce jeudi, 31 janvier 2019. L’activiste de la société civile dénonce des propos irresponsables, a appris Guineematin.com, à travers un de ses journalistes.

La Maison des Associations et ONG de Guinée, qui regroupe plusieurs associations et organisations de la société civile, a inauguré son siège national situé à Yimbaya, dans la commune de Matoto. La cérémonie qui a eu lieu ce jeudi, 31 janvier 2019, a regroupé plusieurs activistes de la société civile. Une occasion mise à profit par Lansana Diawara, le coordonnateur du mouvement, pour réagir à la récente sortie du préfet de Kankan, Aziz Diop, qui s’est prononcé en faveur d’un troisième mandat pour le président Alpha Condé.

« Les propos avancés par mon grand frère, Aziz Diop, sont irresponsables de la part d’un acteur de la société civile. C’est irresponsable si les propos qui sont rapportés par les médias sont vrais. Et si cela se répétait, nous allons demander une mobilisation des citoyens pour protester contre ce préfet », a déclaré Lansana Diawara, qui a longtemps côtoyé l’actuel préfet de Kankan lorsqu’il était au sein du CNOSCG (Conseil National des Organisations de la Société Civile Guinéenne).

Selon Lansana Diawara, ce n’est pas parce que c’est un des leurs qui s’est engagé dans cette aventure que les acteurs de la société civile doivent admettre les propos qu’il trouve d’ailleurs incendiaires. « Pour moi, cela est inacceptable et inadmissible. Et, j’en appelle à la mobilisation de l’ensemble de la société civile pour condamner fermement les propos d’Aziz Diop, surtout que c’est un ancien de la société civile. Cela ne peut pas passer », a-t-il insisté.

Revenant sur les démarches qui seraient en cours pour permettre au président Alpha Condé de briguer un 3ème mandat, Lansana Diawara rappelle que la loi guinéenne n’autorise que deux mandats pour un président de la République et souligne que le respect de la loi doit être de mise. C’est pourquoi d’ailleurs, il n’exclut pas d’appeler à des manifestations de rue pour emmener Alpha Condé, qui ne s’est pas encore prononcé sur le sujet, à sortir de son mutisme actuel et dire ses intentions. « Chez nous, c’est la République ou rien. En quelque sorte, c’est inadmissible. Nous n’allons jamais cautionner d’accompagner ou de ne pas condamner un acte allant dans ce sens.

Raison pour laquelle, nous avons pris tout le temps nécessaire pour pouvoir examiner toutes ces options, et nous pensons qu’il est important qu’il y ait une mobilisation citoyenne des acteurs de la société civile pour tenir des marches pacifiques et citoyennes pour emmener le président de la République à se prononcer enfin sur cette question de 3ème mandat. Pour nous, c’est fondamental et c’est même essentiel puisque, quoique l’on dise, le président de la République lui-même, il maintient le flou autour de cette question », a dit le coordinateur de la Maison des Associations et ONG de Guinée.

L’autre sujet abordé par Lansana Diawara à cette occasion, est celui relatif à la prorogation du mandat des députés par le chef de l’Etat. Il qualifie la décision « d’illégale » et interpelle les Guinéens. « Vous avez vu cette délinquance politique qui se passe à l’Assemblée nationale. Comment est-ce qu’on peut reconduire des élus ? Tout ça, c’est inadmissible. Cela doit interpeller tout un chacun parce que si l’opposition a cautionné qu’on prolonge le mandat de députés, au regard des citoyens, ce n’est pas légal et c’est une question de moral », a laissé entendre Lansana Diawara.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Annulation de l’élection du maire de Matoto : la cour suprême se déclare incompétente de juger l’affaire

31 janvier 2019 à 14 02 59 01591

Après quelques heures de débat, la Cour suprême a rendu son arrêt ce jeudi, 31 janvier 2019, sur le procès opposant l’UFDG au ministre de l’administration du territoire et de la décentralisation. Le principal parti d’opposition du pays poursuivait le Général Bouréma Condé pour abus de pouvoir, suite à sa décision d’annuler l’élection du maire de Matoto.

A l’issue des débats, la Cour suprême s’est déclarée incompétente de juger l’affaire. La juridiction reconnait que le ministre Bouréma Condé n’avait pas le droit d’annuler l’élection, organisée le 15 décembre 2018, mais elle estime que l’’UFDG aussi n’a pas saisi le tribunal du ressort pour réclamer justice. D’où sa décision de se déclarer incompétente de juger l’affaire.

Nous y reviendrons !

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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Accident mortel de Coléah : 3 des quatre victimes identifiées (médecin)

31 janvier 2019 à 13 01 43 01431

Un grave accident de la circulation s’est produit au petit matin de ce jeudi, 31 janvier 2019, à Coléah sur l’autoroute Fidel Castro. C’est un minibus qui a percuté un camion remorque stationné sur la chaussée. Le bilan s’élève à quatre morts et plusieurs blessés, dont certains ont été identifiés, rapporte un reporter de Guineematin.com qui s’est rendu à l’hôpital Ignace Deen.

Sur les lieux du drame à Coléah, dans la commune de Matam, plusieurs versions ont été données sur le nombre de morts, certains ont dit 4 morts et d’autres 8 morts. Notre reporter s’est rendu à la morgue de l’hôpital Ignace Deen pour en savoir davantage.

Selon Dr Seydouba Bangoura, responsable de la morgue d’Ignace Deen, « on a reçu pour le moment dans l’accident là, quatre (04) corps. Trois hommes et une femme. D’après les parents qui sont passés voir les corps, ils ont identifié trois corps. Il y a Ousmane Bangoura, Ibrahima Kalil Konaté et Bountouraby Camara. Pour le moment le quatrième n’est pas identifié ».

Pour sa part, le capitaine Ibrahima Camara en service au commissariat urbain de Boulbinet, a expliqué ce qu’il sait du drame. « On s’est dépêché pour venir nous enquérir des réalités par rapport à l’accident qui s’est produit à Coléah libraport. À vol d’oiseau, nous avons appris assez de choses. Mais, arrivé à la morgue de l’hôpital Ignace Deen, on nous a montré quatre corps dont trois hommes et une femme. On s’est dépêché également pour aller voir à l’urgence. Là, on a rencontré sept blessés dont les blessures varient d’une personne à une autre. J’ai constaté la présence de trois femmes et trois hommes. Il y a un blessé qu’on n’a pas pu voir. On ne sait pas si c’est une femme ou un homme », a témoigné ce policier.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tél. : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Mairie de Matoto : « le ministre n’a pas le droit d’annuler l’élection » (procureur)

31 janvier 2019 à 13 01 32 01321

Comme annoncé précédemment, le procès opposant l’UFDG au ministre de l’administration du territoire autour de la décision du Général Bouréma Condé d’annuler l’élection du maire de Matoto s’est ouvert ce jeudi, 31 janvier 2019, devant la cour suprême. Le principal parti d’opposition du pays qui assure que son candidat, Kalémodou Yansané, a remporté l’élection organisée le 15 décembre 2018, poursuit le ministre pour abus de pouvoir.

Face au juge de la Cour Suprême, le procureur a d’abord fustigé l’acte illégal du ministre de l’Administration du territoire et de la Décentralisation. Pour Williams Fernandez, il n’y a l’ombre d’aucun doute, le Général Boureima Condé a violé la loi, en annonçant qu’il « annule » l’élection du maire de Matoto dans un communiqué, alors qu’il n’en a ni le droit ni les prérogatives… « Le ministre n’a pas le droit d’annuler une élection. Il n’avait pas le droit de faire le communiqué qu’il a fait. Mais, en Guinée, les gens sont habitués à violer la loi, tout le monde viole la loi… », a d’abord lancé le procureur. L’air révolté par cette attitude du Général Boureima Condé, Williams Fernandez a encore asséné : « le ministre doit savoir ce qu’il fait et ce qu’il doit faire. Mais, mon Dieu, dans quel pays nous sommes ? La démocratie que nous voulons construire doit se faire dans le respect de la loi. Nous avons de beaux textes en Guinée ; mais, les gens ne les respectent pas… », a dénoncé l’avocat.

Seulement, Williams Fernandez estime que les avocats de l’UFDG n’ont, eux aussi, pas tapé à la bonne porte pour réclamer justice. Le procureur de la Cour suprême demande donc à la juridiction de se déclarer incompétente de juger cette affaire. Même s’il reconnait que la décision du ministre, Bouréma Condé, est illégale…

« Me Bea (l’avocat de l’UFDG, ndlr) n’avait pas qualité de saisir la Cour suprême, il devait plutôt saisir le tribunal du ressort. Nous, on examine, on est régi par la loi, on n’a pas le droit de violer la loi, on ne peut pas aller au-delà. Monsieur le président, dans cette affaire, je crois que les parties ont manqué de ce qu’elles doivent faire et comment elles devaient le faire. Il faut que les gens sachent, dans ce pays, ce qu’ils doivent faire. Le ministre doit savoir ce qu’il fait et ce qu’il doit faire. Mais, mon Dieu, dans quel pays nous sommes ? La démocratie que nous voulons construire doit se faire dans le respect de la loi. Nous avons de beaux textes en Guinée ; mais, les gens ne les respectent pas. La cour suprême est incompétente dans cette affaire. Monsieur le président, je souhaite que vous déclariez la Cour suprême incompétente de juger cette affaire », a déclaré le procureur Fernandez.

Les débats se poursuivent devant la cour suprême, où chaque partie cherche à faire valoir ses arguments.

De la Cour Suprême, Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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Reprise ou non de l’élection du maire de Matoto ? Les débats en cours devant la Cour suprême

31 janvier 2019 à 12 12 51 01511

Comme prévu, le procès opposant l’UFDG au ministre de l’administration du territoire et de la décentralisation s’est ouvert ce jeudi, 31 janvier 2019. Le principal parti d’opposition du pays poursuit le Général Bouréma Condé, relative à l’annulation de l’élection du maire de Matoto, qu’il considère comme étant un abus de pouvoir. Les débats ont démarré en présence de toutes les parties concernées, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui est sur place.

Comme on pouvait s’y attendre, les débats sont houleux devant la cour suprême. Ils ont commencé juste après l’ouverture de l’audience, maître Salifou Béavogui, l’avocat de Kalémodou Yansané (candidat de l’UFDG à la mairie de Matoto), a relevé un problème. Il s’est opposé à la qualification donnée au dossier par la cour, qui parle de contentieux électoral. L’avocat a souligné qu’il s’agit plutôt d’un abus de pouvoir de la part du ministre de l’administration du territoire.

« Nous sommes devant votre cour contre la décision du ministre de l’administration du territoire et de la décentralisation, nous ne sommes pas là pour un contentieux électoral. Si c’était cela, nous ne serions pas venus vous déranger ici. Si la Haute cour de justice était mise en place, ce problème aurait dû être réglé autrement, mais elle n’a pas été mise en place. Parce que ce que le ministre de l’administration du territoire a fait est extrêmement grave. C’est un excès de pouvoir, pour ne pas dire que c’est l’immixtion de l’exécutif dans le judiciaire », a fait remarquer Me Salifou Béavogui.

Une position à laquelle s’est opposé l’avocat de l’Etat. Maître Joachin Gbilimou a indiqué qu’il s’agit bien d’un contentieux électoral. « C’est un contentieux électoral qui porte sur l’avant, pendant et l’après élection du maire de Matoto. Monsieur le président, ce n’est ni moyen ni plus qu’un contentieux électoral, parce de bout en bout, on ne parle que d’élection. La démocratie telle que souhaite le peuple de Guinée, voudrait que vous tranchiez cette affaire comme le prévoit la balance. Cette affaire est un contentieux électoral », a dit maître Gbilimou.

Mais, avant même l’intervention de l’avocat de l’Etat, le juge, Mohamed Aly Thiam, avait répondu favorablement à la précision apportée par l’avocat de l’UFDG. Il a déclaré que la cour prend en compte la demande de l’avocat. « A partir de l’instant, cette phrase ne sera prononcée ni dans les débats ni dans la décision », a-t-il promis.

Les débats se poursuivent actuellement devant la cour suprême.

De la Cour Suprême, Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Conakry : plusieurs activités économiques affectées par les délestages électriques

31 janvier 2019 à 12 12 46 01461
Hélène Kamano, gérante du salon de beauté Patricia Coiffure

Depuis quelques semaines, la desserte du courant électrique a connu une nette dégradation à Conakry. Les délestages sont devenus récurrents dans la capitale guinéenne, où de nombreux quartiers se retrouvent privés de courant pendant un long moment chaque jour. Et, cette situation ne reste pas sans conséquences sur le secteur économique du pays. En effet, les délestages affectent sérieusement plusieurs activités économiques qui nécessitent le courant pour fonctionner. C’est ce qu’a constaté un reporter de Guineematin.com qui a fait un tour dans des ateliers de soudure et de couture et des salons de coiffure de Conakry.

Depuis fin décembre 2018, Conakry retrouve peu à peu ses vieilles habitudes sur plan de la fourniture du courant électrique. Les délestages ont repris de plus belle, et chaque jour désormais, de nombreux quartiers de la capitale guinéenne n’ont pas de courant pendant toute la journée ou pendant une bonne partie de la nuit. Ce qui affecte sérieusement le travail de Hélène Kamano, gérante du salon de beauté Patricia Coiffure, sis à Kipé Dadya.

Hélène Kamano

« Tous les jours, le courant part ; et une fois que le courant part, ça ne nous arrange pas, parce que tout ce que nous possédons comme matériel de travail, a besoin de courant pour fonctionner. Une fois que le courant part, nous souffrons beaucoup avec nos clientes. On allume notre groupe pour travailler, mais dans ce cas, on est tenu obligé d’éteindre le climatiseur pour que le moteur puisse tenir nos appareils. Et là, il faut ouvrir la porte pour éviter la chaleur. Donc, cela ne nous arrange pas du tout », a-t-elle confié.

Lancinet Sanoh

Lancinet Sanoh, soudeur, est confronté aussi à la même situation. Depuis la dégradation de la desserte du courant à Conakry, son activité est fortement perturbée. « Actuellement, nous n’avons pas de courant. Le courant vient, mais ce n’est pas stable, il y a trop de coupures. Et cela affecte sérieusement notre travail nous les soudeurs parce qu’on ne peut pas travailler sans courant. Nos clients se plaignent du retard de leur travail. Parfois nous leur donnons un délai de deux à trois jours, et le travail ne finit qu’une semaine plus tard, en raison du manque de courant. Nous souhaitons que l’Etat nous aide à avoir régulièrement le courant pour qu’on puisse bien travailler et éviter de retarder nos clients », plaide ce soudeur.

Amadou Korka Diallo

Ces délestages récurrents, créent également des soucis à Amadou Korka Diallo, tailleur à Ratoma. Il fait recours à un groupe électrogène pour travailler mais, souligne-t-il, cela n’est pas la bonne solution pour lui. « Les délestages constatés actuellement à Conakry, ça nous cause énormément de problèmes. Parce que s’il n’y a pas de courant, on est obligé d’allumer le groupe pour travailler. Ce qui ne nous arrange pas du tout. Parce que non seulement il faut acheter le carburant pour faire tourner le groupe mais aussi il y a souvent des pannes au niveau du groupe qu’il faut régler. Et si nous augmentons les prix des coutures, les clients vont se plaindre pour dire que c’est cher. Donc, nous souffrons beaucoup actuellement à cause du manque de courant », déplore Amadou Korka Diallo.

Cheick Taliby Sylla

Interrogé par Guineematin.com, le ministre de l’Energie et de l’Hydraulique, Cheick Taliby Sylla, a expliqué que ces délestages sont dus à l’étiage. Avec la fin de la saison pluvieuse, le niveau de l’eau a fortement diminué dans les barrages hydroélectriques, empêchant ces barrages de répondre au besoin énergétique.

Fatoumata Djouldé Diallo pour Guineematin.com

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Les députés doivent-ils quitter le parlement ? « Nos suppléants vont directement nous remplacer »

31 janvier 2019 à 11 11 24 01241

Jusqu’à présent, le décret prorogeant le mandat des députés guinéens fait débat dans le pays. Le député Ousmane Gaoual Diallo, de passage à Labé, a animé une conférence de presse pour se prononcer sur le sujet, le lundi passé, 28 janvier 2019. D’autres sujets liés à l’actualité nationale étaient également au menu de cette entrevue avec les médias, rapporte l’un des correspondants de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Ce proche de Cellou Dalein Diallo a tenté d’apporter des explications sur cet acte du chef de l’Etat. Selon lui, le chef de l’État n’a aucun argument pour proroger le mandat des députés. Mais, précise-t-il, « siéger à l’Assemblée nationale, malgré l’expiration de notre mandat aussi, n’est pas en porte-à-faux avec la loi. Parce que, selon une disposition du règlement intérieur de l’Assemblée nationale, les députés, dont le mandat arrive à terme, restent jusqu’à l’installation effective du nouveau parlement qui est prévue pour le 5 Avril, pour éviter de se poser la question, si le président décède ou en cas d’invalidité, qui va le remplacer ».

Pour ce responsable de la communication du principal parti de l’opposition, le décret du président prorogeant le mandat des députés, c’est juste pour créer un débat dans la cité. Mais, soutient Ousmane Gaoual, Alpha Condé est un habitué de ce genre de scénarios.

Par ailleurs, Ousmane Gaoual a expliqué l’autre avantage de siéger au parlement malgré la fin du mandat. « Quand nous les députés de l’opposition nous quittons, il n’y aura pas de vide. Parce que, ce que les uns et les autres oublient, c’est que dès que nous quittons, nos suppléants vont directement nous remplacer. Ils seront appelés par le président de l’Assemblée nationale, sur avis de la Cour Constitutionnelle, sans qu’aucun parti politique ne puisse l’empêcher. Nous avons étudié tous ces paramètres. Dans tous les cas, il est clair qu’Alpha Condé est dans une démarche, soit de modifier la Constitution, soit de soumette une nouvelle Constitution, soit d’opérer un glissement dans le calendrier des élections. C’est ça sa volonté. Est-ce que le peuple de Guinée l’acceptera? Je pense que c’est toute l’inquiétude qu’il a », pense-t-il.

Pour mettre terme à ces multiples crises, Ousmane Gaoual Diallo ajoute que « c’est la CENI actuelle qui va déterminer la durée de la transition parlementaire en Guinée, car c’est de son chronogramme que viendra le décret du président Alpha Condé appelant les électeurs aux urnes ».

Sur la question liée à un éventuel retour de Bah Oury au sein de L’UFDG, le député coupe court. « Ce n’est pas un sujet d’actualité dans le parti, on n’en parle pas, ça n’a pas d’importance, ce n’est non plus une préoccupation de l’UFDG ».

Récemment, le ministre de la jeunesse, Mouctar Diallo, a fait une sortie médiatique à Labé pour s’attaquer à Cellou Dalein. Il a aussitôt été pris à partie par des militants de l’UFDG. Interrogé à ce sujet, Ousmane Gaoual Diallo pense que « Mouctar Diallo connait le chemin de la justice. Car, à sa place, même si c’est le président de la République qui le fait, il porterait plainte. Mais, Mouctar veut juste créer le buzz ».

Parlant du holdup intervenu lors de l’élection de l’exécutif communal de Matoto, le 15 décembre 2018, Ousmane Gaoual martèle que l’UFDG ne reviendra jamais sur cette élection. « Le pouvoir d’Alpha Condé a deux choix. Le premier, c’est de respecter ce suffrage et continuer le processus à terme, de demander à son candidat (Mamadouba Toss Camara, ndlr) s’il n’est pas content d’aller dans les juridictions pour contester ces résultats. Le second, c’est de dire aux guinées que le RPG, qui est Alpha Condé, s’en fiche du droit et ils font ce qu’ils veulent. C’est un message que nous voulons entendre. Et en ce moment, la conséquence immédiate, c’est de dire à chacun d’entre nous, que l’élection ne sert à rien dans le pays. En ce moment, les guinées devront tirer les conséquences », lance-t-il.

S’exprimant sur les 15 kilomètres de goudron octroyés à la commune urbaine de Labé à travers le Budget National de Développement, Ousmane Gaoual dit que « c’est déjà très grave. C’est du n’importe quoi. D’abord, ça ce n’est pas un projet pour le quel un chef d’État doit se déplacer avec son gouvernement pour inaugurer 15 kilomètres réalisés en 20 mois. Un chef d’État qui va saupoudrer le pays en bitume de 2 kilomètres par-ci, 7 par-là et 5 de l’autre côté, c’est ridicule. A Gaoual, on a eu aussi 5 kilomètres. Il faut qu’on danse pour ça ? Si l’État reversait à la ville de Labé toutes les taxes qu’il prélève et qu’il envoie ailleurs, Labé aurait pu avoir un budget de 20 milliards de francs guinéens. La ville de Labé pourrait à elle seule faire ces 15 kilomètres de goudron. Mais aujourd’hui, Labé a un budget à peine de 2 milliards », déplore-t-il.

Depuis Labé Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Mamou : 156 enseignants contractuels ont reçu leurs primes de 3 mois de service

31 janvier 2019 à 10 10 53 01531

Après trois mois de labeur, les enseignants contractuels de Mamou, appelés pour faire face au vide des titulaires grévistes, ont reçu leur prime d’encouragement ce jeudi, 31 janvier 2019. C’est le siège local de la Direction Préfectorale de l’Education (DPE) qui a servi de cadre à cette remise, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Ils sont 129 contractuels à l’élémentaire, répartis dans 12 délégations spéciales de l’enseignement élémentaire, et 27 autres dans les établissements secondaires, à bénéficier du payement desdites primes. Une commission mixte, composée de cinq (5) personnes, est à Mamou pour payer les enseignants contractuels, engagés début octobre pour tenir les salles de classe pendant la grève du Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SELCG).

Interrogé sur les conditions à remplir pour entrer en possession de cette prime, qui s’élève à 1 million 200 mille de francs guinéens pour les 3 mois, le DPE de Mamou, Mamady Magassouba a apporté des précisions. « Ce que le département avait annoncé, c’est cette réalité que nous vivons maintenant. En ce qui concerne la DPE de Mamou, nous avons 27 contractuels d’État au secondaire, qui évoluent dans 17 établissements de la commune urbaine et dans les communes rurales. Quant à l’élémentaire, nous avons 129 contractuels qui évoluent dans 12 communes rurales et la commune urbaine. Les documents que la mission exige pour être payé sont : la carte d’identité, le certificat de prise de service qui est délivré par les directeurs d’écoles ou les chefs d’établissements, la note de service de mutation signée par la DPE, le cahier de contrôle de présence et le cahier de préparation », a-t-il expliqué.

Pour sa part, Mohamed Cissé, inspecteur des finances et chef de mission, se dit satisfait du déroulement de cette opération. « Tout se passe bien, les enseignants viennent massivement et ils nous facilitent le travail. Dans la région administrative, seule Mamou est concernée. Ici encore ils ne sont pas nombreux. Leur sort pour être engagé dans la fonction publique est dans les mains de l’État ».

De son côté Amadou Oury Baldé, enseignant contractuel à l’école primaire d’Almamyah Dumez, dans la commune urbaine, a remercié les autorités avant de solliciter auprès de l’État leur engagement à la fonction publique. « Nous remercions les autorités éducatives de la place, mais aussi le ministère de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation. Nous sommes vraiment réconfortés. Tout récemment, nous avons suivi le président de la République dire au ministre de penser aux contractuels que nous sommes. Nous demandons à l’État de penser à nous, parce que nous sommes à la quête d’emploi. C’est notre souhait le plus ardent. Certains pensaient que notre engagement, c’était pour saboter la grève. Mais non, c’est un acte de patriotisme. Nous prions le gouvernement de nous engager à la fonction publique ».

Selon nos informations, un contractuel qui servait dans la sous-préfecture de Saramoussayah serait omis sur la liste des contractuels concernés par ce payement.

Dépuis Mamou, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

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Appui à l’USTG : Wallonie-Bruxelles internationale demande à la centrale « de résoudre ses problèmes »

31 janvier 2019 à 10 10 44 01441

Dans le souci de promouvoir la coopération syndicale entre la Guinée et la Belgique, une mission belge, Wallonie-Bruxelles internationale, s’est entretenue avec plusieurs membres de l’Union Syndicale des Travailleurs de Guinée (USTG) à son siège à Kaloum hier, mercredi 30 janvier 2019. La démarche vise à permettre à l’USTG d’exposer les différentes crises qui la minent afin de trouver des possibilités de développement, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters

A la sortie de cette rencontre entre syndicalistes guinéens et missionnaires belges, c’est madame Annick De Ruyver, vice-présidente du Conseil Wallonie-Bruxelles de la coopération internationale, qui a en a fait le compte-rendu. « On vient ici dans le cadre d’une coopération de différentes coupoles, c’est-à-dire les ONG, les villes et communes, les organisations syndicales, les universités, les entreprises. Wallonie-Bruxelles va ouvrir les coopérations avec la Guinée et on est venu découvrir des acteurs de la société civile pour voir avec eux quels sont les chantiers possibles dans la coopération future avec la Guinée. On vient écouter quels sont les problèmes de la Guinée, les priorités que la Guinée se fixe, les acteurs de la Société Civile se fixent pour la collaboration future pour que nous puissions donner un avis à notre ministre. En fonction des demandes qui viendront, nous verrons si nous pouvons répondre. Nous allons voir quelles sont les possibilités pour la Guinée, pour avancer ».

Parlant de la guerre de leadership qui mine l’USTG, Mme Annick De Ruyver a annoncé qu’il y a un plan de collaboration avec la centrale syndicale. « Par ce qu’on vient pour donner des avis avec les ministres. Y’a actuellement une division à l’interne de l’USTG. Nous estimons qu’il faudrait d’abord que l’USTG résolve ses problèmes internes et ensuite, si les organisations syndicales nous font parvenir des projets intéressants et, qu’ils ont des partenaires en Belgique, des partenaires syndicaux qui vont les appuyer, il y aura quelque chose pour les partenaires syndicaux. Mais actuellement, nous n’avons pas de réponse concrète à aucun partenaire. Ni à l’USTG ni aux autres », a précisé la dame.

Pour sa part, Abdoulaye Sow, secrétaire général de l’USTG, s’est prononcé sur le bicéphalisme au sein de cette organisation. « Nous avons tendu la main à tout le monde. Nous voulons régler le problème de ceux qui sont partis pour qu’on soit ensemble. Ils sont partis, ils doivent quand même revoir leur copie pour revenir en notre sein. L’ensemble des fédérations qui composent aujourd’hui l’USTG, vous êtes devant le siège. Nous, nous voulons l’unité, nous faisons appel à tout le monde pour que chacun mette de l’eau dans son vin, qu’on se retrouve pour former l’unité syndicale. Notre perspective aujourd’hui, c’est unir le syndicat guinéen. On était là aujourd’hui pour résoudre le problème au SLECG. Nous voulons unifier le mouvement syndical guinéen pour qu’on soit fort comme en 2006, 2007, 2008 et 2009, qu’on puisse permettre aux travailleurs de vivre décemment » a-t-il laissé entendre.

Mohamed DORE pour Guineematin.com

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Elie Kamano à Guineematin : « je me suis lancé en politique pour… »

31 janvier 2019 à 8 08 09 01091
Elie Kamano s’engage en politique

Le reggae man guinéen, Elie Kamano, décide de se lancer dans l’arène politique pour tenter de conquérir le pouvoir. Porté à la tête d’un parti politique dont il n’a pas encore dévoilé le nom, l’artiste engagé ambitionne de prendre les destinées de la Guinée en 2020. Il s’est expliqué sur sa décision de se lancer dans la conquête du pouvoir, au cours d’une interview qu’il a accordée à Guineematin.com hier, mercredi 30 janvier 2019.

Décryptage !

Guineematin.com : depuis quelques jours, on voit des informations sur les réseaux sociaux, faisant état de l’entrée en politique d’Elie Kamano. Tu confirmes ces informations ?

Elie Kamano : oui ! Je me suis lancé en politique, je le confirme.

Guineematin.com : jusque-là, on connaissait Elie Kamano comme artiste Reggae man, très engagé. Qu’est-ce que motive ton entrée en politique ?

Elie Kamano : d’abord, je ne suis pas né artiste. Il faut que les choses soient claires, je suis né citoyen comme tout le monde. La musique a été une option pour moi, une option que j’ai choisie pour gagner ma vie honnêtement comme tout le monde. C’est comme le football pour certains et comme la politique pour d’autres. Mais, personne ne naît politicien, personne ne naît artiste et personne ne naît footballeur. Donc je ne comprends pas aujourd’hui que les gens assimilent Elie Kamano, la personne, au métier que j’ai décidé d’exercer pour gagner ma vie, mon quotidien.

Je suis libre après de décider de vouloir changer de métier ou de vouloir changer de fusil d’épaule. Ça, ce n’est pas interdit. Il faut que les gens comprennent que la volonté qui m’a animé à faire la musique et à être engagé plus de 20 ans, c’est cette même volonté qui m’anime aujourd’hui à faire la politique. Parce que j’ai compris que je ne pourrai rien changer, je ne pourrai pas améliorer les conditions de vie des concitoyens tant que je ne serai pas un décideur.

Parce que j’ai chanté, j’ai protesté sur le terrain ; les Guinéens m’ont vu et ont vu ce que j’ai fait dans les cas de Boké, dans les cas de Portos contre le Libanais, dans plusieurs cas en Guinée, dans les cas des syndicalistes avec le gouvernement. Les gens ont vu ma volonté patriotique que j’ai affichée. Donc aujourd’hui, j’ai fini par comprendre qu’il faut que je m’engage en politique pour être décideur, soit à l’Assemblée nationale, soit à la tête du pays. Voilà les raisons.

Guineematin.com : tu l’as dit que tu as fait plus de 20 ans dans la musique, pourquoi c’est seulement à l’orée de 2020 que tu décides de faire la politique ?

Elie Kamano : ce n’est pas maintenant que j’ai eu des ambitions politiques. Les Guinéens savent dans leur ensemble que même la musique que je fais, les gens la qualifient de musique d’engagement politique. Donc il faudrait que les gens comprennent que c’est la parole que je veux joindre à l’acte. Il n’y a pas mille raisons pour comprendre mes intentions aujourd’hui parce que je veux concrétiser tout simplement tout ce que j’ai eu à chanter dans ce pays, parce que ça ne tombe pas dans de bonnes oreilles. J’ai chanté contre le régime de Lansana Conté, contre le régime de Dadis, aujourd’hui je continue à dénoncer le régime d’Alpha Condé. Devrais-je continuer à être activiste, un militant ?

Devrais-je continuer à être un artiste engagé qui, éternellement continue à dénoncer des choses dont on ne trouve pas la solution pendant que c’est le manque de volonté patriotique et par manque de volonté politique que ces gens-là refusent de trouver des solutions aux problèmes du peuple, pendant que moi-même j’ai eu mon petit confort dans cette musique ? En chantant la révolution, en étant engagé, j’ai eu des voitures, j’ai eu une maison, j’ai eu de l’argent, j’ai eu le minimum pour vivre. Mais lorsque je sors derrière ma cour, j’entends les cris d’un peuple et je vois les larmes d’un peuple. Parce que tout simplement, ce peuple, j’ai bâti mon confort sur son dos parce qu’il m’a supporté, m’a aidé dans ma musique, m’a acheté les CD.

Donc, je ne peux pas comprendre que moi qui chante pour ce peuple, qu’il y ait un écart au niveau des conditions de vie entre le peuple et moi. Pour moi, c’est injuste. Si je continue comme ça, ça veut dire que je fais de ma musique un fonds de commerce. Chose que je ne conçois pas. Je veux aujourd’hui, à partir de l’instant, que je me suis lancé dans la politique jusqu’au jour où Dieu le voudra, que je prenne les destinées de ce pays. A partir de l’instant, je lutterai dans l’arène politique, afin que je puisse effectivement changer les conditions de vie des guinéens.

Guineematin.com : quel est le but visé par Elie Kamano en prenant la tête d’’une formation politique ?

Elie Kamano : c’est de changer la Guinée. Le parti existe, nous n’avons pas encore fait le baptême ; mais, le parti a son nom. Déjà, il y a un nom qui circule sur les réseaux sociaux : Nouvelle Guinée Possible (NGP).

Guineematin.com : c’est le nom de ton parti politique ?

Elie Kamano : pour le moment, on n’a pas confirmé. Je vous l’ai dit tout à l’heure, nous allons régler d’abord ce qui est à régler en bas avant d’officialiser les choses. Lors du lancement officiel, les gens sauront exactement si ce nom est maintenu ou pas. Ce nom en le maintenant, nous on pense que la Guinée de demain ne doit en aucun cas ressembler à la Guinée d’aujourd’hui. Pas du tout. Sur tous les plans, dans tous les domaines. Parce que la Guinée d’aujourd’hui est une Guinée où on encourage la médiocrité, où on combat l’excellence, où on combat le mérite et nous, nous ne le voulons pas de cette Guinée demain. C’est ça mes motivations.

Guineematin.com : les élections législatives doivent normalement avoir lieu cette année, et la présidentielle en 2020. Votre parti prendra-t-il part à ces deux échéances électorales ?

Elie Kamano : on fait un parti politique pour quoi ? Je ne suis pas un parti politique qui se fera remorquer par les autres. J’ai déjà un background très lourd, j’ai un CV patriotique très lourd dans ce pays, donc je ne vois pas le leader ici que moi je pourrai suivre. C’est pourquoi d’ailleurs, je me suis démarqué de tous ces partis traditionnels. A plusieurs reprises les gens m’ont fait des propositions pour que je vienne avec eux. Mais, jamais de la vie je ne ferai, parce que moi c’est tous les Guinéens qui écoutent ma musique, c’est tous les Guinéens qui connaissent mon engagement et c’est tous les Guinéens qui savent que j’ai des convictions, des valeurs et que je porte un idéal.

Donc, aller dans un camp ou dans un autre, c’est réduire tout de suite le champ de personnes qui portent leur confiance en moi. Voilà pourquoi, moi-même je vais monter mon projet, et pour ces guinéens frustrés qui ne sont d’aucun bord, qui se retrouveront avec Elie Kamano pour le combat qu’il a toujours mené, pour sa loyauté et sa constance dans son combat. Donc on n’est pas parti politique pour venir regarder les autres et se présenter aux élections, mais un parti politique parce qu’on porte un idéal et parce qu’on aimerait que cet idéal se retrouve à la tête du pays. C’est simple.

Guineematin.com : tu n’as pas encore arrêté ta carrière musicale. Pense-tu que tu peux faire la musique et la politique à la fois ?

Elie Kamano : mais naturellement. Pourquoi pas ? Youssou N’Dour a été ministre au Sénégal, c’est grâce à Youssou N’Dour que Macky Sall a été président. Parce qu’il a combattu farouchement le régime d’Abdoulaye Wade, il s’est vu refuser l’octroi de son agrément, il est passé par cette méthode pour faire campagne pour Macky Sall et Macky Sall est passé. Il a été bombardé ministre, tout le monde le sait. Il a eu deux portefeuilles ministériels. Donc, Michel Martelly (musicien) a été président en Haïti, Georges Weah, un ancien footballeur, une ancienne star du football, est aujourd’hui président du Libéria.

Donc la musique, je pense que ça n’a rien à avoir avec ce qu’on a comme volonté patriotique, comme expérience dans la gestion du peuple et dans la gestion de la masse. Moi je pense que la différence, c’est le champ : l’une c’est sur la scène où tu mobilises des milliers de personnes qui viennent t’écouter, et l’autre c’est sur le terrain où il y a des milliers de personnes qui comptent sur toi et avec lesquelles tu travailles pour sortir le pays de l’ornière.

Donc dans l’un ou dans l’autre, la même volonté c’est celle d’amener plus haut, de rehausser le niveau de l’éducation des guinéens, d’éradiquer complètement ce qu’on appelle l’injustice et la corruption dans ce pays, de traquer et d’arrêter tous ceux qui se sont enrichis sur le dos du peuple en achetant des maisons un peu partout dans le monde avec l’argent du contribuable, d’instaurer une vraie démocratie dans un Etat de droit, de faire en sorte que tous les crimes qui ont été commis en Guinée pendant que les coupables sont encore en vie et en fonction même dans les différents gouvernements soient arrêtés, jugés et condamnés pour que l’histoire nous pardonne.

Les gens ne connaissent pas ce que c’est que l’histoire, ils ont une courte mémoire parce qu’on oublie aujourd’hui tous les crimes qui ont été commis qui nous ont amenés dans cet état de fait. Donc, voilà en quelques mots les valeurs qui m’amènent aujourd’hui à être engagé en politique.

Guineematin.com : quand on parle de parti politique, il faut forcément des militants. Comment ta formation politique compte mobiliser autour d’elle les Guinéens qui, pour la plupart, militent déjà dans d’autres partis ?

Elie Kamano : vous pensez que je n’ai pas de militants ? C’est vous qui le dites (rires). Moi je sais que j’ai des milliers de militants, des milliers de personnes qui s’identifient à Elie Kamano, qui me voient comme un modèle, à plusieurs reprises qui m’ont demandé de créer un parti et qu’ils allaient s’aligner derrière moi. Parce qu’ils ne retrouvent pas de solutions derrière tous ces leaders qui sont à la tête de leurs partis, qui ont fait 15 ans, 20 ans à la tête de leurs partis, qui refusent l’alternance, qui refusent d’organiser des congrès et qui refusent de donner la chance aux jeunes qui émergent dans leurs partis. Ça, c’est des signes de la dictature d’abord, parce que celui qui vient pour restaurer une démocratie à la tête d’un Etat, d’un pays, ne doit pas durer 20 ans à la tête de son parti politique. Donc déjà, ne dites pas que je n’ai pas de militants (Rires).

Interview réalisée par Siba Guilavogui et Assiatou Baldé pour Guineematin.com

Tél. : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Coopération : l’immigration irrégulière au centre du 3ème dialogue politique Guinée-UE

31 janvier 2019 à 7 07 35 01351

Comme annoncé sur Guineematin.com, la troisième session du dialogue politique Guinée-Union européenne, au titre de l’article 8 de l’Accord de Cotonou, s’est tenue hier, mercredi 30 janvier 2018, au Petit Palais à Conakry. Ces échanges, qui ont connu la participation du Premier ministre, de certains membres du gouvernement, des cadres de la délégation de l’UE et des ambassadeurs, ont pris fin sur une note de satisfaction, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Dans son compte-rendu, la ministre de la Coopération et de l’Intégration Africaine a dit que ce dialogue a permis au gouvernement et la délégation de l’UE de revoir leur coopération politique, économique et social. « Je crois que la conclusion est très satisfaisante. Tous les partenaires sont heureux de cette discussion franche et ouverte, et surtout ces dernières années de voir combien les ressources que l’Union européenne met à la disposition de notre pays ont augmenté. En 2008, nous étions à moins de 100 millions, après 2011, nous sommes à plus de 600 millions d’euros à la disposition de la Guinée. Et cela est un grand réconfort pour les populations guinéennes. Donc, les discussions nous ont permis de voir les résultats atteints dans les différents secteurs pour tout ce qui est gouvernance démocratique et transparence, mais pour tout ce qui est infrastructure et aussi développement social inclusif ».

La problématique liée à l’immigration clandestine a ponctué les débats lors de ce 3ème dialogue politique Guinée-UE. Sur ce point, Mamady Touré, ministre des Affaires étrangères, a dit que ça a été une opportunité pour le gouvernement guinéen de « faire valoir les acquis et aussi de montrer les défis qui sont là, que nous devons essayer de surmonter ensemble. On a insisté sur le fait qu’en ce qui concerne les migrants qui sont retournés, on n’a toujours pas une politique solide pour leur réinsertion. Ça, c’est un premier défi. Le deuxième défi, nous essayons de contrôler la migration irrégulière. Et, je pense qu’une des mesures qui peut nous aider à contrôler cela, c’est essayer de faciliter la migration régulière à travers la levée des restrictions de plus en plus sévères et pour l’obtention de visas. Et, je pense que la partie européenne a bien compris, noté cela. Donc, nous allons continuer nos efforts dans ce sens ».

Pour sa part, Josep Coll, Ambassadeur, Chef de la délégation de l’Union européenne, a dit qu’à part les questions du terrorisme, de l’emploi, des effets néfastes comme le changement climatique, la question qui préoccupe le plus l’Union européenne est l’immigration irrégulière. « C’est donc un des sujets que nous avons mis à l’ordre du jour et qui a été évoqué aujourd’hui. Je peux vous dire que demain, nous aurons une réunion au ministère des Affaires étrangères dans un cadre légèrement diffèrent, centré sur l’évaluation de notre coopération Guinée-Union européenne. L’objectif, c’est d’enrayer les départs illégaux, clandestins. Mais en parallèle, nous essayons d’améliorer les départs légaux. Les échanges universitaires, médicaux, mais aussi scientifiques, de businessman. Mais entre-temps, il faut quand-même aussi s’attaquer aux causes profondes de l’immigration que ça soit dans la région africaine où nous vivons ou que ça soit dirigé vers l’Europe », a dit le diplomate européen.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Labé : le nouveau gouverneur de région prend service ce jeudi

31 janvier 2019 à 7 07 12 01121

Le nouveau gouverneur de la Région Administrative (RA) de Labé, Elhadj Madifing Diané, ancien ministre de la Sécurité prend fonctions ce jeudi, 31 janvier 2019, à l’occasion d’une cérémonie de passation de service qui doit se dérouler à l’Amphithéâtre du complexe ENI-CFP, à partir de 12 heures très précises, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Le nouveau gouverneur de région, Elhadj Madifing Diané, ancien ministre de la Sécurité est arrivé à Labé, dans la soirée du mercredi, 30 janvier 2019, pour prendre services à la tête du gouvernorat, en remplacement de monsieur Sadou Keïta, muté dans les mêmes fonctions à Faranah.

Pour ce déplacement, Elhadj Madifing Diané est accompagné de plusieurs personnes dont son épouse, deux de ses enfants, l’administrateur du Palais des Nations et le doyen Ansoumane Bangoura, ancien directeur du bureau de presse de la présidence de la République. Il a été accueilli à Garambé, une sous-préfecture située à 10 km du côté Sud du chef-lieu de la préfecture de Labé par le gouverneur sortant, Sadou Keïta entouré du préfet, Elhadj Safioulahi Bah, du directeur de cabinet du gouvernorat (Elhadj Souleymane Marga Baldé), du chef de cabinet (Ouremba Traoré), de l’inspecteur régional de l’Administration publique (Cheick Ahmed Tidjane Keïta) et du chef du Bureau Régional de l’Agence Guinéenne de Presse (Idrissa Sampiring Diallo).

A préciser qu’à l’occasion de cette passation de services entre le gouverneur sortant et son successeur, la jeunesse prévoit d’organiser un carnaval géant et une soirée dansante pour remercier monsieur Sadou Keïta pour les nombreux services rendus à la population locale durant ses 8 ans passés à la tête du gouvernorat de la Région Administrative (RA) de Labé.

Il convient de signaler aussi que le nouveau gouverneur de la Région Administrative (RA) de Labé, Elhadj Madifing Diané revient à Labé pour un second séjour. Il avait servi dans cette ville de 1982 à 1985 en qualité de chef de la sûreté.

Il retrouve donc sur le terrain de nombreux amis, connaissances et anciens collaborateurs parmi surtout les notables de la ville qui vont l’accueillir sans doute à bras ouvert.

Plusieurs témoignages de personnes qui l’ont côtoyée par le passé disent que le nouveau gouverneur de région peut valablement remplacer monsieur Sadou Keïta, le sage.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Viol et vol aggravé : Abdoulaye Camara risque 10 ans de prison ferme

31 janvier 2019 à 0 12 21 01211

Un homme d’une quarantaine d’années a comparu hier, mardi 29 janvier 2019, devant le TPI de Mafanco. Abdoulaye Camara, marié et père de quatre enfants, est poursuivi par deux sœurs pour viol et vol aggravé. Il risque 10 ans de réclusion criminelle, a appris Guineematin.com, à travers un de ses reporters.

Les faits pour lesquels Abdoulaye Camara est poursuivi se seraient produits en octobre 2017 au quartier Lansanayah Barrage, dans la commune de Matoto. Selon les deux plaignantes, l’accusé est entré nuitamment dans leur maison. Il a volé une somme d’argent avant de violer l’une des filles. « Il pleuvait ce jour, et l’eau coulait dans ma chambre. Je suis allée au salon pour prendre des sceaux pour contenir l’eau. C’est en ce moment que j’ai vu Abdoulaye Camara au salon avec ma sœur. Il m’a dit : si tu parles je te tue, il avait un fusil et un couteau.

Ma sœur a donc décidé de nous laisser au salon pour sortir informer les voisins de la présence d’un homme armé chez nous. Du coup, il m’a laissé seule pour suivre ma sœur. Quelques temps après, la sœur est revenue à la maison nue et elle saignait. Il avait pu prendre une somme de 5 millions de francs guinéens avec moi. Cela avait trouvé que mon mari avait voyagé, j’étais avec ma sœur et mes enfants », a expliqué Fatoumata Diallo, la grande sœur.

Des explications corroborées par sa jeune sœur, Aïssatou Diallo. Agée de 16 ans, la jeune fille est revenue sur les circonstances de son viol. « Il est rentré dans la maison à 2 heures du matin. Là où j’étais couchée, l’eau coulait là-bas parce qu’il pleuvait abondamment ce jour. J’ai décidé donc d’aller de me coucher au salon. Et c’est là qu’on s’est croisé. Il m’a dit : si tu parles je te tue. Ma sœur est venue nous trouver là-bas et il lui a dit la même chose.

Lorsqu’il échangeait avec ma sœur, j’ai profité pour sortir afin d’alerter les voisins. Du coup, il a laissé ma sœur dans le salon pour me suivre dehors. C’est là qu’il m’a prise pour m’envoyer dans une maison inhabitée et inachevée. Il a abusé de moi pendant plus de 30 minutes et ma sœur ne savait pas là où nous étions. Il m’a violée et je saignais intensément. Je suis donc revenue à la maison nue », a relaté la jeune fille, en larmes.

Egalement interrogé par le tribunal, a nié en bloc les accusations portées contre lui. Il a assuré qu’il n’a jamais volé ni violé qui que ce soit. « Je suis un maçon et tout le monde me connait dans le quartier. Je ne suis pas un voleur. C’était un jour, je partais acheter à manger pour aller dans un chantier. Cette femme est sortie derrière moi pour m’attraper en criant au voleur. J’ai un ami qui gère un bar, ce dernier est venu dire que je suis un ouvrier et non un voleur.

Vous pouvez aller demander dans mon quartier, tout le monde sait que je suis ouvrier et non voleur. Rien ne s’est passé entre nous, elles ont menti sur moi. Peut-être qu’elles sont contre moi. Sinon, moi je suis un responsable, j’ai six têtes à nourrir, et je suis marié. Donc, comment je peux violer en étant marié ? J’ai ma femme pour ça », a dit Abdoulaye Camara.

Mais, les accusations de l’accusé n’ont pas convaincu le ministère public. Dans ses réquisitions, le procureur a indiqué que « nous ministère public, estimons qu’il y a eu effraction, soustraction de numéraire et pénétration sexuelle. Le vol a été tenu à 2 heures du matin, donc il y a la présence de deux éléments nous permettant de qualifier ce vol d’aggravé.

Le certificat médical prouve que la jeune fille Aïssatou Diallo a été perforée. C’est pourquoi nous vous demandons de retenir Abdoulaye Camara dans les liens de la culpabilité. Vu la gravité de l’acte, il vous revient, pour la répression, de prendre le maximum en le condamnant à 10 ans de réclusion criminelle », a requis le procureur André Konanan Condé.

Abondant dans le même sens, l’avocat de la partie civile, Me Hady Barry, a souligné que « la partie civile a été atteinte dans sa chaire. Mes clientes ont été victimes de viol et de vol aggravé. Aïssatou Diallo a subi les violences d’Abdoulaye Camara qui a abusé d’elle pendant de longues minutes. Je vous prie de le retenir dans les liens de la culpabilité en le condamnant au payement des 5 millions volés et 150 millions à titre de dommages et intérêts aux deux victimes ».

De son côté, l’avocat de la défense, Me Mohamed Lamine Sylla, a plaidé non coupable. « Où est la preuve sur laquelle le parquet se fonde en accusant mon client ? Abdoulaye Camara a été arrêté par erreur. Nous plaidons non coupable de ce qui a été reproché à mon client. J’invite votre tribunal d’acquitter mon client », a plaidé l’avocat.

Après les débats, suivis des réquisitions et plaidoiries des parties, le juge, Mohamed Lamine Camara, a renvoyé le dossier à quinzaine pour le délibéré.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tel: 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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