Assassinat de Hamidou : la partie civile réclame 5 milliards à Kaly

8 janvier 2019 à 21 09 08 01081

Le procès du Capitaine Kaly Diallo, poursuivit pour l’assassinat de Thierno Hamidou Diallo, lors d’une manifestation de l’opposition républicaine, se poursuit au tribunal criminel de Dixinn, délocalisé à la mairie de Ratoma. L’audience de ce mardi, 08 janvier 2019, a été consacrée aux plaidoiries de la partie civile. L’avocat réclame la somme de 5 milliards de francs guinéens, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

C’est la partie civile qui a ouvert le bal dans cette phase cruciale des plaidoiries et réquisitions des parties au procès. Le Capitaine Kaly Diallo est accusé d’avoir ôté la vie à Thierno Hamidou Diallo à Bambéto, à l’occasion de la marche de l’opposition républicaine, organisée le 16 août 2016.

Dans sa plaidoirie, le conseil de la partie civile, maitre Alsény Aissata Diallo a eu à rappeler les circonstances dans lesquelles Thierno Hamidou Diallo a été tué par balle ce jour aux environs de 17 heures. Il a également fait cas d’une autre femme, blessée le même jour mais décédée 3 mois plus tard, et de deux autres personnes blessées par balle le même jour.

« Au cours de cette manifestation, le Capitaine Kaly a été déployé pour maintenir l’ordre. Mais ce jour, il a vidé le chargeur de son fusil sur les victimes. Il a tiré a bout portant ce jour sur feu Thierno Hamidou Diallo et feue Mariama Bhoye Diallo. Ensuite il a blessé avec son arme Elhadj Oury Telly Diallo et Mamadou Moussa Diallo. Donc, nous partie civile on s’en prend à Kaly Diallo qui était seul agent armé ce jour et qui a fait usage de son arme. C’est pourquoi, on lui demande un montant symbolique de 5 milliards de francs guinéens pour calmer la famille de feu Hamidou Diallo et les enfants de feue Mariama Bhoye Diallo. Vous ordonnerez aussi la contrainte par corps pour qu’il paye cette modique somme », a plaidé le conseil de la défense, maitre Alsény Aissata Diallo.

L’avocat a rappelé dans ses plaidoirie que depuis 2010, année à laquelle le professeur Alpha Condé est arrivé au pouvoir, jusqu’à nos jours, il y a eu plus de 104 personnes tuées par les forces de l’ordre à l’occasion des manifestations politiques.

Après cette plaidoirie, le tribunal a renvoyé l’affaire à la semaine prochaine pour les plaidoiries de la défense et les réquisitions du procureur.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 654 416 922/664 413 227

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Refus d’agrément du MoDeL ? Aliou Bah et Cie attaquent le MATD à la Cour Suprême

8 janvier 2019 à 20 08 39 01391

Le Mouvement Démocratique Libéral (MoDeL), dirigé par Aliou Bah, s’engage dans une procédure judiciaire contre le Ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation (MATD). Après avoir déposé une demande d’agrément auprès dudit ministère, le MoDeL n’a obtenu aucune réponse depuis plus de 4 mois. Le MoDeL s’est résolu, à travers ses avocats, à faire recours à la Cour Suprême, pour rentrer dans ses droits, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

A travers une conférence de presse animée ce mardi, 08 janvier 2019, les responsables du Mouvement Démocratique Libéral ont exprimé leur étonnement devant le refus du MATD de délivrer un agrément pour la formation politique, déjà dotée d’un récépissé. Selon eux, le délai réglementaire étant dépassé, le MoDeL n’avait pas d’autres choix que de saisir la Cour Suprême pour espérer rentrer dans ses droits.

C’est l’avocat du parti, Maitre Pépé Antoine Lamah, qui a expliqué toutes les démarches menées pour obtenir le précieux sésame. « Nous constatons un refus implicite du ministre de l’administration du territoire de donner l’agrément au parti MoDeL. Pourtant, la demande d’agrément a été déposée le 23 août 2018, suivant lettre signée de monsieur Mamadou Aliou Bah, président du bureau provisoire du parti. Cette lettre, qui a suivi le circuit administratif, a été corroborée et renforcée dans sa valeur probante par un exploit d’huissier, par lequel le parti a, de façon régulière, soumis sa demande d’agrément, accompagnée de toutes les pièces légalement requises. Depuis, l’administration n’a ni délivré l’agrément au parti MoDeL, ni annoncé ouvertement qu’elle refuse l’agrément ».

Pourtant, rappelle maître Pépé Antoine Lamah, a l’effet d’obtenir la confirmation de la régularité du dossier, « le MoDeL a pu obtenir un récépissé, établi le 06 septembre 2018 dans lequel l’exhaustivité des pièces requises du dossier a été récapitulée ».

Mais, a-t-il fait remarquer, « du 23 août au 23 Novembre 2018, quatre vingt dix (90) jours s’étaient déjà écoulés sans aucune notification, ni de rejet ni de d’approbation de la part du MATD. Le délai de 90 impartis à l’administration pour examiner le dossier a expiré. Aucune réserve ou avis de rejet, après ce délai, ne serait donc recevable contre le MoDeL. »

D’ailleurs, maitre Pépé Antoine Lamah parle de refus implicite d’autant plus que « le silence face à la demande du parti a duré quatre mois consécutifs, conformément à l’article 89 de la loi portant statut de la Cour Suprême. C’est pourquoi, le parti MoDeL, suivant recours en date du 02 janvier 2019, reçu au greffe de la Cour Suprême ce même jour, a introduit un recours en annulation contre le refus implicite du ministre de l’Administration du Territoire d’accorder l’agrément au parti… »

En outre, l’avocat a fait savoir que dans le recours adressé à la Cour Suprême, « nous avions égrené plusieurs violations, entre-autres la violation de certaines dispositions de la Constitution, la charte des partis politiques et le pacte international relatif au droit civil et politique ».

Maitre Pépé Antoine Lamah a fini par dire que la Cour Suprême dispose de dix jours pour statuer sur le recours introduit à son niveau.

Pour sa part, Aliou Bah, président du bureau provisoire du parti, a dit que lui et ses amis sont sereins et qu’ils attendent que le droit soit dit par la Cour Suprême. Il dira également que « cette situation ne concerne pas que le MoDeL. Elle interpelle toute la République et tous ceux qui voudraient bâtir un Etat de Droit. Cette attitude de l’autorité s’interprète comme étant un mépris, un manque de respect pour nos libertés et nos droits. Nous sommes conscients que ce régime a beaucoup contribué au recul des acquis démocratiques. Mais, cela ne nous démotive en rien pour continuer le combat ».

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 17 99 17

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Arrestation de 10 militants de l’UFDG à Conakry : Alpha Tess dénonce

8 janvier 2019 à 17 05 15 01151

Dix membres de la jeunesse de l’UFDG sont détenus depuis hier, lundi 07 janvier 2019 à Conakry. Ils ont été arrêtés et incarcérés pour avoir manifesté pacifiquement devant le ministère de l’administration du territoire et de la décentralisation.

Plusieurs jeunes du principal parti d’opposition du pays sont allés protester devant les locaux du département contre la décision du ministre Bouréma Condé, annulant l’élection du maire de Matoto tenue le 15 décembre 2018 et remportée par Kalémodou Yansané, le candidat de l’UFDG. Les forces de l’ordre sont intervenues pour les disperser et ont procédé à plusieurs interpellations.

Guineematin.com vous propose ci-dessous le témoignage (avec vidéo) d’Alpha Tess Diallo, membre de la jeunesse de l’UFDG et l’un des organisateurs de la manifestation.

« Au niveau de la jeunesse de l’UFDG, puis que nous avons constaté qu’il y a un silence coupable des autorités sur cette question, nous avons décidé d’aller interpeller monsieur Bouréma Condé, le ministre de l’administration du territoire et de la décentralisation, pour lui rappeler que c’est Kalémodou Yansané qui a remporté l’élection du 15 décembre dernier et que la loi ne lui permet pas d’annuler cette élection (…). Nous sommes allés avec des pancartes pour manifester pacifiquement devant le ministère de l’administration du territoire.

Mais, comme d’habitude, les forces de l’ordre sont intervenues pour nous disperser, et elles ont arrêtées 11 personnes, dont l’honorable Mohamed Bakary Keïta, le secrétaire général du comité national de la jeunesse de l’UFDG. Ils ont été conduits à la DPJ où ils ont entendus. Dès que les officiers de police judiciaires ont su que l’honorable Bakary est député, ils lui ont dit de libérer les locaux parce qu’ils savent qu’il bénéficie de l’immunité parlementaire.

Les 10 autres sont toujours détenus : 7 se trouvent à la DPJ et les 3 autres sont déjà à la maison centrale (…). Ils sont détenus illégalement parce que leur seule faute, c’est d’avoir exercé un droit constitutionnel. Mais, cela ne va nullement nous dissuader. Nous n’allons jamais baisser les bras. Nous continuer à nous faire entendre jusqu’à ce que le pouvoir reconnaisse la victoire de Kalémodou Yansané et qu’il l’installe à la tête de la mairie de Matoto ».

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Football: l’Egypte organisera la CAN 2019

8 janvier 2019 à 13 01 01 01011

C’est finalement l’Égypte qui organisera la coupe d’Afrique des champions (du 15 juin au 13 juillet 2019), a indiqué la Confédération africaine de football (CAF) ce mardi, 8 janvier 2019, à Dakar. Comme on le sait, l’Egypte était en course avec l’Afrique du sud, après le retrait du Cameroun,en raison des retards dans les travaux de préparation.

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Marché d’Enta : étrange cohabitation entre vendeuses et ordures

8 janvier 2019 à 12 12 18 01181

Ce n’est un secret pour personne que les marchés de Conakry sont des endroits très sales. Mais, la réalité est beaucoup plus triste et déplorable au niveau du marché d’Enta dans la commune de Matoto. Sur place, de nombreuses vendeuses font leur petit commerce dans les tas d’immondices. Ces dames disent être obligées de s’asseoir sur les lieux et les autorités du marché se montrent impuissantes face à cette situation, a constaté un reporter de Guineematin.com qui s’est rendu sur place.

La réalité est triste, mais elle tend à passer inaperçue, puisque devenue habituelle. Chaque jour, plusieurs dizaines de femmes viennent étaler leurs condiments aux abords d’une véritable montagne d’ordures avec ses odeurs nauséabondes et les mouches qui tournent autour. Certaines vendeuses s’asseyent même sur les immondices pour vendre. La situation est difficile à vivre mais ces dames en sont bien habituées.

Kadiatou Fofana

Et elles ne sont pas prêtes à quitter les lieux. Car, même si elles se plaignent de cette situation, elles se disent obligées de faire avec. « Avant, cet endroit était propre. Et même actuellement, le dernier samedi de chaque mois, des gens viennent ramasser toutes les ordures qui sont là, mais c’est la nuit que d’autres personnes viennent déverser encore des ordures ici. Moi, j’étais à l’intérieur du marché, mais ils nous ont dit de quitter parce qu’ils veulent construire des bâtiments là-bas, c’est pourquoi je suis là. Je m’assois ici pour subvenir aux besoins de ma famille. Nous souffrons beaucoup ici, mais n’avons pas le choix », explique Kadiatou Fofana, cheffe des vendeuses.

Fanta Condé

Tout comme elle, Fanta Condé, une autre vendeuse, dit n’avoir pour l’heure aucun autre choix que de rester sur les lieux. « Ce n’est pas notre choix de nous asseoir à côté des ordures pour vendre. Nous nous asseyons ici parce qu’on n’a pas de place. Quand nous payons nos taxes, ils disent qu’ils vont venir ramasser les ordures, mais on ne les voit pas », a-t-elle confié.

De leur côté, les autorités du marché se disent lassées de s’occuper de cette affaire. Hadja Hawa Condé, l’admiratrice du marché d’Enta, dit avoir tout fait pour que les vendeuses quittent les lieux où se trouve le dépotoir, mais sans succès.

Hadja Hawa Condé

Aujourd’hui, elle se dit impuissante face à cette situation. « Ce n’est pas moi qui les ai installées là-bas, ce sont elles-mêmes qui sont allées s’installer sur les lieux. Et nous avons tout fait pour qu’elles quittent là-bas, mais en vain. Une équipe est allée ramasser leurs bagages pour les envoyer ici (au bureau de l’administration du marché), impossible, les policiers sont venus les déguerpir, impossible. Qu’est-ce que moi je peux faire si les militaires, les policiers, sont fatigués ? Dès que tu touches une d’entre elle, elle te dit : mon mari ne travaille pas, mon fils a fini d’étudier il n’a pas trouvé du travail. Qu’est-ce que je peux faire en tant que femme ? Vraiment je n’ai pas de solution pour ça », a dit la responsable du marché.

Pour les vendeuses en tout cas, la solution n’est pas de les déguerpir mais plutôt de déplacer le dépotoir d’ordures. Toutes celles qui ont accepté de nous parler ont plaidé pour une telle démarche.

Fatoumata Djouldé Diallo pour Guineematin.com

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Dembo sur la CENI : vers une crise au sein de l’opposition (interview)

8 janvier 2019 à 12 12 16 01161
Elhadj Dembo Sylla, premier V/P de l’UDG et vice-président de l’Assemblée nationale

L’actualité politique nationale est dominée actuellement par la recomposition en vue de la CENI, avant le début du processus d’organisation des élections législatives. Les acteurs de la classe politique et de la société civile s’activent en ce moment à l’interne pour désigner les personnes devant les représenter au sein de la nouvelle commission électorale. Si cette opération devrait, à priori, se passer sans problème au sein de la mouvance présidentielle, ça ne devrait pas être le cas du côté de l’opposition. Et pour cause, les membres de l’opposition républicaine, groupe dirigé par Cellou Dalein Diallo, ne reconnaissent pas les autres partis qui se réclament de l’opposition mais qui ne sont pas derrière le chef de file de l’opposition guinéenne, comme l’UFR de Sidya Touré.

C’est en tout cas ce qui ressort d’un entretien que l’honorable Dembo Sylla, vice-président de l’UDG et membre de l’opposition républicaine, a accordé à un journaliste de Guineematin.com hier, lundi 07 janvier 2019. Pour lui, seuls les partis qui combattent aux côtés de Cellou Dalein Diallo sont les vrais partis d’opposition en Guinée. Et par conséquent, sont les seuls habilités à désigner des représentants au nom de l’opposition. On peut s’attendre donc à des grincements de dents entre les camps des deux anciens Premiers ministres de Lansana Conté.

Guineematin.com vous propose ci-dessous notre entretien avec le député Dembo Sylla.

Guineematin.com : l’actualité politique guinéenne est marquée aujourd’hui par la recomposition de la CENI conformément à la nouvelle loi. L’heure est actuellement à la désignation des représentants des différentes parties concernées. Qu’en est-il au sein de l’opposition républicaine à laquelle vous appartenez ?

Elhadj Dembo Sylla

Honorable Dembo Sylla : je rappelle que selon la loi, il est accordé à l’opposition républicaine 7 places sur les 17 de la composition de la CENI. Je crois qu’au moment venu, le ministre de l’Administration du territoire s’adressera au chef de file de l’opposition pour lui demander la désignation des représentants de l’opposition républicaine à la CENI. Vous savez bien que la loi qui régit cette désignation a déterminé les partis qui peuvent envoyer à la CENI leurs représentants.

Les conditions sont définies dans la loi : il faut avoir participé aux deux grandes élections dernières avant la mise en place de cette CENI, avoir deux députés au moins à l’Assemblée nationale mais aussi avoir les compétences pour les personnes qui doivent être désignées.

Nous, en tant qu’Union Démocratique de Guinée (UDG), membre de l’opposition, nous remplissons les conditions qui nous permettent de désigner le moment venu, c’est-à-dire lorsqu’on sera saisi par le chef de file de l’opposition, nous désignerons notre représentant. Nous avons déjà suffisamment de ressources humaines, et comme ça nous désignerons la personne ou les personnes qui nous serons demandé pour faire partie de l’équipe de l’opposition républicaine à la CENI.

Guineematin.com : vous parlez toujours de « l’opposition républicaine » alors qu’on sait qu’il y a d’autres partis qui ne sont pas membres de cette frange de l’opposition guinéenne qui remplissent aussi les critères définis. Je veux parler notamment de l’UFR.

Honorable Dembo Sylla : de ma compréhension, j’entends par opposition, toute celle qui, selon la loi, s’oppose fondamentalement à la gouvernance du parti au pouvoir. Juridiquement ou politiquement parlant, on est opposition que lorsqu’on ne partage pas le mode de gouvernance du parti du pouvoir. Mais, lorsqu’on s’implique dans la gestion du pouvoir de façon socio-administrative, politique, financière, etc. avec le parti au pouvoir, dans les définitions que je connais ou qu’on m’a apprises dans les universités et dans les écoles de droit et de politique, vous faites partie de la mouvance, de la gouvernance.

Donc, l’opposition c’est celle qui critique, qui n’est pas d’accord sur le mode de gestion de l’Etat par le parti au pouvoir. Et ces partis se trouvent aujourd’hui regroupés au sein de l’opposition républicaine et ont à leur tête le chef de file qui est l’honorable, Elhadj Cellou Dalein Diallo.

Guineematin.com : vous voulez dire donc que l’UFR n’aura pas de représentants parmi les 7 places accordées à l’opposition ?

Honorable Dembo Sylla : une fois encore, je ne désigne pas tel ou tel parti. C’est vrai qu’on entend beaucoup de partis dire qu’ils sont dans l’opposition plurielle, qu’ils ne sont pas dans la file. De ma compréhension et en tant qu’homme de droit, ça se distingue très bien : ou on participe à la gestion de l’Etat avec le parti au pouvoir avec le Président qui organise les élections, en ce moment, on est de son obédience, ou on ne participe pas à sa façon de gouverner le pays, on voit autrement son mode de gouvernance, on est dans l’opposition.

Et depuis que nous agissons dans l’opposition républicaine, tous les partis qui sont là, ce sont des partis qui n’ont rien à avoir avec le gouvernement actuel du Président de la République et de son parti, le RPG Arc-en-ciel et tous les autres qui ont décidé de venir avec lui pour apporter leur contribution à la gestion du pouvoir. Ce à quoi nous, on est opposé.

Guineematin.com : mais l’UFR ne participe plus aujourd’hui à la gouvernance du pays : Mohamed Tall a été limogé du gouvernement et Sidya Touré a démissionné de son poste de Haut-Représentant du chef de l’Etat. Et c’est un parti qui critique aujourd’hui la façon dont le pays est géré.

Honorable Dembo Sylla : je n’ai pas d’avis sur ça. Je vous dis une fois de plus, il y a des principes, peut-être que c’est une déformation professionnelle. Moi, je suis juriste, j’ai fait des études de droit politique, de droit constitutionnel. Je me cale à ce niveau et sur la base de tous les textes que nous avons en vigueur et qui déterminent qui est de l’opposition et qui est de la mouvance. Donc, celui qui dit qu’il est de l’opposition a des comportements qu’il doit mettre en œuvre sur l’échiquier politique.

Alors franchement, je dis que l’opposition, c’est celle qui ne participe pas du tout à la gestion du pouvoir en quelque forme qu’elle soit avec le parti au pouvoir et avec le Président élu. Et nous, nous sommes dans ce cadre. Au sein de l’opposition républicaine, nous sommes au moins 18 partis politiques. C’est des partis qui sont dans la logique des textes et du droit politique en ce qui concerne la définition d’un parti d’opposition.

Propos recueillis par Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

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Vœux de Mouctar Diallo Ministre de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes à la Jeunesse guinéenne

8 janvier 2019 à 11 11 18 01181
Mouctar Diallo

Chers jeunes, sœurs et frères, compagnons de route et amis

La nouvelle année est l’occasion de célébrer ensemble les liens de fraternité, de solidarité et l’enthousiasme collectif pour le vivre-ensemble. La transition d’une année à une autre, nous ramène avec magie à la lueur d’être tous des citoyens d’une même société, l’espoir qui accompagne notre destin individuel et notre avenir commun. Durant ces premiers jours de 2019, nous prions les uns pour les autres. Alors, permettez-moi de souhaiter à toutes les guinéennes et à tous les guinéens où qu’ils se trouvent dans le monde : santé, bonheur, paix, prospérité et succès car ce n’est pas l’espace où l’on se trouve qui compte réellement mais l’identité et le sentiment de se reconnaître Guinéen, membre d’une nation et une république une et indivisible, composée de différentes cultures qui forment plutôt une belle mosaïque riche et exceptionnelle qu’une entrave à la cohésion sociale. Cette certitude d’une Guinée creuset de différences positives et d’opportunités, nous devons la porter comme la clé d’une harmonie à conserver et à préserver à l’abri de tout message de division. Je souhaite en premier lieu que notre pays soit définitivement à l’abri de toutes les querelles intestines qui peuvent être résolues dans des espaces que notre démocratie difficilement obtenue et qui reste à parachever, propose. Ne voyons plus le passé avec un regard de la revanche, ne considérons plus les mots et le mal de 2018 mais plutôt que chacun revienne, à la faveur de 2019, à de meilleurs sentiments, de meilleures prédispositions, une lucidité et un sens de la responsabilité nourris d’espérances pour ce beau peuple de Guinée : projetons pour nos mères, nos pères, nos frères, nos sœurs, nos jeunes et nos enfants un avenir sans peur, un avenir plus rassurant et plus clairvoyant, un futur proche où chacun a sa place et dont la contribution de chacun est demandée pour une Guinée qui décolle, une Guinée qui progresse, une Guinée bientôt émergente, je le souhaite ardemment. Cet avenir et ce futur ne peuvent se faire que dans la paix et l’unité nationale, avec des mots qui apaisent et non des mots qui enflamment, des mots profondément guinéens comme Travail, Justice, Solidarité, car le développement a lui-même horreur des crises, de l’instabilité et des remous sociaux. Nous devons tous collaborer avec sacrifice et engagement moral pour le devenir heureux de notre chère patrie. Je vous invite tous, chers frères et sœurs guinéens, et j’invite particulièrement notre jeunesse à emprunter les voies qui sauvent et non les pentes qui précipitent vers un désastre collectif.

Chers jeunes compatriotes

Bâtissons l’avenir ensemble. Le Ministère de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes est votre maison. Mes collaborateurs et moi serons toujours disponibles pour vous informer, vous orienter et vous soumettre des outils qui vous faciliteront votre intégration comme acteur de notre société et votre insertion comme potentiel de l’écosystème économique de cette Guinée en pleine mutation. Des changements quotidiens sont dénotés au jour le jour, des perspectives sûres et bénéfiques sont tracées par les orientations de notre Chef de l’Etat, Son Excellence le Professeur Alpha Condé, pour que les jeunes filles et les jeunes hommes de la Guinée soient ceux qui portent le développement social, économique et humain de notre cher pays. Si notre Président a dédié son mandat aux jeunes et aux femmes comme vous tous le savez, cela ne signifie pas qu’il faille tout attendre de l’Etat, cela signifie au contraire un engagement à la fois personnel et collectif des jeunes au quotidien pour prendre leur destin en main et participer pleinement et activement à l’essor de la Guinée : en l’occurrence Le Ministère de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes est là comme structure d’encadrement et institution facilitatrice qui propose des dispositifs fonctionnels et structurels pour stimuler la créativité et le leadership jeune.
Je ne voudrais pas faire des effets d’annonce, mais je puis ici affirmer devant la jeunesse guinéenne que 2019 est déjà une année tremplin pour mettre nos jeunes en valeur et faire briller tous les talents qui s’exercent au quotidien. Plusieurs programmes et projets sont lancés et démarrent effectivement dès ce début d’année : le programme d’Intégration socioéconomique des jeunes INTEGRA, le programme d’opérationnalisation du dividende démographique, le programme de participation des jeunes femmes et jeunes hommes à la gouvernance dans les communes les plus conflictogènes, pour ne citer que ceux là. C’est l’occasion aussi d’adresser nos vifs remerciements à nos partenaires techniques et financiers pour tous leurs importants soutiens à la jeunesse guinéenne.

Chers jeunes,

Les portes du Ministère de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes vous sont toujours largement ouvertes : vous êtes chez vous ! 2019 a commencé, nous continuerons ensemble dans les moments de difficultés comme les moments de réjouissance, dans l’abnégation comme dans la récompense. Car comme le disait l’autre : « Nous travaillons ensemble pour soutenir le courage là où il y a la peur, pour encourager la négociation là où il y a le conflit, et donner l’espoir là où règne le désespoir ».
Sur ces mots : je vous souhaite une heureuse et dynamique année 2019 ! Je prie pour une Guinée paisible et prospère ! Que le bonheur soit avec nous et la paix autour de nous !

Vive la République !

Mes vœux les plus forts et chaleureux à la jeunesse Guinéenne !

Conakry, le 1er Janvier 2019.

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Koundara : l’AG de l’association Winden Janguen ADLAM s’achève sur une note de satisfaction

8 janvier 2019 à 10 10 12 01121

Les rideaux sont tombés sur la quatrième session de l’assemblée générale de l’association Winden Janguen ADLAM, tenue dans la commune urbaine de Koundara. Cette rencontre internationale de promotion et de vulgarisation de la langue pulaar a pris fin hier, lundi 07 janvier 2019, sur une note de satisfaction, a constaté l’envoyé spécial de Guineematin.com à Koundara.

C’est la première fois que la commune urbaine de Koundara abrite l’ assemblée générale de l’association Winden Janguen ADLAM. Durant trois jours, près de 200 personnes venues de différentes préfectures de la Guinée, de certains pays d’Afrique et des Etats-Unis d’Amérique, ont échangé sur les acquis les perspectives de l’alphabet ADLAM, qui permet d’écrire et de lire en langue pulaar. Et, les autorités locales (préfectorales et communales) ont mis à profit cette rencontre, pour rassembler davantage les citoyens du Badiar, qui ne fumaient plus le même calumet à cause des crises politiques que la Guinée a connues au cours des dernières années.

Mamadou Baïlo Diallo

« Koundara a eu deux choses importantes ces jours-ci. Des choses que la préfecture n’avait jamais eues. Il s’agit de cette grande rencontre d’ADLAM. Un évènement qui a permis de réunir environs 200 personnes venues du monde entier, dans notre préfecture, dans une même salle. Ça, c’est une première à Koundara. Ça nous réjouit à plus d’un titre. Nous remercions du fond du cœur les organisateurs. Et, tout le monde est unanime, que cette rencontre a été une réussite. La deuxième chose, c’est que l’objectif du conseil communal que je préside, était de taire les divergences qu’il y avait entre les fils de Koundara. Les rassembler, les unir autour des idéaux de paix. Parce que si tout le monde regarde dans la même direction, les choses peuvent aller de l’avant. Et, cette assemblée générale d’ADLAM a permis de réunir tous les habitants de Koundara. Aujourd’hui, tout le monde monte ensemble et descend ensemble. Nous vous en remercions », a dit le maire de Koundara, Mamadou Baïlo Diallo, lors de la cérémonie de clôture des travaux.

Hassane Sanoussy

Abondant dans le même sens, Hassane Sanoussy, le préfet de Koundara, a remercié et félicité les organisateurs de cette rencontre. Il a aussi invité les habitants de la préfecture à contribuer à l’atteinte des objectifs de cette structure qui fait la promotion de la langue pulaar. « J’avoue que je ne pensais pas qu’on allait organiser comme ça sans bagarre, sans rien. Je voudrais donc remercier les organisateurs et les initiateurs. De cette même tribune, je voudrais remercier une fois de plus monsieur le maire de Koundara.

Du début de cette assemblée jusqu’à la fin, nuit et jour, il est sur pied. Votre auguste assemblée nous a permis de réconcilier tout Koundara. Et, personne ne dira ici que ça a été sur la base ethnique ou régionaliste ou je ne sais quoi. Rien de politique n’a été ça. C’est du social. C’est ce qui fait l’unité nationale. C’est pourquoi nous sommes là. C’est l’objectif de la présence même des services de sécurité. Parce que tous sont fiers de vous. Ça fait partie de la politique du gouvernement de la République », a dit le numéro un de Kounda.

Cette cérémonie de clôture a pris fin par la remise de satisfecits à des personnalités qui ont marqué l’attention des organisateurs, suivie de prières et bénédictions des sages. Rendez-vous est donc pris pour la 5ème édition prévue en janvier 2020 en Gambie.

Ibrahima Sory Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com à Koundara

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Guinée : Dr. Faya du BL demande aux députés de l’opposition de se retirer du parlement

8 janvier 2019 à 10 10 05 01051
Dr. Faya Millimono

L’on s’achemine vers la fin du mandat des députés guinéens alors qu’aucune date n’est en vue pour la tenue des élections législatives. Cet état de fait n’est pas du goût de Dr Faya Millimouno, président du Bloc Libéral (BL) qui craint pour l’avenir démocratique de notre pays, à travers « la banalisation de notre République ». Il l’a dit à l’occasion d’une interview accordée à un reporter de Guineematin.com dans l’après-midi d’hier, lundi 07 janvier 2019.

Guineematin.com : le mandat des députés guinéens arrive à expiration très bientôt. Aucune date n’est n’a été annoncée par les tenants du pouvoir pour la tenue des élections législatives. Que vous inspire cette situation ?

Dr Faya Millimouno : nous sommes clairement devant un autre exemple de banalisation de notre République. Le BL avait pourtant signalé, c’était au début de l’année 2018. On a interpellé la classe politique en publiant une déclaration où nous avions dit qu’il y avait une crise qui pointait à l’horizon et qu’il fallait travailler à l’éviter. Chacun a fait la sourde oreille. Et aujourd’hui, nous sommes effectivement dans une situation où notre assemblée, comme c’est fut le cas lors des derniers moments de Lansana Conté, on avait une assemblée périmée. A la mort de Lansana Conté, on ne pouvait prendre un député périmé pour respecter l’ordre constitutionnel. Ce serait violer davantage la Constitution. Ce qui a donné au boulevard ouvert pour les militaires. Il ne faut pas qu’on continue à banaliser la République. On a l’impression, dans notre pays, que la loi est un encombrement. A partir du mois d’Avril, la Guinée va clairement rentrer en période transitoire. On a difficilement quitté la période transitoire, qui a commencé en 2010. Et encore, nous allons vers une autre période transitoire. La question est de savoir, qu’allons nous faire de cette énième période transitoire pour notre pays ?

Guineematin.com : que faut-il faire alors Dr Faya ?

Dr Faya Millimouno : nous interpellons nos amis qui sont dans cette assemblée. Si de nouveau, ils emboitent le pas à la mouvance présidentielle dans la violation de la loi, il faut se rende à l’évidence qu’il n’y a pas d’alternative en dehors du Bloc Libéral.

Guineematin.com : vous voulez mettre en garde contre une prolongation de leur mandat ?

Dr Faya Millimouno : on a l’impression que les gens commencent à émettre l’idée qu’il y ait une prolongation. La Constitution, ni aucune loi de la République, ne donne droit à un député de prolonger son mandat. Le président de la République non plus n’a pas le droit de prolonger le mandat. Nous sommes clairement entrain de banaliser cette République, et on est entrain de devenir comme une République bananière aujourd’hui. Voilà la situation devant laquelle nous nous trouvons aujourd’hui.

Guineematin.com : quelle solution préconisez-vous pour sortir de cette situation ? Une dissolution du parlement ?

Dr. Faya Millimono

Dr Faya Millimouno : on ne parlera même pas de dissolution, on parle de la disparition. Parce que l’Assemblée est désormais illégitime, illégale. Elle ne peut pas plus parler au nom du peuple, elle ne représente plus les guinéens. Il aurait fallu qu’on organise les élections tel que prévu pour qu’à partir du 05 avril prochain, une autre législature commence. Voilà ce que les gens doivent éviter. Beaucoup sont entrain de dire que le professeur Alpha Condé va organiser une modification de la Constitution pour un 3ème mandat. Il peut ne pas. Peut être qu’il est entrain de trouver une solution en commençant par faire un glissement au niveau de l’Assemblée. Ils sont au nombre de 114. Si les guinéens avalent la pilule de voir le mandat des députés aller au-delà de ce qui leur a été accordé par le peuple de Guinée, il se sentira tout à fait confortable d’aller au-delà de 2020. Et, on peut bien se trouver dans une situation où le professeur Alpha Condé peut rester au pouvoir pendant 5 ans, voire 10 ans sans organiser des élections. On a vu tout ça en Côte d’Ivoire, on est entrain de le vivre aujourd’hui au Congo Kinshasa. Donc, faisons très attention. C’est pour cette raison que nous continuons à interpeller tous ceux qui sont de l’opposition et qui sont à l’Assemblée, c’est le moment de faire une déclaration pour dire « nous remercions le peuple de Guinée pour nous avoir accordé la confiance pendant 5 ans. Notre mandat est terminé, nous n’avons plus de légitimité et nous ne sommes plus légaux. Et donc, nous suspendons. Terminé ». De cette manière, on verra si le RPG, avec ses députés seulement, va continu er la banalisation de la République en nous parlant de prolongation, parce qu’à ce moment là, nous pouvons simplement aller à l’Assemblée nationale, pour fermer portes et fenêtres et dire chacun n’a qu’à se chercher.

Guineematin.com : qui est responsable de cette situation dans laquelle nous nous trouvons aujourd’hui ?

Dr Faya Millimouno : le professeur Alpha Condé est clairement responsable de cela. Il est celui qui a prêté serment de veiller au respect de la Constitution, de faire respecter la Constitution et de veiller au fonctionnement correct des institutions. Aujourd’hui, il y a des institutions qui ne sont plus dignes d’être appelé institution républicaine, d’autres qui sont entrain d’être périmées. On se demande si les gens réalisent le danger qui guette. On est entrain de voir mourir devant nous la démocratie et l’Etat de droit pour lesquels, tant de guinéens ont perdu la vie.

Guineematin.com : si les députés arrivaient à quitter carrément l’Assemblée, est-ce que cela ne donnerait pas au président Alpha Condé un boulevard pour concentrer l’exécutif et le législatif entre ses mains ?

Dr Faya Millimouno : il ne le peut pas, parce que la Constitution ne lui donne pas ce droit. La Constitution ne prévoit pas que le président de la République, pour régner en roi, peut simplement ignorer que l’Assemble nationale a une durée déterminée, et donc laisser l’Assemblée périmer. Il n’a pas ce droit. Et, ça serait clairement une période transitoire qu’il va falloir commencer. C’est à cela que le guinéen que nous sommes devons commencer à réfléchir. Il faut que dans notre pays, que nous cessions de considérer la loi comme un encombrement. Aujourd’hui, nous crions sur tous les toits pour parler de démocratie, d’Etat de droit. Mais en réalité, nous n’y pensons pas. Et quand on se rappelle que tant de guinéens qui sont handicapés, tant de guinéens qui ont perdu la vie, qui ont eu leur dignité pour que la Guinée soit démocratique, ça nous choque.

Propos recueillis par Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628 17 9 17

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Dalaba : Guicopress démarre des travaux de bitumage des voiries urbaines

8 janvier 2019 à 9 09 35 01351

Les travaux de bitumage des voiries urbaines de Dalaba ont été lancés hier, lundi 07 janvier 2018, par l’entreprise Guicopress. Un lancement qui intervient quelques jours après la visite des lieux par le président Alpha Condé, qui avait procédé à la pose de la première pierre desdits travaux, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

C’est désormais une réalité. Les travaux de bitumage des voiries urbaines de Dalaba ont commencé ce lundi, comme l’avait annoncé le président Alpha Condé, lors de sa récente visite au Fouta.

Selon le Directeur du projet, M. Armel, « dans le cadre du désenclavement des villes du Fouta, notamment Labé, Pita, Dalaba, le groupe Guicopress a été retenu pour effectuer les travaux de construction et de bitumage des différentes voiries citées. C’est à l’issue du passage du président de la République que nous avons reçu l’ordre de lancer les travaux. Ce qui explique notre présence à Dalaba ».

A la question de savoir pourquoi l’entreprise a commencé par Dalaba, avant les autres préfectures, monsieur Armel dit que « nous avons sollicité commencer par Dalaba pour deux raisons techniques : premièrement, pour apprécier les matériaux qui sont dans la zone et ; deuxièmement, Dalaba est plus proche de Conakry pour nous permettre d’apprécier les difficultés en termes de mobilisation. Les semaines suivantes nous allons continuer sur les autres villes (Pita et Labé). Présentement, une bonne partie du matériel et du personnel est mobilisé. Nous recruterons le personnel complémentaire ici à Dalaba. Il en sera de même pour Pita et Labé ».

En outre, notre interlocuteur est revenu sur les détails techniques des travaux à exécuter. « En ce qui concerne la consistance des travaux, il s’agit des travaux des voiries urbaines avec des caractéristiques connues, une emprise de 10 mètres, une couche de roulement de 07 mètres, une couche de fondation de 20 cm et une couche de roulement de 05 cm avec des ouvrages d’ assainissement des caniveaux, des dalots d’embellissement. Au jour d’aujourd’hui, les études sont carrément terminées. Nous avons le projet qui a été transmis à la mission de contrôle », a-t-il expliqué.

Pour finir, ce responsable de Guicopress sollicite « l’aide des autorités à tous les niveaux ainsi que la participation de toute la population, parce qu’elle est la première bénéficiaire ».

Depuis Hammady Sow pour Guineematin.com

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Meurtre de Kadiatou Sow : les témoignages de son père

8 janvier 2019 à 9 09 06 01061
Kadiatou Sow

Le procès du ressortissant nigérian accusé d’avoir tué une jeune fille guinéenne du nom de Kadiatou Sow dans un hôtel de Conakry en 2016, tire à sa fin. Les plaidoiries des avocats et les réquisitions du procureur ont eu lieu hier, lundi 07 janvier 2019, devant le tribunal criminel de Dixinn, délocalisé à la mairie de Ratoma, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Cette audience a été marquée par la présence du père de la victime qui était absent au tribunal lors de la première audience. Thierno Moussa Sow est venu pour apporter son témoignage comme l’a demandé la justice. Mais, avant de lui donner la parole, le tribunal a demandé d’abord à l’accusé, Ferdinand Louis Conteh, de revenir sur les circonstances de la mort de Kadiatou Sow. Le nigérian a indiqué qu’il était venu en Guinée pour une mission de trois semaines et qu’il logeait à l’hôtel Hakuna Matata, situé à Kipé dans la commune de Ratoma.

« J’ai occupé la chambre de cet hôtel Hakuna Matata. La nuit, je suis sorti chercher à manger au restaurant Seven Eleven qui se trouve juste à côté.
Etant anglophone, je n’arrivais pas à me comprendre avec le gérant Libanais qui s’exprimait en langue française. C’est dans ces circonstances que la victime Kadiatou Sow est venue me prêter volontairement ses services en qualité d’interprète. J’ai fait ainsi mes achats. Dès que j’ai tourné le dos, elle m’a suivie. Elle m’a demandé ma nationalité et elle m’a invité de venir prendre un verre avec elle. J’ai fait demi-tour avec mon Chawarna en main.

Ainsi, on a bu ensemble et finalement elle m’a suivi dans ma chambre d’hôtel. Je suis rentré dans la douche en la laissant dans la chambre. Brusquement, j’ai entendu un bruit au niveau de la porte principale, je suis sorti de la douche pour demander qu’est-ce qui ne va pas, mais elle a complètement cessé de me répondre en anglais. Elle s’exprimait dans une langue que je ne comprenais pas. C’est ainsi qu’elle a pris mon sexe de ses deux mains, il l’a tiré jusqu’à ce que j’ai perdu complètement conscience. Je l’ai poussée moi aussi pour me sauver. Elle est tombée. Je transpirais et je ne pouvais pas marcher.

J’ai fait des efforts pour venir à côté d’elle, mais elle est restée inerte. J’ai mis de l’eau sur elle pour voir si elle va se remuer, mais elle est toujours restée inerte. C’est ainsi que j’ai tenté d’ouvrir la porte, mais elle était condamner. J’ai appelé finalement le gardien qui est venu ouvrir avec toutes les difficultés. Ce dernier a fait appel aux agents et ils m’ont fait arrêter. Mais c’est Dieu seul qui est mon témoin. Je n’ai pas fait du mal à cette fille », a-t-il expliqué.

Après ces explications, le tribunal a donné la parole au père de la victime. Thierno Moussa Sow a démenti catégoriquement cette version, assurant que sa fille ne parle pas anglais. « Ma fille n’avait pas de mauvais comportements. On vivait ensemble chez moi, c’est moi qui achetais ses habits. Elle ne buvait pas et elle ne parlait pas anglais. Parce qu’elle n’a pas étudié et elle n’est jamais sortie de la Guinée. Elle parle Soussou, Malinké et Poular mais jamais la langue anglaise. Comme il a tué ma fille, il peut dire qu’ils se sont connus à travers la langue anglaise, mais ma fille ne parle pas cette langue. J’ai quatre enfants, mais personne ne parle anglais », a indiqué le père de feu Kadiatou Sow.

Après ces différents témoignages, le tribunal est passé à la phase des plaidoiries et réquisitions. Dans ses plaidoiries, la partie civile par la voix de maître Mohamed Lamine Sylla, a réclamé la condamnation de l’accusé au payement d’un montant de 500 millions de francs à titre de dommages et intérêts. Sa collègue de la défense, elle, a plaidé coupable de coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort sans en avoir l’intention, sollicitant la condamnation de son client au temps mis en prison.

De son côté, le ministère public a demandé au tribunal de requalifier les faits de meurtre à des faits de coups et blessures volontaires ayant entrainé la mort sans en avoir l’intention et de condamner l’accusé à 3 ans d’emprisonnement. « Cette mort n’a pas été préméditée. Ce qui est arrivé est involontaire. Même son père qui a vu la dépouille de sa fille a dit que le corps ne portait aucun sévice, aucune trace justifiant la violence physique n’était perceptible sur le corps de mademoiselle Kadiatou Sow. C’est pourquoi, je vous demande de lui faire bénéficier de circonstances atténuantes en le condamnant à 3 ans d’emprisonnement. Ensuite, les prétentions de la partie civile, je vous demande de les apprécierez à leur juste valeur », a requis le procureur Bakary Camara.

Le dossier a été mis en délibéré et le tribunal rendra son verdict le 14 janvier prochain.

A rappeler que l’accusé, Ferdinand Louis Conteh, a été placé sous mandat depuis le 30 septembre 2016.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 654 416 922/664 413 227

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Labé : les leaders syndicaux des conducteurs de taxi-motos contestés par la base

8 janvier 2019 à 8 08 01 01011

Les responsables des deux sections syndicales du secteur des taxi-motos (CNTG et USTG) de la commune urbaine de Labé sont actuellement confrontés à une fronde interne qui conteste leurs légitimités en raison de l’expiration de leur mandat électif depuis février 2018, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Une délégation des conducteurs de moto-taxis composée des différents chefs des gares de la ville a rencontré hier, lundi 07 janvier 2019, les nouvelles autorités communales pour demander un appui en vue de l’organisation des congrès de renouvellement des bureaux exécutifs des deux sections syndicales de la corporation, à savoir la CNTG et l’USTG, accusées d’opacité dans la gestion des taxes de stationnement qui n’arrivent, dit-on, pas dans les caisses de la commune urbaine de Labé.

Alpha Oumar Savané

« Nous voulons avoir le congrès forcement, parce que le mandat de ceux qui sont dans le bureau actuellement est expiré depuis plus d’un an. Maintenant, nous prions les autorités de passer par tous les moyens pour organiser le congrès. Mais, nous remarquons que les responsables syndicaux refusent d’organiser le congrès. Cette mobilisation que vous voyez ici c’est pour montrer que nous voulons le congrès immédiatement » a expliqué au micro de Guineematin.com, Alpha Oumar Savané.

La délégation des chefs de gare a notifié aux nouvelles autorités communales de Labé que les conducteurs de taxi-motos ne vont plus verser les taxes de stationnement aux responsables actuels de leurs syndicats. « Nous sommes à la commune parce que nous savons que les taxes qu’on recouvre appartiennent à la collectivité. Nous voulons que les autorités communales désignent d’autres percepteurs, parce que nous ne reconnaissons plus ceux qui sont dans les bureaux des syndicats de la corporation actuellement. Ils ne parlent plus en notre nom. Nous n’avons plus de syndicats, parce que leur mandat est expiré » a précisé un des chefs de gare, Thierno Abdourahmane Diallo.

Les autorités communales ont promis de donner une suite à la revendication des conducteurs de moto-taxis le plus rapidement possible.
« Nous allons nous concerter pour prendre des dispositions en vue de résoudre cette crise au sein de la corporation le plus rapidement possible » a rassuré Thierno Younoussa Baldé, membre du conseil communal de Labé.
Il est à préciser qu’il y a environ 10.000 motos en circulation dans le secteur du transport en commun dans la ville de Labé. Et chaque moto est facturée à 500 francs guinéens de taxe de stationnement par jour.

Mais, en croire le maire de la commune urbaine de Labé, Mamadou Aliou Laly Diallo, cette recette qui n’arrive pas dans les caisses de la sa collectivité. D’où la nécessité de prendre des dispositions pour arrêter cette évasion fiscale sans précédent. Ce n’est d’ailleurs pas pour rien que l’Union Locale des Travailleurs de Labé (CNTG) et l’Union Syndicale des Travailleurs de Labé (USTG) tutelles directes des bureaux syndicaux contestés par la base ne font rien pour ramener le calme au sein du secteur des moto-taxis dans la ville.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Grève des enseignants : le SLECG annonce un accord ce mardi

8 janvier 2019 à 2 02 54 01541

Depuis hier, lundi 07 janvier 2018, le Syndicat Libre des Enseignants Chercheurs de Guinée (SLECG) laisse entrevoir une fin très proche de la crise dans le secteur de l’éducation par la signature d’un protocole d’accord avec le Gouvernement. Initialement annoncé hier, cet accord pourrait intervenir aujourd’hui, mardi, a indiqué le premier responsable du SLECG, tard la nuit d’hier.

C’est aux environs de 23 heures que le secrétaire général du SLECG, Aboubacar Soumah, entouré de plusieurs de ses camarades, a annoncé la signature tant attendue est reportée à la demande du président de la République, le professeur Alpha Condé, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était au siège du SLECG, à Donka.

« Aujourd’hui, on devrait signer le protocole d’accord pour en finir avec cette crise ; mais, qu’à cela ne tienne, nous avons eu à travailler sur les différentes propositions faites par la partie gouvernementale et la partie syndicale. A la dernière minute, après l’approbation de monsieur le Premier ministre, le Président de la République a aussi demandé à ce qu’on aille lui présenter le document. Ce qui fait que la signature est reportée à demain (ce mardi 8 janvier 2019 : ndlr). Donc, le Premier ministre et le ministre Tibou Kamara vont présenter le document au Président ; et, le matin, on nous enverra la lettre nous invitant à la signature du protocole d’accord », a annoncé le premier responsable du SLECG.

Par ailleurs, Aboubacar Soumah a rappelé à ses collègues que pour ces négociations, le syndicat avait désigné deux représentants qui se sont associés aux responsables de l’USTG ainsi que leur avocat qui ont travaillé avec la partie gouvernementale sur les différentes propositions.

Pour l’heure la question qui se pose est de savoir quelle sera la réaction du Président de la République face à ces différentes propositions.

En attendant, les responsables du SLECG et les enseignants présents se sont quittés avec le slogan : ‘’la grève continue’’ tout en espérant que le Président Alpha Condé ne remettra pas en cause le protocole qui devrait mettre terme à la crise.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Algérie, Angola, Afrique du Sud, Mali, Brésil, Cuba, Sénégal et Guinée Bissau : Alpha Condé nomme de nouveaux ambassadeurs

8 janvier 2019 à 1 01 02 01021

La particularité de ce tout dernier décret du président Alpha Condé, ce lundi 07 janvier 2018, est la nomination de plusieurs généraux de l’armée guinéenne à des postes d’ambassadeurs. Le Général Edouard Théa en Angola, le Général Aboubacar Sidiki Camara au Cuba, le Général Ansoumane Camara, en Guinée Bissau, le Général Fodé Keita au Mali…

Ci-dessous, Guineematin.com vous propose l’essentiel de ce décret :

Madame Awa Diakité Kaba, précédemment ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire en République de Cuba est nommée ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République de Guinée en Afrique du Sud.

Monsieur Alhassane Barry est nommé ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République de Guinée en Algérie.

Général Edouard Théa, précédemment chef d’état-major général adjoint de l’armée de l’armée de terre est nommé ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République de Guinée en Angola,

Monsieur Kabinet Condé, précédemment ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République de Guinée au Mali est nommé ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la république de Guinée au Brésil.

Général Aboubacar Sidiki Camara, précédemment directeur de Cabinet au ministère de la Défense Nationale est nommé ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République de Guinée au Cuba.

Général Ansoumane Camara, précédemment Haut commandant en second du Haut commandement de la Gendarmerie nationale, direction de la justice militaire est nommé ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République de Guinée en Guinée Bissau.

Général Fodé Keita, précédemment chef d’Etat-major général de l’armée de terre est nommé ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République de Guinée au Mali.

Madame Hadja Aminata Kobélé Keita précédemment contrôleur général de police au ministère de la sécurité et de la protection civile est nommée ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République de Guinée au Sénégal.

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