Diogo Baldé, Safa Tounkara, Makanera… Liste des 17 nouveaux commissaires de la CENI

14 janvier 2019 à 21 09 31 01311

Dans un décret rendu public dans la soirée de ce lundi, 14 janvier 2019, le président de la République, le professeur Alpha Condé a officialisé la liste des 17 nouveaux commissaires de la CENI (Commission électorale nationale indépendante).

Après les sept (7) représentants de la mouvance présidentielle, les deux (2) de la société civile et la représentante de l’administration, déjà annoncés dans un décret du 10 janvier, les sept (7) représentants de l’opposition complètent la liste. Ce sont : Mamadou Bano Sow, Madame Djanka Hélène Sylla, Ibrahima Djogo Baldé, Mamadou Safa Tounkara, Madame Kandé Saran épouse Samoura, Makanéra Alhassane Kaké, Youssouf Léno.

Ci-dessous, Guineematin.com vous propose la liste des 17 nouveaux commissaires de la CENI :

  1. Me Salif Kébé (société civile)
  2. M. Kabinet Cissé (société sociale)
  3. Mme Djénabou Touré (Administration du territoire et de la décentralisation)
  4. M. Bakary Mansaré (Rpg Arc-en-ciel)
  5. M. Ousmane King Bangoura (RPG)
  6. M. Aly Bocar Samoura (RPG)
  7. Madame Sérafine Koundiano
  8. M. Sory Sidibé (RPG)
  9. M. Boubacar Biro Barry (UPR)
  10. M. Daouda David Camara (NGR)
  11. M. Mamadou Bano Sow (UFDG)
  12. Madame Djanka Hélène Sylla (UFDG)
  13. M. Ibrahima Djogo Baldé (UFDG)
  14. M. Mamadou Safa Tounkara (UFDG)
  15. Mme Kandé Saran épouse Samoura (UFR)
  16. M. Makanéra Alhassane Kaké (UFR)
  17. M. Youssouf Léno (PEDN)

A rappeler que ces 17 nouveaux commissaires ont plusieurs dossiers qui les attendent : fichier électoral, chronogramme des élections législatives, etc.  

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Labé : le sous-préfet de Sanoun menace d’éliminer la classe de 10ème pour fait de grève

14 janvier 2019 à 20 08 22 01221
Faya Mara, sous-préfet de Sanoun

Alors que l’on se félicite de la reprise des cours, au lendemain de la signature du protocole entre le gouvernement et le SLECG, le sous-préfet de Sanoun, dans la préfecture de Labé, veut ramer à contre-courant. Faya Mara menace tout simplement de fermer la seule classe de 10ème année de la localité, à cause du soutien des élèves à la grève de leurs professeurs, rapporte Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Les cours ont été interrompus au collège de la commune rurale de Sanoun ce lundi, 14 janvier 2019, par le sous-préfet. Faya Mara accuse les élèves de la classe de 10ème année d’avoir accompagné les enseignants grévistes dans leur manifestation. Ainsi, il ne veut ni plus ni moins que la fermeture de la classe de 10ème année

Siradiou Diallo

Selon Siradiou Diallo, professeur de Mathématiques au collège de Sanoun, « j’étais en situation de classe, lorsque le sous-préfet, accompagné du principal du collège, est venu s’adresser aux élèves. Il leur a dit que, comme ils n’ont pas voulu suivre les cours pendant la grève des enseignants, il va fermer cette classe de 10ème. Il a dit qu’il va mettre un cadenas sur la porte, que les élèves n’ont qu’à aller ailleurs pour poursuivre leurs études. Le principal n’a rien trouvé à redire. C’est surprenant qu’une autorité administrative s’ingère dans les affaires éducatives en lieu et place de la DPE ou de L’IRE. D’ailleurs, je dirais que le sous- préfet agit en complicité avec le principal du collège. Car, pendant la période de grève, c’est le principal lui même qui a pris les dossiers des dix premiers élèves admis pour la 10ème pour d’autres écoles ».

Interrogé sur la question, le sous-préfet se défend en ces termes : « j’ai pensé à cette mesure parce qu’ils ne veulent pas étudier. Malgré les multiples sensibilisations que nous avons menées pendant cette grève, pour que les cours se déroulent normalement, ces élèves de la 10ème, en complicité avec leurs patents, ont refusé sciemment de répondre à notre appel. Aujourd’hui, malgré la suspension de la grève des enseignants, ils ne sont pas plus de 10 élèves sur un total de plus de trente. C’est pour quoi j’ai émis cette idée de fermer cette classe pour la faire remplacer par une deuxième classe de 7ème année. Celle qui existe est déjà pléthorique. Ça nous permettra donc de la décongestionner. Pour le moment, la classe n’est pas fermée, je vais informer ma hiérarchie avant d’agir. Car, laissez-moi vous dire qu’avec cette de 10ème, on risque de n’avoir aucun admis au BEPC », pense Faya Mara.

Pour le moment, il n’y a aucune réaction des autorités en charge de l’éducation au niveau préfectoral et régional.

Depuis Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Madina Niannou : chaleureux accueil pour Chérif Abdallah

14 janvier 2019 à 20 08 02 01021

Arrivé hier, dimanche 13 janvier 2019, à Madina Niannou, dans la préfecture de Koubia, en moyenne Guinée, pour présenter les condoléances suite au décès du Saint de la localité, Elhadj Thierno Oumar Diallo, le 2 Janvier dernier, Chérif Mohamed Abdallah Haïdara, président du groupe organisé des hommes d’affaires (GOHA) a bénéficié d’un accueil à la hauteur de sa personnalité.

Satisfaits de cette visite surprise, les sages de la localité ont désigné Monsieur Chérif Abdallah pour diriger la prière et le prêche du jour.
Elhadj Thierno Oumar Diallo était ami à Chérif Mohammed Fadilou Haïdara Kansato Daka Labé, le père du patron du GOHA.

A rappeler que monsieur Chérif Mohamed Abdallah était accompagné des sages et des membres du GOHA de Labé.

Mohamed Aly Barry pour gohainfo.com

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Collège-Lycée Kipé : forte mobilisation pour la reprise des cours ce lundi

14 janvier 2019 à 18 06 18 01181

La suspension de la grève des enseignants par le SLECG (Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée) a provoqué un ouf de soulagement à tous les niveaux. Les enseignants, jusque là grévistes, ont repris le chemin de l’école ce lundi, 14 janvier 2019. Au Lycée-collège Kipé, les titulaires programmés ont répondu présent pour la reprise après trois mois de grève, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Elhadj Amara Balato Keïta, proviseur du lycée Kipé

Pour Elhadj Amara Balato Keïta, proviseur du lycée Kipé, la fin de la grève du SLECG a été un soulagement. Selon lui, les enseignants ont répondu à l’appel des responsables de l’éducation et du SLECG. « Le constat est bon et je dis que c’est un ouf de soulagement, pour l’encadrement, pour le département, pour les enseignants eux-mêmes, pour les élèves aussi. Chez moi, il y a 23 groupes pédagogiques. Aujourd’hui, sur les 23 titulaires programmés, 19 sont présents. Pour ce qui est des contractuels, on a 16 présents sur 23 attendus », a dit le proviseur.

Elhadj Amara Balato Keïta

Pour ce qui est de la gestion des titulaires et des contractuels, Elhadj Kéita a expliqué ce qu’il compte faire. « De l’ouverture à maintenant, nous gérerons les deux. Ça, c’est conformément aux instructions données par notre département, il a été dit que les contractuels ne sont pas venus pour enlever les titulaires ou les remplacer, non. Ils sont là pour un appui, éventuellement si un titulaire n’est pas présent, il prépare régulièrement le contractuel, il dispense les cours. Parce ce que, la grève est reconnue comme un droit dans notre pays. Si ceux qui sont en grève ne viennent pas, de grâce, que le contractuel prépare les cours au même titre que les titulaires, il rentre en classe et dispense les mêmes cours », a-t-il expliqué.

Contrairement au lycée Senghor de Yimbaya, où les évaluations semestrielles ont débuté ce lundi, à Kipé, ça n’a pas été le cas. Selon Amara Balato Kéita, « nous sommes autonomes dans la gestion des évaluations. Les évaluations prévues par les autorités pour le 14 janvier, nous avons jugé utile de remettre ça au 21. Pour le moment, les cours suivent leur cours normal, les cours de rattrapage seront quand même envisagés. Je crois que le sommet va prévoir cela dans sont calendrier officiel ».

Bah Simiti Kally

Même constat au collège de Kipé, où le principal par intérim affirme qu’il n’y a que deux titulaires empêchés qui sont absents. Selon Bah Simiti Kalli, « sur les 23 programmés parmi les titulaires, j’ai reçu 21. On a deux absents, dont un malade et un à l’intérieur du pays pour le décès de son père

Boubacar Ly

Un des membres du SLECG au lycée Kipé, qui a repris les cours ce lundi, dit que c’est la Guinée qui est gagnante dans ce bras de fer de plus de trois mois. Pour Boubacar Ly, professeur d’Anglais au lycée Kipé, « personne n’est sortie victorieux, personne n’est gagnant. Plutôt, c’est la Guinée qui a gagné. Je remercie l’autorité d’avoir eu la volonté d’échanger avec notre leader, Aboubacar Soumah, afin de faire gagner la République de Guinée ».

Enfin, Boubacar Ly a expliqué avoir pris le relais avec le contractuel qui était là et que la salle était archicomble pour le cours d’aujourd’hui.

Fatoumata Diouldé Diallo pour Guineematin.com

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Balla Diarra, proviseur du lycée Senghor : « mon école n’a pas été affectée par la grève du SLECG »

14 janvier 2019 à 17 05 18 01181

Les cours ont repris dans les écoles guinéennes après la suspension de la grève des enseignants, ce lundi, 14 janvier 2019. Au lycée Léopold Sedar Senghor, ex lycée Yimbaya, les responsables de l’école minimisent l’impact de la grève sur le déroulement des cours. D’ailleurs, ce sont les évaluations qui ont été entamées au compte du premier trimestre, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Après la suspension de la grève du SLECG suite à la signature d’un protocole d’accord avec le gouvernement, les enseignants grévistes étaient attendus ce lundi pour la reprise des cours. Au lycée Senghor de Yimbaya, le proviseur Balla Diarra affirme que son école n’a pas été affectée par la grève du SLECG. C’est pourquoi, il ne parle pas d’une reprise des cours.

Balla Diarra

« Au lycée Senghor, depuis le 03 octobre, les cours se passent normalement et il n’y a jamais eu d’interruption. L’ensemble du personnel chargé du cours, nous avons 52, et parmi ces 52, il n’y a que 4 professeurs qui ont été réellement en grève. Les 48 titulaires venaient. Les quatre qui ne venaient pas ont eu leurs charges assumées par de jeunes contractuels. Parce que, les jeunes contractuels que nous avons reçus, contrairement à ce qui se dit ailleurs, ont fait leurs preuves. Ils maitrisent leurs disciplines, ils maitrisent la pédagogie. Donc, il n’y a jamais eu d’interruption au lycée Senghor depuis le 03 octobre », soutient-il.

Selon le proviseur, le calendrier scolaire a été respecté dans son établissement. « C’est pourquoi nous sommes en composition du premier semestre. Sur toute l’étendue du territoire national, toutes les écoles qui ont connu un rythme normal du processus scolaire sont en composition aujourd’hui. Parce qu’il est dit que les compositions du premier semestre commencent le 14 janvier pour finir le 26 et nous sommes dans cette optique. Puisqu’on a fait trois mois de cours pleins, c’est le moment des évaluations à mi-parcours, pour savoir quels sont les enfants qui ont bien assimilé le programme… »

Tidiane Bangoura

Tidiane Bangoura, professeur de Mathématiques au lycée Senghor faisait partie des 4 professeurs qui ont suivi le mot d’ordre de grève du SLECG. Interrogé par notre reporter, il promet de rattraper les cours perdus. « Il y a un contractuel qui me remplaçait. Donc, je suis venu et j’ai pris directement pris le relais. Il y a quand même un certain retard. Mais, je me suis entretenu avec les élèves. Je vais les programmer pour rattraper le temps perdu. Je vais d’abord demander l’avis des élèves, si je trouve que les cours qui ont été donnés sont bien reçus, là il n’y a pas de problèmes. Mais, si les cours ne sont pas bien compris, là je suis obligé de reprendre. Tout se passe normalement entre la direction et moi », a-t-il fait savoir.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tel : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Urgent : les 8 militants de l’UFDG condamnés par le TPI de Kaloum

14 janvier 2019 à 16 04 50 01501

Comme annoncé dans une précédente dépêche de Guineematin.com, huit jeune de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (dirigé par Cellou Dalein Diallo, le chef de l’opposition guinéenne), étaient à la barre du tribunal de première instance de Kaloum ce lundi, 14 janvier 2019.

Amadou Diogo Barry, Thierno Ibrahima Diallo, Ousmane Bah, Abdoul Salam Sow, Souleymane Diallo, Mamadou Malal Diallo, Alsény Diallo et Amadou Billo Diallo étaient allés le lundi passé protester devant le ministère de l’Administration du territoire et de la Décentralisation contre le refus d’installer Kalemodou Yansané à la tête de la mairie de Matoto.

Comme on le sait, l’élection de l’exécutif communal de cette commune (la plus grande de la Guinée) a été perturbée par Balla Moussa Kéïta, membre de la liste communal du RPG arc-en-ciel (le parti du président Alpha Condé) lorsque Kalemodou Yansané a remporté l’élection au poste de maire. C’est le refus de poursuivre celui qui a empêché ce vote de se poursuivre et surtout l’annonce d’une annulation de l’élection que les UFDGistes sont allés dénoncer devant le Département du Général Boureima Condé.

Finalement, ce sont les huit militants de l’UFDG qui ont été condamnés ce lundi par le tribunal de première instance de Kaloum à sept jours de prison ferme et à trois cent mille francs guinéens d’amende chacun. Même si leurs clients ont déjà purgé la peine privative de liberté (7 jours de prison) et qu’ils peuvent sans doute payer, les avocats des opposants ont annoncé qu’ils vont interjeter appel.

A suivre !

De Kaloum, Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

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Reprise des cours au lycée Bonfi : tous les 16 enseignants programmés présents

14 janvier 2019 à 16 04 34 01341

Contrairement aux trois derniers mois, marqués par la grève du Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG), tous les enseignants titulaires ont repris service ce lundi 14 janvier 2019 au lycée Bonfi, dans la commune de Matam. Les seize (16) professeurs titulaires ont répondu présent au lendemain de la signature du protocole de sortie de crise entre le gouvernement et le SLECG, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Les seize (16) salles de classe du lycée Bonfi ont fonctionné à plein temps ce lundi, quelques jours après la suspension de la grève des enseignants. Elèves et enseignants ont massivement rallié les salles pour tenter de rattraper les trois mois perdus avec la grève déclenchée le 03 octobre 2018.

Selon les informations fournies par la direction de l’école, les seize (16) professeurs titulaires programmés pour la journée de ce lundi ont tous répondu présent pour donner cours. Du côté des élèves, ce n’était pas une forte affluence. Puisque, sur les 1344 élèves programmés ce matin, 958 sont venus, dont 332 filles.

Fodé Camara

Interrogé par rapport à la reprise des cours, Camara Fodé, élève de la 11ème Sciences Mathématiques, a dit à notre reporter que « les cours ont bien repris ce matin. Les professeurs ont bien donné les cours. Tous nos professeurs sont en classe. Les élèves sont là, je vois tous mes amis présents aujourd’hui. On est en train de suivre bien les cours. A la première heure, nous avons suivi la Biologie, à la deuxième heure nous avons fait la Physique. A la troisième, nous ferons le cours d’Anglais et le professeur est déjà là ».

Pour sa part, Diaby Baba, élève de la 11ème Année Sciences Expérimentales, s’est dit heureux de la reprise des cours et remercie les autorités et ses professeurs qui ont répondu présent pour dispenser les cours. « Je remercie le bon Dieu, parce que les professeurs ont commencé à venir ce matin. Je suis heureux et je remercie infiniment le gouvernement et le SLECG. Aujourd’hui, nous avons 3 matières : Mathématiques, Chimie et Anglais. Nous avons fait une matière déjà, il ne nous reste que 2 matières. Tous les professeurs qui dispensent ces cours là sont présents », lance-t-il.

Mohamed DORE pour Guineematin.com

Tel (00224) 622 07 93 59

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Affaire de la mairie de Matoto : 8 militants de l’UFDG au tribunal

14 janvier 2019 à 15 03 15 01151

L’installation perturbée des 45 conseillers de la mairie de Matoto continue d’occuper l’actualité guinéenne. Comme on le sait, Balla Moussa Kéita (un des candidats du parti du président Alpha Condé) avait perturbé l’élection de l’exécutif communal de Matoto lorsque que l’opposant Kalemodou Yansané a été élu à la tête de cette mairie, la plus grande de la République.

Révolté contre la gestion de ce dossier et surtout l’annonce d’annulation de cette élection par le pouvoir, des jeunes militants de l’UFDG ont décidé d’aller protester devant le ministère de l’Administration du territoire et de la Décentralisation pour exiger l’installation de Kalemodou Yansané à la tête de la mairie de Matoto. Mais, au lieu d’être écoutés, ces jeunes opposants ont été arrêtés par le pouvoir et détenus à la prison civile de Conakry, alors qu’aucune action n’a été entreprise contre le partisan du RPG arc-en-ciel qui a perturbé le vote…

Dans la matinée de ce lundi, 14 janvier 2019, Amadou Diogo Barry, Thierno Ibrahima Diallo, Ousmane Bah, Abdoul Salam Sow, Souleymane Diallo, Mamadou Malal Diallo, Alsény Diallo et Amadou Billo Diallo ont été présentés au tribunal de première instance de Kaloum.

A l’ouverture de l’audience, la présidente du tribunal, madame Mariam Doumbouya a demandé aux huit prévenus de décliner leurs identités avant d’interroger chacun sur les motifs de son arrestation.

A tour de rôle, les prévenus ont nié les faits pour lesquels ils sont poursuivis avant d’expliquer les circonstances de leur arrestation.

Dans son rôle de patron des poursuites, le procureur, Aboubacar Sir Sylla, a indiqué que le fait de se retrouver en groupe dans un lieu public pour manifester constitue un délit.

Le collectif des avocats de la défense, composé de maîtres Salifou Béavogui, Alsény Aissata Diallo et Thierno Souleymane Baldé, soutient que dans cette affaire, il y a du « deux poids, deux mesures ». Selon le collectif, les opposants prévenus ont juste voulu défendre la volonté des populations de la commune de Matoto, qui ont choisi Kalémodou Yansané comme maire. « Nous estimons que c’est le nommé Balla Moussa Kéita, qui a déchiré les bulletins de vote, qui devrait être conduit devant la justice. S’il y a trouble à l’ordre public, c’est lui qui en est l’auteur, ainsi que le ministre Boureima Condé, qui a décidé d’annuler le vote, alors qu’il n’en a pas la compétence », ont insisté les avocats.

A suivre !

Depuis le Tribunal de Kaloum, Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

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Guinée : la coalition Publiez Ce Que Vous Payez Guinée sensibilise autour du contenu local

14 janvier 2019 à 14 02 22 01221

La Coalition Publiez Ce Que Vous Payez (PCQVP) Guinée a organisé ce lundi, 14 janvier 2018, une formation en faveur des organisations de la société civile guinéenne, des représentants des sociétés minières et de l’Etat. Cet atelier d’information et de formation sur le mécanisme de reporting sur l’approvisionnement local dans le secteur minier regroupe des acteurs venus de tous les horizons, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Plusieurs acteurs impliqués dans la gestion du contenu local prennent part à cette session qui marque le démarrage d’un projet sous régional qui concerne la Guinée, le Mali, le Niger et la Côte d’Ivoire.

Dr. Alpha Abdoulaye Diallo

Dans son discours, Dr. Alpha Abdoulaye Diallo, président de la coalition Publiez Ce que Vous Payez a donné les grandes lignes de cette session de formation et d’information. « Vous savez, notre code minier offre beaucoup d’avantages. Et, il y a beaucoup d’articles qui parlent du contenu local. Le contenu local, c’est l’apport des biens et services par des locaux au niveau de ces compagnies minières. C’est pour permettre non seulement de développer une expertise locale en termes de petites et moyennes entreprises au tour des mines, pour créer ce qu’on appelle la plus-value, l’apport de services et de biens à ces sociétés, pour éviter que ces sociétés importent ces biens et services. Parce que, si ces biens et services sont développés localement ici, ça permet d’apporter beaucoup plus non seulement au pays en termes de taxes et de redevances, mais en aussi en termes de développement de tissus local. Donc nous, en tant qu’acteur de la société civile, nous estimons que la mine est importante. Mais aussi, les biens et services que la mine peut créer autour d’elle, ces biens et services sont aussi très importants par rapport au développement de notre pays».

Pour le président du PCQVP, la mine peut fermer un jour, mais les biens et les services qu’on crée reste pour le développement du pays. « La Guinée a une politique en matière de contenu local. Nous, notre rôle, c’est de suivre cette politique, faire ce qu’on appelle le monitoring, mais aussi apporter notre contribution pour que cette politique soit une réalité. Parce que nous sommes convaincus que la politique du contenu local peut apporter autant que les mines ou même d’ailleurs plus que les mines dans un pays. C’est un concept auquel nous croyons et nous voulons vraiment, qu’à travers ce projet, démarrer des activités de formation et d’information des populations minières, des compagnies minières en exploitation pour que véritablement ce contenu local soit épousé et par les communautés riveraines mais aussi par les sociétés minières en termes de politique de développement de leurs mines, mais aussi en politique d’accompagnement des communautés riveraines», a-t-il dit.

le Ministre Taran Diallo

De son côté, Elhadj Mamadou Taran Diallo, ministre de l’Unité nationale et de la Citoyenneté, représentant le gouvernement à cet atelier, a dit que deux aspects ressortent dans le contenu local : « les approvisionnements, les retombées et bénéfices des retombées de l’exploitation minière sur nos communautés. Le président de la République, le professeur Alpha Condé a déjà décrété la zone de Boké comme zone économique spéciale. Et cette zone par extension, on peut y voir Boffa, Télimélé et Gaoual. De l’autre, vous avez des pools comme Dinguiraye, comme Siguiri. C’est comment faire en sorte que les jeunes, les femmes, les habitants de ces localités puissent bénéficier de ces retombées de l’exploitation minière, en termes de création de petites entreprises, en termes d’emplois, en termes de revenus, en fait en termes de bien -être. Maintenant, cela aussi n’est possible que lorsqu’il y a la quiétude, lorsqu’il y a la paix dans ces différentes zones. Parce que, lorsqu’il y a la quiétude, et ceux qui exploitent, et ceux qui habitent, tout le monde en profite », a-t-il fait remarquer.

Lui-même fondateur et ancien président du PCQVP, le ministre Mamadou Taran Diallo indique que lorsqu’il y a des mécontentements dans ces zones minières, des stratégies peuvent être trouvées pour résoudre la crise, sans qu’on use de la violence. « On a par exemple dans certaines zones minières, ce qu’on appelle les comités de paix qui sont connus, qui sont installés. On peut venir là, exprimer une insatisfaction, un mécontentement et tout. Mais, quel que soit ce qui arrive, que tout se résolve toujours dans la concertation, dans la paix et dans les échanges ».

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Linsan : un seul livre de français pour 7 élèves à l’école primaire de Condeta

14 janvier 2019 à 14 02 15 01151

De nombreuses écoles publiques de la Guinée sont, de nos jours, dans un piteux état. En plus des infrastructures qui ne payent pas de mine, le manque de matériels didactiques est lésion. C’est le cas de l’école primaire de Condeta, dans la commune rurale de Linsan où il n’y a qu’un seul livre de français pour sept (7) élèves, rapporte l’un de correspondants de Guineematin.com basé à Mamou.

L’école primaire de Condeta, dans le district de Simminyah, à 18 kilomètres de la commune rurale de Linsan, n’échappe pas à la triste réalité que connaissent les écoles publiques de la Guinée : infrastructures inadéquates, manque de matériels didactiques, salles de classes archicombles…

Selon nos informations, cette école a été construite en 2006 grâce à une collaboration entre ressortissants et résidents de la localité. Un hangar avait été construit à l’époque pour recevoir 15 élèves, dont 7 filles.

Malheureusement, l’infrastructure n’a pas résisté aux intempéries et a fini par céder. Elle a été réhabilitée par le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF) en 2012.

Aujourd’hui, l’école primaire de Condeta connait énormément de difficultés. Selon le directeur, Mamadou Aliou Diallo, « mon école a trois groupes pédagogiques avec un effectif total de 72 élèves, dont 22 filles. Les trois groupes pédagogiques sont : la CP 1 avec 20 élèves, dont 4 filles ; la CP2 avec 35 élèves, dont 13 filles ; et la CE 2 avec 17 élèves, dont 6 filles ».

Par ailleurs, le directeur de l’école primaire de Condeta a dénoncé l’enclavement de la localité et la réticence des certains responsables de familles à envoyer leurs enfants à l’école. « L’accès est très difficile pour arriver ici. Les parents d’élèves refusent d’envoyer les enfants à l’école, surtout les jeunes filles. Outre les matériels didactiques qui manquent ici avec plusieurs élèves pour un livre, les tables-bancs aussi sont insuffisants pour tout cet effectif. Vous voyez, 4 élèves par table. Le bâtiment est trop vétuste, il est complètement dégradé », se désole Mamadou Aliou Diallo.

En outre, l’enclavement de la zone se remarque aussi sur le plan de la téléphonie. « Nous n’avons aucun réseau au centre ici. Il nous faut marcher 2 à 3 kilomètres pour avoir un réseau. C’est difficile pour moi de communiquer avec mes chefs et ma famille qui est restée à Kindia. Je demande au gouvernement, plus singulièrement à mon ministère de l’Education, de nous aider à parfaire notre école ».

Elhadj Mahmoud Diallo

Quant à Elhadj Mahmoud Diallo, président de l’Association des Parents d’Elèves et Amis de l’Ecole de Condeta, il sollicite l’aide des bonnes volontés. « Nous avons réalisé cette école grâce au gouvernement et aux partenaires techniques et financiers. Nous en sommes très contents. Mais, nous demandons aux personnes de bonne volonté de nous aider à bonifier notre seule école pour qu’un jour, qu’on trouve des cadres dans ce village. Car, seul le savoir peut développer une nation. Une localité sans la formation, on ne parlera pas de progrès. Nous avons beaucoup de difficultés ici, mais notre préoccupation majeure, c’est cette école », a fait savoir le président de l’APEAE.

De retour de Condeta, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

Tél. : 625 69 89 19

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Assassinat de Kadiatou Sow : le Nigérian Ferdinand Louis Conteh condamné

14 janvier 2019 à 12 12 59 01591
Feue Kadiatou Sow

Le verdict est tombé ce lundi, 14 janvier 2019, au tribunal de Dixinn, dans le dossier portant sur l’assassinat de Kadiatou Sow, dans un hôtel situé à Kipé (commune de Ratoma). Ferdinand Louis Conteh, ressortissant nigérian, a été reconnu coupable et condamné à deux ans de prison ferme et au payement d’une amende de 10 millions de francs guinéens à la partie civile, a appris un reporter que Guineematin.com a dépêché au tribunal ce matin.

L’assassinat de mademoiselle Kadiatou Sow à l’hôtel Hakuna Matata, le 30 septembre 2016, avait fait couler beaucoup d’encre et de salive. Un nigérian, du nom de Ferdinand Louis Conteh, avait été mis en cause dans la mort de cette jeune fille de 21 ans, retrouvée inanimée dans la chambre de l’hôtel que les deux personnes occupaient.

Après plusieurs audiences, le tribunal criminel de Dixinn, délocalisé à la mairie de Ratoma, a condamné le Nigérian à une peine d’emprisonnement de deux ans et au payement de 10 millions de francs guinéens à la famille de la victime.

Par ailleurs, le tribunal a requalifié les faits de meurtre en coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner.

Il faut rappeler que Ferdinand Louis Conteh, mis sous mandat de dépôt depuis le 30 septembre 2016, a déjà fait deux ans et trois mois à la maison centrale de Coronthie. Ayant purgé sa peine, il devrait recouvrer sa liberté à partir de l’instant.

Saidou Hady Diallo depuis le tribunal pour Guineematin.com

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Elhadj Sakho tacle certains boulangers : « ils n’ont pas fait un congrès, mais de la mamaya »

14 janvier 2019 à 12 12 25 01251
Elhadj Alpha Oumar Sakho

La Coopérative Nationale des Boulangers et Pâtissiers de Guinée (CONABPG) a clôturé son congrès électif le samedi passé, 11 janvier 2019, au palais du peuple de Conakry. Une situation qui irrite Elhadj Alpha Oumar Sakho, président de l’Union Nationale Professionnelle des Boulangers et Pâtissiers de Guinée (UNPBPG), qui dénonce un regroupement d’illégaux. Il l’a dit à un reporter de Guineematin.com juste après la clôture dudit congrès.

La coopérative qui a tenu ce congrès est perçue par l’UNPBPG comme une structure de dissidents qui cherche à les défier. Pour Elhadj Alpha Oumar Sakho, la CONABPG n’a pas tenu un congrès. « C’est de la mamaya qu’ils ont fait, puisque les présidents des bureaux régionaux des boulangers et pâtissiers n’ont pas pris part à la rencontre, au niveau préfectoral aussi non plus. Mieux, seule l’UNPBPG dispose d’un agrément avec des unions également agréées. Mais, demandez aux autres, s’ils ont des agréments de leurs structures ou des unions et groupements à la base. Ils n’en ont pas », lance-t-il.

Par ailleurs, le président de l’Union Nationale Professionnelle des Boulangers et Pâtissiers, dit avoir été interpellé par le gouverneur de Mamou sur le comportement de certains boulangers qui refusaient de fabriquer du pain les jeudis et vendredis, sous prétexte que la décision vient de l’Union. Des informations démenties par monsieur Sakho. « Nous sommes allés au ministère du tourisme. Au cours de la rencontre, notre correspondance a été lue et qui ne demande nullement aux boulangers d’arrêter ou de refuser de travailler. L’ordre a été donné à tous les boulangers de continuer régulièrement le travail »

Sur la prétendue manipulation des boulangers pour créer une crise de pain sur le marché, Elhadj Alpha Oumar Sakho se défend. « C’est eux qui grèvent et pas nous. Nous, on n’a jamais cessé de travailler. Mais, c’est eux qui sèment la pagaille en complicité avec d’autres politiciens manipulateurs. Demandez d’ailleurs aux industriels, au ministre et même aux boulangers, qui refuse d’augmenter le prix du pain, si ce n’est pas Elhadj Sakho ? C’est moi qui ai sensibilisé les boulangers qui ont accepté de maintenir le prix à ce stade, malgré l’augmentation du prix du carburant sur le marché. C’est plutôt eux de la coopérative qui sont contre le gouvernement et les populations, c’est eux qui veulent, coûte que coûte, augmenter le prix du pain sur le marché ».

Accusé d’être incapable d’aider les boulanger à bénéficier de fours modernes, le président de l’Union Nationale Professionnelle des Boulangers et Pâtissiers de Guinée a haussé le ton. « Nous, on a demandé par écrit, depuis trois ans, qu’on nous aide à avoir ces précieuses machines de travail. La lettre est là. Mieux, nous, nous sommes toujours en campagne de plaidoyer auprès de l’Etat pour que celui-ci accompagne les boulangers à améliorer les conditions de vie et de travail des boulangers. Même à N’Zérékoré, j’étais là-bas, lorsque le Président a été reçu. Je rappelle qu’à l’époque, les boulangers se sont plaints de la mauvaise qualité de la farine. L’information a été portée à la connaissance des autorités et des industriels. Heureusement, des corrections ont été apportées et la farine fabriquée depuis lors est fortifiée », a-t-il souligné.

S’agissant de l’installation des fours modernes, Elhadj Sakho précise que c’est aux industriels d’accompagner les boulangers dans ce sens. « Un four moderne utilise à la fois le bois, le charbon, le gas-oil et le courant, selon les besoins. C’est ce que nous voulons pour les boulangers et pâtissiers de Guinée. Ailleurs, si tu fais le pain, après la vente, le reste est ramassé pour la fabrication de biscuits. Et rien ne se gâte. Voilà ce que nous souhaitons pour les boulangers de Guinée ».

Toute fois, monsieur Sakho reste confiant quant à l’avenir de ce secteur en Guinée. « Nous, nous sommes sereins. Ceux qui veulent torpiller le programme du gouvernement ne passeront pas par nous. Nous demandons à l’Etat et aux industriels de former et d’outiller les boulangers et pâtissiers du pays. C’est un secteur très important pour le pays. Il génère de l’emploi, des revenus et contribue au développement socio-économique de la Guinée », a laissé entendre le président de l’UNPBPG.

Abdallah Baldé pour Guineematin.com

Tél. : 628 08 98 45

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Elhadj Abdoulaye Bah, imam à Fayçal : « un musulman ne ment pas, ne fait pas la cour à la femme d’autrui… »

14 janvier 2019 à 11 11 15 01151
Elhadj Abdoulaye Bah, 2ème imam de Fayçal

La préservation de la paix et l’unité nationale est une question qui préoccupe bon nombre de guinéens. C’est notamment les religieux qui lancent régulièrement des messages dans ce sens. Au cours d’un entretien avec Guineematin.com, Elhadj Abdoulaye Bah, deuxième imam de la grande mosquée Fayçal de Conakry, a expliqué les comportements que les musulmans doivent adopter à l’égard de leur prochain.

Elhadj Abdoulaye Bah

« Pour pérenniser la paix et l’unité nationale, l’islam demande que les populations s’aiment entre elles. Il faut que les citoyens s’entraident, qu’ils se pardonnent. Que chacun de son côté aspire au bien-être de ses compatriotes et aspire au développement de son pays. Que chacun aime son pays, que chacun fasse un acte positif pour le développement de son pays. Que chacun s’éloigne de tout acte négatif qui peut créer des ennuis à l’égard de ses compatriotes », a indiqué le deuxième imam de Fayçal.

Évoquant quelques versets du Saint Coran, Elhadj Ibrahima Bah dira que « tous les êtres humains sont égaux devant Dieu. Nul n’est au-dessus de l’autre, sauf celui qui l’adore de plus. Et qui adore Dieu, ne triche pas quelqu’un, ne ment pas sur quelqu’un, ne vole pas, ne tue pas, ne blesse pas, ne fait pas la cour à la femme d’autrui… Dieu aime ce genre de personnes et non des gens qui s’insultent et qui se bagarrent », souligne le leader religieux.

Enfin, l’imam a laissé entendre que les citoyens qui habitent dans un même pays doivent savoir que c’est Dieu qui les a mis ensemble. C’est pour cette raison, précise Elhadj Abdoulaye Bah, qu’« ils doivent s’aimer en sachant que c’est Dieu qui leur a donné l’air qu’ils respirent, l’eau qu’ils boivent, la terre sur laquelle ils marchent, le ciel qui les couvre. Donc personne ne peut dire qu’il est au-dessus de l’autre. Chacun doit poser un acte pour soulager son prochain. C’est ce que l’islam recommande », a insisté l’imam.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 654 416 922/ 664 416 922

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Siguiri : 392 dossiers jugés, 345 kg de drogue incinérés en 2018

14 janvier 2019 à 10 10 20 01201

Le parquet du Tribunal de Première Instance de Siguiri a rendu public le bilan des affaires traitées localement pour l’année 2018. Le procureur de la République près ledit tribunal a fait état de cinq cent trente quatre (534) affaires enregistrées et de trois cent quatre cinq (345) kilogrammes de chanvre indien incinéré, rapporte Guineematin.com à travers son correspondant dans la préfecture.

Selon le procureur Alghassimou Diallo, le parquet du tribunal de Siguiri a traité aussi bien des dossiers criminels que correctionnels. « Au courant de l’année 2018, le parquet a enregistré cinq cent trente quatre (534) affaires qui sont reparties comme suit : quarante neuf (49) affaires criminelles, quatre cent quatre vingt quatorze (494) affaires correctionnelles. Au total, trois cent quatre vingt douze (392) dossiers ont été jugés ».

Algassimou Diallo, procureur de Siguiri

Par ailleurs, Alghassimou Diallo est revenu sur le nombre de détenus qui croupissent dans la prison civile de Siguiri. « La situation de la prison civile se présente comme suit : au total, on a trois cent vingt deux (322) détenus, dont deux cent quatre vingt dix neuf (299) hommes, trois (3) femmes, cinq (5) étrangers et quinze (15) mineurs ».

En outre, le procureur a fait savoir que trois cent quarante cinq (345) kilogrammes de chanvre indien ont été incinérés pour l’année 2018.

A signaler que 15 dossiers criminels sont inscrits au rôle du tribunal criminel qui débutera demain mardi, 15 janvier 2019.

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guinéematin.com

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20 ans de l’UPR : Bah Ousmane comparé au prophète Joseph

14 janvier 2019 à 9 09 42 01421

L’Union pour le Progrès et le Renouveau (UPR) a célébré en différé le 20 anniversaire de sa création. L’événement a eu lieu avant-hier, samedi 12 janvier 2019, au siège du parti à Conakry. Il a réuni de nombreux responsables et militants de la formation politique, dans une ambiance de joie et de convivialité.

L’occasion pour les responsables de l’UPR de réitérer leur fidélité et leur engagement aux côtés de leur président, Elhadj Bah Ousmane, que certains comparent au prophète Joseph, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Outre les responsables de l’UPR basés à Conakry, cette cérémonie, présidée par le leader de l’UPR, Elhadj Ousmane Bah, a connu également la présence de certains responsables du parti à l’étranger. C’est le cas des secrétaires fédéraux du Sénégal, Boubacar Diallo, de la Belgique, Elhadj Boubacar Lélouma Diallo, du Togo, Elhadj Boubacar Bah. A ces responsables, s’ajoute la présidente du comité fédérale des femmes de Kankan, Mme Mara.

Tout d’abord l’honneur est revenu à Mory Diakité du Bureau exécutif national de l’UPR, au nom de l’ensemble des structures du parti de souhaiter les meilleurs vœux de bonne et heureuse année 2019 au Président du parti. Des vœux doublés de souhaits de joyeux anniversaire au parti à son leader.

Une sorte de serment accompagné d’engagement renouvelé de fidélité et de soutien des militants à leur leader. D’ailleurs pour Mory Diakité, « Ousmane Bah est à l’image du prophète Joseph. Beau, intelligeant, persévérant et tolérant. Le prophète Joseph avait l’art d’interpréter les rêves ; Ousmane Bah qui le ressemble à maints endroits, a l’art de réaliser les rêves. D’où la confiance inébranlable du parti en son Président bien aimé… », a t-il déclaré sous un tonnerre d’applaudissements.

Il sera suivi par Hadja Mariame Bah, la présidente du comité national des femmes du parti. Au nom du Président de l’UPR, elle a remercié les responsables, cadres, militants et sympathisants du parti pour cet engagement renouvelé. A son tour, elle a formulé, les vœux de santé, de bonheur, de paix et de réussite à tous les militants et responsables du parti. Hadja Mariame Bah n’a pas manqué aussi de louer les efforts du Président de l’UPR dans son combat pour le triomphe des idéaux de paix, d’unité et de prospérité en Guinée.

Dans son discours réponse, le Président de l’UPR, Elhadj Ousamne Bah, visiblement heureux et satisfait de la mobilisation des militants, a remercié les responsables et les militants du parti avant de galvaniser sa troupe. « Vous avez été toujours constants, fidèles, attentifs et persévérants au parti. L’UPR est là grâce à votre courage, à votre détermination et à votre engagement de toujours. Grâce à vous, cette création de nos devanciers, le doyen Bâ Mamadou, Siradiou Diallo, Dr Aliou V Diallo, que nous rendons honneurs et hommages, continue d’exister sur l’arène politique que certains ont vainement tenté d’en extirper.

Je ne suis pas surpris de votre mobilisation sous les couleurs de l’UPR et je reste convaincu que vous hisserez ce parti au plus sommet de ce pays pour partager ses valeurs, ses convictions et son projet de société à tous les Guinéens, épris de paix et de justice dans l’unité et la cohésion de notre pays », a dit en substance, le leader de l’UPR.

Pour Elhadj Ousmane Bah, l’UPR, est un modèle d’unité nationale. « Nous avons opté et œuvré pour la construction en Guinée d’un Etat de droit fort, basé sur l’unité et la solidarité de tous ses fils et filles. C’est pourquoi, depuis 2010, étant donné que l’UPR s’est battu corps et âme pour la conquête des valeurs démocratiques en Guinée, nous ne sommes plus dans l’opposition (…) Et nous restons fidèles à nos objectifs… »

Aujourd’hui, plus qu’hier, le parti reste engagé sur cette voie, a rassuré le président de l’UPR qui a salué le dénouement heureux de la crise qui secouait le secteur de l’éducation depuis le 03 octobre dernier. « Dès lundi, avec beaucoup de satisfaction, nous verrons nos enfants reprendre le chemin de l’école en toute confiance. Depuis toujours, l’UPR s’est inscrit dans la logique du dialogue et de la concertation. Nous avons contribué à la recherche de solutions à toutes les crises qu’a connues le pays… ».

Après les discours, ce fut la coupure du gâteau d’anniversaire, suivi du festin. A rappeler que l’UPR a été créée le 09 décembre 1998, suite à la fusion entre l’UNR de Bâ Mamadou, le PRP de Siradiou Diallo et le RNP de Dr Aliou V Diallo.

Abdallah Baldé pour Guineematin.com

Tél. : 628 08 98 45

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Décret : Kabassan Keïta, ancien DG de la SOGEAC, nommé à la Présidence

14 janvier 2019 à 9 09 31 01311
Kabassan Oulaba Kéita

Le président de la République a promu un haut cadre à la longue liste des conseillers à la présidence de la République. Dans un décret rendu public à la télévision nationale, dans la nuit d’hier, dimanche 13 janvier 2018, Oulaba Kabassan Keïta est nommé Conseiller chargé de mission à la présidence de la République.

Il est à rappeler que Kabassan Kéita était jusque là Directeur Général de la Société de Gestion de l’Aéroport de Conakry (SOGEAC). Monsieur Kéita quitte la SOGEAC à un moment où cette entreprise mixte traverse des moments difficiles.

Dans un autre décret, rendu public dans la même soirée, Sékou Maï Diarra, administrateur civil, vient remplacer Kabassan Kéita, dont la gestion à la tête de cette société mixte, est décriée.

Le même décret précise que le ministre du Transport et celui de l’Economie et des Finances sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’application dudit décret.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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