Plusieurs membres d’une même famille comparaissent devant le TPI de Mafanco. Ils sont poursuivis par un cambiste pour vol à main armée, recel et complicité. Le principal accusé est en fuite mais plusieurs de ses proches y compris son père sont en train d’être jugés par le tribunal, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Ce dossier oppose le cambiste Ibrahima Camara à Ibrahima Keïta et plusieurs membres de sa famille. Si le principal accusé est en fuite avec un de ses complices, les autres mis en cause comparaissent devant le tribunal criminel de Mafanco. Son père Cheick Mohamed Keïta et sa femme, poursuivis pour complicité, son petit frère Namory Keïta et deux autres personnes, poursuivis pour recel, étaient devant le juge Kindy Barry, le mardi 08 janvier 2019.

A la barre, le plaignant Ibrahima Camara a relaté comment il a été attaqué par Ibrahima Keita. « C’était un vendredi aux environs de 20h30, j’ai été payé par ceux qui ont les comptoirs d’or. Comme il faisait nuit, je ne voulais pas marcher avec cette grande somme d’argent. Mais ils m’ont dit de prendre l’argent et je n’avais pas un endroit où le déposer parce qu’il se faisait tard. Donc j’ai pris le risque ce jour de mettre l’argent dans mon sac pour l’emporter à la maison. A côté de chez moi, il y a un passage obscur et c’est là que j’ai vu un homme cagoulé qui m’attendait.

Au moment de faire rentrer la moto dans la maison, il s’est jeté sur moi et la moto est tombée sur mon pied. Il s’est mis à tirer le sac, il m’a dit : si tu ne laisses pas le sac, je vais te tuer. Voulant sauver ma vie, j’ai donc laissé le sac et il a pris la fuite. Je me suis mis à sa poursuite et tout le quartier s’est mis à le pourchasser. Je ne voulais pas porter plainte à la gendarmerie mais j’ai été encouragé par des amis.

Les enquêtes ont montré que c’est Ibrahima Keïta qui m’a attaqué et on a même trouvé le lingot d’or dans sa chambre. Il a même reconnu que c’est lui qui a pris l’argent plus le téléphone. Dans le sac, il y avait 168 milles dollars, 5 millions de francs guinéens, des portables et un lingot d’or. Mais finalement, j’ai pu retrouver le lingot d’or », a expliqué le plaignant.

De leur côté, les accusés ont tous rejeté en bloc les accusations portées contre eux. Namory Keïta est revenu sur les circonstances de son arrestation, assurant ne rien connaître de cette affaire. « Mon grand frère Ibrahima Keïta m’a appelé pour me dire de lui envoyer quatre de ses complets à l’aéroport. Lorsque je lui ai envoyé les habits, il m’a donné un téléphone de marque LG. Mais, moi en tout cas, je n’étais associé à aucun cas de vol.

Du coup, il a été arrêté et conduit à la gendarmerie. C’est de la gendarmerie qu’il m’a appelé pour m’alerter que les gendarmes allaient m’interpeller aussi. Mais avant ça, moi j’avais déjà un projet de voyage à Dabola dans le cadre de mon traitement. Donc c’est à Dabola que j’ai été arrêté par des gendarmes avec deux autres personnes pour recel », a-t-il expliqué.

Les accusés ont été appuyés par leur avocat maitre David Béavogui. Ce dernier a assuré que ses clients sont innocents et a sollicité leur mise en liberté provisoire. Une demande rejetée par le tribunal qui a renvoyé l’affaire au 22 janvier 2019 pour la suite des débats.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tel : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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