Agression nocturne d’un taxi-motard à Kaporo : Mohamed Keita à la barre

Les taxi-motards sont souvent victimes de braquages et d’agressions nocturnes. Les plus chanceux voient leurs agresseurs se sauver avec leur engin, en les laissant en vie. C’est dans ce cadre que la taxi-motard, Ibrahima Bah, agressé nuitamment il y a juste un mois, a porté plainte contre Mohamed Kéita, qu’il accuse d’avoir participé au vol de sa moto. Le procès s’est ouvert hier jeudi, 17 janvier 2019, au tribunal correctionnel de Dixinn, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Pêcheur de profession, Mohamed Keita est poursuivi pour le vol d’une moto appartenant à Ibrahima Bah. Selon nos informations, les faits se sont déroulés le 17 décembre 2018 au quartier Kaporo, dans la commune de Ratoma. Depuis cette date, Mohamed Kéita est détenu à la maison centrale de Coronthie.

A l’audience de ce jeudi, Ibrahima Bah, le conducteur de taxi-moto, est revenu de l’agression qu’il a subie alors qu’il effectuait le tronçon Lambanyi-Kaporo. « J’ai pris la personne qui m’a déplacé, nous sommes venus jusqu’au niveau de la gendarmerie de Kaporo. Sur les lieux, on a trouvé Mohamed Keïta et une autre personne. Ils étaient arrêtés là. Faisant semblant de me payer, celui qui m’a déplacé a fait sortir un fer de sa poche. J’ai eu peur, j’ai laissé la moto et j’ai pris la fuite. Mais, Mohamed Keita m’a poursuivi, il m’a attrapé et m’a bastonné. J’ai appelé au secours et les gens sont venus le mettre aux arrêts. C’est ainsi que celui qui m’a pris en déplacement a pris ma moto et il est parti avec la complicité de Mohamed Keïta », a raconté la victime.

Par ailleurs, Ibrahima Bah a précisé que la moto ne lui appartient pas. C’est pourquoi, il réclame une somme de 7 millions 200 mille francs guinéens, montant correspondant, selon, lui au prix de la moto.

Interrogé à son tour, Mohamed Keita a rejeté en bloc les faits articulés à son encontre. Selon lui, il n’a pas pris la moto et il ne connait pas non plus celui qui l’a prise. « Je suis un pêcheur. On m’a arrêté à 5 heures du matin pendant que je partais à la pêche. Je suis passé chez mon petit pour le réveiller afin qu’on puisse aller à la pêche. J’ai tapé à sa porte. C’est là-bas que les gens sont venus m’arrêter en disant que j’ai été complice de vol d’une moto. Moi, je n’ai pas pris sa moto et je ne connais pas celui qui l’a prise. Je ne connais rien de cette affaire », s’est-t-il défendu.

Après ces explications, l’affaire a été renvoyée au 23 janvier 2019 pour la comparution des témoins cités dans l’affaire.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel: 654 416 922/664 413 227

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