Prestation de serment à Yomou : « celui qui se rend coupable d’une bavure… »

31 août 2019 à 21 09 06 08068

Les membres des démembrements de la CENI à Yomou ont prêté serment hier, vendredi 30 août 2019. Ils ont pris l’engagement d’accomplir leur mission dans le respect strict de la loi, a constaté le correspondant de Guineematin.com sur place.

C’est devant le juge de paix de Yomou Lansana Cissé et le greffier en chef maître Mamadou Billo Kourouma que les 70 membres des démembrements de la CENI (CEPI, CECI et CESPI) de la préfecture ont prêté serment. Ils sont un par un devant les magistrats pour jurer de travailler en toute indépendance, toute impartialité et conformément à la loi. Une occasion mise à profit par le juge de paix de Yomou pour rappeler aux intéressés le sens du serment.

Lansana Cissé, juge de paix de Yomou

« Je pense que vous avez bénéficié de la confiance de vos différents structures. La mission qui vous attend est une mission noble, donc vous devez observer la transparence, la neutralité, l’impartialité avant, pendant et après les élections liées à votre mission… Après la prestation de serment, si quelqu’un se rend coupable d’une bavure, je ne le souhaite pas, l’intéressé va subir la rigueur de la loi. Donc vous ne devez pas oublier à tout lieu et à tout moment ces trois principes qui sont la neutralité, l’impartialité et la transparence. Après avoir prêté serment, vous ne devez pas oublier ce serment », a expliqué monsieur Lansana Cissé.

Mme M’mah Dopavogui, présidente de la CEPI de Yomou

Madame M’mah Dopavogui, la présidente de la CEPI de Yomou, s’est engagée à respecter scrupuleusement son serment. Elle a invité aussi l’ensemble des membres des démembrements de la CENI à ne faire que ce que la loi leur demande de faire. « Nous avons prêté serment devant le juge mais aussi devant les hommes et devant Dieu. Nous nous sommes engagés pour l’organisation et la supervision de tout le processus électoral. A partir de l’instant, nous n’appartenons plus à nos structures de base. Donc, je demande humblement à tous les commissaires membres des démembrements de la CENI de Yomou, de n’appliquer que la loi, rien que la loi », a-t-elle lancé.

Au lendemain de leur prestation de serment et leur installation officielle, les membres des différents démembrements de la CENI à Yomou ont entamé leur session de formation ce samedi, 31 août 2019.

De Yomou, Michel Anas Koné pour Guineematin.com

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Démembrements de la CENI : « le PADES est isolé et muselé parce qu’il fait peur »

31 août 2019 à 20 08 55 08558

Le Parti des Démocrates pour l’Espoir (PADES) n’est pas du tout satisfait de la répartition du quota qui revient à l’opposition dans les démembrements de la CENI. Et le parti de Dr Ousmane Kaba le fait bien savoir. A l’occasion de leur assemblée générale hebdomadaire de ce samedi, 31 août 2019, les responsables de la formation politique ont dénoncé l’isolement du PADES dans ce processus, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

« Pour ceux qui ne savent pas, des listes ont été envoyées sur l’ensemble du territoire national, dans lesquelles on a tout fait pour écarter le PADES au niveau du quota qui revient à l’opposition dans les démembrements de la CENI. Au niveau de ces démembrements-là, il y a un tableau de répartition des postes qui est mis en place. Il y a un quota pour la mouvance et un autre pour l’opposition. Donc il revenait à l’opposition de se retrouver pour déposer une liste. Et c’est au sein de cette liste là qu’on a tout fait pour écarter le PADES. Mais retenez que le combat est loin d’être perdu et nous allons nous battre pour avoir la place que nous méritons », a déclaré Amadou Baldé, membre de la coordination du PADES.

Pour lui, des manœuvres sont en cours au sein de la classe politique guinéenne en vue d’isoler le PADES. « Le PADES est isolé et muselé parce qu’il fait peur. Il fait peur à la mouvance et à l’opposition, donc c’est de bonne guerre. C’est à nous de retrousser les manches, c’est à nous de mener le combat avec toutes les armes légales, pour pouvoir mériter la position actuelle que nous avons », a lancé ce responsable de la formation politique.

De son côté, madame Dédé Dioubaté, chargée aux affaires politiques du Parti des Démocrates pour l’Espoir, cette situation autour des démembrements de la CENI a été orchestrée par la mouvance dans le but de diviser l’opposition. C’est pourquoi, elle appelle les responsables des partis d’opposition à poursuivre leur élan d’unité en cours, mais aussi leurs militants à s’engager sur le même chemin. « Hier, les leaders de l’opposition, de la société civile, des syndicats se sont adressés à la population pour dire que l’heure a sonné, on ne va pas laisser la route à ce pouvoir pour faire de la Guinée ce qu’il veut.

Et les leaders l’ont dit avec fermeté, avec sincérité, il faudrait que nous aussi nous emboitions leur pas. On s’adresse aux militants et sympathisants du PADES, il faut que nous nous levions et que nous disions que nous sommes mobilisés et qu’on attend le feu vert de nos leaders pour qu’on puisse dire à ce pouvoir que trop c’est trop, qu’on n’en a assez. Mais si on ne se réveille pas, les leaders seuls ne peuvent rien faire. Les leaders parlent au nom du peuple de Guinée, et le peuple c’est nous », a lancé cette responsable du PADES.

Fatoumata Djouldé Diallo pour Guineematin.com

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Assainissement à Conakry : Diouldé Diallo et une forte délégation supervisent les opérations

31 août 2019 à 20 08 49 08498

A l’image du dernier samedi de chaque mois, l’assainissement initié par le gouvernement de Kassory Fofana s’est tenu ce samedi, 31 août 2019, à Conakry. C’est Mamadou Diouldé Diallo, secrétaire général du ministère de l’Assainissement et de l’Hydraulique, qui a supervisé les opérations sur le terrain. Il était en compagnie du maire de la commune de Ratoma, des responsables de l’Agence Nationale d’Assainissement et de Salubrité Publique (ANASP) et d’autres cadres de son département, a constaté un reporter de Guineematin.com sur place.

C’est sous une forte pluie que la délégation gouvernementale est sortie pour superviser les opérations sur le terrain. Ils ont sillonné plusieurs dépotoirs provisoires d’ordures de la capitale, dont ceux d’Enco 5, T6 et Kaporo-Rails dans la commune de Ratoma, de Donka dans la commune de Dixinn et de Tombo dans la commune de Kaloum. Selon Mohamed Lamine Condé, responsable des opérations au niveau de l’agence nationale de la salubrité publique, « le grand problème que Conakry a et qu’on gère jusqu’à présent, c’est les déchets résiduels. Vous savez, on avait un système qui était appuyé par la Banque mondiale dans les années 80 et qui était performant.

En ce moment, on n’avait pas ces problèmes qu’on voit aujourd’hui. Malheureusement, il y a eu des disfonctionnements qui ont fait qu’on n’arrivait pas à collecter les 1000 à 1200 tonnes d’ordures produites par jour au niveau de la ville de Conakry. Donc, ces ordures se sont accumulées des années et des années durant. Aujourd’hui, on s’attelle à dégager ces ordures. Vous avez été témoins de ce qu’on a fait à Yattaya Fossidè, vous êtes témoins de ce qui est en train d’être fait au bloc des professeurs », s’est-il félicité.

Ce responsable de l’ANASP ajoute qu’au-delà du programme mensuel d’assainissement initié par le gouvernement, l’Agence Nationale d’Assainissement et de Salubrité Publique travaille tous les jours à débarrasser Conakry de ses nombreuses ordures. « Notre mode opératoire c’est quoi? C’est qu’au niveau de toute la ville de Conakry, chaque jour que Dieu fait, on déploie au minimum une vingtaine de bennes casseuses et on lève tous les jours une cinquantaine de bacs pour transporter les ordures à la décharge. Mais, il faut que je rappelle qu’il n’appartient pas aux services publics de rentrer dans les quartiers pour ramasser les ordures.

Ce qui est demandé aux citoyens, c’est de s’abonner aux PME. Ces PME collectent les ordures pour les mettre sur les points de regroupement. À partir de ces points de regroupement, pour le moment, l’Etat à travers l’ANASP se charge de transporter ces ordures et les mettre à la décharge. Il faut que les gens comprennent que le rôle de l’Etat, c’est de prendre les ordures à partir des points de regroupement. À l’intérieur des quartiers, chaque producteur d’ordures est appelé à s’abonner à une PME. Vous vous abonnez-vous à une PME, vous payer mensuellement, vous créez de l’emploi, vous créez de la richesse, vous rendez votre ménage propre, vous améliorez la santé de vos enfants etc. Et, tout le monde y trouve son compte », a dit Mohamed Lamine Condé.

Présent sur le terrain, Issa Soumah, le maire de Ratoma, a salué cette action du gouvernement. Selon lui, sa commune « a des problèmes avec les ordures. Il faut reconnaitre que la commune est très sale. Pour cela, il faut qu’on travaille. Et ce que le ministère est en train de faire, ça nous aide. Ça nous permet de nettoyer tout au-moins la commune. Mais ça ne veut pas dire que c’est fini. C’est sale, il faut suivre. Les ordures, c’est un problème de suivi. Quand on enlève les ordures, on ne suit pas, une semaine après ça va revenir. Mais, je remercie le département qui nous accompagne et qui suit avec nous le problème d’ordures. Je crois que nous allons y arriver », a laissé entendre le maire.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Consigne contre la PCUD : la mésaventure de Lamine Diallo (Labé)

31 août 2019 à 19 07 17 08178

L’activiste de la société civile, Alghassimou Lamine Diallo, vice-président de l’antenne régionale de la Plateforme des Citoyens Unis pour le Développement (PCUD) à Labé vient d’apprendre à ses dépens que le Ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation (MATD) est opposé à toute participation de sa structure aux démembrements de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Alghassimou Lamine Diallo avait été désigné par l’antenne locale de la PCUD pour représenter la société civile au sein de la Commission Electorale Préfectorale Indépendante (CEPI) de Labé. Il devait intégrer ce démembrement de la CENI avec Alimou Barry, président du conseil préfectoral des organisations de la société civile de Labé et Elhadj Lamine Sangaré, représentant le mouvement syndical, conformément à la liste de la société civile qui a été déposée à la commission préfectorale de réception des dossiers le 22 août 2019.

A la grande surprise générale, c’est le mardi, 27 août 2019, pendant que la mission venue de Conakry s’entretenait avec les membres des démembrements qu’il a constaté que son nom a été remplacé par un autre responsable du conseil préfectoral des organisations de la société civile de Labé.

Alghassimou Lamine Diallo

La liste de la société civile a été changée auprès de la commission de réception des dossiers sans qu’il ne soit avisé au préalable. « Lorsque j’ai saisi les autorités locales de la situation, le gouverneur m’a dit que c’est son département qui lui a dit que la PCUD n’est pas en règle. En réaction, je lui ai montré le document qui autorise la PCUD à fonctionner, il m’a demandé de le rappeler à 18heures. A l’heure indiquée, il m’a signifié que la PCUD ne doit pas être associé au processus » explique Alghassimou Lamine Diallo qui estime que le gouvernement à travers le Ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation (MATD) est acharné contre la PCUD juste parce que « notre plateforme est contre la modification ou le changement de la constitution. Nous pensons qu’en tant qu’acteurs de la société civile, nous ne pouvons pas observer une position de neutralité par rapport à des questions qui intéressent la vie nationale et la survie de la démocratie en Guinée.»

Selon Alghassimou Lamine Diallo, la PCUD n’envisage aucune action par rapport à cette question : « la PCUD n’a pas été créée pour siéger à la CENI. Nous continuons notre combat de défense des intérêts de la population. Il y a à regretter seulement que des structures de la société civile acceptent de s’allier au pouvoir pour écarter la PCUD du processus électoral » a-t-il conclu.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Installation des chefs de quartiers : Fodé Oussou met en garde le régime d’Alpha Condé

31 août 2019 à 19 07 02 08028

Malgré la pluie qui continuait à s’abattre sur Conakry et la journée sans véhicules (appelée journée d’assainissement), l’assemblée générale hebdomadaire de l’UFDG s’est déroulée comme d’habitude, ce samedi, 31 août 2019, au siège national du parti, à Commandanya, dans la commune de Ratoma. La désignation des démembrements de la commission électorale nationale indépendante (CENI), l’état des routes et la question de l’installation des chefs de quartiers ont été les principaux points abordés, a constaté Guineematin.com sur place.

A l’absence du président du parti, c’est son vice-président qui a présidé la rencontre. Dr. Fodé Oussou Fofana a commencé par mettre en garde le gouvernement Alpha Condé qu’il accuse de vouloir placer d’autres personnes à la tête des quartiers à la place des élus de l’UFDG. « Presque dans tous les quartiers de Conakry, nous avons gagné et nous devons logiquement être installés. A ce niveau-là, monsieur Alpha Condé veut faire encore de la provocation. Nous avons écrit à la Cour suprême, nous attendons le retour de ce courrier. Soyez rassurés qu’aucun chef de quartier ne sera installé là où on a gagné… Le RPG arc-en-ciel est mort, c’est un parti désorganisé, c’est un parti qui, depuis 1991, n’a pas organisé de congrès ! Monsieur Alpha Condé n’a pas prévu de remplaçant dans le RPG. Aujourd’hui, là-bas, il y a la confusion, ils sont en train de se battre. Quand un parti est mort, on doit se préparer pour aller l’enterrer. Et, pour l’enterrer, il faut aller voter. Et, la meilleure façon de voter, il faut avoir la carte d’électeur », indique l’opposant, insistant sur le fait que son parti est « membre à part entière du Front national pour la défense de la constitution (FNDC) ».

Fodé Oussou Fofana, vice-président de l’UFDG

Dr. Fodé Oussou Fofana a également fustigé la mauvaise gouvernance du chef de l’État et mis un accent particulier sur le calvaire que vivent les guinéens sur les routes nationales. « Regardez les routes de Enta, Dabonpa, Kissosso, Carrefour Lansanayah, le pont de Kaka, la route Kindia-Conakry, Conakry-Forecariah… Regardez Conakry ! Évidemment, le président a dit que les autres ont fait des route à deux couches ; mais, curieusement, c’est sont ces routes qui existent encore, les routes de Cellou Dalein qui sont là et qui résistent. Prenez la route d’Enco 5 jusqu’à Sonfonia, les routes de la Haute Guinée, faites Kourémalé-Bamako, la réponse est là ! On n’a pas besoin de parler de tous cela parce que ça existe et c’est réel. C’est qui fait encore pitié, ce ne sont pas les routes à deux couches, quand vous prenez Enco5-Sonfonia, ça fait 5 Km2, au temps de Lansana Conté, le Km a coûté un million de dollars américains. Vous prenez la route Dapompa-Kilometre36, ça fait 6,9 Km. Au temps de Alpha Condé, un Km sans appel d’offres à 6 millions d’euros ; mais, ça suffit pour ne plus qu’on parle des ministres de monsieur Alpha Condé. Nous avons été humiliés, la Guinée est coupée, je suis de Kindia, je ne peux plus aller à Kindia, les routes sont bloquées pendant des jours. Il y a un citoyen qui a perdu la vie. Si j’étais à la place de ce gouvernement, j’aurais présenté des excuses au peuple de Guinée ; mais, ils sont là couchés dans les chambre climatisées, les gens sont en train de souffrir, les femmes enceintes, les enfants, sont en train de souffrir, la Guinée est coupée en deux ! Nous sommes dans quel pays ? »

Fodé Oussou Fofana, vice-président de l'UFDG
Fodé Oussou Fofana, vice-président de l’UFDG

Chaque dernier samedi de chaque mois a été décrété par le gouvernement guinéen journée d’assainissement, le vice-président de l’UFDG estime que ce n’est pas la bonne méthode à employer pour rendre une ville propre. « Le gouvernement prend le plaisir de dire que le dernier samedi de chaque mois, c’est une journée d’assainissement, alors qu’il y a la pluie ! Bien que Conakry soit sale, alors qu’ils ne font pas d’assainissement ; mais, ils empêchent quand même les citoyens de se déplacer. Ça, c’est extrêmement grave ! Pendant les journées d’assainissement, vous ne verrez jamais les véhicules des ministres, la Guinée est abandonnée à elle-même, les rues sont sales. Ils sont couchés à la maison ; mais, ils vous empêchent de circuler. Un gouvernement réfléchi ne prend pas le dernier samedi de chaque mois pour une journée d’assainissement. Quand on veut régler une situation, il faut d’abord poser le problème. Quel est le problème ? Comment on peut trouver la solution ? Le problème d’assainissement, ce n’est pas un problème de gouvernement, c’est un problème de sociétés privées. Il faut donner la possibilité aux sociétés privées de postuler, faire un appel d’offres. Quand vous mettez des incompétents à la tête d’un pays, vous n’aurez pas de résultats. Vivement 2020 pour que Cellou arrive au pouvoir, qu’on apprenne à ces apprentis-là comment on gère un pays », a-t-il lancé.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com
Tél. : 00224 623 53 25 04

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Mauvais état des routes : des habitants de Kamsar tirent la sonnette d’alarme

31 août 2019 à 17 05 23 08238

A l’image de leurs compatriotes de plusieurs autres localités du pays, les habitants de Kamsar souffrent actuellement dans leurs déplacements. Cela, en raison du mauvais état des routes. Non seulement le tronçon Boké-Kamsar, mais aussi les voiries de la ville industrielle sont devenues quasiment impraticables, a constaté le correspondant de Guineematin.com à Boké qui s’est rendu sur place. Et, les citoyens attirent les attentions des autorités sur cette situation.

Un parcours de combattant, c’est ce qu’il faut aujourd’hui pour rallier la sous-préfecture de Kamsar. Une localité minière qui abrite l’usine d’alumine de la CBG (Compagnie des Bauxites de Guinée). Mais, le calvaire ne s’arrête pas là. Le plus inquiétant pour les habitants de Kamsar, c’est le mauvais de la voirie de la ville. Toutes les routes sont fortement dégradées et sont difficilement praticables.

« Depuis Kayenguessa jusqu’à port nènè, la route est impraticable aujourd’hui. Chaque fois que je sors avec ma moto, je rentre avec des pannes. Chaque 2 ou 3 jours, je suis obligé de changer la chaîne, les pneus ou autre chose. Presque tout ce que je gagne, c’est pour réparer ma moto », déplore Lamarana Diallo, conducteur de taxi moto dans la ville industrielle.

Même son de cloche chez Mamadou Oury Diallo, un autre conducteur de taxi moto de Kamsar. « Nous souffrons énormément ici. Pendant l’hivernage, c’est la boue qui nous fatigue ; en saison sèche, c’est la poussière qui bouche les narines. Tout ça parce que la route n’est pas bonne. Nous demandons à la CBG (Compagnie de Bauxite de Guinée) de nous aider parce qu’elle en est capable. Et, eux-mêmes (les responsables de la société), c’est la seule route qu’ils pratiquent », soutient-il.

De son côté, Aboubacar Sylla, membre du syndicat des transporteurs de Kamsar, se plaint aussi des pannes causées par le mauvais état des routes. « Nous les chauffeurs, cette route nous coûte énormément cher. Nos échappements se coupent très souvent, les trous gâtent nos amortisseurs et les roues. En plus, la route est très étroite, elle ne fait même pas trois mètres de large, et il y a beaucoup de camions qui y circulent. Ce qui fait que les embouteillages et les accidents sont récurrents ici », a dit regretté le chauffeur.

Ces citoyens exhortent les autorités du pays à les aider à sortir de ce calvaire dans lequel ils sont plongés depuis le début des grandes pluies.

De retour de Kamsar, Abdourahmane N’diaré pour Guineematin.com

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Kankan : les membres des démembrements de la CENI prêtent serment devant la cour d’appel

31 août 2019 à 14 02 24 08248

Les 213 membres des démembrements de la CENI dans la préfecture de Kankan ont prêté serment hier, vendredi 30 août 2019. La cérémonie a eu lieu à la cour d’appel de Kankan. Chacun d’eux a pris l’engagement de faire son travail conformément aux lois et principes en vigueur dans le pays, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Kankan.

Ils sont issus de la mouvance, de l’opposition, de la société civile et de l’administration publique. Tous sont passés devant les magistrats pour jurer de jouer pleinement leur rôle dans le processus électoral en cours et conformément aux textes de lois. Mais avant, le substitut du procureur de la République près la cour d’appel de Kankan, leur a rappelé le sens du serment.

« C’est le lieu de rappeler à ces dames et messieurs qui vont tout à l’heure, lever la main droite et prêter serment, que ce n’est pas de l’amusement ou du formalisme. Mais, tout Etat de droit et démocratique passe par ce processus en vue des élections. C’est le lieu de vous dire que la prestation de serment est un engagement ou une promesse, mais solennel devant la loi. On ne prend pas cet engagement à la légère, parce que les termes même du serment que le président va vous lire sont clairs.

Tous ceux qui savent qu’ils ne pourront pas se démarquer de leurs structures d’origine pour respecter la loi, sont priés de ne pas prêter serment. C’est pourquoi j’en appelle à votre conscience, parce que soyez sûrs que nous représentants du ministère public, nous n’allons ménager aucun effort lorsque nous apprendrons qu’un membre des démembrements de la CENI aurait failli à sa mission après avoir prêté serment, pour traduire cette personne pour qu’elle soit jugée », a dit Mamadou Lamine Diallo.

Moussa Moïse Condé, membre de la CECI de Kankan

Après cette mise au point du Parquet, chaque membre des différents démembrements de la CENI est passé devant la cour pour donner son serment. Ils ont été par la suite installés officiellement au cours d’une cérémonie organisée à la maison des jeunes de la ville. « Nous sommes obligés de respecter le serment, parce que nous sommes dans la CECI pour une mission, il faut qu’on accomplisse correctement cette mission. Donc nous sommes tenus obligés de respecter le serment », a confié Moussa Moïse Condé, membre de la CECI de Kankan.

Du côté de la CENI centrale, on se réjouit de l’aboutissement de ce processus qui ne s’est pas passé sans conséquences. Car, comme dans plusieurs autres localités du pays, les partis d’opposition ont du mal à s’entendre sur la liste de leurs représentants dans ses démembrements de la commission électorale nationale indépendante. C’est pourquoi, Aly Bokar Samoura, commissaire à la CENI et superviseur de l’axe Kouroussa-Kankan-Kérouané, parle d’un ouf de soulagement.

Aly Bokar Samoura, commissaire à la CENI et superviseur de l’axe Kouroussa-Kankan-Kérouané

« C’est vraiment une joie pour moi par apport aux évènements d’aujourd’hui, parce que la prestation de serment des membres des démembrements de la CENI de Kankan faisait partie de mes inquiétudes. Vous savez, Kankan c’est la préfecture régionale de la Haute Guinée, donc je me disais que si je n’arrivais pas à faire prêter ces membres là aujourd’hui, c’est comme si j’avais échoué ma mission. Ce qui n’allait pas être une bonne chose pour moi », a-t-il dit.

A noter que ces membres des démembrements de la CENI sont repartis comme suit : 13 pour la CEPI (Commission Électorale Préfectorale Indépendante), 40 pour la CECI (Commission Électorale Communale Indépendante) et 160 pour les différentes CESPI (Commissions Électorales Sous-Préfectorale Indépendante). Leur formation démarre ce samedi, 31 août 2019, au bloc administratif préfectoral de Kankan.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Labé : un enfant se noie et meurt dans un marigot

31 août 2019 à 13 01 44 08448

Elhadj Hamidou Diallo, âgé de 11 ans, est décédé dans un marigot situé au quartier Pounthioun, dans la commune urbaine de Labé. La noyade a eu lieu hier, vendredi 30 août 2019, et le corps n’a été retrouvé que ce samedi matin, rapporte un correspondant de Guineematin.com sur place.

Sous le choc, le père du jeune homme a expliqué que son fils était élève en classe de 6ème année et qu’il était sur le point de terminer la récitation du saint coran. « Sa grand-mère est partie à la Mecque cette année, c’est ainsi que ses cousins sont venus de la Gambie pour attendre son retour. Donc ses cousins et lui ont décidé d’aller se baigner dans un marigot à Pounthioun. C’est là-bas que mon fils s’est noyé et il a disparu dans l’eau », a-t-il indiqué.

Après la noyade, les services de sécurité et quelques citoyens ont engagé des recherches sur les lieux. Et, c’est seulement ce samedi matin que le corps du jeune Elhadj Hamidou Diallo a été retrouvé. « Hier nuit, j’ai reçu des informations selon lesquelles, un petit s’est noyé. Et ce matin, quand j’ai fini de faire la prière de l’aube, je me suis rendu sur les lieux en compagnie de la famille de la victime. On a nagé ensemble pour rechercher le petit. Et, c’est à 7h30 qu’on a pu le retrouver. Il était coincé quelque part, c’est ce qui nous a rendu la tâche un peu difficile », a expliqué l’Adjudant Facinet Sylla du commissariat centrale de Labé.

De son côté, le président du conseil du quartier de Pounthioun, Elhadj Mamoudou Diallo, en a profité pour annoncer l’interdiction pour les enfants de jouer désormais auprès des cours d’eau. Il a invité également les parents à veiller davantage sur leurs enfants en cette saison hivernale.

Le défunt Elhadj Hamidou Diallo sera inhumé ce samedi, 31 août 2019, à Dar es-salam, un secteur du quartier Doghol.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Labé : l’UFD de Baadikko systématiquement écartée des démembrements de la CENI

31 août 2019 à 13 01 33 08338
Mamadou Saïdou Diallo, coordinateur régional de l’UFD à Labé

L’Union des Forces Démocratiques (UFD) de Mamadou Bah Baadikko a des difficultés à se faire reconnaitre comme parti politique de l’opposition dans la Région Administrative (RA) de Labé où ses représentants ont été renvoyés de tous les démembrements de la commission électorale nationale indépendante (CENI), rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Ne reconnaissant pas l’UFD comme étant un parti politique de l’opposition, l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG) n’a associé les représentants du parti Baadikko à aucune étape du processus de désignation des délégués de son bloc au sein des démembrements de la CENI.

« Ils disent que l’UFD est de la mouvance présidentielle, parce que nous avons accompagné le candidat du RPG Arc-en-ciel à l’élection présidentielle de 2015. Les missionnaires de la CENI déployés dans la région n’ont pas voulu prendre nos ordres de mission, prétextant que c’est une affaire qui se règle entre partis politiques de l’opposition » a expliqué le coordinateur régional de l’UFD à Labé, Mamadou Saïdou Diallo.

Cette difficulté est liée au fait que dans la conscience collective il n’y a que deux blocs possibles dans l’arène politique guinéenne : la mouvance présidentielle et l’opposition républicaine. Et que pour être opposant reconnu, il faut être recensé par l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG) de l’ancien premier ministre, Elhadj Mamadou Cellou Dalein Diallo, chef de file de l’opposition guinéenne.

« Il n’y a aucun parti politique en République de Guinée qui critique le régime du président Alpha Condé plus que l’Union des Forces Démocratiques (UFD) de Mamadou Bah Baadikko. Ceux qui disent aujourd’hui que nous sommes de la mouvance présidentielle savent consciemment que nous avons dénoncé notre alliance avec le RPG Arc-en-ciel depuis belle lurette. Nos différentes déclarations et sorties médiatiques de notre président en font foi », a-t-il ajouté avant de préciser que l’UFD est en concertation avec d’autres partis politiques évoluant à Labé pour des actions collectives à entreprendre en vue de se faire rétablir dans leurs droits au sein des démembrements de la CENI, dans la région.

A ce sujet, il semble que le président de l’UFD, Mamadou Bah Baadikko prépare une plainte contre la CENI autour de cet incident lié à la clef de répartition des représentants des partis politiques au sein des démembrements de la CENI.

Depuis Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Conakry : le programme de renforcement des capacités pour 50 PME de jeunes lancé

31 août 2019 à 13 01 18 08188

L’Agence Guinéenne d’Exécution des Travaux d’Intérêt Public pour l’Emploi (l’AGETIPE), à travers le Ministère de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes, a procédé au lancement officiel du programme de renforcement des capacités de 50 PME de jeunes. La cérémonie s’est tenue ce vendredi, 30 août 2019, dans un réceptif hôtelier de Conakry. Elle a été présidée par le ministre de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes, Mouctar Diallo entouré de nombreux cadres du département, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Selon les organisateurs, ce programme de formation va s’étaler du 02 au 06 septembre 2019. Il s’inscrit dans le cadre du renforcement des capacités des entreprises et associations de jeunes de la ville de Conakry dans la réalisation des programmes et projets de développement tout en appliquant la technologie de Haute Intensité Main d’Œuvre (HIMO).

Ahmed Sékou Mara, Directeur général de l’AGETIPE

Le Directeur général de l’AGETIPE, Ahmed Sékou Mara, est revenu sur les raisons fondamentales d’une telle démarche. « L’AGETIPE a pour mission de promouvoir les procédures qui concourent à l’utilisation maximum de la main d’œuvre et qui facilitent l’émergence et le renforcement des Petites et Moyennes Entreprises (PME). Il s’agit, ce faisant, de contribuer à réduire l’exclusion sociale en facilitant l’accès à l’emploi et au revenu en faveur d’un grand nombre de jeunes souvent marginalisés en raison de faibles compétences sociales et professionnelles. C’est dans ce cadre que la direction générale de l’AGETIPE a initié ce programme de renforcement des capacités de 50 PME de jeunes à Conakry. Au terme des différentes formations qu’elle compte organiser, l’AGETIPE devrait disposer d’une base de données de PME de jeunes hautement qualifiés et disposant de compétences nécessaires pour appuyer l’Agence dans sa mission de maîtrise d’ouvrages délégués de l’État, conformément à ses statuts », a t-il expliqué.

Mouctar Diallo, ministre de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes

De son côté, le ministre de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes, Mouctar Diallo, a invité les participants à faire bon usage de la formation qu’ils vont recevoir. « Cette stratégie de renforcement des capacités à des entreprises appelle à un changement de mentalité, de comportement et de mode opératoire. Il faut acquérir de nouvelles valeurs professionnelles. Pour ce faire, nous devons agir sur la formation professionnelle de nos entreprises de jeunes. Vous aurez pendant cinq jours à recevoir une formation qui devrait faire de vos entreprises des unités compétentes et compétitives afin de répondre aux exigences des marchés guinéens. Au sortir de cet atelier, je vous invite à développer les compétences de tous vos employés. Vous en profiterez pour leur montrer l’importance de la coopération entre PME et avec mon département. Je souhaite que cet atelier de formation soit empreint de sérieux et d’objectivité… »

Selon nos informations, durant cet atelier, les 50 PME de jeunes seront formées en montage de dossiers d’appels d’offre, elles seront dotées d’outils de gestion d’une entreprise en vue de créer un espace de partage et de communication des PME participantes ainsi que sensibiliser les PME sur l’avantage des techniques HIMO dans la réalisation des travaux d’utilité publique.

Mme Hawa Camara, représentante des PME bénéficiaires

La représentante des PME bénéficiaires, Hawa Camara, a salué l’initiative et compte partager l’expérience qui sera acquise avec les autres. « Nous rencontrons d’énormes difficultés dans la constitution des dossier pour une soumission, et l’approche est une nouveauté pour nous… Notre collaboration avec l’AGETIPE nous permet de soulever des obstacles pour bénéficier des marchés de l’État et bénéficier d’un suivi régulier de la réalisation de nos activités. Donc, cette formation est une ouverture pour nous les 50 jeunes sélectionnés pour partager l’expérience qu’on acquerra pendant cette formation, qui nous permettra de faire notre travail nous-mêmes, sans aller vers des personnes pour payer de l’argent. Donc, c’est une initiative à saluer », se réjouit-elle.

A noter que cette cérémonie de lancement a eu lieu en présence du Bureau Intellact Consulting, du DGA du Fonds National pour l’Insertion des Jeunes (FONIJ), du gestionnaire du projet Booster les Compétences pour l’Employabilité des Jeunes (BoCEJ) et des représentants des PME bénéficiaires.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 224623532504

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CECI de Matoto : les membres du bureau élus à l’absence de l’opposition

31 août 2019 à 12 12 58 08588

Après leur prestation de serment dans la matinée d’hier, vendredi 30 août 2019, au TPI de Mafanco, les membres de la Commission Électorale Communale Indépendante (CECI) de Matoto ont élu leur bureau exécutif dans la soirée. Sur les 39 membres inscrits, 21 ont pris part à la séance à cause du désaccord dans les rangs de l’opposition. Seul candidat pour le poste de président la CECI, le sortant Moussa Sangaré a été réélu, rapporte un journaliste que Guineematin.com a dépêché sur place.

Le bureau exécutif de la CECI de Matoto a été mis en place à l’absence des représentants de l’opposition. Ce bureau est composé de trois membres : le président, issu de la société civile ; un trésorier ; et un rapporteur, issus de la mouvance présidentielle et de l’opposition respectivement.

Pour le poste du président, c’est l’ancien président de la CECI de Matoto, Moussa Sangaré, qui a été réélu par 21 de ses paires sur 21 votants. Pour ce qui concerne le trésorier et le rapporteur, il a été procédé à un tirage au sort. A l’issue du tirage, le représentant de la mouvance présidentielle, Dr Framodou Doumbouya a été retenu pour le poste de trésorier. Le poste de rapporteur est revenu désormais à l’opposition qui tarde à accorder ses violons.

David Camara

Au terme des travaux, le commissaire de la CENI, David Camara est revenu sur le déroulement de ce processus. « D’abord, nous avons tenu à ce que ces activités soient médiatiquement couvertes le plus largement possible, parce que la CENI dans sa nouvelle structure, a mis un accent particulier sur l’aspect transparence de toutes ses activités. Aujourd’hui, nous venons de boucler une activité des plus importantes qui est l’installation des membres de la CENI ; et, cela se passe, personne ne doit se sentir frustré ou lésé dans ses droits. C’est pour cela que nous avons tenu à ce que la procédure telle qu’indiquée soit respectée par tout le monde. Ça s’est passé au vu et au su de tout le monde et je pense que tout le monde aura vu comment ça s’est passé, tout le monde saura qu’à Matoto, c’est dans la transparence que l’opération d’installation s’est passée », s’est réjoui le commissaire David Camara.

Aux journalistes présents, David Camara a dit que sa satisfaction est douchée par l’absence des représentants de l’opposition. « Ce qu’on peut retenir des résultats des élections, c’est que dans l’ensemble, je suis satisfait à 50% parce qu’un des éléments importants du démembrement qui a été absent, c’est notamment l’opposition. J’aurai vraiment souhaité que l’opposition soit de la partie. Je profite de vos micros pour demander à l’opposition de s’activer à trouver une solution en son sein, pour que son équipe de 18 membres puisse rejoindre le plus rapidement possible les autres afin que Matoto commence à travailler dès que le coup de sifflet de départ sera donné », a-t-il ajouté.

Moussa Sangaré, président de la CECI de Matoto

De son coté, le président réélu dira que « ce que la commune de Matoto peut attendre de moi, c’est la même chose que j’ai toujours faite ici dans le démembrement depuis 2015. J’estime que dans mon travail, il y aura toujours la transparence, il y aura l’ouverture et la transparence pour tous les partis, surtout la transparence et l’inclusion, c’est-à-dire toutes les parties prenantes seront associées à tout le processus », a laissé entendre Moussa Sangaré.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622919225 / 666919225

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Division entre RPGistes, corruption, manipulation : la colère d’un imam de Banankoro

31 août 2019 à 11 11 34 08348

En séjour chez lui à Banankoro, l’imam Cheikh Ahmed Towil Sanoh a fait un sermon qui a retenu les attentions hier, vendredi 30 août 2019. Alors qu’une crise liée à des querelles intestines mine le RPG Arc-en-ciel dans cette localité depuis plus d’une année, le leader religieux a remué le couteau dans la plaie. Il a fustigé la division entre les responsables et militants du parti au pouvoir, mais aussi la corruption et la manipulation qui la caractérise.

Guineematin.com vous propose ci-dessous un extrait de son sermon de vendredi, tenu devant de nombreux fidèles musulmans de la sous-préfecture.

« Populations de Banankoro, de Kérouané, et de la Haute Guinée en général, faites attention ! Ne permettez pas que la politique divise les personnes qui constituent la même famille. Quand un malheur arrive à quelqu’un ici, c’est vous qui compatissez à sa douleur. Quand il y a mort d’homme, c’est vous qui vous mobilisez pour inhumer le défunt. Quand il y a un ennemi, vous vous protégez les uns les autres. A quoi sert donc de vous battre pour le pouvoir ?

Les politiciens sont à Conakry, ils vous regardent en train de vous battre comme les lutteurs traditionnels de Dakar. Auparavant, c’est le RPG qui combattait l’opposition en Haute Guinée ; mais, aujourd’hui, que ce soit à Kankan, à Siguiri, à Kouroussa et ici à Kérouané, ce sont les militants du même parti qui s’affrontent à cause de la corruption, de la haine entre vous.

Banankoro est aujourd’hui divisé entre les militants du même bord politique, et cette division touche tous les secteurs d’activités. A quoi sert donc l’islam ?

Chers imams, Banankoro est pris en otage. Il faut le libérer de ces emprises politiques. Si vous voulez vous battre entre vous, battez-vous alors au siège ; mais, épargnez la population de votre manipulation.

La Haute Guinée est divisée partout, Banankoro est divisé entre les militants du même parti, le RPG Arc-en-ciel. Pour quelle raison ? Vous avez eu quoi comme intérêt ? Alors aujourd’hui, je demande à tout le monde de s’unir pour un avenir meilleur. Car, les hommes passent ; mais, la cohabitation restera, la coexistence restera. Pardon, unissez-vous pour l’avenir de notre sous-préfecture ».

Propos recueillis par Moussa Oulen Traoré, correspondant de Guineematin.com à Banankoro

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CEPI de Labé : l’UFR dénonce la liste de l’UFDG

31 août 2019 à 11 11 31 08318

Dans une correspondance adressée à la commission préfectorale de réception des listes des membres des démembrements de la commission électorale nationale indépendante (CENI) à Labé, l’Union des Forces Républicaines (UFR) de monsieur Sidya Touré dénonce le manque de consensus autour de la liste de l’opposition déposée par l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG), rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Cette réclamation de l’Union des Forces Républicaines (UFR) est portée par son coordinateur préfectoral de Labé, Mamadou Dian Mairie Diallo.

«En référence à la loi amendée L 2012/016/CNT relative à la désignation des membres des partis politiques dans les démembrements de la CENI (CEPI, CECI, CESPI), particulièrement en son article 23, nous avons le regret de vous adresser les protestations de l’UFR. En effet, l’article 23 stipule dans son alinéa 2 que : « les représentants des partis politiques sont désignés sur la base des résultats obtenus par les partis dans la localité concernée, lors des dernières élections nationales et locales précédant la mise en place de la CENI » peut-on lire dans le courrier de l’UFR.

Plus loin, on retrouve : « l’UFR constate, malheureusement l’absence de consensus dans la répartition des démembrements. Notre parti se trouve lésé dans les listes relatives à la répartition de quotas alloués aux partis d’opposition à Labé. Ci-joint la copie de la distribution des quotas de répartition des démembrements de la CENI au compte de l’opposition à Labé. C’est pourquoi nous contestons toute liste qui ne résulte pas d’un consensus et qui tient compte de nos préoccupations » a-t-il conclu.

Des copies de cette correspondance ont été déposées respectivement au gouvernorat de Labé, à la préfecture, à la justice et au commissaire de la CENI. Elle montre que dans la préfecture de Labé, l’UFDG a pris 30 places contre 10 pour l’UFR, 4 pour le PADES, 7 pour le PEDN et 2 pour l’UPG. Il reste entendu que PEG, BL, l’UGDD, le PGRP, l’ADC BOC et le PPD, tous reconnus membres de l’opposition non rien eu dans cette répartition pour la circonscription électorale de Labé.

Il semble que le PADES a, lui aussi, déposé une lettre de protestation à la commission préfectorale de réception des listes et aux dernières nouvelles une rencontre de concertation est projetée le dimanche entre les partis politiques se disant lésés dans cette affaire. Au nombre des partis attendus à la rencontre, on cite l’UFR de Sidya Touré, le PADES de Dr Ousmane Kaba, le BL de Dr Faya Millimono, l’UFD de Mamadou Bah Baadicko et le PPD de Boubacar Diallo.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Conakry : le mauvais état des routes entraîne une flambée des prix sur le marché

31 août 2019 à 11 11 09 08098

Les prix des condiments sont partis à la hausse depuis quelques semaines à Conakry. Certains prix ont doublé et d’autres même ont triplé chez les grossistes. Et, selon plusieurs vendeuses du marché de Yimbaya Tannerie, interrogées par un reporter de Guineematin.com, cette situation est due au mauvais état des routes à l’intérieur du pays.

Assise dans les eaux stagnantes qui ont envahi le marché de Yimbaya Tannerie, dans la commune de Matoto, Mabinty Camara, vendeuse de tomate, est partagée entre tristesse et colère. Cela, parce que rien ne semble bien tourner autour d’elle. En plus des eaux sales et de la boue qui l’entourent, cette dame peine aujourd’hui même à avoir de la marchandise à revendre. La faute à la forte dégradation des routes du pays qui complique l’acheminement des produits en provenance de l’intérieur à Conakry.

« Nous souffrons énormément à cause du mauvais état des routes. Il y a quelques jours, je suis allée au niveau du pont KK (Coyah), où la circulation était coupée suite aux glissements de terrain survenu sur place. J’étais partie chercher des condiments que je vais revendre au marché. Mais pour arriver à KK, c’était tout un calvaire. Les conducteurs de taxis motos qui étaient les seuls à pouvoir circuler là-bas, ont revu considérablement à la hausse les frais de transport. Et à Conakry ici, le prix de la tomate a connu une flambée incroyable. La quantité de tomate qu’on pouvait acheter avant à 150 000 francs coûte 400 000 francs aujourd’hui. Puisque les routes sont mauvaises, les condiments ne viennent beaucoup de l’intérieur du pays pour Conakry actuellement. Et donc, le peu qui existe est devenu très cher », explique cette vendeuse.

M’Balia Camara, vendeuse de gombo sur le même marché, confirme la flambée des prix et indique qu’elle touche tous les produits qui proviennent de l’intérieur. « Pour vous démontrer que les prix ont connu une nette hausse, la quantité de gombo qu’on achetait à 50 000 francs coûte aujourd’hui 250 000 francs. Et la raison de tout cela, c’est le mauvais état des routes », soutient-elle.

Fanta Keïta, vendeuse de condiments au marché de Yimbaya Tannerie

Les mêmes plaintes se font entendre chez Fanta Keïta, également vendeuse de condiments au marché de Yimbaya Tannerie. Cette dernière appelle l’Etat à faire face à la situation des routes du pays. « Nos routes sont en très mauvais état, et cela nous cause énormément des soucis nous qui partons à l’intérieur du pays pour acheter des condiments qu’on vient revendre à Conakry. Nos produits tels que des piments, des aubergines et autres, pourrissent souvent avant d’arriver à destination. Parce que nous prenons assez de temps en cours de route. Je demande au gouvernement d’arranger nos routes qui sont complètement gâtées pour nous sortir de cette galère que nous connaissons aujourd’hui », a-t-elle lancé.

Cette situation n’est pas une première. Chaque année, de nombreuses routes de l’intérieur de la Guinée et même de Conakry sont impraticables en saison hivernale. Cela entraîne de nombreuses conséquences qui touchent plusieurs secteurs. Mais, les autorités du pays peinent toujours à trouver solution à ce problème.

Fatoumata Djouldé Diallo pour Guineematin.com

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Justice : le collégien, l’arme et le gendarme

31 août 2019 à 7 07 44 08448
image d’archive

Poursuivi pour détention illégale d’arme et de munitions, Thierno Macky Fall, domicilié au quartier CBA, dans la préfecture de Coyah, a été entendu au tribunal correctionnel de Mafanco le jeudi dernier, 29 août 2019. Cet élève en classe de 9ème année, âgé de 23 ans, a été mis aux arrêts suite à une dénonciation d’un gendarme qui est son colocataire, a appris Guineematin.com à travers son reporter qui était au tribunal.

Selon nos informations, Thierno Macky Fall est détenu à la maison centrale de Coronthie depuis le 8 août 2019. Il est accusé d’avoir détenu illégalement une arme de fabrication locale de calibre 12 ainsi que 3 cartouches soigneusement gardées dans sa chambre. Thierno Macky Fall soutient avoir ramassé l’arme ainsi que les cartouches à 0 h pendant qu’il rentrait d’une veillée.

Appelé à la barre par le juge Amadou Kindy Baldé, le jeune prévenu a expliqué ce qui s’est passé. « Mr le président je ne reconnais pas avoir détenu illégalement l’arme, mais je reconnais qu’elle a été retrouvée dans ma chambre. Il était 0 h quand je quittais là où on veille à la plaque, j’avais une torche, je marchais, la lumière de ma torche s’est pointée sur l’arme ainsi que les cartouches qui étaient attachées à l’arme. J’ai tout ramassé pour envoyer chez moi. J’ai tout gardé dans ma chambre. Deux semaines après, ils m’ont arrêté parce que mon ami qui est gendarme à la BAC 7 m’a dénoncé dans son unité. C’est ainsi que je me suis retrouvé en prison ».

La procureure Joséphine Loly Tinkiano, ne s’est pas laissé convaincre par les explications du jeune homme. Elle va demander au prévenu d’être franc et de dire toute la vérité. « Si vous avez ramassé l’arme, pourquoi ne pas l’avoir déclaré à la gendarmerie ou la police ou bien de le dire à votre ami gendarme qui dort dans la même chambre que vous ? »

Le prévenu va camper sur sa position, arguant qu’il a ramassé l’arme par terre et qu’il avait eu peur de la déclarer pour ne pas qu’on pense du mal de lui.

Des propos balayés d’un revers de main par la procureure. « Vous gardez l’arme durant deux semaines dans votre chambre sans dire à qui que ça soit, sans la rendre et vous nous dites que rien ne motivait cette démarche ? D’accord, vous l’avez ramassée, mais si vous n’aviez pas l’intention d’en faire usage, vous auriez au moins dû le dire à votre ami, de surcroît qui est gendarme. Vous ne l’avez pas fait parce que vous aviez quelque chose derrière la tête », a lancé Joséphine Loly Tinkiano.

Dans ces réquisitions, la représentante du ministère publique va indiquer que la loi sur la détention illégale d’arme est claire avant de demander au tribunal de faire application de la loi. « Malgré qu’il n’ait pas reconnu les faits, mais selon lui, l’arme a été retrouvée dans sa chambre et il l’a gardée durant deux semaines sans la déclarer à la famille, ni à la gendarmerie ou à la police. Nous ne savons pas quelles étaient ses intentions. Mais, la loi LOO8 du 22 juin 1987 est claire sur la détention illégale d’armes. C’est pourquoi Mr le président, le ministère public requiert qu’il vous plaise de le retenir dans les liens de la culpabilité de détention illégale d’arme. Pour la répression, vous ferez application de l’article 17 de la loi portant sur les armes en le condamnant à 2 ans d’emprisonnement et au payement d’une amende de 800 mille FG », a-t-elle requis.

Après les réquisitions du ministère public, le juge Amadou Kindy Baldé va demander au prévenu son dernier mot pour sa propre défense. Sans avoir compris le rôle de la procureure, Thierno Macky Fall dira : « monsieur le juge, je regrette mon acte. Mais, je vous demande de diminuer la peine à 6 mois au lieu de 2 ans… ».

Le tribunal a mis l’affaire en délibéré pour décision être rendue le lundi prochain, 2 septembre 2019.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 623 53 25 04

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Yomou : les 70 membres des démembrements de la CENI installés

31 août 2019 à 7 07 21 08218

Dans la perspective de l’organisation des prochaines élections, la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) poursuit l’exécution de son chronogramme. C’est dans cette dynamique que l’institution a procédé à l’installation des 70 membres de ses démembrements dans la préfecture de Yomou. La cérémonie s’est déroulée ce vendredi, 30 août 2019, dans la salle de réunion du bloc administratif, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Cette activité de la CENI a regroupé du monde ce vendredi. Elle a permis d’installer 70 membres des CEPI (Commission Electorale Préfectorale Indépendante), des CECI (Commission Electorale Communale Indépendante) et des CESPI (Commissions Electorales Sous-préfectorales Indépendantes) de Yomou.

madame M’Mah Dopavogui, issue de la société civile et présidente de la CEPI de Yomou
madame M’Mah Dopavogui, issue de la société civile et présidente de la CEPI de Yomou

Dans son allocution, madame M’Mah Dopavogui, issue de la société civile et présidente de la CEPI de Yomou, a rappelé aux commissaires le rôle qui est le leur dans ce processus. « Je remercie d’abord tous ceux avec qui nous avons conduit es élections communales du 04 février 2018 pour les efforts fournis malgré les difficultés rencontrées par endroit. Pour cette nouvelle CEPI qui sera installée aujourd’hui, l’importance et la complexité des prochaines élections requièrent de nous le courage en vue toujours de contribuer à la vie de la jeune démocratie de notre pays. Comprenez que les élections sont garantes de la stabilité de notre pays. Pour cela, nous devons la mener avec professionnalisme basé sur l’application stricte des lois qui régissent le fonctionnement de la CENI. Nous fondons l’espoir que vous serez les procureurs des élections législatives libres, transparentes, équitable et les résultats seront acceptés de tous », a dit la dame.

Il faut préciser que les 70 membres des démembrements de la préfecture de Yomou sont composés comme suit : 25 pour l’opposition, 25 pour la mouvance présidentielle, 12 de la société civile et 8 de l’administration du territoire.

Les 25 places de l’opposition sont reparties comme suit : 7 pour l’UFDG, 6 pour l’UFR, 3 pour l’UPG, 2 pour le PEDN, 2 pour l’UDRP, 3 pour le BL et 2 pour l’UGDD.

De Yomou, Michel Anas Koné pour Guineematin.com

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Démembrements de la CENI à N’Zérékoré : l’opposition trouve enfin un terrain d’entente

31 août 2019 à 7 07 01 08018

Le problème lié au partage des postes à pourvoir dans les démembrements de la CENI a connu son épilogue dans la préfecture de N’Zérékoré. L’opposition s’est enfin accordée sur une liste consensuelle. C’est désormais 129 commissaires issus des parties prenantes au processus électoral qui ont prêté serment hier, vendredi 30 août 2019, au tribunal de première instance de N’Zérékoré, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Bangaly Djénaba Kourouma, responsable local du parti RRD

Selon Bangaly Djénaba Kourouma, responsable local du parti Rassemblement pour la Renaissance et le Développement (RRD), « aujourd’hui, il y a eu compréhension entre les membres de l’opposition. Maintenant, chacun est sur la liste, et c’est une liste consensuelle qu’on a déposée. Ce que nous avons demandé a été accepté par nos amis. C’est pourquoi nous sommes parvenus à déposer la liste consensuelle et elle a été validée par les commissaires de la CENI. Et maintenant, nos représentants vont prêter serment au niveau de la justice ».

En ce qui concerne les places obtenues par chaque parti politique après le consensus, Bangaly Djénaba Kourouma précise : « au niveau de la CEPI (Commission Electorale Préfectorale Indépendante) sur les quatre postes à accorder à l’opposition, l’UFDG a eu 2 représentants, l’UFR 1 et le BL 1. Au niveau de la CECI (Commission Electorale Communale Indépendante), sur les 10 postes, l’UFDG a eu 3 places, suivie de l’UFR avec 2 places, le PEDN en a eu 2, l’UGDD a eu 1, le BL a eu 1 et RRD aussi 1. Mais, il faut noter que l’UFDG et l’UFR ont cédé chacun une place pour permettre aux autres partis de l’opposition d’avoir une représentativité au sein de l’organe chargé des élections en Guinée ».

Il faut noter que dans la préfecture de N’Zérékoré, ils sont au total 129 commissaires : 21 pour la société civile, 12 pour l’administration du territoire, 48 pour l’opposition et 48 pour la mouvance présidentielle.

Ces commissaires doivent prêter serment ce vendredi, 30 août 2019, au tribunal de première instance de N’Zérékoré avant l’élection des membres du bureau.

De N’Zérékoré Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 620 16 68 16/666 89 08 77

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