Accueil des pèlerins, port de Soobî, comportement à adopter…. Oustaz Ramadan à Guineematin

19 août 2019 à 21 09 54 08548
 Oustaz Mohamed  Ramadan Bah, chroniqueur islamique et Imam à la Mosquée de Koloma
Oustaz Mohamed Ramadan Bah, chroniqueur islamique et Imam à la Mosquée de Koloma

« Le pèlerin, quand il quitte la Mecque, les jours qui suivent, ses invocations sont exaucées ; c’est le Prophète Mohamed (PSL) qui le dit. Mais, il ne faut pas aller saluer le pèlerin dans l’intention d’avoir quelque chose comme l’eau de jam-jam, un boubou, un foulard ou des chapelets. Il faut éviter cela. Le pèlerin aussi ne doit pas s’attendre à ce que tous ceux qui viennent le saluer lui apportent quelque chose »

Le pèlerinage des musulmans aux lieux saints de l’Islam a pris fin il y a quelques jours en Arabie Saoudite. Les fidèles, après avoir accompli ce 5ème pilier de l’Islam, ont déjà commencé à regagner la Guinée. Ces dernières années, il a été constaté de grandioses manifestations pour l’accueil des pèlerins, avec parfois des cérémonies pompeuses. Interrogé à ce sujet par un reporter de Guineematin.om, ce lundi 19 août 2019, Oustaz Mohamed Ramadan Bah, chroniqueur islamique et Imam à la Mosquée de Koloma, dans la commune de Ratoma, a dénoncé cet état de fait.

Guineematin.com : au compte de cette année 2019, le pèlerinage est terminé. L’heure est au retour au bercail pour les fidèles musulmans qui ont fait le hadj. Qu’est-ce qu’il est conseillé de faire pour l’accueil des revenants du hadj ?

Oustaz Ramadan Bah : le pèlerinage est terminé pour cette année. Ceux qui sont allés à la Mecque pour faire le pèlerinage, nous prions Dieu pour qu’il exauce leur pèlerinage et qu’ils retournent dans leur pays dans les meilleures conditions. Pour accueillir ces pèlerins, il s’agit tout simplement d’envoyer à l’aéroport une ou deux personnes pour accueillir son parent proche. A ce niveau, rien n’est recommandé par la religion. Maintenant, pour accueillir les pèlerins, il faut faire beaucoup attention qu’il soit homme ou femme. Parce qu’on constate à leur arrivée, de l’aéroport jusqu’à la maison, il y a des choses anormales qui se passent. Il s’agit des accolades entre deux personnes. Ça, l’islam l’interdit. Les salutations par les mains entre deux personnes qui peuvent se marier aussi, l’islam interdit cela. Mais, on voit ça le plus souvent. Si c’est la famille, entre frères et sœurs ou entre père et fils ou entre époux, ce n’est pas interdit de se serrer les mains. Mais, entre deux personnes qui peuvent se marier, cela est formellement interdit par l’islam. Il faut également éviter les regroupements. Cela n’est pas interdit par la religion, mais ce n’est pas bon de créer des embouteillages pour fatiguer les pèlerins. Il faut leur permettre de bien rentrer à la maison. C’est pour cela, il ne faut pas envoyer 10 ou 15 personnes pour aller accueillir à l’aéroport un seul pèlerin. Cela n’est pas bien. Ils sont nombreux. Si chacun se comporte comme ça, cela va créer de la fatigue et voire même des disputes entre les musulmans. Aussi, il faut éviter de faire des cortèges et de prendre des photos. Tout ça ne fait pas partie de l’accueil du pèlerin.

Guineematin.com : quelques fois, nous remarquons le port d’uniformes par certaines personnes pour accueilli les pèlerins. Est-ce que cela n’est pas contraire à la religion ?

Oustaz Mohamed Ramadan Bah, chroniqueur islamique et Imam à la Mosquée de Koloma
Oustaz Mohamed Ramadan Bah, chroniqueur islamique et Imam à la Mosquée de Koloma

Oustaz Ramadan Bah : pour ne pas créer de nouvelles choses non prescrites par la religion, il faut éviter certaines choses. Ceux qui portent les mêmes vêtements, les uniformes communément appelé Soobî, cela n’est pas recommandé. Immoler des bœufs en disant que c’est des sacrifices, cela aussi ne fait pas partie du pèlerinage. Ce n’est pas recommandé par la religion. Surtout l’immolation, il faut s’abstenir d’immoler des bœufs ou des moutons pour dire que c’est des sacrifices. Donc, c’est des choses qu’il faut éviter pour ne pas créer de nouvelles choses non prescrites par la religion. L’innovation est interdite par la religion. Nous, nos sources, c’est le Coran et les Hadiths du Prophète Mohamed (PSL). Donc, quand quelque chose n’est pas recommandée par le Coran ou les Hadiths du Prophète Mohamed (PSL) on ne doit pas faire ça dans nos adorations. Donc, c’est à éviter.

Guineematin.com : Qu’est-ce qui est recommandé de faire alors ?

Oustaz Ramadan Bah : ce qui est recommandé, pour ceux qui n’ont pas été à la Mecque, c’est d’aller saluer de façon sincère. Il faut aller le saluer, rendre grâce à Allah et être joyeux comme eux. Surtout leur demander de faire des invocations pour nous. Parce que le pèlerin, quand il quitte la Mecque, les jours qui suivent, ses invocations sont exaucées et c’est le Prophète Mohamed (PSL) qui le dit. Mais, il ne faut pas aller saluer le pèlerin dans l’intention d’avoir quelque chose comme l’eau de jam-jam, un boubou, un foulard ou des chapelets. Il faut éviter cela. Le pèlerin aussi ne doit pas s’attendre à ce que tous ceux qui viennent le saluer lui apportent quelque chose. S’ils apportent, tant mieux ; s’ils n’apportent pas, ce n’est pas obligatoire.

Guineematin.com : Quel comportement les musulmans qui ont effectué le pèlerinage doivent adopter durant le reste de leur vie ?

Oustaz Ramadan Bah : le musulman est allé à la Mecque, il a fait le pèlerinage. A partir de là, il doit adopter un bon comportement pour le reste de sa vie. Le Prophète Mohamed (PSL) nous dit dans un Hadith que celui qui fait le pèlerinage, si son pèlerinage est accepté par Allah, il sort de ses pêchés comme le jour où sa mère l’a mis au monde. Donc, il devient propre, il n’a plus de pêchés. Alors, ils doivent préserver cela. Si avant, il avait des mauvais comportements, maintenant jusqu’à sa mort, il ne doit plus adopter des mauvais comportements. Tous les mauvais comportements, il doit les éviter, à commencer par l’habillement. Après le pèlerinage, il doit s’habiller correctement, surtout nos sœurs et nos mamans. Celles qui ne s’habillaient pas bien, à partir de maintenant, elles doivent changer leur mode vestimentaire. Jusqu’à la fin de leur vie, elles doivent être bien habillées avec des habits décents, avoir un bon comportement et un bon langage envers tout le monde. A partir de maintenant, il faudrait qu’ils évitent le mensonge, la tricherie, la calomnie, la corruption etc. Les fonctionnaires, les commerçants, et nos parents qui sont venus de l’intérieur du pays, doivent savoir qu’ils ont eu une chance qui n’est pas accordée à n’importe qui. Puisqu’il y a des gens qui vivent à la Mecque, mais Dieu ne leur a pas donné la chance de faire le pèlerinage. Maintenant toi, tu es en Guinée, Dieu t’a donné cette chance d’aller jusqu’à la Mecque pour faire le pèlerinage, il faut préserver cela jusqu’à la mort.

Propos recueillis par Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 620 589 527/654 416 922

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Loi de Finances Rectificatives : les questions des députés au ministre du Budget

19 août 2019 à 21 09 39 08398
Ismael Dioubaté, ministre du Budget

Comme annoncé précédemment sur Guineematin.com, les députés guinéens se sont penchés ce lundi, 19 août 2019, sur la Loi de Finances Rectificatives (LFR) 2019. Après le passage du ministre du Budget, Ismaël Dioubaté, la parole est revenue aux députés qui ont posé une série de questions et fait des remarques sur le passage de ce membre du gouvernement devant la représentation nationale, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Madame Kaba Hadja Zalikatou Diallo, élue du PEDN et désormais députée du RPG arc-en-ciel

Honorable Zalikatou Diallo du RPG arc-en-ciel : « je voudrais d’abord saluer les efforts du ministère du Budget en matière de recouvrement des recettes. Les recettes fiscales ont été recouvrées à fin juin 2019 avec un taux d’exécution de 102 % qui est à saluer et nous leur demandons de redoubler d’efforts pour que les recettes fiscales puissent combler le maximum de déficit budgétaire. Je voudrais ensuite demander à monsieur le ministre du budget quelle lecture il fait de la réduction de 20% du budget de certains départements ministériels lors de la loi de la loi de finances initiales, et les 20 % ont été réattribués à certains départements pour les services sociaux de base. C’est dans la mesure où je vois ici au point 2 la nécessité de rendre en compte de certaines dépenses complémentaires formulées par des départements ministériels et institutions par rapport à la mise en place de leurs politiques sectorielles. Je voudrais alors savoir quelle est la lecture qu’il fait de ce prélèvement de 20% du budget de certains départements ministériels et institutions au cours de la loi de finances initiales ».

Elhadj Mamadou Chérif Diallo, député de l’UFDG

Honorable Mamadou Chérif Diallo de l’UFDG : « je demande pourquoi jusqu’à présent nos communes n’ont pas reçu leur budget de fonctionnement. Je suis dans une commune rurale, nous sommes installés depuis octobre 2018. Jusqu’à présent nous n’avons reçu aucun franc alors qu’il est prévu au moins 100 millions par an. Nous nous réjouissons du projet ANAFIC qui finance au minimum deux projets par commune. Mais le problème est que nous ne prévoyons rien pour les maires. Ça fait que beaucoup de maires ne travaillent pas. Ils n’ont seulement qu’une prime de 150 mille francs guinéens. Vous, vous pouvez confier un budget à quelqu’un qui n’a rien, alors que l’ANAFIC rémunère les gouverneurs, les préfets et les sous-préfets ? Ils donnent quatre millions aux sous-préfets, 7 millions aux préfets, neuf millions aux gouverneurs ; mais, aucun sou aux maires. Ma deuxième question est que je vois que dans les institutions, on a augmenté le budget au niveau de trois institutions : la présidence de la République, la Cour Suprême et la Cour Constitutionnelle, alors que nous sommes en période électorale. Dans les conditions normales, nous devrions tenir une élection cette année et, je pense que ce budget de la CENI ne suffit pas, et rien n’est envisagé. Je ne sais pas si vous attendez 2020 pour agir ».

Dr Sékou Benna Camara, député du RPG arc-en-ciel

Honorable Dr Sékou Benna Camara du RPG arc-en-ciel : « j’ai une préoccupation et deux petites questions. Ma première préoccupation, c’est par rapport au contexte macro-économique budgétaire. Au point deux, il a été dit que la conclusion des négociations avec la Banque mondiale qui a abouti à un appui budgétaire de 100 millions de dollars américains. Ma préoccupation, c’est pourquoi on a toujours tendance à accumuler ou-bien à penser aux dettes ? Pourquoi ne pas penser à augmenter nos recettes ? Ma deuxième question, ce sont des préoccupations par rapport à l’environnement. La situation des conservateurs de la nature dans le domaine du ravitaillement des habits et des uniformes. Jusqu’à présent, cette question reste toujours sans avoir une amélioration au niveau du ministère de l’Environnement des Eaux et Forêts. Il s’agit de 12 milliards 750 millions de FG. Le cas des arriérées, ça c’est le deuxième point. Avec la contribution de la Guinée, nous redevons près de 257 mille dollars et si nous ne payons pas, c’est une honte pour la Guinée ».

Honorable Aly Doumbouya de l’UFR : « je tiens vraiment à féliciter le ministre du Budget, féliciter également le ministre des Travaux Publics. Pour ce qui concerne ma commune, celle de Matoto, tout le monde le sait, 75% des travailleurs de cette ville logent derrière Matoto. Quand vous prenez cette route à ce jour, la déviation Sud que monsieur le ministre vient de faire : Yimbaya jusqu’à Kissosso. Je voudrais demander qu’il puisse faire encore un effort pour réhabiliter cette déviation Nord. Au temps de la deuxième République, ça avait été goudronnée pour pouvoir désenclaver totalement Conakry. Puisque si ces deux déviations sont opérationnelles, ça peut aussitôt libérer l’autoroute ».

Honorable Kalémodou Yansané, député de l’UFDG

Honorable Kalémodou Yansané de l’UFDG : « j’ai constaté que le budget en recettes dans le secteur pétrolier a connu une augmentation de près de 1200 milliards, dont près de 200 et quelques milliards rien que pour la TSPP (Taxe Spéciale sur les Produits Pétroliers). Le chiffre a pratiquement triplé et est-ce que c’est le parc véhicule qui a doublé ? Est-ce que c’est le prix du carburant qui a augmenté de façon vertigineuse ? Est-ce que c’est la mauvaise évaluation de la LFI ? Ça donne un peu raison au syndicat qui avait demandé la diminution du prix carburant. Parce que l’augmentation que vous voyez de près de trois fois estimée au début de l’année, prouve à suffisance que les estimations à mon avis avaient été mal faites. La deuxième chose, je veux savoir la position du trésor. Cette question s’adresse à monsieur le Gouverneur de la Banque centrale. Aujourd’hui, quel est le chiffre de la position nette du trésor ? »

Propos recueillis et décryptés par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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Décès d’Agnès la star à N’zérékoré : « toute la lumière sera faite sur cette affaire »

19 août 2019 à 19 07 28 08288

Le substitut du procureur de la République près le tribunal de première instance de N’zérékoré vient de réagir au décès de l’artiste Gobou Agnès Délamou, communément appelée Agnès la star. Interrogé ce lundi, 19 août 2019, par le correspondant local de Guineematin.com, Marcel Malick Oularé rassure que « lumière sera faite sur cette affaire ».

Deux jours après la découverte du corps sans vie de la chanteuse dans sa chambre, les circonstances de sa mort restent toujours un mystère. Les nombreux fans d’Agnès, artiste adulée dans la région forestière de la Guinée, continuent à s’interroger sur ce qui a conduit à son décès. Les autorités sanitaires, qui ont effectué l’autopsie sur le corps, n’ont toujours pas rendu public leur rapport. Mais d’ores et déjà, le substitut du procureur de la République près le TPI de N’zérékoré se montre rassurant là-dessus.

« Par rapport à la mort de la démoiselle Agnès la star, l’hôpital a examiné le corps, le rapport doit être déposé aujourd’hui au niveau de la police. Parce qu’il faut le rappeler, la procédure est à ce niveau. Les enquêtes, d’abord tout partira de ces éléments du dossier, le rapport médical qui est d’ailleurs un élément clé. C’est à partir de là que nous saurons les causes de la mort. Et, c’est ce qui déterminera la nécessité ou non de l’ouverture d’une enquête.

Et si tel est le cas, un juge d’instruction va être saisi pour approfondir les enquêtes, rechercher les auteurs si c’est quelqu’un qui est la cause de cette mort et les traduire devant la justice. Elle aussi se chargera du reste. Donc, que les gens soient rassurés que toute la lumière sera faite sur cette affaire », a déclaré au micro de Guineematin.com, Marcel Malick Oularé.

A rappeler que la chanteuse et danseuse Agnès la star a été inhumée hier, dimanche 18 août 2019, au cimetière du quartier Kpama 2, dans la commune urbaine de N’zérékoré. Sa mort brutale a plongé la ville de Zaly dans une profonde tristesse.

De N’zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tél. : +224 620166816/666890877

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Les sinistrés de Souapiti : « Ibrahima Keïta continue à trahir et à mentir aux gens »

19 août 2019 à 19 07 21 08218

La bataille médiatique se poursuit entre l’union pour la défense des sinistrés de Souapiti et les responsables du projet de ce barrage hydroélectrique. Les membres de l’UDSS étaient à nouveau la presse ce lundi, 19 août 2019, à Conakry, pour s’expliquer sur ce feuilleton. Ils ont dénoncé Ibrahima Keïta, l’un des responsables du projet, qu’ils accusent de les avoir trahis et d’avoir dit des contre-vérités sur le sujet, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Selon Oumar Aïssata Camara, le porte-parole de l’union pour la défense des sinistrés de Souapiti (UDSS), leur sortie médiatique fait suite à une trahison dont ils ont été victimes de la part des responsables du projet Souapiti. « Après avoir passé un accord oral dont le contenu était de ne plus communiquer dans les médias et de partir sensibiliser nos parent pour qu’ils soient désormais rassurés que tout ira bien, on a appris sur le terrain avec grande surprise que le projet veut que les populations bougent le lendemain pendant même que nous étions sur le terrain.

Alors, on n’a pas pu comprendre cela. Sachant que l’accord avait été passé entre eux et nous, on a voulu qu’ils nous donnent des explications ou alors qu’ils continuent à patienter. Mais, malheureusement, on a vu qu’ils s’engagent dans leur logique qui est d’aller coûte que coûte au déguerpissement. C’est ce qu’on n’a pas digéré », a-t-il indiqué.

Oumar Aïsata Camara, Porte-parole de l’union pour la défense des sinistrés de Souapiti
Oumar Aïsata Camara

Ce membre de l’UDSS a répondu aussi à la récente sortie d’Ibrahima Keïta, directeur du département Environnement et développement durable du projet d’aménagement de Souapiti. Il accuse ce dernier d’être responsable du problème qui les oppose. « Monsieur Keïta, déjà tout le monde le connait, c’est d’ailleurs lui qui est le principal responsable de ce problème. Il y a très longtemps qu’il est en train de mentir à nos populations.

Il vient montrer des maquettes aux gens pour leurs dire : c’est là où vous partez, c’est des maisons pareilles qu’on va construire pour vous, vous aurez de l’eau et l’électricité. Mais sur le terrain, ce n’est pas ce qui est là-bas. Et cette fois-ci, il était parmi ceux-là qui s’étaient engagés à arrêter les travaux pour que nous aussi nous arrêtions toutes les interventions sur cette affaire. Mais, il continue toujours à trahir et à mentir aux gens », a dit le porte-parole de l’union des sinistrés.

Toutefois, Oumar Aïssata Camara reconnaît la révélation faite récemment par Ibrahima Keïta, qui a annoncé que le projet du barrage de Souapiti a donné un montant de 19 millions aux responsables de son association pour qu’ils aillent convaincre les populations impactées par le projet à accepter de déménager. Il assure cependant qu’il ne s’agit nullement d’arnaque comme cela a été dit. « Nous avons effectivement reçu 19 millions, mais pas des pots-de-vin. Le projet avait voulu que nous partions sur le terrain, en plus de notre mission d’enquête, parce qu’on avait l’intention d’enquêter davantage pour voir comment vie notre union dans la localité.

En plus de ça, le projet a sollicité que nous partions sensibiliser nos parents comme quoi désormais nous sommes autour de la table et qu’on trouvera une solution. Alors, le Directeur général du projet Souapiti a instruit de donner 19 000 000 de francs guinéens à l’union pour renforcer notre mission sur le terrain. On a reçu cela comme mesure d’accompagnement. Mais quand on a reçu ce montant, on a multiplié le nombre de missionnaires qu’on avait et on a augmenté le nombre de jours qu’on devrait passer sur le terrain. Et, on a utilisé cette somme comme frais de déplacement », précise le jeune homme.

Les membres de cette association de sinistrés dénoncent aussi de l’intimidation dont ils ont été victimes et annoncent que le déguerpissement prévu le 22 août prochain n’aura pas lieu, tant que leurs revendications ne seront pas prises en compte.

Mohamed DORE pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 07 93 59

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Boubacar Yacine Diallo : COLLEZ LA PAIX A LA PRESSE !

19 août 2019 à 19 07 07 08078
Boubacar Yacine Diallo, journaliste-écrivain

C’est avec étonnement et indignation que j’ai appris le placement sous contrôle judiciaire de Souleymane Diallo, patron du Groupe de presse « Le Lynx ».

Loin du pays, je partage la douleur fortement ressentie au sein de la presse guinéenne et exprime mes craintes face aux menaces qui pèsent sur elle.

En effet, depuis plusieurs mois déjà, des journalistes sont convoqués, entendus par des officiers de police judiciaire ou de gendarmerie, avant d’être déférés devant le Parquet et certains écroués à la Maison Centrale de Conakry. Et ce, en violation flagrante de la Loi sur la liberté de la presse dans notre pays.

A la grande surprise, des juges s’amusent à mettre en avant la loi sur la cybercriminalité, ignorant superbement la loi 002 portant liberté de la presse en République de Guinée.

Plus grave encore, des journalistes sont jetés en prison préventivement, alors que la citation directe est la procédure clairement prévue.

Il suffit qu’un haut dignitaire porte plainte contre un journaliste, pour que celui-ci soit inquiété au-delà de ce que la loi a prévu.

Qui donc a intérêt à ce que la presse se taise ou qu’elle refuse la parole aux usagers de la communication de tous bords ?

En tout cas, on a comme l’impression que les hommes de médias seront désormais soumis à de fortes pressions dans l’exercice de leur métier.

Pourtant, la loi sur la presse est claire et personne n’a le droit de l’ignorer au profit d’autres textes qui permettent l’amalgame et favorisent le musellement de la presse.

Une chose est sûre : jetez tous les journalistes en prison, leur voix résonnera toujours.

Et la presse continuera de donner la parole à tous ! Quel qu’en soit le prix à payer.

Boubacar Yacine Diallo, journaliste et écrivain, en séjour à l’étranger

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Guinée : « la croissance actuelle est autour de 0,6% » (ministre du Budget)

19 août 2019 à 18 06 49 08498

Comme annoncé précédemment, le ministre du Budget a présenté le projet relatif à la Loi de Finances Rectificatives (LFR) 2019 devant la représentation nationale. Pour Ismaël Dioubaté, cette LFR est en droite ligne avec le cycle budgétaire de l’année en cours avant de se féliciter du taux de croissance de notre pays, a constaté sur place Guneematin.com à travers un de ses reporters.

Selon Ismaël Dioubaté, le gouvernement a toujours la possibilité au cours d’une année budgétaire de soumettre une Loi de Finances Rectificatives quand c’est nécessaire. « Comme vous le savez, ça respecte le cycle budgétaire de l’année. Il y a une Loi de Finances Initiales et il y a une Loi de Finances Rectificatives. La LFR constate les évolutions du niveau des recettes, les évolutions au niveau des dépenses et du financement qui viennent corriger ce qui a été prévu au titre de la loi de finances initiales. Et vous avez suivi le débat, le débat était intéressant. Les députés ont posé des questions sur les évolutions récentes des recettes et au niveau des dépenses. Nous avons donné des réponses en la matière et je crois que les débats vont continuer au niveau des commissions et en inter-commission et finalement on va venir en plénière pour adopter la Loi de Finances Rectificatives ».

Globalement, les recettes se portent mieux, estime le ministre du Budget. « Après six mois d’exécution, les chiffres qui sont donnés, ce sont des chiffres qui existent au premier semestre de l’année 2019. Déjà à 47, 2 % du taux de réalisation des recettes, ça signifie carrément qu’on n’est pas loin des 50% au titre du premier semestre. Il n’y a pas d’exonération au niveau des entreprises. Toutes sociétés minières qui payent les taxes, il y a des conventions qui font certaines exonérations mais qui sont conventionnelles. Si ce n’est pas conventionnel, il n’y a pas d’exonération à date. Je me réjouis de la croissance actuelle car nous sommes autour de 0,6% », a laissé entendre Ismaël Dioubaté.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Conakry : le patron de Lynx FM inculpé et placé sous contrôle judiciaire

19 août 2019 à 18 06 38 08388

Au terme de son audition par le procureur de la République près le TPI de Kaloum, le journaliste Souleymane Diallo, fondateur du groupe de presse Lynx, a été inculpé ce lundi, 19 août 2019, et placé sous contrôle judiciaire. Il est accusé de « complicité de production, diffusion de données de nature à troubler la sécurité publique, porter atteinte à l’honneur et la dignité sur le fondement des articles 32 et 33 de la loi sur la cyber-sécurité », rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Après quelques heures d’audition à la Direction nationale de la Police Judiciaire (DPJ) puis au bureau du procureur de la République près le tribunal de première instance de Kaloum, le patron du groupe de presse Lynx est situé sur la suite de la procédure. Procédure engagée après le passage de Doussou Condé, une pionnière et inconditionnelle du RPG, devenue opposante au régime Alpha Condé basée aux Etats-Unis, dans l’émission « Œil de Lynx » de la radio Lynx FM. Le doyen de la presse guinéenne devrait comparaître devant le tribunal pour s’expliquer sur cette affaire.

Mais, ce n’est pas son inculpation qui choque le plus ses avocats. C’est plutôt le fait qu’il soit poursuivi dans le cadre d’une autre loi qui n’est pas celle relative à la liberté de la presse. « La situation n’est pas aussi simple qu’on le pense. Aujourd’hui, on a constaté l’abandon simple de la loi sur la liberté de la presse en ce qui concerne les délits commis par voie de presse. Monsieur Diallo est poursuivi non pas sur la base de la loi sur la liberté de la presse, mais sur la base de la loi sur la cyber-sécurité. Et comme vous le savez, c’est un texte qui est très répressif. Je pense que quelque part, certains se sont dit que dans les différentes procédures qui sont engagées contre les journalistes, ils s’en tirent à bon compte. Donc il faut penser à une loi plus répressive », regrette maître Mohamed Traoré, un des avocats de la défense.

L’avocat dénonce une tentative de museler la presse et appelle à une solidarité de tous pour barrer la route à ce projet. « La situation, elle est grave. Il est temps que nous nous donnions la main et que les citoyens ainsi que les journalistes se donnent la main pour la défense des libertés individuelles. Je pense que ce qui est en train de se faire, c’est une manière de faire taire la liberté de la presse, de faire taire toutes les voix critiques. On se rend compte aujourd’hui que la presse est devenue incontournable dans le débat politique, donc ces mesures-là sont destinées, à mon avis, à faire peur à la presse », a-t-il laissé entendre.

A noter que le doyen Souleymane Diallo doit se présenter deux fois par semaine (mercredi et vendredi) au tribunal de première instance de Kaloum jusqu’à la fin de cette procédure judiciaire. La date de l’ouverture de son procès n’est pas encore connue.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com

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« Gestion calamiteuse » du FC Gangan : des jeunes de Kindia exigent le départ du staff

19 août 2019 à 18 06 36 08368

Des jeunes activistes de la société civile de Kindia sont descendus dans les rues de la ville ce lundi, 19 août 2019, pour manifester leur colère face à la gestion du Gangan FC par le bureau du comité exécutif. Ils demandent le départ immédiat des responsables de ce club de football qui doit évoluer désormais en ligue 2, rapporte l’un des correspondants de Guineematin.com basé dans la préfecture.

C’est aux environs de 8 heures que des jeunes activistes de la société civile ont effectué cette sortie pour dénoncer la mauvaise gestion du FC Gangan, dirigé depuis plus 4 ans par le bureau du comité exécutif. Ils ont marché du stade préfectoral de Fodé Fissa à la place des martyrs en passant par la gare routière, le grand marché Sanloyah et la devanture de la maison des jeunes.

Le porte-parole des manifestants, Kémo Mali Fofana est revenu sur le contenu de leur revendication. « Nous demandons le départ du président du club et de sont staff qui n’ont rien fait pour la dernière saison sportive. Nous voulons tout simplement le départ de cette équipe. Nous sommes contre la gestion calamiteuse de cette équipe. Nous demandons sans délai leur départ », a dit Kémo Mali Fofana.

Kémo Mali Fofana

Le FC Gangan de Kindia, relégué en ligue 2 (deuxième division) a terminé la saison dernière 2018/2019 sans son entraîneur principal. Celui qui est venu le remplacer a passé des moments difficiles. Les supporters craignent pour l’avenir du club. « L’entraîneur qui était venu terminer la saison avec l’équipe comme coach a été logé par un natif de Kindia, nourrit par lui. Et au delà de ça, il est rentré avec cinquante mille francs guinéens dans sa famille comme récompense. C’est ce qui est déplorable. C’est pourquoi, on s’est levé pour dénoncer la calamiteuse gestion avec un bilan négatif de ce staff et son président », a martelé Kémo Mali Fofana.

A préciser que les jeunes ont promis de continuer leur protestation jusqu’au départ de ceux qu’ils considèrent comme étant les auteurs de la descente aux enfers du club de Kindia.

De Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 51 67 96

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3ème édition de l’AFMA à Accra : Makalé Soumah représente la Guinée

19 août 2019 à 18 06 19 08198

Lu pour vous : Le Réseau africain de développement et de communication des femmes africaines (FEMNET) continue d’approfondir les connaissances sur la manière dont les politiques macroéconomiques façonnent les réalités vécues par les femmes. Par le biais de l’Académie macroéconomique féministe africaine (AFMA), FEMNET tient à renforcer les connaissances et les capacités des militants et défenseurs des droits des femmes afin qu’ils soient à l’avant-garde pour influencer les processus et les résultats des politiques macroéconomiques aux niveaux national, régional et mondial.

Le programme de l’AFMA continue de générer des connaissances en collaborant avec une masse critique de femmes afin de mener des recherches visant à étayer le plaidoyer en matière de macroéconomie et son impact sur les femmes et les filles en Afrique. Le programme soutient également les initiatives de plaidoyer des membres de FEMNET et des économistes féministes, particulièrement en liant leurs efforts non seulement pour réagir aux impacts des politiques et cadres macroéconomiques, mais aussi pour les influencer.

L’objectif général de l’AFMA est de renforcer la capacité des économistes féministes, des médias, des militants plaidant pour l’égalité des sexes et les droits des femmes à influencer les processus et les résultats des politiques macroéconomiques.

Makalé Soumah, journaliste guinéenne

A cette grande rencontre panafricaine, la République de Guinée est représentée par la Journaliste Makalé Soumah de la Radiodiffusion télévision guinéenne-RTG. Cette dame aux ambitions fortes pour une Afrique forte, est également chargée des plaidoyers au sein de l’ONG internationale Make Every Woman Count. Elle est la présidente de l’antenne guinéenne du ROAJELF, le Réseau Ouest Africain des Jeunes filles et Femmes Leaders de la CEDEAO.

Bonne chance à notre consœur Makalé Soumah !

Source : RTG Koloma

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Restriction de la liberté de la presse : Diallo Souleymane placé sous contrôle judiciaire

19 août 2019 à 17 05 44 08448

Le doyen Diallo Souleymane, pionnier de la liberté de la presse en République de Guinée, vient d’être placé sous contrôle judiciaire par le régime du président Alpha Condé. Le Fondateur et PDG du groupe Lynx-Lance et de la radio Lynx Fm devra désormais se présenter au tribunal tous les mercredis et vendredis « jusqu’à la fin de la procédure », rapporte une journaliste de Guineematin.com qui était au TPI de Kaloum ce lundi, 19 août 2019.

Tout d’abord, dans la matinée, Elhadj Diallo Souleymane s’était rendu à la Direction de la police judiciaire où il a répondu à une plainte « pour délit contre l’autorité publique » déposée contre le directeur général de sa radio. Puis, le doyen Souleymane a été orienté au tribunal de première instance de Kaloum, accompagné de plusieurs journalistes et de ses avocats.

C’est ce tribunal qui a eu la lourde responsabilité de mettre ce pionnier de la liberté de la presse en Guinée sous contrôle judiciaire. Pour certains observateurs, le message du pouvoir est clair : intimider tous ceux qui ont une liberté de ton dans ce pays au moment où le débat porte sur la possibilité ou non de laisser le président Alpha Condé s’accrocher au pouvoir après la fin de son deuxième et dernier mandat constitutionnel.

Par la voix de maître Mohamed Traoré, les avocats du journaliste dénoncent la remise en cause de la loi sur la liberté de la presse, qui est écartée systématiquement en faveur d’une autre plus restrictive portant sur la cybercriminalité, désormais chaque fois qu’un journaliste est convoqué au tribunal…

Salimatou Diallo reviendra sur cette nouvelle pour Guineematin.com

A suivre !

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Guinée : les 72 marchés de Conakry seront désormais « entièrement gérés par les mairies »

19 août 2019 à 17 05 00 08008

Une décision prise récemment par le gouvernorat de Conakry de s’occuper de la gestion des taxes dans les marchés a provoqué une levée de bouclier des maires des cinq communes de la capitale guinéenne. Devant le tollé que cette mesure a suscité, le gouvernorat a fait un rétropédalage. L’annonce en a été faite ce lundi, 19 août 2019, à l’issue d’une réunion de concertation au gouvernorat entre le Général Mathurin Bangoura et les maires, a appris le reporter que Guineematin.com a dépêché sur place.

La rencontre de ce lundi consistait à clarifier la question liée à la gestion des marchés dans les cinq communes de Conakry. Le gouverneur, Mathurin Bangoura, a mis l’occasion à profit pour annoncer que la gestion entière de tous les marchés revient désormais aux maires.

C’est le maire de Kaloum, madame Aminata Touré, qui a fait office de porte-parole à la fin de la rencontre. « Dès après l’installation des maires que nous sommes, le gouverneur de la ville nous a réunis au gouvernorat et il a pris la décision de remettre à notre disposition la gestion de tous les marchés. Par la suite, nous avons nous-mêmes constaté qu’en ce qui concerne les taxes, les aides et tout ce qui s’en suit, il y avait un problème. Et le problème c’était quoi ? C’est qu’une décision avait été prise, un décret avait été posé par l’ancien président la République, Lansana Conté à l’époque, remettant les marchés au gouvernorat. Ça a été intelligemment fait jusqu’à l’Assemblée nationale, au ministère du budget. Donc, ça a été codifié. Nous ne pouvions entrer en possession que des loyers des kiosques, petites boutiques… Mais le reste, il fallait aller plus loin. Il fallait faire un travail à ce niveau. Quelque temps après, une décision est arrivée parce qu’on se disait que la décision de monsieur le gouverneur n’était pas conforme aux textes de loi. Mais aujourd’hui, nous avons rencontré monsieur le gouverneur qui nous a réitéré la décision qu’il avait prise il y de cela quelques mois. Il nous disait qu’il mettait à notre disposition la gestion de tous les marchés, il nous l’a réitéré aujourd’hui et il nous a même donné la latitude à partir d’aujourd’hui, de prendre entièrement la gestion des marchés en mettant en place des administrateurs que nous choisirons et donc qui ne répondront plus du gouvernorat. A partir de maintenant, nous allons essayer travailler sur les textes avec le gouverneur ».

Toutefois, madame Aminata Touré précise que les mairies n’ont rien encore obtenu comme moyen pour fonctionner. « Aujourd’hui, une solution définitive a été trouvée à ce problème de gestion des marchés parce que le gouverneur nous a réitéré sa décision de remettre à la disposition des mairies la gestion des marchés. Mais, il reste d’autres choses sur lesquelles il faut travailler. Parce que les mairies que nous sommes, nous ne sommes pas entrés en possession de tout ce dont on devait entrer en possession. Donc, nous sommes entrain de travailler, nous avons nous-mêmes mis une commission en place et quand la commission aura fini son travail, nous vous ferons le compte rendu de ce qui se passe actuellement. Maintenant, nous allons essayer de mettre les pendules à l’heure pour que nous puissions continuer à pouvoir travailler parce que vous n’êtes pas sans savoir que nous sommes installés, nous n’avons bénéficié de rien du tout », a révélé Aminata Touré.

A la question de savoir ce qu’attendent les maires de la gestion des marchés, le maire de Kaloum dira que « c’est la bonne gestion des marchés. D’abord, les mettre dans les normes qu’il faut parce vous voyez qu’il y a des marchés où il n’y a pas de toilettes. Vous voyez, quand vous allez au niveau du marché Niger, les vendeuses sont réduites dans des coins, dans des kiosques un peu partout. Ce ne sont pas des marchés, ce n’est pas salubre, ce n’est pas fonctionnel. En ce qui nous concerne nous à Kaloum, si on met les marchés à notre disposition, nous sommes capables de lever des fonds, en un an ou un an et demi, pour reconstruire des marchés modernes. Nous pouvons le faire, mais il faut que nous possédions les marchés ! C’est là la bataille », a laissé entende la fille de Sékou Touré, aujourd’hui maire de la commune de Kaloum.

Général Mathurin Bangoura, Gouverneur de la ville de Conakry

Interrogé par le reporter de Guineematin.com, le Gouverneur de la ville de Conakry, s’est gardé de tout commentaire. Ce qui laisse penser que le Général Mathurin Bangoura, s’est vu dans l’obligation d’exécuter les ordres du pouvoir central, malgré son désaccord de lâcher cette gestion aux élus…

Selon nos informations, la ville de Conakry compte 72 marchés, y compris le grand marché de Madina, dans la commune de Matam.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622919225 / 666919225

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Audition du patron de Lynx FM à la DPJ : « ce sont des méthodes d’intimidation d’un autre âge »

19 août 2019 à 16 04 27 08278
Elhadj Diallo Souleymane, PDG du groupe de Presse Lynx-lance et Lynx Fm

Comme annoncé précédemment, le journaliste et fondateur du groupe de presse Lynx a été auditionné ce lundi, 19 août 2019, par les officiers de police judiciaire de la DPJ. Le doyen Souleymane Diallo répondait à une plainte « pour délit contre l’autorité publique » déposée contre le directeur général de sa radio. Une procédure dénoncée par Sanou Kerfalla Cissé, président de l’Union des Radios et Télévisions Libres de Guinée (URTELGUI), qui dénonce une « intimidation d’un autre âge ».

Sanou Kerfala Cissé

« Nous condamnons la procédure, parce que c’est le travail d’un procureur, ce n’est pas celui d’un officier de police judiciaire. Surtout que la plainte est un peu évasive, on ne comprend absolument rien, parce qu’on parle de l’article 105 de la loi L002 (loi sur la liberté de la presse) et aussi de la Loi L0029 de 2016 qui concerne la cybercriminalité. Une loi ordinaire ne peut pas surplomber une loi organique. Nous demandons à ce que le dossier soit transféré devant le procureur de la République (…)

Sanou Kerfalla Cissé, président de l’URTELGUI

Un journaliste n’a pas sa place dans une gendarmerie, dans un commissariat, dans la direction nationale de la police judiciaire. Ce sont des méthodes d’intimidation d’un autre âge. Et le premier journaliste guinéen (Souleymane Diallo, fondateur du groupe de presse Lynx) à être convoqué en 1995 dans ce pays, est aujourd’hui encore dans les mains de la police », a-t-il déploré.

Peu après cette sortie du patron de l’URTELGUI, le doyen Souleymane Diallo a été déféré devant le procureur de la République près le tribunal de première instance de Kaloum.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com

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Audition du patron de Lynx FM : « c’est inacceptable, le combat doit continuer »

19 août 2019 à 16 04 12 08128

En plus du monde médiatique, des acteurs politiques se mobilisent pour soutenir le directeur général de la radio privée Lynx FM. Le doyen Souleymane Diallo, qui est le fondateur de cette station de radio, a été entendu ce lundi, 19 août 2019, à la DPJ avant d’être déféré au TPI de Kaloum.

Il est poursuivi pour « délit contre l’autorité publique », suite au passage de madame Doussou Condé, pionnière du RPG, devenue farouche opposante à Alpha Condé basée aux Etats-Unis, dans une émission de la radio Lynx FM, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Dr Fodé Oussou Fofana, vice-président de l’UFDG, s’est rendu à la Direction de la Police Judiciaire pour apporter son soutien à Lynx FM. L’opposant a dénoncé une situation inacceptable et invité les médias à poursuivre « le combat ».

Dr Fodé Oussou Fofana, vice-président de l’UFDG

« Nous sommes dans une situation pitoyable parce que c’est lui qui est président aujourd’hui… lorsqu’il a été arrêté (alors qu’il était opposant, ndlr), la presse l’a accompagné. Monsieur Souleymane Diallo (PDG du groupe de presse Lynx, ndlr), était devant. Monsieur Alpha Condé a cité monsieur Souleymane Diallo dans ses mémoires. Comment peut-on imaginer qu’un homme qui a passé 40 ans de sa vie à mener le combat politique, emprisonné pendant 5 ans ici, devenir président et vouloir fouler au sol les droits, les libertés des citoyens ?

C’est inacceptable ! Ils sont dans leur programme de 3ème mandat. La stratégie qui consiste à menacer, à museler, à fermer, à détruire la presse guinéenne. Vous avez vu ce qui s’est passé avec Mouctar Bah de RFI, ce qui se passe avec le journaliste de mosaiqueguinee.com, donc nous vous disons que nous sommes avec vous, le combat doit continuer », a déclaré le vice-président du principal parti d’opposition en Guinée.

Au moment où nous mettons cet article en ligne, le doyen Souleymane Diallo est en train d’être auditionné par le procureur de la République près le tribunal de première instance de Kaloum.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com

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Plainte contre Lynx FM : après la DPJ, Diallo Souleymane devant le procureur de Kaloum

19 août 2019 à 15 03 29 08298

Au lieu du Directeur de la radio, Boubacar Diallo (Aboubakr), initialement convoqué par la DPJ, c’est finalement le PDG du groupe de presse Lynx, le doyen Souleymane Diallo, qui a été entendu par les officiers de police judiciaire. Après l’audition qui a duré quelques heures, l’affaire a été transportée devant le procureur de la République près le TPI de Kaloum, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui sur place.

Boubacar Diallo « Aboubakr » et Azoka Bah, les deux animateurs de l’émission « Œil de Lynx » de la radio privée Lynx FM, se sont présentés à la Direction de la Police Judiciaire, en compagnie de Souleymane Diallo, journaliste et patron du groupe de presse Lynx, et de leurs avocats. Le doyen Souleymane Diallo, qui s’est présenté comme étant le directeur général de la radio Lynx FM, a été auditionné par rapport à la plainte pour « délit contre l’autorité publique ».

Elhadj Diallo Souleymane, PDG du groupe de Presse Lynx-lance et Lynx Fm

Après cette audition, le dossier a été déféré au tribunal de première instance de Kaloum. Souleymane Diallo est en train d’être entendu en ce moment même (15h 30) par le procureur de la République près le TPI de Kaloum. Selon nos informations, cette affaire fait suite au passage de l’opposante au régime Alpha Condé, Doussou Condé, qui vit aux Etats-Unis dans l’émission « Œil de Lynx » de la radio Lynx FM. On apprend même qu’une autre plainte pourrait être formulée non pas contre le directeur général de la station, mais contre les animateurs de l’émission.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com

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Guinée : « l’exécution budgétaire se traduit par un dépassement de 903 milliards » (ministre)

19 août 2019 à 15 03 24 08248

Le projet de Loi de Finances Rectificatives (LFR) 2019 est en examen ce lundi, 19 août 2019, à l’Assemblée Nationale. Le ministre du Budget, Ismaël Dioubaté, est à l’hémicycle où il va expliquer à la représentation nationale les raisons de la présentation de cette LFR, seul point à l’ordre du jour de cette, rapportent les deux journalistes de Guineematin.com qui sont actuellement à l’Assemblée nationale.

Ismael Dioubaté, ministre du Budget

Dans son intervention, Ismaël Dioubaté a fait savoir que cette session extraordinaire, voulue par le gouvernement, est née de la majoration des dépenses au titre de l’exercice 2019. Selon lui, plusieurs dépenses imprévues ont été faites par le gouvernement. « En accord avec l’engagement du gouvernement de maintenir la stabilité macro-économique, la situation récente de l’exécution budgétaire au cours du premier semestre 2019 a conduit à la révision de certains objectifs budgétaires tant en recettes qu’en dépenses pour lesquels l’autorisation parlementaire est requise. Ce qui permettra au gouvernement de poursuivre avec sérénité son programme tel qu’indiqué dans le discours de politique générale présenté en 2018. L’exécution à fin juin des dépenses publiques, y compris FINEX, se chiffre à 6 229, 72 milliards contre une prévision de Loi de finances initiale 2019 de 22 312, 13 milliards. Soit un taux d’exécution de 27, 92 %. Cette exécution concerne les dépenses courantes pour 5 276, 24 milliards (99, 91%) et les dépenses d’investissement pour 953, 47 milliards dont 113, 52 milliards en ressources propres (11, 91%) et 839, 95 milliards sur financement extérieur (88, 09%). En somme, l’exécution budgétaire en recettes et dépenses à fin juin 2019, se traduit par un solde budgétaire de 1453, 68 milliards, dépassant ainsi la prévision semestrielle de 903 milliards convenue avec le FMI dans le cadre du programme de Facilité Elargie de Crédits », a expliqué le ministre Dioubaté.

En outre, le ministre du Budget est revenu sur le volet recettes. « Sur une prévision annuelle de 19 332, 8 milliards, l’exécution globale des recettes au 30 juin 2019 se chiffre à 9 137,61 milliards, soit un taux de réalisation de 47,2%. Ces recettes sont composées des recettes fiscales (8 265,45 milliards), des dons (279, 01 milliards) et des autres recettes (593, 14 milliards). Les recettes fiscales ont été réalisées à hauteur de 8 265, 45 milliards contre une prévision semestrielle de 8 100,51 milliards. Soit un taux d’exécution de 102,04%. L’exécution des recettes fiscales a enregistré une performance imputable principalement aux impôts et taxes sur les biens et services pour 4 430,96 milliards contre un objectif de 4 267, 74 milliards soit 103, 82% aux impôts sur le commerce extérieur et les transactions internationales pour 20 23, 34 milliards contre un objectif de 19 70, 00 milliards. Au titre des autres recettes, les réalisations à fin juin 2019 s’élèvent à 593, 14 milliards sur une prévision annuelle de 348, 20 milliards. Soit un taux d’exécution de 170, 34%, dû principalement à l’encaissement de 45 millions de dollars sur les 90 millions de la 4 G », a expliqué Ismaël Dioubaté.

Ibrahima Sory Diallo et Fatoumata Diouldé Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Koumbia (Gaoual) : voici les projets « phares » du conseil communal

19 août 2019 à 14 02 16 08168

Depuis son installation, la nouvelle équipe dirigeante de la commune rurale de Koumbia (préfecture de Gaoual) a entrepris un certain nombre d’initiatives. La démarche vise à combler certains besoins que rencontrent les populations locales. Dans une interview accordée à un reporter de Guineematin.com, Elhadj Mamadou Saliou Kaltamba, le maire de la commune rurale de Koumbia a indiqué que c’est la deuxième session communale 2019 qui a posé les jalons de ce qui doit être fait pour la commune de Koumbia.

« Nous avons tenu en juin dernier la deuxième session communale de l’année qui a connu la présence de 25 conseillers sur les 29. Cette session a été rehaussée de la présence du préfet de Gaoual, du sous-préfet de Koumbia et des présidents de districts et bien d’autres participants. Pour ce qui est de l’ordre du jour, unanimement adopté, il portait sur l’avenant des projets des Plans Annuels d’Investissement (PAI), l’état d’avancement des projets, la situation de conflits récurrents entre éleveurs et agriculteurs et les divers », a expliqué Elhadj Mamadou Saliou Kaltamba.

Elhadj Mamadou Saliou Kaltamba, maire de la commune rurale de Koumbia
Elhadj Mamadou Saliou Kaltamba, maire de la commune rurale de Koumbia

Selon le maire, les délibérations ont essentiellement porté sur l’extension du hangar du marché du centre et la réalisation d’un forage à Guidali. « Nous avons délibéré unanimement. Ces délibérations concernent l’extension du hangar du marché du centre, dont les dimensions passent de 12 m sur 30 à 16 m sur 30 pour permettre au maximum de femmes d’être sous le hangar. Ce qui fait passer le montant de 300 à 400 millions francs guinéens. Et les travaux ont avancé. On ne pouvait pas aussi faire un tel édifice sans penser aux latrines. Nous avons donc initié deux blocs de latrines de 3 cabines chacune. Soit 3 pour les femmes et 3 pour les hommes. L’autre avenant concernait l’école de Guidali où il était prévu une école de 3 classes, avec une clôture grillagée et un puits amélioré. Donc, le conseil a délibéré que le prix du puits amélioré et des grillages soient remplacés par un forage en vue de permettre non seulement aux enfants mais aussi aux villageois d’accéder, 12 mois sur 12, à l’eau potable. Cette demande a été adressée à l’ANAFIC de financer le forage moderne à 94 millions de francs guinéens en lieu et place du puits amélioré de 17 m et d’une clôture grillagée, initialement programmés ».

Par ailleurs, le conseil a salué la reprise de la radio communautaire, qui était à l’arrêt depuis plusieurs années. « Nous nous sommes tous félicités pour la reprise de notre radio communautaire. Le conseil s’est félicité de cette avancée. Aujourd’hui, la radio est écoutée partout à Gaoual et loin au delà. Ce qui est une fierté pour le conseil communal qui a financé et finalisé les travaux de la radio. Aujourd’hui, nous avons une radio de dernière génération avec des équipements modernes », a indiqué Elhadj Mamadou Saliou Kaltamba.

Parlant des montants débloqués pour la reprise des émissions de la radio communautaire de Koumbia, le maire a parlé d’un montant d’environ 300 millions de FG. « Si ma mémoire est bonne, l’enveloppe avoisine les 300 millions de nos francs. Mais, il faut ajouter à cela la réhabilitation du siège de la radio, le bâtiment et la clôture et le centre d’accueil, dont les travaux sont à plus de 90% d’exécution ».

De Koumbia, Abdallah Baldé pour Guineematin.com

Tél. : 628 08 98 45

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Cambriolage au ministère de l’Elevage : « ils ont défoncé 4 portes, dont celle du payeur »

19 août 2019 à 13 01 51 08518
Roger Patrick Millimouno, ministre de l’Elevage

Le bâtiment abritant trois (3) directions du ministère de l’Elevage à Kaloum a enregistré un cambriolage dans la nuit du dimanche à lundi 19 août 2019. Selon nos informations, quatre portes de quatre bureaux ont été défoncés, dont le bureau du payeur. Un seul ordinateur portable a été emporté, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

« Nous sommes venus ce lundi matin, on a trouvé que quelques quatre bureaux ont été défoncés, dont le bureau du payeur. Ils ont tenté de casser le coffre-fort à travers un marteau. Ils ont tout fait, mais ils n’ont pas pu l’ouvrir. Dans un autre bureau, c’est un ordinateur portable de marque Lenovo qui a été emporté. Il appartient à l’un des chefs de section de la Direction des Ressources Humaines. C’est ce qu’on a constaté », a révélé sous anonymat un travailleur du ministère.

coffre-fort du ministère de l’Elevage

Selon notre interlocuteur, « le laboratoire diagnostic a également été visité. Ils ont cassé la porte du directeur. Ce matin, on a constaté que rien n’a été emporté dans ce bureau ».

Après cette découverte, la gendarmerie a dépêché des agents sur les lieux pour faire le constat et mener les enquêtes. « Ils ont interrogé le vieux gardien des lieux. Lui, il dit qu’il avait fermé tous les grands portails et qu’il avait les clés. Les agents n’ont pas constaté par où les gens sont rentrés. Face au gendarme, le vieux pense que les auteurs du cambriolage seraient montés par les fenêtres de l’un des bureaux. C’est cette hypothèse qu’il a donnée. Les gendarmes disent que les enquêtes vont être menées pour tenter de faire la lumière sur ce cambriolage », a expliqué notre source.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

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N’zérékoré : la chanteuse Agnès la star inhumée sur fond d’interrogations

19 août 2019 à 13 01 23 08238

L’artiste Gobou Agnès Délamou, connue sous le nom d’Agnès la star, a rejoint sa dernière demeure hier, dimanche 18 août 2019. La chanteuse et danseuse forestière a été inhumée au cimetière Pierre du quartier Kpama 2, dans la commune urbaine de N’zérékoré. Mais, le flou toujours total sur les circonstances de sa mort, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

En plus des autorités locales, de nombreux habitants de N’zérékoré se sont mobilisés pour la circonstance. Après la levée du corps à la morgue de l’hôpital régional, une foule compacte a accompagné le corps de l’artiste, en état de décomposition, à sa dernière demeure. Après l’inhumation, les questions persistent sur les circonstances de la mort de celle qui était adulée à N’zérékoré.

En l’absence d’une version officielle sur la question, les spéculations vont bon train. Et, selon un proche de la défunte, Agnès Délamou est décédée suite à une bagarre qui l’a opposée à d’autres personnes. « Agnès la star s’est battue avec trois de ses copines le 08 août dernier, elle avait reçu de violents coups. Le lendemain, elle a saisi la police et les accusées ont été interpellées.

Après, Agnès est allée dans une clinique de la ville. Après la visite, le médecin traitant lui a prescrit des médicaments, et ce sont ces médicaments-là qu’elle prenait. Lorsqu’elle s’est sentie mieux, Agnès est repartie à la police pour retirer sa plainte et celles qui l’ont battue ont été libérées. Mais, elle se plaignait de son état de santé et a fini par rendre l’âme dans sa chambre », a-t-il confié.

Pour l’heure, les médecins n’ont pas communiqué sur les résultats de l’autopsie, et aucune autorité ne s’est encore prononcée sur le sujet. Les fans de la chanteuse, eux, s’impatientent de savoir qu’est-ce qui est à l’origine de sa mort. Le maire de la commune urbaine de N’zérékoré, Moriba Albert Délamou, promet que si l’enquête révèle que des gens sont impliqués dans cette affaire, ils seront traqués et sanctionnés conformément à la loi.

De N’zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tél : +224620166816/666890877

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Gestion des fonds de l’ANAFIC : « l’agent de développement local, l’ingénieur conseil, n’écoutent que peu le maire »

19 août 2019 à 12 12 23 08238

Récemment, le gouvernement guinéen a doté les communes urbaines et rurales du pays d’importants moyens financiers dans le cadre de l’Agence Nationale de Financement des Collectivités (ANAFIC). Ces fonds visent à favoriser le développement local. Mais, tout n’est apparemment pas rose là-dedans. Dans un entretien accordé à un reporter de Guineematin.com, le maire de la commune rurale de Koumbia, dans la préfecture de Gaoual, Elhadj Mamadou Saliou Kaltamba, est revenu sur la gestion de cette manne financière.

La commune rurale de Koumbia devrait bénéficier d’un montant d’un milliard 860 millions de francs guinéens au compte de l’ANAFIC. Selon le maire, à la date du 12 août 2019, la commune de Koumbia n’a reçu que 30 % de l’enveloppe promise par l’ANAFIC. Pourtant, Koumbia compte trois projets inscrits dans le cadre du Plan Annuel d’Investissement (PAI). Il s’agit de la réhabilitation d’une piste rurale, de la réparation de certains forages et la construction d’une école.

Pour ce qui de la piste rurale, Mamadou Saliou Kaltamba a fait savoir qu’il s’agit de la route Koumbia-Kembéra, qui fait 25 kilomètres. « Bien avant l’avènement de l’ANAFIC, le conseil avait entamé des travaux d’identification de tous les axes routiers non praticables et identifié les points critiques sur les autres. Ainsi, nous avons fait réaliser une étude de faisabilité sur la route Koumbia-Kembéra.

Quand l’ANAFIC nous a demandés de soumettre trois projets prioritaires, nous n’avons pas tardé de proposer la route Koumbia-Kembéra, dont le montant de la réalisation est estimé à plus de 5 milliards. Mais pour un départ, nous voulions réhabiliter le premier tronçon allant de Hakkoudé Thyandhi à Madina-Guilédji, y compris le pont de Guilédji dont l’adjudication est déjà faite ».

Par ailleurs, le maire est revenu sur les forages concernés par la réparation et sur la construction d’une école à Guidaly. « Nous avons décidé de réhabiliter au moins la moitié des 150 forages existants au niveau de Koumbia. Nous avons fait venir une équipe de Labé qui est venue vérifier et nous a fait des propositions de réparation pour une enveloppe de 240 millions de francs. Il faut signaler que l’équipe avait réparé 15 forages pendant ce contrôle. Nous voulons non seulement réparer ces forages, mais les équiper en panneaux solaires.

Il s’agit des forages de l’école du centre situé à côté de la gendarmerie, du forage de la mosquée et celui à la sous-préfecture. Nous voulons également poser des bornes fontaines au marché. Il faut d’ailleurs saluer nos compatriotes vivant en France, notamment l’association de nos femmes, qui ont financé un forage au niveau du marché à bétail, au marché dit « Chantier ». Là également, nous entendons faire une adduction d’eau pour distribuer au niveau des deux différents sites du marché. Egalement, nous avons inscrit dans le cadre des projets financés par l’ANAFIC, la réalisation de l’école de Guidaly ».

En ce qui concerne le montant l’enveloppe financière accordée à sa municipalité, le maire de Koumbia a fait savoir que « pour cette année, nous avons obtenu 1 milliard 860 millions de francs guinéens et nous avons une prévision de 2 milliards 600 millions FG pour 2020 ».

Malgré la performance de l’équipe communale et les belles annonces de l’ANAFIC, seuls 30% du montant alloué à Koumbia ont été décaissés, à la date du 12 août 2019. « De ces trois projets, seule l’école de Guidaly a été financée à hauteur de 30% du montant prévu. Les deux autres projets, à savoir la réparation des forages et la reconstruction de la route (le 1er tronçon), n’ont rien reçu jusqu’ici.

Pour le cas de l’école, l’entrepreneur qui est d’ici est à plus de 75% d’exécution des travaux. Pour cela d’ailleurs, il a toutes nos félicitations. Actuellement, il est au niveau de la couverture. Disons que nous n’avons reçu que 30% du montant annoncé par l’ANAFIC », a dit Elhadj Mamadou Saliou Kaltamba.

Si ailleurs ce faible taux de décaissement est justifié par l’ANAFIC à cause du mauvais montage des projets par les communes, cette justification passe mal à Koumbia. « Je ne saurai le dire, si c’est à cause d’un mauvais montage des projets. Il n’y a que le fiduciaire et l’ANAFIC qui peut répondre à cette question. Ce que je sais, si l’Etat a raison de dire qu’il faut faire attention dans l’utilisation de l’argent, puisqu’il y a des communes qui ne sont pas habituées à gérer, mais une chose est sûre, si on multiplie les interventions, c’est là où commencent les petites combines.

Par exemple, l’agent de développement local, l’ingénieur conseil, n’écoutent que peu le maire. Ils écoutent le fiduciaire. Ce qui n’est pas bon pour le fonctionnement correct de la commune », a estimé Elhadj Mamadou Saliou Kaltamba.

De Koumbia, Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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France : Macron a-t-il dissuadé Alpha Condé et Ouattara de briguer un 3ème mandat ?

19 août 2019 à 12 12 05 08058

Le jeudi, 15 août 2019, la France a commémoré le 75ème anniversaire du débarquement de Provence. Cette année, ce sont les présidents guinéen Alpha Condé et ivoirien Alassane Ouattara qui ont été invités à cette cérémonie. En Guinée et Côte d’Ivoire, cette invitation du président français a été saluée comme une marque de considération. Mais selon certains, Emmanuel Macron a invité les deux hommes pour les dissuader de briguer un troisième mandat dans leurs pays.

C’est le site d’informations Afriksoir.net qui a révélé la nouvelle. Le média ivoirien indique qu’Emmanuel Macron a dit à ses hôtes que plusieurs rapports font état de possibilités de graves troubles en Guinée et en Côte d’Ivoire, au cas où Alpha Condé et Alassane Ouattara mettent à exécution leur volonté de modifier les constitutions de leurs pays pour s’offrir un troisième mandat.

Et, le président français a exprimé clairement l’opposition de son pays aux projets de troisième mandat des deux chefs d’Etats, révèlent nos confrères, citant un diplomate français qui a parlé sous anonymat. « Ce n’est pas par hasard que le président français a invité ces deux dirigeants africains dont les pays n’étaient pas forcément les plus gros pourvoyeurs de contingents de soldats coloniaux, lors de la seconde guerre mondiale.

A travers des mots particulièrement bien choisis pour ne pas choquer ses hôtes, Macron a clairement fait savoir que le gouvernement français ne soutiendrait pas de projet de nature à menacer la stabilité sociopolitique en Côte d’Ivoire et en Guinée, dont les auteurs seraient les dirigeants au pouvoir », a écrit Afriksoir.

Cette information a été confirmée par un journaliste de France24 qui était aux commémorations du débarquement de Provence. Selon lui, Emmanuel Macron a profité du déjeuner qu’il a offert à ses hôtes pour aborder le sujet avec eux. « Alassane Ouattara et Alpha Condé, présidents de ces deux pays, ont des élections l’année prochaine aussi bien en Côte d’Ivoire qu’en Guinée. Et l’un comme l’autre, ces deux chefs d’Etat sont à la fin de leur deuxième mandat.

Les constitutions de leurs pays respectifs leur interdisent de se représenter, et l’un et l’autre sont en train de modifier la constitution pour potentiellement revenir sur ces règles, en tout cas se donner la possibilité de se représenter. Il y a évidemment un repas qui était prévu. Sans doute qu’un des thèmes de conversation a été bien cette modification des constitutions. Et probablement, les autorités françaises en ont profité pour ne pas les encourager à le faire », a-t-il déclaré.

Récemment, le sous-secrétaire d’Etat américain aux affaires africaines a déclaré que les Etats-Unis ne sont pas opposés sur le principe de modifier une constitution en Afrique. Il a précisé toutefois que son pays est opposé à toute réforme constitutionnelle dont le but est de maintenir un président au pouvoir. Ces positions de Washington et de Paris vont-elles dissuader Alpha Condé et Alassane Ouattara dans leurs projets de changer les constitutions de leurs pays pour briguer un troisième mandat ?

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com
Tel. 628124362

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