Conakry : un naufrage fait 2 morts à Boulbinet

2 janvier 2019 à 18 06 46 01461
image d’archive

Au moins deux personnes ont perdu la vie dans un naufrage survenu dans la soirée d’hier, mardi 1er janvier 2019, aux larges du port de Boulbinet dans la commune de Kaloum (Conakry). Leur barque a chaviré suite à la panne de son moteur, a appris Guineematin.com, à travers un de ses reporters.

Selon Abdoulaye Camara, vice-président du comité de cogestion du port de pêche artisanal de Boulbinet, le naufrage a eu lieu aux environs de 20 heures. Il indique que durant toute la journée de ce mardi, une équipe composée de ses agents, ceux de l’ANAM (Agence de Navigation Maritime) et des agents des services de sécurité, était déployée au niveau de ce port artisanal pour veiller au mouvement des personnes qui allaient et revenaient des îles de Loos en cette période de fête.

Ce qui n’a pas empêché malheureusement ce drame, dû à une panne du moteur de la barque qui a chaviré. « C’est à partir de 20 heures que nous avons appris qu’il y a eu naufrage. Mais cette embarcation ne vient pas de Boulbinet, elle vient de Coléah. Elle est venue transporter les gens de Boulbinet vers les îles de Loos. C’est au retour, vers 20 heures, qu’on nous a dit qu’il y a eu naufrage. Selon les informations, c’est deux personnes qui sont mortes. Leurs corps sont actuellement à l’hôpital Ignace Deen.

Il s’agit du capitaine de la barque, Dady Camara, originaire de Forécariah, et Aminata Camara, originaire de la Sierra Leone. On apprend que c’est le moteur de la barque qui était tombé en panne. On ne sait pas cependant combien de personnes étaient à bord de la barque. Mais depuis hier, personne n’est venu se plaindre à notre niveau comme quoi il n’a pas vu son parent. Donc jusque-là, on peut dire qu’il n’y a que ces deux victimes », a-t-il expliqué.

Ce drame attriste profondément le président de l’union des ressortissants Sierra-léonais dans la commune de Kaloum. Mohamed Bangoura, rencontré au port artisanal de Boulbinet ce mercredi matin, estime que ce naufrage aurait pu être évité si l’Etat guinéen avait pris un certain nombre de dispositions. « Nous sommes animés d’un sentiment de tristesse aujourd’hui. Lors de mes déclarations dans les médias, j’ai toujours demandé aux autorités guinéennes de mettre un bateau de secours à disposition des pêcheurs. Un bateau qui pourra intervenir en cas de problème.

Pendant ces périodes de fête, il devait y avoir un bateau qui pouvait intervenir en cas de problème. Ce bateau doit à tout moment faire des patrouilles dans ces eaux. Même chez-nous en Sierra Leone, pendant les jours de fêtes, l’Etat met des bateaux à la disposition des gérants de plages. Ici, nous avons demandé cela, mais jusque-là on n’a pas eu. Hier, s’il n’y avait pas une autre barque derrière celle qui a chaviré, on allait compter plus de six (6) morts. Parce que selon les informations que nous avons, il y avait six personnes dans la barque. Deux sont mortes et les autres ont pu être sauvées par la barque qui était derrière eux », a-t-il indiqué.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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N’zérékoré : le corps d’un taxi-motard découvert dans un cours d’eau

2 janvier 2019 à 18 06 42 01421

Le corps sans vie d’un taxi-motard a été découvert dans un marigot dans la matinée de ce mercredi, 2 janvier 2019, par les citoyens du quartier Gbangaha, dans la commune urbaine de N’zérékoré. Le défunt, dont l’identité n’a pas été révélée, avait sur sa moto deux présumés voleurs au moment du drame, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Selon les informations confiées à notre reporter, la victime transportait deux passagers soupçonnés de vol de téléphone. Les témoins disent que l’acte s’est produit entre 1h et 2h du matin, sur la route nationale N’zérékoré-Yomou, à quelques mètres d’une boite de nuit, non loin du marigot Tilé.

Nos sources disent que les deux passagers du taxi-motard auraient tenté de voler le téléphone d’une jeune fille. Après avoir crié au secours, la jeune fille a bénéficié de l’intervention de quelques jeunes. Ces derniers ont pourchassé le motard et ses deux passagers. Pris de peur, le taxi motard aurait perdu le contrôle de son engin au niveau du pont qui le quartier Mohomou à Gbangana. Ce qui a entrainé une chute dans la partie profonde du cours d’eau.

Une source digne de foi a confié à notre reporter qu’un des présumés voleurs aurait été arrêté et conduit au camp par les services de sécurité. « L’autre s’est évaporé dans la nature. C’est le conducteur de la moto qui n’a pas pu sortir de l’eau ».

Colonel Sékou Béavogui

Présent sur les lieux, le directeur régional de la police de N’zérékoré, le Colonel Sékou Béavogui a expliqué ce qui a été fait par ses services. « J’ai été appelé par le commissaire central de N’zérékoré, me disant qu’il y a eu un accident et que 3 personnes seraient restées dedans. C’est ainsi que le procureur a été informé et toutes les autorités se sont embarquées pour les lieux et immédiatement, on a requis les nageurs traditionnels. Après la découverte du corps, ils ont replongé une fois, deux fois. Ils ont dit qu’il y avait une moto dedans. Ensuite, ils ont fait monter la moto qui a été conduite au commissariat central. Quant au corps du jeune, il a été transporté à la médecine légale pour l’autopsie. Une enquête est ouverte à cet effet ».

De N’zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tel : (224) 620 16 68 16/666 89 08 77

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Grève du SLECG à Télimélé : jets de pierres entre enseignants au collège Kolly

2 janvier 2019 à 18 06 25 01251

Des enseignants de Télimélé, affiliés au Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG), ont exprimé leur colère ce mercredi, 02 Janvier 2019, face au gel de leurs salaires. Très tôt, ces enseignants grévistes ont fait le tour des établissements scolaires de la commune urbaine où des affrontements ont été signalés entre pro et anti grève, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

L’Ecole Primaire du Centre (EPC), habituel point de rencontre des enseignants, était cadenassée et quadrillée par les forces de l’ordre. C’est les alentours de cet établissement qui ont fait office de point de ralliement de plusieurs enseignants, venus de tous les horizons de la commune urbaine.

De l’EPC, les grévistes sont allés au lycée Ley-Wendou pour trouver que certains enseignants se sont désolidarisés du mouvement de grève lancé depuis le 03 octobre 2018. Très déçus, ils sont revenus au collège Kolly où des affrontements ont eu lieu entre les grévistes et ceux qui se sont désolidarisés du mouvement. Des injures et des jets de pierres entre enseignants sont enregistrés. Les élèves présents dans les salles de classes ont fini par prendre. L’intervention des forces de l’ordre a permis d’éviter le pire.

Selon Amadou Sylla, un des contestataires, « nous manifestons ce matin pour montrer au gouvernement que nous sommes opposés et farouchement opposés à ce gel de salaire. Ce gel n’est pas conforme à la loi. S’il faut geler les salaires, les familles sont derrière, comment nous pouvons aller reprendre les cours et comment nous pouvons enseigner ? Il y’a un adage qui dit, un sac vide ne s’arrête jamais. Si on a gelé, c’est pour nous dire de rester à la maison. Nous allons continuer à rester à la maison et manifester ».

Amadou Sylla

Plus loin, Amadou Sylla a dénoncé le revirement de certains enseignants qui ont décidé de reprendre les cours. « Si aujourd’hui on voit dans les sales de classes des enseignants avec lesquels on était depuis le début du combat, si on ne fait pas attention, on peut faire un crime. C’est une trahison qui ne dit pas son nom. Encore une fois, je remercie les braves dames, les enseignantes qui sont avec nous depuis toujours. On comprend que vous n’avez pas payé pour être à la fonction publique, vous n’avez pas un lit pour être à la fonction publique et vous n’avez pas été non plus un matelas pour être enseignantes. Nous vous remercions infirment chers enseignantes », a dit le gréviste, visiblement remonté.

A noter que la reprise des cours a été effective dans certains établissements scolaires de Télimélé. Toutefois, les enseignants ne comptent pas baisser les bras jusqu’à la satisfaction de leurs revendications, notamment l’augmentation de leurs salaires.

Le prochain rendez-vous est fixé pour demain jeudi en vue de l’élaboration d’une nouvelle stratégie de contestation.

De Télimélé, Ousmane Dieng pour Guineematin.com

Tél : 622 52 52 50

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Fêtes de fin d’année : 20 accidents de circulation enregistrés au centre Mère et Enfants

2 janvier 2019 à 18 06 16 01161

Contrairement aux chiffres annoncés par la police routière, plusieurs accidents de la circulation ont été enregistrés à Conakry à l’occasion de la célébration des fêtes de fin de l’année 2018 et du nouvel an 2019. Au centre Mère et Enfants situé dans le quartier Kaporo Rails par exemple, 20 cas d’accidents ont été enregistrés à cette occasion, a appris Guineematin.com des responsables de la structure sanitaire.

« A l’occasion de la fête de fin d’année, nous avons enregistré pas mal d’accidentés : des accidents graves et des accidents non graves. Le 31 décembre 2018 et le 1er janvier 2019, on a enregistré 20 cas d’accidents de circulation dont 13 garçons et 7 filles blessés. Tous étaient en état d’ébriété », indique Docteur Alpha Oumar Diallo, médecin au centre Mère et Enfants.

Dr. Alpha Oumar Diallo

Selon le médecin, « Il n’y a pas eu de morts, mais il y avait des blessés graves. On a pris en charge certains et on a référé ceux qu’on ne pouvait pas gérer dans notre centre dans les CHU. Ce sont principalement les patients qui avaient des traumatismes crâniens avec perte de connaissance. Il y en avait 4 dont 3 garçons et une fille. On a enregistré aussi 5 cas de fractures ».

Pour réduire le nombre d’accidents de la circulation à l’occasion des fêtes, Docteur Alpha Oumar Diallo pense qu’il faudrait une prise de conscience de la part des uns et des autres afin d’éviter au maximum la consommation de l’alcool et toutes les sortes de stupéfiants.

A rappeler que de son côté, la police routière a dit avoir enregistré seulement deux accidents de la circulation le 31 décembre 2018 et le 1er janvier 2019 à Conakry.

Fatoumata Djouldé Diallo pour Guineematin.com

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Fatou Badiar après sa libération : « je faisais souvent des crises… La prison n’est pas bien… »

2 janvier 2019 à 17 05 43 01431
Mme Fatou Badiar Diallo, après sa libération, ce mercredi 02 janvier 2019

Comme annoncé précédemment sur Guineematin.com, madame Fatou Badiar Diallo et deux de ses compagnons d’infortune ont été graciés par le président Alpha Condé. En exécution dudit décret, madame Fatou Badiar a recouvré la liberté ce mercredi, 2 janvier 2019, après avoir passé 7 ans, 5 mois et 5 jours à la maison centrale de Coronthie, dans la commune de Kaloum.

Madame Fatou Badiar Diallo, Almamy Aguibou et Mamadou Alpha Diallo font partie des deux cent vingt deux (222) bénéficiaires de la grâce présidentielle. Après sa libération et après avoir retrouvé les siens, madame Fatou Badiar Diallo a accordé une interview à un de nos reporters.

Guineematin.com : comment vous sentez- vous aujourd’hui, après tout ce temps passé en prison ?

Fatou Badiar Diallo : je me sens très heureuse aujourd’hui, je suis très émue. Seulement, je suis malade, je ne suis pas bien portante, parce que je ne peux pas marcher beaucoup. Il me faut tenir quelqu’un pour marcher. Avec la longue durée de la prison, on a attrapé beaucoup de maladies. Il me faut aller me soigner d’abord. Je suis diabétique, hypertendue, cardiaque et j’ai le genou-là qui ne peut pas marcher, les ligaments ont lâché. C’est tout ça qui me fatigue.

Guineematin.com : comment vous avez appris justement cette bonne nouvelle annonçant votre libération ?

Fatou Badiar Diallo : j’étais couchée, j’ai fini ma prière, je suis rentrée me coucher. Ma codétenue qui écoutait la radio a crié d’un seul coup. Elle dit, « Badiar tu es libérée » ! J’ai dit « arrête, tu sais que je suis hypertendue, il ne faut pas m’effrayer ». Elle a dit « oui, tu es libérée ». Je ne m’attendais pas du tout, ça a été une surprise pour moi. Donc, je me suis levée comme elle a insisté et a même allumée la lumière. J’ai ouvert la porte, j’ai entendu toute la sureté (maison centrale) crier d’un seul coup. Après, je sors, il y a un garde pénitencier qui a vu ma porte ouverte, il est venu me prendre en disant « madame, vous êtes libérée, votre nom a été cité en première position ». Je n’en croyais pas à mes yeux. Après j’ai vu le médecin qui venait, le régisseur qui est venu. « Madame, vous êtes libre aujourd’hui ! Madame vous êtes graciée ! ». Je n’en revenais pas, ma tension était élevée. Je me suis assise et j’ai pris mes médicaments. Je tremblais. Le médecin même est venu à mes côtés pour me prendre, me consoler. Je dis vraiment, je suis dépassée de la nouvelle.

Guineematin.com : Vous avez passé plusieurs années en prison. C’était quoi votre quotidien en prison ?

Fatou Badiar Diallo : au début, c’était difficile, beaucoup difficile. Parce que, la maison centrale était très salle, il y avait des odeurs nauséabondes. Tu ne pouvais pas respirer. En mangeant, il faut fermer le nez. Mais aujourd’hui, tu manges au dehors et par terre, tellement que c’est propre. Et ça, c’est grâce au professeur Alpha Condé. Et, la garde pénitentiaire nous a respecté, parce qu’on s’est respecté. Si tu te respectes, on te respecte. Mais, quand tu te comportes mal, ils vont te tenir comme ça.

Guineematin.com : quel souvenir gardez- vous de la prison ?

Fatou Badiar Diallo : je garde un souvenir de mon médecin, Dr. Issiagha. Je garde un souvenir pour le régisseur, Bangoura. A chaque moment, à chaque heure, quand je tombais malade, on l’appelle, il vient, il m’assiste. S’il y a des médicaments là-bas, il me les apporte. Ce que seulement je garde, je n’ai pas eu une prise en charge. Chaque fois que je suis malade, c’est moi qui paye mes médicaments, ce sont des proches, c’est des personnes de bonne volonté qui m’envoient des médicaments, qui paient mes ordonnances qui coutent très chères. C’est les médicaments du diabète, de la tension, tout ça, ça coute très cher. Ça, c’est à la charge de mes proches, parce que je n’ai personne dehors, sauf mes enfants.

Guineematin.com : maintenant que vous êtes sortie de prison, quelle va être la suite ?

Mme Fatou Badiar Diallo

Fatou Badiar Diallo : après la prison, d’abord, je me soigne. Le professeur Alpha Condé a pensé à me libérer. Ce n’est pas lui qui m’a mise en prison, c’est Dieu. Et, Dieu a voulu qu’il me libère, et c’est lui qui m’a gracié, je le remercie. Et, je prie tout le monde de ne pas lui parler de mal, de le remercier pour moi. Je charge vous la presse, de remercier le professeur Alpha Condé. Tout le monde n’a qu’à le remercier, que personne ne prenne rigueur sur lui. C’est mon destin. Dieu pouvait me reprendre là-bas, parce que j’ai beaucoup souffert. Je faisais tout le temps des crises. Il n’y a pas deux (2) semaines encore, je suis tombé la nuit. On a envoyé l’ambulance pour m’amener à l’hôpital. J’ai dit non, laissez tomber, quand Dieu voudra faire ce qu’il veut, il va le faire. Donc, pour moi, c’est un président que je ne peux pas oublier dans ma vie. Bien-sûr, j’ai fait toutes ces années en prison, c’est Dieu qui l’a voulu. Je pouvais être au dehors et tomber malade. Je pouvais être au dehors et mourir. Il y a beaucoup de personnes qui venaient derrière-moi, mes parents, tous sont décédés. Moi, je suis là. Grâce à Alpha Condé, aujourd’hui je suis libre. Donc, je prie tous les guinéens qui m’aiment, qui ont prié pour moi, qui ont apporté leur soutien à moi, de le remercier.

Guineematin.com : aujourd’hui, il y a certains de vos codétenus, Alpha Oumar Boffa Diallo (AOB) et Jean Guilavogui qui sont toujours en prison. Qu’est-ce que vous avez à leur dire ?

Fatou Badiar Diallo : je dirais au professeur Alpha Condé de penser à tous les détenus de la maison centrale. La prison n’est pas bien ; mais, c’est un destin pour tout le monde. Je prie Dieu qu’il pense à eux et à les libérer. Je pense au Commandant AOB et à Jean Guilavogui, on était tous là-bas. Donc, il n’a qu’à penser à eux, avoir pitié d’eux, comme il a pensé à nous, pour les libérer.

Guineematin.com : dans quel état d’esprit se trouvent-ils ?

Madame Fatou Badiar Diallo : bon, c’est le destin. Nous tous, on a vu des gens qu’on a gracié pendant près de huit ans. Chaque année, on gracie des gens. Tant que ton tour n’est pas arrivé, tu ne peux pas y croire, tu ne peux pas t’énerver, tu ne peux rien faire.

Guineematin.com : quel est votre dernier mot ?

Fatou Badiar Diallo : je remercie humblement mes avocats. Je remercie tous mes avocats, sans exception. Et, je remercie Me Bamba, les ONG des Droits de l’Homme, les bonnes volontés qui venaient aussi nous assister. Je remercie mes avocats qui ont beaucoup fait sans argent. Parce qu’on n’a rien à leur donner. A chaque fois qu’on soulève notre problème, ils sont là. Cela, sans aucun franc. Je remercie Me Bea qui n’est pas venu aujourd’hui, mais je pense à lui. Je préfère qu’il vienne à mes côtés aujourd’hui, parce qu’il a beaucoup fait. Ils ont tous souffert avec nous.

Propos recueillis par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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Fêtes de fin d’année : la police routière se félicite de la réduction des accidents de circulation

2 janvier 2019 à 17 05 42 01421
Commissaire Zacaria, Directeur central de la police routière

Les célébrations des fêtes de la fin de l’année 2018 et du nouvel an 2019 ont été beaucoup moins désastreuses que les précédentes. C’est en tout cas le constat fait par la police routière. Selon le directeur central de la police routière, le commissaire Zakaria Camara qui s’est confié à Guineematin.com ce mercredi, 02 janvier 2019, seulement deux accidents de la circulation ont été enregistrés le 31 décembre 2018 et le 1er janvier 2019 à Conakry.

Connus pour être des moments très festifs, les fêtes de fin d’année sont habituellement caractérisées par de nombreux accidents de la circulation qui entraînent des morts, des blessés et des dégâts matériels importants. C’est ce qui amène d’ailleurs la police routière à prendre des mesures exceptionnelles à ces occasions pour limiter les accidents de la route. Et ces mesures ont payé cette année, à en croire le premier responsable de la police routière en Guinée.

Selon le commissaire divisionnaire de police Zakaria Camara, seulement deux cas d’accidents ont été enregistrés cette année à Conakry. « Pour cette année, concernant la ville de Conakry, on n’a pas enregistré de cas d’accidents mortels, on a eu seulement deux cas avec des dégâts matériels légers : au niveau de Bambeto entre deux véhicules entraînant des petits dégâts et au niveau de Sonfonia où il y a eu collision entre une voiture et une moto. Le motocycliste a été blessé et la moto a été endommagée. A part ces deux cas, il n’y a pas eu d’autres accidents à Conakry », indique l’officier de police.

Il ajoute que très peu d’accidents de la circulation ont été enregistrés à l’intérieur du pays également, même un cas de mort est signalé du côté de Kissidougou. « A Kissidougou, il y a eu un accident de la circulation qui a opposé deux motos, une fille du nom de Fanta Keïta, âgée de 14 ans, a trouvé la mort. Ils étaient trois sur la moto quand le choc a eu lieu, elle a été grièvement blessée et a été transportée à l’hôpital régional de Kissidougou. Quelques heures après, elle a succombé suite à ses blessures. A N’Zérékoré, il y a eu un accident fortuit, c’est-à-dire un véhicule appartenant aux sapeurs-pompiers. Le chauffeur a perdu le contrôle, heureusement il n’a touché personne et personne ne l’a touché ».

Le commissaire Zakaria Camara se félicite de la réduction du nombre d’accidents au cours de la célébration des fêtes de fin d’année. Un acquis qu’il met à l’actif de la police. « Cette réduction des cas d’accidents mérite qu’on félicite la police parce que les années précédentes, le bilan était lourd. On a sensibilisé les gens à travers les médias, nous avons eu à déployer beaucoup d’agents sur le terrain, heureusement que récemment le chef du département a mis deux-cent (200) jeunes à notre disposition. Des jeunes qui sont sortis de l’école de la police routière que nous avons répartis dans les différents commissariats spéciaux de sécurité routière de Conakry, je pense que cela a porté fruit », a dit le directeur central de la police routière.

A noter toutefois, que les chiffres fournis par les services de santé contrastent totalement avec ceux de la police. Rien qu’au centre Mère et Enfants, 20 cas d’accidents de la circulation ont été enregistrés le 31 décembre 2018 et le 1er janvier 2019.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com

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Koubia en deuil : le saint de Madina Niannou s’est éteint

2 janvier 2019 à 16 04 59 01591

La préfecture de Koubia vient de perdre un de ses baobabs. Le saint de Madina Niannou dans la sous-préfecture de Matakaou, Elhadj Thierno Oumar Diallo, est décédé dans la nuit du mardi à ce mercredi, 02 janvier 2019.

Le leader religieux a rendu l’âme au Maroc où il avait été évacué par le président de la République, Alpha Condé, pour des soins, a appris Guineematin.com à travers son correspondant à Koubia.

Le défunt était érudit, imam et maître coranique. Des titres qu’il a hérités de son père il y a 60 ans. Il était l’un des leaders religieux les plus respectés du Fouta Djallon. Elhadj Thierno Oumar Diallo a tiré sa révérence à l’âge de 96 ans des suites de maladie. Il laisse derrière lui 4 épouses et 29 enfants.

Nous y reviendrons !

De Koubia, Mamadou Alpha Diallo pour Guineematin.com

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Siguiri : le procureur met en garde les prisonniers graciés par Alpha Condé

2 janvier 2019 à 16 04 06 01061

En exécution du décret du président Alpha Condé accordant la grâce à certains condamnés, trente un (31) détenus de la prison civile de Siguiri ont été libérés ce mercredi, 2 janvier 2019. C’est le procureur de la République près le tribunal de première instance de Siguiri qui a mis à exécution ledit décret, rapporte Guineematin.com à travers son correspondant dans la préfecture.

A l’occasion de la fin de l’année 2018, le président Alpha Condé a accordé la grâce au total à deux cents vingt deux (222) détenus à travers la Guinée. Pour ce qui est de la préfecture de Siguiri, ils sont au nombre de trente un (31) détenus à avoir bénéficié de la mansuétude du chef de l’Etat.

A l’occasion de la libération des détenus de Siguiri, en exécution du décret N°/2018/330/PRG/SGG du 31 décembre 2018, le procureur Alghassimou Diallo a prodigué d’utiles conseils aux anciens pensionnaires de la maison d’arrêt.

Selon le procureur, « chaque 31 décembre, le président accorde la grâce aux condamnés qui ont purgé la moitié de leurs peines, parmi eux, vous. Donc, en exécution du décret, vous êtes libres à partir d’aujourd’hui. Mais, cela ne veut pas dire que si vous êtes reconnus coupables d’une quelconque infraction, vous ne serez pas repris. Vous avez été gracié pour les infractions pour lesquelles vous avez été jugé et condamné, et certains parmi vous ont purgé la moitié de leurs peines et d’autres plus. Je précise que si vous commettez une autre infraction pénale et que vous serez pris jugé et condamné, vous retournerez à la même prison civile de Siguiri. Donc, vous avez intérêt à être de bons citoyens parce que vous connaissez les épreuves de la prison », a expliqué le représentant du Ministère Public.

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guineematin.com

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Mairie de Matoto : des femmes de la Basse Guinée chez Kalémodou Yansané

2 janvier 2019 à 15 03 54 01541

Kalémodou Yansané de l’UFDG bénéficie du soutien dans la bataille qui l’oppose à Mamadouba Tos Camara du RPG Arc-en-ciel pour le contrôle de la mairie de Matoto. Un groupe de femmes de la Basse Guinée s’est rendu à son domicile pour lui apporter leur soutien et exiger son installation à la tête de la mairie, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

La bataille pour le contrôle de la mairie de Matoto continue de polariser les attentions à Conakry et même au-delà. Et, les protagonistes continuent de bénéficier du soutien. C’est dans ce cadre que plusieurs femmes de la Basse Guinée se sont rendues au domicile privé de Kalémodou Yansané, le candidat de l’UFDG au poste de maire de cette commune. Elles sont allées avec des pancartes sur lesquelles on pouvait lire des messages comme : « Il faut rendre à Kalémodou ce qui appartient à Kalémodou », « Respect des choix électoraux des citoyens », « Kalémodou, maire élu de Matoto ».

Après plusieurs chants et des pas de danse faits à l’honneur de Kalémodou Yansané et du président de son parti Cellou Dalein Diallo, ces femmes ont pris la parole à tour de rôle pour s’exprimer sur l’élection du maire de Matoto. Elles ont demandé au pouvoir, le président de la République en particulier, de veiller au respect du verdict du vote du 15 décembre dernier, qui a donné 23 voix au candidat de l’UFDG contre 22 pour son adversaire de la mouvance présidentielle.

Satisfait de cette mobilisation des femmes pour le soutenir, Kalémodou Yansané a remercié tous ceux qui lui ont apporté leur soutien depuis le début du processus d’organisation des élections locales du 04 février jusqu’à nos jours. Le député de l’UFDG en a profité pour revenir sur ce qui s’est passé dans la salle le jour du vote pour élire le maire de Matoto, assurant qu’il a effectivement remporté cette élection.

« Nous avons voté devant toute la presse, et le décompte a été fait devant toute la presse. On a compté deux fois 23 pour le candidat qui avait la couleur rouge, c’est-à-dire Kalémodou Yansané. Sur 45 bulletins, si un seul recueil 23, ça veut dire que le deuxième n’a que 22 », a-t-il introduit, demandant à chacun de garder en mémoire ce qui s’est passé.

Revenant sur le cafouillage enregistré ce jour-là dans la salle et qui a conduit à l’arrêt du vote, il a rappelé que c’est un cadre du RPG Arc-en-ciel qu’on a infiltré à la loge officielle pour la supervision du vote qui s’est levé pour déchirer les bulletins du candidat du parti au pouvoir.

« Il a pris les bulletins de vote et les a déchirés publiquement. Honnêtement, lorsqu’on a gagné un vote, est-ce qu’on peut déchirer la preuve de votre victoire ? S’il n’est pas satisfait, on peut compter jusqu’à ce qu’il soit satisfait. Mais, déchirer littéralement, c’est déjà le motif de perte », estime-t-il.

Mais, le candidat de l’UFDG rassure que le verdict des urnes sera respecté et qu’il n’est pas question de reprendre l’élection. « Grâce aux populations de Matoto, notamment les femmes, Kalémodou Yansané a été élu maire de la commune et on ne revient pas là-dessus », a-t-il prévenu sous les applaudissements de l’assistance.

La rencontre a pris fin par un engagement ferme des uns et des autres de poursuivre le combat jusqu’à l’installation de Kalémodou Yansané à la tête de la mairie de Matoto, la plus grande du pays.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Grâce présidentielle : voici la liste de tous les 222 prisonniers bénéficiaires

2 janvier 2019 à 15 03 38 01381

Comme indiqué dans nos précédentes dépêches, le président de la République, le professeur Alpha Condé, a accordé la grâce à 222 condamnés. A part madame Fatou Badiar Diallo, Almamy Aguibou Barry et Mamadou Alpha Diallo, 219 autres détenus ont également bénéficié de cette grâce du 31 décembre 2018.

Ci-dessous, Guineematin.com vous propose la liste de ces 222 prisonniers bénéficiaires, conformément aux décrets N°/2018/329/PRG/SGG et N°/2018/330/PRG/SGG du 31 décembre 2018, qui sont exécutés dans la matinée de mercredi, 2 janvier 2019 :

Fatou Badiar Diallo, Almamy Aguibou Diallo et Mamadou Alpha Diallo

Daniel Doré et Allamine Baldé, 

du 3ème au 34ème

du 35ème au 72ème

du 73ème au 115ème

du 116ème au 160ème

du 161ème au 203ème

du 204ème au 219ème

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Grève : le SLEGC de Kindia demande aux enseignants de ne pas reprendre les cours

2 janvier 2019 à 14 02 04 01041

Le bureau préfectoral du Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG) de Kindia, demande à ses membres de redoubler d’ardeur dans la grève entamée depuis trois mois. A l’occasion d’une assemblée générale tenue le lundi, 31 décembre 2018, les responsables locaux du SLECG ont invité les enseignants à ne pas reprendre les cours, rapporte l’un des correspondants de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Une bonne centaine d’enseignants ont pris part à cette assemblée générale. La démarche visait à écouter le compte-rendu de leurs délégués qui ont pris part, deux jours plus tôt, à l’assemblée extraordinaire tenue à Conakry.

Safayiou Baldé

Selon Safayiou Baldé, secrétaire général adjoint de SLECG de Kindia, « des hommes et femmes déterminés sont venus répondre présent à la convocation. C’était pour le compte-rendu de l’assemblée générale de tous les secrétaires généraux de 30 préfectures et des 5 communes de Conakry. C’est pour leur dire que la grève continue sur toute l’étendue du territoire. Il n’y aura pas un seul cours le 03 janvier 2019. Que cela soit au public et au privé. Nous demandons aux parents d’élèves de garder leurs enfants à la maison. Aucun enseignants ne sera dans une école ».

Par ailleurs, le secrétaire général adjoint du SLECG de Kindia demande aux parents d’élèves de les accompagner dans le combat pour l’amélioration des conditions de vie des enseignants. « Notre force, ce sont les parents d’élèves, les élèves et les enseignants. Les enseignants traîtres, on a déjà fait trois mois de grève. Nous leur demandons de rester dans les rangs. Parce que nous sommes au bout du tunnel. Si tous ceux-ci nous prêtent main forte, c’est dans deux ou trois jours, nous serons autour de la table et on trouvera un protocole d’accord », pense-t-il.

Le responsable du SLECG en a profité pour dénoncer les agissements du Syndicat National de l’Education (SNE) qui veut se faire inviter autour de la table du dialogue. « Il faut rappeler qu’il y a eu une structure qui n’a pas de répondant, qui voulait juste se faire voir et se faire entendre. Puis qu’ils ont constaté que le mot d’ordre lancé par général Aboubacar Soumah a été suivi…. eux aussi, ils voulaient faire comprendre qu’ils existent, mais dans le vide. Le combat continue jusqu’à la satisfaction de nos revendications », a martelé Safayiou Baldé.

En outre, notre interlocuteur s’est adressé aux parents d’élèves qui envoient leurs enfants dans les écoles privées. « C’est vrai qu’ils payent pour la formation de leurs enfants. Mais, qu’ils sachent qu’on n’organisera pas un examen pour les écoles privées si le public ne fonctionne pas », a rappelé le secrétaire général adjoint du SLECG.

De Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628516796

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Grâce présidentielle : les précisions du Ministère de la Justice

2 janvier 2019 à 13 01 43 01431
Sékou Keïta

La grâce est une prérogative constitutionnelle et discrétionnaire du Président de la République conformément à l’article 49 de la constitution guinéenne, prise pour réduire la durée de la peine d’emprisonnement d’un condamné, en totalité ou en partie.

Pour bénéficier de la grâce présidentielle, la personne doit avoir fait l’objet d’une condamnation pénale à la suite de laquelle une peine a été prononcée.

En effet, le projet de décret de grâce préparé par Monsieur le Ministre de la Justice sur la base des critères préalablement définis et soumis au Président de la République pour signature.

Ainsi, conformément aux Décrets N°/2018/329/PRG/SGG et N°/2018/330/PRG/SGG du 31 décembre 2018 accordant la grâce présidentielle respectivement à trois (03) et (219) condamnés, font l’objet d’exécution depuis ce matin mercredi, 2 janvier 2019, sur toute l’étendue du territoire national.

Sékou Keïta, Conseiller Chargé de la Communication du Ministère de la Justice

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Makanera Kaké : « la polygamie aide les femmes à avoir des maris »

2 janvier 2019 à 13 01 16 01161
Makanera Kaké

Invité de Guineematin.com ce premier jour d’activité de l’année (ce mercredi 02 octobre 2018), monsieur Alhousseiny Makanera Kaké, ancien ministre de la Communication d’Alpha Condé, ancien porte parole de l’opposition républicaine et président du parti FND, a salué l’adoption du code civil révisé, notamment en sa partie qui porte sur la polygamie. 

Tout d’abord, notre invité a rappelé que le code civil guinéen a été calqué sur le code civil français, alors que nous n’avons pas les mêmes réalités sociales et surtout culturelles. « Moi-même, je suis polygame. Mais, en France, on peut laisser sa femme, prendre un scooter et aller rejoindre une autre sans problème. C’est à dire qu’on a une femme et plusieurs maîtresses ! Or, chez nous, ce n’est pas acceptable. Et, quand on a une fille, on ne veut pas la voir faire des enfants si elle n’est pas mariée… Donc, cette loi aide plus les femmes que les hommes puisque quand un homme est polygame, la deuxième, la troisième et la quatrième aussi sont des femmes », a ajouté l’ancien ministre de la Communication.

Makanera Kaké

Pour Makanera Kaké, les femmes qui s’opposent à la polygamie ne pensent qu’à elles et elles ne pensent pas autres qui n’ont pas trouvé de maris et qui aimeraient pourtant faire des enfants sans craindre d’être mal perçues dans la société et la religion. « Chacune parle comme si on parlait de sa coépouse qui la trouve dans le foyer de son mari. Mais, elles doivent savoir que ça n’arrive pas qu’aux autres et se mettre dans la peau de celles qui rejoindront le foyer comme deuxième, troisième ou quatrième épouse. Donc, les femmes doivent savoir que la polygamie aide les femmes à avoir des maris », a dit Makanera Kaké.

A suivre !

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« Kassory est le meilleur PM du Pr. Alpha Condé. Mais, il doit négocier avec les enseignants »

2 janvier 2019 à 12 12 15 01151

Premier invité de Guineematin.com cette année, l’ancien ministre de la Communication du président Alpha Condé, Alhousseiny Makanera Kaké a lancé un appel pressant au Premier ministre, Kassory Fofana, de recevoir les leaders syndicaux, augmenter le salaire des enseignants, « même si c’est 50 000 » pour une reprise normale des cours.

L’école guinéenne est pratiquement fermée depuis trois mois. Sous le leadership du SLECG (Syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée), dirigé par Aboubacar Soumah, les enseignants guinéens sont en grève pour réclamer de meilleurs salaires. 

Selon Makanera Kaké, le Gouvernement est aujourd’hui en position de force. Mais, il doit ouvrir le dialogue et permettre aux enfants du pays de reprendre les cours. « Kassory Fofana est le meilleur Premier ministre du président Alpha Condé, parce qu’avec lui, tout le monde dit que c’est le Premier ministre qui a fait ceci ou cela ; alors qu’avec les autres, on accusait le président. Mais, il doit tendre la main aux syndicalistes, ouvrir les négociations, augmenter même si c’est cinquante mille francs guinéens sur le salaire des enseignants », a-t-il dit.

En attendant le décryptage de cette interview, Guineematin.com vous propose de suivre le live :

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Makanera Kaké à Guineematin : « Cellou Dalein ne sera pas président… »

2 janvier 2019 à 11 11 34 01341

Alhousseiny Makanera Kaké, ancien ministre de la Communication du président Alpha Condé, ancien porte parole de l’opposition républicaine est le tout premier invité de Guineematin.com en 2019. Dans l’interview qui se poursuit actuellement (11 heures 30′) à notre siège, le président du parti FND explique son départ de l’opposition républicaine par les erreurs, fautes et incohérences des leaders.

Selon Alhousseiny Makanera Kaké, le comportement du leader de l’UFDG risque d’obscurcir son avenir politique. D’ailleurs, notre invité dit être convaincu aujourd’hui que Cellou Dalein Diallo ne sera pas président de la République. « Si je l’avais rejoint, c’est parce que j’avais pensé qu’il allait gagner. Mais, si je l’ai quitté, c’est parce que je suis convaincu qu’il ne va pas gagner », a dit Makanera.

Ci-dessous, vous pouvez suivre cette interview en live :

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Siguiri : l’installation du maire indépendant de Siguirini fait 5 blessés et des arrestations

2 janvier 2019 à 11 11 16 01161

Le maire élu de la commune rurale de Siguirini a été installé dans ses fonctions, le lundi 31 décembre 2018. Malheureusement, la cérémonie a été émaillée de violences avec cinq (5) blessés par balles et un certain nombre d’arrestations, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Le bureau exécutif de la commune rurale de Siguirini a été installé après l’élection du bureau exécutif. C’est Sékou Kéita, un indépendant, qui l’a emporté aux dépens du RPG Arc-en-ciel, le parti au pouvoir. Conséquences ? L’ancien président de la délégation spéciale et les élus du RPG arc-en-ciel ont boycotté la passation de service.

Selon nos informations, c’est très tôt le matin que des jeunes du RPG Arc-en-ciel ont barricadé la route pour empêcher la délégation de la préfecture de Siguiri d’entrer en ville. Un fait qui a énervé le camp des indépendants qui se sont levés pour la réouverture de la route. Il s’en est suivi des accrochages et des blessés par balles.

Selon Sékou Keïta, maire élu, interrogé par notre reporter, « l’autorité préfectorale nous a informé de la passation de service. Le matin, des jeunes du RPG Arc-en-ciel ont barricadé la route et brûlé des pneus pendant plus de trois (3) heures. Les forces de l’ordre ont été incapables de rouvrir la route C’est ce qui a énervé la jeunesse (les indépendants) pour aller rouvrir la route. Mais, ils étaient armés. Ils ont tiré et cinq (5) personnes ont été blessées par balles. La police a réussi à arrêter quatre (4) personnes ».

Pour sa part, Ansoumane Savané, le chef de la mission venue installer la nouvelle équipe communale, a dit que les présumés auteurs des coups de feu ont été transférés à Siguiri.

« Le matin, quand nous sommes venus, la route était bloquée. Nous sommes restés à Léro. Aux environs de 17 heures, ils ont laissé le passage et nous sommes rentrés. L’ancien président de la délégation spéciale n’était pas présent à la passation, il est à Conakry. Les élus du RPG Arc-en-ciel ont boycotté la passation. Il y a eu des tirs. La police m’a présenté des balles tirées par les manifestants. Il y a eu des blessés et des arrestations. Pour la sécurité des arrêtés, le préfet m’a ordonné de venir à Siguiri avec eux », a dit monsieur Savané.

À signaler que la délégation a réussi à installer à le bureau exécutif.

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guineematin.com

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Fatou Badjar graciée : voici la première réaction de son fils aîné

2 janvier 2019 à 11 11 11 01111

Le fils aîné de madame Fatou Badjar vient de réagir à la grâce présidentielle accordée à sa mère. Mamadou Diallo se réjouit de cette décision et remercie le chef de l’Etat. Il l’a dit au cours d’un entretien accordé à un journaliste de Guineematin.com hier, mardi 1er janvier 2019.

Ce sont en tout 222 détenus que le président de la République a graciés à l’occasion de la fin de l’année 2018. Parmi eux, madame Fatou Badjar Diallo, condamnée dans le cadre de la tentative d’assassinat du Professeur Alpha Condé en 2011. Et cette décision a été accueillie avec une grande joie par la famille de la détenue. « Nous sommes dans l’émotion depuis que nous avons appris cette nouvelle, étant donné que c’est le jour de la fête de fin d’année. C’est vrai, nous ne nous attendions pas à cette nouvelle. Nous sommes vraiment très contents », a réagi au micro de Guineematin.com, Mamadou Diallo, le fils aîné de Fatou Badjar.

Le jeune homme rappelle que l’incarcération de sa mère a été un coup dur pour la famille. Il dit avoir passé des moments difficiles avec son frère et sa sœur depuis que leur mère est en détention. « Mais, par la grâce de Dieu, nous avons pu nous en sortir. Et, Alhamdoulillah au jour d’aujourd’hui ça va. On peut remercier le bon Dieu, on n’a pas eu de particularité, on n’a pas assez souffert. Seulement, l’absence de notre mère a été une grande expérience pour nous. Nous avons toujours prié Dieu pour qu’elle recouvre sa liberté. Et Dieu merci, elle recouvre enfin sa liberté. Je remercie le président de la République du fond de mon cœur pour ce geste », a-t-il dit.

A rappeler que Fatou Badjar Diallo a été graciée avec Almamy Aguibou Barry et Mamadou Alpha Diallo, tous condamnés à 15 ans de réclusion criminelle dans le cadre de l’attaque du domicile privé du président Alpha Condé, situé dans le quartier Kipé (Conakry), le 19 juillet 2011. Cette grâce présidentielle intervient alors que le procès de cette affaire est en cours devant le TPI de Dixinn suite à la décision de la cour suprême, cassant l’arrêt de la cour d’assise de Conakry rendu en 2013.

Avant ces trois, d’autres personnes condamnées dans cette affaire, dont l’homme politique Bah Oury, avaient été graciées par le chef de l’Etat guinéen. Le commandant Alpha Oumar Boffa Diallo (AOB) et Jean Guilavogui, considérés comme étant les cerveaux de l’attaque et condamnés à la réclusion criminelle à perpétuité, restent eux en détention.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Nouvel an 2019 : les vœux du Secrétaire Général du SNE

2 janvier 2019 à 9 09 38 01381
Michel Pépé Balamou

Chers Enseignants de Guinée

C’est un très grand plaisir pour moi de vous présenter des vœux sincères et chaleureux à l’entame de cette année 2019.

L’année qui se referme restera comme une année difficile, faite pour nombre de nos camarades enseignants, de doutes, de craintes et surtout de précarité de vie.

L’année qui s’ouvre porte quant à elle d’ores et déjà la marque des défis que nous aurons à relever mais aussi celle des choix que nous aurons à faire en vue d’une meilleure qualification de notre système éducatif qui, depuis belles Lurettes est frappé par de successives crises scolaires incompatibles à notre idéal de qualification de l’enseignement apprentissage, des évaluations formatives et sommatives ainsi que la progression normale de nos programmes d’enseignement.

Le SNE (Syndicat National de L’Education) soucieux de l’avenir des enfants guinéens et de l’amélioration des conditions de vie et de travail des enseignants a déposé une plate forme revendicative au niveau du gouvernement afin d’aider à une sortie de crise durable.

Même si la manifestation et la grève restent des moyens d’action qu’il faut conserver, le SNE pense que le rapport de force avec l’État peut passer par d’autres vecteurs tout aussi efficaces pour l’amener à avoir un œil regardant sur les conditions de vie et de travail de la classe ouvrière enseignante : la connaissance du PIB, la formation et la compétence des syndicalistes, la maîtrise des dossiers et de la technique de négociations, leur capacité à convaincre par la force de l’argument et non l’argument de la force, à faire des propositions crédibles adaptées à chaque situation et cela dans un dialogue social direct et permanent.

Les membres du Bureau Exécutif National du SNE ne resteront pas spectateurs mais exerceront des pressions sur la partie gouvernementale pour qu’elle prenne des bonnes décisions allant dans le sens de l’amélioration des conditions de vie et de travail des enseignants.

Chers camarades Enseignants

Tout n’est pas argent dans une revendication syndicale. Et nous comprenons la ferme obstination de nos doyens qui, à un an de la retraite veulent vaille que vaille obtenir quelque chose sur le salaire de base indiciaire leur permettant de s’offrir une retraite dorée. Que dire des jeunes enseignants qui ont encore 30 ans de services et qui d’ici leur retraite auront une pension de retraite qui pourrait dépasser les dix millions de nos francs? Une chose est sûre, on ne peut pas faire son temps et faire le temps de son petit fils et de son fils. Pour contenter les futurs candidats à la retraite, le SNE a proposé dans sa plateforme revendicative la revalorisation de la pension de la retraite. Et pour les enseignants en activités pédagogiques, la revalorisation des primes liées à la profession enseignante, la construction des logements sociaux , la prise en charge et l’évacuation sanitaires, la dotation en denrées alimentaires, une banque de l’enseignant et surtout la formation des formateurs afin de mieux former les élèves et par ricochet le relèvement de la qualité et du niveau de l’enseignement dans notre pays.

Chers camarades Éducateurs,

À vous tous, à l’ensemble des enseignants de Guinée, où qu’ils servent , je souhaite que cette année nouvelle vous apporte bonheur et épanouissement, qu’elle vous apporte surtout la fierté d’être au service de la République, au service des guinéens et de l’intérêt général.

Vive l’école guinéenne

Vive le SNE

Vive l’unité syndicale

Pour que vive l’enseignant.

Le Secrétaire Général

Michel Pépé Balamou

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