Passage à 4 sociétés importatrices de médicaments en Guinée : les précisions de Dr Manizé Kolié

14 août 2019 à 18 06 50 08508

Les travaux de la commission d’évaluation des sociétés grossistes répartiteurs de produits pharmaceutiques en Guinée se sont poursuivis ce mercredi, 14 août 2019, au ministère de la Santé. La démarche, entamée depuis pratiquement un mois, vise à réduire le nombre de sociétés grossistes de produits pharmaceutiques dans notre pays. Au terme de la réunion de ce mercredi, Dr Manizé Kolié, secrétaire général du syndicat des pharmaciens de Guinée, a expliqué à un reporter de Guineematin.com de quoi il a été question :

« Nous sommes à la centralisation des résultats. Il y a un mois que nous sommes sur le terrain, en train d’évaluer les sociétés grossistes à partir des critères qui ont été définis. Il y a eu 15 critères valables pour chaque grossiste. Ça a été fait. Depuis ce matin, nous sommes en train d’identifier un plan de travail d’évaluation. Parce que ces sociétés n’ont pas les mêmes emprises sur le marché guinéen. Il faut qu’on s’entende d’abord sur comment il faut procéder. C’est pour évaluer et tomber sur un minimum de sociétés qui va être retenue et qui va être désormais considérer comme les fournisseurs en médicaments de notre pays.

L’idée générale, c’est que la Guinée avait plus de grossistes que les pays de la sous-région. Nous allons sur la base normalement du ratio sous-régional, qui veut que trois millions d’habitants correspondent à une société grossiste. Mais la Guinée en avait jusqu’à 104 sociétés grossistes, recensées et ramenées à 58. Mais, les 58 là même sont encore trop. Ce qui fait que le marché parallèle prospère.

Nous souhaitons réduire à la normale et à la moyenne sous régionale. Entre 3 ou 4 sociétés grossistes. Parce que 11 millions d’habitants correspondent carrément à 4 grossistes. Ça veut dire, 3 sociétés grossistes privées et une société grossiste publique, la Pharmacie Centrale de Guinée, ça fait 4 en Guinée.

Il faut d’abord qu’on identifie les grossistes qui vont être retenus et qui vont avoir des recommandations et qui vont avoir de nouveaux agréments. Ils auront même des agréments à partir d’une liste qui va être déposée au niveau du chef de l’Etat. Il y aura un décret qui va les autoriser à faire le travail, à limiter leur zone d’influence. Pour le moment, ce qui nous intéresse, c’est d’identifier le nombre qui pourra être retenu pour notre pays.

Il y a deux groupes de critères : il y a le critère administratif, c’est qu’il faut être dans la légalité pour exercer ; deuxièmement, il y a le critère de fonctionnalité, c’est-à-dire qui va dépendre de tes capacités financières à pouvoir importer et à avoir une certaines logistiques à être dans un site convenable facile d’accès. C’est ce que nous appelons la fonctionnalité, qui permet aux grossistes d’évoluer sur toute la Guinée. On veut voir si ta valeur correspond aux besoins de la population guinéenne.

On a pu travailler aujourd’hui et je crois qu’on terminera le vendredi, 16 août 2019, parce que nous avons proposé un tableau Excel qui va permettre de départager les sociétés grossistes à partir de ce qu’on a vu sur le terrain ».

Propos recueillis par Mohamed DORE pour Guineematin.com

Tel: +224 622 07 93 59

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Gestion trouble de la CAN 2019 : Paul Put pose un lapin à la commission d’éthique de la Féguifoot

14 août 2019 à 18 06 18 08188

Le feuilleton du Silygate, ou la gestion scabreuse de la participation de notre onze national à la Coupe d’Afrique des Nations de football, Egypte 2019, n’a pas encore livré tous ses secrets. Les soupçons de corruption qui pèsent sur Amadou Diaby et Paul Put (premier vice-président et ex sélectionneur du Sily, respectivement) sont venus alourdir l’atmosphère déjà délétère consécutive à la raclée infligée à la Guinée (3 à 0) en huitièmes de finale par l’Algérie.

La confrontation tant attendu entre les deux hommes (l’un accuse l’autre d’avoir perçu 10% de son salaire) n’a toujours pas pu avoir lieu, a appris Guineematin.com, à travers un de ses reporters.

Après avoir évoqué des raisons de sécurité suite à son absence lors du premier rendez-vous pour la confrontation, Paul Put a une nouvelle fois posé un lapin au comité Ethique de la Fédération Guinéenne de Football. Attendu au siège de l’institution ce mercredi, 14 août 2019, Paul Put ne s’est pas présenté sur les lieux pou une confrontation avec Amadou Diaby, qu’il accuse d’avoir perçu 10% de son salaire à la fin de chaque mois. Ce qui pourrait constituer un pactole non négligeable.

Selon nos informations, la commission qui attendait le technicien Belge a été tout simplement mise devant le fait accompli. N’ayant plus le choix, la commission a écourté la partie alors qu’Amadou Diaby était bien présent pour ce face-à-face tant attendue.

Le prochain rendez-vous est fixé au vendredi, 16 août 2019. Il reste à savoir sir Paul Put va continuer à faire le vide ou s’il sera présent pour tirer les choses au clair dans cette affaire qui fait couler un flot d’encre à travers la Guinée.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

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Conakry : Badra Soumah condamné à 7 mois de prison pour menaces de mort

14 août 2019 à 17 05 36 08368

Une banale dispute survenue il y a 6 semaines au débarcadère de Dixinn entre madame Fanta Condé, vendeuse de son état, et un jeune homme du nom d’Aly Badra Soumah, a failli mal tourner. Le jeune homme aurait menacé de mort la dame avec un couteau. L’affaire, portée au tribunal correctionnel de Dixinn, a connu son épilogue ce mercredi, 14 août 2019, avec la condamnation de Badra à 7 mois de prison, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Poursuivi pour menaces de mort, Aly Badara Soumah a été jugé par le tribunal correctionnel de Dixinn. Il a été reconnu coupable ce mercredi et écope de 7 mois de prison.

Selon nos informations, c’est à l’aide d’un couteau que Badra a proféré des menaces de mort à l’encontre de la vendeuse, madame Fanta Condé. Les faits se sont produits au débarcadère de Dixinn le samedi, 29 juin 2019. Aly Badara est aussitôt interpellé et placé sous mandat le même jour.

Pourtant, le jeune homme a systématiquement nié, tout au long des débats, les faits de menaces de mort qu’on lui reproche. Au cours de son audition, il a laissé entendre que c’est la plaignante qui est venue le provoquer au moment où il travaillait avec sa mère. « Je n’ai pas proféré de menaces contre elle. J’étais en train d’aider ma mère à placer les poissons au dépôt de poissons à Dixinn quand Fanta Condé est venue me trouver sur les lieux.

Je discutais avec d’autres personnes. Elle s’est banalement mêlée de la discussion. Cela m’a énervé et on a discuté un peu. Quelque temps après, elle est venue avec des gendarmes pour m’arrêter, en disant que je l’ai menacée avec un couteau. Mais, elle n’a pas été menacée. Le couteau que je détenais aussi appartient à ma mère », a-t-il soutenu.

Par contre, la plaignante soutient mordicus devant le tribunal que c’est à l’aide de cette arme blanche qu’elle a été menacée. « Au niveau du débarcadère, j’ai une boutique où je vends des couteaux et autres objets divers. Aly Badara Soumah est venu soudain prendre un couteau dans ma boutique sans payer. Dès que je lui ai réclamé le prix, il a brandi le couteau contre moi en disant qu’il va me tuer partout où il va me rencontrer. Il m’a dit qu’il a tué beaucoup de gens, qu’il a fait plusieurs fois la prison et qu’il n’a peur de rien. C’est ainsi que j’ai eu peur et j’ai porté plainte contre lui », a expliqué Fanta Condé.

Prenant la parole pour ses réquisitions, le procureur Daouda Diomandé a dit qu’Aly Badra Soumah fait partie des bandes de jeunes qui tournent au tour des frigos du débarcadère de Dixinn pour voler à la tire. « Au niveau de Dixinn, il est reconnu comme voleur à la tire. Ils sont nombreux. Ils tournent au tour des frigos et quand tu les regardes, ils te menacent.

Il est venu prendre le couteau sans payer, et après il profère des menaces de mort avec le même couteau. Il dit qu’il aidait sa maman. C’est faux. C’est pourquoi je demande au tribunal de le retenir dans les liens de la culpabilité de menaces de mort en le condamnant à un an de prison, avec 6 mois de sursis », a requis le procureur.

Dans sa décision, le tribunal a reconnu Aly Badra Soumah coupable des faits mis à sa charge. Pour la répression, il est condamné à 7 mois de prison ferme. Détenu à la maison centrale depuis la fin juin, le jeune homme va y continuer son séjour carcéral pour les 22 prochaines semaines.

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel: 620 589 527/654 416 922

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Procès du massacre du 28 septembre : « le gouvernement guinéen a débloqué 20 milliards de francs »

14 août 2019 à 15 03 45 08458

Deux mois et demi après sa prise de fonction, le ministre de la justice par intérim a rencontré les membres du comité de pilotage du dossier du massacre du 28 septembre 2019, à Conakry. La rencontre a eu lieu ce mercredi, 14 août 2019, dans les locaux du département. L’objectif était de faire le point de l’évolution de la procédure et rassurer les uns et les autres de la volonté des autorités guinéennes à organiser le procès, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

L’ensemble des parties prenantes du comité de pilotage du dossier des événements du 28 septembre ont pris part à cette rencontre. Il s’agit entres : de l’union européenne, du bureau des Nations Unies pour l’appui à la justice pour les évènements du 28 septembre, du Haut-Commissariat aux droits de l’Homme, ainsi que des ambassades de France et des Etats-Unis. Au sortir des travaux, le ministre guinéen de la justice par intérim a indiqué que cette rencontre a été une prise de contact entre lui et le comité de pilotage.

« J’ai pris le train en marche. Ce comité de pilotage existe depuis bien longtemps déjà, il a eu à tenir plusieurs réunions, mais c’est la première à laquelle je participe. Le but, c’est de réaffirmer la volonté politique de monsieur le président de la République et de son gouvernement de voir ce procès se tenir dans les temps à venir devant la communauté nationale et la communauté internationale. La deuxième raison, c’est de commencer les préparations concrètes de la tenue de ce procès qui démarrent maintenant.

Ça s’entend le local qui doit abriter le procès, ça s’entend aussi la préparation du personnel judiciaire de sécurité, de communication de tout ça, car ce procès est un procès national à résonnance internationale. Il faut qu’il soit préparé minutieusement et qu’il n’y ait de faille ni de faux-pas. Voilà les deux raisons. Et les partenaires nous ont rassurés de leur appui. Que ça soit les Nations Unies, l’Union Européenne, les Etats-Unis où la France et tous les autres partenaires, ils nous ont rassurés de leurs appui », a dit Mohamed Lamine Fofana.

Le ministre ajoute « ce procès est un défi pour la Guinée. Quand les évènements ont eu lieu, vous vous rappelez, la Cour Pénale Internationale s’est intéressée. Mais, nous leur avons dit : laissez-nous juger cette affaire-là, ça s’est passée en Guinée et nous allons juger en Guinée. Et, c’est également un miroir parce que vous savez que ça fait 5 ans que la réforme du système judiciaire guinéen est en cours, il faut apporter la preuve que cette réforme a réussi ».

Mohamed Lamine Fofana en a profité pour annoncer le changement de l’endroit initialement annoncé pour abriter le procès. Selon lui, c’est désormais la cour d’appel de Conakry qui est choisie pour la tenue du procès. « La proposition du cinéma liberté a été abandonnée. La rénovation a été pratiquement le prix d’un bâtiment. Donc on l’a abandonnée et on a opté pour tenir le procès dans l’enceinte de la cour d’appel de Conakry, où la salle d’audience sera édifiée », a-t-il annoncé.

En ce qui concerne le financement de ce procès, très couteux, le ministre s’est montre plutôt rassurant. « Il n’y aucun problème de financement. Le gouvernement guinéen doit supporter 67% du financement pour ce procès et l’appui extérieur est de 33%. Le gouvernement guinéen a débloqué déjà 20 milliards qui sont disponibles avec lesquels on va démarrer les travaux d’édification de ce bâtiment et le budget à venir va prendre le reste en compte.

Il n’y a donc aucun problème de financement. Nous avons l’assurance des Nations Unies, nous avons l’assurance des États-Unis, nous avons l’assurance de l’Union Européenne, nous avons l’assurance de la France de nous appuyer sur le plan financier », a-t-il dit.

Selon plusieurs organisations de défense des droits de l’Homme, ce sont plus de 150 guinéens qui ont été tués, de nombreux autres blessés et des femmes violées le 28 septembre 2009 au stade du même nom à Conakry. C’était à l’occasion d’une manifestation organisée par les Forces vives du pays (opposition, société civile, syndicats…) contre une éventuelle candidature du Capitaine Moussa Dadis Camara, chef de la junte militaire alors au pouvoir, à l’élection présidentielle qui se préparait dans le pays.

Le budget prévisionnel du procès est de 78 milliards de francs guinéens.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com
Tel: (00224)622919225 / 666919225

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Acquis et perspectives du ministère de l’élevage : grand oral de Patrick Millimouno

14 août 2019 à 14 02 30 08308

Dans le cadre de la communication gouvernementale initié par le président de la République, le ministre de l’élevage a conféré ce mercredi, 14 août 2019, avec les hommes de médias. Comme ses prédecesseurs, Roger Patrick Millimouno a mis l’occasion à profit pour parler des acquis de son département de 2011 à nos jours et annoncer les perspectives, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Dans sa communication, le ministre de l’élevage a commencé par dire qu’avant 2011, en matière d’infrastructures de commercialisation du bétail et de viande, la ville de Conakry disposait qu’un seul abattoir, construit à Coléah en 1963. « Cet abattoir vétuste ne répondait plus aux normes hygiéniques et ne couvrait pas les besoins de la population. La ville ne disposait non plus de boucherie moderne, ni de de parcs de transit pour le bétail. A l’intérieur du pays, il n’existait pas de marchés à bétail à vocation régionale et aucune piste d’accès aux zones d’élevage n’était construite », a-t-il dit.

De 2011 à nos jours, ajoute-t-il, « plusieurs infrastructures d’élevage et de commercialisation du bétail et de la viande ont été réalisées, notamment : un marché à bétail à vocation sous régionale à Kounsitel (Gaoual). Ce marché qui constitue le premier du genre dans notre pays devra favoriser les échanges commerciaux du bétail entre la Guinée et certains pays de la sous-région, notamment le Sénégal, la Gambie et la Guinée Bissau.

Quatre marchés à bétail préfectoraux construits et équipés à Beyla, Dinguiraye, Mandiana (Dialakoro) et Faranah (Kalia). Ces marchés viennent renforcer le programme national d’amélioration des infrastructures de commercialisation du bétail et des produits animaux », a expliqué le ministre.

Dans la filière avicole, le ministre de l’élevage indique que d’importantes réalisations ont aussi été faites par son département sous la troisième République, citant entre autres : « la réalisation de campagnes de vaccination contre les principales maladies aviaires, notamment la maladie de Newcastle, couplées au déparasitage de la volaille. Appui à la construction de 120 poulaillers traditionnels améliorés au profit des groupements d’intérêt économiques bénéficiaires de poules Wassachiè dans 6 préfectures (Kindia, Mamou, Kissidougou, Guéckédou, Kankan et Kouroussa).

La formation de 240 aviculteurs traditionnels sur les thèmes portant sur la construction et l’entretien des poulaillers améliorés, l’alimentation et la santé animale.

L’introduction à titre pilote, de 5000 poules Wassachiè en provenance du Mali comme activité génératrice de revenus et l’insertion des jeunes et des femmes. Ces poules ont été distribuées à 120 groupements d’intérêts économiques regroupant 600 jeunes et femmes dans les préfectures de Kindia, Mamou, Kissidougou, Guéckédou, Kankan et Kouroussa », a dit le ministre de l’élevage.

Parlant des réalisations faites par son département dans la filière lait, Roger Patrick Millimouno a fait savoir qu’elles sont salutaires. Selon lui, de 2011 à nos jours, il y a eu « la construction et l’équipement de quatre nouvelles mini-laiteries à Koubia (Gaoual), Beyla centre, Marella (Faranah) et Dinguiraye centre. Formalisation de 8 groupements féminins laitiers pour la gestion des mini-laitiers. Mise en place de 16 groupements féminins spécialisés dans la collecte et la commercialisation du lait frais pour ravitailler les quatre mini-laiteries ».

S’agissant des perspectives, le ministre de l’élevage a dit qu’elles sont énormes. « Dans le cadre de la poursuite de l’initiative présidentielle d’amélioration génétique de la race bovine, le ministère de l’élevage envisage l’insémination artificielle de vaches dans les préfectures de notre pays conformément au programme Guinéo-marocain. Ce programme en cours d’élaboration, sera calqué sur le modèle Rwandais et permettra d’améliorer la productivité et la production laitière du cheptel national et de favoriser l’insertion de la couche juvénile et féminine et de contribuer à la création d’emplois.

La construction, avec l’appui de la Banque mondiale dans le cadre du projet BIRD Enclave, de boucheries modernes agréées à travers la ville de Conakry pour permettre à la population de s’approvisionner facilement en viande saine et propre », a-t-il annoncé.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com
Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Ministère de l’élevage : Patrick Millimouno annonce le recrutement de 1200 jeunes cadres

14 août 2019 à 12 12 46 08468

Le ministre guinéen de l’Elevage, Roger Patrick Millimouno, annonce une série d’actions prévues par son département dans un proche avenir. Ces actions sont entre-autres le recrutement de 1200 jeunes au compte de son département et le transfèrement des abattoirs et parcs à bétail de Conakry vers Kagbélen. L’annonce en a été faite ce mercredi, 14 août 2019, à l’occasion d’une conférence de presse organisée dans un réceptif hôtelier de Conakry, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Dans son intervention, le ministre Roger Patrick Millimouno a d’abord expliqué qu’il est beaucoup peiné par la présence de parcs à bétail dans la capitale. Il a ensuite assuré que toute la viande qui sort des abattoirs de Conakry, notamment du décrié abattoir de Kipé, est bien contrôlée. Il ajoute toutefois que des dispositions seront prises bientôt par son département pour la construction de grands abattoirs à Kagbélén. « Aucun animal malade n’est abattu dans la capitale. Et, je vous dis que Kipé n’est pas un abattoir clandestin.

C’est un abattoir toléré par l’Etat, en attendant. Et, je vous dis qu’une fois qu’on aura fait l’abattoir de Kagbélen avec les deux parcs à bétail de Khorira et de Kouria, même les parcs que vous voyez dans la capitale, les parcs de mouton, ça sera interdit. L’accès dans la capitale des animaux sera interdit. Vous avez un animal à vendre, vous allez le parquer dans ces deux parcs à bétail. Parce que la présence des animaux dans la capitale est un risque pour la population. Parce qu’il y a des maladies transmissibles de l’animal à l’homme et vice-versa, de l’homme à l’animal », a-t-il expliqué.

Par ailleurs, Roger Patrick Millimouno est revenu sur l’une des réalités de son département, à savoir le vieillissement des cadres. Pour y faire face, le ministre a fait savoir qu’un recrutement se fera bientôt dans son département. « Sous peu, nous allons faire un concours de recrutement. Nous avons un programme pour recruter 1200 jeunes. Le Personnel est vieillissant. Donc, dans quelques années, les 80% des cadres du département partiraient à la retraite. (…)

Le président de la République lui-même a soutenu cette proposition du ministère pour recruter 1200 jeunes cadres qui seront formés. Nous avons déjà des accords de principe avec beaucoup d’institutions, aussi bien nationale qu’internationale, pour nous aider à former ces jeunes cadres qui seront formés. D’ici là fin de l’année, ce concours sera fait et ces jeunes seront recrutés », a-t-il annoncé.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Décès de Fodé 4 Kourouma : « il était notre historien et notre école politique », dit le RPG/AEC

14 août 2019 à 12 12 22 08228

Le parti au pouvoir en Guinée, le RPG Arc-en-ciel est en deuil. Elhadj Fodé 4 Kourouma, ancien maire de la commune urbaine de Kankan et membre influent du comité de la coordination régionale du parti, est décédé le lundi, 12 Août 2019 à Conakry, à l’hôpital Sino-guinéen de Kipé (Conakry). Au sein du RPG AEC de Kankan, on parle d’une perte énorme, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Le siège du RPG Arc-en-ciel de Kankan, situé au quartier Timbo, est marqué encore par le deuil ce mercredi, 14 août 2019. C’est la tristesse qui se lit sur tous les visages des responsables régionaux du parti au lendemain de la disparition d’Elhadj Fodé 4 Kourouma des suites de maladie. Déjà, les choses sont en train de se mettre en place pour la réception du corps et l’organisation des obsèques.

Selon Mamby Camara, le secrétaire permanent de la coordination régionale du RPG Arc-en-ciel, la mort d’Elhadj Fodé 4 Kourouma est une perte énorme pour le parti au pouvoir. « Nous avons reçu une mauvaise nouvelle, celle du décès de notre doyen Fodé 4. C’est une perte énorme pour notre parti. En Haute Guinée, il était notre historien et notre école politique », soutient-il.

Pour ce qui est du programme, Mamby Camara a laissé entendre que les obsèques du doyen Fodé 4 sont prévues le vendredi 16 août à Kankan. « Nous savons eu ce matin le programme qui dit qu’à partir d’aujourd’hui mercredi à 17 h, son corps doit quitter Conakry pour Kankan. Le corps sera à Kankan le jeudi. Les obsèques sont prévues pour le vendredi », a-t-il dit.

En outre, le secrétaire permanent de la coordination régionale du RPG Arc-en-ciel de Kankan invite les militants et sympathisants du parti à la solidarité. « Nous demandons la solidarité, parce que quand le malheur frappe quelqu’un, tout le monde doit se sentir dans ce malheur, c’est comme le bonheur aussi. Aujourd’hui notre collègue est parti et il y avait un très bon rapport entre lui et tous les membres du parti. C’est seule la solidarité qui peut nous aider à surmonter cette épreuve qu’on traverse aujourd’hui ».

Il faut rappeler qu’Elhadj Fodé 4 Kourouma a été maire de la commune urbaine de Kankan de 2011 à 2016.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tel : (00224) 627 24 13 24

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Restitution des avancées du COPIL RSS3 : voici le discours du ministre de la Défense

14 août 2019 à 11 11 35 08358

Dans la matinée de ce mercredi, 14 août 2019, le Département de la défense nationale a abrité une réunion de restitution des avancées du Projet d’Appui Conseil Stratégique à la Réforme du Secteur de Sécurité en République de Guinée. Présidée par le ministre d’Etat en charge des Affaires présidentielles et de la Défense nationale, cette rencontre a mobilisé plusieurs personnalités y compris les partenaires de la Guinée (PNUD, HCDR…).

En attendant de revenir sur cette rencontre, Guineematin.com vous propose le discours intégral du ministre d’Etat, Docteur Mohamed Diané :

DISCOURS DU MINISTRE D’ETAT CHARGE DES AFFAIRES PRÉSIDENTIELLES, MINISTRE DE LA DÉFENSE NATIONALE A L’OCCASION DU COPIL RSS3

 Monsieur le Ministre Conseiller à la Présidence chargé de la Réforme du Secteur de Sécurité ;
 Monsieur le Représentant du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) ;
 Monsieur le Représentant du Haut-commissariat des Droits de l’Homme (HCDR) ;
 Monsieur le Conseiller Politique du Ministère d’Etat chargé des Affaires Présidentielles, Ministère de la Défense Nationale, Président de la Commission Technique de Suivi du Comité National de Pilotage de la Réforme du Secteur de Sécurité ;
 Monsieur le Consultant ;
 Messieurs et mesdames les membres du Comité National de Pilotage de la Réforme du Secteur de Sécurité ;
 Honorables invités.

Mesdames et Messieurs,

Le Fonds de Consolidation de la Paix des Nations Unies a pour principale mission, d’apporter un appui aux pays en transition afin de prévenir les conflits. Depuis 2008, le PBF a financé plusieurs projets, en lien avec les trois domaines prioritaires pour la consolidation de la Paix en Guinée, identifiés par le Gouvernement. Ce sont la réforme du secteur de sécurité (RSS), la réconciliation nationale et l’emploi des jeunes et des femmes.

Le Système des Nations Unies a appuyé le processus de la RSS en Guinée de 2011 à nos jours. Cet accompagnement a été fait à travers différents projets financés par le Fonds de Consolidation de la Paix (PBF), ainsi que par l’Etat Guinéen à travers le Budget National de Développement (BND).

Si les actions conséquentes et continues, engagées dans les domaines prioritaires de Consolidation de la Paix sont soutenues par l’ensemble des acteurs en faveur de la construction d’une armée républicaine et des forces de sécurité citoyenne, alors, les efforts pourront être capitalisés et contribuer à la stabilité politique et sociale. Ce qui permettra un développement socioéconomique durable et inclusif.

Le lancement du projet « Appui Conseil Stratégique de la Réforme du Secteur de Sécurité (RSS-3», a connu une mobilisation parfaite de l’ensemble des acteurs nationaux et internationaux. Résultat : élargissement de la base de partage des objectifs du projet et sensibilisation de tous les acteurs à l’importance de ce projet.

Par ailleurs, ce lancement a permis de renforcer la perception que la réforme des Forces de Défense et de Sécurité (FDS) n’est pas une affaire des Hommes en tenue, mais de tous les acteurs politiques et sociaux tant au niveau local, national qu’international.

Mesdames et Messieurs,

Il est communément admis que la Réforme du Secteur de Sécurité (RSS) doit répondre aux besoins sécuritaires distincts des Hommes, des Femmes, des Garçons et des Filles. L’Intégration de la perspective du genre est aussi essentielle à l’efficacité et à la responsabilité du secteur de la sécurité, ainsi qu’à l’appropriation locale et à la légitimité du processus de la RSS.

Une Réforme du Secteur de Sécurité (RSS) légitime et durable repose sur un processus participatif approprié au niveau local. L’un des objectifs premiers de la RSS consiste aussi à améliorer la prestation des services de sécurité et de justice.

Mesdames et Messieurs,

La Réforme du Secteur de Sécurité (RSS) en Guinée, dans sa globalité, aura beaucoup contribué à la restauration du cadre républicain, donnant même à l’expérience du pays en matière de RSS, un profil d’exemplarité inspirant pour d’autres.

Mesdames et Messieurs,

La réflexion sur le bilan du troisième projet « Appui Conseil Stratégique de la Réforme du Secteur de Sécurité (RSS -3) doit intégrer l’idée de l’extension de la durée de sa période de mise en œuvre pour :
• apprécier la pertinence de l’architecture du système de pilotage du projet, la fonctionnalité, l’efficacité et l’efficience des organes de sa mise en œuvre, compte tenu des missions qui leur sont assignés et des moyens mis à leur disposition ;
• faire des recommandations réalistes et applicables sur des évolutions à proposer dans les types, les compositions et le fonctionnement du mécanisme de financement, de gestion et de pilotage de l’extension du projet RSS-3, pour maximiser les chances de remplir les objectifs généraux et spécifiques attendus.

L’extension de cette durée de mise en œuvre doit donc s’accompagner d’une redéfinition des priorités, un toilettage pour ne retenir que les activités prioritaires ayant une réelle influence sur la sécurité des personnes et des biens et l’amélioration des relations avec la population.

Pour garder toute sa pertinence, le Projet « Appui Conseil Stratégique de Réforme du Secteur de Sécurité (RSS-3), doit désormais s’inscrire dans la logique des documents de référence que constituent « la vision 2040 pour une Guinée émergente et prospère », la Politique Nationale de Défense et de Sécurité (PNDS), la Stratégie Nationale d’Actions Prioritaires (SNAP) et la Politique Nationale de Développement Social (PNDS). Il doit donc aller au-delà de 2020, année qui marquera aussi le début d’un nouveau mandat présidentiel, pour garder son caractère prioritaire et renforcer les acquis d’une réforme gratifiée d’exemplaire tant en Afrique qu’ailleurs, mais dont l’élan doit indéniablement être prolongé pour gommer les retards consécutifs aux impératifs budgétaires et sanitaires.

Avec la publication des documents de références de la Réforme du Secteur de Sécurité (RSS), la Guinée s’est dotée d’une vision à long terme, adaptée aux évolutions récentes du contexte stratégique international et des objectifs de défense et de sécurité nationale renouvelés.

Outil pour la mise en œuvre de la politique de défense nationale et de la Réforme du Secteur de Sécurité (RSS) dans sa composante (défense), le troisième Projet « Appui Conseil Stratégique de Réforme du Secteur de Sécurité (RSS-3), visait à relever les défis tout en fixant des priorités stratégiques et des choix majeurs.

Mesdames et Messieurs,

Tenant compte des menaces, mais aussi des enjeux de puissance, l’ambition de la République de Guinée est de forger des forces de défense capables de remplir une triple mission :
 protéger le territoire national et les populations civiles ;
 participer au développement socioéconomique du pays ; et
 contribuer au maintien de la paix dans le monde.
Ce qui permettra à la Guinée de disposer de la capacité d’intervenir dans l’ensemble des situations ou ses intérêts de sécurité ou ses responsabilités internationales pourraient être mises en jeu, tout en organisant, formant et équipant les forces de façon spécifique pour chaque type de mission.

Mesdames et Messieurs,

Cette cession du Comité de Pilotage de la RSS-3 est l’occasion pour le PNUD et ses Partenaires que nous sommes, de faire le point sur les avancés du Portefeuille de la Gouvernance et de la Consolidation de la Paix, tirer les enseignements du Projet « Appui Conseil Stratégique de Réforme du Secteur de Sécurité (RSS-3), capitaliser l’expérience, formuler des recommandations et alimenter les décisions futures.

Je vous remercie.

Conakry, le 14 août 2019

Docteur Mohamed Diané

Ministre d’Etat, ministre des Affaires présidentielles et de la Défense nationale

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Boké : un homme perd son œil dans une bagarre avec son épouse

14 août 2019 à 9 09 38 08388

Djibril Sampou, habitant du quartier Yomboya, dans la commune urbaine de Boké, a perdu son œil gauche dans une bagarre avec son épouse. La femme a utilisé un escabeau pour frapper son mari dans le visage, rapporte un correspondant de Guineematin.com à Boké.

La bagarre a eu lieu dans la soirée du lundi, 12 août 2019, au domicile du couple. Elle fait suite à une dispute banale entre l’homme et sa femme, explique Mariama Sampou, belle-mère de la victime. « C’était le soir du lundi, 12 août 2019, aux environs de 19 heures, le mari a demandé à sa femme de laver leur enfant, la femme a répondu que l’enfant peut se laver tout seul. C’est de là qu’est partie leur dispute. Finalement, ils en sont venus aux mains. La dame a pris alors un escabeau qui était à côté pour frapper son mari au niveau de l’œil gauche et le sang s’est mis à couler », a-t-elle dit.

Grièvement blessé, Djibril Sampou s’est rendu directement chez l’imam du quartier. Alhassane Sampou l’a conduit à l’hôpital. « J’étais à la maison lundi soir, lorsque j’ai entendu des cris. Ensuite, l’homme est venu me trouver avec du sang qui coulait de son œil. Je l’ai pris sur ma moto pour le conduire à l’hôpital, où il a été admis au bloc chirurgical. Il a reçu là les premiers soins et je l’ai laissé alité là-bas pour rentrer à la maison. Le mardi matin, les médecins m’ont appelé pour me dire que la situation est très sérieuse et qu’il fallait l’évacuer à Conakry », a expliqué l’imam, Alhassane Sampou.

Djibril Sampou a été évacué hier, mardi 13 août 2019, à Conakry pour des soins plus appropriés. Mais, un médecin ophtalmologue de l’hôpital régional de Boké a confié à notre reporter que son œil touché a été sérieusement affecté et qu’il ne pourra plus voir.

De Boké, Abdoulaye Mané pour Guineematin.com

Tel. 621 905 153

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Conakry : rareté du poisson et flambée de son prix sur le marché

14 août 2019 à 8 08 26 08268

Depuis quelques jours, le poisson se fait rare à Conakry. Une rareté qui a occasionné la hausse des prix de cette denrée très consommée des habitants de la capitale guinéenne. Sur les différents marchés, des plaintes se font de plus en plus entendre, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Dame Fanta est vendeuse de poisson au marché de Taouyah. Selon elle, ses activités tournent au ralenti ces derniers jours. Cela, en raison d’une rareté de sa marchandise constatée actuellement. « A l’heure actuelle, on a du mal à avoir du poisson à revendre, c’est difficile d’en trouver en quantité. Je pense que cela est dû au repos biologique en cours. Vous savez, chaque année, on interdit la pêche industrielle pendant deux mois : du 30 juin au 1er septembre. C’est pourquoi le poisson est rare de nos jours », soutient-elle.

Et, comme le dit dicton : « tout ce qui est rare est cher », le prix du poisson a connu une flambée sur le marché. « Le poisson est cher actuellement. Il y a des poissons dont le sac coûtait entre 400 000 et 500 000 francs ; aujourd’hui, ce même sac se négocie entre 750 000 à 800 000 francs. Il y en a aussi certains dont le sac était vendu à 400 000 ; ce même sac coûte 500 000 de nos jours. Et ça aussi, parfois on n’en trouve même pas », indique Aïcha Camara, une vendeuse de poisson au marché de Taouyah.

Selon nos informations, le repos biologique en cours, n’explique pas à lui seul cette pénurie de poisson. Car, cette mesure ne concerne que la pêche industrielle. Mais, les pêcheurs artisanaux sont confrontés aussi à des difficultés qui les empêchent de travailler normalement. C’est Alsény Camara, responsable adjoint du port de pêche de Dixinn Port 3, qui l’a confié à notre reporter.

« Effectivement, le poisson est rare ces derniers jours, et les prix ont tous augmenté. Parce que quand il n’y a pas beaucoup de poissons, les prix augmentent. Maintenant, cette rareté du poisson n’est pas une première. Chaque année, les pêcheurs artisanaux ne peuvent pas bien travailler pendant les mois de juillet, août et septembre. Parce que pendant cette période, le niveau de l’eau augmente fortement à la mer et il y a beaucoup de vents. Donc, les pirogues ne peuvent pas s’aventurer en haute mer. C’est ce qui explique cette crise », a-t-il laissé entendre.

A rappeler que le repos biologique s’achève dans deux semaines. D’ici-là, beaucoup de ménages à faible revenu (ce sont les plus nombreux) auront du mal à consommer du poisson de qualité, alors que la viande n’est pas accessible à la majorité des habitants de la capitale guinéenne.

Aïssatou sow pour Guineematin.com

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