4ème AG de Winden Janguen ADLAM : les précisons du maire de Koundara (interview)

4 janvier 2019 à 20 08 30 01301

La commune urbaine de Koundara s’apprête à accueillir la 4ème Assemblée générale de l’Association Winden Janguen ADLAM qui s’ouvre demain samedi, 04 janvier 2018. Les préparatifs vont bon train et les acteurs impliqués dans l’organisation de l’événement sont à pied d’œuvre pour lui conférer tout l’éclat souhaité.

En prélude à cette rencontre qui vise à promouvoir l’écriture et la lecture en Poular, l’envoyé spécial de Guineematin.com a rencontré le maire de la commune urbaine de Koundara. Avec Monsieur Mamadou Baïlo Diallo, il a été justement question des préparatifs de l’organisation de cet évènement à dimension internationale, des raisons du choix de cette ville pour abriter cette rencontre et de bien d’autres questions.

Guineematin.com : votre commune accueille la 4ème Assemblée générale de l’Association Winden Janguen ADLAM. Quelles sont les dispositions prises pour la réussite de cet évènement ?

Monsieur Mamadou Baïlo Diallo, maire de Koundara

Mamadou Baïlo Diallo : nous accueillons la 4ème session qui se tient à Koundara ici du 05 au 07 janvier 2019. Il y a eu beaucoup de commissions constituées à cet effet. Les gens sont en mouvement, les autorités sont impliquées. Parce que, c’est un évènement à dimension internationale, parce que nous nous attendons des délégations venant de l’extérieur et des délégations venant des préfectures de la Guinée. Donc, nous avons constitué près de 7 commissions qui sont en train de fonctionner en ce moment. Nous avons une commission chargée de l’accueil et de l’hébergement ; une commission chargée de la restauration ; une commission chargée de l’organisation, de l’aménagement et du pavoisement du lieu de la rencontre ; une commission chargée de l’information et de la sensibilisation ; une commission chargé des finances et une commission de coordination. Ce sont ces commissions qui sont constituées pour l’organisation de cette Assemblée générale d’ADLAM.

Guineematin.com : à l’heure qu’il fait, où en sommes-nous dans l’organisation ?

Mamadou Baïlo Diallo : actuellement, toutes les commissions sont faites et le travail a déjà commencé. Nous commençons à recevoir les délégations déjà. Nous avons déjà près de 64 délégations qui sont là. Nous avons N’Zérékoré qui est là avec 9 personnes ; Gueckédou avec 6 personnes ; Mamou avec 23 personnes ; Conakry avec 22 invités ; Kouroussa avec 5 personnes ; Dalaba avec 3 personnes ; Kissidougou avec 5 ; Sangarédi 2. A l’heure-là, ce sont ces délégations qui sont là, elles sont déjà installées, elles sont logées. Maintenant, on attend les délégations des pays voisins qui se sont annoncées, comme le Sénégal, la Mauritanie, la Gambie, la Guinée-Bissau etc.

Guineematin.com : pourquoi le choix de Koundara pour abriter cette 4ème Assemblée générale Winden Janguen ADLAM ?

Mamadou Baïlo Diallo : Koundara a commencé cette activité d’ADLAM il y a un peu longtemps et Koundara a participé à la 1ère édition qui s’est tenue, je crois, à Labé. Après, c’était Mamou, après Timbi-Madina, dans Pita. Koundara a assisté à tout cela. Maintenant, vu le travail qui s’est fait là-bas, on a jugé de venir faire impliquer Koundara. C’est ce qui a motivé l’organisation de cette activité à Koundara.

Guineematin.com : vous êtes le maire élu de la commune urbaine de Koundara. Qu’est-ce qui a prévalu justement à votre élection ?

Mamadou Baïlo Diallo : l’élection a prévalu au projet de campagne qu’on avait, et j’ai été élu sur la liste de l’UFDG. Nous avons fait une très bonne campagne et la population avait confiance en nous. On avait un projet de société qui était très bien fait, la population nous a fait confiance. Et dans notre liste UFDG, nous avons eu 14 conseillers. Parmi ces 14 conseillers, j’ai été choisi tête de liste et ainsi j’ai été élu, lors de la première session du conseil communal, comme maire de Koundara.

Guineematin.com : on sait que les relations n’étaient pas assez bonnes entre vous et le président de la délégation spéciale sortant, Alimou Koundara Diallo qui avait voulu se présenter à ces élections à travers une liste indépendante. Qu’est-ce qui s’est finalement passé ?

Mamadou Baïlo Diallo : bon ça, c’est des choses qui peuvent arriver. Dans tous les cas, c’est arrivé. Mais finalement, on a réussi à arranger ça en famille et les choses ce sont bien passées. On a tourné ce dossier-là maintenant. Nous collaborons très sincèrement, il travaille très sincèrement avec moi. C’est d’ailleurs lui le premier vice maire et il n’y a aucun problème entre lui et moi.

Guineematin.com : parlez-nous de vos priorités pour les cinq prochaines années.

Mamadou Baïlo Diallo : les priorités, c’est la réconciliation d’abord des populations de Koundara. La population de Koundara est une population qui a beaucoup d’ethnies. Nous avons au moins 12 ethnies ici. C’est de créer une entente et une synergie au niveau de la population et voir comment chercher à développer la commune urbaine de Koundara. On a voté notre le budget 2019 en décembre dernier. Il s’équilibre en recette et en dépense à la somme de 2 milliards 797 millions 500 mille francs guinéens. Ce budget est reparti comme suit :

· Total recettes d’investissements = 2 milliards 458 millions 500 mille FG. C’est-à-dire il y a 1 milliard 958 millions de FG qui seront apportés par l’ANAFIC, une agence nationale dont le président vient de nommer le directeur général et qui doit gérer les 15% des ressources minières. Maintenant, ces 15% passeront par le canal du PACV (Programme d’Appui aux communautés villageoises) pour être gérer par les communes urbaines.

· Les fonds propres de la commune, le budget est de 845 millions 700 mille FG. Donc, les 60% d’investissement, c’est 508 millions 500 mille.

Maintenant, les 508 millions 500 mille FG plus les 1 milliards 958 millions, c’est ce qui donne le total d’investissements à 2 milliards 458 millions 500 mille. La recette réelle de fonctionnement de la commune urbaine 339 millions, c’est-à-dire les 40% des 847 millions 500 mille.

Au total, les actions retenues sur les fonds propres sont : la réhabilitation et l’équipement de la mairie (480 millions), la construction de trois salles de classes, deux blocs de latrines de deux et trois cabines au districts de Atchabaly pour une valeur de 470 millions, et la construction d’une gare routière à Kandahida à la rentrée là-bas, à 1 milliard. Ce sont là entre autres les actions qui seront financées par le PACV. En dehors de ces actions, nous avons prévu de construire des latrines publiques au niveau du marché, il en manque. Nous avons aussi proposé la construction de la clôture de l’école du Centre 3, proche du marché. C’est les actions concrètes pour l’année 2019.

Guineematin.com : un dernier mot ?

Mamadou Baïlo Diallo : le dernier mot que nous avons, c’est d’abord de vous remercier et remercier toutes les délégations qui vont être là. Nous leur souhaitons la bienvenue et un bon séjour à tout le monde. Et de dire que le conseil communal est à leur disposition et nous ferons notre mieux pour mériter la confiance placée en nous par les citoyens de la commune urbaine de Koundara.

Propos recueillis par Ibrahima Sory Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Diouldé Diallo : « Diogo était la synthèse de ce que doit être un journaliste »

4 janvier 2019 à 20 08 15 01151
Feu Diogo Barry

Le journaliste Alhassane Diogo Barry de la Radio Télévision Guinéenne (RTG), a reçu les derniers hommages ce vendredi, 04 décembre 2018, à l’hôpital Sino-guinéen de Kipé. Parents, amis et confrères du grand reporter se sont succédé pour dire tout le bien qu’ils pensent de cet éminent reporter, diplômé du Centre d’Etude des Sciences et Techniques de l’Information (CESTI) de Dakar et de l’Ecole Normale Supérieure de Manéah, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Amadou Diouldé Diallo

Parmi les nombreux témoignages, il y a celui du journaliste et historie, Amadou Diouldé Diallo : « Il faut reconnaître qu’Alhassane Diogo Barry appartient à un groupe qui est venu de l’Ecole Normale de Manéah qui avait du talent : Ibrahima Ahmed Barry, Alhassane Mohamed Diakité, Ibrahima Kalil Diakité, Yamoussa Sidibé, Abdourahmane Diallo,… c’est quand même un groupe qui est venu en renfort à la RTG.

Alhassane Diogo Barry était en plus un journaliste généraliste, un très bon enquêteur, un spécialiste, je puis dire. Quand il s’attaquait à un dossier, il avait la possibilité de fouiner et de faire la synthèse pour attirer l’attention du monde. Cela est extrêmement important. Alhassane Diogo Barry, c’est un peu, si vous voulez, la synthèse de ce que peut devenir ou doit être un journaliste, c’est-à-dire connaitre le métier dans toutes ses dimensions, dans toutes ses facettes et puis y ajouter maintenant son intelligence à pouvoir traiter l’information à la satisfaction de tout le monde.

Amadou Diouldé Diallo

Quand Alassane Diogo Barry arrivait dans une salle de rédaction, pendant que tout le monde est tendu, il était très taquin. Il provoquait tout le monde et il créait une détente de sorte que cela facilite le travail, parce que vous savez, le journalisme est un travail d’équipe. Donc, cette façon d’aérer, d’animer, de taquiner et ramener chacun à son plaisir de communiquer ce qu’il sait avec les autres, ça, c’était d’Alhassane Diogo Barry.

Jamais énervé, toujours à l’offensive, provoquer pour lui-même pouvoir s’exprimer, mais provoquer pour créer un environnement favorable à l’exécution correcte du travail ».

Propos recueillis par Mamadou Laafa Sow pour Guineematin.com

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Winden Janguen ADLAM à Koundara : voici les activités programmées

4 janvier 2019 à 19 07 59 01591

La commune urbaine de Koundara va abriter la quatrième session de l’Assemblée générale de l’Association Winden Janguen ADLAM. Les organisateurs de cet évènement annuel s’activent pour donner un éclat particulier à cette rencontre de vulgarisation et de promotion de la langue Poular, rapporte l’envoyé spécial de Guineematin.com dans le Badiar.

Abdoul Wassiou Bah, président de la commission de Coordination de la 4ème AG ADLAM

Selon monsieur Abdoul Wassiou Bah, président de la commission de coordination, « c’est au mois d’Août 2018 que le bureau préfectoral de l’ONG a reçu une correspondance du bureau d’ADLAM Conakry, lui attribuant l’organisation de cette 4ème session. Cela, en guise de reconnaissance des efforts que Koundara a faits dans les précédentes éditions. Depuis, l’ONG ADLAM de Koundara s’active à travers des commissions qu’elle a mises en place pour que cette 4ème session de l’Assemblée générale de l’organisation soit une réussite. A l’heure qu’il est, nous avons pu mobiliser près de 27 millions de FG qui nous ont permis de commencer cette activité ».

Abdoul Wassiou Bah

Pour ce qui est des préparatifs, notre interlocuteur dit que tout se passe normalement. « Les préparatifs vont bon train. Nous avons pu obtenir des logements qu’il faut, des logements décents, adaptés pour nos invités. Nous avons pu mettre en place une commission de restauration qui a commencé à préparer des repas. Parce que nous avons reçu une grande affluence des invités venant de l’intérieur du pays et de l’extérieur du pays. Déjà, en ce qui concerne l’extérieur du pays, nous avons reçu la délégation des Etats-Unis d’Amérique, conduite par monsieur Abdoulaye Barry, l’inventeur de l’écriture ADLAM. Nous avons reçu les délégations de la Côte d’Ivoire, du Mali, du Ghana, de la Guinée-Bissau qui sont dans nos murs. En ce qui concerne l’intérieur du pays, nous avons reçu les préfectures de N’Zérékoré, de Kissidougou, de Gueckédou, de Mamou, de Dalaba et de Conakry qui sont arrivées ».

Pour ce qui est des activités programmées au cours des cet événement, Abdoul Wassiou Bah a parlé d’une programmation alléchante. « Il s’agit notamment de parler du développement, de la vulgarisation de cette écriture ADLAM, qu’on a commencé à apprendre depuis trois (3) ans. Il y aura, au niveau local, une présentation des différentes modes, des cultures de Koundara. Il y a des poèmes qui sont prévus à cet effet aussi. Des élèves ADLAM viendront déclamer des poèmes. A cela, viendront s’ajouter les différentes interventions, de l’exposition des écrits, des traductions des documents écrits en ADLAM », a-t-il énuméré.

Ibrahima Sory Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com à Koundara

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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N’Zérékoré : un père sectionne l’oreille de son fils pour vol

4 janvier 2019 à 19 07 38 01381

L’acte a ému plus d’un et suscité du bruit à N’Zérékoré. Un père de famille a sectionné l’oreille de son fils qu’il accuse de vol. L’auteur de l’acte a ensuite enfermé l’enfant pour s’enfuir, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Zobala Lamah, 8 ans, élève de 3ème année, est celui qui a subi cette sévère correction. L’enfant est accusé régulièrement de vol dans la maison familiale. Et cette fois-ci, son père a décidé de le faire regretter son acte. Il l’a enfermé dans la maison et a section son oreille gauche. Après avoir blessé son fils, il s’est enfui par peur d’être arrêté. Et selon un membre de la famille qui a accepté de témoigner au micro de Guineematin.com, l’acte du père n’est pas criminel.

« C’est le plus aimé de la famille, il fait la 3ème année, et il est à son cinquième vol. Quand il avait volé pour la première fois, son papa l’avait attaché, mais sa maman avait décidé de le libérer. Et la toute dernière fois, c’est le 1er janvier, Zobala Lamah a volé 30 000 GNF dans les affaires de son père. Et quand on lui a demandé où il a enlevé l’argent, il a dit que c’est quelqu’un qui le lui a donné, on a demandé à ce dernier il l’a démenti. C’est pourquoi son père l’a corrigé comme ça », soutient-il.

Informé de l’acte, le service de protection de l’enfance de N’Zérékoré a saisi le chef de quartier de Gbangana, localité où s’est passé l’acte. Nyankoye Lucien Kpoghomou s’est rendu dans la famille pour en savoir plus. « J’ai été informé ce matin par les hommes de l’action sociale qu’il y a un enfant qui est maltraité par son père dans mon quartier. On s’est dirigé directement vers la maison, on a vu effectivement le petit enfermé dans une chambre, avec du sang qui sortait de son oreille gauche. J’ai déploré cet acte et j’ai dit que c’est des actions inhumaines, ça ne peut pas se faire dans mon quartier. J’ai demandé à ce qu’on emmène l’enfant à l’hôpital pour des soins, ce qui fut fait », indique le chef de quartier.

L’autorité locale en a profité pour interpeller les parents sur l’éducation de leurs enfants. « Je dirai à tous les parents des enfants : non seulement de veiller sur les enfants mais de ne pas habituer les enfants à leur donner de l’argent, car généralement c’est comme ça que les choses commencent. Quand tu l’habitues en lui donnant de l’argent, le jour où tu n’en auras pas, il sera obligé d’en chercher. Et quand il n’en trouve pas dans la famille, il va sortir pour aller voir ailleurs. Et c’est comme ça que le vol des enfants commence. Mais aussi, pour corriger un enfant, on ne doit pas agir de façon sauvage. La correction que nos arrières parents faisaient n’est plus possible en ce temps ».

Pour l’heure, le père de l’enfant reste introuvable. Les services de sécurité de la ville sont à sa recherche pour l’entendre sur son acte.

De N’Zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tél : +224620166816/666890877

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Diogo Barry : « un journaliste dont l’espèce est fortement menacée de disparition… »

4 janvier 2019 à 19 07 26 01261

Le journaliste, Alhassane Diogo Barry de la Radio Télévision Guinéenne (RTG), regagné sa dernière demeure ce vendredi 04 janvier 2018 au cimetière de Bambéto, dans la commune de Ratoma. Mais avant, la levée du corps et le symposium se sont tenus à l’hôpital Sino-guinéen de Kipé. Un symposium marqué par le discours du Directeur Général de la RTG, Sékouba Savané, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Sékouba Savané

Selon le DG de la RTG, Sékouba Savané, ce sera difficile, voire impossible, de remplacer Alhassane Diogo Barry à cause de son talent, de son expérience immense et de ses qualités humaines. « Les mots vont nous manquer en cette circonstance douloureuse à cause notamment de l’intensité de l’émotion qui nous étreint suite à la disparition d’Alhassane Diogo Barry. Cet éminent journaliste a beaucoup de valeurs, professionnelles, humaines et sociales. Au nom de la direction générale, au nom de mes collaborateurs, au nom de l’ensemble des travailleurs de la RTG, c’est un message de gratitude que nous vous exprimons pour cette mobilisation. Alhassane Diogo Barry est certes un journaliste, mais un journaliste dont l’espèce est fortement menacée de disparition dans nos rédactions ».

Plus loin, Sékouba Savané dira que « ce journaliste que j’ai connu m’a frappé par son professionnalisme, par son timbre vocal, par la densité de ses papiers, par la qualité de ses reportages. Ce n’était pas un journaliste spéculateur, il était près de l’information. Il a préféré être sur le terrain, et pour traiter une information qui ne ment pas, c’est l’information économique. Le traitement de ce type d’informations n’est pas donné à tout le monde. Et, je peux témoigner ici, et vous serez d’accord avec moi, qu’il s’est acquitté de ce devoir avec beaucoup de professionnalisme, avec beaucoup de maitrise. C’est ainsi qu’on l’a vue faire ses preuves au ministère de Finances, au ministère du Budget, au ministère de la Pêche, à la Direction Nationale de la Douane. A tous ces niveaux, il a fait des reportages de qualité ».

En outre, le DG de la RTG a fait remarquer que « ce qui m’a surtout fortement marqué à la RTG, et particulièrement au journal télévisé dont il était un des piliers, c’est bien entendu ses qualités de journaliste critique. Les conseils de rédaction étaient rythmés par de multiples interventions de Diogo. Et, je peux vous affirmer sans démagogie, que ces critiques étaient assez pertinentes ».

Propos recueillis par Alpha Mamadou Diallo Guineematin.com

Tél. : 628 17 99 17

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Koubia : un apprenti chauffeur tué dans un accident de la circulation

4 janvier 2019 à 19 07 14 01141

Un accident de la circulation s’est produit hier, jeudi 03 janvier 2019, dans la sous-préfecture de Gadha Woundou (Préfecture de Koubia). C’est un camion transportant des madriers qui s’est renversé et les bois sont tombés sur l’apprenti chauffeur qui a été quasiment broyé, a appris le correspondant de Guineematin.com basé à Labé.

Mamadouba Banks Camara

Selon des informations reçues auprès des responsables du syndicat des transporteurs de Labé, l’accident s’est produit à une cinquantaine de kilomètres de la sous-préfecture de Fafaya. « Le camion qui transportait des madriers tentait de monter une colline, lorsqu’il a reculé sous le poids de la charge, et s’est finalement renversé. L’apprenti chauffeur était assis sur les madriers au moment des faits. Les bois sont tombés donc sur lui et il a rendu l’âme », explique Mamadouba Banks Camara, le chargé des conflits et négociations au bureau de la CNTG de Labé.

Il souligne que le constat des services de sécurité a révélé que l’accident est dû à la surcharge et au mauvais état de la route. Le chauffeur a été arrêté et conduit à la gendarmerie routière de Labé où il est placé en garde à vue.

A noter que les accidents de la circulation sont récurrents dans la région administrative de Labé où beaucoup de localités restent difficilement accessibles à cause du manque de routes.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Conakry : le doyen des muezzins de la mosquée Fayçal tué dans un accident de circulation

4 janvier 2019 à 18 06 44 01441
Feu Elhadj Thierno Mamadou Saliou Sow

Le plus vieux muezzin de la grande mosquée de Conakry a trouvé la mort dans un accident de la circulation survenu ce vendredi, 04 janvier 2019 à Donka. Elhadj Thierno Mamadou Saliou Sow a été mortellement fauché par un mini bus alors qu’il quittait la mosquée pour rentrer chez lui, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

C’est la fin d’un long service pour la cause de l’islam pour Elhadj Mamadou Saliou Sow. Le vieil homme a passé 29 ans en tant que muezzin à la grande mosquée Fayçal de Conakry, avant de rendre l’âme ce vendredi à l’âge de 84 ans. Et c’est sur le chemin du retour de la mosquée qu’il est décédé, fauché par un mini bus.

Elhadj Abdoul Latif Bah, fils de l’ancien premier imam de la grande mosquée Fayçal

Selon Elhadj Abdoul Latif Bah, fils de l’ancien premier imam de la grande mosquée Fayçal, feu Elhadj Ibrahima Bah, et membre de la famille du défunt, c’est en traversant l’autoroute Fidel Castro pour rentrer chez lui à Coléah que le muezzin a été tué par le véhicule. « Il est allé appeler à la prière de l’aube, après la prière, il a rangé les micros de la mosquée et a quitté la mosquée pour rejoindre sa famille. Mais, lorsqu’il traversait le goudron, un magbana (mini bus) est venu le percuter. Il a rendu l’âme quelques instants après. Ça fait 29 ans qu’il était muezzin à la grande mosquée de Fayçal, il est le plus ancien des muezzins d’ici. Il est connu de tout le monde, il est serviable et disponible. Il est tout le temps dans les cérémonies religieuses. Tout le monde le connait entre la grande mosquée, les cimetières, les baptêmes, la lecture du Saint Coran », a indiqué Elhadj Latif Bah.

Elhadj Mamadou Saliou Sow a été inhumé ce vendredi même au cimetière de Cameroun, situé à proximité de la grande mosquée de Conakry. Il repose à côté de son ami, feu Elhadj Ibrahima Bah, ancien premier imam de la mosquée Fayçal de Conakry. Le défunt laisse derrière lui trois veuves et plusieurs enfants.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 654 416 922/664 413 227

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Funérailles de Diogo Barry : réactions de Mamady Condé et de Mansour Fadiga

4 janvier 2019 à 18 06 30 01301

Une foule émue de collègues, d’amis et de parents du regretté Alhassane Diogo Barry s’est retrouvée à la morgue de l’hôpital Sino-guinéen de Kipé pour rende un dernier hommage au grand reporter de la RTG. Les avis sont unanimes sur le professionnalisme de l’illustre disparu tout comme sur sa foi en Dieu, a appris sur place Guineematin.com à travers ses reporters.

Alhassane Diogo était un fervent croyant, qui s’est battu pour accomplir ses obligations religieuses avec rigueur. Un sentiment confirmé par l’imam de la mosquée de Nongo et chroniqueur islamique à la RTG.

Elhadj Mansour Fadiga

Selon Elhadj Mansour Fadiga : « j’ai découvert en Alhassane non seulement un grand journaliste, compétent ; mais en même temps, un fervent religieux qui s’est battu. Il s’est acquitté de son devoir de pèlerinage une à deux fois à la Mecque. J’ai vue en lui quelqu’un qui s’adonne à sa religion. Ceci l’a amené à un certain moment d’essayer une autre émission qu’on appelle Lumière de l’Islam. Une émission qui n’a pas vécu longtemps mais qui nous prouve qu’il avait sa foi en sa religion et qu’il avait la volonté d’aider cette religion ».

Mamady Kaba

Pour sa part, l’ambassadeur Mamady Condé, ancien ministre de la communication et ancien rédacteur en chef de la RTG, Diogo était un grand professionnel. « Vous savez, les qualités supérieures d’un bon journaliste c’est l’audace, la témérité, et je crois que Diogo a eu ces qualités… »

Propos recueillis par Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 17 99 17

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Funérailles de Diogo Barry : ce que retient Abdourahmane Diallo du défunt

4 janvier 2019 à 17 05 40 01401
Feu Diogo Barry

Comme annoncé précédemment sur Guineematin.com, le journaliste de la Radio Télévision Guinéenne (RTG), Alhassane Diogo Barry, rappelé à Dieu hier, a fait l’objet d’un grand hommage ce vendredi 04 janvier 2019 à l’hôpital Sino-guinéen de Kipé. Amis, parents et collègues de service ont apporté des témoignages émouvants sur la vie, tant professionnelle que sociale, de l’homme.

Parmi les multiples témoignages, il y a celui de son ancien compagnon de l’Ecole Normale Supérieure de Manéah, Abdourahmane Diallo de la radio nationale.

Abdourahmane Diallo

Selon monsieur Diallo : « Alhassane Diogo Barry a été un grand ami, un frère. Nous avons fréquenté l’Ecole Normale Supérieure de Manéah ensemble. Puis, nous nous sommes retrouvés à la RTG, lui à la télévision et moi à la radio. Nous avons couvert beaucoup d’événements ensemble à travers le pays. Mais, Diogo était un homme extraverti, un professionnel. La dernière fois que je l’ai vue, c’était le 26 décembre, chez lui à la maison. Nous avons passé des heures ensemble. Je lui ai fait remarqué qu’il a pris énormément de poids et qu’il devait faire plus d’exercices physiques. Ce jour là, je lui ai fait faire 10 tours dans la cour. Il a fini par transpirer. Sur le plan professionnel, il n’y avait absolument rien n’à reprocher à Alhassane. Il était plein d’humour et certains pensaient même qu’il était dérangeant, pace qu’il aimait chahuter et ne choisissait pas les moments pour le faire ».

Propos recueillis par Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 17 99 17

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Yamoussa Sidibé sur Diogo Barry : « il était de la race des plus grands reporters… »

4 janvier 2019 à 16 04 43 01431
Feu Alhassane Diogo Barry

Décédé hier, jeudi, des suites de maladie, le journaliste Alhassane Diogo Barry de la Radio Télévision Guinéenne (RTG), a reçu les derniers hommages ce vendredi, 04 décembre 2018, à l’hôpital Sino-guinéen de Kipé.

Amis et confrères du grand reporter s’y sont donnés rendez-vous, dans une atmosphère pleine d’émotion, pour partager la douleur de la famille biologique du défunt, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

C’est une foule très émue qui a rendu un dernier hommage à Alhassane Diogo Barry ce matin. Nombre de ses collègues, ses camarades de promotion pour certains, n’ont pas tari d’éloges à l’endroit de cet ancien de l’Ecole Normale Supérieur de Manéah et du Centre d’Etudes des Sciences et Techniques de l’Information (CESTI) de Dakar. Ses qualités humaines et professionnelles ont été mises en exergue par les nombreux intervenants.

Yamoussa Sidibé, ancien DG de la RTG

Yamoussa Sidibé, ancien Directeur Général de la RTG et camarade de promotion du défunt à l’Ecole Normale Supérieure de Manéah, se souvient d’un grand professionnel : « Alhassane et moi, on a étudié ensemble à Manéah. Et, pendant les deux dernières années que nous avons passées à l’Ecole Normale Supérieur de Manéah, nous étions sur le même banc, avec Mohamed Lamine Sow. Dieu a fait que quand nous avons fini à Manéah, nous sommes arrivés à la même année à la RTG. On a commencé à travailler là comme stagiaires. C’est un ami que je perds, qui avait le commerce agréable, avec qui il était facile de discuter, avec lequel nous avions des échanges très rudes, nous sommes des amis d’enfance, donc quand on se voit on se chamaille rudement. Sur le plan professionnel, c’est un grand monsieur que la Guinée perd. Alhassane Diogo était un grand professionnel, il connaissait son métier. Il était de la race des plus grands reporters que la RTG a connus ».

Propos recueillis par Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 17 99 17

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Mines et pauvreté à Télimélé : une révolte fait 5 blessés à Daramagnaki

4 janvier 2019 à 14 02 18 01181

Un mouvement de colère a éclaté hier, jeudi 03 janvier 2019, à Filobowal, relevant du district de Karaba, dans la commune rurale de Daramagnaki (Préfecture de Télimélé). Des citoyens se sont révoltés contre la société chinoise ENAN Chine qui exploite une mine de la localité. Des affrontements les ont opposés aux forces de l’ordre, faisant au moins 5 blessés, a appris Guineematin.com à travers son correspondant basé à Télimélé.

Selon des citoyens que nous avons contactés par téléphone, cette manifestation des habitants de Filobowal est la conséquence directe du non-respect par la société ENAN Chine, des promesses qu’elle a tenues conformément au contenu local. Des promesses relatives à la construction d’écoles et d’autres infrastructures permettant de désenclaver la zone.

« La société minière a promis de faire une route pour le désenclavement de la localité. Mais au fort étonnement des populations, le nommé Saliou Sylla qui est l’intermédiaire entre la société chinoise et les populations s’est opposé à la réalisation de cette route. Les populations ont alerté le président du district, Soro Koulibaly, pour gérer la situation, ce dernier leur a dit de patienter pour deux semaines. Après tout, le président a dit aux populations qu’il se retire de cette affaire.

Les populations se sont mobilisées massivement et ont barricadé les routes. Elles ont exigé en premier lieu que le nommé Saliou Sylla ne soit plus leur intermédiaire. Après, il y a eu un grand affrontement être les forces de sécurité de la société et les populations. Des gendarmes sont venus de Boké pour un renfort. C’est ainsi que des gens ont été bastionnés par des fusils et on a assisté même à des tirs à balles réelles », explique Abdoulaye Diougourou, habitant de Filobowal.

Selon nos informateurs, le mouvement s’est soldé par 5 blessés dont un par balle et les quatre autres par armes blanches. Une mission conduite par le préfet de Télimélé, Amara Lamine Soumah, est attendu sur les lieux ce vendredi pour essayer de calmer les tensions.

Le maire de Daramagnaki, Elhadj Thierno Amadou Diallo, que nous avons joint au téléphone, a confirmé cette information. « J’ai été empêché de rentrer au village pour l’instant, mais j’attends monsieur le préfet de Télimélé qui est en route pour ici », a confié l’élu local qui dit n’être pas bien informé pour l’heure sur cette situation.

De Télimélé, Ousmane Dieng pour Guineematin.com

Tél: 622525250

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Attaque armée à Kassonyah : un jeune tué par les assaillants

4 janvier 2019 à 14 02 10 01101
Mohamed Bah, père de la victime

Un jeune homme a été tué dans une attaque à main armée perpétrée par des inconnus, dans la nuit du jeudi à ce vendredi 04 janvier 2019 à Kassonyah village, dans la préfecture de Coyah. Les assaillants, qui n’ont rien pu emporter, ont poignardé la victime avant de prendre la poudre d’escampette, a appris un reporter de Guineematin.com qui s’est rendu sur place.

L’attaque est survenue à l’aube de ce vendredi dans la concession de Mohamed Bah, située au secteur Kiragbé, à Kassonyah village. Un groupe d’individus armés a fait irruption dans la concession à la recherche du moindre bien à emporter. Mais, n’ayant pu leur objectif, les attaquants ont poignardé mortellement le fils du concessionnaire, un étudiant en licence 3 (Droit Public) avant de s’enfuir. Sous le choc, Mohamed Bah a accepté de témoigner au micro d’un reporter de Guineematin.com qui s’est rendu sur place.

« Vers 4 heures du matin, on a attendu un coup sur une porte externe de ma maison. C’était dans l’annexe où habite mon fils, donc ma première femme a regardé par la fenêtre, elle a vu le mouvement des gens. Moi aussi j’avais entendu le bruit et on s’est retrouvé au salon ma première femme et moi. Elle m’a dit que des bandits sont rentrés chez Billo et j’ai constaté qu’il y avait beaucoup de personnes que je ne pouvais pas compter. Ils ont fouillé sa chambre et j’ai dit à la femme de rester tranquille.

Entretemps, ils sont venus avec mon fils vers notre porte. Mon fils était accompagné par quatre personnes, j’ai vu des gens qui sont arrêtés avec des fusils. J’ai dit à ma femme de prendre les enfants et j’ai gardé le sang-froid. Mon fils aussi a été brave, il m’appelait papa en poular pour m’alerter qu’il y a des bandits dans la cour. Au moment où un des bandits tentait de défoncer notre porte, ma femme a crié au secours pour appeler notre voisin.

Il y a eu du mouvement dans la cour et on a entendu deux coups de feu. En tirant ces coups de feu, ils ont poignardé le petit au niveau du cœur et il est tombé. Quand les bandits sont partis, je suis venu auprès de lui, à ce moment il respirait d’abord. Mais, il avait perdu beaucoup de sang avant que je ne sorte, donc il a rendu l’âme », a expliqué le père de famille.

A noter que selon plusieurs habitants de Kassonyah, les attaques à main armée sont très récurrentes dans la zone, dépourvue de services de sécurité.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tel: 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Présidence-Primature : après la fausse information, la bonne nouvelle !

4 janvier 2019 à 13 01 36 01361

La cérémonie de présentation de vœux du nouvel an du gouvernement au chef de l’état a été l’occasion pour le professeur Alpha Conde et son premier ministre d’afficher leur parfaite complicité au sein de l’exécutif.

Dans son discours Dr Ibrahima Kassory Fofana a réitéré sa loyauté au chef de l’état et s’est engagé solennellement à accomplir toutes les taches de la lettre de mission qui lui a été assignée dans ses fonctions de Premier Ministre. Il n’a pas manqué de souligner les qualités humaines et d’homme d’état du professeur Alpha CONDE qui constituent, à ses yeux, à la fois une source d’inspiration et des raisons de croire en lui.

Visiblement satisfait de l’intervention du Premier Ministre qui montre sa détermination à mériter sa confiance placée en lui et le soutien renouvelé du chef de l’État, le professeur Alpha Condé à son tour a rassuré le premier ministre qu’il peut compter sur lui : « je crois en la capacité et la loyauté de mon pm et voudrais dire à ceux qui croient le contraire qu’ils ont tort, ils se trompent. Je ne suis pas influençable, j’agis en toute conscience, dans l’intérêt du pays », a révélé le professeur Alpha CONDE avant d’inviter tous ceux qui voudraient l’opposer à son premier ministre ou tenter de déstabiliser celui-ci à un sursaut avant qu’il ne soit trop tard. Cette mise au point intervient à un moment ou suite au dernier conseil des ministres, beaucoup dans la cité ont évoqué un conflit au sommet de l’Etat avec le chef de l’Etat et son premier ministre au point qu’il a été avancé une rupture imminente. Une information prise d’autant au sérieux qu’elle semblait émané de sources bien informées ou des prétendus confidents du président.

Comme à son habitude, le professeur Alpha Condé qui ne se laisse pas ébranler par les clameurs publiques ou impressionner par son entourage hétéroclite miné par de fausses rivalités a déjoué tous les pronostics en montrant une nouvelle fois que lui seul connait son agenda et décide du sort de chacun. Aussi a-t-il été rendre visite à Dr Ibrahima Kassory FOFANA à son domicile pour convaincre, ceux qui avaient commencé à en douter, qu’il n’a pas lâché son premier ministre ni ne l’a désavoué. Ensuite, dans son discours de nouvel an, en plus des félicitations adressées au gouvernement, le chef de l’Etat, a eu une pensée particulière pour Ibrahima KASSORY FOFANA qu’il a jugé engagé, dévoué et disponible dans la collaboration avec lui.

Et comme jamais deux sans trois, le 3 janvier 2019, le professeur Alpha CONDE a devant tous les membres du gouvernement, renouvelé sa confiance et son soutien indéfectible à Ibrahima Kassory FOFANA qui plutôt que la porte de sortie que beaucoup semblait lui indiquer revient en force dans ses fonctions de premier Ministre et surtout dans l’estime du président qui a profité d’un » incident annoncé » pour une mise au point à travers laquelle il apparait clairement qu’ il n’a pas envie ou l’intention de changer son premier ministre , qui pour lui, est à la hauteur de sa confiance et de ses responsabilités : voilà un mal pour un bien !

Mamadou Aliou Bah

Observateur Politique

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Evasion d’un détenu à Conakry : 3 gardes pénitentiaires jugés

4 janvier 2019 à 12 12 29 01291

Le procès de trois (3) gardes pénitentiaires, poursuivis pour complicité d’évasion, a débuté hier jeudi, 03 janvier 2019, au tribunal correctionnel de Dixinn. Seydouba Bangoura, Mamadou Alpha Diallo, dit Koto, et Amara Keita ont nié les faits à la barre. Le procureur a requis 4 mois de prison pour le premier cité et 6 mois assortis de sursis pour les deux autres, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Les trois compagnons d’infortune ont passé le réveillon en prison, mis sous mandat de dépôt le 28 décembre 2018. Une situation qui fait suite à l’évasion en pleine journée de Mamadou Baïlo Diallo, poursuivi dans un dossier criminel.

En effet, c’est après l’audience criminelle du lundi, 24 décembre 2018, au tribunal criminel de Dixinn délocalisé à la mairie de Ratoma, que Mamadou Baïlo Diallo a pris la poudre d’escampette alors que les gardes pénitentiaires le ramenaient en prison.

Mais, à la barre du tribunal, les trois prévenus ont rejeté en bloc les faits de complicité d’évasion pour lesquels ils sont poursuivis.

Seydouba Bangoura, un des gardes, est revenu sur les circonstances de la fuite du prisonnier. « Le lundi 24 décembre 2018, on a escorté 5 accusés au tribunal de Dixinn. Parmi les 5 accusés, 2 ont été acquittés ce jour. Après l’audience les 3 autres ont été escortés comme d’habitude dans la fourgonnette. Comme toujours, lorsqu’on est arrivé à Dixinn, Amara Keïta est descendu pour rentrer chez lui. Et Mamadou Alpha Diallo, dit Koto, est aussi descendu pour aller chercher le rôle chez le procureur, Bakary Camara.

Koto m’a dit d’escorter les 3 prévenus à la maison centrale. J’étais donc seul. Il y avait l’embouteillage et je faisais dos aux prévenus. Arrivé au rond-point de Donka, ils m’ont poussé avec force, ils ont ouvert la porte qui était fermée avec trois crochets, et le prévenu Mamadou Baïlo Diallo s’est évadé. J’ai fait des efforts et on a pu arrêter les deux autres », a expliqué Seydouba Bangoura.

Pour sa part, Amara Keïta a dit que lorsqu’il est descendu à Dixinn, il a laissé les prévenus avec son chef Mamadou Alpha Diallo et Seydouba Bangoura pour continuer avec eux. « C’est à 19 heures que Koto m’a appelé pour me dire qu’un prévenu s’est évadé en cours de route ».

Dans ses réquisitions, le procureur Boubacar 1 Bah dira que dans cette affaire, il y a eu une complicité passive. « Dans la fourgonnette, il y a deux places réservées aux gardes. Mais, il s’est assis et a tourné le dos pour regarder les véhicules sans faire face aux prévenus. C’est dans cette négligence qu’il a été poussé par les détenus et l’un d’eux s’est évadé. Donc, Seydouba Bangoura n’a pas pleinement joué son rôle. C’est pourquoi, je demande au tribunal de le retenir dans les liens de culpabilité de complicité d’évasion en le condamnant à 4 mois de prison ferme. Quand à Amara Keïta et Mamadou Alpha Diallo, je requiers qu’il vous plaise de les condamner à 6 mois assortis de sursis ».

De son côté, le collège d’avocats de la défense, qui comprend maitre Pépé Antoine Lamah, maitre Abou Mohamed Camara et Michel Labila Sonomou, a demandé la relaxe pure et simple des prévenus.

Au cours de sa plaidoirie, maitre Pépé Antoine Lama n’a pas caché son amertume face aux difficultés que connaissent les gardes pénitentiaires. « Vous avez devant vous trois serviteurs exploités, maltraités, mal payés. Je suis choqué de voir ces trois prévenus devant vous, qui ont un salaire en dessous de 100 euros. Ils escortent les détenus dans des conditions non sécurisées, sous le soleil et sous la pluie. Ils ne sont pas armés, ils ne sont pas formés, ils m’ont aucun équipement. Alors, je vous demande de les relaxer purement et simplement pour délit non constitué », a plaidé l’avocat.

L’affaire a été renvoyée au jeudi, 10 janvier 2019 pour la délibération.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 654 416 922/664 413 227

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Plus de 2.260 migrants sont morts en tentant de traverser la Méditerranée l’an dernier

4 janvier 2019 à 12 12 26 01261

Paris, 3 jan 2019 (AFP) – Des arrivées en baisse, mais plus de 2.260 morts: la Méditerranée est restée l’an dernier la voie maritime la plus meurtrière pour les migrants, selon le HCR qui a appelé les pays européens à « sortir de l’impasse ».

Un total de 2.262 migrants sont « morts ou portés disparus » en tentant de traverser la Méditerranée en 2018, contre 3.139 l’année précédente, selon les chiffres publiés par le Haut commissariat de l’ONU aux réfugiés (HCR) sur son site internet.

Du côté des arrivées, 113.482 personnes ont traversé la mer pour gagner les côtes des pays méditerranéens en 2018, en forte baisse par rapport à l’année précédente (172.301).

A ces chiffres, il faut ajouter quelque 6.700 personnes enregistrées dans les enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla en territoire africain, mais qui n’ont pas traversé la mer: au total, 120.205 migrants sont donc arrivés en Europe l’an dernier.

Ces chiffres marquent une chute drastique par rapport au « pic » de 1,015 million d’arrivées en 2015, au cœur de la crise des réfugiés. Mais pour les décès, la baisse est moins marquée: il y avait alors eu près de 3.800 morts.

En proportion, la mortalité a d’ailleurs un peu augmenté en 2018 par rapport à l’année précédente. « La Méditerranée est depuis plusieurs années la voie maritime la plus meurtrière au monde pour les réfugiés et les migrants, avec un taux de mortalité qui a fortement augmenté », s’est inquiétée la porte-parole du HCR en France, Céline Schmitt, dans une déclaration à l’AFP.

« En 2019, il est essentiel de sortir de l’impasse actuelle et de mettre fin à des approches au cas par cas, c’est-à-dire bateau par bateau, pour savoir où débarquer les passagers secourus », a-t-elle ajouté, en plaidant pour un « mécanisme régional de débarquement ».

L’année 2018 a été marquée par une crise diplomatique entre pays européens autour de l’accueil des réfugiés, notamment après que le gouvernement italien, au fort discours anti-migrants, a fermé les ports aux bateaux humanitaires cet été.

  • L’Espagne en première ligne –

Alors que la voie principale de migration passait jusque là par la Libye et l’Italie, l’Espagne est ainsi redevenue l’an dernier la première porte d’entrée en Europe, avec 55.756 arrivées par la mer (contre 22.103 en 2017).

Cette tendance pourrait se poursuivre puisque les garde-côtes espagnols ont indiqué mercredi avoir porté secours à 401 migrants au cours des deux premiers jours de 2019.

De son côté, l’Italie a enregistré 23.371 arrivées, en chute libre par rapport à 2017 (119.369), et la Grèce 32.497.

En 2018, le premier pays d’origine des migrants était la Guinée (13.068 personnes), suivi du Maroc (12.745) et du Mali (10.347). La Syrie n’était que le quatrième pays d’origine des arrivants, suivie de l’Afghanistan et de l’Irak.

Autre conséquence, plusieurs navires humanitaires ont été contraints d’errer en Méditerranée depuis l’été, faute de savoir où accoster. Chaque situation s’était débloquée avec un accord trouvé dans l’urgence entre pays européens pour la répartition des réfugiés.

En ce début 2019, deux navires d’ONG allemandes transportant 49 migrants ont reçu l’autorisation de s' »abriter » dans les eaux maltaises. Les Pays-Bas se sont dits prêts à accueillir une partie d’entre eux, « à condition que d’autres pays européens fassent de même ».

Mais les navires humanitaires, qui dénoncent des entraves croissantes à leur action, sont de moins en moins nombreux: début décembre, Médecins sans frontières (MSF) et SOS Méditerranée ont dû mettre un terme aux opérations de leur bateau l’Aquarius.

MSF avait alors pointé la responsabilité des gouvernements européens dans les décès en Méditerranée, « en soutenant les garde-côtes libyens pour intercepter les personnes en mer ».

Au large de la Libye, une vaste zone est aujourd’hui placée sous la responsabilité de garde-côtes libyens, dont le niveau de formation et d’équipement est régulièrement dénoncé côté ONG. « Nous réitérons notre appel à la communauté internationale pour qu’elle lutte contre les causes profondes des déplacements et les facteurs qui forcent les gens à entreprendre des voyages de plus en plus dangereux et périlleux », a rappelé Mme Schmitt.

AFP

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Code civil révisé : qui a droit à la nationalité guinéenne ?

4 janvier 2019 à 9 09 28 01281

Le Code civil révisé, voté à la majorité des voix à l’Assemblée nationale, apporte des réponses à plusieurs interrogations liées à la vie en société en Guinée. Ce Code civil révisé, bien qu’ayant fait couler un flot d’encre, est présenté comme la loi qui gouverne la vie sociale.

Plusieurs dispositions, qui constituaient un vide juridique, ont été traitées et des innovations apportées. C’est le cas du droit à la nationalité, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Selon le Code révisé, dont Guineematin.com détient copie du rapport de présentation, un enfant de seize (16) ans peut réclamer et obtenir la nationalité guinéenne. Pour ce faire, selon les dispositions de l’article 80, il doit la réclamer devant le président du tribunal de première instance de son ressort.

Il est précisé que « toute déclaration de nationalité et toute demande de naturalisation ou réintégration sont assorties du versement au greffe de la juridiction compétente, d’une somme au titre des frais de procédure, qui est déterminée par arrêté des ministres en charge de la Justice et des Finances. Et la somme prévue à cet effet ne peut faire l’objet d’aucun remboursement en cas de rejet de la demande ».

Cependant, les articles 95 et 98 du même Code précisent que nul ne peut être naturalisé : s’il n’est pas de bonne vie et de mœurs ; s’il a fait l’objet dune condamnation supérieure à un an non effacée par la réhabilitation ; s’il ne justifie de son assimilation à la communauté guinéenne, notamment par une connaissance suffisante, selon sa condition, de l’une des langues nationales au moins, de l’histoire, de la culture de la société guinéenne et des droits et devoirs conférés par la nationalité guinéenne, ainsi que par l’adhésion aux valeurs et aux principes essentiels de la République.

Toutefois, une dérogation est accordée aux réfugiés et apatrides qui vivent régulièrement dans le pays depuis plus de 15 ans au moins et sont âgés de plus de 70 ans. De même, les maladies graves, considérées jusqu’ici comme discriminatoires, sont écartées des obstacles à la naturalisation.

En attendant de passer à d’autres titres, sections et articles, il convient de retenir que si ce document est promulgué par le Chef de l’Etat comme loi de la République, ce Code civil révisé aura l’avantage d’apporter, selon plusieurs observateurs, une véritable révolution dans la réglementation de la vie en société en Guinée.

Abdallah Baldé pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Saison sèche à Conakry : quand les fleuristes se plaignent de la pénurie d’eau

4 janvier 2019 à 9 09 25 01251

De nombreux compatriotes pratiquent la vente de fleurs à divers endroits de la ville de Conakry. Une activité qui leur permet de joindre les deux bouts dans une conjoncture socio-économique pour le moins complexe. Le manque d’eau est la principale difficulté que ces fleuristes rencontrent en cette saison sèche, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Les fleuristes sont nombreux à s’être installés aux abords des marigots et autres points d’eau pour la culture de leurs produits, destinés à la vente. L’eau est une denrée indispensable pour éviter que les fleurs se fanent, perdant ainsi leur éclat et leur valeur marchande.

Mais, avec la saison sèche que nous vivons en ce moment, les plaintes ne manquent pas chez les fleuristes, réduits à dépenser de plus pour l’entretien de leurs produits. C’est le cas de ceux qui exercent au niveau du pont de Kobaya, dans la commune de Ratoma.

Selon eux, la déforestation et l’installation des forages dans la zone seraient à la base de la pénurie d’eau. Ce qui leur coûte beaucoup en termes de dépenses pour l’entretien des fleurs.

Alhassane Samoura

Interrogé sur la question, Alhassane Samoura, fleuriste à Kobaya, a expliqué comment il s’y prend pour tirer son épingle du jeu. « Je suis dans ce métier depuis plus de six ans. Pour entretenir des fleurs pendant la saison sèche, c’est un travail qui est très difficile. Parce que le cours d’eau qui est à côté de nous ici à Kobaya, tari pendant la saison sèche. Nous sommes obligés de prendre les gens pour creuser les puits qui ont des profondeurs de 4 mètres, juste à côté de la rivière. Nous sommes aussi abonnés à la SEG (Société des Eaux de Guinée), mais qui nous facture jusqu’à 300.000 francs guinéens par mois. C’est fatigant. Sans eau, les plantes ne peuvent pas vivre. A côté de cela, nous cherchons aussi la terre noire. Donc, l’eau et la terre noire, qui est riche, nous permettent de maintenir nos fleurs à l’état normal. Mais, malgré tous ces efforts, certaines fleurs meurent », révèle-t-il.

Abdoulaye Diallo

De son côté, Abdoulaye Diallo gère une fleuristerie à Lambanyi, à quelques pas de Kobaya. Selon lui, c’est grâce aux camions citernes qu’il s’approvisionne en eau pour s’occuper de ses fleurs. «Pendant la saison sèche, nous souffrons beaucoup. Il y a beaucoup de difficultés que nous rencontrons à propos de l’eau. Moi, j’obtiens de l’eau à travers l’aide des citernes pour pouvoir arroser mes fleurs. Actuellement, tous les marigots ont tari. Pour que nos fleurs restent attirantes, il faut que nous fassions de sorte qu’elles soient belles. On paye les citernes de 250.000 à 350.000 francs guinéens. Mais, avec deux ou trois cuves, ça ne peut pas suffire pour la semaine. A mon avis, la coupe du bois est à l’origine de tous ces problèmes. Avant, les cours d’eaux ne tarissaient pas si rapidement », constate monsieur Diallo.

En outre, notre interlocuteur demande au gouvernement d’apporter du soutien aux fleuristes. « Les planteurs ne sont pas considérés par le gouvernement. Quand tu entends parler d’un environnement sain, c’est grâce aux planteurs. Nous demandons au ministère de l’environnement de nous aider. Ils disent qu’ils ont créé des gardes forestiers, mais nous on ne voit rien », se désole Abdoulaye Diallo.

Abass Bangoura

Par contre, Abass Bangoura, ne se plaint pas trop de cette situation à cause du puits qu’il a creusé et qui le soulage sans coup férir. « Dans l’ensemble, nous souffrons tous. Depuis l’an 2002, je suis dans ce métier. J’ai de l’expérience. Je me suis dit qu’il vaut mieux d’avoir mon propre puits que de compter sur autrui. J’aide même les jeunes qui lavent les voitures et les motos à avoir de l’eau. J’étais abonné à la SEG, mais ils sont chers », a laissé entendre le fleuriste.

Mohamed DORE pour Guineematin.com

Tel: (00224)622 07 93 59

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Football : les événements majeurs attendus cette année en Afrique

4 janvier 2019 à 9 09 04 01041

L’année 2019 s’annonce particulièrement riche pour les amoureux du football africain avec en point d’orgue la première Coupe d’Afrique des Nations à 24 équipes, prévue en juin prochain. Elle sera précédée d’autres compétitions de catégories inférieures mais aussi de la cérémonie des CAF Awards 2018.

Guineematin.com vous propose ci-dessous le calendrier des principaux événements qui vont marquer le monde du football africain en 2019.

8 janvier : cérémonie des CAF Awards à Dakar (Sénégal) avec l’élection du joueur africain de l’année ;

9 janvier : comité exécutif de la CAF et désignation du pays-hôte de la CAN 2019 ;

Début 2019 (date à déterminer) : super coupe de la CAF entre l’Espérance Tunis (Vainqueur de la ligue des champions 2018) et le Raja Casablanca (Vainqueur de la Coupe CAF 2018). Une rencontre qui va se dérouler au Qatar ;

Du 2 au 17 février : CAN U20 au Niger ;

22-23 mars : 6ème et dernière journée des éliminatoires de la CAN 2019. Le tirage au sort de la phase finale aura lieu dans les jours suivants ;

Du 12 au 26 mai : CAN U17 en Tanzanie. La Guinée sera présente à cette compétition tout comme à celle des seniors prévue en juin.

19 et 26 mai : finale aller et retour de la Coupe de la Confédération ;

24 ou 25 mai et 31 mai ou 1er juin : finale aller et retour de la Ligue des champions africaine ;

Du 7 juin au 7 juillet : participation de l’Afrique du Sud, le Cameroun et le Nigeria au mondial féminin en France ;

Du 15 juin au 13 juillet : Coupe d’Afrique des Nations 2019 (en Afrique du Sud ou en Egypte) ;

Du 8 au 22 novembre : CAN U23 en Egypte.

Abdoul Aziz Sow pour Guineematin.com

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