Boffa : un voleur déguisé en marabout appréhendé par des taxi-motards

15 août 2019 à 20 08 29 08298

Des conducteurs de taxi motos de Boffa ont mis mains sur un voleur, déguisé en marabout. L’homme en question a été interpellé dans la soirée du mercredi, 14 août 2019, après s’être enfui avec la moto d’un taxi-motard, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

C’est aux environs de 20 heures que Karamoko Fofana a été appréhendé par des conducteurs de taxi motos. Il est accusé d’avoir enlevé la moto d’un taxi-motard à Karabaya, un secteur de la commune urbaine de Boffa. « Ce faux Karamoko est en complicité avec des bandits. Souvent, c’est lui qui vient nous déplacer pour nous dire de l’envoyer à un endroit donné. Après avoir fini de connaître notre position, il communique avec ses amis qui viennent nous attaquer et enlever nos motos.

Pour le cas d’aujourd’hui, il est venu déplacer un des nôtre. Quand ils sont arrivés à un certain niveau, il a demandé à notre ami de descendre pour lui acheter quelque chose à la boutique. Dès que le taxi-motard est descendu, il a pris la moto pour s’enfuir », a expliqué Mohamed Sylla, conducteur de taxi moto.

Juste après l’acte, la victime est allée informer les responsables du syndicat des conducteurs de taxi motos de Boffa. Ces derniers ont aussitôt engagé des recherches qui ont permis de mettre mains sur Karamoko Fofana, retrouvé à la gare routière de la ville. Ils ont appelé la police qui est venu récupérer le voleur présumé. Les agents ont ensuite effectué une perquisition à domicile, où ils ont retrouvé d’autres motos volées.

Karamoko Fofana est détenu au commissariat central de Boffa en attendant la fin de l’enquête.

De Boffa, François Donat Bangoura pour Guineematin.com
Tel. 655130813

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Cellou Dalein aux maires de Mamou : « il ne faut pas céder à l’intimidation des préfets et des gouverneurs »

15 août 2019 à 19 07 24 08248

En séjour dans la région de la moyenne Guinée où il a passé la fête de Tabaski (l’Aïd El Kebir), le chef de file de l’opposition guinéenne, Cellou Dalein Diallo, multiplie les rencontres avec les élus maires de son parti. Après ceux de Labé, Pita et Dalaba, le leader de l’union des forces démocratiques de Guinée a conféré ce jeudi, 15 août 2019, avec les maires des communes rurales et urbaines de Mamou, élus sous les couleurs de son parti.

La rencontre a eu lieu à la Poudrière, au domicile du doyen Elhadj Sérendé Diallo, membre du bureau politique nationale de l’UFDG. Cellou Dalein Diallo a profité de l’occasion pour attirer l’attention des « maires de l’UFDG » sur le fait qu’ils ne doivent pas obéir au doigt et à l’œil des sous-préfets, préfets et gouverneurs, dans la promotion d’un troisième mandat ou d’un changement de la constitution en faveur de l’actuel chef de l’Etat guinéen, rapporte un journaliste de Guineematin.com dans la ville carrefour.

Fort de douze maires sur les quatorze que compte la préfecture de Mamou, le leader de l’UFDG tient à clarifier la nature des relations qui doivent exister entre les élus locaux et les administrateurs territoriaux, surtout en cette période où le projet de nouvelle constitution polarise les débats. Ainsi, Cellou Dalein Diallo appelle les maires à travailler avec les préfets et les sous-préfets, tout en évitant d’être à leur dévotion.

« Vous n’êtes pas des fonctionnaires. Vous êtes des maires élus sur la liste de l’UFDG… Si le gouverneur, le préfet veut conférer avec vous pour parler de développement, ou s’il vous invite à une réunion, il faut répondre. Mais, attention ! il ne faut pas qu’on vous utilise pour faire la promotion de la politique d’Alpha Condé et du troisième mandat… Le développement de vos collectivités respectives est votre préoccupation…

Vous devez travailler avec les préfets et les sous-préfets, mais vous ne devez pas être à leur dévotion… Un gouverneur n’a pas à vous dicter ce que vous devez faire. il faut relire le code des collectivités et le code électoral pour connaitre vos responsabilités et la nature des relations que vous devez avoir avec les sous-préfets, les préfets et les gouverneurs », a instruit Cellou Dalein Diallo.

Pour le leader de l’UFDG, les administrateurs territoriaux ne sont pas au service des collectivités. « Ils sont au service du parti-Etat (le RPG arc-en-ciel). Vous (les maires élus de l’UFDG) devez, vous aussi, tout en travaillant avec eux, être militants, responsables de l’UFDG. Parce que c’est sur cette liste officielle que vous êtes élus. Vous êtes les maires de tous les citoyens de vos collectivités. Vous traitez tous les citoyens sur le même pied, mais vous êtes de l’UFDG… Il ne faudrait pas qu’on vous trompe. Parce que la justice, l’administration, la CENI sont au service de Alpha Condé. Il ne faudrait pas que les maires élus soient aussi au service de Alpha Condé.

Vous ne devez pas obéir aux ordres. Vous avez une autonomie de gestion et de prise de position. Et, c’est clair que vous êtes dans l’opposition. Si le préfet vous appelle pour faire une manifestation qui fait la promotion du RPG, dites non. Vous n’avez pas été nommés. Vous êtes élus, vous êtes indépendants. Vous ne devez pas abandonner vos activités politiques et être instrumentalisés par le pouvoir pour faire ce que Alpha Condé veut. Si vous prenez le troisième mandat, nous sommes contre le changement de constitution.

L’UFDG est membre du FNDC (front national pour la défense de la constitution). Donc, vous (les maires) ne pouvez pas participer à la promotion du changement de la constitution… Donc, il ne faut pas vous laisser intimider comme l’a fait le maire de Dounet par le gouverneur, qui a refusé même de présenter la délégation de l’UFDG (aux obsèques de Dr Mamoudou Bary, tué à Rouen en France NDLR) », a lancé Cellou Dalein Diallo.

S’agissant de Dr Mamoudou Barry, le chef de file de l’opposition a fait une révélation : « Je vais vous dire une chose ! Mamoudou était de l’UFDG. Mais, pour ne pas le priver des honneurs de la République, nous ne l’avons pas revendiqué. Mon discours de fin d’année, c’est lui (Mamoudou) qui avait écrit la grande partie… », a dit Cellou Dalein Diallo.

Revenant aux maires, le leader de l’UFDG leur a demandé d’être prudents dans la gestion de la chose publique. « Faites attention à ce que vous faites pour nous épargner l’humiliation. Que Dieu nous en garde ! Car, si un seul de vous tombe dans l’humiliation, ils diront que c’est l’UFDG. Moi, depuis que j’ai quitté le gouvernement, ils sont en train de faire des audits. Ils tiennent à me salir à tout prix, mais Dieu n’a pas voulu. Il n’y a pas un endroit où ils n’ont pas regardé.

Ils vont dire tout ce qu’ils veulent ; mais moi, je sais que je ne faisais pas de la politique. Parce que je sais que c’est mortel. Ici aussi, ils vont fouiller et farfouiller parce qu’ils sont en colère d’avoir perdu devant vous. On vous a envoyé l’ANAFIC. Beaucoup d’argent viendront dans les communes. Faites attention ! ils vont vouloir vous acheter avec cet argent », a averti Cellou Dalein Diallo.

De Mamou, Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Kindia : une mosquée vidée de son contenu et incendiée à Khaliakhory

15 août 2019 à 18 06 48 08488

Des individus non identifiés ont dévalisé une mosquée avant de l’incendier dans le district Khaliakhory, relevant de commune rurale de Damakania, à Kindia. Le drame s’est produit dans la nuit de mercredi à jeudi, 15 août 2019, rapporte l’un des correspondants de Guineematin.com basé dans la préfecture.

L’incendie qui a calciné cette maison de Dieu est survenu aux environs de 2 heures du matin. Selon nos informations, les malfaiteurs, dont l’identité n’est pour l’instant pas inconnue, se sont tout d’abord attaqués au forage qui ravitaille en eau la mosquée et les citoyens de la localité, en l’arrachant. Puis, ils ont dérobé les moquettes de la mosquée, les corans, les haut-parleurs et tous ses accessoires. Le plus surprenant dans ce sinistre, c’est que les malfaiteurs ont mis le feu à la mosquée pour la réduire en cendre.

Selon Abou Soumah, chef du district de Khaliakhory, « je ne sais pas exactement comment ça s’est passé, par ce que j’étais couché quand on m’a appelé pour me dire que la mosquée a pris feu. Quand je me suis rendu sur les lieux, il y avait déjà la fumée. Mais, moi j’ai dit que c’est un coup bien préparé par l’ensemble des pilleurs. Parce que les bandits volent et quittent. Mais, c’est la première fois qu’on vole et abîme une mosquée. Les gens-là ont emporté le forage et le contenu de la mosquée, ensuite ils ont mis le feu. C’est ça notre inquiétude », a-t-il expliqué.

Toutefois, monsieur Soumah a sa petite idée sur ce qui pourrait être à l’origine du drame. « Les auteurs seront démasqués et nous allons sanctionner fort. C’est un acte déplorable. Il y a beaucoup de problèmes ici. D’abord, le problème d’imamat, un facteur qui divise Elhadj Abdoulaye Diallo, qui se réclame propriétaire de la mosquée, et le groupe d’Elhadj Djouma, choisi par la ligue régionale comme imam.

Cela a été un débat très tendu entre les responsables de cette mosquée. Elhadj Mamoudou Camara (imam de la grande mosquée de Kindia, ndlr) a calmé le jeu en passant par sa méthode. Elhadj Djouma a été installé par Elhadj Mamoudou Camara et l’autre camp a aussi choisi son imam. Donc depuis ça, rien ne va ici », a indiqué Abou Soumah.

Selon Noumouké Sidibé, le 4ème imam, « c’est un des sages de la mosquée qui m’a appelé vers 6h du matin en me disant que notre mosquée a été incendiée. Du coup, les voisins sont venus, mais ils ont trouvé que presque tout le contenu était brulé. Quand nous sommes venus, on a constaté les faits. Après, on s’est dit que ce n’est pas un étranger : les papiers étaient pliés, c’est-à-dire emportés, les amplis ont été emportés. Heureusement qu’il n’y avait pas de courant électrique hier, si non on allait dire que c’est un court-circuit.

Dans la mosquée, les tapis ont été volés et les amplis ont été tous emportés, un étranger ne peut pas venir ici et faire ça. Même les cuves qui étaient-là ont été brulées, la pompe du forage qui servait la mosquée en eau a aussi été emportée. C’est après ça que l’intéressé a mis le feu à l’intérieur de la mosquée. On n’a pas constaté la brûlure des corans. Cela veut dire qu’ils ont aussi emporté les corans ».

Interrogé par notre reporter, Elhadj Abdoulaye Diallo, petit fils de Waliou de Gomba, qui se dit propriétaire de la parcelle où la mosquée est construite, a expliqué sa désolation. « Moi je suis logé ici, tout prêt de la mosquée. Mais, je ne peux pas dire exactement comment ça s’est passé. Parce que j’étais couché et on a trouvé que la mosquée et son contenu, tout est parti en fumée. Nous, on accuse les voleurs, car une personne consciente ne peut pas faire ça. Cette mosquée, c’est moi qui ai cherché l’aide auprès des arabes pour la construire. C’était en 2014.J’ai même le titre foncier. C’est ce que je viens de perdre», déclare-t-il.

Mohamed M’bemba Condé Guineematin.com

Tel: 628-518-888

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N’zérékoré : les catholiques célèbrent la fête de l’Assomption dans la ferveur

15 août 2019 à 17 05 21 08218

À l’instar de ses coreligionnaires du monde, la communauté catholique de Guinée a célébré ce jeudi, 15 août 2019, la fête de l’Assomption. À N’zérékoré, cette fête qui marque la montée au Ciel de la Vierge Marie, mère de Jésus Christ, a été célébrée dans une grande ferveur. Des bénédictions et des appels à la paix dans le pays y ont été faits, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

C’est dans la salle des ordinations de la cathédrale Cœur Immaculé de Marie que l’Assomption a été célébrée à N’zérékoré. De très nombreux fidèles catholiques, venus d’un peu partout de la région forestière, ont pris part à cette commémoration. C’est l’Abbé Olivier Théa qui a présidé la messe. Dans son homélie, l’abbé Théa a retracé l’historique de la fête avant d’inviter les fidèles chrétiens à se donner la main et à œuvrer pour la paix dans le pays.

Au sortir de cette commémoration, certains fidèles catholiques ont livré leurs sentiments au micro de notre reporter.

Honorable Madeleine Théa, ex-maire de N’zérékoré: « la fête d’aujourd’hui était consacrée à la Vierge Marie, c’était impeccable parce que c’est une maman. Donc de grâce, on doit la louer. Et nous lui rendons tous les hommages, parce que c’est elle qui protège, elle a protégé son enfant Jésus et elle nous protège aussi. Donc, nous nous mettons à sa disposition. Je remercie Dieu, et que chacun de nous ait la santé, qu’il y ait la paix à N’Zérékoré. Que les politiciens et politiciennes se reconnaissent comme filles et fils uniques de la ville. Que les autorités nous aident à réhabiliter nos routes, parce que la Guinée forestière n’a pas de routes et elle est coupée du reste du monde ».

Marcel Malik Oularé : « nous avons suivi les textes liturgiques de ce jour qui nous enseignent la visite de la Vierge Marie à sa cousine Elisabeth. Je crois que cela doit être une leçon pour toutes les femmes. À travers ces textes, nous avons appris ce lien de solidarité entre Marie et sa cousine Elisabeth. Et ça doit être le modèle, l’exemple pour toutes les femmes de notre paroisse pour qu’il y ait ce lien d’amour et d’amitié entre elles afin de rendre plus forte notre église. Parce qu’il n’est de secret pour personne, l’église d’aujourd’hui repose essentiellement sur l’œuvre des femmes ».

Sény Monika Sagno : « j’ai été baptisée aujourd’hui, je suis tellement contente, je ne sais pas ce que je dois faire. Je remercie le bon Dieu et les gens qui ont eu le courage de m’encadrer jusqu’aujourd’hui. Je suis comblée de joie. Je demande à mes sœurs et à mes amies de venir à l’église et de faire comme moi. Ils vont être fils de Dieu, car le Christ est très bon ».

Il faut noter qu’au cours de la célébration de la fête mariale (Assomption) trente deux (32) fidèles catholiques ont été baptisés et se sont engagés à œuvrer pour la paix et propager la parole de Dieu partout dans le pays.

De N’zérékoré Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tél : 620166816/666890877

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Lamine Guirassy à Télimélé : découvertes intéressantes et réactions à chaud

15 août 2019 à 16 04 33 08338

Lamine Guirassy, PDG du groupe Hadafo Médias, séjourne actuellement à Télimélé, dans la cadre de la réalisation d’un documentaire qui sera diffusé sur sa télévision Espace TV. Avec son équipe de tournage, il a sillonné plusieurs sites importants de la préfecture. Retour sur les pas de Lamine Guirassy, avec le correspondant de Guineematin.com à Télimélé.

L’équipe dirigée par Lamine Guirassy a commencé son périple par une visite du micro barrage hydroélectrique de Samankoun. Un barrage en panne depuis quelques années et qui aurait pu fournir régulièrement du courant à la préfecture de Télimélé à un faible coût. « Je suis impressionné parce que quand le maire Younoussa Goulgoul est passé dans l’émission Les Grandes Gueules, il m’a parlé d’un barrage. Pour moi, c’était juste inimaginable que ce barrage existe, c’était de la science-fiction, donc c’était important qu’il puisse me montrer ce barrage. Et, tout ce que le maire m’a dit à l’antenne, c’est ce que j’ai vu ici.

Pour moi, c’est incroyable de voir qu’avec 420 000 francs guinéens comme dépense annuelle, on pouvait sortir Télimélé de ce délestage. Je suis aussi choqué d’apprendre que cette commune a très peu de moyens. Parce que c’est une commune de type C. Selon les explications du maire, sa plus grosse recette provient de la gare routière qui rapporte 3 millions de francs à la commune par an. Je me dis que ce n’est pas possible », a déclaré Lamine Guirassy.

Dans leur tournée, le PDG du groupe Hadafo Médias et son équipe de tournage se sont rendus aussi à la grotte historique de Ley Legguel, situé dans la sous-préfecture de Sarékaly, à 17 kilomètres de la ville de Télimélé. Badiko Touré, premier vice maire de la commune rurale de Sarékaly et natif de la localité, a présenté ce site touristique aux visiteurs. « La grotte que vous voyez ici comporte un salon qui servait de réunion aux premiers habitants de la localité pour discuter des problèmes de la société. Plus loin, vous avez plusieurs logettes avec quelques écritures préhistoriques sur les roches.

Si vous remontez en hauteur, vous allez trouver une sorte de lit aménagé et une forme de tabala qui témoignent effectivement des traces humaines dans cet endroit. Nous sollicitons humblement auprès de l’État et de l’UNESCO qu’ils mettent tout en œuvre pour valoriser ce site touristique. Ça y va du bonheur et de l’honneur de toute la Guinée et de l’Afrique toute entière », a sollicité l’autorité locale.

Au lycée de Sarékaly, également visité, les hôtes ont été émerveillés par l’apport immense et l’investissement de qualité de la communauté qui a construit, sur fonds propres, cette école. « C’est incroyable, c’est une grande première en Guinée que les ressortissants se retrouvent et mettent la main dans la poche pour réaliser ce genres d’infrastructures. Je me suis dit que si nous les médias nous jouons notre rôle dans ce sens-là, nous allons demander des comptes à ceux qui nous gouvernent », a affirmé Lamine Guirassy, qui n’a pas tari d’éloges à l’endroit du maire de Télimélé, Younoussa Goulgoul Diallo.

L’équipe de tournage a été reçue aussi par le conseil des sages de Télimélé. Très heureux de la venue de Lamine Guirassy chez eux, les sages ont formulé une doléance à l’endroit du boss de Hadafo Médias. « Au nom de la population de Télimélé toute entière, nous vous souhaitons la bienvenue chez nous. Nous sollicitons auprès de votre bienveillance l’implantation de la radio Espace FM chez nous parce que j’avoue que vous êtes largement suivis devant le petit écran et j’ose espérer que votre séjour à Télimélé pourra être bénéfique pour les populations », a dit Elhadj Mamadou Falilou Bah, président du conseil des sages de Télimélé.

En réponse à cette sollicitation, Lamine Guirassy a promis d’implanter une antenne de la radio Espace FM dans la cité d’Alpha Ibrahima Kola. Il a demandé à ce qu’on lui trouve un domaine qu’il va acheter à cet effet.

De Télimélé, Ousmane Dieng pour Guineematin.com

Tel: 622525250

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Conakry : derniers hommages rendus aux pilotes tués dans le crash d’un hélico de l’armée

15 août 2019 à 16 04 20 08208

Les obsèques des deux pilotes, décédés dans le crash d’un hélicoptère de l’armée de l’air il y a neuf jours aux larges de Conakry, ont eu lieu ce jeudi, 15 août 2019. C’est la base aérienne principale qui a servi de cade à la cérémonie d’hommages rendus à feus Colonel Abdoulaye Diallo et Sous-lieutenant Sékou Condé dans une atmosphère de tristesse.

On notait la présence des membres du gouvernement et du cabinet présidentiel, de l’épouse du Chef de file de l’opposition, des membres d’institutions nationales et internationales, de l’Etat-major général des armées, des officiers supérieurs, sous-officiers et hommes du rang, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Il est 10 heures 30 minutes ce jeudi quand le corbillard transportant les corps des deux militaires, tués dans le crash, est arrivé à la base aérienne principale de l’armée de l’air. Parents et amis des défunts n’ont pu retenir leurs larmes. Il a fallu attendre plusieurs minutes pour que le calme revienne, grâce surtout une à large sensibilisation faite par les autorités militaires.

Dans son intervention, le Colonel Ibrahima Sacko, Commandant de la base aérienne principale de Conakry et ami du feu Colonel Abdoulaye Diallo, a dit toute sa tristesse à la suite du décès de son intime ami. « A mon arrivée à l’escadrille des hélicoptères, le Colonel Diallo fût l’un de ceux qui m’ont accueilli et faciliter mon insertion au sein de cette escadrille. Depuis ce temps, j’ai eu l’honneur de partager avec l’homme des moments exceptionnels. S’il m’arrivait d’énumérer tout cela, certes, cela prendra toute la journée. Mais de l’homme, je retiens quelqu’un d’attaché à son métier.

Pilote, il s’ennuyait souvent lorsqu’il ne volait pas. Le pilotage était toute sa passion. Je l’ai trouvé en binôme avec le Colonel Mara. Ensemble, nous avons constitué un trio inséparable. Nous avons effectué des missions allant des plus simples aux plus complexes. C’est notamment les missions présidentielles, des missions dans les pays voisins en conflit et des missions de convoyage de nos hélicoptères. De lui, je retiens un homme pieux, rien ne l’empêchait de s’acquitter de ses prières quotidiennes et du jeûne».

De son côté, le Lieutenant Mamadou Dian Diallo, instructeur à l’école de l’air et camarade de promotion (2009) de feu Sous-lieutenant Sékou Condé, a rappelé l’engagement de son ami à servir sa patrie. Comme la plupart de ses amis, le Lieutenant Diallo dit avoir appris avec beaucoup de tristesse et de consternation la mort de son ami de promotion dans cet accident d’hélicoptère. « Ce matin du 06 août, le Sous-lieutenant Sékou Condé s’en est allé pour toujours.

Toi avec lequel j’ai intégré l’armée ; toi qui, après la formation commune de base avait pour seule ambition de servir ta nation avec courage et dévouement ; toi avec lequel je suis parti en fédération de Russie pour les cours d’officiers ; toi qui a été pour nous un exemple à suivre par la qualité du service rendu ; tu es parti à jamais, laissant un vide dans nos cœurs. Que la terre bénie de Guinée qui t’a vu naitre et grandir, et que tu as tant aimé et servi te soit légère. Que ton âme repose en paix. Amen ».

S’exprimant au nom de la famille Condé, N’Faly Condé, jeune frère du Sous-lieutenant Sékou Condé, a remercié tous ceux qui ont compati à leur douleur depuis l’annonce de cette triste nouvelle. « Sous-lieutenant Sékou Condé, mon frère ainé, connu sous le nom de Pythagore, avait de l’amour pour les branches techniques. Il était très brillant en Maths, Physique et Chimie et il enseignait dans plusieurs écoles de la capitale. Même étant incorporé au sein de l’armée régulière de notre pays, Sékou Condé était amoureux des sciences. Il n’a pas vécu inutilement, il travaillait pour la nation guinéenne et il est mort pour la même nation ».

Pour sa part, Elhadj Kalil Diallo, au nom de la famille de feu Colonel Abdoulaye Diallo, a également remercié ceux qui ont compati à leur douleur. Il a dit que la famille se remet à la volonté divine. « La famille du Colonel Abdoulaye Diallo est aujourd’hui très attristée et on voit aussi que vous tous ici présents, vous êtes attristé par sa mort. Mais comme on le sait, nous tous allons être rappelés à Dieu un jour. Seulement, on ne sait pas c’est quand et ça sera comment. Seulement nous, nous nous en remettons à la volonté de Dieu. Nous, nous pardonnons au Colonel Abdoulaye Diallo et nous vous demandons d’en faire de même », a-t-il souhaité.

Le ministre d’Etat en charge des affaires présidentielles et ministre de la Défense, Mohamed Diané, a de son côté présenté les condoléances du Chef de l’Etat et de l’armée au peuple de Guinée. Selon lui, « les forces armées guinéennes viennent de perdre, dans une situation particulièrement tragique, deux de ses vaillants officiers en plein exercice de leur métier. (…)

Le drame du 06 août 2019, qui a arraché à notre affection le Colonel Abdoulaye Diallo et le Sous-lieutenant Sékou Condé, a semé le deuil et la consternation depuis ce jour, particulièrement dans les familles et dans les forces armées ; mais aussi affecté de façon profonde tout le peuple de Guinée. Cet accident, aussi inattendu qu’émouvant, nous prive des services d’un des officiers les plus expérimentés de l’armée de l’air, en la personne de feu Colonel Abdoulaye Diallo », a déploré le ministre Mohamed Diané.

A noter que Sous-lieutenant Sékou Condé était marié à une femme (actuellement en état de famille) et père de deux enfants. Le Colonel Abdoulaye Diallo laisse derrière lui quatre femmes et 12 enfants.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Compétitions africaines de football : quel stade pour abriter les matches des clubs guinéens ?

15 août 2019 à 15 03 28 08288

Avec les performances réalisées par le Horoya AC en Ligue Africaine des Champions de football, la Guinée passe de deux à quatre clubs représentants dans la compétition africaine des clubs. Une bonne nouvelle pour le football guinéen qui peine à renaitre de ses cendres après la glorieuse épopée des années 1970 avec les performances du Hafia FC et du Sily National.

Le seul hic est que notre pays ne dispose que du très vieillissant stade du 28 septembre pour recevoir les quatre clubs africains qui doivent en découdre avec leurs homologues guinéens, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Ces dernières années, le Horoya est parvenu à se hisser en quarts de finale de la ligue africaine des champions de football. Ce qui fait que la Guinée a progressé dans l’indice de la Confédération Africaine de Football (CAF) avec quatre clubs qui prennent part aux compétitions africaines qui ont déjà débuté.

En effet, les matches aller du tour préliminaire se sont disputés le weekend du 09, 10 et 11 août 2019. En Ligue des champions, le Hafia FC a dominé l’Etoile du Sahel de la Tunisie par 2-1. Le Horoya est allé accrocher le Stade Malien à Bamako (1-1). En coupe de la CAF, le Santoba a gagné en déplacement au Nigéria face à Tornadoes (2-1). Le Club Industriel Kamsar s’est lourdement incliné en Algérie face à Paradou AC (3-0).

Dans moins de dix 10 jours, le Horoya AC, le CIK et le Santoba devront accueillir leurs adversaires à Conakry dans le cadre des matches retour qui vont s’étaler sur trois jours. Le stade du 28 septembre, qui ressemble à un champ de patate à cette saison pluvieuse, est le seul stade disponible pour recevoir ces 3 matches. Un espace peu propice à la pratique du football.

D’ailleurs, des spécialistes du football guinéen n’ont pas manqué de dénoncer la vétusté de ce stade. « Ce stade doit aujourd’hui aller au musée. Il ne doit plus abriter une rencontre internationale. Il faut qu’on ait le courage de le dire. D’ailleurs, il faut sonner l’alerte. Le stade du 28 septembre est de 1964. Quelle est aujourd’hui la résistance des matériaux de ce stade ? On est entrain d’aller là, de se mettre à danser, chanter et tout. Il faut faire venir les Russes pour qu’ils vérifient pour ne pas qu’il y ait un drame humain là-bas. Je regrette, mais le stade du 28 septembre n’est plus dans les normes internationales »

Que dire du stade de Nongo, dont les travaux de finition ne finissent pas ?

Le stade Nongo, d’une capacité d’accueil de 50 019 places, n’est jusqu’à présent pas opérationnel, au grand dam des mordus du cuir rond. Malheureusement, ce joyau architectural, offert à la Guinée depuis 2008 par la Chine, n’est toujours pas mis à la disposition des guinéens, férus de football. Séduit par les promesses d’Antonio Souaré, l’Etat l’a finalement concédé pour un bail de 33 ans à l’entreprise Guinée Business Marketing (GBM) en 2016 avec l’assurance que le peu de travaux qui restaient (parking, toilettes publiques, clôture..) seraient vite bouclés.

Force est de constater que, malgré les multiples promesses et autres déclarations, les travaux ne sont toujours pas achevés. Antonio Souaré et Bantama Sow avaient promis que le dernier match du Syli aux éliminatoires de la CAN 2019 allait se jouer là. Il n’en a rien été. Pire, il fut un moment, le stade avait été transformé en lieux de concerts et de remises de diplômes pour les universités privées de Conakry.

Où sont les terrains synthétiques qui devaient venir de la Chine, promis à la Ligue Guinéenne de Football Professionnelle (LGFP) par Antonio Souaré ?

A l’occasion d’une conférence presse, Antonio Souaré avait annoncé que des discussions étaient en cours pour que la LGFP soit dotée de stade en terrain synthétiques. Ces terrains ne sont jamais venus, peut-être que le chinois est mort avant l’embarquement.

Le seul recours qui reste aujourd’hui, c’est le vieux stade du 28 septembre où le spectacle est rarement à la hauteur du public. La désaffection vis-à-vis du championnat, de la coupe nationale et d’autres compétitions, n’en est que plus visible.

Le football guinéen est malade de ses dirigeants, dont certains sont plus préoccupés à se servir que de servir l’intérêt général. La gestion scabreuse de la CAN 2019 en Egypte, les soupçons de rackets, de corruption et de détournement en sont une parfaite illustration.

Pour un pays qui est dans les starting-blocks pour l’organisation de la CAN de 2025, on a du chemin à parcourir.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628 17 99 17

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Sens et importance de l’Assomption : Dr Kamano Georges Pascal dit tout à Guineematin

15 août 2019 à 13 01 34 08348

A l’instar de leurs coreligionnaires du monde, les fidèles chrétiens (catholiques) de Guinée célèbrent l’Assomption ce jeudi, 15 août 2019. Une occasion pour les catholiques de célébrer la montée glorieuse de la vierge Marie au ciel à travers des prières et autres rituels destinés à honorer la mère de Jésus. Pour parler de cette fête de l’Assomption et des activités liées à cette célébration, un reporter de Guineematin.com a donné la parole à Dr Kamano Georges Pascal, le vice-président du Conseil Pastoral Paroissial de Saint Augustin de Taouyah, dans la commune de Ratoma.

Guineematin.com : aujourd’hui, les fidèles catholiques célèbrent l’Assomption. Expliquez-nous la signification de cette journée d’Assomption.

Dr Kamano Georges Pascal : le 15 août 2019, l’église catholique fête l’assomption. L’assomption, c’est la montée glorieuse de la vierge Marie. Elle a été élevée parce qu’elle a été la mère du sauveur, et Dieu l’avait choisie. Donc, il ne pouvait pas laisser cette dame, qui a porté son fils, connaitre encore les dégradations de la tombe. C’est pourquoi, elle fût élevée. Elle fût montée parce que Dieu a voulu que la mère de son fils soit honorée de cette sorte. Et c’est pourquoi, les pères de l’Eglise ont décidé que le 15 août soit réservé à cette grande célébration. Donc, c’est un dogme, vous le comprendrez, il faut le comprendre comme ça.

Tous les chrétiens, tous les catholiques, sont unanimes là-dessus. Personne ne vous dira que c’est ici que repose la vierge Marie. Donc, en union avec tous les chrétiens du monde entier, les catholiques, il est important que nous réservions une place de choix à cette dame. Parce qu’elle fût la première qui demanda à son fils un service, celui de faire le premier miracle à la demande de sa mère. Donc, elle continue à intercéder pour nous parce qu’elle est une mère, et nous devons aussi l’honorer en ce jour du 15 août.

Guineematin.com : quelle est l’importance de cette journée d’assomption ?

Dr Kamano Georges Pascal: l’importance, on ne peut pas vous dénombrer tout ce que ça réserve. La première des choses, c’est comme si vous avez votre maman que vous célébrez. Vous savez, la maman est chère. Elle accepte de donner sa vie. Parce que, elle fait les 9 mois de grossesse et elle met au monde un enfant. Vous, vous êtes cet enfant, si vous devez célébrer cette maman qui vous écoute, qui vous conduit au père, elle que vous dérangez tous les jours, si vous réservez un jour pour l’honorer…

Je pense que toute la journée nous devons l’honorer, nous devons avoir cette dévotion pour elle, prier, lui demander nos intentions afin qu’il les présente à son fils. Et nous sommes convaincus qu’il les présentera à Dieu, notre père.

Guineematin.com : est-ce qu’il y a des rituels réservés à cette journée ?

Dr Kamano Georges Pascal: d’abord, nous avons commencé depuis le 6 août par l’organisation d’une série de prières qui a été clôturée hier mercredi par une conférence et une veillée. Une veillé au cours de laquelle nous avons fait une procession mariale, nous avons prié, nous avons chanté en l’honneur de Marie pour qu’elle intercède encore pour nous, qu’elle continue à être à nos côtés parce que nous sommes ses enfants, et nous savons qu’elle ne nous abandonne pas.

Donc ce matin, on se retrouve encore pour célébrer Marie, pour lui dire merci et pour lui présenter nos intentions, les intentions pour le pays, pour chacune de nos familles et pour le bien de l’humanité, pour qu’il y ait la paix, pour les femmes, tous ceux qui sont en difficultés, de nous assister et de prendre en compte nos supplications.

Guineematin.com : avez-vous un message à lancer à l’endroit des fidèles chrétiens ?

Dr Kamano Georges Pascal : d’abord, je remercie le site Guineematin.com pour avoir effectué ce déplacement et venir dans nos locaux. Mais aussi, je souhaite une très bonne fête à tous les guinéens, à tous les chrétiens de par le monde entier, pour que Marie continue à intercéder pour nous, pour qu’elle puisse intercéder pour notre famille, pour notre pays surtout qui en a besoin.

Nous savons que nous traversons des situations économiques difficiles et nous sommes convaincus que Marie ne nous abandonnera pas, elle intercédera pour nous. Donc, pour que nous puissions être un, que la politique ne nous divise pas. Avec Marie, nous sommes convaincus, comme une mère ne peut pas faire une différence entre ses enfants, elle sera à nos côtés, elle vivra, elle intercédera à notre faveur.

Propos recueillis et décryptés par Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel : 620 589 527/654 416 922

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Obsèques des pilotes tués dans le crash de l’hélico de l’armée : vive émotion à l’arrivée des corps

15 août 2019 à 12 12 07 08078

Les obsèques des deux pilotes tués dans le crash d’un hélicoptère de l’armée de l’air guinéenne, survenu le 06 août dernier aux larges de Conakry, ont lieu ce jeudi, 15 août 2019. Un symposium est organisé ce matin à la base aérienne principale de l’armée, pour rendre un dernier hommage au colonel Abdoulaye Diallo et au sous-lieutenant Sékou Condé.

Parents, amis et collaborateurs des défunts ainsi que des membres du gouvernement et les autorités militaires prennent part à ces obsèques. A l’arrivée des dépouilles mortelles, une vive émotion s’est emparée des lieux, et des pleurs se sont fait entendre sur place.

Au moment où nous mettons cet article en ligne, des discours contenant des témoignages et des hommages rendus aux défunts se tiennent sur les lieux.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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Débarquement de Provence : Alpha Condé salue la bravoure des soldats africains

15 août 2019 à 11 11 45 08458

Le président guinéen, Alpha Condé, a pris part aux festivités commémoratives du 75ème anniversaire du débarquement de Provence. La cérémonie a eu lieu ce jeudi, 15 août 2019, à la nécropole nationale de Boulouris, où reposent 464 combattants de la première armée française. A cette occasion, le chef de l’Etat guinéen a tenu un discours, dans lequel, il a rendu hommage aux soldats africains qui ont participé à la bataille pour la libération de la France.

« Cette cérémonie nous projette dans un passé fécond. Ce passé, ce sont 250.000 hommes dont plus de la moitié était constituée d’Africains du Nord, de l’Est, du Centre et de l’Ouest. Ces hommes partageaient avec les soldats Français, que dis-je, avec le peuple Français le sang et la sueur de ce combat ultime de la 2ème guerre mondiale.

Le Débarquement de Provence, la bataille d’Italie, notamment les combats de Monte Cassino font partie d’une mémoire collective partagée entre les peuples français et africains. En ce moment où la France avec l’aide de ses alliés combattait pour sa survie et sa liberté, les fils et les filles des territoires africains d’alors se sont sentis interpellés, impliqués, partageant l’appel absolu et universel de la liberté », a-t-il déclaré.

Alpha Condé ajoute que « nombreux de ces fils d’Afrique ont trouvé dans la terre de France le repos éternel, et ont laissé ici et là des souvenirs de bravoure et de fraternité. Au-delà des chiffres, ce sont des vies qui ont convergé vers l’appel et la lutte contre le Nazisme et pour la liberté. Ces vies sont celles des planteurs qui ont rejoint la résistance avant de se faire enlever dans les forces françaises libres. Ces vies, ce sont des paysans, d’instituteurs, de forgerons, des chasseurs, qui ont partagé l’idéal du combat ».

Le président guinéen a rendu hommage aux combattants africains et à tous les autres soldats qui ont participé à la bataille menée par les alliés. « Permettez-moi de saluer la mémoire de tous les hommes et toutes ces femmes venant de partout, de France, d’Angleterre, d’Amérique, de Russie et bien sûr d’Afrique, sans le sacrifice desquels, notre humanité ne continuerait pas à se battre pour la paix et la crudité des affres, des erreurs et des extrémismes de la guerre », a dit Alpha Condé.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

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Débarquement de Provence : Macron demande aux maires d’honorer les combattants africains

15 août 2019 à 10 10 58 08588

Emmanuel Macron a présidé jeudi la commémoration du 75e anniversaire du débarquement de Provence en présence de plusieurs chefs d’État africains pour rendre hommage aux soldats venus des deux rives de la Méditerranée.

À Saint-Raphaël, Emmanuel Macron a rendu hommage aux 450 000 soldats qui ont participé au débarquement allié du 15 août 1944 en Provence, lors de la cérémonie du 75e anniversaire. L’opération a été menée par les forces américaines et françaises, parties d’Afrique du Nord, de Corse et d’Italie du Sud.

Il s’agissait de la première sortie officielle d’Emmanuel Macron depuis le début de ses vacances, avant une rentrée chargée sur le front diplomatique la semaine prochaine.

Présence des présidents guinéen et ivoirien

La cérémonie a eu lieu en présence des présidents guinéen Alpha Condé et ivoirien Alassane Ouattara ainsi que de l’ancien président Nicolas Sarkozy à la nécropole nationale de Boulouris, où reposent 464 combattants de la 1e armée française.

Un discours d’Alpha Condé, la lecture d’un texte par David Diop, prix Goncourt des lycéens 2018, et un témoignage de vétéran par une lycéenne ont ponctué la cérémonie.

L’Afrique mise à l’honneur

Traditionnellement, cet anniversaire est l’occasion de saluer la contribution des soldats des anciennes colonies françaises à la Libération. Les troupes incluaient 260 000 combattants de la 1e armée française dirigée par le général de Lattre de Tassigny, composée principalement de soldats venus d’Afrique du Nord et subsaharienne.

Emmanuel Macron a lancé un appel aux maires de France, les invitant à honorer les combattants africains en baptisant rues et places des communes françaises.

« Je lance aujourd’hui un appel aux maires de France pour qu’ils fassent vivre, par le nom de nos rues et de nos places, par nos monuments et nos cérémonies, la mémoire de ces hommes qui rendent fiers toute l’Afrique et disent de la France ce qu’elle est profondément : un engagement, un attachement à la liberté et à la grandeur, un esprit de résistance qui unit dans le courage », a lancé le chef de l’État lors de son discours.

Lors du 50e anniversaire, 18 pays africains avaient été représentés et pour le 60e, une quinzaine de chefs d’État d’Afrique noire et du Maghreb étaient présents, rendant hommage notamment aux tirailleurs sénégalais et algériens, goumiers et tabors marocains, pieds-noirs ou encore marsouins du Pacifique et des Antilles qui participèrent à l’opération « Dragoon ».

Seul Nicolas Sarkozy a répondu à l’invitation d’Emmanuel Macron

Si Emmanuel Macron a invité tous ses prédécesseurs à participer à la cérémonie dans cette nécropole qui avait été inaugurée il y a 55 ans, jour pour jour, par Charles de Gaulle, seul Nicolas Sarkozy a fait le déplacement.

La commémoration de jeudi s’inscrit dans la série de cérémonies liées à la fin des deux conflits mondiaux qu’Emmanuel Macron a multipliées depuis l’automne – centenaire de la fin de la Première Guerre mondiale en novembre, puis 75e anniversaire du débarquement de Normandie en juin.

L’objectif militaire de ce débarquement était de prendre les Allemands par surprise et de soulager le front de Normandie où avait eu lieu le débarquement dix semaines plus tôt. L’opération s’est faite en plusieurs temps : à minuit, les premiers soldats français des commandos d’Afrique avaient escaladé la falaise du cap Nègre, près de Bormes-les-Mimosas. Puis à 8 h, trois divisions d’infanterie américaine ont débarqué à Saint-Raphaël, comme à Cavalaire, Ramatuelle et Sainte-Maxime.

Source: AFP

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Affaire du Silygate : « Paul Put n’est plus obligé de se présenter à la commission d’Ethique »

15 août 2019 à 10 10 30 08308

C’est une lapalissade de dire que la gestion scabreuse de la CAN (Coupe d’Afrique des Nations) de football, Egypte 2019, est loin d’avoir livré tous ses secrets. La confrontation tant attendue entre Paul Put et Amadou Diaby, ex sélectionneur du Sily et premier vice-président suspendu de la Féguifoot, respectivement, peine à avoir lieu.

Le face-à-face qui vise à tirer au clair les accusations de corruption dont les deux en sont les principaux protagonistes n’a pu avoir lieur hier, mercredi 14 août 2019. Une source proche de Paul Put, qui a joint un reporter de Guineematin.com, soutient que c’est sur la demande d’Amadou Diaby que la rencontre n’a pu avoir lieu.

« Paul Put n’a aucunement pas posé un lapin à la commission d’Ethique de la fédération. Le matin du mercredi, c’est Amadou Diaby qui a appelé la commission pour dire qu’il est malade. Suite à l’appel de Diaby, la commission a décidé de reporter l’audition au vendredi, 16 août 2019 », a dit notre interlocuteur qui a requis l’anonymat.

Pour ce qui est de l’absence de Paul Put pour le face-à-face de la semaine dernière, ce proche du technicien Belge accuse le camp adverse d’avoir envoyé des policiers au siège de la Féguifoot pour procéder à l’interpellation de l’ex sélectionneur du Syli. « Mercredi dernier, Paul Put a voulu venir pour rencontrer la Commission. Mais, pour ne pas que la confrontation ait lieu, Amadou Diaby a fait venir des policiers dans la cour de la fédération pour arrêter Paul Put pour diffamation. Pour un fait de diffamation, ce n’est pas comme ça que cela fonctionne, il faut qu’il y ait un mandat d’un juge ».

En ce qui concerne la suite de la procédure, notre interlocuteur a laissé entendre que « Paul Put n’est en aucun cas obligé de répondre à la commission. Il ne fait plus partie de la Féguifoot, il n’est plus salarié du ministère des Sports. La FIFA nous a bel et bien précisé que Paul Put n’est sous l’autorité que de la FIFA elle-même. Il a voulu se présenter mercredi dernier par courtoisie. Mais, on a voulu se jouer de cette courtoisie. Donc, Paul Put n’est plus du tout obligé de se présenter à la commission ».

En outre, le proche de Paul Put reste catégorique : « nous maintenons toutes les accusations de racket que Diaby a fait ».

Pour rappel, Paul Put accuse Amadou Diaby d’avoir perçu 10% de son salaire mensuel pendant les 16 mois que le Belge a dirigé le Sily Sénior. Ce qui pourrait constituer un pactole non négligeable quand on sait que Paul Put percevait 30 mille Euros par mois. Soit un montant de 48 mille Euros pour les 16 mois.

Mais, tout ceci reste à prouver.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél 628 17 99 17

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Mamaya de Kankan : un événement culturel pour promouvoir le développement local

15 août 2019 à 9 09 38 08388

La Mamaya de Kankan s’est achevée hier, mercredi 14 août 2019. De nombreux habitants et ressortissants, des amis et sympathisants de cette ville ainsi que plusieurs autorités ont pris part à l’événement. Un moment de fête, de communion et une occasion de parler du développement local, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Selon plusieurs sources, la Mamaya est une danse venue du Mali par le biais de voyageurs qui faisaient le commerce entre Kankan et Bamako. Depuis plusieurs décennies, elle est devenue une très grande fête traditionnelle, célébrée durant les trois jours suivant la fête de Tabaski dans la ville de Kankan. Cette année, c’est le Général Bouréma Condé, ministre de l’administration du territoire et de la décentralisation qui a présidé l’événement.

« La Mamaya, pour celui qui regarde attentivement les pas, est la danse de l’harmonie par excellence. Tout, dans la danse de la Mamaya, est gracieux, les pieds vont ensemble, les mains viennent ensemble, les amplitudes des reins, tout se fait ensemble, c’est cela la gracieuseté de la danse de la Mamaya. Pour longtemps, elle fut donc une cérémonie, si vous voulez, de jouissance et de réjouissance au fur et à mesure que les Sèdè (classes d’âge) se sont relayés sur la place publique », a rappelé Bouréma Condé.

Présent à cet événement, Mamadouba Toss Camara, le maire de la commune urbaine de Matoto (Conakry), s’est réjoui du bon déroulement des festivités. « J’ai un sentiment de joie et de satisfaction parce que c’est devenu une tradition. A l’occasion de chaque fête de Tabaski, les ressortissants, amis et sympathisants de Kankan se retrouvent pour trois jours de festivités.

Donc ce que nous observons aujourd’hui vraiment c’est émotionnel, surtout les pas de danse qui sont extraordinaires. Les jeunes ont bien organisé et surtout les officiels qui sont là aujourd’hui se sont massivement mobilisés pour venir vraiment répondre à l’appel des enfants. Donc, ça contribue au développement de Kankan », se félicite-t-il.

De développement, il en a bien sûr été question à l’occasion de cete Mamaya. Cette année, les organisateurs ont mis un accent sur la protection de l’environnement avec notamment un projet de reboisement du bassin du fleuve Milo. Un projet qui attire bien l’attention de Dr Ousmane Doré, ancien ministre guinéen des Finances et actuel fonctionnaire à la banque africaine de développement (BAD).

« J’ai pu recevoir de l’organisation des projets qui portent vraiment sur l’environnement, et vous savez que les questions environnementales sont au cœur des priorités de la banque africaine de développement. Donc j’ai demandé aux organisateurs d’aller me trouver à Conakry pour que je puisse leur ouvrir les portes de la banque africaine de développement qui pourrait les appuyer dans le cadre de ce programme de reboisement du bassin du fleuve Milo. Je pense que je pourrai jouer un grand rôle pour leur permettre de boucler un financement leur permettant d’arriver à l’objectif de reboisement.

En ce qui me concerne personnellement, je suis un citoyen de Kankan, je sais que j’ai fait mon enfance ici à un moment donné, donc je contribuerai volontiers à travers un chèque personnel aujourd’hui même à l’organisation avant qu’on ne retourne à Conakry pour pouvoir financer le projet de grande envergure », a-t-il laissé entendre.

A rappeler qu’en raison de l’ampleur qu’a prise la Mamaya de Kankan, les autorités guinéennes avaient décidé, l’an dernier, de construire un centre culturel pour abriter l’événement. Mais, les travaux de construction de ce centre se sont arrêtés à la pause de la première pierre.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com
Tel : 00 224 627 24 13 24

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