Energies renouvelables en Afrique : des délégués de la CEDEAO se penchent sur la question à Conakry

28 janvier 2019 à 21 09 09 01091

La première Consultation régionale de l’AREI (l’Initiative de l’Afrique sur Les Energies Renouvelables) s’est ouverte ce lundi, 28 janvier 2019 à Conakry. Elle réunit des délégués venus de l’ensemble des pays membres de la CEDEAO, qui discutent sur comment faire des énergies renouvelables une réalité dans la sous-région. La cérémonie d’ouverture de la rencontre a connu la présence de plusieurs membres du gouvernement guinéen, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Mme Safiatou Alzouma Nouhou

Dans son discours de bienvenue, la Directrice de l’Initiative de l’Afrique sur les Energies Renouvelables (AREI-IDU), madame Safiatou Alzouma Nouhou, a fait savoir que cette initiative n’est pas seulement qu’une vision, mais c’est aussi un cadre global pour atteindre des objectifs précis à court, moyen et long terme dans le domaine particulier des énergies renouvelables sur notre continent. « Ce n’est pas un autre programme, c’est une vision continentale unique soutenue par 54 chefs d’État sous le leadership éclairé de S.E. le Professeur Alpha Condé, Président de la République de Guinée, Président du Conseil d’Administration d’AREI et Coordinateur des Energies Renouvelables en Afrique », a-t-elle rappelé aux participants.

Pour ce qui est de la rencontre de Conakry, la Directrice soutient que celle-ci sera suivie, le 30 janvier 2019, de la réunion de restitution continentale, au cours laquelle les représentants des 5 régions présenteront les déroulés et résultats des réunions tenues dans leurs régions respectives. Déjà, elle félicite la Guinée, à travers ses autorités, pour sa forte implication dans la réussite dudit projet.

En outré, madame Safiatou Alzouma Nouhou a rappelé que les consultations régionales représentent une occasion unique pour les parties prenantes d’interagir avec l’IDU. « A cet effet, les résultats qui en découlent serviront à guider les activités de l’IDU durant cette phase d’opérationnalisation de l’AREI qui vient de s’amorcer ».

Cheick Taliby Sylla

Président la rencontre, le ministre guinéen de l’Energie et de l’Hydraulique, Cheick Taliby Sylla, a fait savoir que l’objectif de la rencontre de Conakry après celles de N’Djamena, Naïrobi, Caire et Windhoek, est de jeter les bases d’une interaction continue entre l’IDU et les parties prenantes de la CEDEAO. « Cela s’inscrit dans le cadre de l’opérationnalisation des activités de cet organisme sous la veille constante et permanente de chaque pays», souligne le ministre.

A en croire Cheick Taliby Sylla, l’initiative de l’Afrique sur les énergies renouvelables, lancée par les chefs d’Etats africains à la COP 21 en décembre 2015, est sans doute « une perspective » qui aidera le continent dans sa transition vers un développement socio-économique fiable.

Revenant sur les avantages des énergies renouvelables pour notre continent, le ministre de l’énergie trouve : « judicieux de savoir que les bouleversements qui mènent au développement à grande échelle nous invitent à garantir la sécurité énergétique, le bien-être, principalement celle de l’Afrique et pour les futures générations ». C’est pour toutes ces raisons d’ailleurs, qu’il trouve impératif pour nos pays de fonder nos modèles de développement économique sur la transition énergétique.

Enfin, Cheik Taliby Sylla réitère l’engagement de la Guinée et du Président Alpha Condé à soutenir pleinement l’Initiative (AREI). Il rappelle aux participants que la Guinée organisera au mois de mai prochain, un forum sur les énergies renouvelables et en même temps, elle abritera la seconde réunion ministérielle de l’initiative qui se tiendra en marge dudit forum.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Cheick Sacko contre un journaliste : le tribunal condamne Mamadou Saliou Diallo

28 janvier 2019 à 20 08 45 01451

Mamadou Saliou Diallo du site Nouvelledeguinee.com

Ces derniers temps, de nombreux journalistes guinéens sont trimballés en justice avec des fortunes diverses. Si les uns s’en sortent « indemnes », d’autres subissent la rigueur de la loi. Notre confrère, Mamadou Saliou Diallo, du site nouvelledeguinee.com, a été reconnu coupable de diffamation et d’injures publiques à l’encontre du ministre d’Etat en charge de la justice, Cheikh Sakho, par le tribunal correctionnel de Kaloum, a appris sur la place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Mamadou Saliou Diallo, ancien de la radio Liberté FM et de la Nouvelle Tribune, a été condamné au payement d’une amende d’un million et demi de francs guinéens, ce lundi, 28 janvier 2019. Il était poursuivi pour diffamation et injures publiques à l’encontre du ministre d’Etat, ministre de la justice, garde des sceaux, maître Cheick Sacko.

C’est suite à un article de presse, que le journaliste a publié sur son site, le mercredi 6 juin 2018, que le ministre s’est estimé diffamé et injurié. Un article au vitriol, où notre confrère accuse Cheikh Sacko d’avoir reçu un pavillon dans la banlieue de Barcelone, en Espagne, comme dessous de table dans l’attribution du marché de construction de la grande prison de Yorokoguiya de la part de la société bénéficiaire. L’article avait un titre pour le moins accrocheur : « Justice, bruyantes et puantes sales casseroles de Cheick Sacko ».

A la barre, Mamadou Saliou Diallo a reconnu les faits d’être auteur de l’article. Par la suite, il a présenté des excuses au ministre car, selon lui, il n’avait nullement l’intention de lui nuire. « Oui, c’est moi qui suis l’auteur de l’article. C’est quelqu’un qui m’a donné cette information. Je l’ai publié sans vérifier. Mais, dès que j’ai publié, je me suis rendu compte que j’ai manqué du professionnalisme. J’ai enlevé l’article et je l’ai écrasé aussitôt. Ça, je le regrette, j’ai failli et je présente toutes mes excuses. C’est la première fois que cela m’arrive ».

Me Mohamed Sampil

Dans ses plaidoiries, le conseil de la partie civile, maître Mohamed Sampil dira que le journaliste a diffamé le ministre sur la base de faits absolument faux. « Le journaliste a dit que le ministre a reçu un pavillon dans la banlieue de Barcelone, en Espagne, comme dessous de table dans l’attribution du marché de construction de la grande prison de Yorokoguiya de la part de la société bénéficiaire. Or, maitre Cheick Sacko ne connaissait ni d’Adam ni d’Eve cette société. Lorsque ce contrat a été signé, maître Cheick Sakho n’était pas ministre. C’est son prédécesseur, maître Christian Sow, qui était ministre en ce temps. Donc, c’est sur la base des faits absolument faux, et en absence de tous éléments de preuves qu’il a diffamé le ministre Cheick Sacko » a-t-il dit.

Ensuite, dit l’avocat, « l’intention coupable est établie à l’encontre du journaliste, dès lors qu’il n’a pas pris soin de recouper l’information en allant vers maître Cheick Sacko pour recueillir sa version des faits, avant de distiller l’information. Ces infractions portent atteinte à l’honneur et à la considération de maitre Cheick Sacko. Le préjudice est incommensurable. C’est pourquoi, nous sollicitons de le condamner à un franc symbolique et d’ordonner l’insertion de la décision, aux frais de Mamadou Saliou Diallo, dans tous les organes de presse en République de Guinée à savoir : les télévisions, les radios, les sites internet, et dans la presse écrite, y compris son propre site ».

Le procureur Aboubacar Sir Sylla dans ses réquisitions demandé au tribunal de le condamner à 2 millions de francs guinéens en publiant la décision dans toutes les éditions y compris son site d’information.

Me Thierno Moussa Diallo

De son côté, le conseil de la défense, maître Thierno Moussa Diallo, a rappelé que son client n’a pas nié les faits. Mais, dit l’avocat, dès qu’il a publié l’article, il l’a écrasé et personne ne pourra le reproduire. Il s’est rendu compte qu’il a manqué de professionnalisme. Ensuite, on a présenté nos excuses les plus sincères. Donc, nous sollicitons d’être cléments en ramenant l’amende à sa juste proportion », a-t-il plaidé.

Finalement, Mamadou Saliou Diallo a été condamné par le tribunal à 1 million 500 mille francs guinéens. Ensuite le tribunal a ordonné à ce que la décision soit « publiée, aux frais du prévenu, dans toutes les éditions de la place y compris son site nouvelledeguinee.com ».

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 654 416 922/664 413 227

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Manifestation à Kankan : des citoyens réclament l’installation de leur conseil communal

28 janvier 2019 à 19 07 58 01581

Plusieurs habitants de Kankan ont manifesté dans la rue, ce lundi 28 janvier 2019. Ils sont sortis réclamer l’installation de leur conseil communal qui se fait attendre depuis une année environ, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

La ville de Kankan est l’une des communes qui n’ont pas encore leur conseil communal, élu à l’issue des élections communales de février 2018, installé. Le retard de l’élection de l’exécutif de la mairie et l’installation du conseil communal, sont dus à un problème qui mine le RPG Arc-en-ciel. Le parti au pouvoir qui a largement remporté le scrutin du 04 février 2018, peine à trouver un candidat consensuel au poste de maire. Et de cette situation, les habitants de Kankan en ont marre.

C’est pourquoi, un groupe de jeunes a décidé d’organiser cette marche pacifique pour exiger l’installation du conseil communal. Les manifestants ont entamé leur mouvement au niveau du rond-point Komarala et ont défilé dans les rues de la ville en scandant des slogans comme : « Nous voulons nos maires ; installez nos maires ; trop c’est trop ». Mais, les jeunes qui ont réussi à rallier plusieurs habitants des zones traversées derrière leur mouvement, n’ont pas pu aller au bout de leur manifestation.

Ils ont été stoppés devant le stade préfectoral M’Ballou Mady Diakité par un dispositif sécuritaire mis en place par le préfet de Kankan. Aziz Diop a demandé aux manifestants de se disperser au risque de se faire arrêter. Ce que les meneurs du mouvement ont catégoriquement refusé. Après une chaude dispute entre les deux camps, Aziz Diop a réussi finalement à convaincre les manifestants à aller discuter de la question avec lui à la préfecture.

Au cours de cette rencontre tenue dans la salle de conférence de la préfecture, Nakany Konaté, la porte-parole du collectif des jeunes pour le développement, a exprimé la colère des jeunes de Kankan face au retard de l’installation de leurs élus locaux. « Nous jeunes, nous sommes réunis ce matin par rapport au retard de l’installation du conseil communal. On a beaucoup attendu, puis on a réfléchi en collectif et on s’est posé la question de savoir : pourquoi le retard de l’installation du conseil communal ? Nous avons voté pour avoir un maire, pour le bon fonctionnement de la commune urbaine, nous n’avons pas d’information sur tout ce qui tourne autour de ce problème, pourtant nous sommes des citoyens de Kankan.

C’est dans ce souci, que nous avons adressé une demande au secrétaire général de la commune qui assume le rôle du maire, pour que la hiérarchie soit informée. Mais, il a refusé de la prendre. Il nous a dit de bien regarder autour de nous si la commune n’est pas bien gérée, si jamais la commune ne fonctionne pas bien de le dire, que pour le moment il n’y a aucun problème et qu’on n’a pas à s’inquiéter. Donc il a rejeté la lettre. C’est pourquoi on est sorti ce matin pour venir rencontrer les autorités, leur demander à ce qu’elles nous aident à installer nos conseillers communaux », a-t-elle dit sous les ovations des jeunes.

Même s’il a fustigé la démarche des jeunes qu’il juge non conforme à la procédure, le préfet de Kankan a tout de même reconnu que les citoyens ont le droit d’interpeler les autorités sur leurs préoccupations. « Les citoyens ont le droit de demander aux autorités pourquoi la non installation du conseil communal. S’il y a quelqu’un qui est fatigué aujourd’hui, qui a honte aujourd’hui à Kankan, c’est bien le Préfet Aziz Diop. Vous citoyens, vous vous êtes acquitté de votre devoir civique en élisant les conseillers, vous êtes en train de m’aider parce que c’est une charge. Mais si les 41 conseillers ne s’entendent pas, il n’y a pas de consensus pour le bureau. Mais même s’ils sont prêts aujourd’hui, on va installer le conseil de la commune. Vous avez bien fait aujourd’hui de m’interpeler, même si la forme a manqué. Mais je vous demande de retourner chez vous. Je vous félicite et je vous encourage, je vous demande de rentrer chez vous paisiblement », a lancé Aziz Diop.

Les manifestants ont entendu l’appel du préfet et ont décidé de rentrer chez eux dans le calme. Mais, ils promettent, si rien n’est fait très rapidement pour installer le communal de Kankan, de se faire entendre encore dans les jours à venir.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Meurtre du présumé voleur Moussa Sow : le verdict est tombé

28 janvier 2019 à 19 07 31 01311

Le Tribunal criminel de Dixinn a rendu, ce lundi 28 janvier 2019, son verdict dans le procès des meurtriers présumés de Moussa Sow, un jeune voleur présumé, battu à mort en fin octobre 2018 à Conakry. La juridiction a prononcé l’acquittement de tous les accusés, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Après trois mois de détention à la maison centrale de Conakry, Oumou Khayri Diallo et ses enfants Mariama Djouldé Diallo et Mamadou Saliou Diallo ont recouvré leur liberté. La mère de famille et ses enfants étaient poursuivis pour coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner. Cela, suite au meurtre de Moussa Sow, un voleur présumé, pris en flagrant délit dans leur concession.

Les faits se sont produits dans la nuit du 29 au 30 octobre 2018 à Hamdallaye-Prince, dans la commune de Ratoma. Ce jour-là, Moussa Sow a été arrêté dans la concession des accusés. Aussitôt, une foule s’en est pris à lui. Le jeune homme a été ligoté et battu à mort. Après ce meurtre, la mère de famille Oumou Khayri Diallo et ses enfants Mariama Djouldé Diallo et Mamadou Saliou Diallo ont été interpellés.

Mais, après leurs explications devant le tribunal criminel de Dixinn, la juridiction n’a pas trouvé d’éléments les culpabilisant. C’est ainsi que le juge, Ibrahima Khalil Diakité, les a renvoyés des fins de poursuites pour délit non constitué.

Salimatou Diallo pour Guieematin.com

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UFDG : Bah Oury assigne le camp Cellou Dalein devant la cour d’appel de Conakry

28 janvier 2019 à 19 07 28 01281

Trois ans environ après la prise de la décision, l’exclusion de Bah Oury de l’UFDG, parti dont il était vice-président, revient au-devant de la scène. L’intéressé vient d’assigner le camp dirigé par Cellou Dalein Diallo devant la cour d’appel de Conakry où se trouve le dossier, a appris Guineematin.com des avocats de l’UFDG.

Après avoir remporté la bataille judiciaire en première instance, Amadou Oury Bah, connu sous le nom de Bah Oury, attend impatiemment depuis bientôt deux ans la décision de la cour d’appel de Conakry, qui doit dire si oui ou non son exclusion de l’UFDG, parti dont il était le 1er vice-président, est légale.

On se rappelle que le tribunal de première de Dixinn avait donné raison à Bah Oury en déclarant illégale son exclusion prononcée par le bureau politique de l’’UFDG en début février 2016. Mais, les avocats du principal parti d’opposition du pays, dirigé par Cellou Dalein Diallo, avait aussitôt attaqué la décision du TPI de Dixinn, prise le 03 mars 2017, devant la cour d’appel de Conakry.

Mais jusque-là, la juridiction qui a connu entretemps une réorganisation, tarde à se pencher sur ce contentieux. C’est pourquoi, Bah Oury a décidé de relancer le dossier en assignant l’UFDG et son président devant la cour d’appel de Conakry.

Joint au téléphone par Guineematin.com, Me Salifou Béavogui, l’un des avocats de l’UFDG, a confirmé l’information, tout en précisant que le dossier est programmé pour le 05 février 2019. « On ira répondre à cette assignation. C’est une procédure qui ne nous fait ni chaud, ni froid. Parce que nous savons que le droit est de notre côté. Nous sommes très sûrs de nos arguments et nous savons que nous allons obtenir l’infirmation de la décision prise en première instance », a confié l’avocat.

De son côté, le camp Bah Oury reste sans doute confiant et convaincu que sa victoire en première instance sera confirmée. Les deux parties vont aller confronter donc leurs arguments devant la cour d’appel de Conakry.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628124362

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Manque d’eau à Conakry : Cheikh Taliby Sylla pas satisfait de la SEG

28 janvier 2019 à 19 07 04 01041

La capitale guinéenne connait de nos jours un déficit criard dans l’approvisionnement en eau potable malgré les nombreux moyens mis à contribution pour améliorer la desserte. Pour toucher du doigt la réalité, le ministre de l’énergie et de l’hydraulique a fait une visite surprise aux stations de pompage d’eau de la SEG (Société des Eaux de Guinée) de Kobaya et de Kakimbo, dans la commune de Ratoma.

Après avoir fait le constat, Cheik Taliby Sylla a promis de déguerpir les occupants illégaux de la surface réservée à la SEG, a constaté sur place Guineematin.com à travers deux de ses reporters.

Le manque d’eau s’installe dans de très nombreux quartiers de la capitale guinéenne. C’est pour évaluer les difficultés liées à cette desserte que le ministre de l’énergie et de l’hydraulique a jugé nécessaire de faire le tour de ces deux stations de pompage de la SEG.

Après avoir fait le tour de la station de Kobaya, Cheikh Taliby s’est dit déçu de la situation qui prévaut sur le terrain. « Cette station a douze forages, pour une production de 8000 mètres cube. Je ne sais pas maintenant quelle est la situation actuelle. Mais, au moment où on le faisait avec toutes les réhabilitations qui sont arrivées, elle doit pouvoir produire les 8 000 mètres cube d’eau en 20 h ou 22 h de pompage. Ce que nous constatons, c’est surtout l’entretien des forages, les ventouses dont certaines qui ne fonctionnent pas, il y a des conduites dénudées et surtout, la station est arrêtée au moment où a d’eau pour la ville. Qu’est-ce qui a motivé ça ? Nous poserons la question à la direction générale de la SEG pour pouvoir réponde aux populations de Conakry. Pourquoi cette station là ne fonctionne pas étant donné qu’elle a été faite pour pouvoir alimenter la zone basse de Lambanyi et le réservoir de Simbaya. Donc, les groupes ne fonctionnent pas étant donné qu’il ya des groupes, et s’ils ne fonctionnent pas, ça veut dure qu’il n’ya pas de carburant. Cette question sera posée au directeur général de la SEG », a promis le ministre de l’énergie et de l’hydraulique.

Par ailleurs, pour ce qui est des constructions illégales dans le périmètre réservé à la SEG, Cheikh Taliby Sylla a promis de les déguerpir. « Nous allons demander au directeur général de nous expliquer comment cela est arrivé. Parce que, à l’époque du ministère des Ressources Naturelles, il y a un décret signé au temps du CNDD affectant cette zone là aux services des eaux. Je ne peux pas comprendre que des citoyens viennent s’installer dans le champ captant de cette station de pompage d’eau potable pour la ville ; penser à soi-même, oublier l’intérêt des populations. On fera jouer la loi pour pouvoir récupérer ce qui appartient à l’Etat », a-t-il promis.

Après Kobaya, la délégation s’est rendue à la station de Kakimbo. Là aussi, le ministre a déploré le fait que les milliards de francs guinéens déboursés par le gouvernement ne permettent toujours pas de faire face au manque d’eau dans les quartiers. « Kakimbo, c’est la première station qui renforçait la production d’eau à partir de Yessoulou où l’essentiel de l’alimentation en eau potable pour la ville ce Conakry provient. La production d’eau ici varie entre 8 000 à 10 000. Je me rappelle que vers les années 1995/1996, c’était 10 000 capacités installées. Malgré le nombre de forages qui a augmenté, la production reste statique… Je pense qu’il est indispensable de préserver la forêt de Kakimbo. Même la source d’eau de Kakimbo n’existe plus. Quand je prends l’aide que le gouvernement, que le ministère du budget, à travers le budget national de développement, pour l’année 2018 seulement, 90 milliards GNF ont été envoyés à la SEG pour faire face à ces problèmes d’exploitation ».

Pour finir, Cheikh Taliby Sylla a laissé entendre que « très rapidement, il faut que des solutions soient trouvées à ça pour qu’on puisse pomper la quantité d’eau disponible pour alimenter les populations en attendant que les projets qui sont en cours puisse arriver afin de sortir notre capitale du déficit criard qu’on connait aujourd’hui ».

Alpha Mamadou Diallo et Assiatou Baldé pour Guineematin.com

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Boffa : le maire offre des fournitures scolaires aux écoles de la ville

28 janvier 2019 à 18 06 44 01441

Le maire de Boffa vient au secours des écoles de la ville. Me Saïdouba Kissing Camara a offert plusieurs fournitures scolaires aux établissements de la commune urbaine. La remise de ce don a eu lieu ce lundi, 28 janvier 2019, au collège Mariama Goamy de Boffa, rapporte un envoyé spécial de Guineematin.com sur place.

Ce sont en tout : 7000 cahiers et 3250 stylos que le maire de Boffa, Me Saïdouba Kissing Camara, a offert aux 29 écoles de la commune urbaine et la Direction Préfectorale de l’Education (DPE) de Boffa. La cérémonie de remise de ces fournitures scolaires, d’un montant de 150 mille dollars, a connu la présence des autorités éducatives locales, du corps enseignant, des sages et de certains parents d’élèves de la ville.

« C’est une grande émotion pour moi de me retrouver aujourd’hui dans mon ancienne école, le lycée Mariama Goamy entouré des élèves, pour leur apporter un soutien nécessaire à leur éducation. Comme je l’ai toujours dit, ma priorité c’est l’éducation. Sans l’éducation, on ne peut rien faire dans la vie. Donc, il faut apporter le soutien nécessaire aux écoles. L’Etat seul ne peut pas tout faire. Chacun de nous peut contribuer pour aider nos parents à inscrire les enfants et à les aider à avoir le courage d’étudier.

C’est en cela qu’on pourrait faire avancer notre pays, particulièrement notre commune, Boffa. Donc, c’est la raison pour laquelle je me suis engagé à offrir aujourd’hui ces fournitures scolaires, comme d’habitude, aux enfants de la commune de Boffa, bien que mon intention est de donner à tous les enfants du pays », a déclaré, à cette occasion, l’autorité communale.

Après ce don, Me Saïdouba Kissing Camara promet aussi de contribuer à améliorer les conditions de vie et de travail des élèves et des enseignants. Pour cela, il annonce la création d’une bourse afin de créer l’émulation entre les élèves. « Aujourd’hui, nous avons un défi avec l’arrivée de beaucoup de sociétés ici. Si nos enfants n’étudient pas, ils ne peuvent pas travailler dans ces sociétés-là. C’est un défi pour nous d’amener les enfants à étudier afin qu’ils puissent travailler dans ces sociétés et en même temps contribuer au développement de notre commune (…). Je vais donner la bourse de l’excellence à tous les lauréats. C’est pour créer concurrence entre eux pour mieux faire. Je crois que cette année, on va avoir les meilleurs élèves à Boffa. Nous allons aider les enseignants même à donner les cours de révision même la nuit, et nous allons voir comment on peut les assister », a annoncé le maire de Boffa.

Et ce don du maire a été accueilli avec joie et satisfaction par les autorités administratives locales. Au nom du préfet de Boffa, la Directrice Préfectorale de l’Education, madame Camara Hassanatou Diallo, a salué un geste magnanime et pas surprenant. « Monsieur le maire, votre projet de société en faveur de la commune nous rassure davantage. Car, vous avez fait de l’éducation, la priorité des priorités comme le stipule votre slogan phare à l’adresse de nos élèves, je cite : « Votre avenir est notre préoccupation, et votre éducation est notre priorité ».

C’est en cela que je trouve en vous le dynamisme, la ténacité et le respect de la parole tenue lors des campagnes pour la conquête de la mairie de Boffa. Monsieur le maire, cette œuvre salvatrice qui s’inscrit en lettre d’or dans les annales de l’histoire dans les écoles de Boffa, doit galvaniser en chaque fille et chaque fils du terroir, leur énergie pour tirer nos communautés de l’obscurantisme », a-t-elle dit, rappelant que ce n’est pas la première fois que le maire de Boffa fait ce genre de gestes.

Amadou Popody Camara

Abondant dans le même sens, Amadou Popody Camara, coordinateur de l’Association des Parents d’Elèves et Amis de l’Ecole (APEAE) de Boffa, a remercié l’autorité communale de Boffa pour ses efforts en faveur de la commune. « Si aujourd’hui ce très précieux fils du Rio-Pongo, Me Saïdouba Kissing Camara, qui n’est certes pas le plus riche des fils de Boffa mais incontestablement l’un des plus généreux fait don d’un important lot de matériels scolaires à 23 écoles élémentaires et 5 établissements secondaires, les 28 bureaux des APEAE de ces établissements bénéficiaires et la coordination préfectorale de la structure ne peuvent que lui dire merci. Nous vous disons merci et vous rassurons de l’usage de ces fournitures scolaires à bon escient ».

Cette cérémonie a été mise à profit aussi par la mairie de Boffa pour remettre aux centres de santé de la ville, des kits sanitaires qui leur ont été offerts par une fondation américaine.

De Boffa, Ibrahima Sory Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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DÉCLARATION DE LA COMMUNAUTÉ MANIA DE MACENTA

28 janvier 2019 à 17 05 25 01251

La communauté Mania de Macenta est au grand regret de constater que Monsieur Oyé Guilavogui a fait une déclaration contraire à la vérité à la RTG, le 30 /12/ 2018, au sujet de la fondation de la ville de Macenta.

Tout en mettant au défi quiconque qui pourrait produire des preuves irréfutables à l’appui d’une telle contre vérité, la communauté Mania de Macenta, s’appuyant sur les authentiques témoignages des notables de Bokoni, de Bongomadou et de Lowouma, est prête à faire la lumière sur la fondation de cette ville, par le patriarche Sonin-Tenin-Bakary Kourouma, dont les descendants ont étés les seuls chefs coutumiers de Macenta, avant et pendant l’époque coloniale. Une réalité tangible prouvée non seulement par la tradition orale digne de foi, mais aussi et surtout par les archives de l’administration coloniale puis, en tout dernier ressort, confirmée par l’administrateur colonial Ive Person dans son ouvrage

SAMORY ET LA REVOLUTION DIOULA.

Page 560 ; alinéa 2 origine de Macenta

La communauté mania ne demande rien de plus à Monsieur Oyé Guilavogui que de fournir des preuves objectives irréfutables pouvant infirmer celles dont nous nous disposons, et que nous mettons à la disposition de qui le souhaiterait.

Dans le cas échéant, nous sommes en droit de considérer l’attitude de Monsieur Oyé Guilavogui comme une simple provocation dont l’intention réelle est de faire ombrage au Mania de Macenta.

Vive la paix !

Vive la vérité

Vive Macenta uni

P/Communauté Mania

El hadj Bakary KOUROUMA

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Centrale Thermique de La Tannerie : Taliby Sylla sur les lieux pour s’enquérir de l’avancement des travaux

28 janvier 2019 à 17 05 13 01131

Le ministre de l’Energie et de l’Hydraulique, Cheikh Taliby Sylla, a effectué une visite de terrain sur le site de construction de la centrale thermique de La Tannerie, dans la commune de Matoto, ce lundi 28 janvier 2019. La démarche vise à s’enquérir de l’état d’avancement des travaux et du respect du délai d’exécution du projet, a constaté sur place Guineematin.com à travers deux de ses reporters.

Les travaux de construction de la centrale thermique de La Tannerie, d’une capacité prévisionnelle de 50 mégawatts, visent à augmenter la capacité de production d’énergie pour la capitale guinéenne. C’est pour évaluer l’état d’avancement des travaux que le ministre de l’Energie Cheikh Taliby Sylla s’est rendu sur les lieux, entouré de ses principaux collaborateurs.

Selon lui, « le gouvernement a bien voulu mettre à la disposition du ministre de l’énergie les moyens pour construire une centrale thermique de 50 MW. Cette initiative vient suite aux calculs qui ont été effectués pour connaitre, après le lancement de Kaléta en 2015, est-ce qu’on peut se retrouver avec un déficit d’ici 2019 ? Les centrales thermiques de Kaloum et l’adjonction des 100 MW nous permettaient de pouvoir alimenter le système interconnecté d’EDG jusqu’en 2016-2017. En 2018, il fallait une autre adjonction de 50 MW. Ainsi, nous avons pris contact avec la société ENDEAVOR pour monter ce projet là qui consiste à réaliser la centrale et la rétrocéder à la Guinée. Ça va revenir dans le patrimoine guinéen ».

Pour ce qui est des travaux en cours, Cheikh Taliby Sylla a dit qu’ils ont démarré un peu plus tard, « compte tenu de certaines exigences environnementales qu’il fallait observer parce que nous sommes au centre de la ville. Le chantier que nous venons de visiter me rassure, par exemple sur le plan environnemental sur les dispositions qui ont été prises pour normaliser l’échappement, les gaz à effet de serre…Je suis rassuré par ce que j’ai vu. Une telle centrale n’existe pas encore en Afrique de l’Ouest. Non seulement la nuisance due au bruit est résolu, la nuisance due à la pollution est aussi résolue par rapport aux populations environnantes… Nous nous sommes entendus avec ENDEOVER de faire 50 MW d’énergie solaire. Il y a ici des appareils de mesure de la qualité de l’air. Nous sommes satisfaits du travail que nous avons trouvé ici ».

Pour ce qui du respect du délai contractuel d’exécution des travaux, les sociétés T-Power et Endeover, qui exécutent les travaux, disent avoir commencé les travaux le 11 mai 2018 pour les finir en septembre prochain. Une chose qui n’a pas été du goût de Cheikh Taliby Sylla qui exige que tout soit mis en œuvre pour que les travaux finissent en mai, en vue de faire face au déficit énergétique constaté à ce moment précis. « Le délai de fin des travaux qui m’a été dit ici en septembre, je leur ai dit que je ne suis pas d’accord. J’ai demandé à ce que la société travaille nuit et jour pour qu’au mois de mai, cette centrale soit sur le réseau. Pourquoi ? Parce qu’on aura déjà les six à sept mois sans pluie, donc sans apport d’eau dans les barrages. Si cette centrale de 50 MW de plus arrive sur le réseau, nous allons davantage fournir de l’électricité aux populations. Donc, nous allons travailler avec les équipes techniques d’ici pour accélérer les travaux, comme nous l’avait demandé le président de la République à Kaléta, travailler 24 h sur 24. Alors, nous allons faire la même chose ici, nous allons demander à l’entreprise d’accélérer les travaux pour qu’on puisse avoir de l’énergie ici », a dit le ministre.

Alpha Mamadou Diallo et Assiatou Baldé pour Guineematin.com

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Alhassane Camara, préfet de Forécariah : « on a de sérieux problèmes »…

28 janvier 2019 à 10 10 50 01501
M. Alhassane Camara, préfet de Forékariah

La préfecture de Forécariah connait de nombreuses difficultés qui constituent un handicap pour son évolution socio-économique. Malgré le dynamisme de ses populations et l’engagement des autorités administratives et locales, la préfecture des trois premiers ministres du professeur Alpha Condé depuis 2010 tarde à décoller. Du mauvais état de la route au manque d’emploi en passant par le mauvais état des infrastructures administratives, la préfecture de Forécariah est l’une des oubliées du changement chanté depuis huit ans sous tous les toits.

Dans un entretien accordé à un reporter de Guineematin.com, le préfet de la localité, Alhassane Camara, est revenu sur certaines difficultés de Forécariah. En poste depuis juin 2016, le préfet a également expliqué les mesures envisagées pour résoudre les problèmes qui assaillent la localité.

Guineematin.com : faites-nous une présentation succincte de la préfecture de Forécariah.

Alhassane Camara : la préfecture de Forécariah est une subdivision administrative de la Guinée. Elle est située en Guinée Maritime, au sud-ouest du pays, limitée à l’Ouest par l’océan Atlantique et au sud par la Sierra Leone. Sur le plan administratif, elle dépend de la région de Kindia et la ville de Forécariah en est le chef-lieu. Elle est constituée de six quartiers: Fatako 1, Fatako 2, Koutoumania, Madina, Tatagui 1, Tatagui 2. La ville de Forécariah se porte bien, les populations y vivent en harmonie avec la maturité politique aidant.

Guineematin.com : nous savons que Forécariah est cosmopolite et que l’agriculture est dominante. Expliquez-nous tout cela en détails

Alhassane Camara : socialement, on ne remarque pas de différence entre fils de Forécariah et étrangers résidant ici. On peut se réjouir de l’atmosphère de paix qui règne dans ma préfecture. Les pactes, anciennement adoptés par les trois patriarches, sont jusqu’à maintenant respectés à la lettre. Et, ce c’est qui fait la beauté de la ville. Les forestiers, peulhs, malinké et soussou, nous cohabitons ensemble dans la paix. Donc, socialement, Forécariah se porte très bien.

Économiquement, Forécariah a de sérieux problèmes du fait qu’il n’y a aucune société minière dans la préfecture, depuis le départ de la société d’exploitation du fer de Yombo Yeli, une société dénommée FGM, qui est allée en faillite. Depuis, aucune autre société minière ne s’est installée à cause de la chute du prix du fer.

L’agriculture, qui est la ressource principale, occupe les 80% pratiquement. Je dirais que c’est une population à vocation agropastorale. Elle se portait bien jusqu’à l’avènement de cette sale maladie à virus Ebola. Vous savez qu’Ebola a mis plus de temps à Forécariah, ça a endeuillé beaucoup de familles, ça a affaissé quelque part l’économie, parce que tout le monde n’avait que le souci du comment sortir cette maladie de Forécariah. Rio Tinto qui était à Kimandourou a quitté et depuis, les jeunes se sont retrouvés au chômage. L’espoir est permis quand même pour le retour de ces sociétés qui sont parties.

Guinéematin.com: parlez nous du plan de développement de la préfecture de Forécariah

Alhassane Camara : mon plan de développement commence par la sensibilisation des citoyens à se relever après Ebola, de reprendre leurs activités habituelles, que ça soit dans le domaine de l’agriculture, du commerce et la pêche. Et aussi au niveau des structures de santé qui sont à renforcer, nous faisons des plaidoiries au niveau de l’Etat et du département en charge de la santé afin qu’ils nous aident à renforcer nos structures. Il faut noter qu’il y a à présent plusieurs centres de santé dans la ville même, dans certains districts je dirais qu’à ce niveau aussi, l’espoir est permis parce que, quand on parle de développement, il faut commencer par la santé. Les actions programmées par les collectivités on été exécutés à 50%.

Guinéematin.com: qu’est-ce qui est entrepris pour endiguer le manque d’emplois dans votre préfecture ?

Alhassane Camara : pour endiguer le chômage dans notre ville nous envisageons d’abord de constituer des groupements de jeunes afin qu’ils puissent se prendre en charge. Ce groupement sera capable d’aider le gouvernement dans le domaine de l’agriculture parce que, la terre ne trahi pas. D’ailleurs, la renommée de Forécariah s’est faite à travers l’agriculture. Ainsi, nous pourrons lutter contre la pauvreté, par la même occasion lutter pour l’autosuffisance alimentaire. Nous avons un garage de ces engins agricoles, dont 20 tracteurs et 10 batteuses. Il y a beaucoup de sociétés qui ont postulé pour travailler ici à la place de Rio Tinto, on avait annoncé une grande société chinoise mais qui tarde à venir. Nous ambitionnons de construire une école professionnelle, pas parce que les jeunes n’ont pas de niveau, mais conformément aux besoins de l’employeur qui demande une certaine expérience.

Guineematin.com : Que pensez de la dégradation de la route Coyah-Forécariah dont les travaux de reconstruction ont été lancés il y a plusieurs mois ?

Alhassane Camara : le mauvais état de cette route est entrain de fatiguer tout le monde. Mais, cela est sur le point de finir. Le président de la République a lancé, le 24 décembre 2018, les travaux de reconstruction de la route. Donc, ce n’est qu’une question de temps, il faut juste la patience,
parce que je suis convaincu que le président Alpha Condé est un président qui sait faire une lecture judicieuse des préoccupations de ses populations.

Guineematin.com : quel est le mot de la fin?

Alhassane Camara : mon mot de la fin s’inscrit dans la promotion de la paix parce que rien n’est possible sans la paix, le pardon et l’acceptation de la différence. Il faut d’accepter parce que la Guinée nous appartient à nous tous.

Interview réalisée à Forécariah par Salimatou Diallo, envoyée spéciale de Guineematin.com

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Ibrahima Sakho du CPUG à ses militants : « notre pays est dirigé par des étrangers »

28 janvier 2019 à 10 10 38 01381

Le président du CPUG, Ibrahima Sakho, est en colère contre la façon dont la Guinée est gouvernée. A l’occasion de l’assemblée générale hebdomadaire de son parti, le samedi dernier, 26 janvier 2019, l’opposant s’est insurgé contre la gouvernance actuelle et promis de changer la donne si les Guinéens le portent à la tête du pays.

Ils étaient nombreux les militants et sympathisants du parti « Changement, Progrès, Unité pour la Guinée (CPUG) », venus prendre part à cette assemblée générale de la formation politique, tenue à son siège, à la Minière. Devant ses partisans, le président du parti, Ibrahima Sakho a dénoncé plusieurs maux qui caractérisent la gouvernance actuelle de notre pays, et qui l’empêchent, selon lui, de se développer. C’est notamment la corruption et l’impunité.

« Aujourd’hui nous sommes dans une misère sociale totale et inacceptable. Le détournement des deniers publics doit être sévèrement puni. Mais depuis qu’Alpha Condé est au pouvoir, il n’a jamais puni les gens qui détournent notre argent. Donc, cela veut dire que Alpha Condé, son gouvernement et tous ceux qui l’accompagnent sont contre les Guinéens. Parce que s’il défendait la cause des guinéens, il allait se lever contre ça. Il allait lutter efficacement contre la corruption.

S’il ne l’a pas fait, c’est qu’il n’a rien à foutre des guinéens. Aujourd’hui, l’électricité vient et ça part aussitôt, il n’y a pas l’eau, il n’y a pas de routes. Donc Alpha Condé doit comprendre que le peuple de Guinée n’est pas avec lui. Nous disons à Alpha Condé, à tous ses acolytes, et à tous ceux qui veulent l’accompagner pour soi-disant un 3ème mandat, il n’y aura pas un 3ème mandat parce que la Constitution n’a pas prévu un 3ème mandat et il a mal géré le pays », a-t-il dit.

Pour Ibrahima Sakho, le président Alpha Condé et son principal opposant Cellou Dalein Diallo ont, tous les deux, montré leurs limites. Il soutient que ces deux personnalités ne sont pas des références et que les Guinéens doivent tourner leur page. « Je veux rentrer dans l’histoire en faisant de la Guinée un pays émergeant, un pays développé. Un pays où tout le monde mangera trois repas par jour, où chacun peut se soigner gratuitement, où le transport sera à la portée de tout le monde, où chacun aura un logement social. Contrairement à ce que font Cellou Dalein et Alpha Condé.

Cellou Dalein ne sait que faire des manifestations. L’autre qui est Alpha Condé, ce qu’il sait faire, c’est de prendre notre argent, le dépenser à sa guise et distribuer à ses conseillers étrangers. Il faut le savoir, notre pays est dirigé par des étrangers qui sont des conseillers Bourkinabè, Ivoiriens, Mauritaniens, Français…. Ces conseillers ne savent même pas où se trouve Siguiri, ou Coyah. Ils viennent, ils vont au Palais, ils conseillent, ils prennent le contribuable du guinéen à coût de milliards et ils s’en vont. Cela n’est pas normal. Cela, est inacceptable et intolérable », a lancé le président du CPUG.

C’est pourquoi, dit-t-il, « nous devons nous lever contre tous ces gens qui, depuis 40 ans, nous ont bernés, nous ont menti, ils ont détourné beaucoup d’argent. Pas pour investir en Guinée, mais ouvrir des comptes ailleurs. Ils sont là, à côté de nous. Ce sont eux qui nous gouvernent. Donc nous devons nous lever contre ce système. Parce que là, on survit, mais demain, si on ne se lève pas, on ne survivra pas, on mourra. Donc nous devons nous lever contre ce système ».

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel: 654 416 922/664 413 227

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Retard des travaux du pont de Manga Labé : le préfet accuse, EGUITEC dément

28 janvier 2019 à 10 10 14 01141

Lancés depuis le 20 décembre 2018, les travaux de construction du pont sur le barrage Manga Labé ont connu un retard qui commence à faire grincer des dents. La durée d’exécution de trois mois pourrait ne pas être tenue. Le préfet de Labé, Elhadj Safioulaye Bah a exprimé son ras-le-bol face à cet état de fait, rapporte un des correspondants de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Elhadj Safioulahi Bah

Interpellé sur le retard des activités concernant la construction de ce pont, le préfet de Labé a pointé un doigt accusateur sur l’entreprise chargée d’exécuter ce projet et les services techniques des Travaux Publics préfectoraux et régionaux de Labé. « Le constat sur le terrain est amer parce que le délai d’exécution des travaux ne sera plus tenable. Les raisons sont diverses. Premièrement, l’entreprise qui a bénéficié de ce contrat, ne connaissait même pas la nature des travaux qui l’attendent sur le terrain. Elle a eu ce contrat tout simplement parce qu’elle a des relations. L’entreprise a reçu un pré financement d’un montant de 180 millions de francs guinéens. Deuxièmement, du côté des deux services techniques des travaux publics de Labé, ils ne bougent pas face à ce retard, tout simplement pars qu’ils ont des relations avec l’entreprise. La digue du barrage ne devrait pas être démolie. Moi, j’étais en France quand ils ont commencé cette démolition. Mais comme nos services techniques de Labé avec les quels nous travaillions ne s’y connaissent pas, ils ont tout chamboulé en procédant à cette démolition. C’est nos services techniques, mais il faut que je dénonce cette attitude. J’ai attiré l’attention du ministre des travaux publics ainsi que le directeur national du fond d’entretien routier sur ce retard. Mais, ils m’ont répondu qu’ils attendent tous le rapport provenant de leurs représentants des services techniques des TP de Labé ».

Alpha Oumar Niania

De son côté, l’ingénieur chargé de la construction de ce pont balaye d’un revers de la main ces accusations. Selon Alpha Oumar Niania, de l’entreprise de construction EGUITEC, « à l’heure qu’il fait, les activités avancent normalement. Nous avons les moyens techniques ainsi que les ressources humaines nécessaires pour faire ce travail. Nous travaillons dans les règles de l’art. Nous avons utilisé d’abord plus de 30 tonnes pour faire le béton, avec des barres de fer 12 et 14 qui répondent aux normes standards. Lors du lancement des travaux par les autorités, on avait annoncé un coût de financement de plus d’un milliards de francs guinéens. Mais nous, c’est 700 millions de francs guinéens qu’on nous a présentés comme budget du contrat. Les autres 300 millions nous ne connaissons pas leur destination. Nous n’avons reçu que 180 millions de pré financement comme l’a dit le préfet. Mais, nous avons dépensé plus que ça. Parce que le pont qu’on construit ici aura une durée de plus de 50 ans. On n’a pas détourné l’argent, au contraire. En plus, si le préfet dit que nous n’avions pas la connaissance de ce projet, je dirais non. Le PDG de notre entreprise a effectué trois déplacements sur ce lieu avant qu’on ne commence le boulot. Peut être, comme il n’a pas rencontré le préfet, c’est cela. Seulement, nous n’allons pas être influencés par les autorités. Si le reste du financement est déployé par le gouvernement le plus rapidement que possible, ce pont va être livré aux usagers vers la fin du mois de mars. Ce pont a une longueur de 14 mètres, sa largeur est de 8 mètres. Sa hauteur était initialement prévue pour 5 mètres, mais comme on ne doit pas construire un pont qui doit dépasser la route qui le traverse, nous avons ramené la hauteur à 4 mètres », a-t-il expliqué.

Saidou Pita Diallo

Le directeur régional des travaux publics de Labé, Saidou Pita Diallo, que nous avons joint au téléphone, affirme qu’il est en déplacement et serait même derrière le volant de sa voiture. Tout de même, il précise que la démolition de la digue figure bel et bien dans le contrat, avant de promettre de communiquer davantage à son retour à Labé.

Depuis Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Violente bagarre au stade de Télimélé : plusieurs blessés et des dégâts matériels

28 janvier 2019 à 9 09 34 01341

Une violente bagarre a éclaté hier, dimanche 27 janvier 2019, au stade omnisport de Télimélé, où le Loubha FC de Télimélé recevait le Lélou FC de Lélouma, au compte de la huitième journée du championnat national de ligue 2. Plusieurs responsables et joueurs des deux clubs ont été blessés et d’importants dégâts matériels ont été enregistrés, rapporte le correspondant de Guineemation.com dans la préfecture.

Le Loubha FC de Télimélé et le Lélou FC de Lélouma s’acheminaient tout droit vers un match nul (1-1) lorsque cet incident est survenu en toute fin de rencontre. Dans le temps additionnel, l’arbitre du match décide d’expulser Lounsény Bangoura du Lélou FC pour un coup qu’il aurait donné à un adversaire. C’est ce carton rouge qui est à l’origine de cette bagarre, explique Alpha Jean Claude Camara, journaliste au groupe CIS Médias qui couvrait la rencontre.

« A la 93ème minute si je ne m’abuse, il y a eu un carton rouge sorti contre Lounsény Bangoura, le numéro 34 du Lélou FC. Mais celui-ci, au lieu de sortir, je l’ai vu donner un coup de poing à un joueur de Loubha FC qui est tombé et il s’est mis à lui donner des coups de pied. C’est ainsi que tout a dégénéré », témoigne notre confrère.

Le match a été arrêté et une véritable bagarre est survenue sur les lieux, faisant de nombreux blessés dans les deux camps. Du côté du Loubha FC, le secrétaire général du club, Ibrahima Igor Diallo, et le chargé de compétition, Hadji Baïlo Diallo, ainsi que cinq (5) joueurs ont été blessés. Ils ont été admis à l’hôpital préfectoral de Télimélé. Du côté du Lélou FC, le président du club dit avoir des côtes cassées et parle de quatre (4) de ses joueurs blessés.

Les arbitres également ont été molestés et le reporter de CIS Médias a été pris à partie par certains supporters qui ont cassé sa caméra. « J’ai été agressé, j’ai perdu ma caméra. Lorsqu’il y a eu les échauffourées, juste avant la fin de la rencontre, il y a des supporters qui sont venus, ils m’ont agressé et ils m’ont obligé à leur remettre ma caméra », indique Alpha Jean Claude Camara, qui dit avoir fait une déclaration à la gendarmerie de Télimélé.

On note par ailleurs, plusieurs dégâts matériels, dont une centaine de chaises plastiques cassées. Le commissaire du match, Fodé Karéba Soumah, interrogé par le reporter de Guineematin.com, n’a pas souhaité se prononcer sur la question. Il préfère se référer à sa hiérarchie avant toute communication.

Nous y reviendrons !

De Télimélé, Ousmane Dieng pour Guineematin.com

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Débarcadère de Kagbélen : deux hangars et leur contenu dévorés par des flammes

28 janvier 2019 à 9 09 24 01241

Un incendie s’est produit dans la nuit d’hier, dimanche 27 janvier 2019, à Kagbélen dans la commune urbaine de Dubréka. Le feu s’est déclaré dans un débarcadère de bois situé aux alentours du grand rond-point du quartier. Il n’y a pas eu de perte en vies humaines, mais plusieurs dégâts matériels ont été enregistrés, a constaté un reporter que Guineematin.com a dépêché sur place.

L’incendie est survenu aux environs de 03h du matin dans un débarcadère abritant 2 hangars de bois.

Selon la victime, Mamadou Ousmane Diallo, l’origine de cet incendie serait l’œuvre des jeunes fumeurs de chanvre indien.

Interrogé par notre reporter, monsieur Diallo explique ce qu’il sait du drame. « La fumée a alerté un jeune passant qui a immédiatement crié au secours. C’est dans les environs de 3h du matin qu’on m’a appelé pour me dire qu’il y a incendie. Je pense que ce sont des jeunes soulards qui ont créé cet incendie. Quand on quitte le travail, ce sont eux qui viennent s’asseoir ici pour fumer de la drogue. Ils ont pu laisser les mégots de drogue et pourtant, il y a de la poudre de bois qui prend le feu facilement. Grâce à Dieu et la bonne volonté de nos voisins, plusieurs personnes ont accouru pour apporter de l’eau afin d’éteindre le feu ».

Parlant des dégâts enregistrés, Mamadou Ousmane Diallo dit qu’il y a eu beaucoup de biens matériels qui sont partis en fumée. « Nous avons perdu plus de 3000 et quelques madriers, 2 machines et 2 hangars. On peut estimer la perte dans les 300 millions de francs guinéens ».

La victime dit avoir contacté les sapeurs pompiers, mais malheureusement, ceux-ci n’ont pu se déplacer par manque de carburant. « Nous avons appelé les sapeurs pompiers, ils nous ont dit qu’ils ne peuvent pas venir. En disant qu’ils n’ont pas de carburant. Peut-être que c’était une manière pour eux de nous demander de l’argent. C’est pitoyable ».

A rappeler que ce débarcadère de bois est à son troisième cas d’incendie.

Mohamed DORÉ pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622079359

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Dr Sampou Mamy : « le VIH/SIDA évolue à grand pas en Haute Guinée »

28 janvier 2019 à 8 08 19 01191
Dr Sampou Mamy, Médecin chargé de la prise en charge des personnes vivant avec le VIH/SIDA

Le virus du SIDA, autrement appelé Virus Immuno-Humain (VIH), se propage en Haute-Guinée de manière inquiétante. Selon le dernier rapport publié par le centre de prise en charge des personnes vivant avec le VIH/SIDA, l’indice de prévalence n’a fait qu’augmenter dans la région. Le phénomène des rapports sexuels non protégés est la cause fondamentale de cette situation alarmante, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

A l’hôpital régional de Kankan, se trouve une unité spéciale de médecins chargés de s’occuper des personnes touchées par le VIH/SIDA. Selon Dr Sampou Mamy, Médecin chargé de la prise en charge des personnes vivant avec le VIH/SIDA, les statistiques sont inquiétantes pour ce qui est de l’année 2018.

Plus de 3.000 personnes porteuses du VIH/SIDA, ont été enregistrés au sein de ce service, apprend-on. Mais, à peine 2000 suivent régulièrement le traitement avec les Anti Rétroviraux (ARV). « Aujourd’hui, nous sommes à 3368 malades enregistrés chez nous. Mais, ceux qui viennent régulièrement prendre des médicaments sont au nombre de 2000. Parce que, dans les 3000 là, il y a des malades qu’on a transférés sur d’autres sites, d’autres sont décédés, on a perdu d’autres de vue et qui ont abandonné le traitement. Ils sont plus de 1000 », a-t-elle fait savoir.

Dr Sampou Mamy

Compte tenu de la gravité de cette situation, Dr Sampou Mamy profite de notre entretien pour tirer la sonnette d’alarme face au danger qui guette les populations de la Haute Guinée. « Il y’a vraiment un problème au niveau de la Haute Guinée. Il faut que les gens sachent que le VIH/SIDA est en train d’évoluer à grand pas en Haute Guinée, avec 3368 cas. Le taux de prévalence est à 1.7 aujourd’hui, et au niveau de la Haute Guinée on est à 14% ».

Pour parer à toute éventualité, Dr Sampou Mamy invite les citoyens à faire preuve de prudence et surtout de faire leur test de dépistage pour connaitre leur statut sérologique et d’éviter les comportements à risque.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél : 00224 627 24 13 24

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Tougué : le SLECG annonce une marche contre le DPE

28 janvier 2019 à 8 08 17 01171

Le bureau préfectoral du Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG) a annoncé l’organisation d’une marche dans la ville de Tougué. Cette manifestation prévue ce lundi, 28 janvier 2019, vise à protester contre le refus du directeur préfectoral de l’éducation (DPE), monsieur Fodé Moussa Traoré, de rétablir dans leurs anciennes fonctions les enseignants mutés lors de la récente grève qui a secoué le secteur de l’éducation ces trois derniers mois, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Selon madame Kadiatou Djoloki Baldé, secrétaire générale du bureau préfectoral du SLECG de Tougué, son organisation a décidé de prendre cette option de la marche pacifique ce lundi, 28 janvier 2019, juste parce que le directeur préfectoral de l’éducation (DPE), Fodé Moussa Traoré se montre actuellement intraitable sur la question du rétablissement des enseignants mutés pour fait de grève, malgré les multiples interventions du préfet de la localité, Elhadj Abdourahmane Baldé et du gouvernorat de la Région Administrative (RA) de Labé.

« Nous sortir demain lundi à partir de 9 heures du matin, s’il plait à Dieu. Nous avons pris cette décision parce que le DPE a dit que personne ne peut l’empêcher de faire ce qu’il a envie de faire. Il n’a pas voulu mettre en application les dispositions du protocole d’accord obtenu le 10 janvier dernier avec le gouvernement. Il refuse de rétablir les gens qu’il a mutés pendant la grève. Il continue de muter encore. On a tout fait. Les gens sont intervenus, mais il n’a pas accepté. Le préfet et le gouverneur n’arrivent pas à le faire entendre raison » explique la dame syndicaliste de l’éducation dans la préfecture de Tougué.

La dernière fois, il avait muté un professeur d’Anglais qui était en situation de classe dans la commune urbaine pour une des sous-préfectures de Tougué. Les enseignants ont immédiatement boycotté les cours et les élèves se sont retrouvés dans les rues de la commune urbaine où le DPE, Fodé Moussa Traoré est resté introuvable durant tout le temps de la manifestation des enfants. Il aura fallu la promptitude du préfet de la localité pour rétablir l’ordre dans la cité par la sensibilisation.

« Le DPE a fini par annuler cette décision, suite à la pression des élèves et avec l’intervention du préfet de la localité » a ajouté Mme Kadiatou Djoloki Baldé.

Elèves et parents d’élèves sont tous conviés à cette marche pacifique programmée par le SLECG de Tougué pour ce lundi, 28 janvier 2019.

Il est aussi question de suspendre les cours dans les toutes les écoles de la commune urbaine jusqu’à ce que tous les enseignants mutés pour fait de grève soient rétablis dans les fonctions qu’elles occupaient avant le déclenchement de ce mouvement de grève.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Alpha Condé est prévenu : « La Constitution, c’est comme le Saint Coran ou la Bible » (PADES)

28 janvier 2019 à 8 08 14 01141

Le Parti des Démocrates pour l’Espoir (PADES) a taclé la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI), nouvellement mise en place, qui n’a rien de nouveau, soutient-on. L’annonce en a été faite à l’occasion de l’assemblée générale hebdomadaire du parti, le samedi dernier, 26 janvier 2019. D’autres sujets liés au 3ème mandat pour Alpha Condé et à la prorogation du mandat des députés auront également été abordés, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Le Parti des Démocrates pour l’Espoir (PADES) a taclé la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), nouvellement mise en place, qui n’a rien de nouveau, soutient-on. L’annonce en a été faite ce samedi, 26 janvier 2019, à l’occasion de l’assemblée générale hebdomadaire du parti. D’autres sujets liés au 3ème mandat pour Alpha Condé et à la prorogation du mandat des députés auront également été abordés, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

C’est Ibrahima Kaba qui a présidé cette rencontre politique. Dans son intervention, il s’est exprimé sur l’actualité sociopolitique nationale. Parlant de la recomposition de la nouvelle CENI, Ibrahima KABA a dit que cette institution est tout sauf nouvelle. « On nous dit que c’est une nouvelle CENI, mais dans cette nouvelle CENI, il n’y a que des anciens visages. Le changement que cette CENI a subi, c’est seulement le changement de nombre, en quittant de 25 à 17 conseillers. L’ancien président de la CENI, maitre Salifou KEBE, lui aussi a été reconduit encore par les membres du même parti politique. Parce que, quand vous prenez la recomposition de la nouvelle CENI, elle est recomposée de 7 membres de la mouvance présidentielle et 7 conseillers de l’opposition, 1 Commissaire de la Société civile et 2 Commissaires du Ministère de la décentralisation. L’ancienne CENI était composée de la même manière », dit-t-il.

Par ailleurs, Ibrahima KABA, président de séance, a laissé entendre que la question du 3ème mandat est un faux débat. « On considère l’éventuelle question du troisième mandat d’Alpha CONDE. Chez nous, c’est une question banale. Parce qu’il y a l’article 27 de la Constitution qui est claire. On a dit que c’est 5 ans, un seul mandat, renouvelable une seule fois. Ce qui veut dire que 2 mandats, c’est 10 ans. Alors, bientôt les 10 ans vont expirer. Le président de la République ne peut plus avoir une possibilité de faire un éventuel troisième mandat. Il est hors question de parler d’un troisième mandat. La Constitution pour une République, c’est comme le Saint Coran, pour les musulmans, et la Bible, pour les chrétiens. La vie de la nation est définie dans la Constitution. L’avènement d’un troisième mandat, c’est un faux débat, nous le considérons comme une femme en ceinte sans bébé. Il n’y’a aucune possibilité de faire un troisième mandat », martèle monsieur Kaba.

Parlant de la prorogation du mandat des députés, Ibrahima Kaba accuse le RPG et l’UFDG d’être de mèche. « Le RPG et l’UFDG, c’est des partis copains. Lorsque les intérêts sont communs, ils sont d’accord. Mais, quand il y a divergence, ils se mettent dans la rue pour crier pour ne rien. Si non, 37 députés comparativement à un seul député, le PADES refuse de siéger parce que vouloir siéger, c’est accompagner le projet de troisième mandat. Lorsque les députés ne sont plus dans la légitimité, ils ne peuvent plus empêcher le président de parler du prolongement du troisième mandat après 2020. Il est temps maintenant pour les députés de démissionner pour empêcher ce fameux projet de troisième mandat. C’est ce que nous nous condamnons fermement »

Mohamed DORE pour Guineematin.com

Tel : (00224) 622 07 93 59

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Rencontre annuelle entre le PDG et les Travailleurs de SMD Lefa

28 janvier 2019 à 7 07 20 01201

Dans son programme habituel de tournée dans les mines de Nord gold, M. Nikolaï Zelenski, PDG du groupe NORDGOLD, a rencontré les employés de SMD Lefa le mercredi 16 janvier 2019. Il a commencé son allocution en exprimant ses meilleurs vœux du nouvel an à l’ensemble des employés, ensuite remerciés les travailleurs de Lefa pour les efforts qu’ils ne cessent de déployer pour l’amélioration de la production et l’atteinte des objectifs. étant la devise de Nord gold, Le PDG a exhorté les travailleurs à placer ce concept au centre de leurs activités.

M Zelenski a abordé plusieurs points relatifs aux investissements en cours pour l’amélioration de la production, les travaux de prospection dans la zone d’Iroda, l’ouverture des nouvelles mines de Kankarta West et de Kassa –Kassa ainsi que la sécurité et la santé des travailleurs. Il a également salué l’engagement du personnel pour l’atteinte des objectifs en 2018 et promis la poursuite et le renforcement des programmes de formation des employés locaux ainsi que leur promotion à des postes de responsabilité tels que les postes de directeurs occupés par Me Ibrahima Camara, M. Sékou Camara, des postes de chefs services et de surintendants occupés par certains guinéens tout cela dans le cadre de la guinéanisation des emplois. Il a fait une mention particulière sur Me Ibrahima Camara, directeur du département Juridique et des relations Publiques, en le remerciant pour ses efforts qui ont permis d’obtenir la nouvelle convention minière et la nouvelle concession minière garantissant ainsi la vie de la société pour les 15 années à venir.

En 2019, le Groupe Nordgold vise l’augmentation de la production, la rénovation, l’extension et l’équipement des cités de Fayalala et Tombani ainsi que de la clinique de léro pour améliorer les conditions de vie, de santé et de travail des employés guinéens. Le PDG a mis à profit cette rencontre pour répondre à quelques questions des travailleurs relativement notamment à l’amélioration des conditions de travail avant de procéder à un tirage au sort dont les prix portaient sur 1 panneau solaire, 1 poste téléviseur et 1 moto.

Dans le cadre de l’accroissement de la production, la Direction de SMD LEFA entend ouvrir sa nouvelle mine de Banora, dans la Préfecture de Dinguiraye, dont les réserves ont été identifiées pour exploitation à court terme. Une visite de prise de contact et de reconnaissance des deux mines de Banora a été faite par une forte délégation de la SMD le mardi 22 Janvier 2019. Monsieur le Préfet de Dinguiraye, les autorités locales et les populations de Banora ont réservé un accueil très chaleureux à cette délégation avant de lui exprimer l’attente et l’espoir immense des populations de cette contrée de voir les mines opérationnelles au courant 2019 ou 2020.

En ce qui concerne la contribution au développement communautaire sur fonds propres de la SMD Lefa, beaucoup d’efforts ont été faits dans ce sens en 2017 et 2018 avec une dépense de plus d’USD 1 000 000 comprenant les constructions, les dons, aides, assistances et les compensations. Au titre des réalisations, les villages de Fontou, Tomba kansa et Lero ont bénéficié de forages d’eau, le village de Léro a bénéficié d’une extension et équipement de son école primaire, le village d’Amina a bénéficié de la rénovation et équipement du poste de santé et de la construction et équipement d’une école primaire de six (6) classes désormais au lieu deux (2) qui étaient fonctionnelles. Ces actions s’ajoutent aux dons et assistances à la communauté, à la jeunesse dans la formation professionnelle, les emplois communautaires, les soutiens aux activités sportives, l’assistance financière en prime de 77 enseignants communautaires, assistances aux religieux notamment l’envoi chaque année de 3 pèlerins communautaires à la Mecque, la construction et ou rénovation de mosquées et églises de la région.

En 2019, il est prévu entre autres la relocalisation entière du village de Carrefour, la construction et l’équipement d’un poste de police et d’un poste de gendarmerie à Léro, la rénovation de l’école primaire de Siguirini et du Collège de Léro, l’ouverture et l’entretien des routes communautaires, réalisations des forages, ponts et autres ouvrages sociaux pour un coût sur fonds propres du Groupe NORDGOLD-SMD estimé à 5 millions de dollars US.

NORDGOLD-SMD en Guinée, c’est plus que de l’Or.

Le chargé de la communication SMD Lefa

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