Fête de Tabaski : un important dispositif sécuritaire mis en place à N’zérékoré

10 août 2019 à 20 08 29 08298

La communauté musulmane de Guinée, à l’image de ses coreligionnaires du monde, célèbre l’Aïd El Kébir, ou la fête de Tabaski, demain dimanche, 11 août 2019. Les préparatifs vont bon train à N’zérékoré où la sécurité routière annonce la mise en place d’un dispositif spécial avant, pendant et après la fête. La démarche vise à minimiser les risques d’accidents, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

La célébration de la fête de Tabaski passera par un important dispositif mis en place par les services de sécurité dans la capitale de la région forestière. Interrogé sur ce dispositif mis en place avant pendant et après la fête de Tabaski, le commissaire de la police routière de N’Zérékoré, le Capitaine Bangoura Kander Roger, a apporté des précisions : « comme d’habitude, à la veille de chaque fête, nous mettons en place des dispositifs sécuritaires dans les grandes artères de la ville.

Pour ce qui est de la fête de demain, nous allons travailler avec le commissariat central, le commissariat urbain, la CMIS et la gendarmerie. Très tôt le matin, nous allons occuper toutes les artères de la ville, les grands carrefours, les intersections de la ville. Nous allons placer nos agents au moment d’aller et au retour de la prière, sur les grands espaces de prières, pour favoriser la fluidité de la circulation et aussi éviter les accidents ».

Pour que la fête se passe dans de bonnes conditions, le Capitaine Bangoura Kander Roger ne compte pas lésiner sur les moyens. D’ailleurs, il menace d’interpeller toute personne qui irait à l’encontre des mesures de sécurité mises en place. « Tout contrevenant sera puni par la loi en vigueur. Parce que là, quand vous commettez un accident en état d’ivresse, vous savez ce qui vous attend. Il n’y aura pas de flexibilité dans ça. Parce que l’alcool, comme tous les stupéfiants, est proscrit au volant. Donc, chacun est mise en garde pour cela », a-t-il laissé entendre.

Pour éviter des cas malheureux, le commissaire de la police routière de N’Zérékoré « invite la population, surtout les jeunes, à la vigilance et à la prudence aux lieux de récréation, à la prudence sur la route et surtout d’éviter les boissons alcoolisées, de limiter tout, de doser tout pour ne pas que la vie s’arrête seulement à cette fête ».

De N’Zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tél : 00224620166816/666890877

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Libération de Faya Millimono : le PADES s’en félicite et conseille les leaders d’opinion

10 août 2019 à 18 06 13 08138

La remise en liberté de l’opposant guinéen, Dr Faya Millimouno, et les résultats catastrophiques au baccalauréat, session 2019, sont les principaux points débattus à l’occasion de l’assemblée générale du Parti des Démocrates pour l’Espoir (PADES) de ce samedi, 10 août 2019. Les responsables de la formation ont salué la libération du président du Bloc Libéral tout en prodiguant des conseils aux leaders d’opinion, qui doivent « bien vérifier les informations avant de se prononcer », a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Après avoir passé une semaine de détention à la maison centrale de Conakry, Dr Faya Millimouno, président du BL, a été remis en liberté hier, vendredi. Une décision de la justice guinéenne saluée par Ibrahima Kaba, membre de la coordination du PADES. « Hier soir, nous avons été informés de la libération de Dr Faya Millimouno. Nous sommes très contents de cette libération. Mais, il y a un point à préciser. Nous sommes en procédure judiciaire. Et cette procédure est très compliquée. On peut accorder une liberté provisoire sans la libération totale. Alors nous, nous sommes légalistes, nous sommes contents de la libération de Dr Faya Millimouno et nous lui apportons notre soutien total » a-t-il déclaré.

Cependant, Ibrahima Kaba n’a pas manqué de rappeler à l’ordre les leaders d’opinion qui doivent surveiller leur langage. « En tant que leader d’opinion, toutes les informations qu’un leader doit donner, doivent avoir une source claire. Pour éviter les problèmes, il faut être informé et il faut bien vérifier l’information avant de se prononcer. Et cela ne doit pas se limiter à Dr Faya Millimouno seulement, mais à nous autres leaders d’opinion » a-t-il conseillé.

Par rapport aux résultats catastrophiques au baccalauréat de 2019, le président de séance a déploré un échec historique, dont la responsabilité est partagée. « Nous avons constaté les résultats calamiteux du baccalauréat de cette année. Ces résultats ne sont que le reflet réel du niveau des enseignants qui sont en situation de classe. Ce problème peut être partagé à trois niveaux, à savoir : la famille, l’autorité scolaire et la conscience des apprenants. Nous constatons réellement la démission volontaire des parents dans la formation des enfants.

En même temps, nous constatons l’irresponsabilité de certains encadreurs dans les écoles. L’enseignement devrait être une priorité pour le gouvernement. Mais aujourd’hui, au lieu de financer dans le secteur éducatif, la préoccupation du gouvernement, c’est comment financer et organiser les mamayas qui ne servent absolument à rien. Or, l’éducation dépasse la politique, car c’est la vie de la nation qui est en danger », soutient l’opposant.

Pour surmonter ce handicap, monsieur Kaba propose de faire « un diagnostic du système éducatif pour identifier les vrais problèmes en vue d’envisager les solutions. C’est ce qui permettra d’éradiquer les maux dont le système éducatif guinéen souffre. Il faut aussi accorder un bon budget pour le secteur éducatif, car le budget alloué à notre système éducatif est très faible par rapport aux autres pays de la sous-région ».

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com
Tel: 620 589 527/654 416 922

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Lansana Komara égratigne les opposants : « avec cette opposition, nous allons faire 10 mandats »

10 août 2019 à 17 05 43 08438

A l’occasion de l’assemblée générale du RPG Arc-en-ciel de ce samedi, 10 août 2019, Lansana Komara, ministre de l’enseignement technique, de la formation professionnelle, de l’emploi et du travail a répondu aux critiques de l’opposition relatives au choix de l’opérateur chargé de faire la révision du fichier électoral, en prélude aux prochaines élections en Guinée. Le secrétaire administratif a tiré à boulets rouges sur les opposants qu’il accuse d’être incompétents et de mauvaise foi, rapporte le correspondant de Guineematin.com qui était sur place.

Depuis quelques semaines, l’opposition guinéenne dénonce les agissements de la CENI en ce qui concerne le choix de l’opérateur devant procéder à la révision du fichier électoral. Elle accuse le président de l’institution électorale d’avoir choisi « en catimini » et de façon « unilatérale » un opérateur qui n’est pas apte à assainir le fichier électoral. Lansana Komara a réagi à ces accusations en dénonçant l’attitude des opposants. « Aujourd’hui, on est en train de trouver la solution pour la mise en place d’un opérateur pour la révision des listes électorales.

Le débat se poursuit, mais comme vous connaissez l’opposition guinéenne, elle commence déjà à dire que cet opérateur doit être un opérateur étranger et qu’on ne peut pas prendre un opérateur guinéen. Vous voyez ces gens-là, ils ne font même pas confiance en eux-mêmes, ils ne font pas confiance aux Guinéens. Il faut aller chercher un opérateur à l’extérieur pour venir faire la révision des listes électorales en Guinée. On vous laisse l’analyse de cette idée. Tout ça montre que ces gens-là n’aiment pas les Guinéens », estime le ministre de l’enseignement technique, de la formation professionnelle, de l’emploi et du travail.

Il ajoute que « c’était les mêmes contestations quand il s’est agi de choisir un président de la CENI après le décès du premier président de la CENI. Quand il s’est agi d’un président de la CENI, ils ont crié sur tous les toits que Louncény Camara ne peut pas faire leur affaire. En bon guinéen, Louncény Camara a démissionné, en patriote. Mais qu’est-ce qu’on a fait ? On a trouvé un étranger, un malien pour superviser les élections en Guinée. Ils ont accepté ça. Mais malgré tout, ils ont été encore battus, battus à plate couture. C’est pour vous dire qu’ils (les opposants) sont de très mauvaise foi ».

Selon le secrétaire administratif du RPG Arc-en-ciel, la position des opposants sur le choix de l’opération qui sera chargé de procéder à la révision du fichier électoral vise tout simplement à trouver un argument pour justifier leur défaite lors des prochaines élections. « Ils (les opposants) préparent déjà les arguments de leur échec. Mais le peuple de Guinée ne dort pas, le peuple de Guinée connait tout.

Donc ils se trompent, le peuple de Guinée ne se laissera pas faire. Ils veulent à chaque instant changer la CENI, et chaque fois qu’on change un point dans l’organisation de cette CENI, ils sont battus, ils sont toujours battus. C’est pourquoi j’ai toujours dit, avec cette opposition, nous allons faire 10 mandats, ils seront battus. Parce qu’ils ne sont pas à la hauteur », a laissé entendre ce responsable du parti au pouvoir.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com
Tel: (00224) 622919225 / 666919225

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Veille de Tabaski à Boké : les vendeurs se plaignent de la rareté des clients

10 août 2019 à 17 05 30 08308

À quelques heures de la célébration de l’Aïd El Fitr, connu sous le nom de fête de Tabaski, aucun engouement n’est perceptible au marché central de Boké. Les boutiques et magasins sont bien garnis, mais la clientèle se fait rare, au grand dam des vendeurs, réduits à attendre toute la journée, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Contrairement aux attentes, l’atmosphère est morose au marché central de Boké en cette veille de célébration de la fête de Tabaski. Pourtant, à en croire certains marchands, les prix n’ont pas grimpé.

Sur le terrain, plusieurs boutiques ont fait le plein et attendent des clients qui ne viennent presque pas. Mamadou Alpha Diallo, alias Laurent, vendeur d’habits, reçoit moins de clients que les précédentes fêtes. « A la veille de cette fête, nous sommes vraiment en crise. Il n’y a pas de marché. En tout cas, ce n’est pas comme les fêtes précédentes. Aujourd’hui, on ne peut pas penser que nous sommes à quelques heures de la fête. Ici à Boké, cette crise n’est pas liée à l’augmentation des prix. D’ailleurs, on n’a rien augmenté. Certains disent qu’il y a eu licenciement des travailleurs miniers. Donc, tout le monde se plaint », a-t-il expliqué.

Ce sont les mêmes plaintes qui sont exprimées par Amadou Sow, un autre vendeur au marché central de Boké. Selon lui, les prix de certains articles ont tout de même augmenté. « Présentement, il n’y a pas de mouvement. Si vous prenez les bazins et les leppis, c’est vrai que les prix ont grimpé partout, et cela a joué sur la clientèle. Tout le monde a des difficultés financières », a-t-il laissé entendre.

Pour sa part, Ibrahima Sory Baldé est venu pour se trouver une tenue de fête. Il soutient que les prix sont relativement abordables. « Je suis venu chercher des habits que je vais porter demain, parce que ce sera une journée de joie. Quand même, j’ai trouvé un peu ce que je voulais, avec un prix plus ou moins abordable. On peut dire que je me suis adapté simplement aux réalités du marché ».

De Boké, Abdourahmane N’Diaré Diallo pour Guineematin.com

Téléphone : 628-98-49-38

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Football : le Hafia de Conakry « fin prêt pour aborder le match contre l’Etoile du Sahel »

10 août 2019 à 16 04 29 08298

Le Hafia FC de Conakry s’apprête à accueillir l’Etoile du Sahel de la Tunisie demain, dimanche 11 août 2019, au compte des tours préliminaires de la Ligue africaine des Champions (LDC) de football. A la veille de ce choc, l’entraîneur du club guinéen s’est montré confiant lors de la conférence de presse d’avant-match, organisée ce samedi au siège de la fédération guinéenne de football, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Le Hafia FC, triple champion d’Afrique, revient au devant de la scène en ligue des champions africaine. Sur la route du Hafia, se dresse un grand nom du football africain, en l’occurrence l’Etoile du Sahel de la Tunisie. Un adversaire de taille que l’équipe guinéenne se dit prête à affronter.

« On a très bien préparé cette rencontre en sachant qu’on n’avait pas de championnat qui était prévu pour ça. Normalement ce qui arrangerait les équipes, c’est le fait de jouer peut-être les championnats avant d’arriver sur les préliminaires. On n’a pas eu cette chance cette année.

Mais Dieu merci, la fédération a pu organiser ce tournoi à quatre qui nous a beaucoup aidés à se situer au niveau physique. C’est vrai qu’on a fait 5 matchs amicaux qui nous ont permis aujourd’hui de se rapprocher physiquement de ce match (…). Je pense que là, ça s’est bien passé, on a essayé en tout cas de trouver une cohésion et je pense qu’on est fin prêt pour aborder ce match de demain », a déclaré Pascal Baruxakis, le coach du Hafia.

Pour ce qui est des difficultés qui pourraient handicaper son équipe, Pascal Baruxakis a pointé du doigt l’arrivée de nouvelles recrues et les blessures de certains de ses éléments. « Je pense qu’aujourd’hui, notre problème majeur, c’est qu’il y a eu beaucoup de recrues, locales et des étrangères. C’est peut-être comment trouver cette cohésion entre ces joueurs pour qu’on soit prêts. On a aussi deux blessés majeurs, qui étaient déjà là l’année dernière, Badji Souleymane, que tout le monde connait, qui n’a pas encore repris.

Celui qui devrait le remplacer, c’était Marquinhos de l’AS Kaloum, sur lequel on a misé, qui s’est blessé aussi. Ça peut être un petit problème parce qu’on a recruté de telle sorte que si justement il y a des blessés, que d’autres puissent jouer, que d’autres puissent avoir leur chance aussi. Je pense qu’aujourd’hui, on a essayé de travailler dans ce sens-là. Et à travers les 5 matchs amicaux, je pense qu’on a corrigé nos erreurs » », a-t-il laissé entendre.

Parlant de son adversaire, l’Etoile du Sahel de Tunisie, l’entraineur guinéen a préféré s’abstenir de tout commentaire. « On a une idée claire sur cette équipe et je pense que qu’on va le garder pour nous », a dit Pascal Baruxakis.

Le coup d’envoi du match Hafia-Etoile du Sahel est prévu à 16 heures au stade du 28 septembre de Conakry. Mais, l’équipe tunisienne a raté son vol et ne devrait arriver à Conakry que ce samedi soir.

Mohamed DORE pour Guineematin.com

Tel : +224 622 07 93 59

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Fête de Tabaski : 9000 policiers déployés pour assurer la sécurité dans tout le pays

10 août 2019 à 14 02 44 08448

A l’instar de nombreux pays du monde, la Guinée va célébrer la fête de l’Aïd El Kébir, ou fête de Tabaski, demain dimanche, 11 août 2019. Pour assurer la protection des citoyens et leurs biens avant, pendant et après la fête, le ministère de la Sécurité et de la Protection civile dit avoir mobilisé neuf mille (9000) agents sur le terrain. L’annonce en a été faite ce samedi à travers un point de presse organisé au siège du département, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Selon le Commandant Mory Kaba, chargé de communication et relations publiques du ministère de la Sécurité et de la protection civile, le département a pris toutes les dispositions pour que les citoyens guinéens célèbrent la Tabaski dans de meilleures conditions de sécurité. « La fête de Tabaski constitue traditionnellement, pour la communauté musulmane, des moments de retrouvailles, de prières et de réjouissance dans les familles ou ailleurs. Ces déplacements intenses, urbains et interurbains, entraînent l’encombrement des voies publiques, des embouteillages, des accidents de circulation, l’insécurité et ses corollaires.

À cet effet, la direction générale de la police nationale a pris toutes les dispositions nécessaires pour assurer la libre circulation des personnes et des biens sur les axes routiers urbains et interurbains, mais aussi et surtout la sécurité des lieux de prières et de grandes cérémonies de réjouissance. Pour mener à bien ces missions, un plan opérationnel de sécurisation avant, pendant et après la fête sur toute l’étendue du territoire national a été conçu par la direction générale de la police nationale. Pour ce faire, 9000 agents seront déployés pour assurer cette sécurité », a-t-il annoncé.

Par ailleurs, le Commandant Mory Kaba invite les citoyens à respecter les consignes de sécurité pour minimiser les risques d’accidents. « Le département invite les citoyens au respect des consignes de sécurité et au respect du droit d’autrui, qui est le garant de la liberté fondamentale, à veiller sur les enfants qui constituent l’avenir de notre nation. Elle compte sur l’esprit de civisme des uns et des autres pour une fête apaisée ».

En outre, le chargé de communication et relations publiques du ministère de la Sécurité et de la Protection Civile a fait savoir qu’en cas d’accident, « il y a des équipes de constat, il y a la sécurité routière et les autres agents que sont les CMIS, les commissariats centraux et les postes urbains prêteront mains fortes aux agents. Mais, je ne souhaite pas qu’on en arrive là. Donc, j’en appelle au comportement civique des uns et des autres. Il faudrait que nous fêtions dans la paix, mais surtout dans la sécurité. Invite est donc faite aux populations de rester calme, sereine, de ne pas abuser, de respecter les consignes de sécurité », a rappelé le commandant Mory Kaba.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. (00224) 621 09 08 18

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Diountou (Lélouma) : Diaraye Diallo interpelle le président Alpha Condé contre QNET

10 août 2019 à 14 02 31 08318

La rédaction régionale de Guineematin.com à Labé a reçu, dans la soirée d’hier vendredi 9 août 2019, madame Fatoumata Diaraye Diallo, une jeune dame, marchande de son état, venue spécialement de la sous-préfecture de Diountou, relevant de la préfecture de Lélouma, partager avec l’opinion nationale et internationale, via notre site, sa mésaventure avec QNET et interpeller le président Alpha Condé au sujet des activités de cette société de commerce en ligne sur le territoire guinéen.

Elle dit être victime d’une escroquerie de la part de QNET : « j’ai rejoint QNET à travers une relation familiale d’une copine à moi. Au départ, on m’avait parlé de produits à acheter comme la formation en ligne à distance, un gobelet et un autre produit que tu ne reçois jamais. Ils n’ont pas été clairs avec nous. Ils nous ont tout simplement montré le produit sur internet. Ils ont dit que si nous voulons en avoir, si nous l’achetons, ils vont l’envoyer. Ils ont dit, par exemple, que toute la famille peut en utiliser. Mais, je n’ai pas vu ce gobelet avec quelqu’un. La famille qui nous a recrutés nous a expliqué que quand tu achètes ces produits, ils vont te demander de recruter trois personnes à gauche et trois personnes à droite. En ce moment tu deviens stable. Ils vont te donner alors 210 dollars chaque deux (2) semaines. Au départ, il était question de recruter deux personnes, une à gauche et une à droite, pour recevoir, une semaine après, 210 dollars. Mais, c’était faux. Pour la première fois, j’ai fait venir les deux demandés, ils m’ont demandé de revenir le sur lendemain pour recevoir mon argent. Lorsque je suis venue comme convenu, ils m’ont demandé d’attendre 15 jours ou 14 jours. Au 14ème jour, je suis venu, ils ont ouvert leur compte pour me dire que l’argent est venu mais que je ne vais pas recevoir le montant. Sous prétexte qu’il y a d’autres produits à acheter à l’intérieur. J’ai répondu que je ne vais plus acheter un autre produit alors que je n’ai pas reçu le produit que j’ai déjà acheté. Il se trouvait que les personnes que j’ai recrutées avaient déjà fait venir d’autres personnes. Elles, aussi, étaient devenues stables. Mais, elles aussi n’ont rien reçu. Malgré mon insistance, Malal n’a pas voulu me remettre les 210 dollars. Ils ont allumé leur ordinateur pour me montrer là où c’est écrit 200 dollars. Vrai ou faux ? Moi, je ne sais pas. Je suis restée assise là-bas toute la journée, je n’ai rien reçu. Lorsque je n’ai pas réussi à récupérer les 210 dollars, les personnes que j’ai recrutées ont commencé à réclamer ce qu’elles ont mis dedans. C’est en ce moment que Malal a proposé de m’accompagner chez son marabout pour fermer la bouche des personnes qui m’ont remis leurs argents pour adhérer. Pour que personne ne réclame son argent. Il m’a expliqué que c’est ce qu’il fait pour avoir la paix avec les personnes qu’il a recruté. Il était avec sa grande sœur. Lorsque je suis sortie, j’ai compris que moi aussi il risque d’envoyer mon nom chez son marabout si je commence à protester. J’ai alors eu la ferme conviction qu’il est sur du faux. C’est là que j’ai commencé à douter de la moralité de Malal » explique-t-elle.

Elle aurait fini par porter plainte à la direction régionale de la sûreté de Labé où elle a réussi à récupérer 17 millions sur les 24 qu’elle avait versés. « Il restait 7 millions entre nous. Un jour, je l’ai appelé, il m’a dit qu’il est à Conakry. Par après, il a reçu un appel des policiers auxquels il a dit qu’il ne paye pas le reliquat. Il venait d’obtenir un papier du ministre à Conakry. Ce papier autorise Malal à faire ses activités librement en République de Guinée. Une semaine après, il a déposé ce papier à la sûreté en provenance de Conakry. Moi, je n’ai pas vu ce papier. C’est ce moment que les policiers ont déféré le dossier au Tribunal de Première Instance de Labé » ajoute-t-elle.

Il semble que depuis cette époque, le dossier souffre au parquet : « j’ai été auditionnée une seule fois. Celui qui avait mon dossier avait promu de me rappeler. Mais, cela fait 3 ans maintenant je n’ai reçu aucun appel » précise-t-elle.

Il est à préciser que l’équipe formait le parquet de Labé au moment des faits a été remplacée par de nouveaux magistrats.

En attendant d’être édifié sur ce dossier, notons que la jeune dame regrette les conséquences sociales malheureuses de cette aventure. « Personnellement, j’ai perdu les relations familiales parce que toutes les personnes que j’ai recrutées sont membres de ma famille. Je n’ai plus la force morale de fixer le regard de la fille qui a perdu le gros montant dans cette affaire. Je passe pour la responsable de tous les malheurs des membres de ma famille. Aujourd’hui, je regrette d’avoir croisé le chemin de QNET » insiste-t-elle.

Face à ce qu’elle qualifie de lourdeur de la procédure judiciaire dans ce dossier, madame Fatoumata Diaraye Diallo s’interroge sur le niveau d’information du président Alpha Condé autour des activités de QNET en République de Guinée.

C’est pourquoi, elle sollicite l’intervention du président Alpha Condé pour que ces femmes qui ont été escroquées et déstabilisées dans leurs ménages récupèrent au moins leurs argents…

Il convient de signaler que cette affaire est antérieure à la plainte du groupe de femmes contre les représentants de QNET à Labé en cours de traitement au Tribunal de Première Instance.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com
Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Recensement des enseignants, échec aux examens nationaux : Aboubacar Soumah à Guineematin

10 août 2019 à 13 01 55 08558

Comme nous l’annoncions précédemment, les résultats du recensement du corps enseignant ne sont pas du goût du secrétaire général du Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG). Aboubacar Soumah dit ne pas être d’accord avec les statistiques qui ont été présentées par la commission de recensement et qui, selon lui, ne reflètent pas la réalité. Monsieur Soumah l’a dit dans une interview accordée à un reporter de Guineematin.com dans la journée d’hier vendredi, 09 août 2019. Avec lui, il a été également question du faible taux de réussite enregistré aux examens nationaux, session 2019.

Décryptage !

Guineematin.com : les résultats du recensement du corps enseignant viennent d’être présentés par le président de la Commission, Pr Alpha Amadou Bano Barry. Cependant,  votre structure dit qu’elle n’approuve pas ces résultats, tels que présentés. Expliquez-nous les raisons de ce désaccord.

Aboubacar Soumah : nous avons exprimé notre désaccord par rapport aux  statistiques qui nous ont été présentées par le président de la commission d’assainissement. Nous ne sommes pas d’accord. Pourquoi ? Parce que nous avons vu que nos attentes ne sont pas satisfaites. Puisque les rapports qui nous ont été présentés par nos agents qui ont été sur le terrain pour le recensement, les chiffres qui nous ont été communiqués, comparés aux chiffres qui se trouvent dans les statistiques données par le président de la commission, le Professeur Bano, il y a une grande différence. C’est pour cela, pour le moment, nous ne sommes pas d’accord avec ces statistiques.

Nous avons renvoyé tous ces résultats à nos structures à la base, à l’intérieur du pays, pour que nos représentants puissent faire des vérifications. Parce qu’avant qu’on engage ce processus là, on les avait déjà commis à une tâche, celle qui consistait à faire un pré-recensement. Donc, ils avaient déjà la situation globale par établissement. Les cas de décès, les cas de maladies, ceux qui sont en situation de classe, ils avaient toutes ces situations-là. Et ces situations, par établissement, ont été compilées et remises aux bureaux des différentes préfectures.

Donc, c’est pour cela que nous avons renvoyé à leur niveau ces chiffres, pour qu’ils puissent procéder à des vérifications. Savoir si effectivement, les noms retenus par ce résultat final ne comportent pas des agents qu’ils ont signalé là-bas comme fictifs, abandons  et comme malades. Ils vont donc procéder à ces vérifications-là. C’est suite à ça maintenant, que nous allons comparer les résultats. Et les réactions que nous allons faire, nous allons le faire. Mais pour le moment, je ne rentre pas dans les détails concernant ces résultats définitifs là. Nous n’avons  fait que réagir de façon brute suite à notre réunion. Mais pour le moment, nous ne rentrons pas dans les détails.

Guineematin.com : vous dites que pour le moment vous n’êtes pas d’accord.  Que comptez-vous faire maintenant ?

Aboubacar Soumah : comme la commission de recensement national doit se retrouver lundi (12 août 2019, ndlr), nous allons essayer d’étudier tous les paramètres qui sont entrés en jeu dans le cadre de cette statistique-là. Si l’argument présenté sied, après nous allons comparer au travail que nous avons demandé à nos représentants, on pourra nous définir. C’est suite à cette comparaison qu’on pourra définir notre chronogramme.

Guineematin.com : par rapport aux résultats catastrophiques des examens nationaux, certains accusent le SLECG d’être à la base de ces échecs, parce qu’il y a eu cette grève que vous avez observée durant les trois premiers mois de l’année scolaire écoulée. Que répondez-vous à ceux qui vous pensent ainsi ?

Aboubacar Soumah : ceux qui accusent le SLECG ont tort. Ceux-là d’ailleurs qui accusent le SLECG, sont les syndicats qui sont créés par le gouvernement. Ils sont créés expressément pour être leur porte-parole. Nous savons que c’est le Syndicat National de l’Education (SNE) qui a dit que nous en sommes responsables. On ne peut pas en être responsables. Pourquoi ? Le ministre de l’éducation nationale avait clamé haut et fort, à travers toutes les antennes, que la grève n’avait pas impacté sur le déroulement correct des cours. Il avait dit que les cours se déroulaient normalement dans toutes les préfectures. C’est ce qu’il avait dit.

Donc, si les cours se déroulaient normalement et que le taux d’admission est faible, il ne peut pas nous accuser. C’est eux qui ont dit que tout se déroulait normalement. Ils ont regroupé les élèves qui venaient par établissement dans une classe, ils ont fait passer les images à la télévision en faisant croire aux parents d’élèves que les cours se tenaient normalement. Chose qui était archi-faux. Donc, on ne peut pas nous accuser parce qu’on a le droit de revendiquer, nous avons le droit de demander une meilleure condition de vie.

Si le gouvernement reste insensible, il ne réagit pas par rapport à notre demande, et que la grève perdure jusqu’à 3 mois, mais c’est le gouvernement qui est responsable ou bien c’est nous ? Je crois que c’est le gouvernement. Parce que si on faisait face à nos revendications dans les 48 heures qui ont suivi, on n’aurait pas persisté la grève jusqu’à 3 mois. Mais un mois, deux mois, trois mois, ça veut dire que le gouvernement n’a aucun intérêt, aucune importance sur la formation des enfants guinéens. Parce qu’ils n’ont pas leurs enfants ici, ils ont leurs enfants à l’extérieur. Donc, ils n’accordent pas du crédit à la population guinéenne.

Guineematin.com : à votre avis, quelles sont alors  les causes de ces échecs ?

Aboubacar Soumah : les causes sont multiformes. Premièrement, la politisation à outrance du système éducatif. Tous les responsables qui sont au niveau du système éducatif sont des militants politiciens. Le processus du déroulement des examens a été caractérisé par un militantisme exacerbé. Le choix des surveillants, le choix des superviseurs, des délégués, tous… il faut être du parti. Si tu es par exemple du SLECG, on te met de côté. Il faut être un militant. Le secrétariat du baccalauréat, il y a eu trois listes. Une liste de la présidence, une liste du parti et une liste du ministère de l’Education Nationale (MENA).

Les enseignants qui sont censés faire ce travail-là, ont été mis de côté. Les compétents ont été mis de côté. Ils ne prennent que ceux-là qui sont avec eux. Par exemple, on demande à un enseignant, vient dans le Syndicat de l’Education National (SNE) on te fera surveiller les trois examens : entrée en 7ème année, brevet et baccalauréat. Tu vas bénéficier de beaucoup de primes. Donc, c’est le favoritisme, c’est le militantisme. Ensuite, une des causes fondamentales, le calendrier scolaire réaménagé après la grève n’a pas été respecté par le ministre.

Il était question qu’on prolonge les cours jusqu’au 30 juin. Or, dès le mois de mai, ils ont donné le programme des compositions. Ils ont arrêté les cours, les programmes n’ont pas été bouclés. Nos enseignants, lorsqu’ils ont repris le travail, ils sont revenus sur les cours qui ont été données par les contractuels. Parce que c’était des cours bâclés. Donc, ils n’avaient pas terminé ça et ils arrêtent les cours. Donc, c’est le gouvernement qui est responsable. C’est le département qui est responsable et non le SLECG. Nous, nous n’avons fait que revendiquer notre droit qui est légitime.

Guineematin.com : avez-vous un dernier mot ?

Aboubacar Soumah : mon dernier mot, c’est de dire que tous ces résultats  politiques, c’est de faire en sorte que l’anathème soit jeté sur le SLECG, qu’il y ait discorde entre le SLECG, les populations et les élèves. Tout cela est fait expressément pour ça. Donc, nous invitons tous les élèves, tous les parents d’élèves à comprendre que notre souci, c’est la bonne formation pour les enfants qui sont les nôtres.

Notre souci, c’est qualifier le système éducatif, c’est pourquoi nous revendiquons, nous demandons à ce que les enseignants soient payés décemment, que les conditions  des enseignants soient améliorées. Nous n’avons aucune intention de saper l’éducation guinéenne. Notre souci, c’est de faire en sorte que le produit issu de l’éducation soit un produit compétitif, efficace, qui pourra servir sa Nation

Propos recueillis par Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel: 620 589 527/654 416 922

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Banankoro : le député Bangaly Kourouma en campagne pour un changement de constitution

10 août 2019 à 13 01 16 08168

En séjour à Banankoro, sa sous-préfecture d’origine, l’honorable Bangaly Kourouma mène une campagne sur le terrain en faveur du controversé projet de nouvelle constitution que le pouvoir veut faire adopter par référendum. C’est dans ce cadre que le député du RPG Arc-en-ciel s’est rendu le jeudi, 08 août 2019, dans le district de Sinignaldou, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Banankoro.

C’est à 7 kilomètres de Sinignaldou que les jeunes de cette localité ont accueilli le parlementaire, accompagné du vice maire de Banankoro, Mamady Condé, et d’autres cadres locaux du parti au pouvoir. Arrivé sur les lieux de la rencontre, l’honorable Bangaly Kourouma a commencé par saluer les habitants de ce district pour leur forte mobilisation. Il a ensuite livré le motif de sa visite à Sinignaldou.

« Le président de la République a envoyé tous les députés chez eux pour expliquer la nécessité de doter notre pays d’une nouvelle constitution. Puisque vous ne connaissez pas l’importance de cette constitution, il faut que je vous explique un peu de quoi s’agit-il. Mais, déjà, je sais que nous sommes tous favorables à une nouvelle constitution qui va dans l’intérêt général, l’intérêt de tout le monde.

Nous les Kourankos, nous sommes derrière le président Alpha Condé depuis 90, nous sommes derrière lui aujourd’hui encore et nous le serons pour toujours. Mais, il faut nous nous donnions les mains pour réclamer nos droits au gouvernement. Le président Alpha Condé nous avait promis qu’il allait ériger Banankoro en préfecture une fois au pouvoir. Mais à cause des mésententes qui existent entre nous, cette promesse tarde à se réaliser. Donc, unissons-nous et soutenons le président Alpha Condé pour qu’il puisse réaliser ses bonnes ambitions en faveur de la Guinée », a lancé l’élu du parti présidentiel.

En réponse, le porte-parole des jeunes du village, Oumar Sanoh, a remercié le député pour sa visite. Et, il en a profité pour exprimer la préoccupation actuelle des habitants de Sinignaldou. « Nous les jeunes, nous sommes très contents de cette visite de notre député. Nous le rassurons que nous sommes favorables au projet de nouvelle constitution et que nous le serons pour toujours. Car toutes les initiatives du président Alpha Condé sont bonnes.

Mais, nous avons aussi une préoccupation à lui exprimer, car c’est le bon moment de le dire. C’est la préoccupation de la jeunesse et celle de tous les habitants de Sinignaldou. Aujourd’hui, notre route risque d’être coupée si rien n’est fait urgemment. Donc, nous souhaitons une intervention rapide de la société Guiter qui évolue dans la zone pour éviter que notre district ne soit plus accessible », a dit le jeune homme.

Avant de quitter la localité, l’honorable Bangaly Kourouma a offert un jeu de maillot et des ballons aux jeunes de Sinignaldou.

De Banankoro, Moussa Oulen Traoré pour Guineematin.com

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Bangaly Touré de France 24 : « la garde rapprochée d’Alpha Condé m’a molesté, récupéré mon appareil photo »

10 août 2019 à 12 12 11 08118

Le correspondant de France 24 au Burkina Faso, Bangaly Touré, accuse le directeur du protocole d’Etat guinéen, l’ambassadeur Sinkoun Kaba, de l’avoir fait « molester » hier vendredi, 09 août 2019, à Conakry. Selon notre confrère, depuis le jeudi, monsieur Kaba avait ordonné de lui refuser l’accès à l’aéroport de Conakry pour couvrir l’arrivée en Guinée de Roch Marc Christian Kaboré, président du Faso.

Dans une note adressée à Guineematin.com, Bangaly Touré soutient que cette attitude à son encontre est consécutive à un article paru sur Guineenews où notre confrère décrit une scène dans laquelle le président Alpha Condé remonte les bretelles à Sinkoun Kaba. C’était à l’occasion de la récente visite du président indien en Guinée.

Voici la note du journaliste

« Aujourd’hui vendredi, aux environs de 14 h 00 à l’hôtel Sheraton Conakry, la garde rapprochée d’Alpha Condé, sur instruction du directeur du protocole d’Etat, m’a molesté, récupéré mon appareil photo et effacé mes photos officielles prises à l’arrivée des deux chefs d’Etats à l’hôtel. Ils m’ont également menacé de ne plus mettre pieds aux cérémonies officielles du président Alpha Condé.

Déjà hier jeudi, 8 août, sur instructions du directeur protocole d’Etat, le bureau de presse de la présidence m’a refusé l’accès à l’aéroport pour l’accueil du président Rock Kaboré du Burkina Faso.

Lui-même (Sinkoun Kaba) ne l’a pas démenti devant le ministre secrétaire général à la présidence, Kiridi Bangoura, et le ministre Tibou Kamara, Conseiller du président.

Je reprends ses propos : « lui, je ne veux plus le voir partout où le chef de l’Etat se trouve. C’est lui qui dit du m’importe quoi sur le Président Alpha Condé ».

Aujourd’hui encore, la garde rapprochée a tenu les mêmes propos à mon endroit : « lui, on le connaît. Il n’est pas avec nous. On ne veut plus le voir à côté du président. Il vient de prendre la photo du président. Mais, on l’a effacée de son appareil… »

Après ces propos, j’ai récupéré mes appareils et je suis rentré chez moi.
Le directeur du Protocole d’Etat veut ma tête à cause d’un de mes articles : Conakry : quand Alpha Condé donne des leçons de protocole à son chef protocole sous les yeux du Président indien.

Depuis la publication de l’article, je ne cesse de recevoir des menaces de sa part par personnes interposées qui m’appellent.

Je rappelle que ces événements ne m’empêcheront jamais d’exercer mon travail.

Je rappelle que Mamady Sinkoun Kaba dispose de tous ses droits lorsqu’il est diffamé par un média dont je fais partie.

S’il veut m’attaquer, des juridictions existent, mais pas par sa position de directeur du protocole d’Etat en donnant des instructions au bureau de presse de la présidence et à la garde rapprochée… »

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Crash d’un hélico à Conakry : témoignages des parents et amis du sous-lieutenant Sékou Condé

10 août 2019 à 11 11 55 08558

Comme annoncé précédemment, les corps des deux pilotes, décédés suite au crash de l’hélicoptère de l’armée le mardi 06 août 2019, ont été retrouvés. Les corps du Colonel Abdoulaye Diallo et du sous-lieutenant Sékouba Condé sont à la morgue de l’hôpital Ignace Deen, à Kaloum. Dans leurs familles respectives, l’émotion est grande.

Au domicile du sous-lieutenant Sékouba Condé, situé au quartier Yimbaya, dans la commune de Matoto, la famille accuse le coup. Interrogés hier vendredi, 09 août 2019, certains membres de sa famille et ses amis ont exprimé leurs sentiments suite à la disparition du jeune pilote, âgé de 32 ans, originaire de Douakô, dans la préfecture de Kouroussa.

Nassira Koulibaly, épouse du défunt : mon mari est mort, il n’y avait rien de mauvais entre nous, sauf la paix. Le mardi à 4 h, il s’est réveillé en me disant de lui donner de l’eau qu’il va prendre sa douche. Quand il a fini, on s’est assis en train de causer jusqu’à 6 h 30 minutes. Il m’a dit, Nassira, je vais au travail, je reviendrai, il faut bénir pour moi. Et j’ai béni pour lui, il est sorti. Quand il est sorti, jusqu’à 10 h, il ne m’a pas appelé. Je suis allé au marché. A mon retour, il était 11 h. J’ai repris le téléphone pour l’appeler. Ça commençait vraiment à m’inquiéter parce qu’aucun de ces numéros ne passait. J’ai commencé à préparer.

Entretemps, j’ai vu un corps habillé venir chez nous. Il a beaucoup regardé mon fils. Mon petit garçon qui était assis à mes côtés. Il a dit « Eh ! C’est le fils de Pythagore. Et puis, c’est sa photo », parce qu’on l’appelait Pythagore, au travail et dans le quartier. Après, le monsieur est reparti. Midi est arrivé, il ne m’a toujours pas appelé et aucun de ses numéros ne passait. Son petit frère m’a appelé en me demandant où est mon grand frère ? Je lui ai dit ton frère est au travail. Je lui ai demandé à mon tour qu’est ce qui se passe ? Il m’a dit je te rappelle. J’ai vraiment commencé à douter.

J’ai demandé à une camarade de mon mari le numéro de son mari. Elle m’a dit qu’ils sont en vol. Sinon d’habitude, il m’informe s’il y a vol. A 13 h, j’ai appelé le numéro du mari de la camarade de Sékouba. Ça ne passait pas. J’ai aussitôt appelé un autre ami à lui. Ce dernier m’a dit qu’il part au travail et qu’il était dans les embouteillages. J’étais très inquiète. Son ami, pensant qu’il a raccroché le téléphone, a dit à quelqu’un qui était à côté de lui que Sékouba a fait un accident, j’ai entendu cela.

Mais, il ne savait pas que l’appel était toujours actif. Je me suis dit automatiquement que quelque chose est arrivé à mon mari. Je suis parti au camp. Quand les militaires m’ont vu arriver, ils se sont tus. Je suis revenue à la maison, j’ai commencé à pleurer. Entretemps, j’ai vu un groupe de militaire chez moi, devant ma porte. C’est leur présence qui m’a fait comprendre qu’il est décédé. C’est son jour qui est arrivé. Mais, au lieu d’aller chercher les moyens pour vite trouver mon mari, ils sont venus s’asseoir en groupe ici.

Au lieu d’avoyer les matériels et consorts, ils devraient d’abord aller chercher mon mari dans l’eau. Avec lui, je n’ai jamais connu de souffrance. Il se souciait de l’avenir de ses enfants. Il est mort en laissant avec moi, deux enfants. Le premier, c’est Toumany Condé, et le second, c’est Mariam Condé. Ils sont tous à l’école. Je ne peux que bénir pour lui. Que Dieu pardonne tous les morts. Les anciens et les nouveaux, que Dieu leur pardonne tous.

Fatoumata Condé, sœur du défunt : la mort de Sékouba Condé concerne tous les Guinéens. Parce que la perte d’un pilote, surtout d’une une armée nationale, est une grande perte. Sékouba est mon petit frère. Il était très important pour la famille, il était un grand espoir pour la famille. Il était quelqu’un qui renforçait la solidarité entre les membres de la sa famille et il aimait tout le monde. Tout ce qu’il cherchait, c’était pour sa famille et ses parents. Sékouba ressemble à son père. Il était très généreux. Lorsqu’il avait quitté la maison, il nous a dit qu’il sort pour aller voir ses chefs, pour qu’ils lui donnent une voiture, pour que j’aille avec ma famille fêter au village chez mon père à Douakô.

Il a cherché cette voiture, il l’a donné à la famille. Quand il a envoyé la voiture, il a appelé tout le monde. Il m’a dit ma sœur, vous avez arrangé les bagages ? Je lui ai dit oui, les enfants ont fini d’arranger les bagages. Il m’a demandé si moi-même je ne pars pas. Je lui ai dit que j’étais malade. Il m’a dit OK tu as raison, à mon retour du voyage pour la fête, je ferai en sorte qu’on t’envoie à Dakar pour tes soins médicaux. Moi, j’étais assise en train d’attendre ce Sékouba pour m’envoyer à Dakar. Mais, si j’apprends aujourd’hui que Sékouba est décédé, on n’a rien à dire que d’essuyer nos larmes.

Sa mère est là, elle souffre de problèmes respiratoires. C’est Sékouba seul qui achetait les produits pour elle. Si ce Sékouba meurt aujourd’hui, c’est une tristesse pour nous. Nous ne ferons que prier pour lui, pour que la terre lui soit légère. Je n’ai vu personne se plaindre contre Sékouba dans le quartier. Le jour où il a quitté la maison, il disait à tout le monde, préparez vos bagages, demain nous irons tous à Douakô. Que Dieu lui pardonne ses pêchés.

Amara Damaro Dioubaté, ami du défunt : la disparition de Sékou, c’est une grande perte pour la nation guinéenne. C’est un rêve qu’il a longtemps caressé. Depuis que nous étions au collège, il aspirait toujours à devenir pilote. On chahutait beaucoup, il me disait comme toi tu es Dioubaté, tu es griot, au cas tu n’aurais pas de travail après tes études, il faut hériter de ton grand père. Il a été un éminent mathématicien parmi tous nos amis. On l’appelait toujours Pythagore. (…) Sékou n’a fait qu’allonger la liste de tous les militaires qui sont morts.

Ce qu’on peut dire au gouvernement, c’est qu’est-ce qu’il faut faire pour la famille de Sékou ? Il ne s’agit pas seulement de tenir de grands symposiums, il ne faut pas que ça se limite aux promesses. Mais, c’est de ne pas oublier Sékou. Sa famille est très triste aujourd’hui. Il était l’aîné de toute une famille. Il est mort sur le champ de bataille. Si ce malheur lui est arrivé, il faudrait que les autorités de l’armée volent au chevet de sa famille. Il était l’espoir de tout Douakô. C’est quelqu’un qui était tout le temps à côté de ses amis civils.

Ibrahim Soumah, ami du défunt : ce que je retiens de Sékou, il a été un ami très sérieux, très dévoué, très travailleurs et très courageux. Je l’ai connu lors du concours de l’UNESCO. Ça, c’était à l’école primaire à Hadja Aicha Bah en 2001, au moment où nous faisions la 6ème et la 7ème Année. Donc c’est là que nous nous sommes connus. Compte tenu de son courage et de son dévouement, ça nous a rapprochés et finalement, on est devenu des amis très d’accord.

Nous avons aussi fait le lycée ensemble. Je suis très touché du cas de Sékou. Et ça a été vraiment une surprise pour moi. Dieu a donné Sékou à sa famille comme étant une unique lumière pour éclairer non seulement sa famille mais aussi pour la Guinée. Si ce drame est arrivé, c’est la volonté de Dieu et c’est le destin. On souhaite que le gouvernement n’oublie pas Sékou Condé et sa famille. Que Dieu lui accorde le paradis.

Propos recueillis par Mohamed DORE pour Guineematin.com

Tel : + 224 622 07 93 59

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IIFS de Télimélé : votre meilleur choix pour une formation de qualité en santé

10 août 2019 à 11 11 08 08088

Vous aimez la santé, vous voulez faire carrière dans ce domaine, plus besoin de vous poser de questions maintenant. Rejoignez rapidement l’institut international de formation en santé de Télimélé. L’établissement forme des infirmiers, des sages-femmes, des techniciens de laboratoire, etc.

L’institut est composé de 7 salles de classe, d’un amphithéâtre, d’un laboratoire de compétences, d’un laboratoire d’analyses biomédicales, d’un centre de santé pédagogique et de dortoirs pour les filles avec 15 chambres ayant chacune 4 lits. Il dispose également d’une crèche pour la garde des bébés des étudiantes nourrices et d’une salle de spectacle. Le campus est desservi en eau et en électricité 24/24h.

Avec l’appui de ses partenaires allemands, ce centre de formation professionnelle possède aussi un jardin dans lequel sont élevés des plantes médicinales.

En ce qui concerne la formation de ses étudiants et le traitement de ses patients, en plus du personnel enseignant et soignant guinéen, l’institut est également appuyé par des équipes mixtes allemandes qui s’y rendent souvent pour enseigner ou pour soigner.

Les inscriptions commencent à partir du mois de septembre prochain et les cours vont démarrer le 05 octobre 2019. Pour cette année, l’institut international de formation en santé de Télimélé prévoit d’offrir des bourses à ses 6 meilleurs étudiants. Ces derniers ne paieront pas les frais de scolarité durant toute l’année.

Pour plus d’informations, veuillez appeler le numéro suivant : 622 312 831.

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Veille de Tabaski : flambée des prix sur les marchés à bétail de Kankan

10 août 2019 à 10 10 39 08398

Dans moins de 24 heures, les fidèles musulmans vont célébrer l’Aïd El Kébir ou la fête de la Tabaski, une occasion d’immoler une bête pour perpétuer la tradition du prophète Abraham. Dans les différents marchés, tant à Conakry qu’à l’intérieur du pays, c’est à une hausse généralisée des prix du bétail que l’on assiste. La ville de Kankan n’échappe à cette triste réalité où les prix oscillent entre 1 million 500 et 3 millions de francs guinéens, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Devant la forte demande, les prix du bétail ont connu une hausse sur les marchés de Kankan. C’est le cas du parc de vente de Sansangbré, dans la commune urbaine. Pris au dépourvu, plusieurs citoyens se plaignent de cette situation.

Venu fêter auprès des siens, Mohamed Nouhou Sylla, résidant à la sous-préfecture de Karifamoriya, vient d’acheter un mouton à un prix qu’il trouve exorbitant. « J’ai constaté une hausse énorme des prix du bétail comparativement aux années précédentes. Je crois que c’est dû à l’inexistence de structures de l’élevage en Guinée.

Mais, on est contraint d’acheter parce que c’est une nécessité. En toute franchise, l’année dernière je ne suis pas venu ici pour la fête, mais l’argent que j’avais envoyé pour le prix d’un bélier ne faisait pas 1 million de francs. Mais aujourd’hui, j’ai acheté un bélier à 1 million 400 mille francs », a-t-il indiqué.

Les vendeurs ont leur explication face à cette hausse des prix. Selon Abou Diakité, cette situation est due à la hausse de la valeur du franc CFA par rapport au franc guinéen. « Comparativement à l’année précédente, les prix ne sont pas les mêmes. Cette année, la valeur de 5000 francs CFA est passée de 85 000 GNF à 90 000 GNF. On achète nos bêtes vers Kidal, au nord Mali, et vous savez que le transport des béliers n’est pas facile. Quand nous les achetons, nous empruntons les voitures de SOTRAMA pour les conduire au poste. De là-bas, nous négocions des camions remorques pour les transporter en Guinée », dit-il.

Pour Abou Diakité, ce sont ces différentes démarches qui influent sur le prix du bétail. « Le prix du mouton varie entre 1 million 500 mille et 3 millions de francs guinéens. Mais, il faut savoir qu’actuellement, l’affaire de moutons est devenue un véritable problème. Ces moutons proviennent du Mali. La localité dans laquelle on va pour les acheter, il y a un conflit qui règne là-bas de nos jours. C’est la raison pour laquelle les prix ont connu une hausse », soutient-il.

Malgré cette hausse du prix dans la commune urbaine de Kankan, les fidèles musulmans n’hésitent pas à mettre la main dans la poche pour s’offrir un mouton à immoler le jour de la fête.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA, pour Guineematin.com

Tel : (00224) 627 24 13 24

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Veille de Tabaski : un bélier vendu jusqu’à 3 millions et demi de francs à Kindia

10 août 2019 à 8 08 52 08528

A la veille de la fête de Tabaski, qui sera célébrée demain, dimanche, les prix du bétail ont connu une hausse généralisée dans les marchés tant à Conakry que dans certaines villes de l’intérieur du pays. C’est le cas au parc à bétail de Caravansérail, dans la commune urbaine de Kindia, où de nombreux citoyens se plaignent de cette situation, rapporte l’un des correspondants de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Hier, vendredi 09 août 2019, l’affluence était de taille au marché à bétail de Caravansérail. De nombreux citoyens sont venus sur les lieux à la recherche d’une bête devant être immolée comme sacrifice le jour de la Tabaski. Mais, le constat révèle que vendeurs et acheteurs ont du mal à conjuguer le même verbe. Cette incompréhension est sans nul doute liée à la hausse des prix.

Sankoumba Diakhaby, domicilié au quartier Kassia 1, que nous avons rencontré sur place, se dit étonné de la cherté des prix. « Je suis venu pour acheter un mouton. Ils m’ont dit que le prix varie de 1 million 500 mille ; 1 million 600 mille, jusqu’à 2 millions de francs. Donc, j’ai acheté 3 moutons. Le premier, je l’ai acheté à 1 million 200 mille ; le 2ème, à 1 million 100 mille ; le 3ème, à 850 mille GNF. C’est très cher parce qu’ici, le mouton se vendait à 300 ou 400 ou 500 mille. Aujourd’hui, si tu envoies 1million, tu ne gagneras pas ce que tu veux. Il faut que tu envoies 1million et plus. C’est vraiment cher », regrette ce citoyen.

Même son de cloche chez Mohamad Lamine Sylla, un disciple de l’imam de Condeta 2. Il dit avoir acheté un bélier à 3 millions et demi. « Vraiment, le pays-là est dur, je viens d’acheter un mouton à 3 millions 500 mille francs. On dirait que c’est une vache. C’est trop cher, mais je suis obligé parce que notre vieux, Elhadj Moussa Fadhila, est l’un des imams les plus respectés de Kindia et il immole son mouton au lieu de la prière », a-t-il fait savoir.


Interrogé sur la question, Souleymane Diaby, un des vendeurs de moutons de la place, reconnait que les prix ont connu une hausse ces derniers jours. Mais, il tente de justifier cette situation. « Sur le prix, c’est comme vous le souhaitez. Nous avons des moutons de 700 mille, 800 mille et 900 mille GNF. Il y a aussi des moutons dont le prix varie de 1.500.000 à plus de 2 millions de nos francs. C’est le cas des moutons venus du Mali. Tout dépend de la qualité et du choix. Ce qu’il faut comprendre, c’est que nous avons aussi des difficultés que nous rencontrons : nous payons le transport pour aller dans les villages très loin du centre pour acheter le bétail que vous voyez-là, ce n’est pas nous qui les élevons.

Au-delà de cette peine, nous perdons parfois certaines de nos bêtes en cours de route. Lorsque nous les embarquons elles meurent en cours de route et on ne peut plus retourner pour demander de les changer. Il y a également l’augmentation du prix de carburant et l’achat des herbes qui servent à nourrir le bétail. Donc, une fois ici, on est contraint de revoir les prix à la hausse pour nous permettre de nous rattraper. Nous ne le faisons pas par méchanceté, mais on fait le marché pour bénéficier de quelque chose aussi, comme 100 000 ou 50 000 FG de bénéfice sur un animal », a assuré ce vendeur de bétail.

Mohamed M’bemba Condé Guineematin.com
Tel: 628-518-888

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