Fin de la grève, sortie d’Alexandre Bregadzé, fin de mandat des députés : ce qu’en pense le RPG-AEC

12 janvier 2019 à 21 09 36 01361

Plusieurs sujets d’actualité nationale ont été abordés à l’occasion de l’assemblée générale du RPG Arc-en-ciel, de ce samedi, 12 janvier 2019. Les différents orateurs ont évoqué, tour à tour, les propos controversés de l’ambassadeur de la Russie, la suspension de la grève des enseignants, la prolongation du mandat des députés et la désignation des membres de la CENI, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

S’exprimant sur le discours d’Alexandre Bregadzé, qui demande un 3ème mandat pour Alpha Condé, c’est l’honorable Sinkoun Camara, qui a rappelé la nature des liens entre la Guinée et la Russie. « A l’indépendance, la Guinée a été abandonnée par tous les pays Occidentaux à cause de son Non historique. Et, en ce moment précis, le 1er pays qui a tendu la main à la Guinée, dans le cadre de la coopération, dans le cadre de l’assistance technique, dans le cadre diplomatique, c’est l’Union Soviétique. Aujourd’hui, c’est la Russie. Eh bien, le 02 octobre 2019, la Guinée aura 61 ans d’indépendance. Et, les relations diplomatiques de la République de Guinée et de la Russie sont à 60 ans. 60 ans de coopération, 60 ans de diplomatie, 60 ans d’amitié avec le peuple de Guinée. Nous devons saluer le gouvernement soviétique et le président Vladimir Poutine. He bien, c’est cet homme qui a fait 8 ans en Guinée, qui a tout simplement fait un constat de l’histoire, de la vie politique, de la réalité économique et de la gestion du pouvoir du professeur Alpha Condé ».

Sur le dénouement de la crise au niveau du secteur éducatif, M’Bany Sangaré, secrétaire général de la jeunesse du RPG, a félicité le gouvernement et les syndicalistes. « Cette grève avait pour objet la revendication en faveur des enseignants. Le gouvernement a essayé d’engager le dialogue dès le départ, mais le dialogue n’avait pas abouti. Les deux parties ne s’étaient pas entendues. Cela a perduré trois (3) mois. Mais, le gouvernement a fait des efforts, a accepter de discuter avec cette branche syndicale. Une discussion qui a abouti à la signature d’un accord qui permet à l’ensemble des enseignants guinéens de reprendre les classes. Quant à nous, RPG Arc-en-ciel, nous félicitons les deux parties ».

En ce qui concerne le point relatif à la prorogation du mandat des députés, l’honorable Djalikatou Diallo a dit que la direction nationale du parti a pris acte de cette décision du Chef de l’Etat. « Ceci étant, il revient à la nouvelle CENI, comme le préconise la direction nationale du RPG arc-en-ciel, de faire des propositions sur le cours du processus électoral qui pointe à l’horizon. Bien-sûr après la mise en œuvre des recommandations de l’audit du fichier électoral, suivant un des points de l’accord politique des différents dialogues inter guinéen. Le choix du RPG arc-en-ciel est très clair. C’est d’aller aux élections législatives le plutôt que possible ».

Pour ce qui est de la désignation des commissaires à la CENI, Bangaly Camara a dit que le parti au pouvoir a déjà fait ses choix. Ainsi, il a exhorté l’opposition à en faire de même. « Le président a le souci d’organiser les élections législatives. La structure qui est chargée d’organiser cette élection doit être mise sur pied. Et comme chacun est maître chez-soi, l’opposition n’a pas encore déposé sa liste. Et pourtant, le ministère de l’Administration du Territoire a écrit à toutes les structures concernées. Le RPG et ses alliés, soucieux du progrès de notre pays, a immédiatement répondu à la lettre du ministre. Mais jusqu’à présent l’opposition traîne. Il parait qu’ils ne sont pas d’accord jusqu’à présent ».

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Prorogation du mandat des députés : ce que le PADES conseille à l’UFDG et l’UFR

12 janvier 2019 à 20 08 52 01521

Le PADES s’oppose catégoriquement à la prorogation du mandat de l’actuelle Assemblée nationale. Le parti d’opposition dirigé par Dr Ousmane Kaba dénonce un jeu politique visant à faire un glissement du mandat du président de la République et appelle l’UFDG et l’UFR, les deux partis d’opposition ayant des groupes parlementaires à l’Assemblée nationale, à ne pas cautionner cette manœuvre. C’est Mohamed Kaba, le chargé des affaires administratives de la formation politique, qui l’a dit au cours de l’assemblée générale hebdomadaire du parti de ce samedi, 12 janvier 2019, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Bien qu’ayant son président à l’Assemblée nationale, le Parti des Démocrates pour l’Espoir (PADES) n’est pas du tout d’accord à la décision du président Alpha Condé de proroger le mandat de l’actuel Parlement. Une décision annoncée par décret le vendredi, 11 janvier 2019 par le chef de l’Etat, après consultation de la Cour constitutionnelle. Mohamed Kaba rappelle que la souveraineté appartient au peuple et que lui seul peut décider de renouveler ou non son mandat à un élu. « Aujourd’hui, nous sommes dans une situation plus que difficile en ce qui concerne la situation de notre Assemblée nationale dont le mandat est échu. Le mandat des députés arrive à expiration demain, dimanche 13 janvier 2019.

Un mandat, c’est une responsabilité que le peuple confie à un certain nombre de personnes pour agir en son nom et pour son compte. En 2013, le peuple de Guinée a confié à nos députés un mandat de 5 ans. Vous savez suivi hier, ce mandat a été prorogé par décret du président de la République même s’il y a eu consultation de la Cour constitutionnelle. Mais ce que nous PADES nous voulons dire, la Cour constitutionnelle n’est pas le peuple, même si c’est un élément du pouvoir judiciaire. C’est le peuple qui est souverain, c’est le peuple qui a confié ce mandat aux députés, c’est le peuple qui devait donc décider.

En principe, lorsque le mandat finit, retournez voir le peuple pour leur dire : le mandat que vous nous avez donné est arrivé à expiration, nous vous le rendons, prenez acte et renouvelez votre Assemblée. Mais ce n’est pas ce qui a été fait. On a attendu, et de façon volontaire, que le mandat arrive à expiration pour ouvrir un débat sur ce qu’il faut faire. C’est comme si on était surpris de savoir que le mandat est fini. Ça c’est un véritable problème », a dit le chargé des affaires administratives du PADES.

Et ce problème, ajoute-t-il, cache beaucoup de choses. « Il cache un glissement dans le mandat des différentes institutions : glissement du mandat des députés, puis glissement du mandat du président de la République. Voilà le schéma qui a été conçu et qu’on est en train de présenter comme si on était des moutons », a-t-il dit.

Mohamed Kaba souligne que le président du PADES, Dr Ousmane Kaba, a déjà annoncé qu’il renonce à son mandat de député par respect de la loi qui prévoit la tenue de nouvelles élections législatives avant l’expiration du mandat de l’Assemblée nationale en fonction. Il appelle l’UFDG et l’UFR à faire la même chose pour ne pas cautionner le scénario qui se prépare. « J’interpelle les autres groupes parlementaires : je veux parler de l’UFDG et de l’UFR. Ils doivent refuser de cautionner une quelconque modification dans le cours normal de l’installation de nos institutions ».

L’autre question qui préoccupe le PADES, sur le plan politique, c’est bien la recomposition de la CENI qui est en cours. Et là aussi, le parti d’opposition trouve que la situation est loin d’être reluisante. « C’est honteux qu’on fasse un décret pour mettre en place une CENI partielle et qu’on soit incapable de finaliser la composition complète de cette CENI. Ce n’est pas normal. Ça veut dire que germes du dysfonctionnement existent toujours.

Chaque acteur doit s’impliquer pour qu’on mette la CENI en place le plus rapidement possible. Parce que sinon, nous risquons de nous retrouver dans une situation compliquée si les institutions qui doivent travailler dans notre République ne sont pas installées conformément à la loi et ne jouent pas leur rôle », indique le responsable du PADES qui fait allusion à la guéguerre entre l’UFDG et l’UFR autour de la désignation des représentants de l’opposition à la commission électorale.

Par contre, le Parti des Démocrates pour l’Espoir se félicite de l’accord signé entre le gouvernement et le SLECG et qui a permis de mettre fin à la grève des enseignants qui durait depuis plus de trois de mois. La formation politique invite les autorités du pays à respecter le contenu de cet accord pour éviter une nouvelle crise au sein du secteur éducatif de notre pays.

Fatoumata Djoulé Diallo pour Guineematin.com

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Accident de la circulation au Pont de Linsan : un mort !

12 janvier 2019 à 19 07 49 01491

Un accident de la circulation a coûté la vie à un jeune homme au niveau du pont de Linsan, sur la nationale Mamou-Kindia. Le drame s’est produit ce samedi, 12 décembre 2019, aux environs de 10 heures, rapporte un correspondant de Guineematin.com qui est sur place.

La victime s’appelle Ousmane Bah Kabelen, originaire de Soumbalako Maoundé, à quelques kilomètres de la commune urbaine de Mamou. Selon nos informations, l’excès de vitesse serait à l’origine de cet accident mortel. Agé d’une vingtaine d’années, le jeune quittait Mamou pour Conakry sur une moto neuve de marque TVS, immatriculée M9598.

adjudant-chef Lamine Théa

Interrogé par notre reporter, l’adjudant-chef Lamine Théa, chargé de la sécurité routière de Linsan, a dit que « c’est aux environs de 10 heures que les militaires, qui gardent le pont, sont venus me chercher, pour me dire qu’il y a eu un accident mortel au niveau du pont de Linsan. Quand je suis arrivé sur les lieux, la victime respirait encore. Mais, il saignait au niveau de la bouche, aux oreilles et la tête aussi. Nous avons procédé aux opérations de constat. On l’a évacué rapidement à l’hôpital le plus proche de Linsan pour les premiers soins. Et, selon les informations recueillies sur place, c’est un jeune qui venait de Mamou. Ne connaissant pas la route, il est venu à vive allure. Il a buté sur les ralentisseurs, a perdu l’équilibre. Le casque n’étant pas bien attaché, il a couvert sa tête et le visage. Il ne pouvait plus voir. C’est ainsi qu’il s’est renversé, il est tombé. Il s’est immobilisé à 7 m du point du choc. Cela prouve qu’il roulait à vive allure ».

Thierno Hamidou Diallo

Pour sa part, Thierno Hamidou Diallo, secrétaire général du syndicat des transporteurs et mécanique générale de Linsan, a saisi l’occasion pour prodiguer des conseils aux usagers de la route, notamment les jeunes. « Nous demandons aux citoyens, surtout aux jeunes, d’être vigilants. Le pont est d’une seule voie. Il faut attacher les ceintures et les casques, pour ceux qui ont les motos, sans faire semblant d’attacher, rouler lentement ».

Il est à noter la moto du défunt, Thierno Ousmane Bah Kabelen, a été immatriculée dans la journée d’hier vendredi à Mamou. Son corps a été ramené à son village natal de Soumbalako Maoundé, à une vingtaine de kilomètres de la commune, où l’enterrement est prévu.

De Linsan, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

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Décès de Kadiatou Moss Camara : voici le communiqué du Groupe Hadafo Médias

12 janvier 2019 à 19 07 17 01171

Nous, HADAFO-MÉDIAS, avons l’intime douleur de porter à la connaissance de l’opinion nationale, partenaires, collaborateurs et auditeurs, le décès de Madame Souaré Kadiatou Moss CAMARA, Animatrice radio pour Espace FM, ce samedi, 12 janvier 2019 à 14 heures 45 minutes, à la clinique Ambroise Paré.

La défunte épouse de Monsieur Al SOUARÉ, née le 25 juillet 1986 à Faranah, officiait au micro d’Espace FM depuis 2009.

Qu’en soient informées, les familles CAMARA et SOUARÉ, les collaborateurs, auditeurs, employés et partenaires de HADAFO-MÉDIAS,

L’enterrement est prévu demain dimanche, 13 janvier 2019 au cimetière de Tombolia, après la prière de 14h.

Les condoléances d’usage sont reçues dans la famille de la défunte.

Dieu a donné, Dieu a repris, puisse Son nom être loué ! Amen !

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Cellou Dalein veut reprendre les manifestations de rue : « La trêve est terminée »

12 janvier 2019 à 19 07 06 01061

L’accalmie constatée actuellement sur le plan politique en Guinée ne devrait pas durer assez longtemps. C’est en tout cas ce que Cellou Dalein Diallo a laissé entendre ce samedi, 12 janvier 2019. A l’occasion de l’assemblée générale hebdomadaire de son parti, le président de l’UFDG a annoncé la fin de « la trêve » et la reprise prochaine des manifestations de rue. Des manifestations qui visent à empêcher le président Alpha Condé de rester au pouvoir au-delà de ses deux mandats constitutionnels, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Cette assemblée générale du principal parti de l’opposition guinéenne, l’UFDG, a démarré par la présentation des vœux de nouvel an au président du parti, Cellou Dalein Diallo. C’était en présence des députés, des conseillers élus du parti ainsi que d’une foule de militants.

Retournant l’ascenseur à ses partisans, le chef de file de l’opposition guinéenne est revenu sur les péripéties traversées par son parti durant l’année 2018, dénonçant « la persécution, l’emprisonnement, les assassinats et le hold-up électoral lors des élections locales ».

Par la même occasion, Cellou Dalein Diallo a prévenu que 2019 et 2020 ne seront pas des années de repos pour l’opposition. Il appelle donc ses militants à se préparer à « affronter le président Alpha Condé par tous les moyens légaux ».

Le chef de file de l’opposition guinéenne accuse le Président Alpha Condé, de vouloir organiser un glissement du calendrier électoral pour s’octroyer d’autres années supplémentaires en dehors de celles que lui confèrent la Constitution et les lois de la République. « Il (Alpha Condé : ndlr) a créé les conditions du glissement. Il a refusé d’installer la CENI au moment indiqué et l’assainissement du fichier électoral n’a pas été fait. Comme ils ont un agenda à eux et que le peuple de Guinée ne connait pas, on a traîné un an sur les élections locales, pensant que s’il ne réussit pas à s’octroyer le 3ème mandat, il pourra s’octroyer une prolongation du second en violation flagrante, dans tous les deux cas, des dispositions de la constitution. J’ai dit : soyez mobilisés, résister, refuser l’enterrement de notre démocratie. A partir de maintenant, considérez que la trêve est terminée, nous devons reprendre le combat, quel que soit le prix », a demandé le leader de l’UFDG qui dit compter sur l’engagement et la détermination de ses militants.

Par ailleurs, le chef de file de l’opposition a rappelé à qui veut l’entendre que sur la situation de Matoto, il n’acceptera aucune reprise de l’élection du maire. Une reprise qui permettrait, selon lui, à ses adversaires politiques, le RPG Arc-en-ciel, de s’emparer de la tête de la commune.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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L’UFR campe sur sa position : « peut-être qu’il y aura une CENI sans l’opposition »

12 janvier 2019 à 18 06 51 01511

Le choix des éléments devant composer la nouvelle Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) continue de diviser l’opposition guinéenne. L’Union des Forces Républicaines (UFR) continue de proclamer qu’elle aura bien deux places sur les sept disponibles. Sans quoi, « il y aura une CENI sans l’opposition », a annoncé Sidya Touré ce samedi, 12 janvier 2019, à l’occasion de l’assemblée générale du parti, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

L’assemblée générale du parti républicain a enregistré une forte mobilisation des militants. Venu leur présenter ses vœux de nouvel an, Sidya Touré s’est exprimé à nouveau sur la composition de la nouvelle CENI. L’ancien Haut Représentant du chef de l’Etat persiste et signe que son parti aura bien deux représentants à la CENI, contrairement à la volonté de l’UFDG, principal parti d’opposition.

En ce qui concerne le manque de consensus entre l’UFDG, l’UFR et le PEDN au tour de la désignation des sept conseillers pour la CENI, Sidya Touré affirme que « c’est un faux problème ». Selon lui, «nous avons demandé de revoir le nombre de commissaires à la CENI, cela a été des discussions longues. L’opposition s’est donné la main face à la mouvance et nous avons obtenu de ramener le nombre de 25 à 17. Et, on a fait une répartition : 7 pour la mouvance et 7 pour l’opposition. Chacun des groupes s’est retrouvé pour dire comment ça va se repartir. On s’est tous entendu de voter la loi et il n’y a pas eu de commentaires. Le lundi dernier, le ministre de l’administration nous a demandé de désigner les noms des commissaires qu’on doit inscrire pour la CENI. Chacun de nous savait ce qu’il avait à faire. L’UFDG avait 4, l’UFR avait 2 et le PEDN avait 1 commissaire. On nous dit que l’UFDG a fait des calculs mathématiques et que selon les calculs, ils doivent avoir 5 commissaires, l’UFR 1 et le PEDN 1. Si nous, nous avons 1 et que l’UFDG a 5, ça veut dire que l’UFDG a cinq fois plus de députés à l’Assemblée nationale que nous ».

Prenant exemple sur le RPG Arc-en-ciel, le parti au pouvoir, qui a reparti les 7 commissaires entre la NGR et l’UPR, Sidya Touré dira que « chez nous, un seul parti veut s’attribuer tout. Je dis, ce n’est pas une bonne mentalité pour aller de l’avant. Le ministre nous a écrit pour dire que si l’opposition ne s’entend pas, il nous donne 45 jours. Peut-être qu’il y aura une CENI ici sans l’opposition, parce qu’il n’est pas question que ce qui a été entendu avant, qu’on vienne changer cela. Nous ne changerons pas notre position par rapport à ça. De toute façon, on a parfaitement raison ».

Répondant à ceux qui disent que l’UFDG est fâchée contre l’UFR du fait est qu’elle n’a pas bénéficié de son soutien à Matoto, Sidya Touré tranche en ces termes : « nous ont-ils soutenu à Boké ? Est-ce qu’ils nous ont soutenus à Malapouya ? ».

La sempiternelle question du fichier électoral est également revenue dans les débats. Selon Sidya Touré, l’UFR n’ira à aucune élection tant que le fichier électoral n’est pas assaini.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tel : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Hadafo Médias en deuil : Kadiatou Moss Camara (d’Espace Fm) n’est plus !

12 janvier 2019 à 18 06 41 01411

La presse guinéenne en général, et le groupe Hadafo Médias en particulier, viennent d’être endeuillés par la mort de Kadiatou Moss Camara, animatrice culturelle à la radio Espace Guinée.

Très affectée par ce décès, madame Moussa Yéro Bah a confié à Guineematin.com que c’est à la clinique Ambroise Paré de Conakry où elle était hospitalisée que madame Souaré Kadiatou Moss Camara a rendu l’âme ce samedi, 12 janvier 2019.

Guineematin.com présente ses sincères condoléances les plus attristées à la famille biologique de notre consœur, particulièrement à son mari, Alhassane Souaré, à Lamine Guirassy, PDG du groupe Hadafo Médias, à tout le personnel du Groupe et à l’ensemble de la presse guinéenne.

Paix à l’âme de Kadiatou Moss Camara, amine !

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Enseignants fictifs : le SLECG dénonce « les milliards qui tombent dans les poches d’un clan »

12 janvier 2019 à 18 06 12 01121

L’atmosphère était joyeuse ce samedi, 12 janvier 2019, à l’occasion de l’assemblée générale du Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG). De nombreux enseignants ont rallié le siège de la structure pour célébrer la « victoire » consécutive à la signature du protocole entre le gouvernement et les grévistes. Aboubacar Soumah en a profité pour faire de nombreuses recommandations aux enseignants, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Quarante huit heures après la signature du protocole entre le gouvernement et les grévistes, le SLECG s’est retrouvé à son siège à Donka. La démarche visait à féliciter les grévistes qui ont tenu bon, contre vents et marrées, et de donner des directives aux enseignants.

Dans son discours, le secrétaire général du SLECG, Aboubacar Soumah, a félicité les enseignants pour le courage dont ils ont fait preuve durant les 3 mois de traversée du désert. « Je remercie tous les enseignants qui ont consacré tout leur temps depuis le déclenchement de cette grève. Mais, vous avez vu que nous avons à faire à un gouvernement qui n’a pas pitié des enfants de notre pays. Avec votre courage, votre détermination, on en est arrivé là aujourd’hui. Je vous félicite pour votre dévouement ».

Par ailleurs, Aboubacar Soumah est revenu sur les fictifs qui peuplent le système éducatif et qui doivent être démasqués à tout prix. « Nous sommes conscients que c’est des milliards et des milliards de francs guinéens qui tombent dans les poches d’un clan. Nous avons encore un autre problème, parce que pour démanteler ce clan, ce ne sera pas facile. Ils sont bien structurés, il y a les ministres, les chefs de cabinet, des hauts cadres de l’Etat, au niveau de la Fonction Publique, des Finances, du Budget, des 3 départements du système éducatif. Ils sont tous impliqués dans ces cas de fictifs. Donc, nous avons un travail énorme à abattre. Mais, nous serons très vigilants », a-t-il laissé entendre.

Pour faire face à cette situation, Aboubacar Soumah demande aux enseignants de prendre le taureau par les cornes. « Nous allons demander à tous les responsables des établissements, puisque nous y avons des structures du SLECG, de dresser la liste de tous les enseignants en situation de classe et le personnel d’encadrement de votre établissement. Avant que la mission n’arrive, chaque établissement doit fournir une liste exhaustive de tout le personnel de l’établissement. On doit dénicher tous les cas frauduleux », a-t-il conseillé.

En outre, le secrétaire général du SLECG a dénoncé le fait que nombre de fonctionnaires soit passés par l’éducation pour aller vers d’autres départements. « Tous ceux qui ont migré par là, et qui sont dans d’autres départements, ont deux salaires. Donc, nous devons décanter toutes ces situations là ».

La grève, entamée le 03 octobre dernier, a paralysé le système éducatif pendant trois mois. Devant le retard accusé, Aboubacar Soumah demande aux enseignants de reprendre les cours à zéro, d’organiser des séances de rattrapage, des cours du soir pour les classes d’examen, de ne pas aller en congé au mois d’Avril et même d’accepter une prolongation de l’année scolaire jusqu’au mois d’août prochain.

Pour finir, Aboubacar Soumah a mis en garde le gouvernement contre tout refus du gouvernement d’appliquer intégralement le contenu du protocole signé le jeudi. « La grève n’est que suspendue », a-t-il rappelé.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 17 99 17

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Perte de légitimité des députés : voici un communiqué du Balai Citoyen

12 janvier 2019 à 15 03 53 01531

La Cellule Balai Citoyen s’engage à ne plus reconnaitre la légalité et la légitimité des députés de l’Assemblée Nationale à partir du 13 janvier 2019 et voit ses doutes se renforcer davantage sur les démarches obscures de la Cour Constitutionnelle face à de tels agissements qui méprisent les lois de la République sur son dernier avis à la requête du Président de la République.

La Constitution de la République regorge de principes et lois sacréset inviolables. Le respect et l’application de ces lois doivent être en principe garantis et assurés par les institutions de la république en tout temps et dans toutes les circonstances. La Cellule Balai Citoyen a pris acte du décret du Président de la République et de l’avis de la Cour Constitutionnelle portant sur la prorogation du mandat des députés de la république au-delà des périodes légales indiquées par la loi.

Elle précise d’abord que pour ce qui est de la durée légale du mandat des députés l’article 60 de la constitution a été clair en stipulant que : « les députés sont élus au suffrage universel pour une durée de cinq ans et l’exception ne pourrait intervenir dans ce domaine qu’en cas de dissolution… » Ce qui en principe mettait fin au mandat des députés le 12 janvier 2019.

Sur l’avis de la Cour Constitutionnelle concernant la prorogation du mandat des députés de la République, la Cellule Balai Citoyenrelève quelques manquements et incohérences car il n’indique pas les mesures à prendre par le chef de l’Etat et ne clarifie pas la formedes mesures par rapport au problème qui se pose sur la fin du mandat des députés.

Concernant le décret pris par le Président de la République, la Cellule Balai Citoyen relève qu’il consacre de facto le glissement du mandat des députés, ce qui est contraire à l’esprit de l’article 60 de la Constitution Guinéenne.

Ainsi, face au danger que ces mesures peuvent représenter pour la Paix et la Stabilité Sociale, le Balai Citoyen appelle les autorités au plus haut niveau à prendre toutes les dispositions nécessaires pour le respect et l’application pure et simple des prévisions juridiques Constitutionnelle et électorale dans leur effectivité et met en garde contre les conséquences de violations répétées des lois de la République.

Enfin, La Cellule Balai Citoyen réitère son attachement indéfectible au respect strict et à l’application des lois qui régissent les Institutions de la République car la force d’une nation dépend de celle qui caractérise ses Institutions.

Conakry, 11 Janvier 2019

Kabinet Doumbouya, Secrétaire administratif d’un Balai Citoyen

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Siège du SLECG : ambiance de fête avant le début de l’Assemblée générale

12 janvier 2019 à 13 01 29 01291

C’est la première rencontre entre les enseignants au siège du SLECG au lendemain de la signature du protocole de sortie de crise. L’atmosphère est électrique au siège à Donka ce samedi, 11 janvier 2019, sur fond de musique Salsa, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Oumar Tounkara et de nombreux enseignants sont en transe ce samedi au siège. Ils sont entrain de fêter  » la victoire » arrachée suite à une longue lutte. La sono est entrain en ce moment de cracher de la musique Salsa, musique afrocubaine.

Les enseignantes entonnent des chants en langue Soussou pour magnifier Aboubacar Soumah, secrétaire général du SLECG. Des slogans hostiles aux  » traîtres  » sont entendus.

Depuis le siège du SLECG, Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

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Mohamed Cissé accuse la police de Tanènè : « ils ont pris mon argent et m’ont mis dans la cellule »

12 janvier 2019 à 11 11 47 01471

Venu de France où il a vécu pendant 47 ans, Mohamed Cissé, fondateur de l’association SOS pauvreté, solidarité internationale Guinée, accuse la police de Tanènè, dans la préfecture de Dubréka, d’abus graves. Ce citoyen franco-guinéen qui s’est confié à Guineematin.com, indique que les agents de sécurité l’ont brutalisé avec son équipe avant de retirer l’argent et les biens qu’ils avaient.

Selon Mohamed Cissé, c’est dans la nuit du 18 décembre 2018, alors qu’il venait de finir une campagne de sensibilisation dans cette sous-préfecture, que ses collègues et lui ont été agressés, leurs biens emportés par des agents de police.

« Après quelques heures de sensibilisation autour de notre ONG, c’était pour faire connaître notre ONG, au moment où on s’apprêtait à rentrer, vers 20 heures, quatre policiers à motos sont venus nous trouver sur les lieux. Ils sont venus faire sortir le chauffeur, ils nous ont conduits au commissariat. Arrivés là-bas, ils nous ont demandé de présenter les documents de l’ONG. J’ai donné les statuts, le règlement intérieur, l’ordre de mission, évidemment qui n’a pas été visé par l’autorité comme ils nous reprochaient, plus le règlement en question. Alors, quand ils ont vu tous ces documents, ils ont dit encore que ce sont des dossiers fantômes. Donc, qu’ils vont procéder à la fouille. Ainsi, ils ont pris tout ce que j’avais en poche. Ce qui était dans le sac aussi, ils ont pris. Ils m’ont bousculé, je suis tombé. Ils m’ont mis dans la cellule. Ils ont fait de même aux autres collègues », a-t-il expliqué.

Selon monsieur Cissé, ces policiers ont agi avec la complicité du sous-préfet, du commissaire central de Tanènè, Naby Moussa Sylla, et un autre capitaine de police du nom de Mory Mansaré. « Ces agents de police ont reçu l’ordre du sous-préfet Mohamed Youla. Aux environs de 4 heures du matin, il y a la vice-présidente de l’ONG qui faisait partie de la délégation qui a réussie à appeler le secrétaire général du syndicat de Tanèné, un certain monsieur Kaba. C’est ce dernier qui a donc mobilisé des sages et le coordinateur de l’antenne de Tanènè qui n’était pas au courant. Ils sont venus plaider au commissariat.

Mais je vous dis qu’ils avaient pris tout notre argent. Moi, j’avais 300 euros en espèce. J’avais des parfums achetés à Paris, des clés USB, j’avais une gourmette qui faisait 22 carats ; en fait mon sac était comme un bureau. J’avais aussi un montant de 5 millions 800 mille francs guinéens. Ils ont tout pris. Les autres aussi, le photographe avait 1 million 800 mille francs guinéens, la vice-présidente avait un million et quelques aussi. Donc, environ 10 millions de francs guinéens nous ont été retirés par les agents sans compter les 300 euros et les autres biens », souligne Mohamed Cissé.

Il indique que lui et son équipe qui ont recouvré leur liberté vers 4 heures du matin grâce à l’intervention des sages de Tanènè, mais sans leur argent. C’est pourquoi, il promet de poursuivre ces agents devant les tribunaux. « J’interpelle les autorités sur ce que nous avons subi. Ce sont des choses qui déshonorent notre pays, qui déshonorent l’uniforme. Tant que les lois ne seront pas respectées, ce pays ne sortira pas de l’auberge. (…) Le préfet de Dubreka est intervenu en vain, jusque-là, nous n’avons pas notre argent et les autres biens.

Donc, nous avons formulé une plainte au niveau de la justice. Une autre plainte aussi est en phase d’être formulée et qu’on va déposer à l’état-major de la gendarmerie, direction de la justice militaire. Comme moi, je pense que tant d’autres personnes en ont été victimes aussi, et qui n’ont peut-être pas voulu saisir les autorités compétentes. Donc nous, nous allons poursuivre ces agents et le sous-préfet de Tanènè ».

A noter que selon Mohamed Cissé, son ONG qu’il présentait aux habitants de Tanènè, a pour objectif de lutter radicalement contre la pauvreté en milieux agricole, de l’élevage et de la pêche.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Sortie de l’ambassadeur russe, accord avec le SLECG, PA sur l’Axe… Ce qu’en dit Me Kabèlè Camara

12 janvier 2019 à 11 11 26 01261
Me Abdoul Kabélè Camara, ancien ministre et président du parti RGD

Le président du Rassemblement Guinéen pour le Développement (RGD), Me Abdoul Kabèlè Camara, a accordé un entretien à des médias dont Guineematin.com, dans la soirée d’hier, vendredi 11 janvier 2019. Dans cette interview, l’ancien ministre délégué à la défense nationale et ministre de la sécurité et de la protection civile est revenu sur le positionnement de son parti sur l’échiquier politique guinéen et son regard sur l’actualité sociopolitique du pays.

Décryptage !

Quel regard portez-vous sur la situation politique actuelle de la Guinée ?

Me Abdoul Kabèlè Camara : la situation politique du pays n’est pas reluisante. Malheureusement, nous sommes en face de crises répétées non résolues. Et, de plus en plus, les acteurs sont divisés. Je pense que des solutions existent pour éviter que ces crises ne conduisent à l’instabilité de notre pays, également n’entraînent le manque de croissance de notre économie.

Puisqu’on parle de crises, il y a une qui vient de trouver un dénouement. C’est celle liée à la grève des enseignants qui paralysait le secteur de l’éducation. Avez-vous un commentaire là-dessus ?

Me Abdoul Kabèlè Camara : vous savez, l’Etat doit assurer le respect des lois et règlements en vigueur dans notre pays. Et également, l’Etat doit tout faire pour que les institutions républicaines puissent fonctionner de façon convenable. Et ça, c’est une obligation qui pèse sur la tête de l’Etat. Le dialogue est fondamental. On ne peut pas tourner le dos au dialogue. Quand les problèmes sociaux sont posés et qui touchent les finances publiques, je crois qu’un arbitrage économique est nécessaire et qui permettra aux uns et aux autres d’arriver à une solution satisfaisante pour tout le monde.

Nous devons tenir compte du fait que dans ce pays, il y a des lois et des principes qui sont là pour régenter tout le monde. La loi, elle est égale pour tous. Donc les acteurs, que ça soit les gouvernants, que ça soit les gouvernés, devraient d’abord tenir compte de ces lois qui prévoient toutes les solutions à nos problèmes. C’est vrai, parce que nous avons des lois avant-gardistes. Dans le cadre du silence de la loi, ils pourraient se retrouver autour de la table, mais ne pas avoir de positions figées. Il faut toujours trouver des solutions qui se posent à un pays.

Depuis le mercredi, 17 octobre 2018, vous êtes à la tête d’une nouvelle formation politique dénommée Rassemblement Guinéen pour le Développement (RGD). Un parti qui s’illustre dans la dénonciation de la gouvernance actuelle. Mais, est-ce que vous n’êtes pas un peu comptable de cette situation, vu que vous avez été ministre pendant 7 ans sous ce régime ?

Me Abdoul Kabèlè Camara : je suis encore fraîchement en dehors du système gouvernemental. Mais, je reconnais avoir participé à l’action gouvernementale depuis le régime de Lansana Conté comme ministre des Affaires étrangères. Et ensuite avec le Professeur Alpha Condé comme ministre délégué à la défense et ministre de la sécurité et de la protection civile. Je ne fuirai pas mes responsabilités. Je suis dans l’obligation d’assumer cette responsabilité, de partager partiellement l’action gouvernementale. Mais, j’ajouterai qu’au niveau de chaque département que j’ai dirigé, des actions ont été posées de façon positive, et qui ont fait le bonheur des guinéens et même du gouvernement guinéen. Et les résultats, vous les connaissez.

Par rapport aux différents passages que vous dites assumer, votre successeur, l’actuel ministre de la sécurité qui est passé à l’Assemblée nationale, a décrit un tableau assez sombre de ce département. Et pour y remédier, il a rétabli la direction générale de la police, dirigée par le contrôleur général Ansoumane Camara. Vous êtes d’accord avec lui que ça a été une erreur de supprimer cette direction ?

Me Abdoul Kabèlè Camara : votre question me semble pertinente. Est-ce une erreur ? En tout état de cause, ministre d’Etat de la Sécurité et de la Protection Civile, j’ai soumis à monsieur le président de la République un décret portant organisation, fonctionnement du ministère de la Sécurité et de la Protection civile. Monsieur le président de la République, conformément à ses prérogatives, a signé le décret. Donc, a mis son accord sur cette nouvelle réorganisation que je ne me permettrais jamais de faire avant de consulter celui-là qui est président de la République. Et, c’était une circonstance qui était indispensable. Donc, il fallait éclater pour ramener tout le corps de la sécurité et de la protection civile dans le giron de la parfaite collaboration entre les cadres du ministère de la Sécurité.

Erreur ? Je ne crois pas. Tout ministre qui vient après un remaniement ministériel, propose un organigramme, une organisation, un fonctionnement du ministère. C’est courant. Et c’est comme ça que les choses doivent se passer. Si maintenant mon successeur a qualifié cela d’erreur monumentale, je n’ai pas eu l’occasion de l’entendre, et heureusement d’ailleurs. Je ne me lance pas dans cette polémique. Je suis un fonctionnaire de l’Etat, soumis aux règles de l’Etat. Ce que je décide en tant que ministre, je ne le décide pas ex nihilo, je ne le décide pas parce que j’ai un impérium. Je le décide avec l’accord de monsieur le président de la République.

Parlant justement de sécurité, le gouvernement guinéen a installé récemment des PA, composés notamment de l’armée le long de la route Le Prince, à Conakry. Officiellement, la décision vise à sécurité des citoyens et de leurs biens dans cette zone réputée chaude. Mais, beaucoup pensent que c’est une façon d’empêcher les manifestations de rue, dénonçant une restriction des libertés constitutionnelles. Quelle est votre avis sur la question ?

Me Abdoul Kabèlè Camara : c’est malheureux, c’est un recul selon moi. Parce que la réforme des services de sécurité nous a permis de nous éloigner de ce spectacle. Vous savez, avant le lancement de la réforme, les militaires étaient un peu partout dans Conakry et d’ailleurs sur le territoire national. Mais, la reforme a permis de les caserner. La réforme a permis la délocalisation des armes lourdes. La réforme a permis de faire disparaitre les tentes : tout ce que vous avez comme abris, comme PA à travers les quartiers. Et, je pense que l’armée peut être appelée à assurer la sécurité d’un pays dans des circonstances fixées par la constitution et par les lois. Si ce n’est pas le cas, je ne vois pas pourquoi est-ce qu’on mobiliserait l’armée à travers la capitale.

C’est un spectacle qui peut être de nature à effrayer. A mon avis, qu’est-ce qui est important ? C’est l’équipement des forces de défense et de sécurité. Défense dans sa partie gendarmerie et également sécurité dans sa partie police. Et, surtout dans sa partie maintien de l’ordre public et dans la lutte contre la grande criminalité, le terrorisme. Ces structures existent, je pense que le mieux, c’est de bien les équiper et surtout insister pour que chacun puisse se conformer à la loi sur le maintien de l’ordre public.

Certains vous soupçonnent de rouler pour la mouvance présidentielle, notamment à cause de l’étroitesse de vos relations avec Diallo Sadakaadji qui reste très bien introduit à Sékhoutoureya. Que répondez-vous à ceux-là ?

Me Abdoul Kabèlè Camara : je ne sais pas si Sadaakaadji, mon frère et ami est introduit à Sékoutoureya. Notre relation n’est pas également étroite. Il fut invité au lancement, ou du réveil du RGD, le 17 octobre. Il a répondu à l’appel. Je ne vois pas le lien avec toute autre considération au niveau de Sékoutoureya. Je pense que Sadaakadji n’est ni conseiller de l’Etat, ni fonctionnaire de l’Etat. C’est un opérateur économique. Donc, je ne sais pas pourquoi on ferait ce lien.

Si vous ne roulez pas pour la mouvance, quelle est votre position sur l’échiquier politique ?

Me Abdoul Kabèlè Camara : aujourd’hui le RGD ne roule ni pour la mouvance, ni pour qui que ça soit. Le RGD n’a qu’une aspiration, comment arriver à résoudre les problèmes qui se posent à notre société. Comment faire pour que le communautarisme disparaisse, comment faire pour que les lois et les règlements en vigueur dans notre pays soient respectés par tous. Le RGD a une seule préoccupation, c’est rassurer les citoyens, c’est rassurer le peuple de Guinée pour que chacun puisse se sentir dans un Etat de droit fort. Pour que chaque citoyen puisse comprendre qu’il a des droits et des obligations. Le RGD, sa préoccupation fondamentale, c’est arriver à améliorer la qualité de vie des citoyens. Les services sociaux de base. Et arriver à une véritable réforme de la santé et du système éducatif pour que nos enfants puissent étudier correctement et aller dans les instances supérieures sans difficulté à l’image des autres pays. Le RGD mettra tout en œuvre pour qu’il en soit ainsi.

Pour réaliser toutes ces ambitions, il faut accéder aux instances décisionnelles. Avant la présidentielle prévue en 2020, il doit y avoir d’abord, dans les conditions normales, les législatives. Est-ce que le RGD va présenter des candidats à ces élections législatives ?

Me Abdoul Kabèlè Camara : ça c’est stratégique. Le moment venu, nous aviserons. Mais considérez que pour nous, la présidence n’est pas un objectif. C’est un moyen pour satisfaire les besoins vitaux des guinéens, rassurer les guinéens. La présidence n’est pas un objectif, c’est un moyen. Un moyen qui va nous permettre en tant que premier chef du pays, de donner l’exemple. Et, un exemple qui rassure, un exemple qui peut être suivi par les Guinéens. Parce que gouvernants et gouvernés sont logés à la même enseigne. Chacun devra se plier aux lois et règlements.

Pensez-vous que l’alternance est possible avec le RGD en 2020 ?

Me Abdoul Kabèlè Camara : oui, l’alternance est possible. J’y crois. Et, j’invite les Guinéens à s’associer au RGD pour provoquer cette alternance. J’invite les forces politiques progressistes, les forces sociales progressistes, à s’associer à ce nouveau pacte social qui, nécessairement va nous conduire vers l’alternance. L’alternance est une excellente chose pour la stabilité du pays. L’alternance est excellente chose pour la croissance, pour l’émergence du pays. Et, il faut que désormais qu’on accepte ce principe-là sans lequel il n’y a pas de démocratie.

Donc, vous n’avez pas le même avis que l’ambassadeur de Russie en Guinée qui estime que l’alternance n’est pas forcément un moyen pour atteindre la prospérité ?

Me Abdoul Kabèlè Camara : Excellence monsieur l’ambassadeur de Russie, je le respecte bien. Et, s’agissant de la Guinée, j’affirmerai de façon péremptoire que l’alternance est une chose indispensable pour notre pays, pour notre jeune démocratie. Elle va assurer la stabilité, c’est très important. Maintenant, l’alternance peut se faire au sein du même parti. Un parti peut produire beaucoup de Chefs d’Etat. Si le peuple de Guinée croit à la vision de ce parti, si le peuple de Guinée croit au projet de société de ce parti, un même parti peut produire plusieurs Chefs d’Etat, tout comme les autres partis peuvent également gagner les élections présidentielles et avoir la majorité à l’Assemblée nationale. C’est ça. Peut-être, il a voulu exprimer exactement ce que je viens d’exprimer-là. Mais peut-être la langue française n’étant pas sa langue, et il a dû dire autre chose dont je n’assume pas la responsabilité.

Propos recueillis par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Guéguerre entre l’UFR et l’UFDG pour la CENI : la démonstration d’Aliou Condé

12 janvier 2019 à 10 10 56 01561

Depuis quelques jours, l’UFDG de Cellou Dalein Diallo et l’UFR de Sidya Touré sont à couteaux tirés sur la répartition des 7 places de commissaires accordées à l’opposition par la nouvelle loi sur la CENI.

Contrairement aux préjugés, le différend ne réside pas sur le tâtonnement du parti du Haut représentant démissionnaire du chef de l’Etat (qui dispose toujours des cadres comme Baïdy Aribot dans l’appareil d’Etat) ;mais, sur sa représentativité.

Ci-dessous, Guineematin.com vous propose la démonstration du secrétaire général de l’UFDG, Honorable Aliou Condé :

Détermination des quotas de l’opposition pour la désignation des commissaires :

  1. Partis Politiques  habilités à désigner des commissaires :

Suivant l’article 6 de la loi organique sur la CENI, les partis politiques habilités à désigner les commissaires à la CENI doivent satisfaire aux critères ci-après :

  1. Avoir participé aux deux dernières élections nationales (législative et présidentielle) précédant la mise en place de la CENI.

Ce sont : l’UFDG, l’UFR, le PEDN, le GRUP et l’UGDD.

  • Avoir au moins deux députés à l’Assemblée Nationale.

Ce sont : l’UFDG, l’UFR et le PEDN.

Conclusion : Les Partis qui satisfont aux deux critères sont : l’UFDG, l’UFR et le PEDN.

  • Détermination des quotas par Parti :

Selon l’article 8 de la loi sur la CENI, les représentants des Partis Politiques seront désignés au prorata des résultats obtenus par les Partis lors des dernières élections nationales (législative et présidentielle) précédant la mise en place de la CENI.

Résultats UFDG :    Législatives 2013 :                        967 173 voix

    Présidentielle 2015 :                   1 242 362

    Total1 =                                           2 209 535

Résultats UFR :    Législatives 2013 :                            222 101 voix

Présidentielle 2015 :                                   237 549

Total 2=                                               459 650

Résultats PEDN : Législatives 2013 :                            81 041

Présidentielle 2015 :                                   45 962

Total3 =                                               127 003

Total (Total1+total2+ total3)                                      2 796 188

Q = Quotient pour 1 commissaire : total divisé par 7 = 2 796 188 : 7 = 399 455

Nombre de commissaires par Parti :

UFDG : total1 : Q = 2 209 535/ 399 455 = 5,53

UFR : total2 : Q = 459 650/ 399 455 = 1,15

PEDN : total3 : Q = 127 003/ 399 455 = 0,32

Résultat final :

UFDG = 5 commissaires

UFR = 1 commissaire

PEDN : 1 commissaire selon l’alinéa 2 de l’article 8 de la loi sur la CENI, obtenu à partir de la somme des décimales (0,53+0,15+0,32 = 1).

Conakry, le 07 janvier 2019

Aliou Condé

Le Secrétaire Général de l’UFDG

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Accord Gouvernement-SLECG : ce qu’en disent certains citoyens

12 janvier 2019 à 10 10 27 01271

Le protocole d’accord signé tard le jeudi dernier, 10 janvier 2019, entre le gouvernement guinéen et le SLECG suscite une vague de réactions à Conakry. Cet accord qui a permis de mettre fin à la grève des enseignants qui durait depuis plus de trois mois, est unanimement salué par l’opinion. Et, plusieurs citoyens de Conakry, interrogés par Guineematin.com, appellent le gouvernement à respecter le contenu de l’accord pour éviter une nouvelle crise au sein du secteur éducatif guinéen.

Décryptage !

Facinet Soumah : en tant que citoyen et parent d’élève, je ne fais qu’apprécier l’acte. Mais ce que je déplore, pourquoi le gouvernement a attendu tout ce temps, trois mois pour trouver cette solution ? Quelque chose qu’ils pouvaient arranger dès le début, ils ont attendu trois mois pour le faire. Je suis très content que nos enfants reprennent les cours parce que c’est l’avenir de tout un chacun, c’est l’avenir de toute une nation. Si l’éducation des enfants est bafouée, c’est tout un système qui ira en l’air. Il faut que l’Etat respecte ses engagements parce qu’il ne s’agit pas de signer, mais de passer aussi à l’acte.

Camara Didier Balla Daniel : c’est une très bonne chose que la grève soit suspendue. Nous souhaitons que ça continue de façon durable afin que les générations futures puissent travailler et étudier dans la quiétude pour que le niveau soit relevé. Nous sommes très contents parce que c’est une situation qui nous embêtait tous, qui nous mettait tous un peu dans l’embarras. On attendait cet accord, mais pour son respect, ça c’est une autre chose puisque l’Etat n’a jamais respecté ses engagements. Maintenant nous attendons que le gouvernement respecte cet accord au moins pour une fois. Nous sommes très contents autant pour les enseignants que pour tout le monde.

Mamadou Bissiriou Diallo : en tant que parent d’élève, je trouve l’accord là comme une très bonne chose. Parce que ça fait longtemps que les enfants n’étudiaient pas. Et si on veut gâter un pays, il faut tuer son éducation. Je félicite le gouvernement et les enseignants du SLECG pour la signature de l’accord qui suspend la grève.

Monsieur Camara : mon impression, elle est bonne du fait que les élèves vont reprendre les cours. C’est déjà un avantage, un très bon départ parce que les enfants sont à retard. Dans quelques mois c’est les examens, donc les enseignants doivent redoubler d’effort pour rattraper le temps perdu. Nous remercions le gouvernement et le SLECG de s’être compris, car tout ça c’est à l’avantage des enfants et à l’avantage du peuple de Guinée. L’accord signé est très bien mais c’est l’application qui nous intéresse. On prie le gouvernement de respecter l’accord, car la grève est juste suspendue.

Propos recueillis par Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tel : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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INTÉGRATION ECONOMIQUE ET MONÉTAIRE EN AFRIQUE : Par Safayiou DIALLO

12 janvier 2019 à 9 09 11 01111

Au lendemain des indépendances, devant l’impératif de développement combiné à leur fragilité financière, les pays africains ont vite compris que la solution à leurs problèmes devrait passer par leur regroupement c’est-à-dire une intégration de leurs économies. C’est ainsi que les anciennes colonies de l’Afrique occidentale française (AOF) et de l’Afrique équatoriale française (AEF), décident de maintenir le franc CFA hérité de la colonisation.

Une telle union a permis aux Etats membre de jouir d’une monnaie de change, gage d’une stabilité monétaire et facteur de sécurité pour les opérations économiques de placement d’investissement et de transferts internationaux. En effet, dans ces économies, le but était d’instaurer un climat économique et financier stable qui puisse attirer les capitaux étrangers dans une situation de faiblesse de l’épargne nationale et de favoriser les échanges transfrontaliers.

La volonté de se doter d’une monnaie africaine a été largement manifesté à partir de 1975 avec la création d’une chambre de compensation de l’Afrique de l’ouest (CCAO) qui, devenu plus tard l’AMAO à la suite de l’échec macabre de la CCAO compte tenu de son manque d’efficacité à faire face à la levée des restrictions en matière de change et des paiements imposés aux transactions intracommunautaires et/ou à l’extrême variabilité des modes de règlement.

Cette volonté a été réitérée lors du 6ème sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de la CEDEAO tenu en mai 1983 à Conakry. Cette prise de conscience des dirigeants africains sur la nécessité absolue de l’intégration monétaire indispensable à la résolution des problèmes des africains est le résultat d’une mûre réflexion menée par les techniciens sur la question.
Par ailleurs le 10ème sommet des chefs d’Etat et de gouvernement tenu en juillet 1987 à Abuza a permis la mise place du programme de coopération Monétaire de la CEDEAO (PCMC) dont le but était la création d’un système monétaire harmonisé et la mise en place d’Institutions de gestion communes en 2000.

Pour accélérer le programme d’intégration économique et monétaire, les chefs d’Etat et gouvernement de la Guinée, la Gambie, du Ghana, du Libéria et de la Sierra Léone ont signé le 20 avril 2000 à Accra une déclaration, en vue de la création d’une seconde zone monétaire à l’intérieur la CEDEAO. A la suite de la tenue d’un mini-sommet en décembre 2001 à Bamako, cette seconde zone monétaire sur laquelle se penchaient les pays nommément cités ci-dessus, a été baptisée la ZMAO. L’Institut monétaire de l’Afrique de l’Ouest a été mis en place pour la circonstance avec pour mandat de mener les études nécessaires à la mise en place de la Banque Centrale de l’Afrique de l’Ouest qui sera suivi sans doute de l’introduction de la monnaie commune.

Par ailleurs, la date initiale de lancement de la monnaie unique était prévue en janvier 2003 mais cette date a reportée au 1er juillet 2005 puis décembre 2009. Cette situation s’explique par l’indisponibilité des Etats membres à remplir, simultanément et de manière durable tous les quatre (4) critères de premier rang. La nouvelle date de lancement a été ramené avant au 1er janvier 2015 mais jusque-là rien de ce genre n’a pu voir le jour.
Dorénavant, les chefs d’Etat et gouvernement de l’union africaine (UA) ont décidé de l’implantation de la Banque Centrale Africaine à l’horizon 2020 et à la réunification de toutes les zones économiques et monétaires existantes que sont l’UEMOA, la CEMAC, la SADC et la ZMAO…

Par ailleurs, il est important que la Guinée, à travers la BCRG, arrive à respecter les engagements pris au niveau de la sous-région ouest africaine. Toutefois, comme l’universitaire est neutre, cela ne signifie en aucun cas une prise de position défensive de ma personne à l’égard du projet de la ZMAO, car, à mon humble avis il doit être publiquement discuté en vue d’une identification sérieuse des coûts d’opportunité futurs pour la Guinée sans pour autant commettre la même erreur que nos confrères de l’UEMOA et de la CEMAC car, on a quitté le franc français pour l’Euro sans qu’aucun Etat, aucun parlement ne soit prévenu alors qu’en France cela a fait l’objet d’un grand débat. En s’engageant dans un tel projet, les autorités monétaires renoncent à l’utilisation souveraine de la politique monétaire et de change dans la lutte contre les chocs exogènes.

Mamadou Safayiou DIALLO

Analyste Economique et Enseignant-Chercheur

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