N’Zérékoré : nouvelle découverte macabre dans la rivière Tilé

7 janvier 2019 à 20 08 02 01021

Des riverains de la rivière Tilé, dans la commune urbaine de N’Zérékoré, ont découvert un corps sans vie en état de putréfaction, hier dimanche 06 janvier 2019. C’est le deuxième corps retrouvé dans cette rivière en l’espace d’une semaine, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Le défunt se nomme Mamoudou Traoré, 27 ans. Son corps, en état de décomposition avancée, a été retrouvé par des citoyens dans la rivière Tilé. Cette découverte macabre intervient quatre jours seulement après celle du 02 janvier dernier. Ce jour-là, un autre corps sans vie avait été repêché de cette rivière.

Selon nos informations, les deux victimes sont tombées ensemble dans la rivière. Les jeunes qui étaient à trois sur une moto, ont tenté d’arracher le téléphone d’une dame. Et les cris de cette dernière ont paniqué le conducteur de la moto, qui a foncé tout droit dans l’eau. L’un des jeunes a pu remonter vivant et il a été arrêté et conduit au camp militaire de N’Zérékoré où il est encore détenu.

Le corps de l’un des jeunes qui sont morts dans l’eau a été repêché le 02 janvier alors que Mamoudou Traoré lui, était encore introuvable. Ce n’est que dans la soirée d’hier du dimanche, 06 janvier 2019 que son corps a été retrouvé par des habitants du quartier Mohomou. Le défunt avait sur lui une paire de ciseau et un téléphone portable.

Informé de la découverte, le procureur de N’Zérékoré s’est rendu sur les lieux. Après son constat, il a ordonné l’inhumation du défunt au cimetière du quartier Mohomou et l’ouverture d’une enquête pour en savoir plus sur cette situation.

De N’Zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tel : +224620166816/666890877

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Assassinat de Mme Boiro et de Temple Cole : les avocats dénoncent l’absence de preuves

7 janvier 2019 à 19 07 41 01411
Feue Mme Aïssatou Boiro

Entamées la semaine dernière, les plaidoiries et réquisitions dans le dossier sur l’assassinat de madame Aissatou Boiro et de Paul Temple Cole, se sont poursuivies ce lundi, 07 janvier 2019, au tribunal criminel de Dixinn. Les avocats de la défense ont eu tout le temps pour chercher à prouver l’innocence de leurs clients, poursuivis entre-autres pour assassinat, tentative d’assassinat, association de malfaiteurs, vol à main armée, coups et blessures volontaires, détention illégale d’armes de guerre et de munitions, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Dans cette affaire, dix huit (18) personnes sont poursuivies pour association de malfaiteurs, vol à main armée, assassinat, tentative d’assassinat, détention illégale d’armes de guerre et de munitions, détention et consommation de chanvre indien, coups et blessures volontaires, recel et complicité. Sur les dix huit accusés, six (6) sont en fuite, et un est décédé.

Après les plaidoiries de la partie civile et les réquisitions du procureur, ce fut autour des avocats de la défense de plaider la cause de leurs clients devant le juge.

Me Mohamed Traoré, un des avocats de la défense, va soutenir qu’il n’ya aucune preuve palpable incriminant son client, le lieutenant Colonel Amadou Bangoura. Selon l’ancien bâtonnier, le fait que Mohamed Diallo, alias Junior, ait donné le nom de son enfant à son client ne justifie en rien sa culpabilité. Maitre Mohamed Traoré ajoute que toutes les accusations à l’encontre de son client reposent sur les témoignages de Mohamed Conté, alias Souka, qui est entrain de purger sa peine dans une prison à Kindia. Par conséquent, l’avocat va demander que son client soit acquitté et déclaré non coupable.

De son côté, maitre Alsény Aissata Diallo dira que le ministère public a été incapable de présenter des preuves tangibles contre son client, Ibrahima Sory Bah dit Mayano. Il a rappelé que son client a plaidé coupable mais de vol simple, qui a passé sept ans en détention. Donc, estime l’avocat, il a déjà purgé sa peine. C’est pourquoi il va demander sa libération.

Pour sa part, maitre Tafsir Barry a tout au long de son exposé, tenté de démontrer que les faits pour lesquels son client, Oumar Lamarana Diallo est poursuivi, ne sont pas fondés. Aucune preuve pouvant l’incriminer n’a été apporté contre son client qui reconnait, précise-t-il, avoir volé 250.000 FG et des cartons d’OMO dans des containers aux quartiers Dar-es-Salam et Carrière.

Pour appuyer ses collègues, Me Joseph Soropogui a dénoncé de nombreux dysfonctionnements enregistrés au cours du procès et, faute de preuves, demande à ce que le juge rejette la réquisition du ministère public.

Même son de cloche chez Me Abou Camara, avocat des accusés, Mohamed Sankhon, Elhadj Ibrahima Sow et Fodé Mohamed Touré. Il affirme également, qu’aucune preuve n’a été apportée contre ses clients. Il a par ailleurs dénoncé la non-comparution de certains hauts gradés de la police et de la gendarmerie qui ont été cités par les accusés.

Sur la même lancée, Me Mansaré demande l’application de l’article 497 du Code de Procédure Pénale parce que, selon lui, le ministère public et la partie civile n’ont pas apporté de preuves plausibles. « Donc, il y a un grand doute quand à la participation de mon client, Mohamed Diallo, Junior parce qu’il était hors du pays au moment des faits. Je demande son acquittement son acquittement ».

L’affaire a été renvoyée à demain mardi, 8 janvier 2019, pour la décision finale. Le tribunal aura à trancher sur le double assassinat de madame Aissatou Boiro et de Paul Temple Cole, le 09 novembre 2012. A l’époque, elle avait dévoilé la disparition de plus de 13 milliards de francs guinéens entre la Banque Centrale et le trésor public.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com

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Police Militaire de Kankan : plus de 200 individus mis hors d’état de nuire en 2018

7 janvier 2019 à 19 07 36 01361

Avec le nouvel an, l’heure est au bilan dans les différents services de région de Kankan. Après celui la sécurité routière sur les accidents de la circulation enregistrés en 2018, c’est autour de la police militaire du camp Soundiata Kéita de faire le bilan de ses activités au compte de l’année écoulée. Plus de 200 personnes ont été interpellées et conduites à la police par ce service, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Au compte de l’année 2018, les agents de sécurité de la police militaire de Kankan ont réussi à mettre aux arrêts plus de 200 personnes. Selon les du Commandant Ibrahima Sidibé, chef de la garnison militaire et responsable de cette unité de sécurité, plus de 200 malfrats ont été arrêtés et conduit à la police. Des actions rendues possibles, précise-t-il, grâce aux différents Points d’Appui (PA) installés dans la ville et aux opérations de patrouille initiées par le Haut Commandement du camp militaire de Kankan.

Commandant Ibrahima Sidibé

« Au compte de l’année 2018, on a fait arrêter plus de 200 malfrats qui ont été conduits à la police avant d’être présentés à un juge. Parmi eux, de très renommés malfrats. En plus, c’est à l’initiative du Commandant du camp, le Colonel Mohamed Diané, que des Points d’Appui existent un peu partout en ville. Il a aussi mis un véhicule à notre disposition pour faciliter nos opérations de patrouille », a-t-il dit.

Dans ses explications, le Commandant Ibrahima Sidibé a fait savoir que les cas de vols de motos auront été les plus récurrents, et que les inculpés ne sont le plus souvent que des mineurs. « C’est grâce aux patrouille qu’on a arrêté plusieurs grands bandits de Kankan. Vous avez remarqué que les cas de cambriolage incessant des magasins et boutiques des commerçants ne sont plus d’actualité à Kankan ».

Pour cette année 2019, l’officier de l’armée sollicite l’implication des citoyens dans la lutte contre l’insécurité à Kankan « En 2019, le pari pour nous est de réduire le taux de banditisme à Kankan. Mais, lutter contre l’insécurité n’est pas seulement l’affaire des forces de sécurité, de défense et de la justice. Les citoyens doivent contribuer à l’arrestation des bandits, parce que ces derniers ne vivent pas en brousse, mais ils vivent dans les quartiers », a-t-il rappelé.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél : 00224 627 24 13 24

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Abdoulaye Sow aux enseignants : « nous allons accepter de signer un protocole responsable »

7 janvier 2019 à 17 05 37 01371

Comme annoncé précédemment, la grève des enseignants qui paralyse le secteur éducatif guinéen depuis plus de trois mois devrait prendre fin dans les prochaines heures. Un protocole d’accord obtenu entre le SLECG et le Gouvernement, sous l’égide de l’USTG, devrait être signé ce lundi 07 janvier 2019, a appris Guineematin.com, des responsables syndicaux concernés par la question. Ce qui permettra de lever le mot d’ordre de grève lancé par le SLECG.

Mais, la question qui taraude désormais l’esprit des enseignants, c’est celle relative au contenu du protocole qui sera signé. Car ni le secrétaire général du SLECG, Aboubacar Soumah, encore moins celui de l’USTG, Abdoulaye Sow, n’ont évoqué le moindre point du document. Abdoulaye Sow qui s’est rendu au siège du SLECG ce lundi, s’est contenté tout simplement de rassurer les enseignants que le protocole sera « responsable »

« Nous avons échangé tard hier. Voyant l’engament, la volonté du ministre d’Etat Tibou Kamara d’aller vers une solution responsable pour satisfaire les préoccupations des enseignants, nous avons dit que nous aussi, nous allons écouter ses préoccupations. Il a sollicité qu’on sursoit à la marche qui était prévue ce matin, mais c’était trop tard. Aujourd’hui, les discussions ont atteint un niveau, on se déplace comme ça pour aller rédiger le brouillon du protocole qu’on va faire accepter au SLECG, à l’USTG et au gouvernement. Mais, on vous rassure que ce protocole sera signé aujourd’hui.

Ce protocole sera un protocole responsable, parce que vous êtes des enseignants, vous vous êtes sacrifiés pour le pays. Nous avons tous nos enfants à l’école, nous n’allons pas abandonner nos enfants et nous n’allons pas sacrifier l’avenir de notre pays. C’est pourquoi, nous allons accepter de signer un protocole responsable qui permet de sortir de la crise et de continuer à donner les cours aux enfants », a rassuré le secrétaire général de l’USTG.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tel : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Trafic d’enfants, projets agricoles… Le préfet de Koundara à Guineematin (interview)

7 janvier 2019 à 16 04 43 01431

Frontalière au Sénégal et à la Guinée Bissau, la préfecture de Koundara est confrontée à un sérieux problème migratoire. De nombreux jeunes, candidats à l’immigration clandestine vers l’Europe, traversent la frontière pour aller au Sénégal, avant de rallier le Maghreb. Mais, plusieurs d’entre eux sont souvent arrêtés au Sénégal et reconduits à la frontière sans moyens de retourner chez eux.

C’est donc le préfet de Koundara, Hassane Sanoussy, qui les prend en charge et s’occupe de leur retour dans leurs familles respectives. Ce dernier qui s’est confié à un envoyé spécial de Guineematin.com dans la ville, a déploré cette situation, pointant du doigt la responsabilité parentale.

Décryptage !

Guineematin.com : la 4ème assemblée générale de l’association Winden Janguen ADLAM se tient en ce moment à Koundara. Comment avez-vous accueilli le choix de votre ville pour abriter cette rencontre ?

Hassane Sanoussy : il faut avouer que j’ai accueilli cette nouvelle avec beaucoup de joie. Pour la simple raison que c’est d’abord une association qui a été agrée par le gouvernement de la République et surtout qu’il s’agit de la culture de notre pays. Donc, ne perdez pas de vue que le président de la République, le Professeur Alpha Condé, attache une importance capitale à nos langues nationales. Ce n’est pas pour rien qu’il a été créé un ministère chargé de l’alphabétisation. Donc, moi je ne pourrai que saluer cette initiative.

Guineematin.com : vous êtes à Koundara depuis 4 ans, en tant que préfet. Qu’est-ce qu’on peut retenir concrètement de votre action ?

Hassane Sanoussy : j’ai supervisé les collectivités dans le cadre du développement des infrastructures au niveau des collectivités. Ne perdez pas de vue que depuis que je suis là, nous n’avons pas encore reçu les moyens pour nous permettre de faire aussi des investissements en matière d’infrastructures. Mais quand même, nous avons fait beaucoup aussi. Vous avez vu la tribune, vous avez vu aussi la place de la République. Malgré que je n’ai pas encore les moyens de ma politique en matière de développement, mais j’avoue que tout se passe très bien. Le peu que nous gagnons à travers les recettes locales, nous investissons immédiatement. Et, les preuves sont là, tangibles.

Guineematin.com : la préfecture de Koundara partage la frontière avec deux pays : la Guinée Bissau et le Sénégal. Ce qui fait qu’elle est confrontée à des problèmes, notamment d’immigration clandestine. Parlez-nous-en.

Hassane Sanoussy : là, vous faites bien de poser cette question. Parce que c’est une affaire récurrente et ça me fatigue. Ça me fatigue très sincèrement pour la simple raison que par mois, je peux recevoir près de 100 à 150 jeunes (il brandit des photos pour prouver ces dires). Des enfants qui vont au Sénégal pour tenter l’aventure européenne. Ces enfants sont renvoyés à nos frontières encore par les autorités sénégalaises. Et quitte à l’autorité préfectorale, au nom du gouvernement, d’aller les récupérer dans la brousse de Bhoundou Fourdou ou de Kandeïda ou de Missira pour les ramener à Koundara.

Je les loge d’abord, je les fais nourrir, avant d’avoir toute la situation de leurs parents pour pouvoir renvoyer ces enfants à leurs familles. Le Gouverneur de Labé est mon témoin, le Gouverneur de Boké aussi est mon témoin. Du 1er au 06 janvier seulement, j’ai reçu 50 jeunes que je dois renvoyer dès demain sur Labé. Parce que leur provenance : c’est Labé, c’est Pita, c’est Dalaba, c’est Mamou, c’est Koubia.

Guineematin.com : vous nous disiez plus haut que n’avez pas des moyens. Comment parvenez-vous alors à gérer cette question migratoire ?

Hassane Sanoussy : je vous dis que c’est une crise qui est d’abord récurrente. Et malgré tout, je fais le maximum de moi-même. Même mon salaire, je l’utilise pour louer des taxis pour renvoyer ces enfants-là chez leurs parents. Je n’ai reçu aucune subvention dans ce sens. Mon ministre, Général Bouréma Condé, que je salue de passage, a fait le maximum de lui-même, à l’effet de me permettre d’avoir les moyens substantiels pour me permettre, chaque fois que des enfants sont arrêtés et déposés à la frontière, d’avoir le prix du carburant au-moins pour les ramener chez eux. Et également avoir des véhicules pour les déposer dans leurs familles respectives. Là, j’avoue que mon ministre a tout fait. Mais malheureusement, jusqu’à présent, je n’ai aucun moyen.

Mais, je me débrouille au nom des droits de l’Homme, et je suis le représentant du gouvernement. Donc, je suis dans l’obligation de récupérer ces enfants renvoyés de nos frontières par le gouvernement sénégalais ou par le gouvernement Bissau-guinéen pour les ramener dans leurs familles respectives. Mais, c’est des enfants qui viennent parfois très déshydratés, ayant fait la prison au niveau du Sénégal ou de la Guinée-Bissau avant d’être rapatriés à nos frontières.

Il faut les nourrir, il faut les loger d’abord, il faut leur apporter des soins avant de les renvoyer. Vous pouvez demander au préfet de Labé même ou au préfet de Mali qui sont tous mes témoins. Les frontières sont poreuses, même si vous envoyez 50 mille militaires à nos frontières, ils ne peuvent pas empêcher ces enfants de passer. Il n’y a pas d’eau, il n’y a pas de mer, les gens ne font que rentrer dans la brousse et traverser.

Guineematin.com : vous dites que le ministre de l’administration du territoire et de la décentralisation s’est battu, en vain, pour vous permettre d’avoir des moyens pour faire face à cette situation. Ne pensez-vous pas que la véritable solution à ce problème, c’est de travailler de manière à empêcher les départs massifs des jeunes, c’est-à-dire encourager la création d’emplois, lutter contre la précarité pour permettre aux jeunes de rester au pays ?

Hassane Sanoussy : il faut savoir que beaucoup de migrants que nous recevons ici sont des enfants de 7, 8, 9 et 10 ans. Donc ce n’est pas un problème d’emploi, il n’y a pas de précarité. S’il y a la précarité, c’est vous qui le dites et ça n’engage que vous. Je situe la responsabilité au niveau des parents parce que pour eux, il faut aller en Europe pour avoir ceci, pour avoir cela, alors qu’on a tout.

Quand on me dit que ces enfants vont pour l’école coranique en Mauritanie, c’est pour former quoi ? Nous avons des écoles coraniques ici, nous avons tout ici. Vous venez à Koundara, j’ai trois (3) écoles coraniques ici jusqu’au collège. Vous allez à Labé, ils ont des écoles coraniques. Donc, ils ne vont pas pour étudier à l’école coranique ou pour un problème de précarité ou quoi que ça soit. C’est eux qui savent pourquoi ils partent.

Mais la plupart de ceux que j’ai interrogés et qui ont été entendus, ils vont rejoindre quelques parents soit en Lybie, soit ceci ou cela. Voici les documents qui en font foi. Donc pour moi, ce n’est pas un problème de précarité, c’est un problème parental parce qu’il y a le trafic d’enfants. Ces enfants vont étudier l’école coranique au Sénégal, en Gambie, en Guinée-Bissau et après qu’est-ce qu’on fait de ces enfants parce que j’ai été à Dakar.

Ces enfants-là, une fois qu’ils sont au Sénégal, les Karamokos (maitres coraniques) qui sont là-bas, ouvrent les grosses boites pour leur donner et leur dire d’aller quémander, ils font le mendiant à travers la ville. N’importe quel enfant qui n’envoie pas à son maître 500, 1000 ou 2000 francs CFA, toi tu es exclu.

C’est une exploitation qu’on fait sur ces enfants-là. Et d’autres par contre traversent le Sénégal pour la Mauritanie. Mauritanie directement pour la Lybie. Une fois en Lybie, ils cherchent les bateaux pour partir. Et, il y a un bureau, ça j’ose le dire et personne ne pourra me démentir, il y a ce bureau à Labé, qui est en train de retirer de l’argent aux gens, pour dire bon, nous allons envoyer tes enfants en Europe en passant par Koundara. Et nous, nous sommes très vigilants. Parce que j’ai des instructions fermes reçues du gouvernement de la République à tel enseigne que j’ai demandé à mes services de sécurité le long de nos frontières de veiller strictement sur la question.

Guineematin.com : Koundara est une zone agropastorale par excellence. Comment ça se passe, notamment au niveau du secteur agricole ?

Hassane Sanoussy : ce secteur est règlementé. Et c’est là qu’il faut rendre un hommage mérité au président de la République, sans démagogie. Le président de la République, conscient que notre préfecture est une zone agropastorale, il nous a envoyé, à travers une société, des machines agricoles neuves avec des engrais et tout ce qu’il faut pour assister les populations. Et, ces machines sont là, ces engrais sont là. Et Dieu merci, cette année nous avons eu beaucoup de pluie et la récolte se passe normalement. Donc, on n’a pas de problème autour de ça maintenant. Les machines sont garées maintenant puisqu’il n’y a pas de labour. Une fois qu’il y a le labour, on met tout à la disposition des paysans. Ils viennent prendre ça en location à travers cette société.

Propos recueillis par Ibrahima Sory Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com à Koundara

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Energie : le ministre Taliby Sylla dresse le bilan de son département

7 janvier 2019 à 16 04 38 01381

Le ministre de l’Energie et de l’Hydraulique, Dr Cheick Taliby Sylla, a animé ce lundi 7 janvier 2019, une conférence de presse dans un réceptif hôtelier de la capitale. L’objectif de cette rencontre, est de dresser le bilan des activités réalisées par son département au cours de ces dernières années.

Ci-dessous, voici le contenu du document qui dresse le bilan du Ministère de l’Energie et de l’Hydraulique au cours de ces dernières années.

RAPPEL HISTORIQUE

Les premiers explorateurs ont dénommé le territoire guinéen « Les rivières L’Administration coloniale dès les années 1920 s’est intéressée aux immenses potentialités (hydroélectriques et agricoles) des cours d’eau de la Guinée, notamment dans le cadre de l’industrialisation de l’Afrique Occidentale Française (AOF).

Ainsi la France coloniale avait choisi de faire de la Guinée le pôle de développement des huit (8) Etats de l’AOF.

A cet effet, la décision de construire le barrage de Konkouré et son financement par le Fonds d’Investissement et de Développement Economique et Social (FIDES) a été retenue par l’’Assemblée Territoriale de la Guinée Française en 1947.

En 1948 l’Électricité de France a reçu mandat d’entreprendre l’étude des possibilités offertes par le Konkourécomme source d’énergie hydroélectrique.

Dans la même lancée en 1950 la Société Énergie électrique de Guinée est constituée pour étudier, construire et exploiter la centrale des Grandes Chutes située sur le fleuve Samou à Kindia.

Dans l’objectif d’approvisionner en énergie électrique le plateau bauxitique de Sombori actuel Fria en 1952, laSociété Africaine de Recherches et d’Études pour l’Aluminium (SAREPA) a demandé au fonds d’investissement FIDES d’accorder à l’Énergie électrique de Guinée, les crédits nécessaires pour poursuivre les études sur leKonkouré. Ce qui a abouti à la faisabilité du barrage de Souapiti sur le cours moyen du Konkouré.

Les études ont été réalisées et les travaux ont effectivement démarré par la construction du pont sur le Konkouré, le Badi ainsi que la construction de la cité de l’entrepreneur en charge de la construction du barrage de Souapiti.

Le vote historique du Peuple de Guinée le 28 septembre 1958 en disant non à la communauté Française et la proclamation de l’indépendance le 2 octobre 1958, a entrainé l’arrêt immédiat de tous les travaux de construction des ouvrages et le repli de tous les ingénieurs avec toute la documentation sur les projets.

Depuis cette date, malgré la volonté des autorités de la première République tout en créant d’ailleurs le Ministère de l’Energie et du Konkouré pour afficher sa ferme détermination à construire Souapiti, les efforts sont restés vains.

Toutefois, quelques ouvrages ont été construits notamment : l’extension de la centrale des grandes chutes, la construction des centrales hydroélectriques de donkéa, de tinkisso, de Kinkon, de la lofa et de Samankoun, pour une puissance totale installée de 31,25 MW et 34 MW en énergie thermique. Soit au total 65,25 MW.

Pendant la deuxième République de 1984 à 2008, la puissance réalisée en hydroélectricité est de 87 MW dont Garafiri 75 MW qui a été réalisé en grande partie par la contribution en numéraire du Peuple de Guinée, une puissance totale en thermique de 82,9 MW a été aussi installée, soit au total 169,9 MW. Soit un total général réalisé au cours des 50 années d’indépendance de 235,15 MW

Il est important de signaler qu’à l’avènement de son Excellence Professeur Alpha Condé à la magistrature suprême de notre Pays, sur l’ensemble des capacités installées en 2010 (235,15 MW) n’était disponible que 118 MW sur une demande d’environ 300 MW sur le réseau interconnecté de Conakry. A cette époque 60% de la population de Conakry manquait d’électricité.

Au regard de ce constat amer de la desserte en énergie électrique de la ville de Conakry, le Président de la République le Professeur Alpha CONDE a décidé à travers une volonté politique déterminante de résoudre de façon durable ce manque de courant dans notre Pays. C’est ainsi qu’il a décidé de faire de l’électrification de la Guinée une de ses grandes priorités par la construction d’infrastructures de production, de transport et de distribution de courant.

Dans ce constat, il est établi que les centrales thermiques de Tombo 1, 2,3 ne fonctionnaient pas et les centrales hydroélectriques enregistraient des faiblesses.

D’où la réalisation d’un diagnostic de toutes les centrales thermiques et hydroélectriques et qui a abouti à leurs réhabilitations totales.

Ainsi une adjonction thermique de 100 MW (kaloum1 24 MW, kaloum2 26 MW et Kipé 50 MW) a été réalisée pour sortir Conakry du noir.

Ensuite, vu la lenteur dans la mobilisation du financement du barrage de Kaléta qui était prévue dans le cadre de l’Organisation pour la Mise en Valeur du Fleuve Gambie (OMVG). SEM le Président de la République a décidé de réaliser le barrage par la Guinée ; tout en gardant son caractère intégrateur de la sous-région.

Cet ouvrage, dont le délai contractuel était de 48 mois, a pu être livré au bout de 36 mois ; malgré l’épidémie à virus Ebola qui sévissait dans notre pays à cette époque.

Toujours, dans sa volonté manifeste de garantir la fourniture de l’énergie électrique à la Guinée en vue d’amorcer l’industrialisation de notre pays par la transformation des richesses de notre sous-sol, dès le lendemain de sa prestation de serment de son second mandat, SEM le Président de la République a procédé le 22 décembre 2015 au lancement des travaux de l’Aménagement Hydroélectrique de Souapiti pour une capacité de 450 MW.

Aujourd’hui l’avancement des travaux est fort appréciable avec un taux d’exécution des travaux à plus de 70% (volet GC).

Il faudra le rappeler la mise en service de Souapiti avec son réservoir de 6,3 milliards de m3 d’eau bonifiera le barrage de Kaléta en lui permettant de fonctionner en régime permanent et en toutes saisons.

En aval de Souapiti, il y’a l’Aménagement Hydroélectrique d’Amaria pour 300 MW en BOT, dont les travaux ont été lancés le 19 janvier 2018. La réalisation de ce barrage permettra d’alimenter en énergie électrique, la mine de TBEA pour la transformation de la bauxite en alumine el en Aluminium sur place.

Plusieurs infrastructures ont été réalisées dans le secteur pour une puissance hydroélectrique de 240 MW (Kaléta) et une puissance Thermique de 231 MW soit un total de puissance installée de 471 MW.

Comparativement aux régimes précédents, la 3ème République a installé :

ü   Sept (7) fois plus de puissance que la 1ère République et

ü  Deux (2) fois plus de puissance que la 2ème République

ü   et tout cela dans trois (3) fois moins de temps (8/26 &

        8/24 ans).

L’arrivée de Souapiti avec 450 MW en 2020 augmentera la puissance installée de la 3ème République à près de 1 000 MW  en moins de 10 ans.

Ce qui signifie que le Président Professeur Alpha CONDE installe en moyenne 100 MW par an.

Sans être exhaustives, voici quelques réalisations de la 3ème République. 

Ø   Réhabilitation et mise à niveau de l’ensemble des moyens de

        production existants du secteur.

Ø   Adjonction et Mise en service de la centrale Thermique de Kaloum 1

        (ASP) 24 MW

Ø   Adjonction et Mise en service de la Centrale Thermique de Kaloum 2

        de 26 MW

Ø   Adjonction et Mise en service de la Centrale Thermique de Kipé  50

        MW

Ø   Adjonction et Mise en service de la centrale Thermique K – Energie

        50 MW.

Ø   Construction et Mise en service de la Centrale Hydroélectrique de

        Kaléta avec une puissance de 240 MW

Ø   Démarrage des travaux de construction de la centrale hydroélectrique

        de Souapiti avec une puissance de 450 MW.

Ø   Réhabilitation des réseaux de Kaloum dans le cadre du Projet

        PAESE.

Ø   Réhabilitation et Extension des réseaux de Conakry pour les

Communes de Ratoma et de Matoto dans le cadre du Projet PREREC phases 1 & 2 financés par la BAD, la BID et le BND.

Ø   La réhabilitation et l’extension du réseau électrique de Matam avec la

        réalisation de l’éclairage public sur financement du BND.

Ø   La réhabilitation et l’extension du réseau électrique de Dixinn

financées par la Banque Mondiale. Ce projet en cours d’exécution comprend également la réalisation de l’éclairage public conventionnel.

Ø   La réhabilitation et l’extension des réseaux électriques des villes de

Mamou, Dalaba et Pita et l’électrification de plusieurs localités rurales dans ces préfectures sur financement de la BAD. D’autres localités situées dans les préfectures de Dubréka, Coyah, Forécariah et Kindia ont aussi bénéficié de l’électrification rurale. Au total 42 localités rurales ont été électrifiées.

Ø   La construction de 9 nouveaux départs MT à Conakry pour satisfaire

la demande faisant ainsi passer le nombre de départs de 45 en 2015 à 54 en 2018.

Ø   Réhabilitation et Extension des réseaux des 26 localités à l’intérieur

        (Chefs-lieux des Préfectures).

Ø   Installation dans 309 CR et 33 préfectures par des lampadaires

        solaires.

Ø   Réhabilitation des centrales thermiques de Kaloum 3 et 5

Ø   Réhabilitation des centrales hydroélectriques de Garafiri et Samou.

ETUDES RÉALISÉES

Dans le cadre de la valorisation de notre potentiel énergétique, plusieurs études de préfaisabilité et faisabilités ont été réalisées. Dont :

  • Etudes de faisabilités des sites de Kogbèdou et Frankonédou 110

        MW, dont la réalisation est imminente

  • Etudes de faisabilités du site de KENO 7 MW à Guéckédou
  • Etudes de faisabilités du site de Touba 5 MW dont le lancement des

        travaux a débuté.

  • Etudes de faisabilité de Fèkènè, Kakara, Gozoguézia et Daboya sont

        aussi disponibles

  • Etudes de préfaisabilités de quatre (4) microcentrales (Lokoua,

        Tinkisso 2, Fökö et Kambali)

  • etc.

L’élaboration d’un atlas du potentiel hydroélectrique qui a permis le recensement de 309 sites potentiels sur le territoire national accessible sur le web www.sieguinee-dne.org .

En matière d’énergie solaire, plus de 12 sites à travers le Pays ont des études de préfaisabilités disponibles.

SITUATION DE LA DESSERTE / IMPACTS

DESSERTE

Désignation

2010

2014

2015

2018

Production (GWh)

608

696

1119

1876

Taux de desserte (%)

51

52

72

86

Demande à la pointe (MW)

146

162

245

367

IMPACTS

L’arrivée du barrage hydroélectrique de 240 MW de Kaléta sur le réseau national en 2015 a permis l’amélioration significative de la desserte sur le réseau interconnecté. Les éléments ci-après illustrent cette amélioration :

ü Le taux de desserte est passé de 51,82 % en 2014 à 86.46 % en 2018 ;

ü Le nombre de coupures est passé de plus de 68 fois/mois en 2014 à moins de 05 fois/mois en 2018.

ü Le réseau est plus stable.

ü La production d’énergie est passée de 696 GWh avant Kaléta à 1876 GWh en 2018.

ü 42 localités rurales situées le long du réseau interconnecté de Conakry à Labé ont pu être alimentées en électricité. Ces localités bénéficient aujourd’hui de l’électricité avec le même régime d’alimentation que Conakry et les grands centres du Réseau Interconnecté de Grand Conakry (RIC).

L’amélioration de la desserte a incité des gros consommateurs à se raccorder au réseau EDG. Les charges desconsommateurs ont augmenté et le réseau a connu une extension significative. Ces différents facteurs ontentraîné l’accroissement de la demande qui a plus que doublé en passant de 162 MW en 2014 à 367 MW en 2018.

En 2013, les taux d’électrification étaient de 13,4 % en moyenne nationale, de 7,6 % en zone rurale et de 21,6 % pour le RIC contre 35,2 % en moyenne nationale, 23,5 % en zone rurale et 54,3% pour le RIC en 2018.

Malgré que la demande a plus que doublé, le taux d’électrification a presque triplé.

EVOLUTION DE LA DESSERTE ET LES RÉALISATIONS SUR LES CENTRES ISOLES

ü La desserte a été améliorée dans plusieurs centres de l’intérieur avec un régime d’alimentation variant de 6 heures à 12 heures par jour.

ü La construction d’une nouvelle centrale et du réseau de distribution dans les préfectures de Boké et Kankan à l’occasion des fêtes tournantes de l’indépendance.

ü La construction de nouveaux réseaux de distribution dans les préfectures de Mamou, Dalaba et N’Zérékoré à l’occasion des fêtes tournantes de l’indépendance.

ü 06 Centres de l’intérieur (Boffa, Kouroussa, Mandiana, Kérouané, Kissidougou et Guéckédou et Fria) qui n’avaient pas d’électricité en 2010 sont maintenant alimentés.

ü De grands travaux ont été engagés dans les centres de l’intérieur pour améliorer l’accès à l’électricité des populations dont entre autres :

o   Le renforcement en continue de la capacité de production dans les capitales régionales notamment Boké et Kankan en vue de satisfaire la demande.

o   La construction de nouveaux réseaux électriques dans les chefs-lieux de 26 préfectures.

o   L’installation des groupes thermiques dans 21 centres de l’intérieur du pays dont 18 des 26 Centres concernés n’avaient pas d’électricité avant 2010.

o   L’alimentation des villes de Beyla, Lola et Yomou est en cours.

Les mises en service se poursuivront dans les autres Centres.

DIFFICULTÉS DU SECTEUR

Le secteur dans son évolution a rencontré des difficultés qui sont entre autres :

ü Insuffisance de ressources financières pour l’investissement dans les infrastructures de production, de transport et de Distribution,

ü Insuffisance d’infrastructure de distribution dans les villes de l’intérieur

ü Manque de Réseau de transport pour véhiculer l’énergie électrique dans certaines zones de consommation,

ü Les changements climatiques qui affectent la régularité des cours d’eau limitant ainsi la production d’énergie électrique pendant l’étiage,

ü Le faible tarif d’électricité domestique qui est largement subventionné par l’Etat pour la rendre accessible à la population. 

ANALYSE DES FAIBLESSES ET SOLUTIONS

Faiblesses 

  1. Manque de capitaux propres ;
  2. Prix de vente moyen de l’électricité ne couvre que 30% du coût de revient (vente d’électricité à perte) ;
  3. Déséquilibre entre les tarifs (basse tension et moyen tension). Ceci est contre la logique économique ;
  4. Recours à des sources d’approvisionnement onéreuses pour compenser l’insuffisance de l’approvisionnement des centrales hydroélectriques ;
  5. Pas de tarification adaptées aux besoins des clients (économiquement faibles et aisés). Tout le monde bénéficie de tarif social ;
  6. Absence de tarification à poste horaires ;
  7. Facturation au forfait et absence de système de comptage généralisé en basse tension (BT) ;
  8. Délais moyen de recouvrement trop long (388 jours de chiffres d’affaires).

Solutions 

  1. Revue du système tarifaire ;
  2. Mise en œuvre d’approvisionnement d’énergie à moindre coût ;
  3. Lutte contre la fraude ;
  4. Installation de compteurs chez les abonnés pour lutter contre la facturation forfaitaire ;
  5. Amélioration du recouvrement des créances.

DIAGNOSTIC DES PRINCIPAUX TARIFS EN VIGUEUR

Tarifs clientèle domestique en basse tension (BT)

  1. La tranche supérieure est subventionnée à hauteur de 92% ;
  2. Le prix énergie de la tranche sociale : 5% du cout marginal, prix de la tranche supérieure : 15% du coût marginal ;
  3. Les tarifs appliqués pour les trois tranches (sociale, intermédiaire, supérieure) de consommation sont dérisoires par rapport aux coût marginaux.

Tarifs aux professionnels en basse tension (BT)

  1. Le prix énergie de la tranche inferieure ne représente que 50% du coût marginal ;
  2. Le prix énergie de la tranche supérieure est de 21% inférieure au coût marginal.

Tarifs professionnels, l’Administration et les Institutions internationales

  1. Le prix énergie au-dessus du coût marginal en BT (pas de différenciation entre la MT et la BT) ;
  2. L’alourdissement de la facture des institutions internationales et des professionnels en MT et HT pour compenser le manque à gagner sur la clientèle domestique

PERSPECTIVES

Les perspectives sont immenses et très prometteuses.

La plus proche est la mise en eau du barrage de Souapiti prévue en 2019. Ce qui permettra le fonctionnement à plein régime de Kaléta pendant toute l’année pour compter de l’année 2020.

La plus attendue sera le lancement de la centrale de SOUAPITI en 2020 avec une puissance de 450 MW. Ce qui renforcera la qualité et la sureté d’alimentation en énergie électrique de la Guinée et des pays voisins.

A cela s’ajoutent les projets suivants :

Centrales hydroélectriques

–      L’aménagement hydro-électrique d’Amaria (300 MW) ;

–      La Construction du barrage à buts multiples de Fomi (112 MW).

–      La construction du barrage de Koukoutamba (294 MW)

–      La construction du barrage de Balassa (55 MW)

–      La construction du barrage de Bouréya (161 MW)

–      La construction du couple Kogbédou Frankonédou (102 MW)

–      La réalisation des ouvrages structurants dans les bassins des fleuves Sénégal, Gambie, Niger et dans le Massif du Fouta Djallon ;

–      La construction de 4 mini-centrales : Touba 5MW, couple Kogbédou-Frankonédou (110 MW), Daboya (2,8 MW) et Zébéla (27 MW) ;

–      La construction de la centrale de Kéno (7MW) ;

–      La construction du barrage hydro-électrique de Diaraguéla (72MW) ;

–      La construction de la Centrale Solaire de Khounmaguély (80 MW) par un promoteur privé ;

–      La réhabilitation des centrales hydro-électriques de Garafiri et du Système Samou ;

–      La mise en œuvre du programme ‘’Petite Hydraulique en Guinée’’ ;

–      L’électrification rurale de 200 localités avec la Société HUAWEI TECHNOLOGIE ;

–      La réhabilitation des Réseaux de distribution électriques de Conakry ;

–      L’étude de faisabilité de 4 mini-centrales : Fökö (2,5 MW) ; Bagata (11 MW) ; Tinkisso 2(11MW) et Lökoua (11MW).

Lignes de transports

–      La construction de la Boucle de Guinée, à savoir :

  • Linsan – Dabola- Kouroussa – Fomi – Kankan ;
  • Kankan – Kérouané – Beyla – Nzérékoré ;
  • N’Zérékoré – Macenta – Guéckédou – Kissidougou – Faranah – Linsan.

–      La construction de la ligne d’interconnexion Guinée-Mali ;

–      La construction de la ligne d’interconnexion OMVG ;

–      La construction de la ligne d’interconnexion OMVS ;

–      La construction de la ligne d’interconnexion CLSG ;

Il est important de signaler que la réalisation de l’ensemble des lignes de transport HT permettra l’électrification rurale des zones traversées sur un rayon de 10 à 50 km. Plus de 1000 localités sont concernées en Haute Guinée et Guinée Forestière.

Conclusion

Vue tout ce qui précède, notamment :

ü La réalisation de près de 1000 MW de puissance installée,

ü La construction d’environ 2000 Km de ligne de transport HT 225 kV,

ü L’augmentation du taux d’accès à l’électricité à 54,3 %,

ü La réalisation de plusieurs études de sites énergétiques,

le Président de la République a mis un accent sur l’électrification du Pays tant en milieu urbain que rural à travers la valorisation de notre propre ressource naturelle (énergies renouvelables), a réduit dans le mix énergie la part des énergies polluantes comme prévu lors de la Cop 21.

Pour cela, on peut affirmer sans risque de se tromper que Le Président Professeur Alpha CONDE est un très grand bâtisseur du pays dans tous les domaines et particulièrement dans le secteur énergétique.

Avec l’achèvement de Souapiti, le Professeur aura réalisé près de 1000 MW de puissance pour la Guinée. Garantissant ainsi les bases d’un développement industriel du pays. Améliorant très nettement les conditions de vie des populations avec l’atteinte des objectifs de développement durable.

En cette qualité, le Professeur Alpha CONDE a été élu par ses Pairs comme leader de l’Union Africaine pour la promotion des énergies renouvelables.

Transmis par la Cellule de communication du ministère de l’Energie et de l’Hydraulique

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Feguifoot : la FIFA menace de sévir « s’il y a des malversations… »

7 janvier 2019 à 15 03 34 01341

Comme annoncé précédemment, les présidents de la Confédération Africaine de Football (CAF) et de la Fédération Internationale de Football Association (FIFA) ont effectué une visite de travail en Guinée dans la journée d’hier dimanche, 06 janvier 2019. La démarche vise entre-autres, à promouvoir la relance et le développement du football à la base, a-t-on appris sur place.

Au terme de la visite, le président de la FIFA, Gianni Infantino, a dit sa satisfaction avant de promettre de s’investir dans le développement du football en Guinée, notamment chez les jeunes. « Je suis content pour ce qu’on a vu, des discussions, du comité exécutif de la FEGUIFOOT. C’est vrai, il faut être heureux. Mais, il faut réunir les ingrédients pour développer, construire et reconstruire le football. Il faut travailler, créer. Nous allons investir à tout les niveaux: chez les jeunes garçons, chez les filles. Il est temps que vous vous inspirez du passé, la mise en place des terrains de proximité dans les quartiers, les villages et autres….», propose Gianni Infantino.

Selon le président de la FIFA, l’institution qu’il dirige ne tolérera pas des malversations financières au sein des associations nationales. « S’il y a des malversations, nous allons sévir. On n’est pas là à protéger des personnes. S’il y a des détournements, nous demanderons à ce que la justice du pays, de la fédération concernée, intervienne », a averti Gianni Infantino.

Pour sa part, la secrétaire général de la FIFA, Fatma Samoura, a révélé l’existence de la somme de 2 millions de dollars US destiné au football féminin. « Vous avez de l’argent qui est bloqué que nous allons mettre à votre disposition. Vous avez un montant de deux millions de dollars pour le développement du foot féminin. Nous envisageons de créer une ligue professionnelle de foot féminin les prochains jours, pour distinguer les professionnelles et les amateurs, comme chez les hommes, à partir de la coupe d’Afrique de 2019 ou celle de 2023. Donc, il est important que vous vous activiez pour donner un élan positif au foot féminin », conseille la sénégalaise.

La délégation conduite par Gianni Infantino a quitté Conakry ce lundi, 07 Janvier, pour la capitale sénégalaise où vont tenir des trophées décernés aux professionnels du foot africain, les CAF Awards 2018.

Abdoul Aziz Sow pour Guineematin.com

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Conakry : des responsables du SLECG détenus dans un commissariat de police

7 janvier 2019 à 13 01 49 01491

Comme indiqué dans une précédente dépêche de Guineematin.com, plusieurs responsables du syndicat des enseignants et chercheurs de Guinée (SLECG) ont été interpellés dans la matinée de ce lundi, 7 janvier 2019, à Conakry.

Alors qu’ils devaient lancer une marche sur l’autoroute Fidel Castro (entre l’aéroport et la commune de Kaloum), des responsables syndicaux et des enseignants ont été arrêtés par des agents de la police. Mohamed Ouamouno, chargé de la communication du SLECG, Moustapha Soumah, membre du SLECG de Matoto, Mohamed Camara (alias Pythagore), secrétaire général adjoint du SLECG de Dixinn et Youssouf Conté, responsable du SLECG à Matam ont été arrêtés à 10 heures au rond-point de l’aéroport de Conakry.

Les quatre dirigeants syndicaux sont, à l’heure où nous publions cette dépêche (13 heures), dans les mains de la police et maintenus en garde-à-vue au commissariat central de Matoto.

Avec le soutien de l’opposition et des Forces sociales de Guinée, les syndicalistes protestaient contre le refus du Gouvernement d’ouvrir les négociations en vue d’une sorties de crise. Mais, dans la journée de ce lundi, Aboubacar Soumah, le leader du SLECG, a annoncé une possible signature d’un protocole d’accord avec le gouvernement. Ce qui permettrait ainsi de mettre fin à la grève des enseignants, lancée le 03 octobre 2018.

A suivre !

Abdallah Baldé pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Vers la fin de la grève des enseignants ? « Le protocole pourrait être signé aujourd’hui »

7 janvier 2019 à 13 01 32 01321

On s’achemine vraisemblablement vers la fin de la grève des enseignants qui dure depuis plus de trois mois. L’implication de l’USTG a permis d’avoir un compromis qui pourrait être signé ce lundi, 07 janvier 2018, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Après l’empêchement de leur marche qu’ils comptaient tenir ce lundi sur l’autoroute Fidel Castro, les enseignants membres du SLECG ont rallié le siège du syndicat situé dans le quartier Donka où une rencontre était prévue. Et à l’issue de cette rencontre, Aboubacar Soumah, le secrétaire du SLECG, a annoncé une bonne nouvelle aux enseignants présents.

Il a confirmé l’information qui circulait depuis la nuit dernière, annonçant l’obtention d’un accord avec le gouvernement et qui permettra de lever la grève. « Pour le moment, nous attendons le secrétaire général de l’USTG qui vient avec un message du gouvernement que nous attendons maintenant. Je crois que le protocole pourrait être signé aujourd’hui.

Nous attendons le camarade Abdoulaye Sow qui a eu des contacts avec les membres du gouvernement. D’une minute à une autre, il va nous rejoindre ici à notre siège », a annoncé Aboubacar Soumah sous les ovations des enseignants.

A rappeler que la grève des enseignants, appelée par le SLECG, dure depuis le 03 octobre 2018. Les grévistes réclament un salaire mensuel de 8 millions de francs négociables. Le gouvernement avait jusque-là refusé de négocier avec le syndicat autour de cette revendication principale, optant dans un premier temps pour des mesures parallèles.

Et puis, face à l’intransigeance des enseignants, les autorités ont passé par des menaces, intimidations, allant jusqu’à geler les salaires des grévistes pour les obliger à retourner en classes. Toutes choses qui n’ont pas dissuadé les responsables du SLECG et la plupart des membres du syndicat. Ces derniers pourraient donc avoir une certaine délivrance ce lundi, 07 janvier 2019 si le protocole d’accord annoncé parvient à être signé.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tél. : 620213977

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Horoya AC VS Espérance de Tunis : un communiqué sur la vente des tickets

7 janvier 2019 à 13 01 24 01241

A L’OCCASION DU MATCH ALLER COMPTANT POUR LES MATCHES DE GROUPE DE LA LIGUE DES CHAMPIONS TOTAL CAF 2018/2019, LE HOROYA ATHLETIC CLUB INFORME SES SUPPORTERS, LE PUBLIC DE GUINÉE, AINSI QUE LES PASSIONNES DU FOOTBALL, QUE LES TICKETS DU MATCH L’OPPOSANT L’ESPÉRANCE SPORTIVE DE TUNIS CE VENDREDI 11 JANVIER A 16 HEURES AU STADE DU 28 SEPTEMBRE, SERONT VENDUS A PARTIR DU MERCREDI 09 JANVIER 2019 AU STADE DU 28 SEPTEMBRE.

NOUS INFORMONS LES SUPPORTERS ET LES PASSIONNES DU FOOTBALL QUE POUR SOUTENIR LE HOROYA ATHLETIC CLUB DE CONAKRY, CHACUN DEVRA ACHETER SON TICKET OU SON BRACELET, CAR L’ENTRÉE DU STADE NE SERA PAS GRATUITE.

LES GRADINS SONT VENDUES À 5.000 GNF
LES SECTEURS 1 – 2 – 3 ET 7 – 8 – 9 SONT VENDUS 10.000 GNF
LES SECTEURS 4 – 5 – 6 SONT VENDUS A 15.000 GNF

RENDEZ VOUS A PARTIR DU MERCREDI 09 JANVIER AU STADE DU 28 SEPTEMBRE, ET PROCUREZ VOUS VOS TICKETS.

HOROYA ATHLETIC CLUB DE CONAKRY… ENSEMBLE POUR LA VICTOIRE !

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offres d’emplois : GUINEA AIRLINES recrute

7 janvier 2019 à 12 12 42 01421

Poste à pourvoir : PERSONNEL DE CABINE

Période de soumission des candidatures : Du 02 au 11 Janvier 2019

Adresse pour postuler: Par e-mail à guiairgrh@gmail.com ou à L’adresse suivante : Quartier Manquépas Commune de Kaloum, B.P : 6641

Compétences requises

Avoir fait au minimum la 12ème année ou un niveau équivalent avec un minimum d’une (1) année d’expérience comme agent de service clientèle ou tout autre domaine lié à la gestion des clients. Ou avoir un certificat du niveau 12ème ou un diplôme équivalent avec un minimum d’une (1) année d’expérience comme agent de service clientèle ou tout autre domaine lié à la gestion des clients.

Age limite : 18-30 ans inclusivement

Taille : une taille minimum de 1m59

Poids : proportionnel à la taille

Compétence en langue Anglaise : Niveau III

N.B : la connaissance d’une langue autre que l’anglais est un atout.

Poste à pourvoir : UN MAGASINIER

Période de soumission des candidatures : Du 02 au 11 Janvier 2019

Adresse pour postuler: Par e-mail à guiairgrh@gmail.com ou à L’adresse suivante : Quartier Manquépas Commune de Kaloum, B.P : 6641

Compétences requises

Avoir au minimum un diplôme universitaire ou une certification de niveau IV ou un diplôme équivalent dans l’un des domaines suivants : Gestion des achats et des approvisionnements / Gestion / Gestion des affaires / Logistique et Gestion de la chaine d’approvisionnement / Logistique / Logistique et approvisionnement / Administration des affaires / Marketing ou tout autre domaine d’étude connexe avec une expérience minimum d’une année dans la gestion de magasin ou à un poste similaire.

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Acquis et avenir d’ADLAM en Guinée : les précisons de son vice-président, Sounoussy Diallo

7 janvier 2019 à 11 11 40 01401

Les travaux de l’Assemblée générale de l’Association Winden Janguen ADLAM se poursuivent à Koundara. Les initiateurs de ce système d’écriture en Poular poursuivent sa vulgarisation. Dans une interview accordée à l’envoyé spécial de Guineematin.com, le vice-président de l’Association Winden Janguen ADLAM, Mamadou Sounoussy Diallo, enseignant chercheur à l’Université de N’Nzérékoré, est revenu sur les acquis et sur les perspectives de cette écriture.

Guineematin.com : comment se porte aujourd’hui ADLAM en Guinée ?

Mamadou Sanoussy Diallo

Mamadou Sounoussy Diallo : ADLAM, à l’instar des autres systèmes d’écriture que notre pays dispose, se porte à merveille dans notre pays. C’est une association qui couvre toute l’étendue du territoire national. De Conakry à Yomou, nous avons des représentants et des centres d’apprentissages qui sont en train de faire le combat au sein de la Nation, celui de lutter contre l’analphabétisme, tant en milieu urbain qu’en milieu rural et parmi les couches vulnérables que sont les femmes et les enfants. Donc, notre association est en train de faire une activité que l’Etat guinéen a prescrit dans sa politique, celle de la lutte contre l’analphabétisme et l’ignorance dans le pays.

Guineematin.com : vous avez choisi Koundara pour abriter les travaux de la 4ème session de votre Assemblée générale. Qu’est-ce qui a prévalu au choix de cette ville ?

Mamadou Sanoussy Diallo : ce qui a prévalu au choix de Koundara, les raisons sont nombreuses et diverses. Nous avons d’abord sa position géographique entre le massif du Fouta et les plaines de la Basse Côte. Et c’est une population mosaïque, diverse dans sa culture, dans sa configuration linguistique. Nous avons choisi Koundara, parce que Koundara était l’une des préfectures qui a accepté très tôt de piloter, de vulgariser et d’écrire ADLAM. Koundara a formé beaucoup d’apprenants et a même vulgariser au de-là du pays. C’est Koundara qui a envoyé ADLAM au Sénégal, au Mali, en Guinée-Bissau, en Gambie. Et comme notre système d’écriture ADLAM n’est pas fait pour une communauté, n’est pas fait pour une région, n’est pas fait pour une préfecture, n’est pas fait pour un individu, c’est pour toute la Guinée, pour tous ceux qui sont épris de lutter contre l’ignorance, de valoriser nos langues nationales, c’est pour ça que nous avons choisi Koundara avec sa multi-dimensionnalité culturelle, linguistique, religieuse et social. Donc, Koundara est pour nous un pont entre le reste de la Guinée et la Basse Côte.

Guineematin.com : que peut-on retenir comme acquis de cette écriture dans notre pays ?

Mamadou Sounoussy Diallo : les acquis sont très importants. D’abord, ça permet de garantir la souveraineté linguistique de notre pays et ça permet aussi de sauver nos langues nationales qui sont en train de s’effriter devant les nouvelles technologies de l’information. Alors, ça a permis encore à la Guinée de se hisser parmi les nations innovatrices, ça a permis de lutter contre l’analphabétisme. Aujourd’hui, des gens qui ne savaient ni lire ni écrire, savent lire ce qui se passe dans les journaux, savent lire ce qui se passe dans la science dans la religion et dans leur propre langue. Ils deviennent de facto leurs propres maîtres. Alors, ça c’est un acquis important pour nous. Lorsque les gens savent lire et écrire, cela permet d’asseoir la base du développement national durable. Ensuite, nous avons pu écrire beaucoup de choses qui étaient ignorées par les autres scientifiques, par les autres langues. Nous avons pu rétablir certaines choses, certains concepts qui n’étaient pas bien prononcés. Nous avons aussi écrit assez d’ouvrages de sciences tels que l’électricité, la grammaire, la médecine, etc. Donc en Guinée, c’est l’acquis là que nous avons. L’autre acquis est que chaque année, nous organisons des assemblées générales qui permettent d’harmoniser les points de vue. Nous organisons aussi la journée nationale de l’alphabétisation qui permet au peuple de Guinée de sortir de l’ignorance. Sur le plan international, nous avons conquis beaucoup de territoires qui ne savent pas lire ni en arabe ni français, mais aujourd’hui, qui savent lire et écrire dans leurs langues. Nous avons aussi di côté de la technologie aujourd’hui, tous les Androïd à partir de 7, ont dans leur configuration, nous avons le clavier que Google a conçu pour nous. Donc, à l’image des autres caractères du système d’écritures, nous sommes aussi là pour mettre à l’Etat à côté du français, de cultiver le peuple de Guinée et de lutter contre l’ignorance.

Guineematin.com : quel avenir pour ADLAM en République de Guinée ?

Mamadou Sounoussy Diallo : ADLAM a un grand avenir en Guinée. Nous souhaitons que cela soit supporté et appuyé par tous. L’atout c’est quoi ? C’est que nous avons misé sur les jeunes, les enfants. Parce que les enfants d’aujourd’hui, sont les adultes de demain. Ensuite, nous avons aussi misé sur les femmes. Les autorités disent toujours, les scientifiques aussi le confirment, que les femmes sont les baromètres du développement. Alors, lorsque les femmes sont instruites, le développement, la paix, l’unité nationale et la cohésion sont assurés. Nous avons aussi misé sur la communauté rurale. Vous savez que la population guinéenne est en majorité rurale. Et la population qui est en majorité rurale, elle est informée, elle est éduquée, elle est instruite dans sa propre langue, nous pensons que le développement sera une réalité, l’unité nationale sera une réalité, la paix sera une réalité, le développement en sera aussi. Je pense que si nous avons pu conquérir les enfants, les jeunes, les femmes, les milieux ruraux, sans occulter les milieux urbains, alors nous sommes en train de faire ce que peut aider notre pays. Nous avons pensé qu’il faut traduire les textes juridiques de notre pays, telle que la Constitution. Parce que si le peuple connait le contenu de notre Constitution, il sera respectueux des principes démocratiques et du fonctionnement de l’Etat. Mais aussi, ce peuple saura défendre ses droits et ses devoirs. Alors, nous avons traduit la Constitution, nous avons traduit le code des routes, le code de l’environnement, le code des collectivités, le code de l’enfant. Et, nous sommes sur un projet ambitieux, celui du code civil lorsqu’il sera promulgué par le président de la République.

Propos recueillis par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Marche du SLECG : plusieurs enseignants arrêtés à Conakry

7 janvier 2019 à 11 11 21 01211

Pour la énième fois, la marche appelée par le SLECG n’a pu avoir lieu ce lundi, 07 janvier 2019. Elle a été étouffée, comme les précédentes, par les forces de l’ordre, massivement déployées sur l’autoroute Fidel Castro de Conakry. Plusieurs manifestants ont été arrêtés, a appris Guineematin.com d’Aboubacar Soumah, le leader du syndicat des enseignants.

A l’appel de leur syndicat, plusieurs enseignants ont rallié l’autoroute Fidel Castro ce lundi matin pour protester contre le gel de leurs salaires et exiger l’ouverture de négociations avec le gouvernement pour trouver un accord sur la crise qui secoue le secteur éducatif guinéen depuis plus de trois mois maintenant. Mais, les enseignants n’ont pas pu tenir leur marche. Les forces de l’ordre déployées en grand nombre sur le terrain, ont empêché la manifestation.

Plusieurs enseignants, dont des responsables du SLECG, ont été interpellés, a confié à Guineematin.com, Aboubacar Soumah, le secrétaire général du syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée. Selon lui, la plupart d’entre eux ont été arrêtés au niveau de l’aéroport de Conakry, qui était le point de ralliement, alors qu’ils ne marchaient même pas.

Ces arrestations interviennent à un moment où certains annoncent un imminent accord de sortie de crise. Mais, Aboubacar Soumah dément l’obtention d’un accord entre son syndicat et le gouvernement, même s’il confirme que des démarches sont en cours dans ce sens. Il dit avoir rencontré hier dimanche le ministre Tibou Kamara dans l’optique de négocier une sortie de crise.

« J’ai été contacté par Tibou Kamara pour ouvrir des négociations. Nous lui avons dit de passer par l’inspecteur général du travail pour nous saisir formellement. Aucun accord n’est encore signé. Tibou nous a demandé de rester à l’écoute. Il a promis de nous appeler dans la journée sans préciser ni l’heure, ni le lieu », a indiqué me leader du SLECG.

Le SLECG exige une proposition concrète du gouvernement, relative à l’augmentation du salaire des enseignants qui est la revendication principale ayant conduit à cette grève. Reste à savoir si le gouvernement de Kassory Fofana va, enfin, sortir de sa fermeté et entendre les enseignants pour permettre la reprise normale des cours dans les écoles.

Abdallah Baldé pour Guineematin.com

Tél. : 628089845

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Ligue 2 : le Loubha FC de Télimélé domine l’Athlético de Coléah

7 janvier 2019 à 10 10 59 01591

Au compte de la 3ème journée du championnat de la Ligue Guinéenne de Football Professionnel (ligue 2), le Loubha FC de Télimélé a battu l’Athlético de Coléah hier, dimanche 06 janvier 2019. Une victoire qui permet à l’équipe de Télimélé d’engranger les 3 points de la victoire et de totaliser cinq points dans sa gibecière, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Avant ce match, le club de Télimélé ne comptait que deux points, obtenus lors de ses deux sorties contre le Manden FC de Siguiri et le Milo FC de Kankan. Des matches qui s’étaient soldés par le même score nul et vierge (0 à 0).

Pour cette 3ème journée, le Loubha FC s’est imposé sans difficultés sur le score de 3 buts à 1. Avec cette victoire, les poulains de l’entraîneur, Mohamed Barry, se positionnent bien dans le championnat avec 5 points.

Une situation qui satisfait Mohamed Barry, le président du club de Loubha FC Télimélé. « Avec cette large victoire, j’ai un sentiment de satisfaction dans la mesure où le Loubha FC a fait un très bon match. Il faut reconnaitre que l’Athlético de Coléah est un club qui vient d’être relégué, il a longtemps duré en ligue 1, donc il a une expérience non négligeable. Mais malgré tout ça là, l’équipe de Loubha était sur place, motivée et elle a arraché les trois (3) points ».

Par ailleurs, cette victoire donne de l’appétit au Loubha FC qui commence déjà à rêver à la Ligue 1. « La suite du championnat, nous allons jouer contre Étoile de Guinée, le mercredi 09 janvier à domicile. Les joueurs sont motivés par ce qu’ils sont mis dans toutes les conditions. L’objectif cette année, c’est la montée en ligue 1. Nous avons acheté de bons joueurs et surtout à domicile nous avons un public qui a envie d’aller de l’avant. Nous voulons vraiment que les équipes défilent à Télimélé », a laissé entendre Mohamed Barry.

Abdourahmane Condé

De son coté, Abdourahmane Condé, entraîneur principal de l’Athlético de Coléah, dénonce les facteurs qui ont favorisé la défaite de son équipe. « J’ai un sentiment de déception. Le Loubha FC nous a battu par un score de trois buts à un. Le premier facteur de notre défaite est que nous sommes chez un adversaire qui a une pelouse impraticable. Cela a beaucoup joué sur nous. Aussi, quand on est en déplacement, les matchs ne sont pas supervisés par les délégués responsables du football, les arbitres font du n’importe quoi. Certains joueurs, c’est leur premier match depuis le début du championnat. Je pense que c’est eu égard à tout ça là que nous avons été battus. C’est un championnat, nous sommes à la troisième journée, rien n’est joué d’abord. Je reconnais que mon adversaire est de taille. C’est un groupe très jeune, malgré qu’ils ne soient pas fort techniquement, mais ils tiennent physiquement. Ils doivent travailler dans l’aspect technique », martèle le coach de l’Athlético de Coléah.

Idrissa Baldé

Le chargé de communication de Loubha FC, Idrissa Baldé, remercie la population de Télimélé, sortie massivement pour supporter les poulains de Mohamed Barry.

De Télimélé, Ousmane Dieng pour Guineematin.com

Tél. : 622525250

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Risque d’implosion à Siguiri : l’intronisation d’un doyen des sages divise la préfecture

7 janvier 2019 à 10 10 06 01061

Les différentes localités de Siguiri s’opposent depuis plusieurs semaines autour de l’intronisation d’un « Diamanatigui », nom donné au doyen des sages de la préfecture. L’initiative du Sötikèmo de Dankakorö, district situé à 3 kilomètres de la commune urbaine, divise sérieusement la préfecture et risque de provoquer une implosion, a appris le correspondant de Guineematin.com à Siguiri.

Le 10 janvier prochain, c’est la date choisie par les partisans de Fadama Magassouba, le Sötikèmo de Dankakorö, pour l’introniser comme doyen des sages de Nouka (toute la contrée de Siguiri). La démarche est loin d’être consensuelle, mais Fadama Magassouba compte bien aller au bout de son initiative.

« C’est Siguiri qui a créé le problème dans cette affaire. J’ai envoyé une commission aux sages de Siguiri après la mort du colonel Fodé (ancien doyen) pour leur dire de venir pour que nous discutions autour de son remplacement. Quand ils sont venus, je leur ai demandé d’accepter qu’on se concerte avec toutes les localités de Nouka pour trouver le doyen de toute la zone.

C’est-à-dire que Siguiri aura son Sötikèmo, Dankakorö et tous les autres auront également les leurs, et on aura maintenant un Diamanatigui (le doyen de toute la préfecture). Mais, depuis cette première rencontre, ils ne se sont plus présentés à nos réunions avec les autres villages de Nouka. Nous avons tenu des réunions et nous nous sommes mis d’accord pour introniser un Diamanatigui. Et c’est moi que les gens ont choisi pour cela », a indiqué le Sötikèmo de Dankakorö.

Dans la commune urbaine de Siguiri, les sages désapprouvent catégoriquement cette initiative. Elhadj Dramane Magassouba, le doyen de la ville, parle d’une démarche incendiaire et appelle à l’intervention des autorités pour l’empêcher. « Sur invitation de Fadama (le doyen de Dankakorö), je suis allé à Dankakorö et il m’a proposé de surseoir à mon intronisation comme doyen de Siguiri pour qu’on puisse introniser un Diamanatigui sur tout Nouka, je lui ai répondu que c’est impossible.

Lors de mon intronisation il n’est pas venu, et aujourd’hui ils veulent introniser un Diamanatigui. Ce à quoi nous, nous sommes opposés. J’ai déjà écrit aux autorités de Siguiri pour leur demander de prendre toutes les précautions pour empêcher cette démarche qui risque de mettre le feu à Siguiri », a-t-il dit.

Du côté des autorités, personne ne s’est prononcé encore sur le sujet. Pendant ce temps, la tension et les risques d’affrontements sont palpables sur le terrain.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Tentative de coup d’Etat au Gabon : les mutins ont été « arrêtés », selon le gouvernement

7 janvier 2019 à 9 09 59 01591

Comme indiqué dans une de nos précédentes dépêches, des militaires ont lu un communiqué à la radio nationale gabonaise, annonçant vouloir mettre en place un « conseil de la restauration ». Ce communiqué lu par le lieutenant de la garde républicaine Obiang Ondo Kelley demandait aux gabonais de sortir dans la rue pour marquer la fin du régime Bongo.

Mais, peu après, c’est le porte-parole du gouvernement gabonais qui a indiqué à l’AFP que « le calme est revenu, la situation est sous contrôle ».
Guy-Bertrand Mapangou a ajouté que sur un commando de cinq militaires qui avaient pris le contrôle de la radio-télévision nationale dans la nuit de dimanche à lundi et appelé à un soulèvement, « quatre ont été arrêtés, un est en fuite ».

Le 24 octobre, alors qu’il se trouvait en Arabie saoudite, le président Bongo, victime d’un AVC, a été hospitalisé à Ryad où il a été soigné pendant plus d’un mois avant d’être transféré à Rabat, où il se trouve toujours en convalescence. La Cour constitutionnelle a transféré en partie des pouvoirs du président au Premier ministre et au vice-président ; mais, la vacance du pouvoir n’a pas été déclarée au Gabon.

A suivre !

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Tentative de coup d’État au Gabon : « Garantir au peuple gabonais une transition démocratique »

7 janvier 2019 à 9 09 04 01041

Des militaires ont lu un communiqué à la radio nationale et annoncent vouloir mettre en place un « conseil de la restauration ». C’est le lieutenant de la garde républicaine Obiang Ondo Kelley qui lit ce communiqué.

Dans ce communiqué, les militaires déclarent avoir été déçus par le message à la Nation du président de la République Bongo Ali, le 31 décembre 2018. Ces militaires de la garde républicaine appellent les autorités compétentes à rejoindre le mouvement dit « patriotique pour la libération du Gabon » appelé MPJFDS (Mouvement Patriotique des Jeunes des Forces de Défense de Sécurité du Gabon) afin de redonner le pouvoir au peuple.

Le président gabonais Bongo Ali est actuellement à Rabat : victime d’un AVC le 24 octobre dernier, le chef de l’Etat s’était exprimé pour la première fois depuis le début de sa convalescence dans une vidéo enregistrée à Rabat et diffusée lundi soir le 31 décembre 2018, par la présidence gabonaise.

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Football : la CAN 2025 attribuée à la Guinée (officiel)

7 janvier 2019 à 8 08 05 01051

Plus de suspense désormais. La Guinée va organiser la CAN 2025 au lieu de celle 2023 qui lui était initialement attribuée. C’est le président de la CAF en personne qui l’a annoncé dimanche soir à Conakry, à l’issue d’une visite qu’il a effectuée avec le président de la FIFA en Guinée, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Le président de la FIFA, Gianni Infantino, et celui de la CAF, Ahmad Ahmad, ont eu une journée chargée à Conakry hier, dimanche 06 janvier 2019. Les dirigeants du monde footballistique ont effectué des visites de terrain et rencontré les autorités guinéennes pour parler du développement du football en Guinée. Parmi les sujets qu’ils ont évoqués avec les autorités du pays, dont le président de la République lui-même, figure le décalage des CAN 2019, 2021 et 2023.

Et selon le président de la CAF qui s’est exprimé en conférence de presse au terme de cette visite, le chef de l’Etat guinéen, Alpha Condé, a donné son accord pour que la Guinée puisse abriter désormais la CAN 2025 au lieu de celle 2023 qui lui avait été initialement attribuée. « Après l’attribution en 2014 des CAN 2019, 2021 et 2023 respectivement au Cameroun, à la Côte d’Ivoire et à la Guinée, nous (CAF) avons constaté que seulement le Cameroun a entamé la réalisation des infrastructures.

Donc, nous avons décidé de repousser les différentes organisations de deux ans. La proposition a été soumise au président du Cameroun, Paul Biya, il a accepté, et aujourd’hui le président guinéen, monsieur Alpha Condé, a aussi accepté ce décalage. Cela veut dire que la CAN sera organisée en Guinée en 2025», a déclaré le malgache Ahmad Ahmad.

Le président de la Confédération Africaine de Football a confirmé que le pays hôte de la CAN 2019 sera connu le 09 janvier. Seules l’Egypte et l’Afrique du Sud sont en lice pour organiser cette première Coupe d’Afrique des Nations à 24 équipes.

Abdoul Aziz Sow pour Guineematin.com

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