Décès de Boul Diallo : témoignages des artistes Breveté et Paco, amis du défunt

1 août 2019 à 22 10 34 08348
Feu Mohamed Boul Diallo

Des réactions continuent de se faire suite au décès de l’artiste Mohamed Boul Diallo, qui a tiré sa révérence dans la matinée du mardi, 30 juillet 2019, à l’hôpital Ignace Deen de Conakry. Dans la foulée, un reporter de Guineematin.com a rencontré deux amis proches du défunt. Il s’agit des artistes Abdoulaye Breveté Diallo et Mohamed Baba Sylla « Paco ». Deux hommes qui partageaient beaucoup de choses avec Boul Diallo. Nous vous proposons ci-dessous leurs témoignages.

Abdoulaye Breveté Diallo
Abdoulaye Breveté Diallo

Abdoulaye Breveté Diallo : j’ai eu assez de frottement avec lui (Boul Diallo). C’est quelqu’un que j’ai connu depuis très longtemps, il y a plus de 25 ans. Et depuis lors, nous étions ensemble. Nous avons fait des sorties ensemble, nous avions des relations communes. Au temps de Lansana Conté, nous avons fait la caravane de la paix ensemble. Après tout ça, ces derniers temps, nous étions ensemble, nos affaires étaient communes. On a eu le soutien du Général Baldé, Haut-Commandant de la gendarmerie nationale, qui nous a sérieusement entretenus, qui nous a mis sur le bon chemin. Donc, son décès est pour moi le regret le plus profond de ma vie. C’est un jour que je ne pourrai jamais oublier. Je prie que le Tout-Puissant Allah, par sa miséricorde, l’accepte et l’accueille dans son paradis éternel (…) Sa femme est là, ses enfants aussi sont là. Je vais leur dire que lui il est parti mais ils ont d’autres papas. Tant que nous sommes là, nous ferons face à eux. Parce que c’est nos enfants et c’est notre femme. Donc on restera à leurs côtés pour le peu de temps qui nous reste aussi sur cette terre.

Mohamed Baba Sylla « Paco »
Mohamed Baba Sylla « Paco »

Mohamed Baba Sylla « Paco » : j’ai à peu près pris toutes mes inspirations à partir de ce Mohamed Boul. C’est un monsieur qui avait un talent qu’il voulait montrer au peuple guinéen, mais Dieu n’a pas voulu. Il pouvait même avoir une centaine d’albums. Il se préparait conséquemment pour une sortie, mais Dieu n’a pas voulu. Ça fait au moins trois mois de cela qu’il m’a appelé pour que je vienne afin qu’on discute pour voir comment est-ce qu’il va procéder à une sortie relative à sa carrière musicale. Je suis meurtrie d’entendre que ce monsieur est parti. On l’appelait le Julio de la Guinée. Je prie Dieu qu’il l’accueille dans son paradis éternel.

Propos recueillis par Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

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Affaire ministère public contre Mohamed Bangoura et Fodé Baldé : « c’est le procès de la honte » dixit Me Béa

1 août 2019 à 21 09 46 08468

Le procès du journaliste Mohamed Bangoura et l’homme politique, Fodé Baldé, est visiblement loin de connaitre son épilogue au tribunal de Kaloum. Ouvert le 15 juillet dernier devant cette juridiction de première instance, ce procès a connu de nombreux reports (parfois à la demande de la défense) ; et, alors qu’on s’acheminait vers les réquisitions et plaidoiries des parties au procès, le ministère public a formulé ce jeudi, 01 Août 2019, une demande de « réouverture des débats » dans cette affaire politico-judiciaire. Une demande à laquelle le conseil de la partie civile a pleinement adhéré ; mais qui a fait réagir les avocats de la défense. Ces derniers dénoncent un « procès de la honte » qui est devenu « un embarras » pour le tribunal.

Guineematin.com vous propose ci-dessous la réaction de Me Salifou Béavogui, au sortir de cette audience.

« Il faut oser dire les choses. C’est sur instruction du parquet général que nos clients ont été interpelés, alors qu’il y a des procureurs qui doivent engager les poursuites. Donc, nous avons dit que conformément aux articles 41, 42 et autres du code de procédure pénale, il n’y avait pas de raison juridique pour que le parquet général saisisse directement les officiers de police judiciaire. Nous avons insisté et persisté, nous avons même soulevé la nullité de la procédure. Me Mohamed Traoré (ancien bâtonnier de l’ordre des avocats) a soulevé l’inapplication de la loi qui est poursuivie en cybercriminalité. Un de mes confrères a insisté sur le fait qu’il y a un journaliste dans la procédure et qu’il faillait utiliser la loi sur la liberté de la presse. Nous n’avons jamais été compris. Mais, nous avons compris que c’est un procès politique. Nous sommes devant une juridiction de droit commun, mais c’est un dossier vide qui ne renferme en réalité aucune charge. C’est devenu un embarras, un dossier sur la base duquel on ne peut entrer dans aucune condamnation.

En réalité, nos clients ont juste exercé un droit constitutionnel, lié à la liberté d’expression, prévue par l’article 7. Ils ont exprimé leur point de vue par l’écrit, sur une question qui était déjà sur la place publique. Donc, il ne devait pas y avoir de poursuite. Parce que s’il devait y avoir des poursuites, les premiers qui ont parlé de cette situation-là et qui sont bien connus, il faut oser le dire, il s’agit de certains communicants qui se disent être de la mouvance présidentielle, c’est eux qui devaient répondre. Parce qu’en réalité, il faut dire la vérité pour construire notre pays…

Aujourd’hui, le tribunal à un dossier qui l’embarrasse. L’audience d’aujourd’hui par exemple est une perte de temps. Ils ont voulu prendre le dossier hier ; mais, mes confrères qui sont là ont bataillé dur pour obtenir le report. Maintenant, nous nous sommes convenus tous de prendre ce dossier aujourd’hui (jeudi). Ce matin, le parquet demande la réouverture des débats. Parce qu’il s’est rendu compte que les arguments qu’il a avancé ne peuvent convaincre ni la défense, ni le tribunal. Et, nous nous étions sur le point de démonter point par point toutes les accusations. Donc, nous, nous sommes opposés à cette demande de rabattement du délibéré. Le procureur gère un dossier qu’il n’a pas été en réalité le déclencheur. On lui a donné un dossier qu’il aurait pu classer sans suite, sans se rabaisser procéduralement. Parce que la loi a tout prévu. Mais, il a décidé d’en faire un procès et voilà que le procès l’amène dans la honte. C’est le procès de la honte. Un procès dans lequel il n’y a aucun élément de preuve…

Contre toute attente, madame la présidente a estimé qu’on est en congé et qu’elle aurait pris une ordonnance. Elle a pris la responsabilité de renvoyer le dossier au 09 Septembre. Tout cela nous donne à réfléchir et nous fait bien rire. De toutes les façons, nous, nous sommes tranquilles. Nous savons que nous avons des innocents que nous allons défendre jusqu’au bout. Parce qu’en Guinée, chacun est libre de manifester son opinion, conformément aux lois et à la réglementation. On ne peut pas intimider, persécuter, arrêter, pourchasser, poursuivre, juger, menacer un citoyen qui n’a fait qu’exprimer son opinion face à une situation qui était déjà sur la place publique. On ne peut pas accepter le deux poids deux mesures dans notre pays. Il ne peut y avoir de procès. Il n’y a pas de matière à poursuivre. Il n’y a pas d’infraction. Nous l’avons toujours dit et nous sommes formels et catégoriques. Nous sommes prêts à aller jusqu’à la CEDEAO dans cette affaire. Parce que nous n’allons pas accepter que des guinéens soient condamnés pour avoir exprimé leurs opinions, pendant qu’à longueur de journée, d’autres personnes expriment leurs opinions dans un sens comme dans l’autre, sans être inquiétées ».

Rappelons que dans cette affaire, Mohamed Bangoura et Fodé Baldé sont poursuivis pour « injures, diffamation, production, diffusion et mise à disposition de données de nature à troubler l’ordre et la sécurité publics ou à porter atteinte à la dignité humaine par le biais d’un système informatique, divulgation de fausses informations par le biais d’un système informatique et complicité ». Et, le président de la République de Guinée, le Professeur Alpha Condé, représenté par l’agence judiciaire de l’Etat, est partie civile dans ce dossier politico-judiciaire.

A suivre !

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Télimélé : le préfet à Boussoura « pour des bénédictions pour Alpha Condé »

1 août 2019 à 20 08 07 08078

Comme annoncé précédemment, le préfet de Télimélé continue sa tournée de prise de contact avec les populations à la base. Après la commune rurale de Konsotami, Amadou Sadio Diallo, à la tête d’une forte délégation, a été l’hôte des populations du district de Boussoura, situé à 16 km du chef lieu de la sous-préfecture de Tarihoye. L’objectif visé est de saluer les populations de la ville sainte de Boussoura et chercher la bénédiction, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Alimou Boussoura Diallo, président du district de Boussoura
Alimou Boussoura Diallo, président du district de Boussoura

Prenant la parole, le président du district de Boussoura, Alimou Boussoura Diallo, s’est félicité de la visite du préfet dans leur localité. Ensuite, il a exprimé le souhait de trouver des enseignants pour le nouveau collège construit par les fils de la localité et l’obtention d’un poste de santé. « Aujourd’hui est un jour inoubliable pour la population de Boussoura. Nous sommes très réconfortés de votre visite dans notre cité. Nous allons profiter de l’occasion pour vous dire que nous avons deux préoccupations majeures. La première, c’est d’avoir un poste de santé, et la seconde, c’est d’avoir des enseignants. Nous avons construit et équipé un collège sur financement propre des ressortissants de notre district à hauteur de 350 millions de FG. Monsieur le préfet, nous vous demandons et vous prions de nous aider à avoir des enseignants pour faire fonctionner notre collège. Pour l’hôpital, nous n’en avons pas aussi. Nous vous demandons d’user de toutes vos forces pour nous permettre d’avoir un poste de santé », a souhaité monsieur Diallo.

Amadou Sadio Diallo, préfet de Télimélé
Amadou Sadio Diallo, préfet de Télimélé

Dans son message, le préfet de Télimélé, Amadou Sadio Diallo, a salué et remercié les populations de Boussoura et de Horé Fello pour l’accueil chaleureux réservée à sa délégation. « Je ne me suis pas trompé de cible, population de Boussoura et de Horé Fello. On sent qu’ici, c’est une cité des pieux. Je suis très heureux de l’accueil avec des chants religieux. Je suis venu me présenter à vous, me confier et chercher de la bénédiction. Je vous demande de faire des prières, des bénédictions pour les fils de Télimélé pour que l’entente, la cohésion sociale règnent entre nous. Si nous nous aimons, forcément nôtre préfecture va se développer. Que Dieu nous donne les bienfaits du pouvoir et nous épargne le contraire. Ensuite, quand je viens chez vous pour chercher la bénédiction, je dois forcément chercher la même chose pour le président de la République qui m’aime bien, pour qu’il puisse bien réaliser ses projets. Aussi, partout où je suis passé, j’ai parlé de la préservation de nos forêts. Donc, je vous prie de bien vouloir se battre pour ne pas que les gens détruisent ce don de Dieu », a-t-il conseillé.

Après l’étape de Boussoura, la délégation a été accueillie au district de Mabhè.

A noter que le préfet a demandé à la population de Boussoura et de Horé Fello de soutenir le pouvoir et d’opter pour la nouvelle Constitution.

De Télimélé, Ousmane Dieng pour Guineematin.com

Tél. : 622525250

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Hausse du prix du carburant en Guinée : réactions de quelques citoyens

1 août 2019 à 19 07 55 08558

Comme annoncé précédemment, le gouvernement guinéen a décidé de revoir à la hausse le prix du carburant. Le prix du litre est passé de 9 500 à 10 000 francs guinéens à la pompe à partir de ce 1er août 2019. Le gouvernement justifie cette augmentation par la montée des cours mondiaux de pétrole.

Au lendemain de l’annonce de cette décision, un reporter de Guineematin.com a tendu son micro à certains citoyens de Conakry qui ont donné leur avis là-dessus. Nous vous proposons ci-dessous leurs réactions.

Mohamed Soumah
Mohamed Soumah

Mohamed Soumah, citoyen rencontré à Bambéto : ce gouvernement n’a pas pitié de ces citoyens. Je ne sais pas sur quels critères ils se sont basés pour augmenter. Déjà le pouvoir d’achat du guinéen est très bas, tout le monde souffre, les gens vivent du jour au jour. Il y a la tristesse partout. Avec 9 500 GNF, les gens se plaignaient, et s’ils viennent maintenant à 10 000 GNF, je ne sais pas comment nous pourrons nous en sortir. Ce que je demanderais vraiment, s’ils veulent, s’ils ont la volonté de faire quoi que ce soit, ils n’ont qu’à diminuer leurs salaires, le budget de fonctionnement de la présidence ou ceux de certains ministères pour faire un réajustement. Mais c’est vraiment anormal qu’on fasse souffrir les citoyens comme ça.

Monsieur Barry

Monsieur Barry, citoyen rencontré à Dixinn : comme tous les Guinéens, j’ai appris sur les réseaux sociaux que le prix de l’essence est repassé de 9 500 à 10 000. Si je dis repassé, c’est parce qu’il était à 10 000, il est redescendu à 9 500. Donc, si le prix revient à 10 000, je crois qu’il n’y a pas tellement à se plaindre sur une différence de 500 GNF. Parce que déjà au niveau des stations-service, dans certaines stations en tout cas, on continuait à acheter le litre à 10 000 GNF même s’il était officiellement à 9 500 GNF. Les pompistes disaient qu’ils n’ont pas petites coupures pour restituer la monnaie aux clients. Je crois que de ce côté-là le problème de monnaie est résolu. Maintenant, par rapport à la sous-région, je pense que c’est le même prix. Je suis rentré du Sénégal il y a un mois. Si ma mémoire est bonne, le litre d’essence coûte 600 francs CFA à Dakar. Quand tu convertis ça en francs guinéens ça te fait 10 000. Donc, il n’y a pas tellement à se plaindre.

Ousmane Diallo, Sociologue de formation
Ousmane Diallo

Ousmane Diallo, Sociologue de formation, rencontré au Centre émetteur de Kipé : je commencerai par dire que c’est une catastrophe. Quand on connait le niveau de vie des Guinéens actuellement et sachant que tous les prix tournent au tour du carburant, une telle décision est pour moi une catastrophe. Ce n’est pas parce qu’on est opposé au gouvernement, mais c’est une réalité palpable. Cette augmentation va se répercuter sur le panier de la ménagère, de Conakry jusqu’au dernier village de la Guinée. Donc, je dirais que c’est une faiblesse du gouvernement. Chaque fois que le gouvernement est coincé pour un fonds, c’est sur le peuple qu’il retombe. C’est sur les pauvres citoyens qu’il retombe. Sinon, la Guinée a des possibilités, nous avons des ressources qui nous empêchent d’augmenter le prix du carburant.

A titre d’exemple, vous prenez la mer qu’on a là, ce n’est pas tous les pays qui en ont. Quand vous prenez par exemple un pays du continent comme le Mali ou le Burkina Faso, ils n’ont pas de mer. Donc, l’argent que la mer fait rentrer, ça peut boucher les trous pour ne pas toucher les citoyens. Parce que quand on augmente le carburant, c’est les citoyens qu’on touche directement. C’est le panier de la ménagère qui est tout de suite menacé. Nous avons des mines, des zones agricoles, nous avons la mer plus que le Mali et le Burkina Faso. Avec la bauxite, on est champion du monde. Si on exploite l’agriculture et les mines de façon sérieuse, on n’allait même pas toucher au carburant. Mais, on a un gouvernement de paresseux. Ils n’ont pas la capacité de trouver des ressources ailleurs que dans le carburant.

Bourouwal Bah, agent immobilier
Bourouwal Bah

Bourouwal Bah, agent immobilier, rencontré à Bambéto : pour moi, cette augmentation du prix du carburant, c’est parce que l’Etat est incapable. S’il se comparait aux pays voisins, il n’allait pas augmenter le prix du carburant. En Sierre Léone, au Libéria, c’est 4 000 ou 4 500 le litre, même le Sénégal. Si ici en Guinée, on vent à 10 000, c’est par ce que les dirigeants sont incapables et méchants. Parce que c’est la population qui est en train de souffrir pour ne rien. Quand le prix du carburant baisse sur le plan mondial, ils refusent de baisser. Mais dès que ça monte, ils sont prompts à augmenter ici. C’est parce qu’ils n’ont pas pitié des populations pauvres.

Amadou Alpha Bah, chauffeur de taxi
Amadou Alpha Bah

Amadou Alpha Bah, chauffeur de taxi, rencontré à Kipé : par rapport à l’augmentation du prix du carburant, vraiment c’est pitoyable pour nous les Guinéens. Le gouvernement n’a aucun respect pour sa population, ils n’ont aucune pitié pour leurs populations. Sinon, avec la pauvreté et la souffrance qu’on a, ils ne devaient pas penser à augmenter le prix du carburant. Mais, ils font tout ça pour leur intérêt personnel. Je me dis que les Guinéens ne savent pas réellement ce qu’ils veulent sinon les gens-là (les gouvernants, ndlr) n’allaient pas nous faire subir tout ce qu’ils veulent. C’est un clan qui est en train de faire toutes ces choses.

Propos recueillis par Mohamed DORE pour Guineematin.com

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TPI de Kaloum : ouverture d’une information judiciaire contre Dr Faya Millimouno

1 août 2019 à 19 07 27 08278
Dr. Faya Millimono, président du parti Bloc Libéral
Dr. Faya Millimono, président du parti Bloc Libéral

Rentré récemment des Etats-Unis, Dr Faya Lansana Millimouno, président du Bloc Libéral, est à nouveau dans les filets de la justice. Après avoir accusé le ministre par intérim de la Justice, Mohamed Lamine Fofana d’être un des agresseurs de la Guinée en l’an 2000, le politicien a été visé par une plainte. Après avoir été entendu ce jeudi, 1er août 2019, par la Direction de la Police Judiciaire, Dr Faya a été finalement conduit au tribunal correctionnel de Kaloum, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Selon un de ses avocats, en l’occurrence maitre Salifou Béavogui, son client est visé par une plainte pour diffamation. « Nous avons été à la DPJ où Dr Faya Millimouno a été interrogé. Mais, il avait déjà présenté ses excuses avant même qu’il ne soit à la DPJ. Parce que ça a été une erreur sur la personne de monsieur le ministre. Malgré tout, nous l’avons assisté, il a été longuement entendu à la DPJ. Evidemment, ce sont les excuses qui ont été réitérées, après avoir expliqué les circonstances dans lesquelles ces propos ont été tenus. Finalement, le dossier a été déféré au tribunal de première instance de Kaloum qui a décidé d’ouvrir une information judiciaire en saisissant le doyen des juges », a-t-il expliqué.

En outre, Me Béa a fait savoir que Dr Faya Millimouno est rentré à la maison ; mais, il devra se présenter à nouveau demain vendredi au TPI de Kaloum. « Notre client a été mis à notre disposition, à charge pour nous de revenir avec lui demain à 10 heures au tribunal de Kaloum. De toutes les façons nous, nous ne voyons pas l’opportunité de la saisine d’un juge d’instruction dans cette affaire, dès lors que notre client reconnait les faits et qu’il a présenté ses excuses. Donc, je profite de votre média, pour réitérer les excuses qui ont déjà été présentées par notre client, de prier monsieur le ministre de bien vouloir accepter le pardon, parce qu’il a raison sur toute la ligne. Nous demandons pardons à monsieur le ministre de la justice et nous demandons à l’autorité judiciaire de classer ce dossier ».

Il faut rappeler que c’est en faveur de l’inauguration du nouveau siège de son parti, le 26 juillet dernier, que Dr Faya avait accusé Mohamed Lamine Fofana, actuel ministre par intérim, d’avoir été le porte-parole des rebelles qui avaient agressé la Guinée dans ses frontières sud en l’an 2000.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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Entrepreneuriat : la Maison Commune de Fria veut mettre fin au chômage des jeunes de la commune

1 août 2019 à 19 07 23 08238

L’ONG Maison Commune de Fria a présenté ce jeudi, 1er août 2019, le projet d’appui d’insertion et d’emploi jeunes des collectivités, contenu dans un document qu’elle ambitionne pour les jeunes de cette ville industrielle. La présentation de ce projet a eu lieu ce jeudi, 1er août 2019, à la maison de la presse. La démarche vise à promouvoir l’emploi des jeunes de Fria, tous métiers confondus, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

pasteur Klaudi Alfred Houlémou, coordinateur du projet d’appui d’insertion et d’emploi jeunes des collectivités
Klaudi Alfred Houlémou, coordinateur du projet d’appui d’insertion et d’emploi jeunes des collectivités

Selon le pasteur Klaudi Alfred Houlémou, coordinateur du projet d’appui d’insertion et d’emploi jeunes des collectivités, « la jeunesse de Fria s’est organisée à donner l’envie aux cadres ressortissants de cette ville de pouvoir les fédérer afin de mettre en place un espace qui puisse leur permettre un appui au projet d’insertion et d’emploi jeunes. C’est ce programme que nous avons appelé la Maison Commune de Fria. Pourquoi la maison commune ? Quand vous voyez le logo, Fria était hier la maison qui a reçu toute la Guinée, quand Fria était Fria. Aujourd’hui, le nid existe, et nous voulons aujourd’hui que ce nid reçoive tous ceux qui veulent venir à Fria. Et, c’est pour cette raison que la maison commune a été créée, pour essayer de mettre les jeunes ensemble, pour essayer de mettre les femmes ensemble, par corps de métiers, afin de les organiser, de les former et de leur donner des capacités pour être compétitifs sur le marché de l’emploi. Il ne s’agit pas de mettre en place une ONG et que cette ONG continue d’être la vache laitière, qui va donc continuer à alimenter les différentes personnes. Mais, à l’intérieur de la maison commune, il y a un consortium d’entreprises. Eux, ils sont là toujours. Ce sont des jeunes que nous voulons qu’ils soient entrepreneurs demain, parce qu’ils en ont la compétence, ils en ont la capacité et donc, nous voulons qu’ils soient compétitifs sur tous les marchés de l’emploi du pays », a-t-il expliqué.

Par ailleurs, le Pasteur Klaudi Alfred Houlémou a indiqué que l’association regroupe actuellement 699 jeunes venants des 13 quartiers de Fria. Selon lui, à la Maison Commune de Fria, « chaque corps de métiers aura un bureau fonctionnel qui lui permettra d’être opérationnel sur le marché. La particularité de la Maison Commune de Fria, l’animation est faite spécifiquement et spécialement par les jeunes animateurs des 13 quartiers de Fria. Il n’y a pas d’adjonctions d’autres corps qui viendront, mais c’est eux qui seront, si vous voulez, les premières personnes qui feront les démarches et nous au niveau de l’administration, nous ne ferons que les accompagner dans ces différents processus ».

Bien que l’association soit appuyée par certaines structures étatiques et des cadres ressortissants de Fria, le Pasteur Klaudi Alfred Houlémou assure que ce projet n’est nullement politique. « Vous savez, la réussite dans d’autres pays, c’est positiver la qualité que vous avez à côté. Monsieur Aboubacar Makhissa Camara est directeur national des impôts. Donc, quand vous gérez une institution de telle taille, lui il a pris le manteau d’homme politique pour accompagner le président. Mais ici, son image n’est pas là en qualité d’un directeur des impôts. Son image est là en qualité d’un fils ressortissant de la préfecture. Parce que l’approche que nous avons aujourd’hui, je peux profiter de votre image pour avoir un plus. Il y a des projets importants, par exemple nous venons de Fria, avec les ressortissants si nous allons auprès d’un ministère ou d’une institution, ils peuvent nous faire tourner… Or, si nous avons un fils qui accepte, il dit on ne parle pas de politique, ici, vous avez tout le monde, nous on ne parle pas de politique ici. Donc, on n’est pas prêts à tomber dans une propagande constitutionnelle. Ici, nous parlons de maison commune de Fria », a-t-il dit avec insistance.

Sylla Kaba, président de la jeunesse de Fria
Sylla Kaba, président de la jeunesse de Fria

Abondant dans le même sens, Sylla Kaba, président de la jeunesse de Fria, a dit être là en compagnie des leaders de jeunesse des 13 quartiers de Fria pour « présenter un document qui va promouvoir l’emploi des jeunes de Fria. Nous saluons le président de la République qui, depuis la relance de l’usine de Fria, ne cesse d’apporter un plus sur le niveau de vie des jeunes de Fria. C’est dans ce sens que nous avons dit d’aller vers les frères, d’aller vers les partenaires. Et, le premier partenaire pour nous, c’est bien monsieur le président de la République, qui a fait beaucoup pour la ville de Fria. Et, imaginez-vous quand on parle du développement de la ville de Fria, aujourd’hui, nous avons des jeunes compétents, des jeunes qui ont vraiment des diplômes, ils sont assis à la maison. Parce pendant la crise de Fria, en 2012, tous les sortants d’université se sont demandés où allés ? C’est après la relance de l’usine de Fria, les jeunes que nous sommes, nous nous sommes dit d’établir un document qui va prendre en compte toutes les préoccupations des jeunes de Fria. Nos attentes sont que, les jeunes de Fria attendent beaucoup du président de la République, il a fait beaucoup de choses, mais nous souhaitons qu’il mette à notre disposition des moyens pour réaliser nos rêves qui sont contenus dans ce document ».

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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Mamou : Mamoudou Barry sera inhumé le 05 août dans son village

1 août 2019 à 18 06 19 08198

Dr Mamoudou Bolaro Barry, le jeune enseignant-chercheur tué récemment à Rouan, en France, sera inhumé le lundi, 05 août 2019, à Bolaroyah, son village natal. Une localité située à 42 kilomètres de la ville de Mamou. Ce sont des proches du défunt qui ont confié l’information au correspondant de Guineematin.com à Mamou.

Selon le programme établi, le corps du jeune Docteur en droit devrait arriver à Conakry le samedi, 03 août 2019. Il sera ensuite transporté à Mamou, où une prière funèbre est prévue le lundi à la grande d’Almamya à 11 heures du matin. Le cortège qui va transporter le corps fera également une escale dans la commune rurale de Dounet pour une nouvelle prière sur la dépouille mortelle à 12 heures. La dernière prière funèbre aura lieu à Bolaroyah, son village natal, à 14 heures. Elle sera suivie de l’inhumation.

Elhadj Sanoussy Diallo, inspecteur régional adjoint des affaires religieuses de Mamou
Elhadj Sanoussy Diallo

Les autorités religieuses de Mamou annoncent avoir pris toutes les dispositions nécessaires pour réserver un accueil digne à la dépouille de Mamoudou Barry. « Nous sommes prêts à accueillir avec tous les honneurs la dépouille de notre vaillant fils Mamoudou Barry, qui était à la quête du savoir. La recherche du savoir ne se limite pas seulement au le plan religieux, mais c’est aussi dans le domaine scientifique. Parce c’est un savoir qui est utile pour l’humanité.

Nous demandons à toutes les populations guinéennes et celles de Mamou en particulier à accompagner le défunt à Bolaroyah. Nous demandons aux jeunes de Mamou de suivre les traces de Mamoudou qui est un modèle, malgré son jeune âge. Et nous espérons avoir beaucoup de Mamoudou Barry en Guinée. Nous demandons aussi à Allah de veiller sur tous les enfants de Guinée qui sont au pays et à l’extérieur de la Guinée », a lancé Elhadj Sanoussy Diallo, l’inspecteur régional adjoint des affaires religieuses de Mamou.

De Mamou, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

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Siguiri : une manifestation contre la SMD fait 9 blessés et des dégâts matériels à Léro

1 août 2019 à 18 06 06 08068

La tension était vive dans la matinée de ce jeudi 1er août 2019, dans la localité de Léro, relevant de la sous-préfecture de Siguirini, dans la préfecture de Siguiri. Une manifestation de jeunes gens contre la SMD (Société Minière de Dinguiraye) Nord Gold, venus accompagner la revendication des femmes, a mal tourné. Les échauffourées qui s’en sont suivies ont provoqué des blessés et des destructions d’édifices, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Pour la journée d’hier mercredi, ce sont de nombreuses qui ont manifesté contre cette entreprise minière. Elles avaient barricadé la route menant au site de la société et brûlé des pneus, paralysant ainsi les activités. Selon nos informations, elles réclament l’amélioration de leurs conditions de vie, de l’emploi pour leurs maris et leurs enfants, et demandent le départ des responsables des relations communautaires de la société. Quatre d’entre elles ont été mises aux arrêts par la CMIS (Compagnie Mobile d’Intervention et de Sécurité) de Siguiri.

C’est pour protester contre ces arrestations et accompagner les manifestantes que des jeunes de Léro se sont mobilisés ce jeudi pour réaffirmer leur souhait de voir partir Thierno Diallo et Tamsir Diallo, respectivement directeur et directeur adjoint de la relation communautaire. Très tôt, les jeunes ont accompagné leurs mères dans cette protestation qui a fini par dégénérer, entrainant des blessés et des destructions d’édifices.

Selon Fodé Keïta, porte-parole des jeunes, les militaires qui sont détachés à la SMD et la CMIS venant de Siguiri les ont aspergé du gaz lacrymogènes, ont tiré à balles réelles et des grenades sur les manifestants. Un face-à-face qui a fait 9 blessés. « Nous ne pouvons pas regarder nos mamans dans la rue et ils les maltraitent devant nous. Hier, quand la CMIS venant de Siguiri a arrêtée 4 personnes, nous sommes rentrés dans le mouvement pour réclamer leur libération. A 23 heures, on les a libérées. Ce matin, nous avions mis des barricades pour accompagner nos mères, elles se battent pour nous. Quand nous avons mis les barricadés, ils ont envoyé des militaires qui sont du PA (Point d’Appui) qui ont d’ailleurs lancé des grenades sur les manifestants. Il y a eu 9 blessés par grenades. Nous avons aussi saccagé la maison du directeur de la relation communautaire », a raconté le porte-parole des jeunes.

Au moment où nos mettons en ligne cette dépêché, la direction générale de la SMD, les autorités communales, les sages et les femmes sont en concertation à la direction de la société. Les jeunes ont été expulsés de la salle.

Les 9 blessés ont été admis à l’hôpital de la société de Léro.

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guineematin.com

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Le préfet de Télimélé à Konsotami : « je vous demande de voter Oui à la nouvelle Constitution »

1 août 2019 à 17 05 58 08588

Le préfet de Télimélé continue sa tournée dans les différentes communes rurales relevant de sa juridiction. C’est dans cette dynamique qu’Amadou Sadio Diallo a été accueilli en pompe le mardi, 30 juin 2019, par les populations de Konsotami, une commune rurale située à 85 km du chef lieu de la préfecture, rapporte l’envoyé spécial de Guineematin.com sur les lieux.

Dans son discours, le sous-préfet Konsotami, le Commandant Boukhary Yansané, a tout d’abord énuméré quelques actions déjà réalisées sur le terrain et les difficultés auxquelles la commune est confrontée.

Boukhary Yansané, Sous-préfet de Konsotami
Boukhary Yansané, sous-préfet de Konsotami

« Les populations de Konsotami, à leur tête le maire, sont très heureuses de votre visite dans notre localité. Nous sommes très fiers de vous citer quelques réalisations que nous avons eu à faire. A travers le financement de l’ANAFIC (Agence Nationale de Financement des Collectivités), nous sommes en cours de réalisation de deux microprojets à savoir : la construction et l’équipement d’un centre d’accueil, un bloc latrine de deux cabines, avec clôture grillagée, un forage, le reboisement de la cour et la construction d’un hangar, suivi d’un bloc de huit (8) kiosques. Notre commune rurale est confrontée à des nombreuses difficultés qui sont: la route nationale Télimélé-Sangarédi, très difficile à pratiquer, la desserte en eau potable, le manque crucial d’enseignants, le manque de réseau téléphonique dans certains districts, le non parcage des animaux qui est sujet de conflits entre éleveurs et agriculteurs », a révélé le sous-préfet.

 Mamadou Aliou Bah, président du district de  Konsotami centre
Mamadou Aliou Bah, président du district de Konsotami centre

Pour sa part, Mamadou Aliou Bah, président du district de Konsotami centre, a réaffirmé le total soutien des populations au préfet de Télimélé, natif du terroir. « Hier, il y avait plusieurs partis à Konsotami. Aujourd’hui, notre seul parti, c’est notre fils, Amadou Sadio Diallo. Je veux dire, partout où il se trouve, on est avec lui », a martelé le président du district.

Le préfet de Télimélé, Amadou Sadio Diallo, a remercié la population de Konsotami pour l’accueil chaleureux qui a été réservé à sa délégation avant de les inviter à soutenir le président Alpha Condé.

« Je suis très heureux de cette mobilisation et de l’accueil que vous avez réservé à moi et à ma délégation. Je tiens à vous informer que je suis nommé préfet par le professeur Alpha Condé, uniquement pour pouvoir donner le bonheur à la population de Télimélé. Cet accueil me prouve que vous aimez et vous soutenez le pouvoir du professeur Alpha Condé. Je vous demande de le soutenir davantage, car c’est lui qui a les moyens et c’est avec lui qu’on peut développer nos localités respectives. Les preuves palpables existent que le président Alpha Condé aime notre préfecture. Ensuite, Dieu nous a donnés de grandes forêts que beaucoup de localités veulent avoir. Si nous ne préservons pas cela jalousement, nous allons le regretter un jour, je ne le souhaite pas. Pour finir, bientôt on va parler de la nouvelle Constitution. Je vous demande de voter le Oui au moment opportun, pour que notre pays puisse avoir une constitution digne du nom », a lancé le préfet.

Après l’étape de Konsotami, la délégation a mis sur le cap sur la commune rurale de Tarihoye pour tenir un meeting nuitamment. La délégation conduite par le préfet, a passé la nuit dans le district de Boussoura, situé à 16 kilomètres du chef lieu de la sous-préfecture.

Ousmane Dieng pour Guineematin.com

Tel: 622525250

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BEPC/2019 : « le travail est le seul secret de la réussite », dit la 2ème de la région de Kindia

1 août 2019 à 14 02 31 08318
Issiagha Djiba Diallo, 2ème de la région de Kindia et 1ère de la préfecture de Télimélé au BEPC 2019
Issiagha Djiba Diallo, 2ème de la région de Kindia et première de Télimélé au BEPC

Dans la région de Kindia, deux jeunes filles ont occupé les deux premières places au Brevet d’Etudes du Premier Cycle (BEPC) pour la session 2019. Djénabou Barry et Issiagha Djiba Diallo, viennent respectivement de Dubréka et de Télimélé avec la mention « Très Bien ». Après avoir donné la parole à Djénabou Barry, Guineematin.com a eu un entretien avec la deuxième dans la journée d’hier, mercredi 31 juillet 2019. L’heureuse demoiselle a tout d’abord dit sa joie avant d’expliquer comment elle en est arrivée là.

Guineematin.com : vous avez passé cette année le BEPC avec un grand succès. Vous vous êtes classée deuxième dans la région de Kindia. Je rappelle que vous venez du lycée-collège Sarékali, dans la préfecture de Télimélé. Ça n’a pas été facile on imagine…

Issiagha Djiba Diallo : ça n’a pas été du tout facile, mais pas aussi difficile. Le seul secret de la réussite, c’est de travailler, de bosser et prendre en considération ce que tu peux faire. Ça n’a pas été du tout facile pour moi, parce que j’étais un peu malade. Mais bon, j’ai tenu le coup. J’ai révisé et j’ai fait mon mieux et j’ai passé. Il y a une fille qui m’a terrassée (la première de la région, ndlr), mais je suis vraiment contente…

Guineematin.com : comment l’année scolaire s’est passée ? La grève du SLECG de trois mois ne vous a pas perturbée ?

Issiagha Djiba Diallo : avec la grève, j’étais un peu perturbée. Mais bon, comme j’avais des professeures à la maison, je travaillais à la maison, tantôt on partait à l’école. S’il n’y avait pas cours, on revient à la maison. Je ne me suis pas découragé à cause des grèves quand même. C’est quelque chose de politique, ça nous concerne, mais ça n’a pas gâché ce que je voulais faire. Je révisais à la maison, mes cahiers, mes exercices. La nuit, je révisais avec mes professeurs.

Guineematin.com : vous révisiez seule ou alors vous apparteniez à des groupes de révision ?

Issiagha Djiba Diallo : je révisais de façon individuelle la nuit. Mais, pendant la journée, j’avais un groupe de révision à l’école, avec les professeurs.

Guineematin.com : quelles sont les matières dans lesquelles vous pensez avoir travaillé pour occuper cette deuxième place dans la région de Kindia ?

Issiagha Djiba Diallo : moi au fait, je travaillais en Français. J’aime trop le Français. En Mathématiques, peut-être que c’est là que la première de Kindia (Djénabou Barry de Dubréka, ndlr) m’a terrassée. Parce que je ne suis pas bien en Maths, mais en Français, là je suis bien.

Guineematin.com : il y a une fille qui s’est placée première dans la région de Mamou, deux autres filles se sont illustrées dans la région de Kindia. On voit de plus en plus de filles s’imposer au même titre que les garçons. Qu’est-ce que cela vous inspire ?

Issiagha Djiba Diallo : nous volons dire aux hommes que la femme doit être considérée. D’ailleurs, le sujet de l’Education Civique et Morale portait sur ça. C’est une question qui était basée sur les droits de la femme, ressortir l’importance de la femme dans la nation et la place qu’elle occupe au sein du foyer.

Guineematin.com : vous êtes admise de très belle manière, vous partez pour le lycée. Que comptez-vous faire, les Sciences Sociales ou les Sciences Exactes ?

Issiagha Djiba Diallo : je compte faire les sciences sociales, parce que j’aimerais faire le journalisme plus tard.

Guineematin.com : vous avez des camarades qui n’ont pas pu avoir cette chance, qui n’ont pas pu décrocher le BEPC. Quel conseil avez-vous à leur prodiguer ?

Issiagha Djiba Diallo, 2ème de la région de Kindia et 1ère de la préfecture de Télimélé au BEPC 2019
Issiagha Djiba Diallo, 2ème de la région de Kindia et 1ère de la préfecture de Télimélé

Issiagha Djiba Diallo : moi-même en personne, c’est ma deuxième fois de faire le BEPC. Mais, je ne me suis pas découragée. Je pouvais me taire et ne pas le dire, parce que je suis lauréate. Mais, j’aimerais juste rappeler aux gens qui n’ont pas eu le BEPC, de ne pas se décourager. Ce n’est pas une course de vitesse et ce n’est pas la fin du monde. Je leur demande de bosser et l’année prochaine, ça ira avec l’aide de Dieu.

Guineematin.com : est-ce que vous avez un dernier mot ?

Issiagha Djiba Diallo : oui bien sûr. Je remercie mes professeures, précisément ceux du lycée de Sarékaly, mon proviseur, monsieur Diouldé, monsieur Camara. Je suis contente et très fière d’eux. Sans eux, ça n’aurait pas marché. Je remercie ma maman et mon papa, qui m’a vraiment soutenu et qui m’a toujours encouragé. Mon papa m’a dit, ma fille il ne faut pas te décourager et ce n’est pas la fin du monde. Il m’a cherché un professeur.

Propos recueillis par Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

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6 enfants tués par la foudre à Siguiri : voici la réaction du préfet Moussa Condé

1 août 2019 à 14 02 27 08278

Les 6 enfants tués par la foudre dans la soirée d’hier ont été inhumés ce jeudi, 1er août 2019 dans la commune urbaine de Siguiri. Le préfet de Siguiri, Colonel Moussa Condé, a pris part à la levée des corps qui a eu lieu à l’hôpital préfectoral, en compagnie des autorités sanitaires et de plusieurs autres cadres de la préfecture. Il a mis l’occasion à profit pour présenter ses condoléances aux familles des victimes, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Juste après le drame qui est survenu mercredi soir, le préfet de Siguiri s’est rendu sur les lieux du drame. Il a pris des dispositions pour évacuer les deux blessés à l’hôpital et transporter les corps des six victimes à la morgue. Et ce jeudi matin, il est venu avec une forte délégation à la morgue de l’hôpital préfectoral pour assister à la levée des corps des enfants tués par la foudre. A cette occasion, le colonel Moussa Condé a présenté ses condoléances aux familles des victimes avant de donner des conseils à tous les parents d’enfants.

« Je suis très attristé. J’ai eu une nuit blanche après avoir vu les corps de ces 6 enfants étalés. Au nom du président de la République, du gouvernement et en mon nom personnel, je présente les condoléances les plus attristés aux familles éplorées. Je profite aussi de l’occasion pour demander aux parents de surveiller les enfants, les conseiller et les contrôler. Ces victimes étaient toutes des mineurs, ils ne connaissaient pas les dangers de certaines choses », a déclaré le préfet de Siguiri.

A rappeler que ce drame est mercredi aux environs de 19 heures à Namanakoura, un secteur du quartier Kourini, dans la commune urbaine de Siguiri. La foudre s’est abattue sur 8 enfants qui jouaient sous un manguier. 6 d’entre eux dont 5 filles ont été tués et les 2 autres ont été blessés.

Les victimes ont été inhumées ce jeudi, tandis que les 2 blessés continuent à recevoir des soins à l’hôpital préfectoral de Siguiri. Les médecins indiquent que leur vie n’est pas en danger.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Kindia : des citoyens dénoncent le choix « unilatéral » du nouveau Sotikèmo

1 août 2019 à 14 02 16 08168

Au lendemain de l’enterrement du défunt Sotikèmo de Kindia, Elhadj Momo Camara, alias Daamodou, un remplaçant lui a été déjà trouvé. C’est l’imam de la grande mosquée, Elhadj Mamoudou Camara, qui a choisi en catimini le jeune frère du défunt, sans aucune forme de consultation. Une désignation que désapprouvent plusieurs citoyens de la ville des agrumes, rapporte un des correspondants de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Le 3ème patriarche de Kindia, Elhadj Daamodou Camara, a regagné sa dernière demeure le mardi dernier, 30 juillet 2019, en présence de milliers de fidèles musulmans venus des différents coins du pays. Cependant, lors de la cérémonie funèbre, Elhadj Mamoudou Camara, premier imam et secrétaire général de la ligue islamique de Kindia, et ses acolytes ont pris une décision inattendue. Ils ont nommé le jeune frère du défunt, Moussa Camara, comme nouveau Sotikèmo.

Plusieurs citoyens de Kindia, interrogés à ce sujet par le correspondant local de Guineematin.com, ont dit leur opposition face à ce choix « unilatéral » du grand imam, Elhadj Mamoudou Camara. Pour eux, cette décision n’a pas été prise en concertation avec les autres ; car, un tel choix requiert que tous les sages de Kindia, de toutes les communautés, se retrouvent avant qu’un nom ne soit donné.

Selon Mohamed Camara, citoyen domicilié au quartier Abattoir, dans la commune urbaine, sa déception est grande. « Moi, je suis très déçu de la décision du grand imam de Kindia. Cette préfecture appartient à tous les Kaniakas. Donc, s’il faut désigner quelqu’un, il doit rencontrer toutes les couches sociales de la ville. Mais, cette attitude du vieux est encore extraordinaire », s’exclame-t-il.

Pour Elhadj Bouna Keita, sage d’un des quartiers de Kindia, la désignation d’un Sotikèmo doit être consensuelle entre les différentes communautés d’une même ville. « Il n’y a pas une seule communauté qui vit à Kindia. Il y a les Soussous, les communautés Hâli Pular, le Mandingue et la Guinée forestière. Donc, toutes ces communautés doivent se retrouver pour trouver ensemble un nouveau Sotikèmo de la ville. Mais, choisir quelqu’un d’une façon qui n’engage qu’une des parties comme le souhaite ce religieux, en disant que son choix porte encore sur l’un des descendants de MenguèKindi Camara, va encore semer des troubles et déchirer le tissu social à Kindia dans les prochains jours, si aucune disposition n’est prise par les autorités», prévient-il.

Pour cet vieil homme de plus de soixante ans, du quartier de Manquepas, « Elhadj Mamoudou doit faire beaucoup attention. Si non, c’est lui-même qui mettra le feu à Kindia, car il n’est jamais cité, à ma connaissance, dans une bonne affaire. Normalement, un Sotikèmo, c’est le plus âgé et sage d’une ville ou village. Mais, Moussa Camara n’est pas le plus âgé et le plus sage à Kindia. Nous, on connait les gens qui doivent normalement être le patriarche ici. Mais, on ne peut rien parce que notre voix ne traverse même pas l’autre rive », a-t-il laissé entendre sous anonymat.

Par contre, Mohamed Abou Camara, un autre citoyen de Kindia, dit être d’accord avec le choix fait par le grand imam. « Je crois que c’est normal comme ça de choisir son jeune frère pour éviter des pagailles. On a dit que le vieux Daamodou avait plus de 100 ans. Donc, si on le remplace automatiquement par son jeune frère, c’est bon », soutient monsieur Camara.

Il reste à savoir si ce choix va être accepté par l’ensemble des citoyens de Kindia ou si sa remise en cause ne va pas crisper la situation.

De Kindia, Mohamed M’bemba Condé pour Guineematin.com

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Échec massif au BEPC à Yomou : « ici à Yomou, les enfants n’étudient pas », déplore le DPE

1 août 2019 à 14 02 08 08088
Demba Bangoura, Directeur préfectoral de l'éducation de Yomou
Demba Bangoura, Directeur préfectoral de l’éducation de Yomou

La préfecture de Yomou a enregistré l’un des plus faibles taux de réussite au BEPC 2019. 17,41% seulement de ceux qui ont composé sont admis à cet examen national. Interrogé par le correspondant de Guineematin.com, le DPE de Yomou a donné les raisons qui pourraient expliquer cet échec.

1 924 candidats dont 730 filles ont affronté les épreuves du Brevet d’Etudes du Premier Cycle (BEPC) cette année dans la préfecture de Yomou. Parmi eux, seulement 335 sont admis dont 94 filles. Soit 17,41% de réussite. Ce qui est largement au-dessus de la moyenne nationale qui est de 44, 11%. Sur les 335 admis, la commune urbaine n’a eu que 22 alors qu’elle avait présenté à elle seule 350 candidats. De son côté, la sous-préfecture de Betha a eu 0 admis sur 102 candidats.

Interrogé sur cette situation, Demba Bangoura, le directeur préfectoral de l’éducation de Yomou, a donné les facteurs qui pourraient expliquer cet échec massif. Selon lui, « ce résultats est le reflet du manque d’encadrement des enfants mais aussi du désintéressement des enfants et de leurs parents par rapport aux études. Moi, ça me réjouit du fait que de façon honnête et courageuse, nous avons évalué les enfants pour savoir quelle est leur propre valeur. Je salue l’esprit d’engagement et la volonté de tous les enseignants à prendre conscience que l’éducation était à terre. Voilà la preuve.

Ici à Yomou, les enfants n’étudient pas, ils sont désintéressés aux études. Cette année spécifiquement, il y a eu deux événements qui ont perturbé les études. C’est d’abord la grève des enseignants et le recrutement dans l’armée. Après la grève enregistrée en début d’année, nous avons élaboré un programme de rattrapage qui a permis quand même d’achever les programmes. Mais, le recrutement dans l’armée est venu perturber les choses. Pendant cette période qui a duré un mois, près de la moitié des élèves du collège et du lycée a abandonné les études pour aller se consacrer à ça. C’est quand les opérations liées à ce recrutement sont finies qu’ils sont revenus à l’école. Je pense que ça, c’est le premier facteur de l’échec qu’on a enregistré cette année.

Le deuxième facteur, c’est la cueillette des noix de palme. Ici à Yomou, il y a un mois sacré (avril) qui est consacré à cette cueillette. Pendant cette période, les classes se vident. Les élèves abandonnent l’école pour aller en brousse dans le but d’avoir de l’argent. En plus de ces facteurs, il y a aussi l’inhospitalité de certains villages de Yomou. Donc, nous avons du mal à maintenir les enseignants qui sont mutés dans ces localités. Si nous n’avons pas de solution à cette situation, ces localités vont toujours souffrir de manque d’enseignants », a laissé entendre le DPE de Yomou.

De Yomou, Michel Anas Koné pour Guineematin.com

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Bilguissou Diallo, 1ère de la région de Mamou au BEPC : « j’ai confirmé l’adage qui dit que vouloir, c’est pouvoir »

1 août 2019 à 13 01 02 08028

Les autorités guinéennes en charge de l’éducation nationale et de l’alphabétisation ont rendu public le lundi dernier, 29 juillet 2019, les résultats du Brevet d’études du premier cycle (BEPC) dans tout le pays. Et, dans la région administrative de Mamou, c’est une fille qui s’est adjugée la première place. Il s’agit de Bilguissou Diallo, élève au collège ‘’Saint Michel’’ de Dalaba.

Actuellement en séjour dans la capitale guinéenne, cette brave jeune fille est venue à a rédaction de Guineematin. Et, évidemment, nous lui avons posé quelques questions. « Je suis très contente et joyeuse d’être la première de la région de Mamou. C’était mon objectif dès le début. Je ne peux pas vous expliquer combien de fois je suis heureuse de l’avoir atteint », a indiqué Bilguissa Diallo.

Parlant de ce qui a concouru à la hisser à la tête de la région de Mamou, la jeune élève qui quitte désormais le collège Saint Michel de Dalaba pour le lycée évoque avec fierté ses séances de révisions. « Comme depuis le début je me suis fixée l’objectif d’être la première de la région, pendant les vacances, lorsque j’ai été admise en classe supérieure (10ème année), je suis venue à Conakry ici ; et, je suis entrée dans un cours de révision chez monsieur Chérif à Safiyah où j’ai bossé pendant deux mois. Et, j’avoue qu’il m’a beaucoup aidé.

Une fois rentrée à Dalaba, j’étudiais au Collègue du Centre. Mais, comme il y avait la grève dans le secteur de l’éducation, mes parents m’ont envoyée dans une école privée qu’on appelle Saint Michel. J’avais accusé deux mois de retard ; mais, l’école m’a acceptée. On révisait beaucoup. Après les cours normaux qui finissent à 14 heures, on revenait à l’école à partir de 16 heures. En plus, je me suis cherchée deux professeurs. Un qui m’enseignait les mathématiques et l’autre qui m’enseignait la physique et la chimie. La nuit, je ne dormais pas. Parce que je voulais être première de la région. Et, comme on le dit, « vouloir, c’est pouvoir ». J’ai confirmé l’adage et je me suis battue. Je révisais, je ne dormais pas, j’avais même commencé à avoir des vertiges à cause de l’insomnie. Mais, je me suis beaucoup battue, avec le soutien de mes parents, mes proches, mes professeurs qui m’enseignaient ; et, je suis vraiment fière d’avoir obtenu ce rang », a indiqué Bilguissou Diallo.

S’agissant de ses ambitions pour les années à venir, la jeune élève du collège Saint Michel de Dalaba a exprimé le rêve de pouvoir faire l’aéronautique. « Je voudrais faire les sciences mathématiques (au lycée), parce que je voudrais faire l’aéronautique. Et, pour faire l’aéronautique, il faut faire les sciences mathématiques. Mais, avant, je voudrais être lauréate avec mention », a expliqué Bilguissou Diallo, tout en invitant les filles de son âge à travailler dur pour faire de l’exploit.

Présent à ses côtés pendant notre entretien, Mamadou Mouhtady Diallo a également dit à Guineematin.com sa fierté de voir sa jeune sœur être première dans la région de Mamou. « Avoir une jeune sœur qui arrive à ce rang, c’est une fierté non seulement pour nous ses frères, notre famille, la préfecture de Dalaba, mais aussi pour la région de Mamou. Ce n’est vraiment pas une surprise pour moi. Car, je sais que pendant ses révisions, elle disait toujours que son objectif, c’est d’être la première de la région. Tout ce qu’elle nous demandait ce sont ses frais de révision. Quand on m’a dit au téléphone qu’elle a été première de la région, ça a été vraiment un sentiment de satisfaction » a dit Mamadou Mouhtady Diallo, tout en invitant sa sœur à ne pas prendre son exploit pour une finalité.

« Il faut que cela soit un point de départ, un point de déclenchement pour d’autres objectifs qui lui conduiront à d’autres exploits », a-t-il conclu.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Communiqué de la LONAGUI

1 août 2019 à 13 01 01 08018

La Loterie Nationale de Guinée (LONAGUI) organe chargé de l’organisation, de l’exploitation, de la gestion et de la régulation des jeux en République de Guinée, a le plaisir d’informer les parieurs qu’à terme de la concession accordée à la société WINIYA, les paris sur les courses hippiques (PMU) continuent avec la LONAGUI à partir du lundi 5 août 2019.

Guineematin.com vous propose de cliquer sur le lien suivant pour visionner l’intégralité de ce communiqué :

Communiqué LONAGUI

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Conakry : un agent de sécurité condamné pour le vol d’une tablette, d’un ordinateur, de 6450 USD…

1 août 2019 à 12 12 50 08508

Un agent de sécurité, répondant au nom de Sékou Condé, a été reconnu coupable de vol d’une tablette, d’un ordinateur portable, d’un montant de 6450 dollars et de 15 millions de francs guinéens hier mercredi, 31 juillet 209.

Le tribunal correctionnel de Dixinn l’a condamné à 1 an de prison ferme, à 500 mille francs guinéens d’amende et au payement intégral des objets volés. Ses deux présumés complices, Abdoul Moutalib Bangoura et Elie Kourouma, ont été relaxés pour délit non constitué à leur rencontre, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Les trois prévenus sont accusés d’avoir volé ces objets et les montants en question au préjudice de leur patron, Alhassane Kaba. Les faits se sont produits au début du mois de juillet 2019 au domicile de monsieur Kaba, au quartier Belle Vue, dans la commune de Dixinn.

Arrêtés et placés sous mandat de dépôt depuis le 3 juillet 2019, les trois compagnons d’infortune ont défilé à la barre du tribunal de Dixinn. Devant le président du tribunal, Aboubacar Maféring Camara, ils ont tous clamé leur innocence.

Selon Sékou Condé, « j’ai travaillé pendant 2 ans avec monsieur Kaba. Mais, je n’ai jamais pris des objets chez lui. Je ne suis pas un voleur et je ne vole pas ».

Des propos balayés par le Procureur Daouda Diomandé : « pourtant, tu as tenté par deux fois de prendre la fuite. La deuxième fois même, tu as sauté du 3ème étage. Si tu ne te reprochais de rien, est-ce que tu allais tenter de fuir de cette manière ? »

En réponse, Sékou Condé dira avoir eu peur. « Le patron est au 3ème étage. A son retour à 23 heures, il a constaté le vol dans son appartenant. Il m’a appelé avec Abdoul Moutalib Bangoura pour nous dire qu’il a été victime de vol d’argent, de bijoux et d’appareils. Il a dit qu’il va appeler les agents de la Direction de la Police Judiciaire (DPJ). J’ai eu peur et j’ai pris la fuite. C’est ainsi que j’ai appelé Elie Kourouma pour lui dire qu’il y a un cas de vol chez le patron. Mais moi, je n’ai pas de soutien, j’ai vraiment peur parce qu’on parle de montants que je n’ai jamais vus. C’est pourquoi j’ai pris la fuite », s’est-t-il défendu.

A son tour, Elie Kourouma a clamé son innocence avant d’expliquer ce qui s’est passé. « Le patron même sait qu’on a vécu ensemble pendant 9 ans. Mais, je n’ai jamais pris ses biens. Ce jour même, je n’étais pas sur les lieux. C’est quand Sékou Condé m’a informé que je suis venu trouver les agents de la DPJ sur les lieux. Ils m’ont dit d’appeler Sékou Condé sans lui dire que je suis dans la cour. C’est ainsi que je l’ai appelé, je l’ai mis sur haut parleur. Je lui ai demandé de ramener les objets qu’il a pris. Je lui ai dit que le patron ne va pas lui faire du mal s’il ramenait les objets. Il m’a dit qu’il va venir, mais qu’il n’a rien pris. C’est ainsi qu’à 5 heures du matin, il est venu. J’ai appelé les agents de la DPJ, ils n’ont pas répondu. J’ai appelé le patron qui est au 3ème étage. Ce dernier est venu, il l’a pris au collet et ils sont montés. C’est du 3ème étage qu’il a sauté sur le toit des voisins pour se sauver. Mais, il a été aussitôt arrêté. Donc, moi je ne connais rien », a-t-il soutenu.

Même argument de défense pour le troisième prévenu, Abdoul Moutalib Bangoura, qui dit être absent des lieux au moment du vol.

Pour sa part, Alhassane Kaba dira ne pas être intéressé par des dommages et intérêts, mais demande le payement des objets volés : « je réclame mon ordinateur portable, ma tablette, les bijoux, le montant de 6450$ et les 15 millions de francs guinéens ».

Dans ses réquisitions, le procureur a fait savoir que le doute plane sur Elie Kourouma et Abdoul Moutalib Bangoura. « Lorsque le vol se commettait, les deux n’étaient pas présents. Nous avons un doute sur eux. Mais, quant à Sékou Condé, nous avons les preuves. Il a tenté de fuir par deux fois. La deuxième fois, il a pris le risque de sauter du 3ème étage pour s’enfuir. Donc, je vous demande de relaxer Abdoul Moutalib Bangoura et Elie Kourouma pour délit non établi à leur encontre. Par contre, vous voudrez bien retenir Sékou Condé dans les liens de la culpabilité en le condamnant à 3 ans d’emprisonnement et au payement intégral des objets et numéraires réclamés par la partie civile ».

Finalement, le tribunal a relaxé Abdoul Moutalib Bangoura et Elie Kourouma pour délit non établi. Par contre, Sékou Condé est condamné à un an de prison, à une amende de 500 mille francs guinéens, ainsi qu’au payement intégral des réclamations de la partie civile.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 620 589 527/654 416 922

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Viol et assassinat d’une fillette de 6 ans à Mamou : le suspect interpellé (Parquet)

1 août 2019 à 12 12 39 08398

La cavale du principal suspect du viol suivi d’assassinat d’une fillette de 6 ans (survenu hier, mercredi 31 juillet 2019, dans la commune urbaine de Mamou) n’a été que de courte durée. Alpha Oumar Sow a finalement été interpelé par les agents de sécurité qui étaient à sa trousse, a appris un journaliste de Gineematin.com qui suit ce dossier.

Selon le procureur de la République près le tribunal de première instance de Mamou, Elhadj Sidiki Camara, le suspect de 41 ans se trouve déjà en audience dans une unité d’enquête.

« Grâce aux efforts conjugués de nos forces de sécurité, Alpha Oumar Sow, auteur présumé des faits de viol suivi d’assassinat sur la personne de Asmaou Sow, une fillette âgée de 6 ans, a été interpelé hier, mercredi, aux environs de 20 heures… A l’heure qu’il fait, il est déjà en audition dans une de nos unités d’enquête. L’enquête va être bouclée le plutôt que possible et le procès-verbal d’audition sera transmis à notre parquet qui ouvrira une information judiciaire », a annoncé le procureur, Elhadj Sidiki Camara, tout en félicitant les forces de sécurité de la ville carrefour.

Pour rappel, c’est dans la nuit du mardi au mercredi 31 juillet 2019 qu’une fillette, âgée de 6 ans, a trouvé la mort, après avoir été victime viol. Les faits se sont produits à la Poudrière, un quartier situé dans le centre-ville de la commune urbaine de Mamou. Et, Alpha Oumar Sow, le cousin de la victime a été indexé comme l’auteur présumé de cet acte ignoble.

« Dans la nuit du 30 juillet 2019, au moment de la grande pluie, monsieur Alpha Oumar Sow, né en 1978, est rentré à la maison dans un état d’ivresse manifeste. Il a fait rentrer ses trois cousines dans sa chambre à coucher. Il s’est procuré un couteau de cuisine de manche noire, mesurant 22 centimètres environ, qu’il a fini par introduire dans la partie génitale de sa victime. Mais, il ne s’est pas limité à ça. Il a dit aux deux autres filles de ne rien dire là-dessus et il leur a dit carrément que la fille a trouvé la mort », a expliqué le procureur, Elhadj Sidiki Camara, un peu plutôt dans la journée d’hier, mercredi.

Après son crime, l’homme de 41 ans avait pris la poudre d’escampette. Et, une enquête avait été ouverte pour le retrouver pour le traduire devant la justice. Une enquête qui a visiblement porté ses fruits.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Mauvais état des routes : Yomou risque d’être coupée du reste du pays

1 août 2019 à 12 12 29 08298

Long de 22 kilomètres, le tronçon Yomou-Péla qui se trouve sur la route nationale N’zérékoré-Yomou est aujourd’hui quasiment impraticable. A cause de son mauvais état, même les motos ont du mal à circuler sur cette piste. Dans la ville de Yomou, cette situation inquiète beaucoup de citoyens qui craignent que cette préfecture ne soit coupée du reste du pays, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Dans la commune urbaine de Yomou, les usagers de la route se mobilisent souvent pour boucher les gros trous sur la route afin de pouvoir circuler. Mais, le plus inquiétant aujourd’hui, c’est la situation de la route Yomou-Péla. Cette piste est de nos jours très fortement dégradée. Ce qui la rend très difficilement praticable, même pour les engins à deux roues. Une situation que Papa Moriba Délamou, enseignant à Yomou, constate avec amertume et inquiétude.

« Vraiment, nous sommes enclavés. La seule route qui mène à Yomou est aujourd’hui complètement dégradée. De Yomou à Diécké par exemple, c’est 66 km. Mais à cause du mauvais état de la route, les véhicules peuvent passer 2 à 3 jours sur la route. Nous prions le gouvernement à réparer urgemment cette route, sinon Yomou risque d’être coupée du reste du pays. Parce que pour rallier Yomou, que vous veniez de N’zérékoré ou de Diécké, vous êtes obligés de passer forcément par Péla. Et c’est le tronçon Yomou-Péla qui est le plus dégradé. Donc, nous sommes vraiment inquiets », déclare ce citoyen.

Cette inquiétude de Moriba Délamou est partagée par bon nombre de citoyens à Yomou. Tous craignent d’être isolés du pays. Pourtant, il y a quelques mois, des travaux de reprofilage avaient été engagés sur cette route. Ils devaient toucher les 66 km reliant la ville de Yomou à la sous-préfecture de Diécké. Mais, peu après leur démarrage, les travaux ont été arrêtés. Selon Christoph Lamah, secrétaire général chargé des Affaires Administratives de la préfecture de Yomou, c’est la pluie qui a causé l’arrêt de ces travaux.

« Je pense que la situation de cette route est connue de toute la population. C’est la société SOGUIM qui a eu le contrat de réhabilitation de cette route. Les activités sont momentanément arrêtées à cause la pluie, mais elles vont recommencer dès après cette période de pluie. Comme vous le savez, les machines ne peuvent pas travailler pendant cette période de fortes pluies, et nous avons information la population de cette situation », a expliqué le cadre préfectoral.

Reste à savoir si cette route pourra être praticable jusqu’à la fin de la saison pluvieuse.

De Yomou, Michel Anas Koné pour Guineematin.com

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Ministère public contre Mohemed Bangoura et Fodé Baldé : l’audience renvoyée au 9 Septembre

1 août 2019 à 12 12 17 08178
Mohamed Bangoura
Fodé Baldé

C’est un coup de tonnerre dans le procès du journaliste Mohamed Bangoura et de l’homme politique, Fodé Baldé, tous poursuivis pour « injures, diffamation, production, diffusion et mise à disposition de données de nature à troubler l’ordre et la sécurité publics ou à porter atteinte à la dignité humaine par le biais d’un système informatique, divulgation de fausses informations par le biais d’un système informatique et complicité ».

En plus des nombreux reports déjà enregistrés dans ce dossier, on pourrait désormais s’attendre à une « réouverture des débats ». La demande a été faite ce jeudi, 01 août 2019, par le ministère public qui dit détenir de « nouveaux éléments » qui pourraient contribuer à la manifestation de la vérité dans cette affaire où le président de la République de Guinée, le Professeur Alpha Condé, par le biais de l’agence judiciaire de l’Etat, est partie civile, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui est actuellement au tribunal de première instance de Kaloum où se tient le procès.

Prenant la parole au nom de la partie civile, Me Lancei 3 Doumbouya a dit qu’il n’existe « aucun inconvénient » pour la réouverture des débats, à ce stade de la procédure. Cependant, estime le pool des avocats de la défense, le parquet s’est « fourvoyé » depuis le début de cette affaire en visant un texte qui n’a rien à voir avec les faits poursuivis.

« A défaut de nous présenter les nouveaux éléments dont on parle, nous nous opposons catégoriquement à la demande du ministère public, qui consiste à la réouverture des débats », a dit Me Béa.

Finalement, la présidente du tribunal, Hadja Mariama Doumbouya, a renvoyé l’affaire au 09 Septembre prochain, après les vacances judiciaires.

A noter que l’audience de ce jeudi devait être consacrée aux réquisitions et plaidoiries dans ce dossier politico-judiciaire.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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