Les contractuels d’Etat qui espéraient bénéficier d’une prime spéciale et d’une intégration à la Fonction Publique (FP) préparent activement un débrayage général dans les établissements scolaires du public à l’élémentaire et au secondaire pour protester contre ce qu’ils qualifient de trahison de la part des encadreurs de l’éducation et des autorités gouvernementales, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Les contractuels qui donnent actuellement des cours dans les établissements scolaires du public dans la Région Administrative (RA) de Labé se sont retrouvés en assemblée générale dans l’après-midi de ce mardi, 12 février 2019, au quartier Madina de la Commune Urbaine pour évaluer la situation et harmoniser les positions en vue de réussir le boycott des cours qu’ils envisagent afin de contraindre le gouvernement guinéen à honorer ses engagements pris, début janvier 2019, de leur verser une prime spéciale d’encouragement suivie d’une intégration à la Fonction Publique guinéenne.

« Nous étions réunis dans le cadre de la mobilisation et de la sensibilisation. Vous savez que nous avons répondu favorablement à l’appel de son excellence monsieur le ministre de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation (ENA). Nous avons été mutés dans les établissements scolaires avec des actes officiels. Nous avons pris services aussi avec des actes officiels. Nous avons servi durant tout ce temps. Si au dernier moment, on nous dénie ce mérite, alors que c’est une prime exceptionnelle qui a été octroyée à tous les enseignants contractuels sur toute l’étendue du territoire national. Nous estimons qu’il est inconcevable que la région de Labé, en général et la préfecture de Labé en particulier, soient exclues dans cet effort national d’encouragement des contractuels enseignants du pays. Nous étions là donc pour pouvoir nous mobiliser, nous organiser et nous structurer, conformément à la volonté de nos amis de Conakry » a expliqué le porte-parole des contractuels enseignants de la région de Labé, Alpha Mamadou Cellou Diallo.

Il était aussi question « de rappeler aux uns et aux autres que nous tenons aussi à l’engagement à la Fonction Publique promis par monsieur le président de la République. Nous allons nous battre jusqu’au dernier souffle que cela soit et que Labé ne soit pas exclue de ce processus » a ajouté notre interlocuteur.

En envisageant aujourd’hui de boycotter les cours, les contractuels de Labé savent pertinemment qu’ils n’ont relayé aucun titulaire dans les salles de classe de leurs écoles d’affectation.

« Le déficit d’enseignants étaient une réalité. Ils nous ont affectés dans des salles de classe qui n’avaient de chargé de cours. Avant même la grève du SLECG, les élèves ne recevaient les cours dans nos matières de spécialités et dans les différentes écoles où nous avons été mutés » a insisté Alpha Mamadou Cellou Diallo qui a révélé que même les maîtres d’écoles qui ont été recrutés pour l’élémentaire n’ont remplacé personne à leurs postes d’affectation.

« Le manque criard d’enseignant était palpable. Notre recrutement n’a rien à voir avec la grève du SLECG. C’est une coïncidence malheureuse qui fait croire à l’opinion que nous avons été recrutés pour saboter la grève du SLECG » conclu-t-il.

Il semble également que le boycott des cours va effectivement commencer avant la fin de cette semaine, rassure le porte-parole des contractuels de la région.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

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