Résultats catastrophiques du Bac à Faranah : 455 admis sur 3593 candidats (12,66%)

7 août 2019 à 21 09 38 08388

Les résultats du baccalauréat unique, session 2019, publiés lundi soir, ont été catastrophiques dans de nombreuses préfectures et régions de Guinée. A l’image de Boké et Mamou, la région de Faranah a connu un taux très faible d’admis tournant autour 12%. La déception est grande dans la région, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Si le taux de réussite est de 24,38% sur le plan national, la région administrative de Faranah enregistre 12,66% de réussite. Sur 3593 candidats, dont 989 filles, toutes options confondues, qui ont affronté les épreuves du Bac, 455 candidats, dont 75 filles, ont décroché cet examen. Soit un taux de réussite de 12,66%.

Au classement par préfecture, Dabola arrive en tête. Sur 444 candidats ayant composé, dont 114 filles, il y a eu 207 admis, dont 38 filles. Soit un taux de 46,62%.

Dinguiraye se classe en 2ème position. Sur un total de 256 candidats ayant composé, dont 61 filles, il y a eu 33 admis, dont 6 filles. Soit un taux de 12,89%.

En troisième position, on retrouve la préfecture de Kissidougou avec 1135 candidats qui ont composé, dont 279 filles, il y a eu 131 admis, dont 10 filles. Soit un taux de 11,54%.

La préfecture de Faranah est en queue de peloton avec un taux de 4,78%. En effet, sur 1758 candidats ayant composé, dont 535 filles, il y a eu 84 admis, dont 21 filles.

Interrogé sur ces résultats catastrophiques, Mamady Camara, adjoint à la Cellule Examen et Évaluation de l’Inspection Régionale de l’Education de Faranah, a invité les élèves à s’adonner aux études pour s’en sortir. « J’invite les enfants à la révision, à se concentrer davantage. C’est le retrait des téléphones qui a joué sur les candidats. J’invite les enfants à réviser et à compter sur leur esprit, leur intelligence et non sur le téléphone parce que, quand on les retire téléphone, ils n’arrivent plus à travailler, comme ce qui vient de se démontrer.

En Sciences Sociales qui peut travailler sans téléphone ? Parce que c’est l’actualité. Eux, ils ont fait du succès. Mais en Mathématiques, pour toute la préfecture de Faranah, il n’y qu’un seul admis ; en Sciences Expérimentales, dix (10) admis, alors que leurs inscrits ne sont pas le double des autres. Ça veut dire que sans téléphone, seules les Sciences Sociales arrivent à s’en sortir.

Dès qu’on retire les téléphones, ils ne retiennent plus les formules et autres maintenant. On invite les enfants à se concentrer, c’est les vacances comme ça, ils n’ont qu’à s’adonner aux cahiers pour mémoriser les formules, de ne plus compter sur les téléphones parce que si on les retire, on dirait qu’on a retiré au sorcier son secret », a-t-il lancé.

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com
Tel : 00224 620 24 15 13/ 660 27 27 07

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Guinée : comment impliquer la société civile et les médias dans la gestion environnementale ?

7 août 2019 à 19 07 45 08458

C’est le sujet d’un atelier de formation qui a démarré ce mercredi, 07 août 2019, dans les locaux de l’ONG Guinée écologie à Conakry. Pendant 2 jours, les participants venus de la société civile et des médias vont élaborer des stratégies afin de s’impliquer dans la prise en compte des études d’impact social et environnemental des infrastructures sur le littoral guinéen. C’est une initiative de Guinée écologie avec l’appui de wetlands international.

Cet atelier se situe dans le cadre de la réponse des acteurs de la société civile et des médias face au développement « effréné » des infrastructures, et de la réduction des impacts de ces infrastructures sur le développement durable des pays côtiers comme la Guinée. On le sait, le littoral est aujourd’hui agressé par plusieurs facteurs dont la coupe abusive de la mangrove et surtout par les infrastructures énergétiques, hôtelières et privées.

Selon Mamadou DIAWARA, Directeur Exécutif de l’ONG Guinée Ecologie, « cet atelier s’inscrit dans le cadre d’un projet régional qui s’intéresse aux impacts des infrastructures sur le littoral, en vue de sensibiliser ces acteurs sur les questions et les outiller pour une meilleure réponse. Il s’agit aussi de les réunir autour d’un cadre de concertation ambitieux et efficace pour prendre part au débat constructif sur les impacts des infrastructures sur littoral… ».

C’est pourquoi, nous souhaitons « renforcer les capacités des acteurs non étatiques (des leaders des ONG nationales, les journalistes, les cadres des entreprises de construction et des principaux bailleurs des infrastructures) en Guinée sur les outils de gestion environnementale », a-t-il ajouté.

Au terme de ces 2 jours de formation, les organisateurs s’attendent à ce que les participants soient « outillés pour participer à l’élaboration et à la mise en œuvre des outils de gestion environnementale des impacts des infrastructures. Les connaissances des participants sont améliorées en matière de gestion de l’environnement, en particulier des outils de prévention comme les évaluations environnementales stratégiques (EES), les études d’impact environnementale et sociales (EIES) et les plans de gestion environnementale et sociale (PGES).

La participation citoyenne à la protection de l’environnement et au développement durable est renforcée ; Les capacités des participants en matière de mobilisation pour l’écocitoyenneté sont développées ; les participants sont dotés d’outils pratiques pour la gestion de l’environnement, la sensibilisation à l’environnement et au développement durable…. ».

Pour y arriver, plusieurs thèmes seront débattus à l’image de « l’État de la biodiversité du littoral guinéen, avec le cas de la zone du Rio Kapatchez, les angles de la problématique du déploiement d’infrastructures dans la zone côtière Guinéenne : Impacts potentiels sur le Delta de Kapatchez. Les infrastructures en question et leurs enjeux économiques et sociaux ainsi que les impacts environnementaux de la réalisation des infrastructures » seront au centre des débats.

Dans la même lancée, le Cadre institutionnel et juridique de la protection de l’environnement en Guinée, les Politiques, stratégies et plans nationaux sectoriels de développement à travers le Cadre législatif et réglementaire, ne seront pas en reste.

L’ambition affichée, est donc de faire des acteurs de la société civile et des médias des « citoyens préparés à contribuer à la durabilité des grands projets de développement en zone côtière guinéenne en exigeant des études d’impact environnemental et social dans le respect des lois et règlements en vigueur en Guinée » aux dires de Dr Saliou DIALLO, facilitateur de la rencontre.

Il faut préciser que cet atelier est la suite d’une série de concertations entamées en vue de prendre en compte la gestion environnementale dans notre pays, à travers notamment l’intégration de la dimension des études d’impact sociale et environnementale, dans les constructions le long du littoral.

Idiatou CAMARA pour Guineematin.com et radioenvironementguinee.org

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Lecture du Coran en 3 mois : le CIFOD encourage « les adultes francophones à s’intéresser au programme »

7 août 2019 à 19 07 04 08048

Le Centre Islamique de Formation et de Documentation (CIFOD) se prépare à lancer sa prochaine campagne d’apprentissage de la lecture du saint Coran. Une manière pour la structure d’aider les intellectuels, notamment les adultes, à pouvoir lire correctement le Coran au bout de trois (mois). Pour parler des tenants et aboutissants de cette activité, Guineematin a reçu la visite de Mamadou Nassirou Diallo, coordinateur du CIFOD. Dans cet entretien, monsieur Diallo est revenue en détails sur plusieurs aspects liés à cet apprentissage inédit et très efficace de la lecture du saint Coran.

Guineemarin.com : le CIFOD s’est donné pour objectifs d’aider à l’apprentissage de la lecture du saint Coran. De quoi s’agit-il réellement ?

Mamadou Nassirou Diallo : il s’agit de donner une seconde chance à cette couche intellectuelle dont beaucoup n’ont pas pu apprendre le Coran très tôt, occupés aux études académiques et maintenant le service. Donc, on a constaté que ceux-ci seraient bien intéressés à avoir une seconde chance pour se rattraper en quelque sorte. Et beaucoup d’autres ont appris aussi le Coran dans, disons la version village. C’est-à-dire, il y’ a la façon de lire au village mais, il y’ a maintenant le Tadjwid.

C’est-à-dire l’art de la lecture du Coran. Donc, ils ont besoin d’une correction. Voilà donc, on a pensé à tout ça pour mettre en place cette stratégie de formation pour permettre vraiment à tous adultes intellectuels de se rattraper concernant le Coran. Donc, on a mis en place un programme pour faciliter la lecture du Coran à tous ces adultes intellectuels au bout de 3 mois et on a des résultats vraiment très concrets.

Guineematin.com : vous pouvez assurer les gens qu’au bout de 3 mois ils peuvent vraiment lire le Coran ?

Mamadou Nassirou Diallo : prenons par exemple quelqu’un qui est nouveau converti à l’islam, qui n’a vraiment aucune notion sur le Coran. On a mis en place un programme de formation. Par exemple, le nouveau débutant, on va commencer par l’alphabet. Les 28 lettres de l’alphabet arabe, la maitrise de ces 28 lettres là, en suite les voyelles qui facilitent la lecture des consonnes, des lettres alphabétiques. D’abord au niveau des voyelles, il y a les trois sortes de voyelles. Les voyelles brèves, les voyelles neutres, les voyelles longues, les voyelles doubles.

Après la maîtrise donc de l’alphabet, des voyelles, il y a des techniques de liaisons des lettres. Parce que chaque lettre alphabétique, à l’Etat isolé, voici sa forme, mais à l’état combiné dans la phrase, il faut voir toutes ses formes de combinaison pour pouvoir reconnaitre chaque lettre dans chaque versets. Une fois que cela est acquis, on va passer au doublement des consonnes. Lorsqu’une consonne est doublée, c’est ce qu’on appelle la cha’da en Arabe. Il s’agit d’insister sur la lecture en retardant sur chaque lettre.

Il y a ce qu’on appelle les articles qui servent de liaison entres les mots. Il y a aussi des chiffres pour pouvoir reconnaitre la numérotation. Les chiffres de zéro à neuf. Voici en quelque sorte les programmes basiques qu’on peut dispenser au bout de 3 mois, qui peuvent permettre à quelqu’un, à un novice sur le Coran, de pouvoir vraiment lire plus ou moins bien le coran. Bien sûr que cette lecture restera à améliorer.

Guineematin.com : quelle en est la périodicité ? Au bout des trois mois, c’est matin, midi et soir ? Comment ça fonctionne ?

Mamadou Nassirou Diallo : comme nous le savons, le principal public cible, c’est des intellectuels adultes, très souvent en situation de service. Donc, ils ne sont disponibles que les week-ends. Les samedis ou Dimanche. C’est pourquoi nous avons dit soit les samedi soirs de 15H à 18H, ou les Dimanches matins de 10H à 13H ou alors les Dimanches soirs de 15H à 18H.

Une seule fois dans la semaine et trois heures de temps. Mais c’est un programme participatif dans la mesure où ces trois heures de temps que nous faisons ensemble au cours de la semaine, vont nous permettre de leur donner les directives à suivre à la maison. Donc, ils ont quelque chose à répéter à la maison, au quotidien, selon leurs disponibilités. Et voilà, c’est tout cela qui va donner le résultat escompté.

Guineematin.com : est-ce que les gens sont satisfaits de vos prestations au bout de 3 mois ?

Mamadou Nassirou Diallo: bien-sûr, nous sommes très satisfaisants. Votre confère avait couvert la cérémonie de clôture du CIFOD le week-end passé, à la Minière et il a interviewé les auditeurs. Donc, ils étaient vraiment satisfaits. La satisfaction est là et on a un taux de réussite de pas moins de 95%.

Guineematin.com : comment ça fonctionne ? Il y a bien des frais pour tout ça non ?

Mamadou Nassirou Diallo : il y a des frais de participation pour couvrir toutes les charges de la structure. C’est une structure qui n’est pas financé par les structures de l’extérieur. On évolue avec nos propres moyens. Donc, c’est pourquoi nous demandons des frais de participation de 35 000 FG pour l’inscription. Des frais de 75 000 FG la mensualité, plus 50 000 le prix des manuels, les supports de cours. C’est un peu ça, concernant les frais de participations. C’est des frais non-obligatoires. Cependant, nous encourageons les auditeurs à s’acquitter de ça.

Guineematin.com : comme vous dites que c’est non-obligatoire, est-ce que le citoyen lambda peut venir suivre gratuitement les 3 mois de cours ?

Mamadou Nassirou Diallo: c’est non obligatoire, c’est pour vous dire que s’ils ne parviennent pas à payer ces frais-là, il n’y a pas d’autres pressions. Nous n’exerçons pas d’autres pressions sur eux. On les laisse continuer parce que, c’est la formation que nous mettons devant. C’est dans le cas de la prédication islamique.

Guineematin.com : vous ne bénéficiez pas de l’appui des pays du Golf, comme l’Iran, le Qatar, le Bahreïn et autres ?

Mamadou Nassirou Diallo: pas du tout. Néanmoins, si on avait une sorte de prise en charge de la part des grandes ONG internationales qui évoluent dans le domaine, on peut le rendre à 100% gratuit l’apprentissage de la lecture pour que tout le monde bénéficie de cette formation qui importante pour tout musulmans.

Guineeamtin.com : c’est pour quand la prochaine session de formation ?

Mamadou Nassirou Diallo : on va démarrer les 17 et 18 août prochain. On va démarrer dans tous nos différents centres. On a 7 centres qui fonctionnent en ce moment ici à Conakry et à Dubréka. Nous sommes à Koumandian Keïta de Coléah, à la Source de la Minière, à l’université Mahatma Gandhi de Lambanyi, à Victor Hugo de Matoto, Koumandian Keïta de Sangoyah, Divine Université de l’aéroport et Younoussa le bon de Dubréka. Nous comptons ouvrir cette fois-ci d’autres centres qui sont en négociation.

Guineematin.com : comment ça se font les inscriptions ?

Mamadou Nassirou Diallo : les jours du démarrage, le 17 et le 18, on se rencontre là-bas, on procède aux inscriptions et aux explications des programmes. A partir de la semaine suivante, on fait le premier cours.

Guineematin.com : le lancement officiel se fait dans tous ces 7 centres, ou bien il y a un centre qui est retenu pour ça ?

Mamadou Nassirou Diallo: le lancement est simultané dans tous les différents centres.

Guineematin.com : y a-t-il un numéro de téléphone que vous pouvez donner aux personnes désireuses de s’inscrire pour prendre les cours au CIFOD ?

Mamadou Nassirou Diallo: oui bien-sûr. C’est le 620 50 89 99.

Guineematin.com : avez-vous un dernier mot ?

Mamadou Nassirou Diallo : C’est pour encourager le public guinéen à profiter de cette opportunité. Par ce que c’est une opportunité sous régionale je le précise. Ça existe au Burkina, en Côte d’Ivoire, à Dakar, à Bamako et c’est vraiment très avancé là-bas. En Guinée, c’est seulement en mars 2017 qu’on l’a lancé et il y a déjà vraiment beaucoup de bons résultats. On encourage tous les intellectuels adultes francophones à s’intéresser à ce programme-là. C’est la religion avant tout le but de notre vie ici-bas.

Propos recueillis par Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél 628 17 99 17

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Togo : Kpatcha Gnassingbé entre la vie et la mort, le médiateur Alpha Condé interpellé

7 août 2019 à 18 06 47 08478

Kpatcha Gnassingbé. La personne n’est plus à présenter au Togo. Plusieurs fois ministre, cet autre fils de feu Gnassingbé Eyadéma, père de l’actuel chef de l’Etat, est incarcéré à la prison civile de Lomé depuis son arrestation en 2009 dans la rocambolesque affaire dite d’atteinte à la sécurité intérieure de l’Etat. Une affaire plutôt considérée dans l’opinion aussi bien à l’international qu’au Togo comme une tentative de musèlement d’un « frère » dont la popularité devenait de plus en plus inquiétante. 

Mais il y a lieu de s’inquiéter de la situation, les informations de sources concordantes depuis Lomé, faisant état d’une détérioration accrue de l’état de santé du demi-frère de Faure Gnassingbé. En effet, depuis son incarcération, Kpatcha Gnassingbé s’est révélé d’une santé plutôt fragile. Les conditions de détention dans les prisons du Togo en sont aussi pour quelque chose. L’ancien ministre de la Défense a ainsi multiplié les hospitalisations, comme en mai 2018 à la suite de malaises et d’intenses douleurs au genou.

Son état inquiète ceux qui ont pu le rencontrer ces derniers temps. Qu’en est-il exactement ? Rien de rassurant, selon les informations. L’homme serait réduit dans sa mobilité à cause de « plaies veineuses » au pied droit. Des plaies qui se sont révélées plus coriaces que les médicaments qui lui sont administrés et dont les effets restent éphémères. D’où l’option d’une opération chirurgicale.

Evacuation sanitaire, l’ultime option pour sauver Kpatcha

Il est évident que ce dont souffre Kpatcha Gnassingbé ne peut être pris en charge que dans des conditions optimales. La nécessité d’une évacuation sanitaire ne fait plus l’ombre d’un doute. Et pour cause, l’ancien député a plusieurs fois séjourné dans les hôpitaux au Togo, mais aucune solution efficace n’a été trouvée à ses maux.

Le 05 août 2015 avant le lever du jour, il a été extrait de sa cellule et conduit au Pavillon militaire du Centre Hospitalier Universitaire (CHU) Sylvanus Olympio de Lomé. Déjà à l’époque, son conseil s’inquiétait de l’état de ses pieds. « Le cas de Kpatcha Gnassingbé est alarmant. Il souffre de plusieurs maladies avec des jambes enflées, l’obligeant à utiliser des béquilles pour se déplacer », avaient averti ses avocats, quelques jours seulement avant cette hospitalisation.

Mal pris en charge, les maux dont souffre celui le demi-frère de Faure Gnassingbé n’ont pas disparu, au contraire. Les pieds ont continué à enfler alors que des sources proches du détenu ont laissé entendre que le diabète était aussi de la partie. Malgré les alertes, rien n’a été fait jusqu’en mai 2018 où le demi-frère du chef de l’Etat a été à nouveau hospitalisé.

Pourtant, depuis sa condamnation, les avocats de Kpatcha Gnassingbé ont multiplié les plaidoyers pour obtenir sa libération. « Plus de deux fois, M. Kpatcha Gnassingbé a adressé au président de la République une demande de grâce présidentielle, tel que le reconnaissent nos textes et notre Constitution. Donc il n’y a que le président qui peut user de cette prérogative. Mais jusqu’à ce jour, le chef de l’Etat ne s’est pas prononcé là-dessus. Et une nouvelle demande a été adressée à ce dernier. Nous verrons ce que cela va donner », réagissait Me Jil-Benoit Afangbedji en août 2015.

D’autres démarches ont été ensuite effectuées, en vain. Mais à l’heure actuelle, la question est de savoir si Faure Gnassingbé aura le courage de refuser l’évacuation sanitaire de son demi-frère, tout en étant conscient de son état de santé déclinante et de la probabilité élevée qu’il décède si rien n’est fait. Cette question est d’autant plus importante que des personnalités togolaises et étrangères ont souligné la nécessité pour le chef de l’Etat de libérer Kpatcha Gnassingbé, au nom de la réconciliation dans le pays.

En dehors de la réconciliation du peuple togolais, il est vrai que cette affaire d’atteinte à la sécurité intérieure de l’Etat divise la famille même de Faure Gnassingbé. Il en est de même au sein de son ethnie. Les dissensions sont réelles, mais elles sont tues au nom d’une solidarité de façade.  

L’autre fait, c’est que de nombreuses organisations ont déploré la détention de Kpatcha Gnassingbé, condamné à 20 ans de prison ferme dans un procès que la Cour de justice de la Cédéao a déclaré inéquitable. Dans un avis de septembre 2014, le Groupe de travail des Nations Unies sur les détentions arbitraires a demandé à l’Etat togolais de libérer le détenu et ses coaccusés.

Le président togolais Faure Gnassingbé est face à ses responsabilités, occasion pour lui de surprendre en se comportant en homme d’Etat.

Pierre  Afanou

00228 79838457

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Bac 2019 : à la rencontre du seul 1er de la République issu de l’intérieur du pays

7 août 2019 à 18 06 20 08208

Au Baccalauréat unique session 2019, comme très souvent d’ailleurs, les premiers de la République sont quasiment tous issus de Conakry. Un seul élève de l’intérieur du pays est arrivé à la première place de son option. Il s’agit de Francis Konomou, élève au groupe scolaire Elhadj Alkhaly Doumbouya de Siguiri, qui s’est classé 1er de la Guinée en sciences expérimentales. Il a réagi à ce résultat au micro du correspondant de Guineematin.com ce mercredi, 07 août 2019.

Originaire de N’zérékoré, le bachelier dit ne pas être surpris de son classement. « Ce rang n’est pas une surprise pour moi, mais il découle à plusieurs facteurs. D’abord, c’est grâce à mes parents qui m’ont montré depuis mon enfance que l’école est le seul chemin de la réussite. Donc, depuis mon enfance, je me suis adonné au travail. En plus, je peux vous assurer que mon école regorge des meilleurs professeurs du pays. Le facteur le plus important cette année, c’est que nous n’avons pas connu de grève, les cours ont été enseignés à 100% », a expliqué le jeune homme.

A l’école d’origine de Francis Konomou, la satisfaction est totale. Selon Ahmed Koumon Camara, proviseur du lycée Elhadj Alkhaly Doumbouya, les résultats du bac prouvent qu’il y a un bon encadrement dans ce nouvel établissement scolaire. « L’école est à sa première année d’existence, mais avec un encadrement expérimenté. Parce que le personnel qui a encadré les élèves a de l’expérience. Donc nous avons de l’expérience en encadrement. Et, nous avons commencé le travail depuis le début de l’année, nous l’avons bien fait avec nos élèves », a-t-il laissé entendre.

A noter que cette école a obtenu un taux d’admission de 80% au baccalauréat unique de cette année.

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guineematin.com

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Crash d’un hélicoptère à Conakry : l’appareil repéré (DIRPA)

7 août 2019 à 17 05 18 08188
Aladji Cellou

L’hélicoptère qui s’est abîmé hier, mardi 06 août 2019, aux larges de Conakry a été repéré ce mercredi. L’information vient d’être donnée par le directeur de l’Information et des Relations Publiques des Armées (DIRPA).

« Les plongeurs-sauveteurs ont repéré l’hélicoptère accidenté de l’Armée de l’air guinéenne. La mer commence à nous rendre ce qu’elle nous a pris. Une autre étape commence. En respectant le deuil de ceux qui ont perdu des êtres chers », a écrit Aladji Cellou Camara sur sa page Facebook.

Cette nouvelle intervient après plus de 24 heures de recherches menées par des équipes mixtes, pour tenter de de retrouver l’appareil à bord duquel se trouvaient deux pilotes de l’armée au moment du crash.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

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Guinée : la justice refuse de libérer l’opposant Faya Millimono

7 août 2019 à 16 04 53 08538
Dr. Faya Millimono, président du parti Bloc Libéral

L’opposant guinéen, Dr Faya Millimono, devra rester encore en prison. Ainsi a décidé la justice, qui a rejeté la demande de mise en liberté introduite par ses avocats, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

C’est la déception chez les avocats de Faya Millimono. Ces derniers espéraient pouvoir obtenir la remise en liberté du président du Bloc Libéral après son audition hier, mardi 06 août 2019, par le juge d’instruction en charge du dossier. Mais, la justice a rejeté leur demande de mise en liberté introduite vendredi dernier, peu après le placement de l’opposant sous mandat de dépôt. Le juge d’instruction justifie cette décision par le fait que l’instruction n’est pas encore terminée.

« C’est la tristesse, c’est la désolation de voir notre client rester en prison alors que sa détention n’est pas nécessaire pour la manifestation de la vérité. Parce que ce n’est pas un délinquant. C’est un homme politique, il ne peut pas s’enfuir. Donc nous ne comprenons pas pourquoi on le maintient en détention », a réagi Me Salifou Béavogui, l’un des avocats de l’opposant.

L’avocat ajoute que son camp a aussitôt relevé appel de cette décision au greffe du tribunal de première instance de Kaloum. Il espère que la justice acceptera de remettre leur client en liberté.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

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La femme qui a accouché pendant le bac à Guineematin : « je demande aux autorités éducatives… »

7 août 2019 à 15 03 56 08568

Fatoumata Kourouma, élève à Mamou, a focalisé les attentions et impressionné plus d’un lors du déroulement du baccalauréat unique session 2019. Cette jeune femme avait quitté la salle d’examen pour aller accoucher à l’hôpital et revenir continuer son examen. Mais, malgré sa détermination, elle n’a pas atteint son objectif qui était de décrocher son bac. Au lendemain de la publication des résultats de cet examen national, le correspondant de Guineematin.com à Mamou est allé à la rencontre de cette candidate. Elle se dit très déçue de son échec.

« Mon échec au bac, surtout dans de telles circonstances m’a très touché. Je voulais passer coûte que coûte cet examen national, car je veux vraiment continuer mes études, être une femme utile à ma société, formée intellectuellement. Une femme capable d’aider son mari, ses enfants et surtout son pays. Mon rêve, c’est d’être une femme à l’image des braves femmes comme Michel Obama, Hadja Rabiatou Sérah Diallo, Hadja Djènè Condé entre autres. Je demande aux autorités éducatives de voir, pas seulement mon cas, mais des cas à l’image du mien », a-t-elle lancé.

Contre mauvaise fortune, Fatoumata Kourouma décide de faire bon cœur. Car, elle compte bien atteindre son objectif. « A mes amis qui n’ont pas eu le bac, je les conseille de continuer, de redoubler d’efforts car ce n’est pas la fin du monde, ni le début du monde. En tout cas, moi je me battrai tant que je n’aurai pas le bac incha Allah », a laissé entendre la jeune dame.

Dans ce combat pour décrocher son bac, cette élève peut compter sur le soutien de son mari, le Caporal-chef Sékou Adama Condé. Lui aussi est choqué par l’échec de son épouse, mais il l’encourage à ne pas abdiquer. « Je suis vraiment touché compte tenu de sa bravoure. Je suis vraiment déçu, pas seulement pour son échec, mais pour les peines qu’elle a consenties durant cet examen.

Accoucher et revenir 30 minutes après son accouchement pour continuer à faire le bac, quand je pense à ça, franchement ce n’est pas évident. C’est pourquoi, je suis troublé d’apprendre qu’elle n’est pas admise. Mais, je la félicite pour sa bravoure et l’encourage à continuer dans ce sens. Je demande aussi aux autorités éducatives de penser à elle. Aux femmes également, je demande de soutenir une telle action d’une femme que je qualifie d’extraordinaire », a-t-il déclaré.

Il faut rappeler qu’à l’annonce de l’acte de Fatoumata Kourouma, un guinéen vivant au Canada avait promis de l’envoyer poursuivre ses études dans ce pays si elle parvenait à décrocher son bac.

De Mamou, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com
Tel:625698919/657343939

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La Primature en deuil : MamaKassory Bangoura n’est plus !

7 août 2019 à 14 02 50 08508

COMMUNIQUE

Son Excellence Monsieur le Premier Ministre Dr Ibrahima Kassory FOFANA, a le regret d’annoncer au vaillant peuple de Guinée, le décès de Mme Touré, mamakassory BANGOURA, conseillère chargée de mission et ancienne chef de cabinet de la primature ; décès survenu hier Mardi 6 Aout 2019 à Paris en France par suite de Maladie.

A cette occasion, il présente ses condoléances les plus attristées à la Famille de la Défunte.

Monsieur le premier Ministre informe par la même occasion que la suite des funérailles fera objet d’un autre communiqué.

Que Dieu accueille l’âme de l’illustre disparue dans son paradis éternel !

Amine.

Transmis par la Primature

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39% d’admis au Bac à Kankan : ce qu’en dit le DPE, Morlaye Condé

7 août 2019 à 14 02 33 08338

Selon les statistiques fournies par les autorités éducatives locales, la préfecture de Kankan a enregistré un taux d’admission de 39% au baccalauréat unique session 2019. Un pourcentage au-dessus de la moyenne nationale et qui est jugé satisfaisant par le directeur préfectoral de l’éducation. Morlaye Condé, interrogé par le correspondant de Guineematin.com à Kankan, estime que ces résultats reflètent le sérieux qui a caractérisé l’organisation de cet examen national.

« Nous avons présenté 4423 candidats dont 1663 filles au baccalauréat ; 3883 dont 1008 filles ont composé. Parmi eux, 1051 sont admis dont 400 filles. Soit un taux de réussite de 39%. Il faut reconnaitre que ces résultats sont le reflet du slogan tolérance zéro vers l’excellence. Cette année, il n’y a pas eu de grève à Kankan, c’est pourquoi je vais remercier nos braves enseignants qui, pendant toute l’année, ont travaillé pour la réussite des élèves », a déclaré le DPE de Kankan.

Monsieur se félicité du fait que Kankan a obtenu des lauréats, dont le deuxième de la République en sciences sociales. Il invite également ceux qui sont admis et ceux qui ont échoué, chacun en ce qui le concerne, à redoubler d’effort. « Nous demandons à nos bacheliers de resserrer la ceinture et de savoir que le chemin à parcourir reste encore long.

Ils quittent le secondaire pour l’université, ils doivent encore travailler dur. A ceux qui ne sont pas admis, nous leur demandons de redoubler d’effort parce que ce n’est pas la fin du monde. Cette année, il y a eu des candidats libres qui ont la mention bien », a lancé le responsable éducatif.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com
Tel : 00 224 627 24 13 24

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Mamadou Bah, 1er de la République en SS Franco-arabe : « je faisais des recherches sur Internet…»

7 août 2019 à 12 12 19 08198

Les résultats du baccalauréat de la session 2019 ont été catastrophiques avec moins de 25% d’amis toutes options confondues au plan national. Cependant, de nombreux candidats se sont illustrés par leur prestation en occupant les premières places. C’est le cas de Mamadou Bah, premier de la République en Sciences Sociales, du groupe scolaire franco-arabe El-Moutassimine B de Kobaya, dans la commune de Ratoma. Rencontré hier, mardi 06 août 2019, par Guineematin.com, le jeune homme n’a pas caché sa joie.

Selon Mamadou Bah, ce résultat lui procure un sentiment de satisfaction. « J’ai été le premier par la grâce de Dieu. C’est aussi une fierté pour moi, pour l’école et pour toute la famille », déclare-t-il.

Pour en arriver là, Mamadou Bah indique avoir révisé constamment toutes ses leçons durant l’a. « Pour être premier de la République, il faut faire des efforts et avoir la grâce de Dieu. Comme d’habitude, pour mes révisions, j’ai commencé au début de l’année scolaire. Je me suis dit que je ne peux pas attendre jusqu’à ce que le jour J arrive ou deux mois avant pour me préparer.

Quand on fait une leçon, je viens à la maison pour la réviser. Avec ces méthodes, avant que la date du bac n’arrive, j’étais très bien préparé. Je révisais seul toutes mes leçons à la maison. Je faisais des recherches sur Internet aussi pour compléter ce qu’on a fait en classe. Je faisais des recherches dans beaucoup de matières. Et voici les stratégies de ma révision », se félicite le jeune homme.

Poursuivant, Mamadou Bah a fait savoir qu’il a abordé son examen avec plein de confiance. « Je m’attendais à être classé premier. Parce que ce n’est pas la première fois. Lorsque je faisais aussi le BEPC, j’étais aussi le premier de la région de Conakry. Je m’y attendais et je priais aussi Dieu pour qu’il puisse me faciliter la tâche », indique Mamadou Bah.

Il en a profité pour lancer un message à l’endroit de ceux qui ne sont pas admis. « J’ai beaucoup de conseils à leur donner. Un échec comme ça, c’est aussi une évaluation. Dieu a dit dans le Coran, qu’il a évalué les gens qui sont passés et il a compris leur croyance et leur foi. Quand tu as un bonheur aujourd’hui, c’est que tu as rencontré beaucoup de difficultés. Donc, je les encourage à continuer et à travailler davantage… », a lancé le jeune homme, qui rêve de de devenir « un défenseur de la religion musulmane. Je veux être quelqu’un qui incarne les connaissances religieuses ».

Mohamed DORE pour Guineematin.com

Tel: (00224) 622 07 93 59

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Justice transitionnelle en Guinée : une quinzaine de jeunes à l’école de l’ONG COJEDEV

7 août 2019 à 11 11 51 08518

Avec pour thème : « le rôle des jeunes dans le processus de justice transitionnelle en Guinée », un atelier de formation s’est tenu hier, mardi 06 août 2019, dans un établissement scolaire à Kobaya, dans la commune de Ratoma. Cette rencontre de « renforcement de capacités » a été organisée par le consortium des associations de jeunes pour la défense des victimes de violence en Guinée (COJEDEV-Guinée).

L’objectif est d’outiller et inciter les jeunes (qui constituent plus de 60% de la population guinéenne) à jouer leur partition dans le processus de justice transitionnelle en Guinée, a appris un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Ils sont quinze jeunes, venus de différents établissements scolaires publics et privés de Conakry, à avoir pris part à cette formation initiée en Guinée par le chargé de projet de l’ONG COJEDEV-Guinée, Jean Zézé Guilavogui, fraîchement revenu d’une formation au Rwanda où il était admis à l’académie de justice transitionnelle pour la jeunesse africaine.

Lors de cet atelier d’une journée, les notions de violence, de paix, de justice, de droit, de vérité, de pardon, de réparation et de réconciliation ont été longuement abordées par les facilitateurs et les participants. Également, un documentaire qui retrace l’histoire sociopolitique de la Guinée (de l’indépendance à nos jours) a été projeté au cours de cette rencontre de renforcement de capacités des jeunes. Ceci, pour mieux cerner la notion et la nécessité de justice transitionnelle qui, dans le cadre actuel de la Guinée, doit impérativement déboucher sur la réconciliation nationale.

« Au regard de l’histoire à la fois glorieuse et sombre de notre pays (la Guinée), nous avons l’obligation de jeter un coup d’œil sur le passé, afin de recoller les morceaux qui ont subi des déchirures sociales. Ce qui va nous amener à avoir un Etat de droit, où il n’y a pas de haine et de guerres fratricides. Donc, la justice transitionnelle est extrêmement importante pour la Guinée. Et, à cette phase actuelle, c’est une nécessité impérieuse pour notre pays », a indiqué Jean Zézé Guilavogui.

Pour ce chargé de projet de l’ONG COJEDEV-Guinée, « les jeunes qui sont à la fois les victimes et les coupables des manifestations sociopolitiques d’aujourd’hui, doivent connaitre et aborder sans passion l’histoire de leur pays ». Car, soutient Jean Zézé Guilavogui, « les jeunes, en tant qu’outils de promotion de la paix et de la quiétude, doivent jouer leur rôle dans toutes les étapes du processus de justice transitionnelle dont ils sont partie prenante ».

« Les jeunes ont un rôle d’élaboration, d’implémentation et de suivi-évaluation du processus de justice transitionnelle. Donc, c’est de notre obligation de veiller, de participer et de s’impliquer de façon active dans toutes les étapes du processus », a-t-il ajouté.

Au terme de cette rencontre, il a été demandé au jeunes participants de servir de « relais de retransmission sur la justice transitionnelle » au sein de leurs familles et dans leurs quartiers respectifs. Des jeunes qui se sont d’ailleurs engagés à s’organiser en associations pour promouvoir la justice transitionnelle et développer d’autres activités dans le cadre de la lutte contre les violations des droits en Guinée.

« J’espère que cette initiative va aboutir à quelque chose. Parce que c’est très intéressant de parler de la violence, de la réconciliation, de la justice… J’aimerais vraiment aller plus loin et mettre en place une ONG (organisation non gouvernementale) pour lutter contre certaines choses qui se passent dans notre pays », a dit Marceline Lamah, participante.

De son côté, Abou Ibrahim Doré a déclaré que « dans le quartier, je ne savais pas en quoi consistait la justice transitionnelle… Mais, après cette formation, je vais m’entretenir avec mes amis pour que nous mettions en place une association ; afin de trouver des solutions à certaines crises qui se passent dans le pays »

Pour sa part, Paulin Sagno a confié : « j’ai vraiment hâte de faire valoir tout ce que j’ai appris lors de cette formation. Et, la première des choses que je dois faire, c’est d’aller sensibiliser ma famille. Ensuite, j’irai à la rencontre de mes amis dans le quartier, pour leur parler du rôle et les objectifs de la justice transitionnelle dans un pays ».

Quant à Mamoudou Barry, il soutient que « la jeunesse est la partie la plus dynamique, la plus forte dans ce processus de justice transitionnelle… Nous avons un rôle de sensibilisation dans les familles. Nous avons aussi la formation des jeunes et la promotion de la paix. Parce qu’en Guinée, les esprits sont actuellement très pollués. L’ethnocentrisme gangrène le pays ».

A noter que la justice transitionnelle est souvent définie comme « un processus qui consiste à confronter les héritages de violations passées et des atrocités afin de construire un avenir stable, pacifique et démocratique ».

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Résultats catastrophiques du bac 2019 : le DPE de Boké rouge de colère

7 août 2019 à 10 10 57 08578

Après deux semaines d’attente, les candidats au baccalauréat unique, session 2019, ont été fixés sur leur sort. Les résultats, publiés lundi soir, sont loin d’être satisfaisants. Ils sont même catastrophiques dans la région administrative de Boké. Dans cette partie du pays, certaines écoles n’ont enregistré aucun admis, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Dans les directions des écoles de Boké, c’est la gueule de bois au lendemain de la publication des résultats du bac. Il était impossible de faire décrocher un sourire à un responsable mardi matin. C’est le même constat qui se dégage chez les enseignants et élèves. Les mêmes lamentations se succèdent : « le bac n’a pas du tout marché ».

À l’inspection régionale de l’éducation, Moriba Sidibé se contente de donner les statistiques. « Pour toute la région de Boké, au niveau de l’Enseignement Général, 5 090 candidats, dont 1 913 filles, ont été évalués dans toutes les options confondues. Nous avons eu comme admis 485, dont 255 filles, soit 15,42%. En Franco-arabe, on avait au total 70 candidats qui ont été évalués, dont 10 filles. On a eu 10 admis, tous des garçons. Soit 13,69% ».

Au niveau préfectoral, les statistiques se présentent comme suit : « à l’Enseignement Général, sur les 3 349 candidats ayant composé, dont 1 267 filles, il n’y a eu que 414 admis, dont 124 filles. Soit un taux de 12,36 %. En Franco-arabe, sur 52 candidats, dont 7 filles, il n’y a que 9 admis, tous des garçons. Soit un taux de réussite de 17,30% ».

Dans la commune urbaine de Boké, seuls 3 candidats sont admis en Sciences Mathématiques, dont 2 candidats libres. En sciences Expérimentales, la ville n’a enregistré aucun admis.

Face à ces résultats jugés catastrophiques, le directeur préfectoral de l’éducation de Boké par intérim tente de situer les responsabilités. Selon Elhadj Dembo Amirou Dramé, tout le monde est coupable. « Je pense que tout le monde est responsable de la situation : les parents ont démissionné, les enfants sont maîtres d’eux-mêmes, ils font ce qu’ils veulent et ils oublient qu’ils jouent avec leur avenir. Les enseignants aussi font mal leur boulot. Au niveau des directions préfectorales de l’éducation, les contrôles ne sont pas stricts ; les classes aussi sont mal équipées et surpeuplées », fustige le DPE par intérim.

De Boké, Abdourahmane N’DIARÉ Diallo pour Guineematin.com

Tél 628-98-49-38

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Crash d’un hélicoptère à Conakry : « des indices détectés, un périmètre délimité » (DIRPA)

7 août 2019 à 10 10 07 08078

Contrairement aux informations qui ont circulé depuis hier soir, on apprend que l’hélicoptère de l’armée de l’air guinéenne qui s’est abîmé mardi matin aux larges de Conakry n’est pas encore retrouvé. C’est le responsable de la communication du ministère de la défense nationale qui l’a annoncé ce mercredi matin, 07 août 2019. Il précise tout de même que des indices ont été détectés et qu’un périmètre restreint a été délimité.

« La cellule de crise, mise en place par le ministère de la Défense nationale suite à l’accident d’un hélicoptère de l’Armée de l’air, reprend ses travaux ce matin. Les plongeurs-sauveteurs commencent à rallier la zone de recherches. Suite à des indices détectés durant la nuit, un périmètre restreint a été délimité par la Marine nationale.

 Les conditions météorologiques de ces dernières 24h et le relief rocheux (accidenté) de la zone supposée où « l’Écureuil » s’est abîmé n’ont pas facilité le travail des secouristes. De nombreux moyens logistiques disponibles ne peuvent accéder à ladite zone. D’autres techniques d’approche vont être testées dans la matinée.

#Prières », a écrit Aladji Cellou Camara, directeur de la communication et des relations publiques du ministère de la défense nationale sur sa page Facebook.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

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Bac 2019 : Mohamed Haïra Diaby, 1er de la République en SE Franco-arabe à Guineematin

7 août 2019 à 9 09 36 08368

Au lendemain de la publication des résultats du bac unique, session 2019, les heureux admis continuent de savourer leur réussite. C’est le cas notamment de Mohamed Haïra Diaby, du groupe scolaire Hadja Kaningbè Sidibé, qui s’est classé 1er de la République en Sciences Expérimentales Franco-arabe. Rencontré dans sa famille, hier mardi 07 août 2019, au quartier Yimbaya Manguébounyi, dans la commune de Matoto, le jeune homme était très joyeux, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Même si le pourcentage d’admission est très faible cette année, soit moins de 25%, Mohamed Haïra Diaby a pu tirer son épingle du jeu et de très belle manière. Le jeune homme s’est classé 1er de la République en Sciences Expérimentales Franco-arabe.

« Pour ce résultat, c’est un sentiment de joie et de satisfaction envers moi-même, mes professeurs et mes encadreurs. C’est un sentiment aussi de fierté pour ma famille. Ils ont été tous là pour nous. Je remercie aussi Allah le tout puissant de m’avoir permis de réaliser mes rêves. Tout le monde parle de moi aujourd’hui d’être classé 1er de la République en Sciences Expérimentales Franco-arabe », dit-il.

Pour arriver à un tel exploit, Mohamed Haïra Diaby dit avoir révisé constamment, surtout que c’était pour lui un rêve d’enfance d’arriver à ce point. « Depuis mon jeune âge, je me disais pourquoi ne pas chercher à être premier de la République un jour. Donc, j’avais cette ambition en tête. Je me suis mis à la tâche. Je suivais régulièrement les cours, je suivais les cours de révision, je n’acceptais pas d’accumuler les leçons sans les revoir et j’étais courageux », a précisé le jeune homme.

Poursuivant son intervention, Mohamed Haïra Diaby a dit qu’il était optimiste pendant les préparatifs. « Dans tout examen, le candidat a toujours de l’espoir pour les résultats. Ce résultat ne m’a pas tellement surpris. Je l’espérais ».

Plus loin, l’heureux lauréat lance un appel aux candidats qui ont échoué, qu’il invite à faire preuve de courage et de persévérance. « Ce que je peux dire à mes amis qui n’ont pas eu la chance de décrocher le bac pour cette année, c’est d’être courageux et persévérants, de ne pas surtout abandonner. S’ils n’ont pas eu la chance cette année d’être admis, ils peuvent continuer jusqu’à ce qu’ils atteignent le but, et ce n’est pas la fin de la vie », conseille-t-il.

Au groupe scolaire Hadja Kaningbè Sidibé d’où est issu cet élève, c’est également la joie et la satisfaction. Pour Mohamed Mory Keïta, directeur des études de cette école, ce classement est un honneur. Selon lui, Mohamed Haïra est un élève exemplaire. « Nous sommes très ravis aujourd’hui, nous sommes très fiers d’avoir le premier de la République. Je remercie tous mes enseignants. C’est un élève très poli, depuis qu’il est rentré ici, il n’y a pas eu de problème entre lui et les enseignants. Personne n’est venu ici à l’école dire à la direction que Mohamed Haïra m’a fait mal. Franchement, c’est un élève très poli. Il mérite ce rang de premier de la République », a-t-il dit.

Même impression chez la tante du jeune homme, Hadja M’mah Diaby. « Depuis que Mohamed est venu ici pour ses études, il est très sérieux. On ne le voit jamais dans la pagaille. Partout où tu le vois, il est avec son cahier. Je lui disais même de faire doucement. Il m’a répondu qu’il voulait étudier. Je lui ai dit de continuer alors. C’est sur ce chemin que je l’ai vu », a-t-elle laissé entendre.

Mohamed DORE pour Guineematin.com

Tel: (00224) 622 07 93 59

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Crash d’un hélicoptère à Conakry : l’appareil devrait être repêché ce mercredi

7 août 2019 à 9 09 03 08038

L’hélicoptère de l’armée guinéenne qui s’est abîmé hier, mardi 06 août 2019, aux larges de Conakry pourrait être repêché ce mercredi. L’appareil a été retrouvé au fond de la mer hier soir mais il n’avait pas pu être récupéré, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Après plusieurs de recherches, un plongeur a réussi à retrouver l’hélicoptère de type Écureuil qui a chuté en mer, dans la commune de Kaloum. Mais, il a trouvé que l’appareil est coincé et ses portières sont condamnées. Ni l’hélicoptère ni les deux pilotes se trouvant à l’intérieur n’ont pu donc être repêchés.

En raison de la tombée de la nuit, les équipes de recherches ont décidé de suspendre les travaux jusqu’à ce mercredi. Ces travaux devraient reprendre ce matin afin de tenter de repêcher l’appareil et les pilotes à son bord.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com
Tel. 628124362

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Bac 2019 à Labé : « les élèves sont en partie responsable de ces mauvais résultats »

7 août 2019 à 6 06 53 08538

Les quatre (4) sur les cinq (5) préfectures de la Région Administrative (RA) de Labé qui ont présenté des candidats au baccalauréat unique, session 2019, ont enregistré un taux global d’admission pour l’ensemble des profils confondus de 25,40%. Ces faibles résultats obtenus à l’issu d’une année scolaire de dure labeur ne donne aucun sentiment de satisfaction à l’Inspection Régional de l’Education (IRE) où certains encadreurs attribuent la responsabilité de l’échec global au manque de conscience des candidats, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée, à travers le reportage vidéo ci-dessous.

Sur l’ensemble des 2.480 candidats dont 803 filles présentés par la Région Administrative (RA) de Labé pour tous les profils confondus, seulement 630 ont décroché le baccalauréat unique, session 2019 pour les préfectures de Koubia, Labé, Mali et Tougué réunies. Sachant bien que la préfecture de Lélouma n’avait présenté aucun candidat.

Alimou Diallo, chef de la section examens et contrôles scolaires de l’IRE de Labé
Alimou Diallo, chef de la section examens et contrôles scolaires de l’IRE de Labé

« A Koubia, en Sciences Expérimentales, par exemple, il y a eu 10 qui ont composé dont 4 filles, zéro admis, donc 0%. En Sciences Mathématiques, il y a eu 30 candidats dont 8 filles, 20 ont été admis dont 4 filles soit 66,7%. En Sciences Sociales, 58 candidats dont 13 filles. Admis 40 dont 7 filles soit 69%. Soit un total de 98 qui ont composé, dans l’ensemble des trois (3) profils et 60 ont été admis soit 61,20%. Pour ce qui est de Labé, Sciences Expérimentales, 343 ont composé dont 151 filles et 56 ont été admis soit 16,30%. En Sciences Mathématiques, 682 ont composé, 102 ont été admis et ont obtenu 15%. En Sciences Sociales, 721 ont composé, 277 ont été admis soit 38,4%. En Sciences Sociales Franco-Arabe, 25 ont composé dont 4 filles, 13 admis soit 52%. Pour l’ensemble de la préfecture de Labé, il y a eu 1771 candidats dont 727 filles, admis 448 soit 25,30%. Comme on l’avait déjà souligné, Lélouma n’a pas de candidats. Pour ce qui est de Mali, en Sciences Expérimentales, 170 ont composé et 15 ont été admis soit 8,82%. En Sciences Mathématiques, 143 ont composé, 20 ont été admis dont 8 filles soit 13,9%. En Sciences Sociales, 189 ont composé dont 42 filles, 42 ont été admis 5 filles soit 22,20%. Pour l’ensemble de la préfecture de Mali, il y avait 502 candidats dont 174 filles pour les 3 profils, 77 ont été admis dont 16 filles soit 15,3%. A Tougué, Sciences Expérimentales, 11 candidats dont 2 filles, 5 admis dont 2 filles 45,5%. Sciences Mathématiques, 22 candidats dont 3 filles, 9 admis dont 1 fille soit 40,9%. Sciences Sociales, 76 candidats dont 27 filles, 31 admis dont 9 filles soit 49,8%. Pour l’ensemble de Tougué, il y avait 109 candidats dont 32 filles, 45 ont été admis dont 12 filles soit 41,3%. Maintenant, pour l’ensemble de la région de Labé, il y avait 534 candidats dont 89 filles en Sciences Expérimentales, admis, 76 soit 14,2%. Sciences Mathématiques, 877 dont 328 filles soit 17,20% d’admis. Sciences Sociales, 1040 dont 382 filles. Admis, 390 soit 37,4%. Sciences Sociales Franco-Arabe, 25 candidats dont 4 filles, 13 admis soit 52%. Pour l’ensemble de ces trois profils, nous avions 2480 candidats dont 803 filles. Admis, 630 soit 25,40% pour toute la région de Labé » a expliqué le chef de la section examens et contrôles scolaires de l’IRE de Labé, Alimou Diallo.

Ces résultats catastrophiques ne donnent aucun sentiment de satisfaction à l’Inspection Régionale de l’Education (IRE) de Labé. « Les résultats ne sont pas satisfaisants, parce que quand vous prenez l’ensemble de ces options, en Sciences expérimentales pour l’ensemble de la région, on a 14,20% donc au-dessous de 25%, c’est-à-dire du quart (¼), en Sciences Mathématiques, on a 17%, là encore c’est au-dessous du quart. En Sciences Sociales, nous avons 37,4%. On peut dire que ce résultat est passable, mais il n’est pas du tout satisfaisant par rapport à nos attentes » a-t-il ajouté.

Les élèves candidats seraient en partie responsables de ces mauvais résultats enregistrés cette année. « Cette situation est due vraiment en partie des différentes perturbations qui ont caractérisée l’année scolaire 2018-2019 et de la volonté des enfants, parce que quand même les cours avaient repris aux environs du mois de décembre. Ils ont donc eu quand même le temps de se préparer et de se rattraper. S’ils étaient conscients de ce qui les attendait en fin d’année, je crois qu’ils pouvaient redoubler d’efforts pour obtenir un résultat beaucoup plus satisfaisant » a-t-il conclu.

Ces résultats alarmants et préoccupants interpellent encadreurs de l’éducation, parents d’élèves, amis de l’école et élèves pour une prise de conscience collective.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com
Tél.: (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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