Kankalabé (Dalaba) : inauguration d’une école et d’un centre de formation islamique à Coléah

18 août 2019 à 22 10 22 08228

Le ministre de la jeunesse et de l’emploi jeunes, Mouctar Diallo, président des Nouvelles Forces Démocratiques (NFD), entouré du gouverneur de Mamou, Amadou Oury Lemy Diallo et celui de Labé, Elhadj Madifing Diané, ainsi que de l’inspectrice générale de l’Education, Hadja Néné Fatou Diallo, a présidé hier, samedi 17 août 2019, la cérémonie d’inauguration de deux infrastructures socio-éducatives dans le district de Coléah, relevant de la commune rurale de Kankalabé, à 80 km du chef-lieu de la préfecture de Dalaba, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Il s’agit d’une école primaire d’enseignement général de 6 salles de classe et d’un centre de formation islamique en R+1 à régime d’internat, entièrement financés par la famille de l’érudit, Thierno Hamidou Diallo, Khalif général de la contrée, pour un coût global de réalisation estimé à 2 milliards 300 millions de francs guinéens, en raison de plus de 700 millions pour l’école primaire et un milliard six cent millions (1.600.000.000 GNF), pour le centre de formation islamique, selon un des bailleurs des édifices flambants neufs, Elhadj Bachir Coléah Diallo.

L’évènement était aussi rehaussé de la présence remarquable de plusieurs saints, Khalifs généraux de l’islam, imams et autres chefs religieux et traditionnels du Fouta comme Elhadj Thierno Badrou Bah, inspecteur régional des Affaires Religieuses de Labé et Thierno Siradiou Diallo de Madina Niannou.

Arrivée sur les lieux, vers 13 h, la délégation du ministre de la jeunesse et de l’emploi des jeunes a été chaleureusement accueillie par les sages de la localité. Mouctar Diallo et sa suite ont été introduites chez le Cheick Elhadj Hamidou Diallo pour les bénédictions.

La cérémonie a commencé par la visite du centre islamique composé de plusieurs salles de lectures du saint coran et une bibliothèque. La délégation du ministre Mouctar Diallo s’est rendue à la mosquée pour la prière et les bénédictions des sages et hauts dignitaires religieux du Foutah. Une enveloppe a été présentée comme contribution du président de la République. Cette présentation a été introduite par Elhadj Badrou Bah de Labé qui n’a pas manqué de remercier le chef de l’Etat, professeur Alpha Condé, pour ce geste symbolique. Il a rappelé les bienfaits que le ministre de la jeunesse et de l’emploi des jeunes a faits à l’endroit de la jeunesse, des sages et des femmes de Guinée.

Après la mosquée, les officiels ont procédé à l’inauguration de l’école primaire de 6 salles de classe, une direction et des logements pour les enseignants. Un complexe scolaire qui porte le nom du Cheick Elhadj Hamidou Diallo.

Prenant la parole au nom du président de la République et de la délégation, le gouverneur de Labé, Elhadj Madifing Diané a remercié la notabilité pour la qualité de l’accueil et le ministre Mouctar pour les actions qu’il mène sur le terrain en faveur du développement.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Naufrage d’une pirogue à Siguiri : 5 personnes portées disparues

18 août 2019 à 16 04 30 08308

Cinq personnes sont portées disparues dans le naufrage d’une pirogue survenue dans la soirée du samedi, 17 août 2019, dans la préfecture de Siguiri. Le drame a eu lieu non loin du débarcadère de Kinièbaköro, a appris Guineematin.com à travers son correspondant basé à Siguiri.

Selon les témoignages, 10 personnes étaient à bord de la pirogue qui s’est renversée. Il s’agit de joueurs de tam-tam qui rentraient d’une fête et leurs accompagnateurs. Ils quittaient le village de Tiguibiri pour Kinièbaköro, district relevant de la commune urbaine de Siguiri. « Le drame est survenu aux environs de 19 heures. C’est à la faveur de la fête de Tabaski que notre village (Tiguibiri) a décidé d’organiser la danse des masques (Ködèn).

Pour le faire, nous avons invité des joueurs de tam-tam venant de Kinièbaköro. Après le spectacle, ils ont embarqué à bord d’une pirogue avec des accompagnateurs pour rentrer chez eux. A quelques mètres du débarcadère de Kinièbaköro, la pirogue s’est renversée sous l’effet du vent qui soufflait. Quatre personnes ont été secourus et sauvés par des pêcheurs et les six autres ont disparu », a expliqué Noumoriba Kanté, témoin du drame.

Après plusieurs heures de recherches, menées par des pêcheurs, le corps de l’un des disparus (une fille) a été retrouvé ce dimanche. Les 5 autres sont toujours introuvables.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Axe Boké-Gaoual : plusieurs véhicules bloqués au niveau de pont de Kogon

18 août 2019 à 15 03 49 08498
Image d’archive

La circulation est coupée depuis hier, samedi 17 août 2019, sur la nationale Boké-Gaoual. C’est un camion remorque qui est tombé en panne au niveau du pont de Kogon, a appris Guineematin.com de témoins se trouvant sur place.

« Il y a plusieurs véhicules qui sont bloqués au niveau du pont de Kogon, du côté de la préfecture de Boké. Un camion remorque en partance pour Boké a reculé et a barré complètement la route. Des véhicules de marchandises sont garés de part et d’autre de la route. De nombreux passagers dont des femmes et des enfants sont en souffrance ici puisqu’il n’y a ni eau ni à manger », a expliqué Moustapha Diallo, un passager en provenance de Conakry qui est bloqué sur les lieux.

Aux dernières nouvelles, certaines voitures ont réussi à se frayer un chemin. Mais, les camions, bus et autres véhicules de poids lourd restent encore bloqués sur place.

Cette route nationale Boké-Gaoual, longue de 190 km, malgré sa meilleure plateforme et sa rentabilité économique pour le pays, est dans un très mauvais état.

Abdallah BALDE pour Guineematin.com
Tel: 628089845

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Protection civile : un seul service de secours avec un seul camion d’incendie pour toute la commune de Ratoma

18 août 2019 à 8 08 37 08378

Les sapeurs-pompiers jouent un rôle prépondérant dans un pays. Puisque ce sont eux qui sont chargés de secourir les citoyens quand ils sont victimes d’incendie. Mais en Guinée, les services publics de protection civile n’ont pas bonne presse aux yeux de l’opinion. Car dans la plupart des cas, ils ne parviennent pas à répondre aux attentes des populations qui sollicitent leur aide. Qu’est-ce qui explique ce manque d’efficacité ?

Un reporter de Guineematin.com a posé la question au commandant Mohamed Camara, responsable du service d’incendie et de secours de la commune de Ratoma. Ils ont abordé le fonctionnement de ce service et les difficultés auxquelles il est confronté.

Décryptage !

Guineematin.com : votre service est d’une importance capitale puisque vous êtes censés secourir les personnes qui sont victimes d’incendies. Mais, sur le terrain, les citoyens sont loin d’être satisfaits de votre travail. On vous accuse notamment d’intervenir le plus souvent en retard. Pourquoi cette lenteur ?

Commandant Mohamed Camara : vous savez, actuellement, on a assez de difficultés surtout sur le plan matériel. Parce que si vous prenez la commune de Ratoma, elle est la deuxième plus grande comme de Conakry. Donc, avec toute cette population, on a qu’un seul camion d’incendie opérationnel. On a aussi une ambulance et une camionnette à double usage, c’est-à-dire qu’on peut s’en servir pour transporter des corps tout comme des matériels.

Si l’ambulance n’est pas opérationnelle, on utilise la camionnette pour transporter les corps. Mais, si ça coïncide qu’il pleut, on ne peut pas transporter les corps dedans puisqu’on ne peut pas mettre le corps à ciel ouvert sous la pluie. Donc ce sont les trois véhicules que nous avons dans la commune Ratoma pour le moment.

On est en manque de beaucoup de matériels de travail. Les immeubles ne font que pousser et nous n’avons de camion à échelle. Par exemple, s’il y a le feu au cinquième étage d’un immeuble et que le camion que nous avons ici ne peut pas éteindre le feu, il nous faut des camions à échelle pour nous faciliter d’accéder aux étages supérieurs.

On a aussi besoin de plus de citernes à eau, parce que même si on vient trouver que la maison touchée par l’incendie a été brûlée, ce sont les camions à eau qui nous permettent de limiter les dégâts. Et puis, nous sommes vraiment en manque de bouches d’eau. Ceux qui disent que les sapeurs-pompiers viennent en retard, ils ont parfois raison, mais ils ne savent pas les difficultés que nous avons ici. Souvent, on n’a même pas d’eau dans la citerne.

Dans toute la commune de Ratoma, il n’y a qu’un seul service d’incendie et de secours avec un seul camion  d’incendie et une ambulance. L’équipement, il n’y en a pas c’est ça la réalité. Sinon, la formation des gens ne fait pas défaut ici, mais ce sont les matériels qui manquent. Mais, avec le peu de matériels que nous avons, on se débrouille à secourir les gens en attendant d’avoir plus de moyens. On a des promesses de la part de notre direction, de l’Etat, de la coopération française qui nous appuie beaucoup. On espère que ces promesses vont se concrétiser pour qu’on puisse être plus efficaces.

Guineeamatin.com : vous dites que vous avez un seul camion-citerne. Combien de litres d’eau peut contenir ce camion ?

Commandant Mohamed Camara : le seul camion-citerne que nous avons ici à Ratoma, ne prend seulement que 3000 litres. Et, il n’y a pas de poteaux d’incendie ni de bouches d’incendie là où on peut tirer de l’eau de façon urgente. Si vous remplissez le camion ici et vous bougez pour aller intervenir à Kagbelen, vous perdez combien de litres d’eau avant d’arriver à destination ?

Et quand nous utilisons les deux lances, on peut utiliser plus de 700 litres par minute. Quand on calcule ça, on aura combien de litres durant 30 minutes ? Ça ne va pas suffire et les gens ne comprennent pas tout cela. Ils vont dire que les pompistes sont venus, mais ils n’ont pas d’eau. Pourtant, nous, on ne gare jamais la citerne sans la remplir.

Mais, où il faut prendre de l’eau ? Soit il faut aller jusqu’à la rivière de Kakimbo, soit à l’aéroport. Ce sont les deux endroits où on fait le remplissage du camion-citerne. Parfois, vous arrivez à Wanindara, vous trouvez que l’eau est finie, il faut encore reprendre la voiture pour revenir à Kakimbo. Durant tout ce temps, les gens vont dire qu’on ne veut pas travailler. Souvent, on est obligés de faire appel aux autres centres comme Matoto et Kaloum pour venir nous aider.

Parce qu’on sait la quantité d’eau que nous avons ne peut pas servir la commune de Ratoma. Dans les autres pays, on n’a même pas besoin de déplacer le camion-citerne puisque qu’il y a des bouches d’eau un peu partout. Il suffit seulement d’envoyer le camion à échelle et les motopompes  pour brancher à la bouche d’incendie et travailler.

Guineematin.cm : combien de personnes travaillent dans ce service ?

Commandant Mohamed Camara : l’effectif total ici, c’est 116 éléments, dont 90 hommes et 26 femmes. Comparativement à la superficie de Ratoma 62km2 avec une population de 776 770 habitants, 34 quartiers, 211 secteurs et 504 carrés. Donc protéger toutes cette population avec un seul camion d’incendie, ce n’est pas facile.

Nous demandons vraiment de l’aide, pas à l’Etat seulement, mais à toutes personnes qui souhaiteraient nous aider : les organisations humanitaires notamment. Nous sommes au service de la population mais la population doit savoir aussi nos difficultés. Ils doivent cesser de lancer les cailloux sur les agents, ils  n’ont qu’à se mettre à l’idée que nous sommes là pour les protéger.

Nous ne sommes pas contre eux, et surtout notre service est gratuit. Quelqu’un qui vient te secourir dans les situations difficiles et tu t’attaques à lui, ce n’est pas les pompiers qui mettent le feu, nous nous venons pour intervenir. Ils nous confondent souvent aux policiers, mais tout cela est lié au manque de sensibilisation et d’information. Parce que si la population est bien informée de nos difficultés concernant les équipements et aussi l’Etat de la route et les embouteillages, ils vont comprendre. Mais c’est à nous de leur expliquer tout ça.

Guineematin.com : quel est le pourcentage de vos interventions sur le terrain pour cette année par exemple ?

Commandant Mohamed Camara : les statistiques d’intervention en secourisme, en extinction et en transport de corps, pour les mois de janvier, février et mars, c’est 54% d’intervention. Pour le deuxième trimestre, les mois d’avril, mai et juin, c’est 41% d’intervention. Ça explique largement, malgré nos faibles moyens, que nous sommes en mouvement.

Guineematin.com : il y a parfois des agents qui se blessent sur le terrain pendant les interventions. Comment se fait leur prise en charge ?

Commandant Mohamed Camara : depuis qu’on a commencé à travailler ici, beaucoup de nos agents ont été blessés. Pour cette année, nous avons enregistrés 3 cas de blessures. Pour l’année passée, on ne peut pas déchiffrer le nombre exact parce que les gens confondent les sapeurs-pompiers et la politique. Ils s’attaquent à nous avec des cailloux, ils ne savent pas faire la différence entre la tenue d’un policier et la tenue des sapeurs-pompiers. Dès qu’ils vous voient, ils ne cherchent pas à savoir d’où venons-nous et ils s’attaquent directement à nous.

Quand même, quand il y a des blessés, on remonte la liste au niveau du département, c’est la direction qui s’occupe des blessés.  Tout ce que nous traversons ici, le ministère est au courant de tout. Parce que nous remontons toutes les informations et souffrances que nous traversons ici. Avant de faire quoi que ce soit, nous informons la hiérarchie. Donc, ils savent ce qui se passe ici. Et ils font ce qu’ils peuvent faire pour nous.

Guineematin.com : avez-vous un message à passer à l’endroit des citoyens ?

Commandant Mohamed Camara : ce que je peux dire à la population, c’est de ne pas s’en prendre aux sapeurs-pompiers, car cela n’est pas la solution. S’ils sont venus en retard, c’est qu’ils ont des raisons. En plus des problèmes de matériels et du manque d’eau qu’on a, il y a des cas d’embouteillages. Dans la circulation, on dit de faire deux lignes, mais on peut tomber parfois sur 4 lignes sur la route.

A pareilles circonstances, comment les sapeurs-pompiers peuvent passer même s’il y a un cas d’urgence ? Donc, notre retard est dû parfois à l’embouteillage et à la distance. Nous, nous leur demandons de nous comprendre surtout la situation du terrain nous pose problème.

Interview réalisée par Mohamed DORE pour Guineematin.com

Tel : 622 07 93 59    

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Les déplacés de Souapiti inquiets : « nous sommes prêts à venir rester à Kondon Boofou, mais… »

18 août 2019 à 6 06 13 08138
Amadou Sadio Diallo, préfet de Télimélé

Comme annoncé précédemment, pendant deux jours, le préfet de Télimélé a rencontré les populations du district de Konkouré, dans la sous-préfecture de Kollet, impactées par le projet d’aménagement hydroélectrique de Souapiti. Amadou Sadio Diallo est venu sensibiliser les citoyens pour les persuader à rejoindre la localité de Kondon Boofou, à Sinta. Devant les engagements pris par les uns et les autres, les populations acceptent de partir mais posent des exigences, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé à Kindia.

L’inquiétude est de mise chez les citoyens concernés par ce déplacement. Lors de leur rencontre avec le préfet de Télimélé, ils n’ont pas manqué de les énumérer tout en espérant qu’une solution sera trouvée.

C’est le cas de Mamadou Bhoye Barry, cultivateur de profession, dans le district de Kounkouré. « Notre choix a porté sur le village de Kondon Boofou. Les travaux de réalisation des maisons et infrastructures ont été réalisés. Certains parmi nous ont leurs clés disponibles. Mais, certains parmi nous n’ont pas vu leurs maisons et les clés. Cela nous inquiète à plus d’un titre. Les maisons qui sont construites ont le courant électrique installé, mais qui n’est pas opérationnel d’abord. A l’heure où nous sommes, sur proposition de Mr le préfet de Télimélé et du DG du projet, ils nous ont dit de déménager. Mais, c’est difficile pour nous parce qu’il n’y pas de nourriture dans ces maisons. Ensuite, le fait que certains parmi nous n’ont pas reçu leurs maisons nous met mal à l’aise. Même les maisons que certains ont reçues ne sont pas au complet. En plus de l’entretien qu’on a eu à faire, Mr le préfet et les responsables, nous nous engageons à déménager. Mais, il faut que les engagements de part et d’autres soient respectés. Nous n’avons aucun arbre fruitier pour cueillir la nourriture. Nous lançons un appel au DG du projet et au gouvernement de nous aider. Les travaux de construction de notre collège et le grand marché ont démarré. On attend la fin ».

Même son de cloche chez Hawa Bhoye Diallo, citoyenne de Kounkouré centre, qui dénonce le non respect des engagements par le Projet Souapiti. « Nous sommes présentement à Kondon Boofou pour voir nos maisons, après avoir reçu mes clés en ce qui concerne notre déménagement. Cela est de commun accord entre les autorités et la population. Les maisons qu’on a reçues sont de bonne qualité. Chez moi par exemple, j’ai reçu une maison d’une chambre et un salon. Et pourtant, je devais recevoir trois chambres, car il y a mes 3 jeunes garçons, la mère de mon mari, plus mon mari et moi même. Comment allons-nous tous rester dans une chambre et un salon ? Nous sommes près de 3000 personnes concernées par ce déménagement et 70 familles n’ont pas vu leurs maisons avec les clés », a révélé la bonne femme.

En outre, Hawa Bhoye Diallo dit qu’ils sont prêts à rejoindre leurs nouveaux habitats à condition que le projet Souapiti respecte ses engagements à leur égard. « Nous sommes très contents du président de la République, le professeur Alpha Condé, qui a réalisé ce grand projet à son temps, qui a un intérêt pour le pays. Nous sommes prêts à venir rester à Kondon Boofou, dans la commune rurale de Sinta. Mais, nous voulons que les engagements soient respectés de part et d’autre. Si tu vois la colère des citoyens, c’est que les autorités n’ont pas raison. Nous avons accepté de déguerpir parce que c’est dans l’intérêt de tous les guinéens, sinon on préfère rester chez nous », a-t-elle laissé entendre.

De retour de Sinta, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628416796 /664354238

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Kankalabé (Dalaba) : inauguration du centre de formation islamique de Kolladhè

18 août 2019 à 4 04 48 08488

La commune rurale de Kankalabé a abrité le jeudi dernier, 15 août 2019, la cérémonie d’inauguration du centre de formation islamique de Kolladhè, du nom de l’une des 9 provinces du Fouta Théocratique, dans l’actuelle préfecture de Dalaba, relevant de la Région Administrative de Mamou, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée, à travers le reportage vidéo ci-dessous.

L’évènement qui était rehaussé de la présence d’une importante délégation de l’inspection régionale des Affaires Religieuses de Mamou, accompagnée de son secrétariat préfectoral de Dalaba, a mobilisé plusieurs ressortissant du Kolladhè venu des Etats-Unis d’Amérique, Angola, Sierra Léone, Conakry, Kindia, Mamou, Dalaba et Labé.

L’édifice flambant neuf a été réalisé en 3 ans par les fils ressortissants de la localité qui ont mobilisé au total près d’un milliard 500 millions de francs guinéens, sur initiative du doyen Elhadj Abdoulaye Yero Djarel, un opérateur économique installé à Conakry.

président de la commission d’organisation de la cérémonie, Mamadou Ciré Baldé
Mamadou Ciré Baldé, président de la commission d’organisation de la cérémonie

« Nous avons dans notre sous-préfecture 8 districts. Chaque district a son centre de formation islamique. Mais, ce centre qui est derrière-moi, on l’a appelé ‘’Centre Islamique de Kolladhè’’, c’est pour toute la sous-préfecture de Kankalabé. On a eu à faire des reboisements dans les 8 districts de la sous-préfecture de Kankalabé. 1000 plants forestiers par district et 80 plants fruitiers (orange et mangue) dans les différents districts. On a eu à acheter des poubelles publiques pour l’assainissement, des kits sanitaires pour les postes de santé et le centre de santé et on a envoyé des livres coraniques et des Diouzou pour les centres islamiques », a expliqué le président de la commission d’organisation de la cérémonie, Mamadou Ciré Baldé.

Fama Sanoh, Sous-préfet de Kankalabé

Représentant le préfet de Dalaba à cette cérémonie, le sous-préfet de la localité a demandé avec insistance que les cours programmés dans ce centre de formation islamique respectent les normes d’un islam modéré, c’est-à-dire qui ne cultive ni haine, ni violence. « Le bâtiment que nous venons d’inaugurer est un bâtiment pour l’expansion de l’islam. Je voudrais donc profiter et dire à ceux qui vont enseigner l’islam aux enfants ici de donner l’enseignement coranique sous les principes édictés par le Coran original » a indiqué le sous-préfet de Kankalabé, Fama Sanoh.

Thierno Aliou Diallo, président de l’Association des Ressortissants de Kankalabé-Mombéya aux Etats-Unis
Thierno Aliou Diallo, président de l’Association des Ressortissants de Kankalabé-Mombéya aux Etats-Unis

Parmi ceux qui n’ont pas voulu se faire conter cet évènement historique, Thierno Aliou Diallo est le président de l’Association des Ressortissants de Kankalabé-Mombéya aux Etats-Unis d’Amérique. « Lorsque nous avons reçu le programme de cet évènement, nous avons réuni les ressortissants de Kankalabé et Mombéya aux Etats-Unis d’Amérique. Nous avons cotisé pour trouver un peu. C’est ce que nous avons envoyé. Nous avons aussi pris en charge les frais de couverture médiatique de l’activité », a-t-il déclaré.

L’inauguration de ce centre de formation islamique du Kolladhè a coïncidé avec la 5ème édition des sacrifices tournants organisée, cette année, à Kankalabé, par l’Association pour le Développement de Dalaba et la journée s’est terminée en apothéose par un match amical entre l’équipe sous-préfectorale de Kankalabé et son homologue de Mombéya.

De retour de Kankalabé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 269 551

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