Kolaboui (Boké) : accusé de vol de carburant, la société MARINEX réplique

29 août 2019 à 22 10 37 08378
La centrale de Kolaboui

Comme annoncé précédemment, la commune rurale de Kolaboui, dans la préfecture de Boké, est confrontée à des difficultés dans la desserte du courant électrique. Les jeunes accusent les autorités locales et la société MARINEX de détourner le carburant destiné à alimenter la commune rurale en électricité. L’un des mis en cause, Ousmane Sampil, Directeur Général du groupe MARINEX, rejette tout en bloc cette accusation, rapporte le correspondant de Guinematin.com basé dans la préfecture.

Tibou Diaby, le responsable du bureau de veille de Kolaboui accuse Ousmane Sampil de MARINEX de vol du carburant destiné à faire tourner les moteurs qui produisent l’électricité pour la localité. Le mis en cause se dit choqué par ces accusations portées contre sa personne.

Interrogé par le correspondant local de Guineematin.com, Ousmane Sampil dit être victime de sa gentillesse. « Nous sommes dans le souci d’aider la jeunesse de Kolaboui, c’est pour ça que nous avons donné l’écart de carburant à la jeunesse pour leur permettre de créer des petites entreprises. Nous donnons entre 25 et 30 millions de FG à ces jeunes chaque mois et cela, depuis 5 mois. Sur le terrain, on a constaté qu’ils ne font rien et ils se partagent l’argent. Maintenant, la mairie nous a demandé d’arrêter. On nous dit que désormais, on doit passer par la commune pour les dons. Mais depuis que cela est bloqué, Tibou Diaby n’est pas content ».

Par ailleurs, Ousmane Sampil dit être victime de menaces de la part Tibou Diaby. « Je reçois régulièrement des menaces de la part de certains jeunes, y compris Tibou Diaby qui me demandent de les impliquer dans la gestion des groupes. Mais, nous sommes une entreprise privée. On n’est pas obligé. Tibou est parti jusqu’à me dire que si je ne lui donne pas 5 millions de FG, il va brûler la centrale », accuse à son tour monsieur Sampil.

Tibou Diaby a tout simplement nié avoir reçu de l’argent de la part d’Ousmane Sampil. « Moi, je n’ai jamais reçu de l’argent de la part de Monsieur Sampil, mais c’est pas sa première fois de me faire des accusation de ce genre. Même devant le préfet de Boké, il l’a fait, mais il avait fini par demander pardon. C’est d’ailleurs pour cela que nous voulons une confrontation… »

À noter que le problème de courant électrique a commencé à Kolaboui en 2017 après les séries de manifestations des jeunes qui réclamaient que la localité soit desservi.

Depuis Boké, Abdourahmane N’DIARÉ Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628-98-49-38

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Liberté de la presse en danger : ce que Yacine Diallo propose aux journalistes

29 août 2019 à 21 09 02 08028
Boubacar Yacine Diallo, ancien président du Conseil National de la Communication et ancien ministre
Boubacar Yacine Diallo, Journaliste, ancien ministre et ancien président du CNC

Journaliste, écrivain, ancien président du Conseil National de la Communication et ancien ministre, Boubacar Yacine Diallo est très préoccupé par la situation que vivent aujourd’hui les médias guinéens. Après ses récentes sorties à travers des écrits publiés dans la presse, le PDG de la radio Horizon FM a participé à la synergie des médias organisée ce jeudi, 29 août 2019, par les organisations professionnelles de médias du pays, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Il a dénoncé le placement sous contrôle judiciaire des journalistes poursuivis pour délits de presse, mais aussi le fait que les magistrats ignorent la loi sur la liberté de la presse pour utiliser celle sur la cyber-sécurité à l’encontre des hommes de médias

« Je suis singulièrement surpris que ce débat soit rouvert parce que depuis 2010, cette loi existe, les juges l’appliquent, les procureurs aussi. Et je suis étonné que depuis quelque temps, les journalistes subissent plutôt une autre loi. Je suis un peu déçu quand j’ai entendu quelques autorités dire que la loi sur la presse est une loi générale, je pense qu’elles doivent revoir leurs cours de droit. C’est une loi spécifique qui a été appliquée depuis 2010. Et je voudrais rappeler que le CNT a fait dans les formes ce projet de loi, et cette loi a été adoptée par le CNT.

A l’époque, moi j’étais conseiller en communication du général Sékouba Konaté (président de transition d’alors, ndlr). Quand cette loi est venue là-bas, le ministre Tibou a dit que ceux qui ont fait cette loi ont ma confiance. Et j’ai répété la même chose. Donc c’est ainsi que le général Sékouba Konaté a promulgué cette loi, elle a été appliquée jusqu’à maintenant. Que des gens inventent une autre loi et prétendent l’appliquer à la presse, nous disons non. Nous avons dit et répété que les journalistes sont des citoyens sujets de droit, nous sommes prêts à être jugés, mais uniquement que par la loi qui nous concerne », a dit Boubacar Yacine Diallo.

Face à cette situation, ce doyen de la presse guinéenne invite les journalistes à porter plainte désormais contre tout magistrat qui va les poursuivre sur la base d’une loi qui ne soit pas celle portant liberté de la presse en Guinée. « Moi je pense qu’il suffit simplement que les magistrats du siège qui sont réputés indépendants de l’exécutif, ne puissent pas suivre les réquisitions des procureurs, eux, qui dépendent de l’exécutif, du ministre de la justice. Il faut faire la part des choses.

D’ailleurs, ce que je vais suggérer aux journalistes désormais, comme il y a un conseil supérieur de la magistrature, quand un juge fait mal son travail, il faut saisir le conseil supérieur de la magistrature pour que réparation soit faite, pour que ce juge soit condamné. Qu’il subisse la rigueur de la loi parce qu’autant il peut juger, autant il peut être jugé par le conseil supérieur de la magistrature », préconise l’ancien président de l’URTELGUI, qui dit avoir confiance au conseil supérieur de la magistrature.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tél. : 622919225 / 666919225

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Tribunal de Coyah : 65 des 71 membres des démembrements de la CENI prêtent serment

29 août 2019 à 20 08 11 08118

Les membres des démembrements de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) de Coyah ont prêté serment ce jeudi, 29 août 2019 dans la salle d’audience du Tribunal de Première Instance de cette préfecture. Sur les 71 membres, 4 ont été exclus par le tribunal pour non-respect des conditions et 2 ont manqué à l’appel, a constaté sur place Guineematin.com à travers son envoyé spécial.

Cette cérémonie de prestation de serment des membres des CEPI (Commissions Électorales Préfectorales Indépendantes), CECI (Commission Électorale Communale Indépendante) et CESPI (Commission Electorale Sous-préfectorale Indépendante) du ressort de Coyah a eu lieu dans la plus grande solennité. Elle s’est déroulée en présence de toutes les parties prenantes : les magistrats, la greffière, la coordinatrice de la mission d’installation et de formation des membres de la CENI, etc.

Les travaux ont commencé par la vérification des documents administratifs (cartes d’identité, passeports ou cartes électeurs) et la présence physique des membres. C’est pendant ce contrôle de présence et de documents que Fallou Doumbouya, procureur de la République près le TPI de Coyah, a exclu quatre membres de ces démembrements soit pour falsification ou expiration de documents administratifs.

Monsieur Fallou Doumbouya, procureur de la République près le TPI de Coyah

Dans son discours, le procureur Fallou Doumbouya a commencé par rappeler le sens du serment et ses contraintes. Ainsi, il a invités les commissaires à le respecter strictement. « Ce serment, promesse solennelle, résonnera toujours comme tel dans vos têtes et cœurs pour vous pousser irrésistiblement vers les devoirs que sont la fidélité, la dignité et loyauté. (…) De ce qui précède, il appert que les termes du serment impliquent indubitablement le respect religieux du secret des délibérations. Ce secret protège l’indépendance des commissaires. Cette indépendance constitue la première garantie des compétiteurs politiques. Le respect attaché au secret doit nécessairement être religieux. C’est-à-dire qu’il doit être sacralisé, donc structuré dans la conscience de celui ou de celle qui est tenu au secret. Devrais-je rappeler pour votre gouverne que ce serment est prêté par tous les commissaires, sans exception aucune, une fois pour toute, quelles que soient les fonctions ultérieures occupées. Je voudrais également souligner que le serment est le cordon ombilical indéfectible entre tous les commissaires, qu’ils soient de l’administration, de la mouvance présidentielle, de l’opposition ou de la société civile et fait d’eux des confrères », a-t-il rappelé.

Par ailleurs, le Procureur a indiqué que le parquet d’instance de Coyah invite les commissaires « à être à l’œuvre essentielle de construction de la démocratie au service de la lisibilité de la loi et de la paix, gage indispensable pour tout développement. Je vous déclare, et gravez-le indélébilement dans votre esprit, que ce serment que vous allez prêter dans quelques instants n’est pas une simple formalité. Retenez qu’il constitue un acte sacré qui, au-delà de son caractère solennel, vous interpellera chaque fois que vous poserez un acte dans l’exercice de vos fonctions. C’est une imprécation qui appelle la malédiction sur le parjure et est susceptible de poursuite judiciaire. Devenez commissaires, soyez meilleurs commissaires et efforcez-vous chaque jour à résister aux pressions de toutes sortes, y compris à celle qui est sans doute la puissante de nos jours à savoir l’opinion publique relayée le plus souvent par les organes de presse », a-t-il ajouté.

Monsieur Cheick Ahmed Tidiane N’Diaye, président du tribunal de première instance de Coya

De son côté, le président du tribunal de première instance de Coya, monsieur Cheick Ahmed Tidiane N’Diaye, a dit que tribunal, par sa voie, a pris acte de la prestation de serment des nouveaux commissaires de la CENI à Coyah. « Le tribunal, après en avoir délibéré conformément à la loi, donne acte à la prestation de serment des démembrements de la CENI ; donne acte au ministère public pour ses réquisitions ; donne acte à la lecture du procès-verbal par la greffière et les renvois à l’exercice de leurs fonctions. Et dire que pour tout, il sera dressé un procès-verbal de prestation de serment conformément à la loi ».

A noter que les membres des démembrements de la CENI qui ont prêté serment seront installés dans leurs nouvelles fonctions ce vendredi 30 août 2019. Et, ceux qui n’ont pas pu prêter serment ce jeudi, le feront quand leurs documents seront dans la conformité.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Sanou Kerfalla Cissé aux médias : « refusons le musellement, l’intimidation, la censure… »

29 août 2019 à 18 06 45 08458

A l’image de ses homologues des associations de presse du pays, le président de l’Union des Radios et Télévisions Libres de Guinée est passé à l’occasion de la synergie des médias organisée ce jeudi, 29 août 2019. Kerfalla Sanou Cissé est revenu sur le contexte et la justification de cette initiative des organisations professionnelles des médias du pays. Il en a profité pour inviter la presse guinéenne à résister face aux pressions et intimidations exercées contre elle, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

« Le moment, il est plus que grave. Il est grave en ce sens qu’une corporation qui démocratise la démocratie, on me dit de ne pas utiliser l’expression mais pour moi, la presse démocratise simplement la démocratie. Parce que grâce à la presse, un citoyen qui se trouve à n’importe quelle partie du pays a la possibilité aujourd’hui de s’adresser aux dirigeants, interpeller, poser ses préoccupations. Mais, puisque des apprentis sorciers pullulent encore dans notre administration, ils feront tout pour bâillonner la presse. C’est ce que nous devons refuser. Refusons le musellement, refusons l’intimidation, nous refusons la censure ! », a lancé le président de l’URTELGUI.

Selon Kerfalla Sanou Cissé, aujourd’hui « nos dirigeants ont peur. C’est la peur qui amène les auteurs de ces actes liberticides à faire recours à ces méthodes. Mais, je vais profiter de cette antenne pour m’adresser à l’ensemble des guinéens pour leur dire que lorsqu’un quelconque citoyen guinéen se sent offensé sur une radio, dans un journal et sur un site d’informations, ce citoyen à trois possibilités : soit user de son droit réponse, soit saisir la Haute Autorité de la Communication (HAC) qui régule l’exercice du métier de journaliste, ou alors porter plainte auprès d’un tribunal. Mais, ce n’est ni à la gendarmerie ni à la DPJ qu’il faut convoquer les journalistes, c’est devant un juge. Et, c’est la loi L002 portant liberté de la presse en Guinée qui doit s’appliquer », a dit le PDG du groupe de presse Afrique vision.

Propos recueillis par Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

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Accrochages entre pro et anti 3ème mandat à Siguiri ? Le FNDC accuse, le RPG dément !

29 août 2019 à 18 06 27 08278

En marge de la célébration en différé à Siguiri du retour d’exil du président Alpha Condé en Guinée, le 17 mai 1991, une manifestation pour le soutien à la nouvelle Constitution y a organisée ce jeudi, 29 août 2019. Des sources bien informées ont fait état d’un accrochage entre pro et anti nouvelle Constitution dans la ville. Si le FNDC (Front National pour la Défense de la Constitution) confirme cette information, le RPG Arc-en-ciel, le parti au pouvoir, dément, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Selon nos informations, cet accrochage s’est produit ce jeudi au quartier Pontbada, dans la commune urbaine de Siguiri, entrainant un blessé. Les échanges auraient duré pendant une bonne heure entre les deux camps.

Interrogé à ce sujet, Karamo Sylla du FNDC, est revenu sur ce qui s’est passé. « Ce jeudi matin, on sortait pour dire non à une nouvelle Constitution. Quand nous sommes arrivés au carrefour Pontbada, un groupe de jeunes qui soutenait la nouvelle Constitution est venu nous demander de rebrousser chemin. Chose que nous avons refusée. Une dame est venue frapper un petit garçon au niveau de son œil. Après, les autres sont venus jeter des cailloux pour nous faire retourner au siège », a-t-il expliqué.

Une information démentie par Souleymane Koïta, le chargé de communication de la mouvance présidentielle. « C’est faux. Nous, notre équipe de carnaval n’a rencontré aucun groupe. Nous avons mené notre carnaval sans aucun incident. Je crois que nous avons à faire à des personnes qui veulent saboter notre événement. S’il y’a eu des blessés ou quoi, c’est entre eux, mais pas avec le RPG Arc-en-ciel », a-t-il martelé.

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guineematin.com

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Atteinte à la liberté de la presse : Tham explique les raisons d’une synergie des médias

29 août 2019 à 18 06 18 08188

Comme indiqué par un précédent communiqué, les associations professionnelles de médias de Guinée ont organisé une synergie des radios et sites d’informations ce jeudi, 29 août 2019. Durant 2 heures de temps (11 heures-13 heures), une même émission a été diffusée en simultané sur toutes les stations de radios libres et relayée en direct par plusieurs sites d’informations du pays dont Guineematin.

A l’ouverture de cette émission, le président de l’association guinéenne de la presse en ligne est passé à l’antenne pour expliquer les raisons de cette initiative, rapporte un journaliste que Guineematin.com avait dépêché sur place.

Selon Amadou Tham Camara, « cette synergie s’inscrit dans un contexte d’inquiétude, parce qu’aujourd’hui, la presse guinéenne vit un moment très difficile. Des journalistes font l’objet de beaucoup de tracasseries et d’ennuis judiciaires tout simplement parce que des juges ou des procureurs ont décidé de choisir une loi liberticide chaque fois qu’une infraction est commise par voie de presse. Ce n’est pas normal parce qu’une presse libre et indépendante, c’est le socle de la démocratie. Nous sommes dans un régime démocratique, donc il est bon qu’on continue à préserver toutes les institutions. Et, la presse est une institution indépendante, elle doit continuer à jouer ce rôle-là. Et pour qu’elle le fasse de façon libre, il est bon que chaque fois qu’une infraction est commise dans la presse, qu’on applique la bonne loi.

Fort malheureusement, aujourd’hui, c’est une loi qui concerne les utilisateurs d’internet qui est appliquée. Lorsqu’une infraction militaire est commise, quand bien même l’infraction est prévue par le code pénal, c’est le code de justice militaire qui s’applique. Donc, lorsqu’il y a diffamation, qui est une infraction prévue par le code pénal, si elle est commise par voie de presse, on doit appliquer la loi sur la liberté de la presse. Parce que c’est la qualité de l’auteur qui détermine la loi, ce n’est pas le bon vouloir du magistrat », a dit le président de l’AGUIPEL.

Propos recueillis par Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

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Soutien à la nouvelle Constitution : le maire de Siguiri ferme le marché, les services publics et privés

29 août 2019 à 18 06 06 08068

La ville de Siguiri commémore en différé ce jeudi, 29 août 2019, le retour du président Alpha Condé en Guinée, le 17 mai 1991. Une journée qui sera mise à profit pour soutenir le projet de nouvelle constitution. Dans un communiqué radiodiffusé, le maire de commune urbaine, Elhadj Koumba Sékou Magassouba avait annoncé la fermeture des marchés, de l’administration publique au grand dam de certains citoyens, nettement indignés par la mesure, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

La ville de Siguiri vibre au rythme de cette célébration en différé du retour de celui qui était à l’époque le plus virulent opposant au régime de feu Lansana Conté. On constate une paralysie des activités avec la fermeture du marché et de l’administration publique. Ce qui est loin d’être une surprise d’autant plus qu’à chaque fois que le RPG organise une manifestation, le maire ordonne la fermeture du marché. Mais cette fois-ci, en plus du marché, tous les services publics et privés sont restés fermés. L’occasion doit être mise à profit pour soutenir le controversé projet de nouvelle Constitution.

Elhadj Koumba Sékou Magassouba, maire de la commune urbaine de Siguiri
Elhadj Koumba Sékou Magassouba, maire de la commune urbaine de Siguiri

Joint au téléphone pour commenter le contenu de son communiqué, le maire va plus loin. Selon Elhadj Koumba Sékou Magassouba « nous sommes en fête commémorative de l’arrivée du président. J’ai ordonné la fermeture du marché. Mais, ce n’est pas seulement le marché, même les banques et assurances doivent s’abstenir pour la journée de ce jeudi. Il n’y a pas de travail. J’insiste en disant que tout contrevenant s’exposera à des sanctions ».

En ville, la décision passe mal chez de nombreux citoyens. Pour Fanta Camara, marchande de profession, « cette décision du maire n’est pas bonne. Nous vivons au jour le jour et lui, il ferme le marché pour toute la journée pour soutenir le président. Or, ils disent tous les jours que nous sommes en démocratie, alors où est la démocratie dans ce pays quand les autorités obligent les citoyens à soutenir une chose contre leur gré ? »

Même son de cloche chez Abdoulaye Konaté, un employé de la SAG (Société Aurifère de Guinée) qui était venu à la banque pour un retrait. « Je n’avais pas l’information. J’étais venu pour un retrait à la banque pour mes dépenses, mais on vient de m’informer que la banque ne travaille pas aujourd’hui. Et la raison qu’on me donne, c’est le soutien à la nouvelle Constitution. Que Dieu sauve la Guinée ».

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guineematin.com

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Me Traoré révèle : « personne ne peut être poursuivi sur la base de la loi sur la cyber-sécurité »

29 août 2019 à 17 05 51 08518

A l’occasion de la synergie des radios privées et des sites d’informations organisées ce jeudi, 29 août 2019, en Guinée, maître Mohamed Traoré a fait une révélation importante. Selon l’avocat, membre du collectif qui défend les journalistes Diallo Souleymane et Abou Bakr du groupe de presse « Lynx-Lance », la loi sur la cyber-sécurité qui est invoquée dans ce dossier n’est pas opposable à l’heure actuelle aux citoyens. Tout simplement parce que celle-ci n’a pas été publiée au journal officiel de la République.

Me Mohamed Traoré, ancien bâtonnier de l’ordre des avocats de Guinée
Me Mohamed Traoré, ancien bâtonnier de l’ordre des avocats de Guinée

« Ce qui est plus important pour moi aujourd’hui, en tout cas dans le cadre des dossiers que nous nous avons, c’est que la loi sur la cyber-sécurité est inopposable aux citoyens parce qu’elle n’a pas été publiée au journal officiel. Et, les juristes le savent, même si une loi a été votée par l’Assemblée nationale, même si elle a été promulguée par le président de la République, si elle n’a pas été publiée au journal officiel, elle est inopposable aux citoyens. On a l’habitude de dire nous les juristes que nul n’est censé ignorer la loi.

Mais à condition que la loi ait été régulièrement publiée, parce que c’est cette publication qui porte la loi à la connaissance du public. Dès lors que la loi n’a pas été publiée au journal officiel, elle est censée être ignorée de tout le monde. Et en la matière, nous avons fait un constat d’huissier, nous avons envoyé un huissier au secrétariat général du gouvernement qui est allé faire un constat, ce texte-là n’a jamais été publié au journal officiel. Donc aujourd’hui, personne ne peut être poursuivi sur la base de cette loi », a-t-il déclaré.

Réagissant à la décision des magistrats d’ignorer la loi sur la liberté de la presse pour poursuivre les journalistes accusés d’avoir commis des délits de presse sur la base de la loi sur la cyber-sécurité, l’avocat estime que cela découle simplement d’une volonté d’envoyer les hommes de médias en prison. « Je suis convaincu que si la loi L002 portant liberté de la presse prévoyait des peines d’emprisonnement, on n’aurait pas eu besoin de recourir à la loi sur la cyber-sécurité.

Je pense qu’aujourd’hui il y a des gens, et ils sont nombreux, qui pensent qu’il y a une différence de traitement entre les journalistes et les autres citoyens (…) Tout ce que nous nous demandons, c’est que quand le journaliste commet une infraction dans le cadre de l’exercice de la profession journalistique, qu’il lui soit appliqué la loi prévue à cet effet. Et la loi prévue en la matière, c’est la loi sur la liberté de la presse. Maintenant s’il commet une infraction en dehors des moyens prévus pour la presse, il est traité de la même manière qu’un citoyen ordinaire », a dit Me Mohamed Traoré, ancien bâtonnier de l’ordre des avocats de Guinée.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

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Kindia : des jeunes de Khaliakhory désertent leur village après avoir vandalisé un domicile privé

29 août 2019 à 17 05 34 08348
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Après l’incendie de la mosquée de Khaliakhory, dans la sous-préfecture de Damakania, les policiers en charge du dossier ont mis main sur le présumé suspect, Elhadj Abdoulaye Diallo, petit fils du Waliou de Gomba. Pendant que le vieux est détenu à Kindia, des jeunes de la localité, très furieux, ont à leur tour agressé sa famille en y commettant des actes de vandalisme. Il s’en est suivi des arrestations musclées dans les rangs des jeunes vandales, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Le district de Khaliakhory est actuellement vidé de sa jeunesse, après le passage des agents de la police sur les lieux. Nombre d’entre eux sont soupçonnés d’avoir vandalisé le domicile d’Elhadj Abdoulaye Diallo, présumé auteur de l’incendie de la mosquée de la localité dans la nuit de mercredi à jeudi, 15 août 2019. Il y a eu au total de huit arrestations. Mais, quatre jeunes ont été relâchés dont une fille. Les quatre autres sont détenus à la maison centrale de Kindia en attendant d’être situés sur leur sort.

Face à l’irruption des policiers à 3h de matin pour arrêter ces jeunes à Khaliakhory, le procureur de la République près le Tribunal de Première Instance de Kindia, Mamadou Dian Bora Diallo, a tenu à apporter des explications là-dessus ce jeudi, 29 août 2019.

Mamadou Dian Bora Diallo, procureur de la République près le Tribunal de Première Instance de Kindia
Dian Bora Diallo, procureur de la République près le Tribunal de Première Instance de Kindia

« Il n’y a pas un temps défini pour arrêter les gens en flagrant délit. Malgré qu’Elhadj Abdoulaye Diallo soit interpelé par la loi, ils se permettent encore de se rendre justice en vandalisant les biens d’autrui. La loi ne le permet pas. Je n’ai jamais vu une mosquée incendiée par des inconnus, sauf dans les pays en guerre. Si cela se passe à Khaliakhory et que la police fasse en sorte qu’il y ait la clarté, ils doivent accepter que l’enquête évolue. Donc, si quelqu’un est en flagrant délit, on peut l’arrêter selon les règles, sans une convocation », a précisé le procureur.

Abou Soumah, chef du district de Khaliakhory

Pour Abou Soumah, chef du district de Khaliakhory, les jeunes auraient réagi pour défendre la religion. « Ce sont les jeunes de ma localité, mais ils ne savent pas la gravité de l’acte. La seule chose qui les révolte, c’est le fait que des gens mal intentionnés ont mis feu à la mosquée. Pour eux, c’est d’insulter la religion. Donc, je demande pardon au procureur pour qu’il relâche mes citoyens. Il a parfaitement raison, mais les jeunes ont agi sous l’effet de la colère ».

Alassane Khaliakhori Camara, président de la jeunesse

Craignant une autre descente imprévue des policiers ou gendarmes, les jeunes de Khaliakhory ont pris la clé des champs. Selon Alassane Khaliakhory Camara, président de la jeunesse, « les jeunes ont agi sans mon consentement. Si non, j’allais les empêcher de le faire pour éviter ce que nous sommes en train de vivre aujourd’hui. A l’heure où je vous parle, le district est vide des jeunes, les parents vivent aussi la peur au ventre, par ce qu’ils redoutent une autre irruption policière ».

Mohamed M’bemba Condé pour Guineematin.com

Tél. : 628-518-888

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Yomou : les moustiquaires imprégnées utilisées comme filets de pêche et de poteaux à Kpaolé

29 août 2019 à 17 05 07 08078

Dans le cadre de la campagne nationale de lutte contre le paludisme, un lot très important de moustiquaires, connu sous le nom de MILDA (Moustiquaire Imprégnée à Longue durée d’Action) a été distribué à travers la Guinée. Mais, dans le village de Kpaolé, situé à 12 kilomètres de la commune urbaine de Yomou, ces moustiquaires sont utilisées à d’autres fins par les femmes et les jeunes, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

De multiples efforts sont engagés par la Guinée avec l’appui de ses partenaires pour lutter contre le paludisme. La presque totalité du pays est aujourd’hui touchée par la distribution des moustiquaires imprégnées.

Malheureusement, au lieu d’en faire un usage à bon escient, certains habitants du village de Kpaolé s’en servent pour d’autres fins. Pourtant, c’est au moins 200 moustiquaires qui ont été distribuées dans ce village.

Selon nos informations, les jeunes de ce village utilisent ces moustiquaires comme filets de poteaux dans leur terrain de football qui est situé à près d’un kilomètre de la localité. Quant aux femmes, elles s’en servent comme filets de pêche ou pour clôturer leurs jardins.

Une situation qui révolte Bruno Kpamou, fonctionnaire à la retraite. « Vous savez, le terrain des enfants est situé à plus de 700 mètres du village. Quand ces enfants vont pour jouer au ballon, ils prennent les moustiquaires à l’insu de leurs parents pour les utiliser comme filets de poteaux. Et nous, difficilement nous partons vers ce terrain. On leur a dit de ne plus faire ça, mais ils continuent », a expliqué le doyen.

Pour ce qui est des femmes, Bruno Kpamou a fait savoir que malgré son insistance, le mauvais usage des moustiquaires persiste. « Les femmes ne comprennent pas. Elles disent que ces moustiquaires sont bien pour la pêche. Les vieilles personnes de leur côté ne veulent plus aller couper du bois pour en faire leur clôture. Elles se servent de ces moustiquaires comme clôture. Nous qui avons étudié, quand nous parlons, ces gens nous demandent pour qui nous nous prenons. Pourtant, c’est pour nous aider qu’on a gratuitement donné ces moustiquaires. Nous leur demandons de cesser de faire ça pour ne pas décourager nos partenaires », a lancé le vieil homme.

Depuis Yomou, Michel Anas Koné pour Guineematin.com

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CECI de Ratoma : les listes de la société civile et de l’administration rejetées

29 août 2019 à 16 04 16 08168

Dans la perspective de l’organisation des élections législatives, la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) poursuit l’exécution de son chronogramme. C’est dans cette dynamique qu’une délégation de la CENI a procédé ce jeudi, 29 août 2019, à la validation partielle des différentes listes de la Commission Électorale Communale Indépendante (CECI) de Ratoma. Si les listes de l’opposition et de la mouvance présidentielle ont été validées, il n’en est pas le cas pour la société civile et l’administration du territoire, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Fadja Baldé, assistant technique à la CENI, chef de mission pour la commune de Ratoma

Selon Mamadou Fadja Baldé, assistant technique à la CENI, chef de mission pour la commune de Ratoma, « nous étions là pour la validation des listes des membres désignées par les différentes structures à Ratoma. Ce jeudi, on a déjà validé deux listes pour Ratoma, à savoir la liste de la mouvance de la présidentielle et celle de l’opposition ».

Par contre, les listes de la Société Civile et de l’Administration du Territoire n’ont pas été validées par la mission de la CENI, faute de consensus au sein des deux entités. « Là où il n’y a pas eu de validation, c’est les listes de la société civile et de l’administration. Au niveau de la société civile, nous avons reçu trois listes alors que nous avions demandé de déposer une liste commune comportant deux noms. Mais, il se trouve que le CNOSC, la PCUD et la CONASOC, chacun a déposé une liste. Nous, nous n’avons besoin que d’une seule liste avec deux places. Pour l’administration du territoire, il y a une liste déposée par le gouvernorat et une autre par la commune, alors que c’est une seule personne qui doit représenter l’administration. Nous n’avons pas le pouvoir de rejeter une liste au profit d’une autre. Donc, on leur ramène les listes pour qu’ils s’entendent et qu’on ait une liste commune. Cela n’empêche pas pour autant de valider ceux qui répondent aux critères de validation définis par la CENI », a fait savoir Mamadou Fadja Baldé.

A la question de savoir si cet état de fait ne va pas avoir un impact négatif sur la suite du processus, Fadja Baldé répond par la négative. « Il n’y aura pas un impact. La loi permet l’installation partielle d’un démembrement. Il y a déjà les deux listes qui ont été validées, comportant 32 membres. Le jour que l’administration et la société civile seront d’accord, on viendra valider et les installer », a-t-il laissé entendre.

Il faut rappeler que la CECI de Ratoma devra être composée de 35 membres : 16 issus de la mouvance présidentielle, 16 de l’opposition, 2 de la société civile et un de l’administration du territoire.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 17 99 17

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Guinée : l’ADR se retire de l’opposition républicaine

29 août 2019 à 15 03 53 08538

Dans une déclaration datée d’hier et transmise à Guineematin.com ce jeudi, 29 août 2019, le parti « Alliance Démocratique pour le Renouveau (ADR) », a dénoncé une « attitude déloyale et inadmissible » des dirigeants de l’opposition républicaine, avant d’annoncer son retrait de « toutes activités au sein de cette entité jusqu’à nouvel ordre ».

Ci-dessous, Guineematin.com vous propose cette déclaration de l’ADR :

Le Bureau National de l’ADR en réunion extraordinaire à son siège, ce jour 28 août 2019, a passé en revue l’évolution de son partenariat avec l’opposition républicaine ces dernières années. De l’avis de la majorité des membres présents, il ressort :

  • L’ADR, a loyalement et efficacement participé aux différentes activités et actions entreprises par l’opposition républicaine,
  • L’ADR à travers sa liste indépendante présentée à Fria lors des élections communales de février 2018, a offert sans contre partie la victoire à l’UFDG à la mairie de Fria,
  • L’ADR a pris part de façon productive à la retraite de l’opposition républicaine à Kondéya / Kindia…

Bref, l’ADR donne tout à l’opposition républicaine, pour ne récolter en retour que coups bas et mépris.

En conséquence, l’ADR (Alliance Démocratique pour le Renouveau), prenant acte de cette attitude déloyale et inadmissible, décide de suspendre toutes activités au sein de cette entité jusqu’à nouvel ordre.

Conakry, le 28 août 2019

Le Bureau National

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Fermeture des Vannes du Barrage de Souapiti : importantes précisions du Ministre de l’Energie

29 août 2019 à 15 03 17 08178

C’est un ministre de l’Energie optimiste et confiant qui a procédé à la fermeture officielle des vannes du barrage hydroélectrique de Souapiti, le lundi, 26 août 2019. En compagnie de son collègue de la Communication Amara Somparé, de l’Administrateur Général d’EDG Abdenbi Attou, en présence de plusieurs cadres du Ministère de l’Energie et les différents responsables du projet d’aménagement de Souapiti.

Au cours de cette cérémonie, Docteur Cheick Taliby Sylla, en bon orateur a campé l’objet de cette opération, pour que tous les guinéens soient édifiés.

Dans la foulée, il insistera ceci dans un discours très technique et digest pour une meilleure compréhension de l’opinion nationale et internationale.

Dr Cheick Taliby Sylla, ministre de l'Energie
Dr Cheick Taliby Sylla, ministre de l’Energie

Pour le Ministre de l’énergie : « La fermeture des vannes veut dire que dans la construction du barrage, on a atteint le point de non-retour. Le compte à rebours a commencé pour la fin des travaux du barrage.

Les côtes qui sont atteintes déjà ont dépassé les côtes programmées. C’est ce qui permettra de voir le temps de la première mise à l’eau, comment l’ouvrage se comporte. Avec les appareils d’auscultation incorporés dans le corps du barrage, cela permet de connaître exactement le niveau de l’infiltration et l’équilibre physique de l’ouvrage.

Il permet aussi d’accumuler suffisamment d’eau, nous sommes en période humide, cette première phase permettra de stocker 1 milliard 600 millions 300 mille mètres cubes d’eau, sachant que la mise en eau continuera. Parce que bien que nos fleuves ne soient pas réguliers, surtout en saison sèche, mais l’arrivée du débit va continuer à faiblir après la saison sèche ; mais, l’accumulation continuera. Il faut retenir que six milliards trois cent millions de mètres cubes d’eau seront accumulées dans cette retenue.

C’est une activité non seulement conventionnelle, mais obligatoire. Parce que si on ne met pas de l’eau dans la retenue, on ne pourra pas faire fonctionner les turbines ».

Cette fermeture entraine- t- elle des conséquences allant aux délestages du courant électrique au niveau de la ligne interconnectée Conakry-Labé ?

Le Ministre rassure que les mesures idoines sont prises par l’Administration Générale d’EDG pour atténuer lesdites perturbations

Avec un réalisme patent et un optimisme de premier ordre, Docteur Cheick Taliby Sylla explique et rassure :

« Vous avez vu avec la fermeture qu’on a effectuée, quelques minutes après, on est venu à Kaléta, le niveau d’eau avait chuté. On a trouvé les trois turbines qui étaient en train de tourner mais avec un débit diminué.

En moyenne, on était autour de 170 mégawatts alors qu’en plein temps, c’est 220, 230 voire 238. Aujourd’hui, ça va diminuer parce que tout simplement la quantité d’eau qui a l’habitude d’arriver sur Kaléta va être réduite. Ce qui va provoquer des faiblesses dans la production de l’énergie.

Qu’à cela ne tienne, toutes les centrales disponibles à Conakry vont être lancées à partir d’aujourd’hui pour pouvoir combler ce déficit.

Il y aura à peu près 50 à 60 mégawatts de déficit ; et, EDG sera dans l’obligation de délester. Nous avons à cet effet un grand espoir qu’avec la pluie qui tombe énormément dans la zone, le niveau d’eau va remonter au plus vite. Donc, peut-être dans une semaine, ce problème de délestage sera un lointain souvenir »

A noter que le projet avance à grands pas à voir de près, les hauteurs du barrage sont à 100 mètres du sol. Les travaux de Génie Civil sont à 90% ; la composante Hydromécanique est à 55% ; pour un avancement global de 85%. Une avancée considérable !

Revigoré par la gestion et l’entretien des équipements du barrage hydroélectrique de Kaléta. Docteur Cheick Taliby Sylla fera prévaloir sa joie pour l’œuvre accomplie en sous peu de temps.

Par la Cellule de Communication du Département

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N’zérékoré : les autorités communales en guerre contre la divagation des animaux

29 août 2019 à 15 03 04 08048

La mairie de N’zérékoré entend mettre fin à la divagation des animaux domestiques dans la commune urbaine. Pour ce faire, les autorités communales ont décidé d’imposer des amendes aux éleveurs qui abandonneront désormais leurs bêtes dans la ville, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

A l’image de la plupart des villes de l’intérieur du pays, la commune urbaine de N’zérékoré est confrontée à la divagation des animaux domestiques. Bœufs, moutons, chèvres, porcs… errent dans la ville, causant parfois des accidents de la circulation. Mais, les autorités locales veulent mettre fin à cette réalité. La mairie dirigée par Moriba Albert Délamou, veut que tous les animaux domestiques se retrouvent désormais dans des enclos.

« Il faut que les rues soient libérées de ces animaux qui causent assez d’accidents dans la ville. Donc désormais, si on prend un animal dans la rue, son propriétaire doit aller rencontrer le point focal, et il va payer une amende allant de 50 000 francs à plus, selon le comportement de la personne concernée. Et si on prend ton animal une fois, tu viens payer ; après on retrouve ce même animal dans la rue, ta pénalité va augmenter. Je suis ferme là-dessus, il n’y aura pas de tolérance », a prévenu le maire.

Moriba Albert Délamou précise que cette mesure n’est contre personne. Selon lui, elle vise plutôt à protéger les populations des dangers que peuvent représenter les animaux errants. « Il faut que les populations et les éleveurs comprennent que ce que la commune est en train d’entreprendre, c’est dans leur intérêt. Eux-mêmes, ils doivent être des éléments de sensibilisation pour dire aux gens, mon ami, si tu as un animal dans la rue, met le dans un enclos », a dit le maire de N’zérékoré.

Pour la mise en œuvre de cette mesure, la mairie a recruté un point focal chargé de gérer cette situation. Il va travailler sur le terrain avec la police communale.

De N’zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tél : +224620166816/666890877

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Vol de briques à Lambanyi : un enseignant, un chauffeur et un entrepreneur jugés à Dixinn

29 août 2019 à 15 03 02 08028

Salifou Soumah, chauffeur, Mohamed Diakité, enseignant et Ekue Koukou Hunleité, entrepreneur de nationalité togolaise, ont comparu hier, mercredi 28 août 2019, devant le tribunal correctionnel de Dixinn. Les deux premiers, sous mandat de dépôt depuis le 26 août, sont accusés de vol de briques au préjudice de Mohamed Diakité, économiste. Et le troisième, qui a comparu libre, est poursuivi pour recel des briques qui auraient été volées en juillet dernier au quartier Lambanyi, dans la commune de Ratoma. Tous ont plaidé non coupables, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Appelé le premier à la barre, l’enseignant Mohamed Diakité a expliqué qu’il détient une briqueterie au quartier Lambanyi. Selon lui, l’entrepreneur togolais l’a contacté pour passer une commande de 200 000 briques. « J’ai fait une première livraison de 100 000 briques. Quelques jours après, il m’a demandé d’envoyer encore 900 briques. Mais, il s’est trouvé qu’il pleuvait, on n’a pas pu donc travailler. C’est ainsi que j’ai appelé mon chauffeur pour lui dire d’aller chez mon ami qui est en face du chantier des Américains pour prendre là-bas 400 briques en attendant qu’on puisse reprendre le travail.

Il est allé, et par erreur, il a pris 300 briques appartenant aux Américains.
Mais, il ne s’agit nullement d’un vol. Et les briques en question n’appartiennent pas à Mohamed Diakité qui a porté la plainte, mais plutôt aux Américains. Et, les briques sont disponibles chez moi. Même si c’est 1000 briques qu’il réclame, ils n’ont qu’à aller prendre dans mon chantier », a-t-il dit.

Après son patron, le chauffeur est venu également s’expliquer devant la juge Aïssata Kalissa. « Il (son patron) m’a appelé sous la pluie pour me demander d’aller prendre 400 briques. A mon arrivée sur les lieux, j’ai trouvé 300 briques de niveau 15 confectionnées par les moules ordinaires. Je les ai transportées en 2 voyages au niveau du chantier. Pour moi, ce sont les briques là qu’on m’a dit d’aller prendre. Je ne savais pas que ce sont des briques qui appartiennent aux Américains. Le reste des briques qui étaient là-bas, sont des briques confectionnées par la machine », a-t-il laissé entendre.

De son côté, l’entrepreneur, lui, a indiqué qu’il ne connaissait pas l’origine des briques. « Il m’a fourni pour la première fois 1000 briques. Deux jours après, je lui ai demandé d’augmenter. Mais moi, je ne sais pas d’où viennent les briques. Moi je ne peux pas comprendre si c’est des briques volées ou pas », a-t-il dit.

Egalement appelé à la barre, le plaignant Mohamed Diakité a fait savoir au tribunal qu’il ne sait pas le nombre de briques qui ont été volées dans ce chantier appartenant à des Américains et dont il a la charge d’assurer la garde. Raison pour laquelle il a demandé au tribunal de convoquer un certain Paul qui serait l’ingénieur des Américains pour apporter son témoignage. « On parle ici de 300 briques, mais Paul détient un inventaire où on a volé plus de 1000 briques, de granites des intrants et beaucoup de choses dans le chantier. Donc sa comparution est nécessaire », soutient-il.

Une demande que les avocats de la défense et le parquet ont jugée inopportune à la phase actuelle de la procédure. « Ici on parle de vol de briques, et si Paul vient ici pour nous parler de vol de granites, d’intrants, ce sont des choses dont le tribunal n’est pas saisi. Donc à notre point de vue, cette demande n’est pas opportune à la phase actuelle de la procédure », a estimé le procureur Daouda Diomandé, soutenu par les conseils des prévenus.

Ces derniers ont sollicité d’ailleurs la mise en liberté de leurs deux clients détenus depuis trois jours et le renvoi du dossier à une date ultérieure. Une demande à laquelle le ministère public et la partie civile ne se sont pas opposées. C’est ainsi que l’enseignant Mohamed Diakité et le chauffeur Salifou Soumah ont remis en liberté et le dossier a été renvoyé au 16 octobre 2019 pour la comparution du nommé Paul à titre de témoin.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com
Tel: 620 589 527

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Eliminatoires CHAN 2020 : 28 joueurs convoqués par Lappé Bangoura pour affronter le Sénégal

29 août 2019 à 15 03 00 08008

L’entraîneur du Syli national local a publié une liste de 28 joueurs présélectionnés pour affronter le Sénégal au compte du second tour des éliminatoires du CHAN 2020. Tous les joueurs choisis par Kanfory Lappé Bangoura sont issus de la ligue 1 guinéenne, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Pour tenter de décocher un ticket pour le Championnat d’Afrique des Nations prévu au Cameroun en 2020, la Guinée doit se défaire du Sénégal qu’elle doit affronter en septembre prochain dans une double confrontation. L’équipe guinéenne a entamé hier, mercredi 28 août 2019, les préparatifs avec les 28 joueurs présélectionnés par l’entraîneur du Syli local, Kanfory Lappé Bangoura.

Parmi ces 28, on retrouve 7 joueurs du Horoya AC, champion de Guinée en titre ; 5 joueurs du Santoba FC ; 4 joueurs du Hafia FC et 4 joueurs du CIK. Ce sont les clubs les plus représentés. On note également la présence dans cette liste d’Abdoulaye Paye Camara, meilleur joueur de la ligue 1 guinéenne la saison passée et qui a boudé les entraînements avec le Horoya depuis l’entame de la préparation de la nouvelle saison sportive.

Voici la liste des 28 présélectionnés

Gardiens :

Sékouba Camara (ASK) ; Elie Ouendounou (Hafia) ; Mory Abass Yansané (Soar).

Défenseurs :

Oumar Diakité (SAG) ; Ibrahima Aminata Condé (Horoya) ; Ibrahima Sory Doumbouya (Wakrya) ; Abdoulaye Naby Soumah (CIK) ; Mohamed Hady Soumah (Santoba), Naby Camara (Hafia) ; Abdoulaye Mangué Camara (Horoya) ; Alsény Camara (Horoya).

Milieux:

Michel Millimono (CIK) ; Abdoulaye Paye Camara (Horoya) ; Mory Kanté (SAG) ; Sankoumba Sylla (Fello Star) ; Mohamed Jean Mousté (Hafia) ; Lansana Sacko (CIK) ; Mohamed Latige Camara (Fello Star) ; Ibrahima Sory Camara (Santoba).

Attaquants :

Boniface Haba (Horoya) ; Daouda Camara (Horoya) ; Karifa Karé Keita (SAG) ; Ousmane Bangoura (Santoba) ; Mamadouba Camar (ASK) ; Aboucabar Keira (Hafia) ; Ousmane Camara (Santoba) ; Alsény Camara (Horoya).

Abdoul Aziz Sow pour Guineematin.com

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Guinée : le Directeur de Lynx Fm toujours sous contrôle judiciaire

29 août 2019 à 10 10 50 08508
Boubacar Alghassimou Diallo, dit Abou Bakr, Directeur Général de la radio Lynx FM
Boubacar Alghassimou Diallo, dit Abou Bakr, Directeur Général de la radio Lynx FM

Comme indiqué dans une précédente dépêche de Guineematin.com, le contrôle judiciaire imposé au PDG du groupe de presse Lynx-Lance, Elhadj Diallo Souleymane, pionnier de la liberté de la presse en Guinée, a été levé et notification lui a déjà été faite dans ce sens par le bureau du Doyen des juges d’instruction.

Par contre, contrairement à toutes les assurances de certaines autorités du pays aux dirigeants de ce groupe de presse, la levée du contrôle judiciaire n’est toujours pas notifiée au Directeur Général de la radio, Abou Bakr. Le co-animateur de l’émission Œil de Lynx est ainsi obligé de continuer à se présenter chaque lundi, mercredi et vendredi au tribunal de première instance de Kaloum. Ce qui justifie, s’il en était encore besoin, la synergie des radios et sites d’informations de ce jeudi, 29 août 2019.

Aussi surprenant que cela puisse paraître, les PDG du Groupe Lynx-Lance et Directeur Général de la radio Lynx Fm ne savent toujours pas qui est derrière la plainte qui leur prive aujourd’hui de liberté dans ce pays. Le ministre de la Défense qui avait été accusé a nié être l’auteur et on ne sait toujours pas qui les poursuit !

A rappeler que le régime Alpha Condé refuse aux journalistes l’application d’une Loi Organique spéciale, qui a été votée en 2010 pour favoriser la liberté de la presse en Guinée et leur impose une Loi Ordinaire Générale portant sur la Cyber-sécurité. Ce qui constitue un très grave recul des droits de l’Homme sous ce régime.

LOI SUR LA LIBERTE-DE-LA-PRESSE

Loi sur la cybersecurité

Voulant prolonger son bail à la tête de la Guinée après son deuxième et dernier mandat légal, le président Alpha Condé a d’abord cherché à anéantir toute opposition dans le pays. Il a imposé des PA militaires dans plusieurs quartiers de la capitale pour réprimer la moindre manifestation de protestation des partis d’opposition et de la société civile. Alors que les répressions des précédentes manifestations sous son règne avaient déjà dépassé cent morts, dont la plupart par balles réelles, avant même le déploiement des militaires armés sur le terrain…

Aujourd’hui, le seul rempart qui persiste à ne pas suivre la vague révisionniste pour ouvrir le boulevard au changement de la Constitution est la presse privée où les acteurs de la société civile et des partis politiques continuent à se relayer pour appeler à la résistance en vue de sauver ce qui reste de la démocratie guinéenne acquise avec d’énormes sacrifices humains et économiques…

A suivre !

Nouhou Baldé pour Guineematin.com

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Synergie pour la liberté de la presse en Guinée : communiqué de Guineematin.com

29 août 2019 à 10 10 21 08218
Nouhou Baldé, Fondateur et Administrateur Général de Guineematin.com

Dans le cadre de la lutte pour la défense de la liberté de la presse en République de Guinée, les radios privées et sites d’informations du pays organisent une synergie ce jeudi 29 août 2019. Ce, conformément au communiqué conjoint du 22 août 2019 des Organisations professionnelles de Médias en Guinée.

Ainsi, les publications sur notre site d’informations générales www.guineematin.com et nos réseaux sociaux, notamment la page Facebook officielle seront suspendues pendant deux heures (de 11 heures à 13 heures) pour mettre en live la synergie des radios et sites qui émettront à partir du studio Maséco Condé de Sabari Fm.

Il est demandé à tous les reporters et correspondants de Guineematin.com (qui ont l’habitude de faire des lives) de se conformer à l’esprit et à la lettre du présent communiqué.

Conakry, le 29 août 2019

Nouhou Baldé

Fondateur et Administrateur Général de Guineematin.com

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Kolaboui (Boké) : les jeunes menacent de bloquer la route

29 août 2019 à 9 09 09 08098
La centrale de Kolaboui

Des tensions refont surface dans la sous-préfecture de Kolaboui, relevant de la préfecture de Boké. En cause, des jeunes de la localité accusent leurs autorités de détourner le carburant destiné à alimenter la commune rurale en électricité, a appris le correspondant de Guineematin.com à Boké.

Dans la soirée d’hier, mercredi 28 août 2019, plusieurs jeunes de Kolaboui se sont retrouvés pour tenter de brûler des pneus dans la rue, afin d’exprimer leur colère contre les autorités locales. Des autorités qu’ils accusent de détourner le carburant devant faire tourner les groupes électrogènes qui desservent la localité en courant électrique.

Tibou Diaby

« Plusieurs centaines de litres de carburant sont détournés chaque jour. Et, ces dernier jours, les autorités locales de Kolaboui et les responsables de l’ANAIM et de MARINEX ont multiplié les rencontres pour chercher à étouffer l’affaire », a révélé à Guineematin.com Tibou Diaby, un responsable du bureau de veille de Kolaboui. Un bureau composé des jeunes de la sous-préfecture.

On apprend que c’est un autre membre de cette structure qui a dissuadé les jeunes qui souhaitaient se faire entendre dans la rue. Alors, ils ont décidé ensemble d’aller rencontrer d’abord les autorités locales pour leur demander de rendre compte de la gestion de ce carburant. Et, s’ils n’obtiennent pas des réponses satisfaisantes de la part des autorités, les jeunes promettent de se faire entendre très prochainement dans la rue.

Joint au téléphone par Guineematin.com hier soir, le sous-préfet de Kolaboui a dit n’être pas informé de cette affaire de vol de carburant. De son côté, le maire de la commune rurale a laissé entendre qu’il était en réunion et qu’il ne pouvait pas parler.

A rappeler que des manifestations sont récurrentes dans la localité minière de Kolaboui et plus généralement dans la préfecture de Boké. Et, ces mouvements de colère sont souvent liés à la faible desserte du courant électrique.

De Boké, Abdourahmane N’diaré Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628-98-49-38

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