Reforme du Secteur de sécurité : les autorités et leurs partenaires satisfaits des acquis

17 janvier 2019 à 21 09 07 01071

Le Programme d’Appui à la Réforme du Secteur de Sécurité (PARSS), dans sa phase 2, tire à sa fin. En prélude à cet événement, les acquis et les résultats du projet ainsi que les avancées de la Réforme du Secteur de Sécurité ont été présentés aux médias ce jeudi, 17 janvier 2019. C’était à l’occasion d’un déjeuner de presse organisé à Conakry, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

La rencontre a connu la présence des autorités, des officiers de la police et la délégation de l’Union Européenne.

Fodé Chapeau Touré

Dans son discours, Fodé Chapeau Touré, conseiller principal et représentant du ministre de la Sécurité et de la Protection Civile, a dit sa satisfaction quant aux acquis et résultats obtenus. « Parler du Programme d’Appui à la Réforme du Secteur de Sécurité, ce n’est pas aussi facile. Parce que nous savons d’où nous sommes venus à partir de 2010, avec tout ce qui a été mis en place. Aujourd’hui, c’est avec fierté que nous constatons les résultats sur le terrain. Si nous prenons seulement la police de proximité, c’est déjà salutaire. Aujourd’hui, la nouvelle méthode de travail de la police nationale évolue en tout cas à la satisfaction des populations. Si nous prenons aussi ce qui est mis en place au niveau de la gestion des ressources humaines, ce sont des résultats très probants… Le programme de gestion des ressources humaines, avant, ce n’était pas facile de trouver une bonne formule en ce qui concerne la gestion de la carrière d’un policier. Aujourd’hui, je peux le soutenir et, avec preuves à l’appui, que notre ministère est parvenu à avoir un programme de gestion de carrière de l’ensemble des policiers et de l’ensemble des fonctionnaires de la protection civile », s’est-t-il réjoui.

Dr Osmane Dieliman Kouyaté

De son côté, Dr Osmane Dieliman Kouyaté, président de la Commission Technique de Suivi (CTS) a dit que le PARSS, dont la mise en œuvre a duré 48 mois, a permis de marquer le retour de la Guinée à un espace de paix et de sécurité. « PARSS a été d’une utilité essentielle pour ce qu’on peut parler aujourd’hui de bilan de la Réforme du Secteur de Sécurité initié par le président de la République. PARSS a participé à l’accompagnement sous les deux axes essentiels de la Réforme du Secteur de Sécurité. La réforme en Guinée se mène à deux niveaux : la première étape, c’est l’élaboration, la conception de l’appropriation des documents-cadres de la Réforme du Secteur de Sécurité. PARSS a été dès le départ à côté de nous. PARSS d’abord au niveau de la conception, nous a aidé à redéfinir le secteur de la sécurité : sécurité pour qui ? Sécurité par qui ? Pourquoi la Sécurité ? PARSS nous a aidés à redéfinir un cadre légal, institutionnel, règlementaire afin d’établir le lien entre la sécurité et le développement. Parce qu’il n’y a pas de développement sans sécurité, il n’y a pas de sécurité non plus sans paix. PARSS a été présent à côté de la Guinée, pour nous aider à revenir aujourd’hui à un état sécuritaire appréciable », a-t-il fait remarquer.

Raymond LATASTE

Abondant dans le même sens, Raymond LATASTE, Chargé de Programme à la délégation de l’Union Européenne en Guinée, a dit que le projet a fourni des résultats très positifs dans le pays. Comme acquis, il a cité : « comme premier, à mon avis, la mise en place d’une gestion des ressources humaines modernes et efficace pour les services de police et de protection civile. Parce que maintenant, le ministère est en mesure de dire exactement combien de policiers il y a en Guinée ? Où sont-ils déployés ? Et, le ministère a également une base de données de tous les agents avec leurs grades, leurs fonctions, leurs diplômes, leurs formations pour être en mesure d’affecter les agents en fonction de leurs compétences et de leurs qualifications dans le poste le plus approprié. Ça, c’est une grande réussite. La deuxième, je citerai la division d’appui opérationnel de la police judiciaire, qui est une unité d’élite de la police, qui a été formé aux techniques d’enquête et d’investigation judiciaire les plus modernes et qui dispose d’équipements de dernier cri, et qui a commencé à donner des résultats très positifs en termes d’arrestations et de lutte contre la criminalité ».

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Fodé Oussou : « l’UFDG fait des concertations avant de décider de siéger ou pas à l’Assemblée »

17 janvier 2019 à 20 08 12 01121
Hon. Fodé Oussou Fofana, président du Groupe parlementaire Libéral-Démocrate 

Depuis la fin du mandat des députés Guinéens, le débat fait rage dans les réseaux sociaux. Pour plus d’un compatriote, les députés ne doivent pas continuer à siéger au-delà des cinq ans. Et, les dénonciations sont encore plus virulentes pour des élus de l’opposition qui veulent rester à l’Assemblée nationale « grâce » à un décret du président Alpha Condé, qu’ils passent le temps à critiquer…

Dans la soirée de ce jeudi, 17 janvier 2019, le président du Groupe parlementaire Libéral Démocrate et vice-président de l’UFDG a joint Guineematin.com au téléphone pour annoncer que la décision n’est encore pas prise par son groupe. « Quand elle sera prise, elle sera officiellement annoncée par la voix la plus autorisée », a précisé Dr. Fodé Oussou Fofana.

« Nous sommes en concertation avec toutes les structures avant de prendre la décision. Pour le moment, nous n’avons pris aucune décision : ni de siéger, ni de quitter l’Assemblée nationale », a insisté le vice-président de l’UFDG.

Interrogé sur les structures concernées par ces concertations, le 
président du Groupe parlementaire Libéral Démocrate a cité toutes les instances de son parti, y compris les fédérations de l’étranger. Elhadj Fodé Oussou Fofana a ajouté que ces concertations vont également être élargies aux partis de l’opposition parlementaire comme ceux de l’opposition extraparlementaire, notamment les membres de l’opposition républicaines.

A rappeler que le mandat des députés (dont la législature a commencé le 14 janvier 2014) s’est terminé le dimanche dernier, 13 janvier 2019. Depuis, beaucoup de Guinéens estiment que la prorogation de leur mandat (déjà actée par un décret du président de la République) est une dangereuse jurisprudence qui pourrait servir de prétexte à la prorogation des autres mandats dont celui du président Alpha Condé. Mais, dans le rang des députés, beaucoup veulent continuer à tirer profit des avantages liés au statut de député, même si cette posture est aujourd’hui très critiquée par les militants…

A suivre sur Guineematin.com

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Labé : une boutique cambriolée à quelques mètres de la prison civile

17 janvier 2019 à 18 06 35 01351

Des présumés voleurs ont cambriolé une boutique d’alimentation sise au quartier Kouroula, non loin du carrefour Tinkisso, dans la commune urbaine de Labé. Les faits se sont produits dans la nuit d’hier à aujourd’hui, jeudi 17 janvier 2019. Les indésirables visiteurs sont entrés par effraction dans cette boutique pour emporter plusieurs produits, rapporte l’un des correspondants de Guineematin.com basé dans la préfecture.

La boutique en question se trouve au bord de la route nationale Labé-Pita, à quelques mètres de la prison civile, hautement sécurisée.

Interrogée sur la question, Aminatou Diogoma Diallo, mère de la propriétaire de la boutique, a expliqué ce qui s’est passé. « J’ai été informée de cette situation ce jeudi, aux environs de 9 heures, par des femmes qui revendent du carburant à côté. Quant je suis venue, j’ai ouvert la boutique et j’ai trouvé qu’ils sont effectivement rentrés par le toit. Pour le moment, il est très difficile de faire un inventaire sur la situation. Tout ce que je sais, ils ont emportés beaucoup de marchandises : de la mayonnaise, du beurre, des cartons de lait en poudre…. Heureusement que je n’ai pas laissé de l’argent dedans ».

Il faut noter que l’année dernière, dans les même lieux, une autre boutique avait été cambriolée dans les même circonstances. A l’époque, plusieurs marchandises avaient été également emportées.

Depuis Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Passation de service à la SOGEAC : le syndicat empêché de tenir son discours

17 janvier 2019 à 17 05 31 01311

Une cérémonie de passation de service a eu lieu, sans tambours ni trompettes, ce jeudi 17 janvier 2019 entre le directeur entrant et celui sortant de la Société de Gestion de l’Aéroport de Conakry (SOGEAC). C’est le siège du ministère des Transports qui a abrité cette cérémonie tenue à huit clos, où on a empêché le syndicat de tenir son discours, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Cette passation ne pouvait se tenir qu’en catimini, au regard des soupçons de détournement qui pèsent sur le directeur sortant de la SOGEAC, Oulaba Kabassan Kéita. Il passe ainsi le témoin à Sékou Maï Diarra, récemment promu à ce poste.

Selon nos informations, cette passation de service s’est déroulée loin des regards indiscrets. Deux discours ont été tenus par les deux personnalités, tous axés sur des remerciements au bienfaiteur, le président Alpha Condé. « Ils ont tous les deux chanté les louanges et remercié le président de la République. Il s’en est suivi la signature du Procès Verbal de passation de service ».

Le plus curieux dans cette passation de service, contrairement à la pratique administrative, « le syndicat du n’a pas eu l’autorisation de faire son discours. On a permis seulement à deux syndicalistes d’accéder dans la salle. C’est le protocole qui l’a voulu ainsi et les gens se sont pliés sans chercher à polémiquer ».

Oulaba Kabassan Kéita, dont les partenaires français de la SOEGAC avaient exigé le départ de la direction générale, pour une affaire de 4 milliards de FG, rejoint la longue liste de conseillers à la présidence de la République.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél 628 17 99 17

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Siguiri : la femme d’un militaire se donne la mort par pendaison

17 janvier 2019 à 16 04 52 01521

Une dame, âgée d’une trentaine d’années, s’est donné la mort par pendaison hier, mercredi 16 janvier 2019, dans la banlieue de Siguiri. Une incompréhension entre Djénaba Kéira et son mari, militaire de profession, serait à l’origine du suicide de la jeune femme, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Djénaba Kéira, âgée de 32 ans, mariée et mère d’un enfant, originaire de la préfecture de Faranah, a mis fin à ses jours par pendaison. L’acte a eu lieu sur une montagne située au quartier Fodéla, dans la banlieue de la ville de Siguiri.

La victime n’a pas donné les raisons de son suicide. Mais, selon nos informations, le courant ne passait pas entre elle et son mari avant qu’elle ne se donne la mort.

Selon le sous- lieutenant, Fodé Mamadou Diawara, le mari de la victime, « il y a quelques jours, elle a perdu sa tante maternelle. Elle est venue me demander de la laisser partir au village. Je lui ai donné mon accord, tout en rappelant que je ne suis pas bien portant depuis quelques jours, j’ai un pied fracturé. Ainsi, je lui ai dit de me donner un peu de temps pour trouver son transport. Le dimanche, j’ai appelé ses parents pour prendre le programme du sacrifice. Ceux-ci m’ont dit que le sacrifice est prévu pour le 21 février. Quand je lui ai dit cette nouvelle, elle n’était pas contente. Avant-hier lundi, elle est partie voir l’une de ses amies. Cette dernière est venue me voir. Je lui ai donné une somme de 300 000 fg. Les 200 000 fg pour son transport, 40 000fg pour son manger au court de sa route, et 60 000 fg pour les frais de condoléances. Elle est rentrée prendre toutes ses affaires en disant qu’elle veut me quitter. Les amis sont venus du camp pour plaider. Nous avons passé la nuit. Ce mercredi matin, quand j’étais au lit, sa sœur est venue me dire qu’elle s’est donnée la mort ».

La victime, dont le mari est en service au camp d’infanterie de Siguiri, a été inhumée hier ce mercredi à Siguiri.

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guineematin.com

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Banditisme : un an de prison requis contre des présumés consommateurs de drogue à Conakry

17 janvier 2019 à 15 03 18 01181

La consommation de chanvre indien, réprimée par la loi, touche une proportion importante de la couche juvénile. De nombreux cas arrivent au tribunal où des peines de prison sont prononcées contre les prévenus. C’est dans ce cadre qu’un groupe de 11 jeunes gens est poursuivi au tribunal correctionnel de Dixinn pour détention et consommation de chanvre indien. Le parquet a requis hier mercredi, 16 janvier 2019, jusqu’à un an de prison contre trois d’entre eux, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

C’est à l’occasion d’une patrouille, organisée par les forces de l’ordre, que ce groupe a été interpellé le 13 décembre 2018. Tous ont été arrêtés dans différents quartiers et à des moments différents dans la commune de Ratoma : les uns à Kaporo et à Kipé, d’autres à Bambéto et Kakimbo.

Placés sous mandat depuis cette date, ils ont à tour de rôle défilé à la barre du tribunal correctionnel de Dixinn pour répondre des faits de détention et de consommation de chanvre indien. Si Abdoulaye Baldé a reconnu les faits, les autres ont tout nié en bloc.

Selon Abdoulaye Baldé, « les agents m’ont arrêté au niveau des rails de Kakimbo. J’avais 8 boules de chanvre indien avec moi. Je m’apprêtais à rouler une boule pour fumer. Et, les agents sont venus dans leurs pick-up pour m’interpeller. Ils m’ont arrêté seul, je n’étais pas en groupe ». Il a toutefois promis au tribunal de ne plus reprendre ce genre de pratiques.

Par contre, les autres prévenus se sont inscrits dans une logique de dénégation.

Selon Mamadou Baïlo Bah, il n’a jamais fumé même de la cigarette. « Les agents m’ont arrêté dans un kiosque à Kaporo-rails pendant que je prenais mon déjeuner. Moi, même de la cigarette je ne fume pas, à plus forte raison la drogue », soutient-il.

Le même argument sera avancé par Saliou Diallo, conducteur de mototaxi. « Après le travail, j’avais faim. J’ai garé ma moto, j’ai commandé le café au lait dans un kiosque à Kipé. Pendant que je prenais mon repas, les agents sont venus mettre tout le monde au respect. Ils ont pris les téléphones et l’argent des gens avant de les libérer. Comme moi j’ai refusé de donner mon téléphone, ils m’ont déposé à la gendarmerie. Jusqu’à présent, ma moto est à la gendarmerie » a-t-il expliqué.

Quand à Oumar Bah il dit qu’il a été arrêté dans le marigot de Kakimbo où il était allé faire la lessive. « Ils sont venus m’interpeller au marigot. J’ai laissé tous mes habits là-bas. Ils m’ont déposé à la gendarmerie à moitié nue. Ils n’ont rien trouvé avec moi, rien ».

Après les explications des uns et des autres, le procureur a pris la parole pour rappeler les faits. Dans ses réquisitions, Daouda Diomandé va demander la libération de Boubacar Barry, Abdoulaye Bah et Mamadou Oury Diallo, pour délit-non constitué.

Par contre, monsieur Diomandé a demandé « qu’il plaise au tribunal de retenir Cécé Tonamou, Alpha Oumar Barry, et Abdoulaye Baldé dans les liens de la culpabilité et de les condamner à un an de prison ».

Pour les cinq autres prévenus, le procureur va requérir 6 mois de prison, assortis de sursis, et 500 mille francs guinéens d’amende chacun.

L’affaire a été renvoyée au 23 janvier 2019 pour la délibération.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel 654 416 922/664 413 227

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Incidents de Daramagnaki : la version du sous-préfet, Sidy Camara

17 janvier 2019 à 15 03 11 01111
Sidy Camara

Les citoyens de Filobowal, relevant du district de Kabara, commune rurale de Daramagnaki, dans la préfecture de Télimélé, ont récemment manifesté contre la société minière CDM-CHINE évoluant dans la localité. Ils accusent la société de ne pas réaliser les promesses tenues. Après notre entretien avec l’ancien maire de la délégation spécial et conseiller communal de Daramagnaki, monsieur Abdoulaye Thiam Baldé, le sous-préfet qui a souhaité donner sa part de vérité dans ce dossier.

Dans un entretien accordé au correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture de Télimélé, Ahmed Sidy Camara est revenu sur les soubresauts que sa localité a traversés.

Le jeudi 03 et le vendredi 04 Janvier 2019, les populations de Filobowal ont manifesté contre les promesses non tenues de la société minière CDM-CHINE, évoluant dans le District de Kabara, commune rurale de Daramagnaki. Selon le sous-préfet, « une manifestation est survenue les jeudi 03 et vendredi 04 janvier 2019 dans le district de Kabara, commune rurale de Daramagnaki. Ce jeudi, tôt le matin, j’ai reçu un appel du président du district de Kabara, Soro Koulibaly, m’annonçant que les citoyens de Foloreya ont barré la route de la société minière CDM-CHINE. Aussitôt, j’ai dépêché mes agents de sécurité pour aller sur les lieux, faire le constat et me rendre compte. A 12h, monsieur le Préfet, Amara Lamine SOUMAH, m’a instruit de me rendre dans la zone avec le maire pour tenter de gérer la situation. Directement, nous avons tenté de nous rendre sur les lieux. A notre arrivée à Boké, j’ai appelé les responsables chinois pour nous envoyer un véhicule afin d’arriver sur les lieux pour prendre les blessés et les envoyer à l’hôpital pour les soins. Les chinois nous répondent que les manifestants n’acceptent pas. J’ai appelé mes agents qui étaient déjà sur les lieux d’aller rencontrer les manifestants pour libérer la route, ceux-ci ont donné leur accord »

Par ailleurs, le sous-préfet dira que le maire de la commune rurale de Daramagnaki, Elhadj Thierno Amadou Diallo, a été empêché par les manifestants d’entrer dans le district de Kabara par certains conseillers même de la commune rurale. « Durant cette démarche, Mamadou Saliou SYLLA et Boubacar DIALLO, tous conseillers à la commune rurale, m’ont appelé pour me dire de ne pas venir avec le maire chez eux car, ils ne le reconnaissent pas et ne le reçoivent pas à Filobowal. J’ai aussitôt informé le préfet qui a finalement pris la décision de venir, parce que le problème est devenu compliqué. Après, un citoyen nommé Moussa Gouba m’a appelé au téléphone pour me dire : si vous venez à Kawessi avec votre maire, il sera la sauce de cette rencontre. J’ai tenté de lui prodiguer des conseils au téléphone, mais vainement. Nous avons pris le risque de continuer notre chemin jusqu’au marché. C’est là où ce nommé Moussa Gouba nous a trouvés pour menacer le maire, Elhadj Thierno Amadou DIALLO en lui lançant des propos malveillants. Le maire n’a dit aucun mot. J’ai prodigué les mêmes conseils à ce monsieur qui s’est finalement calmé ».

Sidy Camara

En outre, le sous-préfet a fait savoir que lendemain, le préfet de Télimélé, Amara Lamine Soumah, est arrivé sur les lieux pour tenter de ramener le calme. « Dès l’arrivée de monsieur le préfet, je lui ai fait le compte-rendu des informations que j’ai reçues à travers mes agents. Il a commencé à sensibiliser les citoyens en plein-air pendant longtemps avant d’aller sur les lieux barrés. Après cette sensibilisation qui a marqué les citoyens, ils ont libéré le passage. Ce qui nous a permis d’arriver à la base des chinois. Après avoir contacté les chinois, le préfet a demandé aux citoyens et aux responsables locaux de se mobiliser à la troisième base où il a continué à sensibiliser la population. Après, le gouverneur de Boké et son préfet sont venus en soutien pour appuyer dans le sens de la bonne collaboration pour la sensibilisation des citoyens. Cela a porté un grand soulagement à la population, car ils ont compris que les autorités sont engagées pour défendre leur cause. Les manifestants ont présenté leurs excuses aux autorités et aux chinois et ont pris l’engagement que de tels cas ne vont jamais se répéter », a expliqué Ahmed Sidy Camara.

Quand la délégation de Boké s’est retirée, poursuit le sous-préfet de Daramagnaki, « monsieur le préfet a projeté une seconde rencontre, dans la salle de réunion des chinois, à la base 1 avec les responsables de tous les villages impactés et environnants, les sages et les conseillers présents. Là, il a continué à faire des messages de sensibilisation aux citoyens en expliquant le contenu du code minier. Lors de cette rencontre, les citoyens de Foloréya, qui sont les manifestants, ont présenté leurs revendications qui portaient sur la construction des écoles, des forages, d’une mosquée, d’un poste de santé, de routes, d’emplois des jeunes et le départ de Mamadou Saliou Sylla et Boubacar DIALLO de la mine, comme représentants des populations ».

Enfin, le sous-préfet a pris la défense du préfet de Télimélé, Amara Lamine Soumah. « C’est important de préciser aussi que, durant toute sa démarche de sensibilisation, le préfet n’a jamais parlé de politique, encore moins de problème d’argent, à plus forte raison des injures ou des menaces contre qui que se soit. La mission principale des administrateurs territoriaux est de préserver la paix et la quiétude sociale dans leurs localités et non d’inciter les populations à la violence ou à des troubles dans leurs zones », professe Ahmed Sidy Camara.

Propos recueillis à Télimélé par Ousmane Dieng pour Guineematin.com

Tél. : 622525250

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Port de pêche de Boulbinet : de nombreux kiosques démolis sur ordre du gouvernorat

17 janvier 2019 à 14 02 48 01481

Tous les kiosques construits au port de pêche artisanale de Boulbinet, dans la commune de Kaloum, ont été démolis ce jeudi, 17 janvier 2019. Cette opération de déguerpissement, menée par des agents de la police, de la gendarmerie, et de la police verte, vise à rendre les lieux salubres, a appris un reporter que Guineematin.com sur place.

Sur instruction du gouvernorat de la ville de Conakry, les kiosques qui encombraient le port de pêche artisanale de Boulbinet ont été démolis. Selon nos informations, cette opération de déguerpissement vise à désengorger et à rendre salubre les lieux.

Mohamed Bangoura

Pourtant, Mohamed Bangoura, représentant de l’Union des Ressortissants Sierra Léonais au port de Boulbinet, s’est dit surpris de cette opération de déguerpissement. « J’ai été informé qu’on allait mettre des croix sur tous les kiosques qui sont là, au port de Boulbinet, et que les autorités du gouvernorat allaient venir. Mais, ils n’ont pas précisé qu’ils allaient faire un déguerpissement, et aucune date n’était fixée pour ça. Donc, c’est hier, dans les environs de 21 heures, que la police m’a informé de dire aux léonais d’enlever leurs marchandises dans les kiosques et que le déguerpissement allait débuter à 5 heures. Donc, depuis 6 heures du matin, les forces de l’ordre sont là en train de démolir. Quand même on a pu prendre nos marchandises. Mais, on a perdu nos kiosques parce que le délai était court », s’est-il plaint.

Oumar Diallo

De son côté, Oumar Diallo, gérant de kiosque sur les lieux, affirme qu’ils ont fait un déguerpissement total pour nettoyer la bordure de mer. « On avait appris qu’on allait nous déguerpir au bout d’une semaine. Mais, après ça, on n’a eu aucune information. C’est seulement hier qu’on a été informé d’une opération de déguerpissement. J’ai perdu le kiosque, ma radio et beaucoup de choses. Mais, ce n’est pas grave ».

Cette opération effectuée, Mohamed Bangoura demande au gouvernorat de leur trouver un espace favorable pour s’installer et continuer leurs activités. « On lance un appel à toutes les personnes de bonne volonté, et surtout à l’État guinéen, de nous trouver un espace. Nous léonais, nous contribuons à 75% dans la pêche artisanale de Guinée. On pêche en Guinée et on vend le poisson ici. Donc, si vous voyez que nous sommes installés au port, c’est qu’il y a manque de logements. Aujourd’hui, pour avoir une maison en Guinée, ce n’est pas facile, il faut avoir 20 millions de francs guinéen comme avance. C’est pourquoi les pêcheurs restent au port. On demande au gouvernement de faire quelque chose pour les pêcheurs léonais qui viennent pour la pêche ».

Toutefois, cette opération est appréciée par certains citoyens qui pensent que c’est une bonne chose « car ça permet de rendre le port propre », a dit un d’entre eux sous anonymat.

Il faut rappeler qu’aucun incident n’est survenu entre forces de l’ordre et les occupants des lieux.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tel: 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Fin du mandat des députés : les citoyens de N’zérékoré dressent un bilan mitigé du député uninominal

17 janvier 2019 à 14 02 09 01091
Sory Haba

Après l’expiration du mandat des députés,  l’heure est au bilan des cinq ans de la huitième législature. Déjà, les langues commencent à se délier à N’zérékoré pour dresser un bilan plutôt mitigé du député uninominal, Sory Haba, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la capitale de la Guinée Forestière.

Un bilan peu convaincant aux yeux de certains citoyens de N’Zérékoré, qui attendaient beaucoup de l’honorable Sory Haba. Selon Mamady Condé, citoyen de la commune urbaine, le député n’a pas satisfait à ses attentes durant les 5 ans de son mandat. « Pour son temps de gouvernance, je n’ai pas vu une autre réalisation dans la ville qui peut au moins convaincre la population, au moins, un discours, même un travail ou même un bienfait pour la population de Nzérékoré », se désole-t-il.

Sory Haba, député uninominal de N’zérékoré

Abondant dans le même sens, Niankoye Kolié va d’ailleurs enfoncer le clou en estimant que le bilan du député est totalement négatif. « Quand nous prenons la ville de N’zérékoré, Sory Haba a été élu comme député uninominal. Mais, depuis son élection jusqu’à maintenant, la préfecture n’a jamais senti quelque chose de bon à travers notre député. Il n’a rien fait de concret. On n’a pas vu quelque chose que Sory Haba a défendu comme intérêt de Nzérékoré à l’hémicycle, ni dans les radios, ni dans les télévisions. Il n’a rien fait. Son bilan est totalement négatif », lance-t-il.

Contrairement aux deux précédents intervenants, Falikou Doré, électromécanicien, trouve que le bilan du député est plutôt positif. Selon lui, l’honorable Sory Haba a réalisé plusieurs activités qui étaient en faveur des jeunes. « Son bilan est très positif, il n’a pas négligé N’zérékoré. A un moment donné, il a envoyé des maillots pour nos enfants, pour les encourager. Et, quand il y a eu le forum régional des jeunes, il était là. C’est qu’il suit de près la jeunesse de N’Zérékoré », se félicité monsieur Doré.

De N’Zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tel : +224 620 16 68 16/666 89 08 77

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Port Autonome de Conakry : Mme Aïssata Aribot s’installe à la tête de la Direction Générale

17 janvier 2019 à 14 02 00 01001
Mme Touré Aïssata Aribot remplace Mme Hélène Savané à la Direction Générale du PAC

Récemment nommée au poste de Directrice Générale du Port Autonome de Conakry, madame Touré Aissata Aribot a pris service hier, mercredi 16 janvier 2019. La cérémonie de passation de service avec la directrice Générale sortante, madame Hélène Savané, a été organisée au ministère des Transports, en présence des cadres dudit département et de certains travailleurs du Port, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Après lecture du décret de nomination par le secrétaire général du ministère des Transports, la parole est revenue à madame Hélène Savané,
la Directrice Générale sortante, qui a remercié tous les travailleurs qui l’ont accompagné durant le temps quelle a passé à la tête de cette direction.

Mme Hélène Savané a saisi l’occasion pour rappeler certains résultats auxquels elle est parvenue avec son équipe. C’est notamment : l’instauration d’un climat de confiance entre les travailleurs qui, dit-elle, a permis « l’accroissement du trafic de marchandises avec un chiffre record de 10 millions 700 milles tonnes et un trafic de navires de 40 millions de mètres cube en terme de volume ».

Mme Touré Aïssata Aribot

Pour sa part, la nouvelle Directrice Générale, madame Touré Aissata Aribot, a remercié le Président de la République et son Premier ministre pour la confiance placée en elle pour occuper ce poste aussi stratégique que celui de la direction du Port de Conakry.

Compte tenu du rôle majeur que joue ce patrimoine national, notamment dans le développement socio-économique de la Guinée, madame Touré Aissata Aribot s’est fixé plusieurs objectifs. Parmi lesquels : le renforcement des capacités et compétences des ressources humaines par le biais de la formation, la mise en place d’un système biométrique de gestion du personnel, la mobilisation des ressources financières et la rationalisation des dépenses, la réhabilitation et l’entretien des infrastructures portuaires (bâtiments, terre-pleins et quais), etc.

Plus loin, elle dira que « la modernisation du Port de Conakry est un défi national qui nous interpelle. Cette mission essentielle sera la lettre motrice de notre action collective. La seule force ultime qui m’anime repose sur l’esprit d’équipe et l’implication personnelle de chaque travailleur du Port Autonome de Conakry, chacun dans son domaine de compétences, sans distinction afin de réussir ce challenge qui consiste à faire du Port de Conakry un hub dans la sous-région et une référence en matière de respect des normes internationales dans le domaine maritime et portuaire ».

Face aux travailleurs du Port, madame Touré Aissata Aribot, a rappelé « qu’aucun effort ne sera de trop, aucune idée ne sera superflue et qu’aucune compétence ne sera négligée. Chacun peut apporter sa pierre à la construction de cet édifice commun et de ce patrimoine national qui impacte quotidiennement la vie des populations ».

Il faut rappeler qu’après cette passation de service, madame Touré Aissata Aribot a bénéficié du soutien et d’applaudissements nourris de l’ensemble des travailleurs présents qui lui ont promis un accompagnement sans réserve pour l’atteinte de ses objectifs.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Perturbation : voici un communiqué de la société Orange Guinée

17 janvier 2019 à 12 12 46 01461

Conakry, le 17 janvier 2019

Orange informe l’ensemble de ses clients qu’un incident est intervenu le 16 Janvier 2019 avec pour conséquence une perturbation du réseau 3G sur certains sites de Conakry.

Cette perturbation s’est traduite par l’impossibilité d’utiliser internet et effectuer des appels voix sur le réseau 3G ; les appels et internet fonctionnant sur le réseau 2G.

L’incident – dû à un problème de communication entre l’un des 8 équipements RNC du réseau Orange Guinée (plus précisément l’équipement contrôleur de la 3G) et les équipements Core Réseau- a démarré à 16H47 avec un retour à la normal à partir de 20H15 et enfin, un rétablissement complet des services à 21H00.

Sur l’ensemble du territoire, 178 sites techniques sur les 1515 d’Orange Guinée ont été impactés, soit 11, 7 % des sites. Ces sites concernent la zone de Cosa à Kaloum

Orange Guinée vous prie à nouveau de l’excuser pour les désagréments causés et sait compter sur la compréhension de l’ensemble de ses clients.

La Direction Générale

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Visa pour le Brésil : des victimes réclament plus de 12 milliards à un présumé escroc

17 janvier 2019 à 12 12 34 01341

Il n’est un secret pour personne que le football fait rêver de très nombreux jeunes guinéens. Très doués, ces jeunes ont souvent une folle envie d’aller monnayer leur talent à l’extérieur. Mais, sur leur chemin, ils rencontrent de nombreux arnaqueurs et autres marchands d’illusions. Le plus souvent, c’est des affaires qui arrivent au tribunal quand les uns abusent de la confiance des autres. C’est dans ce cadre qu’un procès se tient actuellement au Tribunal de Première Instance de Kaloum où Aboubacar Bangoura est poursuivi pour escroquerie au préjudice de 23 personnes, a constaté un reporter que Guineematin.com a dépêché au tribunal.

Aboubacar Bangoura est responsable de la structure Guinée Vison Sport. Il a promis, depuis 2017, à travers une campagne médiatique, à de nombreux jeunes guinéens de les aider à aller au Brésil pour jouer au ballon. Pour y arriver, il fallait remplir des conditions techniques, physiques et financières. Selon lui, sa structure est reconnue par la Fédération Guinéenne de Football et l’ambassade du Brésil.

De nombreux jeunes gens, qui ont réussi au test physique et technique, parviennent à convaincre leurs proches de mettre la main dans la poche à l’effet de les aider à aller jouer au football au pays de Pelé.

Les 23 plaignants dans cette affaire affirment avoir versé des sommes de 5 000 dollars pour les uns, 17 millions de francs guinéens et 3500 dollars pour les autres. Les jeunes ont également remis à Aboubacar Bangoura leurs passeports et livrets scolaires. Malheureusement ces jeunes ont vu leur rêve se briser, car ils ne se sont pas rendus au Brésil, ni récupérés les montants versés encore moins leurs passeports et livrets scolaires.

Finalement, monsieur Bangoura est mis aux arrêts, inculpé pour abus de confiance et mis en prison depuis le 15 février 2018.

Après de nombreuses audiences, la journée d’hier mercredi, 16 janvier 2019, a été consacrée aux réquisitions et plaidoiries des parties au procès.

Lors des précédentes audiences, Aboubacar Bangoura a reconnu avoir reçu ces sommes d’argent des mains des plaignants. Il avait précisé que son acte n’était pas criminel, qu’il a voulu aider la jeunesse guinéenne et qu’il avait réussi à envoyer d’autres jeunes au Brésil dans le cadre du même projet.

A l’entame de l’audience, la juge, madame Bamba Kallo va demander à ce que le prévenu restitue les passeports et livrets scolaires aux victimes. Ce qui fut fait sur le champ.

Prenant la parole, maître Abou Camara, un des avocats de la partie civile a soutenu que « depuis le début, les intentions de Mr Bangoura étaient d’appauvrir les pauvres citoyens pour s’enrichir, construire des belles maisons, mettre ses enfants dans des bonnes écoles, sans se soucier du reste ».
Il a également expliqué que la maman d’un des clients d’Aboubacar Bangoura, en l’occurrence Mme Khady Bangoura, a eu un AVC causé par le choc, et est couchée dans une clinique de la place.

Plus loin, maitre Camara dira qu’au sein de certaines familles, les enfants ne vont plus à l’école depuis un an parce qu’ils n’ont pas de livret scolaire. Il a rappelé que l’avenir des ces jeunes est brisé, sans oublier que les parents des victimes se sont endettés dans l’espoir de voir leur enfants aller au Brésil.

Par conséquent, Maître Abou va demander au tribunal de condamner Bangoura Aboubacar au payement de la somme de 2 milliards 700 cent millions de francs guinéens, au titre des différents montants perçus, et 10 milliards de francs guinéens au titre de dommages et intérêts.

Pour sa part, dans ses réquisitions, le procureur Ousmane Sankhon, va demander qu’il plaise au tribunal de retenir Aboubacar Bangoura dans les liens de la culpabilité du délit d’escroquerie. Pour la répression, le procureur va requérir un an de prison et le payement d’une amende de 5 millions de francs guinéens.

Une réquisition qui n’a pas été du goût de l’avocat de la défense. Maitre Fodé Camara va demander la relaxe pour son client ou, à défaut, de lui accorder des circonstances atténuantes en le condamnant au temps mis en prison, parce que « c’est une incompréhension notoire des uns des autres » qui a conduit son client en prison depuis 11 mois.

Le tribunal a renvoyé l’affaire au vendredi, 18 janvier 2019, pour décision être rendue.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com

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Conakry : le ministère de la Jeunesse fait des dons de forages et d’espace-jeunes aux populations de l’Axe

17 janvier 2019 à 11 11 41 01411

Comme annoncé par une précédente dépêche de Guineematin.com, le ministère de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes, en partenariat avec l’UNFPA, a obtenu un projet en faveur des jeunes de l’axe Hamdallaye, Bambéto et Cosa, dans la commune de Ratoma. Après la remise de matériels et équipements destinés à 18 Groupements d’Intérêt Economique (GIE), le ministre Mouctar Diallo a procédé à la remise de trois stations d’adduction d’eau aux populations des quartiers Hamdallaye mosquée, Koloma II et Nassroullaye, et un espace jeune à Hamdallaye.

Pour la remise de ces infrastructures, Mouctar Diallo était accompagné de l’ambassadeur, Chef de la délégation de l’Union Européenne en Guinée, du chargé des affaires à l’ambassade de la Belgique en Guinée et du représentant-résident du Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA).

Ouédraogo Kouadogo

Dans son discours de circonstance, Ouédraogo Kouadogo de l’UNFPA a dit que son institution est dans un rôle d’accompagnement du gouvernement. Selon lui, « en 2017, pendant que le Chef de l’Etat guinéen était président de l’Union africaine, il a été adopté par les Chefs d’Etats africains ce que nous appelons la feuille de route pour l’opérationnalisation du dividende démographique. Et cette feuille de route comprend 4 piliers d’intervention dont l’éducation et l’emploi des jeunes et le bien-être, les questions d’autonomisation des femmes et des jeunes hommes et de gouvernance locale. Cela fait qu’accompagner le gouvernement devrait pouvoir nous permettre de faire la promotion de la jeunesse et, c’est en cela qu’il faut leur donner de l’espace comme ce que nous venons de voir. C’est pourquoi, nous sommes dans le processus de rendre réel sur le terrain les engagements pris au plus haut niveau par les Chefs d’Etat africains, y compris la Guinée, pour que ça bénéficie d’abord aux jeunes, parce que c’est la population majoritaire », a-t-il dit.

De son côté, le ministre de la Jeunesse et de l’Emploi Jeunes, a dit sa satisfaction quant à l’aboutissement de ce projet. « Ce projet vise à autonomiser les jeunes, à permettre aux jeunes de bénéficier de ce qu’on appelle la capture dividende démographique dans ses différents piliers, notamment la santé et le bien-être, l’éducation et la formation, l’autonomisation des jeunes hommes et jeunes femmes et la participation à l’amélioration de la gouvernance locale. Donc, ça veut dire que c’est tous les compartiments de la vie des populations à la base qui sont concernées. De ma part, c’est un projet pertinent. Nous sommes heureux. Le ministère de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes va continuer cette belle œuvre en faveur des jeunes et de la population de Ratoma d’abord, qui constitue la phase pilote, notamment l’axe Hamdallaye, Bambéto et Cosa. Vous avez vu, on a construit trois stations d’eau pour des populations qui sont dans un besoin criard d’eau. Ce sont des projets concrets. Vous avez vu l’espace des jeunes, qui vise à mobiliser les jeunes au sein d’un cadre sain, propice justement à leur épanouissement, qui leur permet d’avoir des revenus, donc de vivre dignement. Mais, qui leur permet de renforcer les capacités et de leur permettre de participer à la vie de la nation », a expliqué Mouctar Diallo.

Pour joindre l’utile à l’agréable, l’UNFPA a fait don d’un véhicule au département en vue de lui permettre de mener à bien ses missions sur le terrain.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Pénurie de cartes d’identité à Faranah : la galère des citoyens

17 janvier 2019 à 11 11 30 01301

Depuis bientôt trois (3) mois, les citoyens de la région administrative de Faranah ne parviennent pas à se procureur de cartes d’identité nationale. Ils trépignent d’impatience et se voient bloquer dans de nombreuses transactions. Des sources bien informées expliquent cette rupture par un manque timbres, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la région.

Selon une source généralement bien informée, « depuis fin octobre 2018, il n’y a pas d’édition de carte d’identité nationale en Guinée. La rupture ne dépend ni de la police, ni de Sabari Technology. Cette rupture est due à un manque de timbres au trésor, ces timbres fiscaux qui donnent une authenticité à la carte d’identité nationale. Le premier stock est épuisé. Depuis 10 ans les gestionnaires travaillent sur ce 1er stock ».

Pendant ce temps, les citoyens de la région administrative de Faranah, sevrés de ce précieux sésame, sont pour le moins préoccupés. Plusieurs milliers de citoyens sont pénalisés par cet état de fait d’autant plus que ce document facilite les déplacements et autres transactions financières.

Chaque jour, des citoyens viennent de tous les coins de la région pour les transactions ou autres services. Mais, ils sont tous de suite bloqués parce que leurs pièces d’identité sont arrivées à expiration. Selon une source proche du dossier, et qui a requis l’anonymat, « les gens souffrent, l’équipement commence à sentir, il faut lancer la commande. Les citoyens sont pénalisés. L’Etat doit anticiper. Il ne faut pas attendre jusqu’à l’arrivée de la crise et chercher à trouver la solution. Quand tu pars à la police, on te retire de l’argent dans les probabilités. Des fois, tu restes sans la carte ni ton argent. En cours de voyage, on te retire de l’argent. C’est vraiment grave ce qui se passe, c’est même insupportable ».

Pendant que les citoyens continuent à prendre leur mal en patience, certains disent même avoir limité leurs déplacements vers la capitale, faute de carte d’identité nationale. C’est le cas de Mohamed Keita qui a raconté ses difficultés. « J’ai un voyage que je dois effectuer, mais ma carte d’identité nationale a expiré depuis trois semaines. Je suis parti à la police, on me dit qu’il n’y a pas de timbres pour le moment. Ça fait deux semaines, jusqu’à présent, rien. Donc, je préfère attendre parce que mon dernier voyage m’a coûté de l’argent en cours de route. Je demande à ce qu’on trouve solution à ça. Les citoyens souffrent vraiment ».

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com

Tel: (00224) 620 24 15 13

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Nouvel an : les vœux des travailleurs au ministre de l’Energie et de l’Hydraulique

17 janvier 2019 à 11 11 06 01061

Les différents travailleurs du Ministère de l’Energie et de l’Hydraulique, ont présenté ce mercredi 16 janvier 2019, les vœux de nouvel An au patron de leur département, Dr Cheick Taliby Sylla.

C’est dans l’enceinte du département de l’Energie et de l’Hydraulique, que Dr Cheick Taliby Sylla a reçu ce mercredi, les vœux de nouvel An de l’ensemble des travailleurs de son département. Cette rencontre organisée par la section syndicale dudit, était une occasion pour les cadres et les autres travailleurs de ce secteur de dresser le bilan des activités réalisées en 2018 avant d’entamer la nouvelle année.

Dans son discours de circonstance, Elhadj Sékou Sanfinan Diakité, Secrétaire Général du Ministère de l’Energie et de l’Hydraulique, a d’abord adressé au premier responsable de ce Département ces meilleurs vœux de bonne et heureuse année 2019, avant de revenir sur les résultats obtenus au cours de l’année écoulée. Parmi ces acquis, nous pouvons citer entre autres : la production d’électricité est passée de 696 MWH en 2014 avant Kaléta à 1876 GWH en 2018 ; la demande a suivi la même logique, elle est passée de 162 MW en 2014 à 367 MW en 2018. Le temps de desserte sur le réseau interconnecté (RIC) est passé environ de 8h/24H en 2011 à près de 23/24 en 2018 et les études de la réforme du secteur de l’Energie, physico-financière, du plan directeur, politique nationale de l’eau etc.

Au titre de la formation du personnel, plusieurs cadres ont bénéficié de bourses de renforcement de capacité en 2018, dans des centres spécialisés en Guinée comme hors du pays notamment, en Chine, en France, en Allemagne et en Inde.

Le secrétaire général de la section syndicale des travailleurs du Département de l’Energie et de l’Hydraulique, Alpha Boubacar Keita, dans son intervention, a demandé certaines doléances au ministre Cheick Taliby Sylla afin d’améliorer les conditions de vie et de travail des fonctionnaires du Département. Il s’agit : de la Restructuration des services de ce Département à l’image des autres ministères pour donner un souffle nouveau ; l’intéressement des fonctionnaires du Département dans les Projets et Programmes relevant de vos compétences. Sans oublier la mise en place d’un fonds social au niveau de la section syndicale, qui dorénavant sera le creuset pour faire face aux assistances de tous ordres et aider au fonctionnement léger des bus de transport des travailleurs en référence à certains ministères.

En réponse, le ministre Cheick Taliby Sylla a mis d’abord l’accent sur la formation des jeunes travailleurs pour relever les défis, avant de lancer un appel pressant à l’ensemble du personnel à redoubler d’effort afin d’améliorer davantage les conditions de vie des guinéens surtout dans la desserte en eau et en électricité. Le patron de ce Département a aussi pris acte de certaines doléances posées par la section syndicale.

C’est par la présentation des vœux de nouvel An et la bénédiction pour une réussite de ce Département que cette cérémonie a pris.

La cellule de Communication du Ministère de l’Energie et de l’Hydraulique

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Nouvel an : la FSPE présente ses vœux aux 3 ministres en charge de l’éducation

17 janvier 2019 à 10 10 51 01511

Le Centre de Documentation Universitaire et Technique (CEDUST), a servi de cadre ce mercredi 16 janvier 2019, à la présentation des vœux des centrales syndicales du système éducatif guinéen aux ministères en charge de l’éducation guinéenne (MESRS, MEN-A et METFPE).

Dans son discours de nouvel an, le président du syndicat El hadj Salifou DIABY a, au nom de sa structure présenté leurs vœux de bonheur, de vigoureuse santé et de longévité aux ministres ainsi qu’à leurs familles et proches.

Poursuivant, il a tenu à remercier le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, pour son soutien inlassable aux travailleurs ainsi que pour l’acquisition d’un gros bus permettant le transport de ceux-ci.

Représentant les ministres, le ministre de l’enseignement technique et de la formation professionnelle et de l’emploi a dans son discours, remercié les syndicalistes pour leur dévouement dans la défense des intérêts matériels et moraux des travailleurs.

Clôturant la cérémonie, il a ajouté : « dans un esprit de partenariat renforcé entre les ministères, nous allons poursuivre notre cheminement sur les différents chantiers de qualification de notre système éducatif. »

Le Service de Communication et Relations Publiques/MESRS

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Vol de manuels scolaires à l’ENI de Labé : « je suis impliqué dans cette affaire à cause d’une maladie »

17 janvier 2019 à 10 10 21 01211

Un enseignant de l’ENI de Labé a comparu hier, mercredi 16 janvier 2019, devant le TPI de la ville. Il est accusé d’avoir volé des manuels scolaires appartenant à l’Ecole Normale des Instituteurs. Le prévenu a reconnu les faits qui lui sont reprochés, justifiant son vol par une maladie dont il souffrirait, rapporte un correspondant de Guineematin.com à Labé.

Le prévenu se nomme Abdoulaye Bah, enseignant à l’Ecole Normale des Instituteurs (ENI) de Labé. Il est accusé d’avoir soustrait frauduleusement 1811 manuels destinés à la formation des élèves de l’ENI de Labé pour les revendre sur le marché. A la barre du tribunal de première instance de Labé, le prévenu a reconnu les faits qui lui sont reprochés.

« C’est depuis le mois de novembre 2018 que j’ai commencé à soustraire certains livres de la bibliothèque de l’école. Ces manuels, je les revendais souvent à certains libraires de la commune urbaine. A part la commune urbaine, je revendais ces manuels aussi à un certain Mamadou Bobo qui quitte Conakry. On se rencontre souvent à Pita pour faire le marché. Je suis impliqué dans cette affaire à cause d’une maladie psychique qui me tracasse depuis longtemps », a-t-il expliqué devant le juge.

Après les explications du prévenu, l’un des libraires qu’il a cités comme étant ses clients a également comparu devant le tribunal. Thierno Hamidou Diallo, vendeur de livres au marché central de Labé, a nié en bloc la version de l’enseignant Abdoulaye Bah, qu’il dit n’avoir jamais connu auparavant.

« Je n’ai jamais connu ce monsieur. C’est vrai, je suis libraire. Mais, moi je n’ai jamais acheté de manuels à Labé. Les livres que je revends, je les achète à Conakry, à ENIPRA précisément. Et pour preuve, quand les services de sécurités sont partis à ma place pour m’interpeller, ils n’ont trouvé aucun document qui porte le cachet de l’ENI de Labé. Il m’accuse à tort », a déclaré le libraire.

Sékou N’Fanly Oularé

De son côté, le directeur de l’ENI de Labé, Sékou N’Fanly Oularé, a déploré l’attitude du prévenu qui a presque vidé la bibliothèque de l’école. Il a réclamé la restitution des documents volés ou alors le payement du montant équivalent à leur coût. Le tribunal a choisi la deuxième option, en lui demandant le coût des 1811 manuels soustraits. Mais, pour éviter des erreurs de calcul, le directeur de l’ENI a demandé à la juridiction de lui donner un peu plus de temps pour pouvoir faire une évaluation correcte et informer sa hiérarchie de la situation.

Le tribunal a accepté sa demande et renvoyé l’affaire au 23 janvier 2019.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Démission du président de l’INIDH : le régime Alpha Condé de nouveau fragilisé

17 janvier 2019 à 10 10 17 01171
Alia Diaby, président démissionnaire de l’INIDH

Après Khalifa Gassama Diaby, qui a quitté le ministère de l’Unité nationale et de la Citoyenneté, le 14 novembre 2018, c’est le Dr. Alia Diaby qui a démissionné de la présidence de l’institution nationale indépendante des droits de l’Homme (INIDH).

Mais, contrairement à son prédécesseur qui a expédié sa lettre de démission aux médias le même jour, le président démissionnaire de l’INIDH a préféré remettre discrètement sa lettre au ministre conseiller du président de la République chargé des relations avec les institutions, Elhadj Mahamed Lamine Fofana et il est resté plus de dix jours, avant de sortir du pays. Et, depuis deux semaines, cette démission était gardée secrète puisqu’on chercherait à convaincre Alia Diaby à revenir sur sa décision.

Le régime Alpha Condé encore fragilisé

Si l’argument du démissionnaire est la recherche d’un titre de professorat, beaucoup de Guinéens parlent de faibles moyens accordés à cette institution républicaine. Mais, en réalité, c’est le régime Alpha Condé qui voit sa crédibilité s’effriter au moment où les velléités du chef de l’Etat à s’accrocher au pouvoir après son deuxième et dernier mandat ne font plus de doute.

Seulement, il importe de préciser que contrairement au ministre Khalifa Gassama Diaby, le Dr. Alia Diaby n’était pas critique contre le régime Alpha Condé. Il semblait plutôt être un des agents qu’on a placé pour empêcher l’avènement d’un président de cette institution proche du peuple. De l’avis des observateurs, Mamady Kaba, l’ancien et tout premier président de l’institution nationale indépendante des droits humains faisait beaucoup mieux dans la défense des droits humains, faisait beaucoup mieux dans la défense des droits humains en République de Guinée. Monsieur Kaba avait des contacts réguliers avec les médias et l’ensemble des acteurs sociopolitiques de la Guinée Ce qui n’est pas le cas du démissionnaire… 

A suivre !

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