Conférence sur le projet de société de l’UFDG à Labé : le gouverneur Madifing encourage l’initiative

8 août 2019 à 20 08 05 08058

Le Comité Fédéral de la Jeunesse de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG) de Labé a organisé une conférence débat sur le projet de société du principal parti politique de l’opposition guinéenne, ce jeudi, 8 août 2019, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

La cérémonie d’ouverture de l’évènement était rehaussée de la présence du gouverneur de la Région Administrative (RA) de Labé, Elhadj Madifing Diané, entouré pour la circonstance du maire de la commune urbaine, Mamadou Aliou Laly Diallo, issu de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG).

« C’est pour moi un plaisir infini de partager ce moment avec vous. Pas seulement de partager ce moment avec vous. Pour être avec vous et échanger avec vous. C’est avec un plaisir que j’ai reçu votre lettre d’invitation. Je ne pouvais pas ne pas venir répondre à cette invitation tellement qu’elle était pleine de sagesse et plein d’amour et surtout une volonté exprimée pour discuter entre vous jeunes des préoccupations actuelles afin d’avoir une véritable orientation pour une vie meilleure pour la République de Guinée.(…)

J’aurais été aussi heureux si vous m’aviez choisi comme conférencier, peut-être que vous avez douté de ma foi, mais je l’aurais accepté avec beaucoup de plaisir (…). C’est dans le dialogue que l’essentiel peut sortir. C’est en dialoguant que vous pourrez toucher du doigt la réalité de ce pays, pour faire une vision sur votre thème. Je vous félicite, je vous encourage pour avoir pris cette initiative d’accepter de discuter, d’accepter ouvrir ce débat à tous ceux qui auraient souhaité être ici présents avec vous pour partager ce moment. Vous êtes dans la bonne direction.

La démocratie n’est qu’un idéal. Elle ne sera jamais atteinte. Chaque époque a ses exigences de démocratie. Votre parti a bien dans ses sigles « Forces Démocratiques ». La démocratie n’est qu’une vision. Nous ne l’atteindrons jamais. (…). Encore une fois, je vous félicite, je vous encourage et vous donne l’assurance que je suis à votre disposition.

Au terme de vos débats, si vous avez la possibilité ou si vous avez le désir de me confier un thème sur un sujet qui vous préoccupe, soyez assurés que c’est avec cœur et foi que je viendrai partager ce moment avec vous », a déclaré le gouverneur Madifing Diané à l’endroit des responsables, militants et sympathisants de l’UFDG, massivement mobilisés dans la salle de conférence du Centre d’Ecoute, de Conseil et d’Orientation des Jeunes (CECOJE) pour suivre les conférenciers.

Pour sa part, le président du comité fédéral des jeunes de l’UFDG de Labé, Younoussa Baldé, a regretté l’absence des autorités préfectorales à ce rendez-vous initié par son organisme.

« Nous sommes vraiment désolés de ne pas constater la présence de la préfecture ici. Sinon, nous avons invité tout le monde : autorités locales, préfectorales et régionales. Nous félicitons et remercions tous ceux qui ont effectué ce déplacement. Nous sommes plus qu’heureux », a confié Younoussa Baldé de l’UFDG.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Contacts : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Ibrahima Sory Cissé de la CNSS après sa libération : « mon compte Facebook est souvent piraté »

8 août 2019 à 19 07 47 08478

Ibrahima Sory Cissé, conseiller de Malick Sankhon, directeur général de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS), a été remis en liberté ce jeudi, 08 août 2019. Il était en garde à vue depuis mardi dans les locaux des Services spéciaux du colonel Moussa Tiégboro Camara, suite à une plainte de Chérif Haïdara, communément appelé Chérif de Washington, conseiller personnel du Premier ministre, Ibrahima Kassory Fofana. Ce dernier accuse monsieur Cissé de diffamation et atteinte à la vie privée entre autres.

Peu après sa libération, Ibrahima Sory Cissé a tenu à préciser qu’il n’est nullement l’auteur des propos incriminés, assurant que son compte Facebook sur lequel ces propos ont été publiés a été piraté. Il en a profité pour remercier ceux qui ont contribué à sa remise en liberté et tous ceux qui lui ont apporté leur soutien.

Juste un mot de remerciement

Tout le monde en est conscient, le réseau social ‘’Facebook’’ est devenu de nos jours le paradis des voleurs d’identités, des détournements de photos. Pour se faire passer pour une autre personne, il suffit juste de créer un profil au nom de cette personne.

Je viens malheureusement d’en être victime. Mon compte Facebook est souvent piraté par des personnes malintentionnées qui, certainement, ne me portent pas dans leur cœur, pour des raisons que j’ignore. Quelqu’un a dû utiliser mon compte piraté pour faire des publications désobligeantes à l’endroit de M. Chérif Haïdara, communément appelé Chérif de Washington, par ailleurs conseiller personnel du Premier ministre guinéen, Dr Ibrahima Kassory Fofana. C’est ainsi que ledit conseiller a aussitôt porté plainte contre ma personne pour des propos désobligeants que je n’ai jamais tenus et que je ne tiendrai jamais, compte tenu de la bonne éducation que j’ai reçue de mes parents.

Le mardi 6 août 2019, sur la base de cette plainte de M. Chérif Haïdara, j’ai été convoqué, auditionné et gardé à vue dans les locaux des Services spéciaux du colonel Moussa Tiégboro Camara.

Aussitôt informés, la Direction générale de la Caisse nationale de sécurité (dont je relève), mes avocats, mes parents et mes amis de tous bords, notamment ceux de la presse, se sont mobilisés comme un seul homme pour me témoigner leur solidarité et m’apporter leur soutien total.

Après avoir recouvré ma liberté, je ne peux que remercier toutes ces bonnes personnes, du fond du cœur, pour cet exceptionnel élan de solidarité, au moment où j’en avais vraiment besoin. Et leur geste me rappelle, à juste titre, cette citation du philosophe grec Epicure : « Ce n’est pas tant l’intervention de nos amis qui nous aide, mais le fait de savoir que nous pourrons toujours compter sur eux. »

Mes sincères remerciements vont à toutes celles et à tous ceux qui, directement ou indirectement, auront posé un acte ou tenu des propos visant à obtenir ma libération dans cette affaire à laquelle je suis totalement étranger.

Mais il faut reconnaître, avec amertume, que nous sommes à une époque où les gens, pour régler des comptes ou s’en prendre gratuitement à d’honnêtes personnes,  ne s’encombrent plus de scrupules pour se livrer à toutes sortes de manipulations (via les réseaux sociaux).

Des cas de vol d’identité ou de détournement de photos sont en effet devenus monnaie courante sur la Toile. Et le plus grave est que les auteurs de ces pratiques le font à des fins malsaines et inavouables. Donc, vivement la prudence !

ISC

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Siguiri : licenciés de la SAG, deux syndicalistes accusent les autorités administratives

8 août 2019 à 18 06 57 08578
Colonel Moussa Condé, préfet de Siguiri
Colonel Moussa Condé, préfet de Siguiri, et Siné Magassouba, secrétaire général des collectivités

Le secrétaire général du syndicat des travailleurs de la SAG (Société Aurifère de Guinée), Alhassane Touré, et le secrétaire administratif, Sékou Dramé, ont été licenciés. Les deux responsables syndicaux, qui en ont reçu la notification le mardi 06 août 2019, accusent le secrétaire général chargé des collectivités décentralisées de Siguiri, et même le préfet, d’en être les principaux instigateurs, a appris le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Tout le monde s’y attendait à Siguiri. Après avoir reçu une lettre de mise à pied il y a trois semaines, Alhassane Touré et Sékou Dramé, responsables syndicaux de la SAG, ont été tout bonnement licenciés.

Joint au téléphone ce jeudi, 08 août 2019, Alhassane Touré, accuse Siné Magassouba, secrétaire général chargé des collectivités, d’avoir planifié ce licenciement. « Les autorités de Siguiri, notamment Siné Magassouba, ont provoqué tout cela. Nous, on défendait l’intérêt des travailleurs. Le 04 juin 2019, Siné Magassouba est intervenu dans l’une des radios privées de la place en nous traitant d’être des étrangers, mon secrétaire administratif Dramé et moi. Il a dit ce jour à la radio : j’ai dit de ne pas voter pour Touré et Dramé, ce se sont des étrangers, ils n’aiment pas Siguiri et ils n’aiment pas la SAG.

Vous avez donné la tête aux deux étrangers, mais ils vont quitter. Le préfet lui-même avait appuyé Siné dans sa déclaration. Quand lui aussi a rencontré les anciens contractuels de la SAG le 21 juin, il a dit : Touré et Dramé sont des Satan, ils veulent mettre le feu à la SAG. Nous allons les faire quitter, même si j’aurai des problèmes avec ma hiérarchie. Alors, le 19 juillet 2019, nous avons reçu une lettre de mise à pied, signée par le directeur général de la SAG, Abdourahmane Diaby.

Parmi tous les délégués syndicaux, c’est seulement nous deux qui avons reçu la mise à pied, nous deux que Siné traite d’étrangers, parce que Dramé vient de Kissidougou et moi de Forécariah. Ceux qui n’ont pas reçu la lettre viennent de Siguiri centre et Kintinian. Et nous deux qui avons été licenciés, Siné dit que nous sommes étrangers. Lui, il n’a jamais travaillé ailleurs ? Le préfet est-il de Siguiri ? Pour le moment nous sommes derrière la CNTG », a expliqué Alhassane Touré.

À rappeler que les deux responsables syndicaux sont accusés de démobilisation des départements de la topographie et de la logistique de la SAG, incitation à un arrêt de travail illégal, perturbation des opérations de mine et incitation à la désinformation et à l’insubordination.

Le préfet de Siguiri et le chargé des collectivités décentralisées n’ont pas voulu s’exprimer sur la question, malgré les multiples sollicitations du correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guineematin.com

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Crash d’un hélicoptère à Conakry : « l’épave remontée, un mort retrouvé »

8 août 2019 à 18 06 24 08248
Aladji Cellou Camara, directeur de la communication et des relations publiques de l’armée
Communiqué du ministère de la Défense, un corps a été retrouvé

L’annonce a d’abord été faite par le directeur de la communication et des relations publiques de l’armée avant d’être consolidée par un communiqué du Département. Aladji Cellou Camara a écrit sur sa page Facebook que « l’épave de l’hélicoptère de l’Armée de l’air guinéenne qui s’est abîmé mardi 6 août 2019 aux larges de Conakry, a été remontée à la surface et sécurisée.

« L’Écureuil » a également livré ses premiers secrets, jusque-là enfouis au fond de l’océan : un mort (retrouvé) et un porté disparu. Les recherches se poursuivent », a-t-il annoncé, avant d’ajouter que « Dr. Mohamed Diané, ministre d’État chargé de la Défense nationale présente ses condoléances les plus attristées aux familles éplorées, au président de la république, chef des Armées, aux Forces de Défense et de Sécurité ainsi qu’au peuple de Guinée ».
A rappeler que deux pilotes : le colonel Abdoulaye Diallo et le sous-lieutenant Sékou Condé étaient à bord de l’hélicoptère au moment du crash. On ne sait pas pour l’instant le corps de qui des deux a été retrouvé.
A suivre !

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

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Détention de Faya Millimono : des acteurs politiques et sociaux se coalisent pour défendre l’opposant

8 août 2019 à 18 06 01 08018

L’incarcération de l’opposant guinéen, Dr Faya Millimono, préoccupe les partis politiques d’opposition et certains acteurs de la société civile. Plusieurs d’entre eux se sont réunis ce jeudi, 08 août 2019, à Conakry pour plancher sur le sujet. Au sortir de la rencontre, les responsables des partis politiques présents (BL, RSD, CADRE) et les acteurs sociaux ont annoncé la mise en place d’un comité de soutien au président du Bloc Libéral. Ils l’ont fait savoir à travers une déclaration dont Guineematin.com a eu copie.

DECLARATION N 001

Les partis politiques de l’opposition présents ainsi que certains acteurs de la société civile se sont réunis ce jour 8 août au siège du Bloc Libéral afin de se concerter sur les actions prioritaires et urgentes à mener pour la libération immédiate du leader du Bloc Libéral, Dr Faya MILLIMOUNO.

L’arrestation et la détention prolongée à la maison centrale de Dr Faya MILLIMOUNO en violation de ses droits fondamentaux. Dr a été arrêté et entendu à la maison centrale de Conakry.

Les acteurs des partis politiques et de la société civile présents ont décidé de :

  • Mettre en place un comité de soutien ;
  • Saisir l’opinion nationale et internationale ;
  • Et mobiliser tout le peuple de Guinée pour permettre à Dr MILLIMOUNO de jouir de ses droits fondamentaux.

Nous interpellons toutes les personnes éprises de paix, de liberté et justice à se mobiliser massivement pour garantir les principes de la démocratie et de l’Etat de droit chèrement acquis par le peuple de Guinée, dont Dr Faya MILLIMOUNO est l’un des artisans.

Nous demandons au peuple de Guinée de rester à notre écoute dans les heures et les jours à venir.

Vive la démocratie

Conakry le 08 août 2019

Les acteurs des partis politiques et de la société civile.

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Veille de Tabaski à Conakry : les marchés à bétail entre rareté des clients et cherté des prix

8 août 2019 à 17 05 15 08158

La fête de l’Aïd-el-Kebir, communément appelée fête de Tabaski, approche à grands pas. A moins de 72 heures de cette grande fête musulmane devant être marquée par l’immolation d’un animal en guise de sacrifice, les marchés à bétail de Conakry sont très animés. Si l’offre en bêtes est très grande, la demande chez les clients est moins importante. C’est le cas au marché à bétail de Simbaya Gare, dans la commune de Matoto, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Depuis quelques jours, le marché à bétail de Simbaya Gare a fait son plein. Des moutons, chèvres et vaches en provenance de l’intérieur du pays et même du Mali voisin inondent les lieux. Mais, les clients, eux, se font toujours rare. Une situation qui pourrait s’expliquer par la cherté des prix des bêtes, selon Mamadou Baïlo Diallo, un citoyen rencontré sur les lieux.

« Je viens d’acheter deux vaches ici au parc de Simbaya Gare. Mais, avant que je ne vienne ici, je suis allé d’abord au niveau de deux pacs à bétails. J’ai trouvé que les prix sont relativement les mêmes. Finalement, j’ai acheté ici deux bœufs. Un pour mon frère à 5 millions de francs guinéens et l’autre pour moi à 4 millions 500 mille francs guinéens. J’ai aussi demandé les prix des moutons et j’ai trouvé qu’ils varient entre 800 mille et 2 millions de francs guinéens. Mais, je n’ai pas acheté les moutons. Donc, les prix sont partout élevés », a confié monsieur Diallo.

Du côté des vendeurs par contre, on soutient que ce ne sont pas tous les prix qui sont élevés. Selon Mamadou Samba Diallo, le président du parc de Simbaya Gare, les prix varient en fonction de la qualité de la bête. « Tout client qui vient ici aura la bête qui correspond au montant qu’il a envoyé. Tout client qui vient ici aura soit un bélier, une chèvre, ou une vache.

Le prix de la vache commence à partir de 2 millions de francs guinéens jusqu’à 6 millions de francs guinéens. Pour les moutons et les chèvres les prix varient entre 800 mille à 3 millions de francs guinéens. Donc, les prix varient en fonction de ce que le client veut », a-t-il expliqué.

Dans la même lancée, Thierno Abdoulaye Diallo, un autre vendeur au parc de Simbaya Gare, indique que « les rares clients qui sont venus ici ont obtenu ce dont ils ont besoin, car chaque bête correspond à un prix. Aucun client n’est venu ici pour repartir bredouille, sans avoir un mouton ou une vache », a-t-il dit.

Les vendeurs de bétail reconnaissent tout de même qu’il y a eu une hausse des prix par rapport aux mois précédents. Mais, ils assurent que cette augmentation ne dépend d’eux. « Là où on achète les vaches dans les villages, ça coûte cher, surtout celles qu’on achète à Bamako. Elles coûtent très cher avec le dédouanement. Donc, si on achète à un prix élevé, on revend naturellement à un prix élevé. C’est pourquoi les bêtes coûtent cher actuellement », soutient le président du parc de Simbaya Gare.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel: 620 589 527/654 416 922

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Maison centrale de Conakry : Sidya Touré empêché de rencontrer Faya Millimono

8 août 2019 à 16 04 01 08018

Parti rendre visite à Dr Faya Millimouno, le président de l’UFR a été empêché ce jeudi, 8 août 2019, de rencontrer le leader du Bloc Libéral, détenu à la maison centrale depuis bientôt une semaine. Il a été signifié à Sidya Touré qu’il faut se munir d’une autorisation avant de rencontrer son collègue, incarcéré pour diffamation contre le ministre de la justice par intérim, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Selon Ahmed Tidiane Sylla, responsable de la communication de l’UFR, « le président, en compagnie de certains membres du bureau exécutif du parti et de responsables du parti à Kaloum, a voulu rendre visite à Dr Faya en guise de solidarité. Mais, il leur a été signifié qu’i faut se munir au préalable d’une autorisation. Donc, ils n’ont pas pu avoir accès à Dr Faya ».

Pour Ahmed Tidiane Sylla, l’UFR souhaite que le président du BL recouvre la liberté très prochainement. « Nous ne souhaitons pas aller chercher une autorisation pour revenir. Notre souhait est que Dr Faya soit mis en liberté, surtout qu’il a présenté ses excuses. Il n’y a pas de raison de le garder là-bas si ce n’est politique. Combien de gens ont été tués ici sans qu’on ne sache quoi ce soit ? Nous espérons qu’il va bientôt se retrouver à l’air libre », a lancé le responsable de la cellule de communication de l’UFR.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél 628 17 99 17

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Women’s Meeting Day : la 2ème édition se tiendra les 15 et 16 août à Conakry

8 août 2019 à 15 03 29 08298

Après la réussite de la première édition l’an dernier, la conférence dénommée Women’s Meeting Day revient cette année encore. Organisée par l’agence FABIDIA EVENT AND COM en partenariat institutionnelle avec le ministère de l’industrie et le ministère de l’information et de la communication, cette deuxième édition se tiendra les 15 et 16 août 2019 à Conakry, a appris Guineematin.com des organisateurs.

C’est par une formation en « prise de parole en public et développement personnel » que cette deuxième édition va démarrer, le jeudi 15 août 2019. 35 femmes vont prendre part à cette formation. A l’issue des travaux, des satisfécits seront décernés aux participantes.

Au lendemain de cette formation (vendredi, 16 août 2019), se tiendra la conférence à l’hôtel Kaloum de Conakry, sous le thème « Femme, moteur du changement ». Selon les organisateurs, cette initiative vise à participer à l’émancipation et au leadership de la femme guinéenne ; permettre aux femmes guinéennes d’avoir un endroit où leurs efforts seront reconnus ; permettre à d’autres femmes ayant atteint un certain stade de leurs carrières d’inspirer d’autres générations en l’occurrence, la jeunesse ; et à d’autres femmes d’être des modèles et des sources de motivation.

« Cette conférence ouvre ses portes à toutes les femmes entrepreneuses ou aspirant à l’être. Des panels autour de différents aspects, seront débattus par différentes intervenantes expérimentées et reconnues comme des modèles de réussite. L’entrepreneuriat féminin sera mis à l’honneur », explique Fatoumata Binta Diallo, Directrice générale de l’agence FABIDIA EVENT AND COM.

Elle précise que « la participation à ce panel se fera sur invitations et inscriptions en ligne. L’idéal est de ressembler des femmes et des hommes expérimentés autour d’une thématique, afin de discuter ensemble et de trouver des solutions. Comme lors de la précédente édition des membres du gouvernement et autres invités de calibres vont également prendre part à cette conférence ».

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

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Crash d’un hélicoptère à Conakry : « l’épave en voie de repêchage » (DIRPA)

8 août 2019 à 15 03 03 08038

Les opérations de repêchage de l’hélicoptère de l’armée de l’air guinéenne qui s’est abîmé mardi dernier aux larges de Conakry ont commencé. C’est Aladji Cellou Camara, le directeur de la communication et des relations publiques de l’armée, qui l’a annoncé ce jeudi, 08 août 2019, sur sa page Facebook. Il annonce que les premiers débris de l’appareil ont été remontés.

« Les plongeurs touchent au but. Des débris rejoignent la terre ferme. L’épave en voie de repêchage. L’Atlantique continue de restituer à l’armée guinéenne ce qui lui appartient et appartient par conséquent à la Guinée », a-t-il écrit.

On n’en sait rien cependant, pour l’heure, sur la situation des deux pilotes qui étaient à bord de l’appareil au moment du crash.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

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Gestion des fonds alloués à la participation de la Guinée à la CAN 2019 : voici le premier rapport de l’audit

8 août 2019 à 14 02 22 08228

Quelques semaines après sa mise en place, la mission d’audit instituée par le Premier ministre guinéen pour voir plus clair sur la gestion des fonds alloués à la participation de la Guinée à la CAN 2019 a fait sa première communication officielle ce jeudi, 08 août 2019. Elle a fait le point de l’évolution de ses travaux, annonçant qu’un rapport d’étape a déjà été remis, il y a près d’une semaine, au PM, Ibrahima Kassory Fofana.

La mission annonce que c’est un montant de 86 milliards 110 millions 494 mille 543 francs guinéens qui a été débloqué pour assurer la participation du Syli national à la Coupe d’Afrique des Nations de football Egypte 2019. Dans ce montant, une somme de 14 milliards 954 millions 107 mille 359 francs guinéens a été reversée au Trésor Public après l’élimination de l’équipe guinéenne, précisent les auditeurs.

Guineematin.com vous propose ci-dessous le premier rapport lu devant la presse par Fodé Oumar Touré, conseiller chargé du contrôle et de l’éthique auprès du Premier ministre.

  Rapport d’étape  Audit CAN 2019

Comme vous le savez, notre pays a été représenté, cette année,  à la Coupe d’Afrique des Nations de football qui s’est déroulée en Egypte du 21 juin au 19 juillet 2019.

Pour permettre une pleine réussite à notre participation à cette compétition africaine, le Gouvernement a dégagé d’importants moyens financiers à  hauteur de 86 110 494 543 GNF pour couvrir les primes, le transport, l’achat des équipements, l’hébergement, la restauration de notre délégation. En outre,  1 700 000 $ US ont été dégagés pour les droits de  retransmissions acquis pour la période 2019- 2021.

Ces montants étaient modulés en paiement sur les différentes phases de la compétition.

Malheureusement, notre participation s’est arrêtée en huitième de finale le 07 juillet 2019.

Tirant les premières leçons de notre participation à ce rendez-vous sportif,  le Premier Ministre Dr Ibrahima Kassory Fofana, avec l’accord de Monsieur le Président de la République, le Professeur Alpha Condé, a instruit le Ministre de l’Economie et des Finances de procéder à l’audit financier de la participation de la Guinée à cette CAN.

Les diligences de la mission ont consisté à examiner :

  • les dépenses sur le regroupement des joueurs et encadreurs depuis leurs différents Clubs jusqu’à Conakry et de Conakry à Marrakech au Maroc ;
  • le transport des joueurs,  encadreurs, officiels et supporters ; de Conakry au lieu des compétitions ;
  • L’hébergement et la restauration des officiels et supporters à Alexandrie et au Caire ;
  • La couverture médiatique et les droits de diffusion.

Pour des raisons de regroupement des interlocuteurs notamment de la Fédération Guinéenne de Football et du Ministère des Sports, la mission a démarré le 19 juillet 2019. 

A date, l’évolution de la mission d’audit se présente comme suit :

  • Un rapport d’étape a été remis à Monsieur le Premier Ministre, le vendredi 2 Aout  2019.
  • Un reversement de 1 567 350 $ US soit 14 954 107 359 GNF a été fait au profit du Trésor Public par le Ministère des Sports.

Après avoir pris connaissance du rapport d’étape, le Premier ministre  a donné des instructions fermes et précises pour que certaines rubriques soient mieux renseignées et développées. Il s’agit entre autres :

  • des dépenses prises en charge par la CAF et préfinancées par le Gouvernement.
  • la situation des dépenses effectuées au compte du Comité de Soutien pour un éventuel remboursement sur les fonds collectés.

L’audit obéit à des normes incontournables notamment de procédure contradictoire, de fiabilité et d’objectivité du rapport. Ces exigences couplées à l’obligation de transparence à laquelle le Gouvernement nous invite à la poursuite de la mission en vue de répondre à toutes les questions posées par Monsieur le Premier Ministre.

La présente communication vise à partager avec l’opinion publique, le rapport d’étape en respect du principe de reddition de compte qui régit désormais la gestion des ressources de la République conformément à la volonté du professeur ALPHA CONDE et à laquelle le gouvernement est assujetti.

Je vous remercie pour votre aimable attention.

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Commandant Sidy Mahmoud Keita : le Prince des armes, de la bonté et de l’humilité de Kouroussa

8 août 2019 à 13 01 18 08188

C’est à Kouroussa, au cœur de la Savane guinéenne, que naquit celui qu’on prénomma Sidy Mahmoud, fils de Namory Kéita, le « Diamanati » du Hamana, et d’Aissata Traoré, une Kassounké, fille du chef de canton de Kangaba, au Mali.

Il grandit dans la concession familiale, au milieu de ses nombreux frères et sœurs, avant de rejoindre l’école coranique puis française en compagnie de sa classe d’âge, rigoureusement respectée dans la stratification sociale au Mandingue.

Ces activités académiques viennent s’ajouter aux différents jeux avec des parties en brousse et dans les eaux du majestueux Djoliba, le tout supervisé par des ainés très vigilants et sévères à la moindre faute des cadets qu’ils préparent déjà à la vie d’homme sous une autorité parentale responsable.

Le respect des valeurs traditionnelles, le métier des armes et les brillants résultats obtenus par ses fils à l’école française, font de Kouroussa une place prestigieuse et forte dans l’histoire de la Guinée.

Un nom sorti de la forge pour mettre la plume dans l’encrier cristallise alors toute l’intelligence et toute l’ardeur combative des fils de Kouroussa. Il s’agit de Camara Laye, estampillé « l’Enfant Noir », son premier roman.

L’illustre enseignant et syndicaliste, Koumandian Kéita sera également une référence dans le domaine de l’éducation, tandis que le général Noumandian Kéita fonda l’armée guinéenne, après d’éminents services rendus sous le drapeau français.

« Diamanati Namory », ce descendant de Manden Mory, le frère cadet de Soundiata Kéita, est un visionnaire rompu aux charges et fonctions du commandement des hommes et entend par conséquent donner le bel exemple de l’intérieur même de sa famille.

Après ses études primaires, Sidy Mahmoud est envoyé à l’école des enfants de troupe avant de poursuivre, à l’indépendance de la Guinée, sa formation en Union Soviétique.

De retour au pays, il servira au Bataillon du Quartier Général au camp Almamy Samory Touré et sera par la suite détaché à l’Institut Polytechnique Gamal Abdel Nasser de Conakry en qualité d’officier major au cœur même du temple du savoir. C’est pendant qu’il renforçait ses capacités intellectuelles, au contact des professeurs et étudiants de Poly, qu’il sera affecté à Kérouané comme commandant de compagnie.

Jusque là, l’occasion de prouver son génie militaire ne s’était pas offerte à lui. L’agression portugaise du 22 novembre 1970 sera celle qui va le projeter au devant de la scène quand le contingent de la Haute Guinée, dont il faisait partie, prit une part active à la résistance contre l’envahisseur.

Mais, le fils de « Diamanati Namory » ne savait pas encore que sa bravoure, sa ténacité et ses qualités de meneur d’hommes vont pour toujours l’éloigner du camp pour les résidences des gouverneurs de région. En 1971, il est affecté en cette qualité à Gaoual, en remplacement du capitaine Kémoko Doumbouya, dénoncé et arrêté comme appartenant à la cinquième colonne.

L’affectation du capitaine Sidy Mahmoud Kéita n’est pas fortuite car Gaoual est une région frontalière surtout avec la Guinée-Bissau encore sous le joug portugais. Il met en place un important dispositif militaire de riposte sans pour autant verser dans un zèle de nature à perturber la quiétude des populations auxquelles il s’associe pleinement en boostant les activités artistiques, sportives et culturelles.

A noter que c’est dans ce cadre que moi-même je fus découvert et encouragé sur le terrain vague de Sinthiourou me servant d’une boite vide de jus comme micro.

Sans désemparer, il me suivit, me soutint, aidé en cela par ses frères, les ministres Mamady et Seydou Kéita jusque dans les studios de la « Voix de la Révolution »pour faire la brillante carrière internationale dans la presse sportive qui est la mienne aujourd’hui.

C’est sous son impulsion que Beyla sera classé premier de la Guinée Forestière à la quinzaine artistique, sportive et culturelle de 1978 à N’zérékoré et obtenu de brillants autres résultats dans des domaines jusque-là en sommeil dans le Konia.

Il en sera ainsi à N’zérékoré et à Kissidougou, où il sera affecté avec une parenthèse de deux semaines, quand il sera nommé ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République de Guinée en Chine.

Le président Ahmed Sékou Touré annulera le décret après avoir été informé que le commandant Sidy Mahmoud Kéita, avait à ses côtés et partout sa mère et la première femme de son père qui n’avait pas fait d’enfants. Et ce n’est pas tout, car en plus de garder ses deux vieilles mères, il relevait d’un rite quotidien pour lui de s’agenouiller devant elles les matins avant de se rendre au bureau et à son retour le soir avant de rejoindre ses appartements.

En dépit de la garde que montaient les agents de sécurité à la résidence du gouverneur de région muni d’une torche, le locataire des lieux inspectait toutes les chambres pour s’assurer de la présence effective de toute la maisonnée.

Toutes les sorties de ses enfants étaient subordonnées à une permission accordée, dont la durée était déterminée par lui-même après un exposé des motifs convaincants.

Fils de Kouroussa, cette académie inviolable des valeurs et normes sociales, militaires, administratives, diplomatiques et littéraires expressives, d’une identité jalousement conservée au son et au rythme du Doundoumba, cette danse des hommes forts, Sidy Mahmoud Kéita ne voulait en aucune manière assister à l’érosion de l’éthique du droit et de la solidarité ; d’abord familial, c’est pourquoi partout où il a servi, il a cultivé la terre et envoyer toute la moisson à Kouroussa pour soulager la nombreuse famille de son père « Diamanati Namory », le chef du Hamana ; ensuite national, avec la dimension du guinéen tout court, attentif et généreux envers tous, fidèle qu’il a toujours été aux valeurs d’essence et d’inspiration humaines.

Sidy Mahmoud était ce capitaine de l’aristocratie militaire, capable de trouver les bons vents grâce à une voilure de qualité et un maillon fort des symboles. Il avait le limon de ce pays dans la composition de sa chair, transpirant et se grattant au sang pour le défendre dans l’honneur la grandeur et la dignité.

Malheureusement, l’hémorragie des élites dont la Guinée est coutumière fera disparaitre le commandant Sidy Mahmoud Kéita à la faveur des douloureux événements du 4 juillet 1985, alors qu’il était membre du CMRN (Comité Militaire de Redressement National) et ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique.

Il sera fusillé le 8 juillet 1985 et jeté dans une fosse commune au pied du mont Gangan à Kindia, en compagnie de plusieurs autres officiers, dont certains étaient fils de Kouroussa comme lui, s’ils n’étaient pas de sa propre famille.

En organisant ce tournoi de football, dont la finale se jouera le mercredi, 14 août 2019, à 16 heures au stade préfectoral de Kouroussa, pour honorer la mémoire de ce grand fils de la Guinée entière, la jeunesse de Kouroussa nettoie ainsi les égouts du passé et se met à l’avant-garde du combat pour le triomphe des nobles idéaux d’amitié, de fraternité, d’unité, de paix, de solidarité et de partage entre tous les fils de notre cher pays.

Paix à l’âme du commandant Sidy Mahmoud Keita. AMEN !

Par Amadou Diouldé Diallo, Journaliste-Historien

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Conakry : le Groupe Santé Pour Tous (GSPT) Never Die vante les mérites du Moringa

8 août 2019 à 12 12 42 08428

Dans le cadre de la célébration de sa 4ème année d’existence, l’entreprise Groupe Santé Pour Tous (GSPT) Never Die Guinée a organisé une conférence-débat à Sonfonia Gare dans la soirée du mardi, 06 août 2019. Les débats ont essentiellement porté sur la valorisation de la plante Moringa et d’autres plantes médicinales africaines qui constituent la spécialité de ladite entreprise, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Cette conférence a été animée par l’assistante de direction du Groupe Santé pour tous Moringa Never Die, Houleymatou Kourouma. Dans son exposé, la conférencière est revenue sur les impacts que la valorisation de la plante Moringa peut offrir en faveur de l’Afrique en général, et la Guinée en particulier. « Nous voulons valoriser les plantes naturelles car la nature ne meurt jamais. Sinon, ces plantes là, avec le Moringa qui est surtout une plante qui traite plusieurs maladies, cela va nous apporter beaucoup en Guinée.

Au lieu d’aller importer des produits chimiques, si nous consommons les produits naturels, ça nous rend vraiment africains. Pendant 4 ans de recherches sur le Moringa, nous avons compris qu’il existe plusieurs impacts dans différents domaines. Dans le domaine de l’environnement, la culture de Moringa contribue à la protection et la préservation de notre environnement contre les effets néfastes de réchauffements climatiques.

Concernant le domaine sanitaire, la consommation des produits issus de la transformation du Moringa apporte la santé et le bien-être en luttant contre la malnutrition de la population rurale et urbaine. S’agissant du domaine économique, le développement de la filière MORINGA augmente le produit intérieur brut de notre pays en limitant l’importation de certains produits similaires qui sont néfastes à la santé tout en diminuant la fuite des capitaux », a révélé Houleymatou Kourouma.

Au terme de l’exposé, le PDG de l’entreprise Groupe Santé Pour Tous (GSPT) Never Die Guinée, Mamadou Hady Barry, est revenu sur quelques produits fabriqués à partir de la plante médicinale Moringa. « Notre produit, c’est Moringa Never Die, c’est-à-dire un produit fait sur la base de Moringa, qui est une plante originaire de l’inde, connue dans le monde à travers ses vertus nutritionnelles et thérapeutiques. Aujourd’hui, nous sommes là dans le cadre de la valorisation non seulement de cette plante Moringa, mais encore la médecine traditionnelle africaine parce que nous avons constaté que cette médecine est en retard.

Cependant, c’est une médecine qui peut générer de l’emploi pour les jeunes, mais qui peut aussi protéger l’environnement à travers le reboisement. Donc, nous avons décidé d’avoir pour projet la promotion et valorisation de la médecine traditionnelle africaine qui est Moringa Never Die.

Pour cela, nous avons plusieurs produits faits sur la base du Moringa, notamment le pauvre Moringa qui lutte contre la constipation et l’hémorroïde ; le savon Moringa, qui lutte contres les dermatoses ; le terre-à-terre, qui lutte contre la faiblesse sexuelle ; l’huile et la pâte dentifrice qui luttent contre les maux de dents ; le thé Moringa, qui réduit le taux de sucre dans le sang et qui normalise la tension ; le savon terre-à-terre, qui lutte contre les infections au niveau de l’appareil génital chez l’homme tout comme chez la femme », a-t-il expliqué.

Monsieur Barry en a profité pour dévoiler les perspectives de sa structure. « Nous avons plein de projets. Nous sommes-là, nous entreprenons des projets dans la médecine naturelle ; dans l’agriculture afin d’apporter quelque chose à notre nation, c’est ça notre vision ».

A noter que la cérémonie a pris fin par la coupure du gâteau d’anniversaire et la remise de satisfécits aux responsables et agents commerciaux de l’entreprise.

Mamadou Laafa Sow pour Guineematin.com

Tel : (00224)622919225 / 666919225

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12 admis au Bac à Kouroussa : « plusieurs facteurs sont à la base de cet échec » (DPE)

8 août 2019 à 10 10 54 08548

Avec une moyenne nationale de 24,38%, les résultats du baccalauréat unique session 2019 sont loin d’être à la hauteur des attentes. Mais, les résultats de la préfecture de Kouroussa sont particulièrement catastrophiques. Dans la ville du célèbre écrivain guinéen, Camara Laye, seulement 1,82% de ceux qui ont composé ont eu le bac. Ce sont les chiffres fournis par la direction préfectorale de l’éducation au correspondant de Guineematin.com basé à Kankan.

« En sciences sociales, on a présenté 240 candidats dont 38 filles ; 9 d’entre eux sont admis dont une fille. En sciences expérimentales, on a présenté 262 candidats dont 106 filles ; il y a un seul admis dont 0 fille. En sciences mathématiques, les candidats étaient au nombre de 159 dont 28 filles ; il y a eu 2 admis dont 0 fille. Donc au total, 659 candidats dont 172 filles ont effectivement composé, le nombre total d’admis est de 12 dont une fille. Soit un taux de réussite de 1,82% », a indiqué Mamady Condé, DPE de Kouroussa.

Le responsable éducatif regrette « un échec massif » et soutient que « plusieurs facteurs sont à la base de cet échec. Comme vous le savez, les dispositifs mises en place par le ministère en charge de l’éducation par rapport à la gestion des examens, les interdits ont été dictés dans les ateliers régionaux préparatoires et les surveillants tout comme les candidats ont été largement sensibilisés par rapport à ces interdits. Mais, les gens ne sont pas habitués à ce qui doit être fait normalement et c’est ce qui a joué ».

Le directeur préfectoral de l’éducation de Kouroussa annonce qu’il va prendre des dispositions pour éviter un échec de ce genre dans les années à venir. « On s’est rendu compte que désormais, il faut prendre beaucoup de précautions avant d’aller à l’examen. Cela, pour éviter des résultats de ce genre à Kouroussa précisément », a-t-il laissé entendre.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA, Guineematin.com
Tel : 00 224 627 24 13 24

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Nouvelle Constitution : le REFIG implique les femmes dans le débat

8 août 2019 à 10 10 27 08278

Le Réseau des Femmes Intègres de Guinée (REFIG) prend position dans le débat pour l’adoption d’une nouvelle Constitution. C’est dans ce cadre qu’il a organisé hier, mercredi 07 août 2019, à Conakry, un débat ayant pour thème « le rôle et la responsabilité des femmes vers l’adoption d’une nouvelle Constitution ».

Ce débat, organisé sous forme de panels et qui a réuni une centaine d’organisations féminines, a pour objectif de « garantir et renforcer les causes de vos enfants, vos familles, vos époux vers l’adoption d’une nouvelle Constitution », a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Selon Marie Rose Gomou, la présidente du REFIG, ce débat national des femmes de Guinée vise à donner la parole à la gent féminine à se prononcer sur le débat relatif au projet de nouvelle Constitution dans notre pays. « La Guinée est à un tournant historique de son décollage et la femme de Guinée, étant à l’avant-garde de toutes les luttes, est encore prête à partager son avis et à agir autour du débat sur la nouvelle Constitution qui fait rage dans la cité depuis plus d’un an.

Nous avons été dans les quartiers pour des sensibilisations de proximité, il était enfin grand temps que nous instituions un cadre de discussions qui nous servira de lieu d’échanges pour porter nos préoccupations dans l’élaboration de la nouvelle Constitution et veiller à une adhésion massive et objective des femmes afin d’influencer positivement les destinées de notre cher pays. Car ce que femme veut, Dieu le veut. Alors, les femmes Intègres de Guinée, vos enfants, vos familles, vos époux comptent sur vous pour garantir et renforcer leurs causes vers l’adoption d’une nouvelle Constitution », a-t-elle lancé.

Abondant dans le même sens, Domani Doré, ancienne ministre et marraine de l’association, s’est réjouie de la qualité de l’organisation. Pour elle, il était plus que nécessaire de créer un cadre de concertation légale où les femmes pouvaient venir débattre de ce projet de nouvelle Constitution. « Cela, pour permettre la prise en compte de leurs préoccupations par les différentes thématiques qui nous interpellent : vous avez l’éducation, vous avez la santé, vous avez la sécurité, bien entendu beaucoup d’autres domaines…

Si on n’est pas capable d’ouvrir le débat de manière à ce que chacun s’y retrouve, ça va être compliqué. Aujourd’hui, nous avons eu l’occasion de vivre un événement que je qualifie d’historique, car un grand débat national vers l’adoption d’une nouvelle Constitution en prenant en compte les responsabilités et rôles de la femme dedans, a été une belle occasion de découvrir d’autres femmes centrées sur leurs différentes expertises », a dit la conseillère communale de Matoto.

A l’issue de ce débat, les attentes de Domani Doré sont : « celles de contribuer à la sensibilisation des populations, surtout les femmes, des personnes analphabètes, ceux-là qui ne comprennent pas la portée (…) Parce que comme le disait l’une d’entre elles, on ne peut pas tresser quelqu’un à son absence. Il faut bien qu’elles aient l’occasion d’être à la table et qu’elles ne pensent pas que c’est un débat politique. Non, c’est un débat social, économique, politique, sécuritaire, qui dépend de chacun d’entre nous.

Personne ne peut être mieux placé que quelqu’un qui vit à Avaria pour voir ce qu’il faut faire à Avaria (…) Le débat lié à la nouvelle Constitution n’a rien à voir avec un mandat. Le mandat n’est qu’un compartiment infime de cette constitution qui mérite d’être renouvelée. Et donc, c’est pour vous dire que tout ceci, c’est des choses qu’on doit débattre. Et, vous avez eu l’occasion d’entendre certaines femmes qui estiment que le professeur Alpha Condé doit continuer, il y a d’autres qui estiment non, d’autres également qui estiment qu’au sein de cette constitution, on doit veiller à la parité. Ce sont des questions qui nous interpellent », a-t-elle laissé entendre.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Restriction de libertés en Guinée : Bouréma Condé interdit à des défenseurs des droits humains de travailler sur le terrain

8 août 2019 à 8 08 50 08508

La restriction des libertés des citoyens, constatée depuis plus d’une année, va crescendo en Guinée. La dernière en date est celle faite à l’Organisation Guinéenne de Défense des Droits de l’Homme et du Citoyen (OGDH). Cette organisation, avec ses partenaires, s’est vue interdire de mettre en œuvre les activités du projet sur la « Prévention de la Violence et consultations communautaires », a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Selon nos informations, l’OGDH, en partenariat avec l’AVIPA (Association des Victimes, Parents et Amis du 28 septembre) et la COJEDEV (Consortium des associations de Jeunes pour la Défense des Victimes de Violence, appuyée par la Coalition Internationale des Sites de Conscience (CISC), envisageait d’organiser des activités dans les quatre régions naturelles de la Guinée. Ces activités s’inscrivent dans le cadre de la mise en œuvre du projet intitulé « Prévention de la Violence et consultations communautaires ».

Dans une correspondance en date du 22 juillet dernier, adressée à Boureyma Condé, ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, l’OGDH a expliqué le sens de sa démarche tout en lui demandant de « bien vouloir intervenir auprès des autorités concernées pour la réalisation effective de ces activité ».

Mais, dans une réponse en date du 05 août 2019, le ministre Boureyma Condé a annoncé la suspension des activités dudit projet qui est dans sa phase II. « Pour des raisons judiciaires, sociales, politiques et humanitaires et surtout des exigences de la justice transitionnelle, je vous demande de surseoir à l’exécution de ces activités en attendant que les tribunaux se prononcent sur les dossiers qui lui sont soumis dans l’intérêt de la paix et de la stabilité sociale sur notre territoire », soutient le ministre.

Voir ci-dessous les copies des échanges en les deux camps.

Courrier de l’OGDH

Réponse du ministre Bouréma Condé

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél 628 17 99 17

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Visite de courtoisie de M. Tony Elumelu au Président du Sénégal M. Macky Sall

8 août 2019 à 7 07 22 08228

M. Tony Elumelu, président du Groupe bancaire panafricain UBA plc et philanthrope qui œuvre pour la promotion et la croissance des entrepreneurs Africains, accompagné de dirigeants de la banque a été reçu par le Président de la République du Sénégal, son Excellence M. Macky Sall , le 06 août 2019 à l’occasion d’un déjeuner à Dakar, en présence de quelques membres du gouvernement en l’occurrence M. Amadou HOTT Ministre de l’Economie du Plan et de la Coopération et de M. Papa Amadou Sarr Ministre Délégué Général à l’Entreprenariat Rapide (DER).

M. Elumelu a tenu à effectuer le déplacement jusqu’à Dakar pour remercier son Excellence Macky Sall pour sa participation lors du 5ème Forum de l’entreprenariat de la Fondation éponyme.

M. Elumelu est revenu sur le partenariat entre l’Etat du Sénégal via la DER et sa Fondation. Ce partenariat portant sur le financement à hauteur de 1 million de dollars soit environ 500 millions de francs CFA de la phase d’expansion de 200 jeunes lauréats sénégalais suite à leur accompagnement en subvention/formation par la Fondation est un levier important de la transformation structurelle

Le Président du Groupe UBA a aussi exprimé son positivisme dans la dynamique de développement que l’Afrique a pris au travers de l’entreprenariat privé. Selon lui, la mise en œuvre de l’Africapitalisme donnera une impulsion à l’économie des pays Africains tant par l’encadrement des PME que par la mise en place des solutions aux problèmes par des entrepreneurs locaux.

Par ailleurs, les discussions ont aussi porté sur les ambitions de la banque au Sénégal et son engagement dans l’économie sénégalaise. Rappelons que la banque présente depuis une décennie propose des produits et services d’excellente qualité et aux meilleurs prix en mettant à la disposition de sa clientèle une équipe expérimentée, dévouée, intègre et prête pour assurer le meilleur service au client. Aujourd’hui, UBA Sénégal a su se faire une place remarquable sur le marché Sénégalais.

En marge de cette visite, Tony Elumelu s’est entretenu avec le dernier né du paysage médiatique sénégalais, ITV, la première télévision digitale, entretien autour duquel, il s’est étendu sur ses ambitions pour l’Afrique et sa vision : des investissements viables pour contribuer à la croissance du continent dans tous les secteurs.

A propos de United Bank For Africa

United Bank for Africa est l’une des principales banques africaines avec des opérations dans 20 pays africains et une présence dans les centres financiers mondiaux : New York, Londres et Paris. La vision du Groupe UBA est celle d’être l’institution incontestée de services financiers en Afrique, un modèle pour les entreprises africaines en créant une valeur supérieure pour toutes ses parties prenantes, en respectant les normes professionnelles et éthiques les plus élevées et en construisant une institution pérenne.

Transmis par le service de communication de UBA en Guinée

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