La tension est montée d’un cran à Fria dans la journée de ce mercredi, 15 mai 2019. Tout est parti des violences exercées par les forces de l’ordre depuis hier, mardi, sur des manifestantes qui ne veulent plus sentir le préfet, madame Gnalen Condé.

En réponse à ces attaques contre les femmes de Fria, des jeunes ont riposté en y érigeant des barricades. Ils se sont attaqués à la prison civile où l’ensemble des détenus auraient profité pour prendre le large, rapporte l’envoyé spécial de Guineematin.com dans la préfecture.

Les agents de maintien d’ordre et les jeunes de Fria ont joué à la course-poursuite dans la journée de ce mercredi, 15 mai 2019. Aux tirs de gaz lacrymogène des forces de l’ordre, les jeunes ont répliqué par des jets de pierres et des barricades.

Après avoir complètement paralysé la circulation à l’aide de troncs d’arbres, dépaves de véhicules incendiés et de gros cailloux, les jeunes en colère sont allés s’en prendre à la prison civile de Fria. Là, le régisseur n’a pas résisté à la furie des manifestants qui ont réussi à casser les cadenas de la prison. Les détenus de cette maison carcérale ont profité de cette manifestation pour s’évader.

Trouvé sur les lieux et dépassé par l’événement, le régisseur n’a pas daigné répondre aux questions de l’envoyé spécial de Guineematin.com dans la préfecture. « Je n’ai rien à vous dire. Allez voir le juge Keita. Ce qui reste clair, tous les prisonniers qui étaient là ont fui », a-t-il lancé laconiquement.

Notre reporter a fait l’effort de se rendre à la justice de Paix de Fria. Mais, les portes étaient désespérément fermées.

Il faut rappeler que pour la journée de ce mercredi, toute l’administration est paralysée, le commerce fermé et toutes les activités tournent au ralenti dans la cité de l’Alumine.

De Fria, Siba Guilavogui, envoyé spécial de Guineematin.com

Tél. : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

Facebook Comments

Commentaires

Guineematin