N’zérékoré : le maire en guerre contre l’occupation anarchique des voiries urbaines

11 janvier 2019 à 23 11 07 01071
Moriba Albert Délamou, maire de N’zérékoré

C’est parti pour la campagne de déguerpissement des voiries urbaines de N’Zérékoré. Après le marquage des points à dégager le lundi dernier, suivi d’un ultimatum de 3 jours donné aux occupants des lieux, le maire de la commune urbaine a lancé les opérations ce vendredi, 11 janvier 2019. Des opérations qui ont commencé au niveau du marché central de la ville, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

C’est en compagnie de cadres communaux, de l’administrateur du marché et des services de sécurité, que le maire de la ville, Moriba Albert Délamou, a procédé au lancement des opérations de déguerpissement des occupants des emprises de la route au niveau du marché central de N’Zérékoré. « Depuis notre installation, le 03 novembre dernier, nous avons jugé nécessaire de faire des actions prioritaires, c’est-à-dire comment libérer les emprises du grand marché. C’est dans ce cadre que nous avons trouvé nécessaire de délimiter la partie qui doit être dégagée et nous avons encore informé les commerçants de quitter les lieux avant jeudi. C’est ainsi que nous sommes passés à l’action et les emprises ont été dégagées par les services de sécurité », explique le maire de N’Zérékoré.

Ce n’est pas la première fois qu’une campagne de déguerpissement des emprises de la voie publique est engagée à N’Zérékoré. Mais, toutes celles organisées jusque-là n’ont été que de simples feux de paille. Car les endroits libérés ont été toujours réoccupés. Mais, ça ne sera pas le cas cette fois, prévient le nouveau maire. « Ce n’est pas un feu de paille, ni une politique de tape à l’œil. Il y a eu plusieurs maires ici, mais c’est la corruption qui avait dominé. Les agents qui étaient là pour le contrôle ou pour réprimer l’action, prenaient de l’argent par-ci, prenaient de l’argent par-là surtout la police communale. Mais j’ai dit aux commerçants de ne pas compter sur cet espoir qui est révolu. Et, celui qui sera coupable d’un acte de corruption sera radié de l’effectif de la police communale », a dit Moriba Albert Délamou.

A noter que ce sont 12 gendarmes, 7 policiers et 10 membres de la police communale qui ont été déployés sur le terrain pour assurer la surveillance des emprises du marché central pour éviter leur réoccupation.

De N’zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tel : +224620166816/666890877

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Agrément du Balai Citoyen : communiqué

11 janvier 2019 à 19 07 50 01501

La Cellule Balai citoyen regrette et dément formellement le contenu de la sortie médiatique du Ministre de l’administration du territoire et de la décentralisation sur la constitution juridique de notre plateforme. Elle informe l’opinion nationale et internationale que cette allégation faite par le Ministre lors de son passage dans l’émission ‘’ Les Grandes Gueules’’ n’est aucunement fondée car le Balai Citoyen est une organisation légalement constituée et qui jouit d’une reconnaissance des autorités administratives et judiciaires du pays.

Pour votre information, la Cellule Balai citoyen est une plateforme de la société civile qui a été créée en 2014. Après une série de récépissés et de certificats d’autorisation d’exercice des activités dont les rapports sont disponibles et ont été transférés à la tutelle. Elle a été enregistrée et agréée au niveau du Ministère de l’administration du territoire et de la décentralisation suivant l’arrêté N 2153/MATD/CAB/SERPROMA/2016 portant agrément de l’association Cellule Balai Citoyen dont le Général Bouréma Condé est signataire.

Des manœuvres en cours pour nous rabaisser, nous réduire au silence du fait qu’on dénonce la gestion patrimoniale et clanique des affaires publiques, des manquements des droits humains, de la consolidation des acquis démocratiques et contre les personnes qui font la prolifération des propos incitants à la haine et à la violence et tant d’autres dérangent les tenants du pouvoir politique guinéen au point de faire des allégations non fondées.

Enfin, la plateforme de jeunesse cellule Balai Citoyen s’engage pour une lutte farouche et légale contre toute forme de gouvernance qui maintien le peuple dans une servitude et réaffirme sa détermination à combattre pour la prospérité de la nation Guinéenne.

Ci-dessous, l’agrément de la Cellule du Balai Citoyen

Conakry, 11 Janvier 2019

Secrétariat Administratif

Salia Camara

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Barreau de Guinée : Me Mohamed Traoré passe le témoin à Me Djibril Kouyaté

11 janvier 2019 à 19 07 21 01211

Après son élection à la tête du barreau de Guinée, Me Djibril Kouyaté, le nouveau bâtonnier de l’ordre des avocats, a officiellement pris fonction ce vendredi, 11 janvier 2018. Il remplace ainsi Me Mohamed Traoré qui a passé deux mandats à la tête de cette institution. La cérémonie s’est déroulée dans un réceptif hôtelier de la place en présence des cadres du ministère de la Justice, des représentants d’associations de protection des droits de l’homme et de nombreux avocats, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Me Mohamed Traoré

Dans son discours, maître Mohamed Traoré, le bâtonnier sortant, a remercié les avocats pour la confiance portée en lui pour les deux mandats de 4 ans qu’il a passés à la tête de cette institution. L’ancien bâtonnier est revenu sur les actions menées pendant son mandat. « Ce que l’on pourrait retenir, c’est le fait que le Conseil de l’Ordre et moi avons tout mis en œuvre pour renforcer les relations de confraternité entre les avocats. Et ensuite, nous avons œuvré à ce que le barreau guinéen soit plus visible à l’extérieur. Et, c’est dans ce cadre que nous avons signé une convention de jumelage avec l’un des barreaux les plus forts, les plus grands de la France, à savoir le barreau de Versailles. Et, nous avons signé beaucoup d’autres accords avec différentes institutions. Nous avons aussi doté le barreau de Guinée d’un règlement intérieur dans lequel tous les principes qui fondent la profession d’avocat sont rappelés, afin que chaque avocat sache quelles sont les obligations qui sont les siennes dans le cadre de l’exercice de sa profession. Et, nous avons également eu à réaliser quand-même plusieurs sessions de formations dans le cadre du renforcement des capacités des avocats tant en formation initiale qu’en formation continue ».

Toutefois, maître Mohamed Traoré a laissé entende que le temps n’a pas permis de tout réaliser, bien que l’ambition soit là. Ainsi, il a cité par exemple le barreau. « Nous aurions souhaité que l’Etat nous accorde cette subvention. Malheureusement, cela n’a pas marché. Nous aurions voulu avoir une maison de l’avocat. Mais, comme je l’ai dit, ce n’est pas forcement notre faute. Dans tous les barreaux où il y a une subvention, une maison de l’avocat, il a fallu l’accompagnement de l’Etat. Donc, c’est peut-être ce que nous regrettons. Mais, nous pensons qu’avec le plaidoyer qui va continuer, le conseil de l’ordre fera face à cela ».

Me Djibril Kouyaté

De son côté, Me Djibril Kouyaté, bâtonnier entrant, a exprimer sa reconnaissance à l’endroit de tous les avocats pour la confiance portée en lui pour diriger l’institution. Conscient du rôle important du barreau dans l’ancrage de la démocratie, Me Djibril Kouyaté invite ses confrères au travail. « Chers consœurs et confrères, je vous convie à redoubler d’ardeur pour que notre institution puisse jouer le rôle qui est le sien, à savoir celui d’être à l’avant-garde du combat contre toute forme d’injustice, et d’être le véritable soldat de la démocratie et de l’Etat de droit, et que grâce à son action, le juge, le vrai, soit affranchi de toute forme de tyrannie, qu’elle émane des pouvoirs publics ou de toutes organisations sociales.(…) Le rayonnement de notre barreau à l’extérieur dépendra du prestige que nous construisons pour lui, ici à l’intérieur. Nous devons avoir foi à notre institution en lui vouant un culte fanatique. Pour entretenir la flamme de cette foi, nous devons nous débarrasser de toutes nos aspérités à savoir : la paresse intellectuelle génératrice de trompeuses et nuisibles certitudes ; le narcissisme étroit qui nous rend esclave des médias, lesquels s’il est vrai nous servent, peuvent autant nous desservir ; la déloyauté ; le manque de confraternité ».

S’adressant aux représentants des pouvoirs publics dans la salle, le nouveau patron du barreau a dit qu’au regard de l’importance de son institution et de la prestation que ses membres fournissent auprès des Cours et tribunaux, il est important « qu’elle soit traitée sur le même pied d’égalité que toutes les autres institutions qui partagent la même vocation qu’elle. Elle doit bénéficier d’un siège digne de ce nom, de la subvention », a notamment demandé Me Djibril Kouyaté.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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LDC/Afrique : le Horoya tenu en échec à Conakry par l’Espérance de Tunis

11 janvier 2019 à 19 07 01 01011

Le Horoya de Conakry a été tenu en échec à domicile, ce vendredi 11 janvier 2019, par l’Espérance de Tunis. Ce match s’inscrit dans le cadre de la première journée des phases de poule de la Ligue Africaine des Champions. Un mauvais début pour le champion de Guinée, dans une compétition très relevée où le moindre faux pas peut être fatal.

Le Horoya AC et l’Espérance de Tunis ont fait jeu égal 1 but partout à Conakry. La rencontre a démarré par une première période très timide et stérile en occasion entre les deux formations. Les hommes de Patrice Neveu, sélectionneur du Horoya, ont tout de même dominé cette première partie avec plusieurs récupération de balles dans l’entre jeu. Mais, aucune équipe ne parviendra à scorer.

En seconde période, le Horoya pousse et obtient sa première véritable occasion du match à la 51ème minute de jeu. Boniface Haba, l’homme en forme du moment, va passer à côté de l’ouverture du score, sur une passe de Simon Boladji. Quelques minutes après, Boniface Haba, encore lui, loupe un face-à-face contre le gardien tunisien.

Les tunisiens continuent à subir et procèdent au premier changement de la rencontre. Le milieu offensif, Metiani cède sa place, à la 57ème minute, au défenseur Mohamed Meskiani. Ce n’est pas suffisant puisque l’Espérance encaisse le premier but de la partie à la 66ème minute sur une tête du capitaine du Horoya, Ocansey Mandela, suite à une bonne passe de Brefo Mensah.

Le Horoya enchaîne, mais trouve en face un gardien tunisien des grands jours. À la 74ème minute, Ocansey Mandela bute à nouveau sur Jeridi, qui freine six minutes plus tard une autre action de Boniface Haha.

Daoudi Sherchedine répond aux assauts du Horoya AC sur un tir sec qui passe largement au dessus des cages de Germain Berthé, le gardien de but du Horoya.

Malheureusement pour le Horoya AC, Anis Badri va égaliser pour les champions d’Afrique en titre à la 95ème minute de jeu.

Le Horoya se déplace la semaine prochaine en Afrique du Sud, avec un point au compteur, pour affronter les Orlando Pirates au compte de la deuxième journée des phases de poule. Au même moment, l’Espérance de Tunis sera opposée au Platinium de Zimbabwe.

Abdoul Aziz Sow pour Guineematin.com

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Sidya Touré sur le fichier électoral : on a découvert un million 574 mille fictifs

11 janvier 2019 à 18 06 25 01251

Comme annoncé précédemment sur Guineematin.com, l’ancien Haut Représentant du chef de l’Etat et président de l’UFR, a conféré avec la presse nationale ce vendredi 11 janvier 2019. Plusieurs sujets liés à l’actualité sociopolitique nationale ont été abordés au cours de cette rencontre : suspension de la grève des enseignants, le manque d’électricité, la fin du mandat des députés,…

C’est un Sidya Touré détendu, entouré de ses principaux collaborateurs, qui a échangé avec la presse pendant deux bonnes heures. S’exprimant sur la suspension de la grève des enseignants hier soir, le président de l’UFR a exprimé sa déception devant le fait qu’on ait perdu 3 mois avant de signer cet accord de sortie de crise. « Est-ce qu’on n’aurait pas pu signer cet accord en octobre ? Le fait de saboter l’enseignement aujourd’hui, c’est dans 10 ou 15 ans que cela va se sentir. Si pendant 3 mois on peut laisser pourrir une situation qui n’en vaut pas la peine… Mais, tout fini autour d’une table de négociations. On aurait pu régler cette situation en quelques jours ou semaines ».

Pour ce qui est des futures élections législatives et de l’expiration du mandat des députés, Sidya Touré a dénoncé le fichier électoral qui doit être revu avant le vote. « On a fait l’audit du fichier électoral et on s’est aperçu que 1 million 574 mille personnes figuraient sur ce fichier de manière frauduleuse. C’est des gens qui n’existaient pas et qui ont participé à toutes les élections. Si on n’enlève ces gens du fichier, ça ne vaut pas la peine qu’on aille aux élections. Donc, le problème fondamental réside là ».

Parlant de l’expiration du mandat des députés, l’ancien Haut Représentant du chef de l’Etat, dira que « nous sommes dans une forme d’impasse, le débat devient extrêmement politique. Mais, tout ça a été volontaire. Le président de la République n’a pas l’autorité pour proroger le mandat des députés. Il ne peut y avoir d’ordonnance du chef de l’Etat que dans la mesure où l’Assemblée Nationale n’existe pas du tout, c’est-à-dire que tous les députés ont quitté. Est-ce qu’on va quitter l’assemblée pour laisser libre-cours à ce que, dans un pays comme la Guinée, en plus de tous les pouvoirs que l’exécutif a, qu’on lui donne également la possibilité de légiférer par ordonnance ? Ou bien on va s’asseoir là pour conforter une position totalement illégale qui consiste à proroger ? La question essentielle, c’est quand va-t-on organiser ces élections ? Nous allons nous concerter avec les autres de l’opposition pour savoir quelle est la position à adopter ».

En ce qui concerne les problèmes liés à la desserte en électricité, Sidya Touré n’a pas mâché ses mots pour dénoncer la mauvaise stratégie du gouvernement dans ce secteur vital. « Nous vivons au quotidien les problèmes d’électricité. Personne n’a besoin de nous faire un discours sur la question. Dans la 9ème année du mandat d’Alpha Condé, est-ce que c’est à ce niveau qu’on devait débattre de ça ? C’est un débat stérile. On est entrain de construire des barrages vers la frontière avec le Sénégal, parce que c’est destiné en grande partie à être vendu. On n’avait pas besoin de mettre deux milliards de dollars US dans des choses comme ça, alors que la fourniture d’électrice pendant toute cette période n’a pas été faite aux populations pour permettre un meilleur niveau de vie, le développement des PME… »

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com
Tél : 628 17 99 17

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Prolongation du mandat des députés : voici la décision

11 janvier 2019 à 15 03 43 01431

Comme indiqué dans nos précédentes dépêches, le mandat des Députés (dont la législature entamée le 14 janvier 2014) se termine le dimanche prochain, 13 janvier 2019. Ainsi, au-delà de cette date, il ne sera plus possible à l’Assemblée nationale d’accomplir légalement les missions constitutionnelles. C’est pour cela que le président de la République a écrit à la Cour Constitutionnelle pour demander une prorogation du mandat des députés.

Guineematin.com vous propose ci-dessous cet avis de la Cour Constitutionnelle :

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Vive tension à Boffa : les locaux de LAGUIPRES et de la gendarmerie saccagés

11 janvier 2019 à 12 12 22 01221

Un mouvement de colère est survenu ce vendredi, 11 janvier 2019, à Bel-Air, dans la sous-préfecture de Tougnifily (Préfecture de Boffa), où est basée la société minière Alufer. Des citoyens sont sortis protester contre la société LAGUIPRES-Sécurité et la gendarmerie locale. Ils sont allés saccager leurs locaux et blesser le commandant de la gendarmerie, a appris Guineematin.com de citoyens basés dans la localité.

Ce mouvement de protestation a commencé tard jeudi, 10 janvier 2019, explique au téléphone de Guineematin.com, un citoyen basé dans la localité. « C’est hier aux environs de 22 heures, qu’une équipe de contrôle de LAGUIPRES-Sécurité qui était en tournée, a aperçu un mini bus, elle a alerté la gendarmerie pour dire que ce véhicule transporte du carburant volé. Des gendarmes ont poursuivi le mini bus, ils ont tiré sur les pneus pour l’immobiliser. Et après contrôle, il s’est trouvé que le véhicule ne transportait pas du carburant, mais plutôt du poisson en direction de Conakry.

Cette situation a irrité les habitants de la localité qui sont sortis exprimer leur colère. Ils sont allés bloquer toutes les activités dans les locaux de la société minière Alufer qui évolue dans la zone, pour protester contre LAGUIPRES-Sécurité (société de gardiennage qui assure la sécurité sur le site d’Alufer) et la gendarmerie basée dans la localité », a-t-il témoigné.

Notre source ajoute que le mouvement s’est poursuivi et s’est intensifié ce vendredi matin. Selon ce citoyen, une foule en colère est allée s’attaquer aux locaux de LAGUIPRES-Sécurité et de la gendarmerie locale où ils ont fait plusieurs dégâts. « Ils ont saccagé les bureaux et les logements de la gendarmerie et de la société LAGUIPRES-Sécurité. Ils ont détruit le groupe électrogène qui fournissait le courant sur les lieux, saccagé un bus de LAGUIPRES et ont blessé même le commandant de la gendarmerie locale », souligne notre interlocuteur.

Pour l’heure, toutes nos tentatives de recueillir la version des autorités de Boffa sont restées vaines. Le maire de la ville que nous avons joint au téléphone a dit qu’il n’est pas disponible pour l’instant.

A suivre !

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628124362

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Sidya Touré sur ses 2 places à la CENI : « l’UFR ne reviendra pas sur sa position »

11 janvier 2019 à 12 12 00 01001

La désignation des membres de la nouvelle CENI (Commission Électorale Nationale Indépendante) divise l’UFR et l’UFDG sur une place à donner au PEDN. A l’occasion de la présentation des vœux de nouvel an à la presse, Sidya Touré, le président de l’UFR (Union des Forces Républicaines) a réaffirmé que son parti aura bien deux (2) places à la CENI sur les 7 réservées à l’opposition guinéenne, a appris le reporter que Guineematin.com a dépêché sur place.

Le torchon brûle entre l’UFR et l’UFDG sur une place à octroyer au PEDN à la CENI. Les 7 places accordées à l’opposition. Au cours d’une rencontre entre l’UFR, l’UFDG et le PEDN, des opérations arithmétiques ont été faites pour savoir le nombre de places revenant à chaque parti. Selon nos informations, la répartition devrait se faire comme suit : cinq commissaires pour l’UFDG, un pour l’UFR et un autre pour le PEDN. Une situation qui n’a pas été du goût de l’UFR, qui en réclame deux (2).

Sidya Touré a réaffirmé sa position à ce sujet dans la matinée de ce vendredi, 11 janvier 2019. Selon le président de l’UFR, son parti aura bien deux places à la nouvelle CENI. Autant dire que le bras de fer entre les deux partis va se poursuivre, alors que le décret de composition partielle de la nouvelle CENI a été signé et publié par le président Alpha Condé.

D’autres sujets relatifs à la suspension de la grève des enseignants, le déficit en électricité, la cacophonie qui a prévalu à la Cour Constitutionnelle, les propos de l’ambassadeur de la Russie qui soutient une présidence à vie en Guinée,… ont été abordés au cours de cette entrevue de Sidya Touré avec les médias.

Nous y reviendrons !

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

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Guinée : un français triballé en justice par un russe « je suis amoureux de sa femme »

11 janvier 2019 à 11 11 10 01101

Un citoyen Russe, du nom d’Aleksander Galuskho, a porté plainte contre Patrice Grochin, de nationalité française pour injures et menaces. Les débats dans cette affaire ont commencé hier, jeudi 10 janvier 2019, au tribunal correctionnel de Dixinn, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Selon nos informations, le Russe réside en Guinée depuis vingt (20) ans, alors que le Français est là il y a seulement quatre (4) ans.

A la barre, Patrice Grochin, non détenu, a reconnu avoir proféré des injures à l’encontre d’Aleksander Galuskho. Mais, il nie en bloc les faits de menaces. Selon lui, les injures qu’il a proférées ne sont pas des injures publiques, mais des injures dans un cadre privé. « C’est des messages que je lui ai envoyé dans mon téléphone. Et, c’est sous l’effet de la colère que je lui ai envoyé ces messages. Mais, c’est des injures privées, car je les ai pas tenues en public », s’est-il défendu.

Expliquant les raisons qui l’ont poussé à proférer ces injures, Patrice Grochin dira que c’est la femme du plaignant qui l’a appelé en sanglot pour lui confier ses soucis avec le Russe. « Je suis amoureux d’elle. Elle m’a appelé en larme pour me dire qu’elle a subi des préjudices. C’est ainsi que, sous la colère, j’ai envoyé des messages en traitant son mari de fils de pute et de connard », a-t-il dit.

Cependant, Patrice Grochin a exprimé son regret devant le contenu de son texto, écrit sous l’effet de la colère. Par contre, il a nié avoir tenu des menaces à l’encontre d’Aleksander Galuskho.

De son côté, le plaignant a laissé entendre que Patrice Grochin a pratiquement détruit sa famille. « Depuis 3 ans, je suis patient. Il se moque de moi. Il profère des injures à mon endroit, à l’endroit de ma mère et de ma famille. Il me traite de vieux Russe, de fils de pute, de conard etc. Il m’a dit un jour, si je veux voir ce qu’il fait avec ma femme, d’aller chez lui. Il va me montrer. Ce sont toutes ces raisons qui m’ont poussé à porter plainte », a dit Aleksander Galuskho.

Le procès a été renvoyé au 22 janvier prochain pour plaidoiries et réquisitions.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 654 416 922/664 413 227

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Alexandre Bregadzé favorable au 3ème mandat : « c’est illogique et même très dangereux » (UFR)

11 janvier 2019 à 10 10 29 01291

La sortie de l’ambassadeur de la fédération de Russie, soutenant une prolongation du mandat du président Alpha Condé, continue de faire réagir les acteurs politiques guinéens. Elhadj Ibrahima Bangoura, vice-président de l’Union des Forces Républicaines (UFR), juge l’attitude d’Alexandre Bregadzé de « très dangereuse ». Le député l’a dit au téléphone d’un reporter de Guineematin.com hier, jeudi 10 janvier 2019.

Elhadj Ibrahima Bangoura

A l’occasion de la cérémonie officielle de présentation des vœux de nouvel an au président Alpha Condé, au nom des diplomates en poste à Conakry, Alexandre Bregadzé a pris de court de nombreux observateurs, tant il n’est pas dans son rôle. Le diplomate russe a dit en substance que « c’est à la Constitution de s’adapter aux réalités, ce ne sont pas aux réalités de s’adapter à la Constitution…On ne change pas un cheval au milieu de la rivière… ». Une manière d’encourager Alpha Condé à aller a delà des limites imposées par la Constitution Guinéenne.

Des propos qui ont choqué l’un des responsables de l’UFR. Répondant aux propos du diplomate Russe, qui dit que « c’est à la Constitution de s’adapter aux réalités », l’honorable Ibrahima Bangoura lui oppose le fait que « la Loi dispose pour l’avenir. Quand une situation se présente, c’est la Loi qui est là qui s’applique. On ne fait pas une Loi pour ça. On fait la Loi pour disposer pour l’avenir ».

Par conséquent, estime le vice-président de l’UFR, ce qu’Alexandre Bregadzé dit est erroné. « Ce qu’il dit sur la Constitution guinéenne est erroné, c’est illogique et même dangereux, très dangereux. Je condamne ces propos du diplomate ».

Toutefois, l’honorable Ibrahima Bangoura ne croit pas que ces propos soient la position de tous les diplomates en poste à Conakry. « Je ne coirs pas. Vous savez que les diplomates sont très polis. Même si ce ne sont pas des diplomates, une fois que vous avez dit à quelqu’un de porter votre parole, s’il fait une mauvaise communication, ce n’est pas sur le champ que ça se gère. C’est après qu’on rectifie. Je ne peux pas dire aussi qu’il parle à son propre nom. Mais, je condamne ses propos, ce n’est pas logique ».

Parlant du maintien du professeur Alpha Condé au pouvoir au-delà de son 2ème et dernier mandat, Alexandre Bregadzé a dit « qu’on ne change pas un cheval au milieu de la rivière ». Répondant à cette métaphore, l’honorable Ibahima Bangoura pense que « si le cheval n’est plus bon au milieu du gué, s’il ne veut plus aller, tu le laisses ».

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 17 99 17

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Réhabilitation des voiries de Kankan : bras de fer entre les citoyens de Sogbé et la société Guiter

11 janvier 2019 à 10 10 17 01171

Les contestations contre l’absence de canaux d’évacuation des eaux pendant les périodes hivernales ont refait surface dans la commune urbaine de Kankan. C’est dans ce cadre qu’un groupe de citoyens, composé de sages et de jeunes, du quartier Sogbé, a rendu visite au préfet de Kankan ce jeudi, 10 janvier 2019. La démarche visait à révéler les préoccupations des habitants du quartier face aux travaux de la société Guiter, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

C’est pour éviter les inondations à répétition que connaissent plusieurs quartiers de la commune urbaine, qu’une vingtaine de citoyens est allée exposer ses craintes au préfet Aziz Diop. Dans ses explications, Djènè Mady Keïta, président des jeunes du quartier Sogbé, accuse l’entreprise Guiter (Guinéenne de Terrassement) de ne pas vouloir creuser les canaux de ruissellement des eaux dans l’exécution du projet de réhabilitation des voiries urbaines de Kankan sur la voie 17.

Djènè Mady Keïta

« Il y a longtemps, nous sommes sortis trouvé les gens de Guiter en train de travailler sur les voiries. On a appris que dans ce projet, qu’ils ne vont pas creuser des caniveaux. Pourtant, les citoyens de notre quartier ont souffert cette année d’inondations pendant la saison pluvieuse. Alors, on est venu leur demander s’ils vont creuser. Ils nous ont répondu par la négative. Ils ont ajouté que cette zone n’est pas concernée. Ils nous ont conseillé de nous adresser aux responsables de l’entreprise. On l’a fait. Arrivés dans leurs locaux, ils nous ont fait savoir que cela ne faisait pas partie du contrat qu’ils ont signé avec le gouvernement, que d’ailleurs qu’ils font beaucoup de travaux gratuitement. Ainsi, on leur a demandé d’arrêter les travaux parce qu’on ne veut pas de cadeau empoisonné. On a alors adressé une demande à la mairie, à la préfecture et au gouvernorat », a dit le président des jeunes.

Aziz Diop

Après avoir écouté ses visiteurs, le Préfet de Kankan, Aziz Diop, a effectué une visite sur le terrain, échangé avec les citoyens et quelques responsables de Guiter sur la situation. Selon lui, « ces sages et jeunes sont venus ce matin, m’exprimer leurs préoccupations liées à la réalisation des infrastructures routières, notamment la voie 17 au quartier Sogbè. Effectivement, on s’est rendu sur le terrain et on s’est rendu compte que les préoccupations exprimées par les citoyens sont réelles. Alors, il fallait accéder à leur demande. Nous sommes revenus au bloc préfectoral et on a décidé d’écrire au ministre des travaux publics avant que la voie là ne soit touchée, de faire un appui financier supplémentaire pour qu’on puisse creuser des canaux pour faciliter le drainage des eaux pendant la saison des pluies ».

Sur le terrain, après les explications des émissaires de Guiter sur l’impossibilité de creuser ces canaux d’évacuations, certains jeunes ont menacé de barricader la route et d’empêcher la société de travailler s’ils ne sont pas satisfaits. « S’ils ne creusent pas des caniveaux, on ne va pas les laisser travailler ici, on va barricader la route pour réclamer notre droit », a lancé un d’entre eux.

Les émissaires de la société Guiter ne se sont pas prêtés aux questions de notre reporter. Toutes nos tentatives de rentrer en contact avec la cellule de communication de l’entreprise au quartier Kankan-Koura sont restées vaines.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél : 00224 627 24 13 24

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Evasion d’un détenu à Conakry : 1 garde pénitentiaire condamné

11 janvier 2019 à 10 10 03 01031

Seydouba Bangoura, agent de la garde pénitentiaire, a été condamné hier, jeudi 10 janvier 2019, par le tribunal correctionnel de Dixinn. Il écope de trois mois d’emprisonnement pour complicité dans l’évasion d’un détenu, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Trois gardes pénitentiaires : Seydouba Bangoura, Mamadou Alpha Diallo dit « Koto » et Amara Keita, étaient poursuivis dans cette affaire. Ils étaient poursuivis pour complicité d’évasion d’un détenu du nom de Mamadou Baïlo Diallo. Ce dernier s’est évadé lorsqu’il quittait le tribunal de Dixinn où il était jugé pour rentrer à la maison centrale de Conakry. Il a profité de la négligence du seul garde pénitentiaire qui était dans le véhicule pour ouvrir la porte et s’enfuir.

C’est ainsi que les trois gardes ont été arrêtés et poursuivis de complicité. A la barre, ils ont tous nié les faits. Mamadou Alpha Diallo dit « Koto » et Amara Keïta ont expliqué qu’ils sont descendus du véhicule pour rentrer chez eux, laissant Seydouba Bangoura les convoyer à la prison. De son côté, Seydouba Bangoura a indiqué que les 3 détenus qu’il convoyait l’ont poussé pour ouvrir la porte et tenter de s’évader. Un seul a réussi à s’enfuir et il a arrêté les deux autres.

Au cours de leur procès, le procureur Boubacar 1 Bah a estimé que les trois prévenus sont coupables de complicité passive dans l’évasion de Mamadou Baïlo Diallo. Il a demandé au tribunal de condamner Seydouba Bangoura à 4 mois de prison ferme, et Mamadou Alpha Diallo dit « Koto » et Amara Keïta à 6 mois d’emprisonnement assortis de sursis.

Le tribunal, en rendant sa décision finale hier, jeudi 10 janvier 2019, a condamné Seydouba Bangoura à 3 mois d’emprisonnement ferme. Et les deux autres agents : Mamadou Alpha Diallo dit « Koto » et Amara Keïta ont été relaxés pour délit non constitué.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 654 416 922/664 413 227

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Fin de la grève des enseignants : voici les 12 points de l’accord signé entre le SLECG et le Gouvernement

11 janvier 2019 à 9 09 13 01131

Comme annoncé précédemment, le gouvernement guinéen et le SLECG ont signé tard jeudi, 11 janvier 2019, le protocole d’accord annoncé depuis plusieurs jours. Cet accord qui permet de mettre fin à la grève des enseignants comprend 12 points, dont Guineematin.com vous propose ci-dessous.

1- Le dégel exceptionnel des salaires des enseignants pendant la période de grève, octobre, novembre et décembre 2018 ;

2- La création à compter du lundi 21 janvier 2019, d’une commission mixte gouvernement-SLECG-USTG en vue de procéder à l’assainissement du fichier des fonctionnaires enseignants. Les économies réalisées après cet assainissement seront affectées sur le salaire de base sans aucune incidence financière et sans que cela ne traduise une augmentation de la masse salariale. Les modalités de répartition en seront décidées en commun accord avec les acteurs concernés. Le gouvernement mettra à la disposition de cette commission les ressources nécessaires pour la réalisation de cette opération ;

3- Le rétablissement des enseignants mutés ou demis de leurs fonctions pour fait de grève dans les institutions d’enseignement supérieur et du ministère de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation ;

4- L’engagement à la fonction publique des dix enseignants homologués de l’Université de Kindia ;

5- Le virement automatique des salaires après les opérations d’assainissement du fichier de l’enseignant. En attendant, on fait recours au billetage pour faciliter les vérifications et le contrôle physique des enseignants.

6- Le déblocage de prêt bancaire des enseignants ;

7- Dans le cadre de l’amélioration des conditions de vie et de travail des fonctionnaires, le gouvernement a initié un vaste programme de construction de logements sociaux dont la priorité sera donnée aux enseignants, aux médecins et aux magistrats.

8- Le respect des libertés et droits syndicaux ;

9- La poursuite du paiement des 40% de l’augmentation de salaire accordés aux enseignants qui doivent faire valoir leur droit à la retraite à compter du 31 décembre 2017.

10- La mise en place d’un comité mixte gouvernement USTG-SLECG pour le suivi et évaluation de ce présent protocole d’accord.

11- Les parties s’accordent que nul ne sera poursuivi ou sanctionné pour fait de grève ;

12- Le SLECG s’engage à organiser des cours de rattrapage à tous les niveaux pour combler le retard accusé dans le calendrier scolaire.

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