Entretien avec Younoussa Baldé de la jeunesse UFDG à Labé (avec vidéo)

12 août 2019 à 20 08 19 08198
 Younoussa Baldé, secrétaire général du Comité Fédéral de la Jeunesse UFDG à Labé,
Younoussa Baldé, secrétaire général du Comité Fédéral de la Jeunesse UFDG à Labé

Guineematin.com reçoit aujourd’hui le secrétaire général du Comité Fédéral de la Jeunesse UFDG (Union des Forces Démocratiques de Guinée) à Labé, Younoussa Baldé. Ingénieur agroéconomiste de formation, notre invité de la semaine est membre de la nouvelle équipe du conseil communal de Labé.

Dans cet entretien vidéo exclusif, Younoussa Baldé nous présente le Comité Fédéral de la Jeunesse UFDG de Labé, explique ce qui a motivé l’organisation d’une conférence débat sur le projet de société de son parti, ouvre une parenthèse sur la participation du gouverneur de Labé, Elhadj Madifing Diané, à cet évènement politique, premier du genre dans la préfecture, aborde la question des relations conflictuelles entre l’opposition et les autorités locales, surtout autour de l’organisation des manifestations de rue, les difficultés dans le fonctionnement du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC)…Intégralité !

Guineematin.com : je vais commencer par vous remercier d’avoir accepté l’invitation de Guineematin ! Monsieur Baldé, vous êtes le secrétaire général du comité fédéral des jeunes de l’UFDG de Labé. Présentez-nous cette structure, brièvement ?

Le comité fédéral des jeunes de l’UFDG fait partie des organismes du parti, au niveau de la préfecture. Comme vous devez le savoir, il y a le bureau des jeunes, le bureau des femmes et le bureau tronc commun. Le comité fédéral des jeunes est donc un organe de la fédération de l’UFDG au niveau de la préfecture.

Quelles sont les activités principales du comité fédéral des jeunes de l’UFDG ?

Le comité fédéral des jeunes de l’UFDG intervient dans beaucoup d’activités culturelles, sportives, éducatives, politiques, à tous les niveaux en fait. Chaque année, le comité fédéral des jeunes de l’UFDG se fixe comme objectif d’élaborer un plan d’action qu’il déroulera au cours de l’année. Toutes ces activités seront prises en compte au niveau de ce plan d’action.

Quelles sont les difficultés que vous rencontrez dans vos activités dans la préfecture de Labé ?

Comme toute activité, des fois, la collaboration est difficile avec les autorités de tutelle. Comme vous devez le savoir, nous sommes des politiciens. Souvent, on a besoin d’organiser des manifestations pour dénoncer certaines dérives de l’Etat. Malheureusement, les autorités de tutelle ne se montrent pas trop démocrates, trop républicains pour autoriser ces manifestations. Comme vous devez le savoir, depuis que le premier ministre, monsieur Kassory Fofana est là, il y a une interdiction de toute manifestation politique sur toute l’étendue du territoire national. C’est quelque chose que nous déplorons. C’est une façon de confisquer les libertés des citoyens dans le pays. Dans ce cadre-là, la collaboration est vraiment difficile.

De l’autre côté, c’est toujours un problème de moyens. Vous le savez, un parti politique n’a pas assez de moyens. Ses activités dépendent de l’effort fourni par les militants. Les militants et sympathisants sont donc les premiers bailleurs du parti. Et il se trouve que la Guinée traverse une situation économique très difficile, très délicate. Des fois, nous n’avons donc pas les moyens de notre politique, en quelque sorte. Ça aussi, c’est une autre difficulté.

A part ça, la détermination est là, l’engagement est là pour faire de la Guinée un véritable Etat démocratique, un véritable Etat de droit. Les militants, de façon générale, et particulièrement les jeunes du parti s’engagent physiquement, moralement et humainement pour exécuter leurs activités pour aider le parti.

En dehors des activités ordinaires de l’UFDG, votre parti est engagé au sein du Front National pour la Défense de la Constitution. Qu’est-ce que le comité fédéral de l’UFDG apporte justement à l’antenne préfectorale de ce front ?

Le comité fédéral des jeunes est membre de ce front national pour la défense de la constitution au niveau de Labé. Nous appartenons à toutes les commissions du FNDC: la commission administrative, la commission information et communication, la commission mobilisation, la commission implantation et finances. Nous sommes membres au niveau de toutes les commissions, à part entière. Du coup, on participe donc à toutes les activités du FNDC au niveau de Labé. De l’implantation à la planification et le suivi. Tout. On n’est donc absent à aucune étape du processus d’évolution du FNDC.

Vous avez organisé une conférence débat sur le projet de société de votre parti. Qu’est-ce qui a motivé cette initiative du comité fédéral des jeunes de l’UFDG de Labé ?

Cette manifestation s’inscrivait dans le cadre de l’exécution du plan d’actions du comité fédéral des jeunes de l’UFDG d’une part, et d’autre part dans notre ambition à vulgariser le projet de société de l’UFDG. A un moment donné, on s’est dit qu’il est important de faire comprendre à l’opinion les principes, valeurs, stratégies et actions sur lesquelles l’UFDG fonde son projet de société pour bâtir une Guinée unie, démocratique et prospère et pour sortir la Guinée de la profonde crise qu’elle traverse. C’est ce qui nous a motivé vraiment à organiser cette conférence débat et expliquer tout cela à l’opinion.

Justement, comment les participants ont-ils apprécié l’initiative ?

Franchement, tout le monde était heureux, tout le monde était content. Ils n’ont pas manqué de nous dire que c’est la toute première fois qu’un parti politique organise une conférence débat autour du projet de société. Les médias ont apprécié, la société civile a apprécié, les autres partis politiques ont apprécié, le gouverneur et le maire qui étaient tous là ont apprécié et ils nous ont encouragés vraiment à démultiplier des initiatives comme ça. On s’est engagé du coup à en faire une édition. L’année prochaine, à pareille moment, s’il plait à Dieu, on organisera la 2ème édition de cette conférence débat autour du projet de société de l’UFDG.

Vous avez tout à l’heure parlé de la participation du gouverneur de région à cette manifestation de l’opposition. Vous connaissez le contexte guinéen. Sa présence a marqué les esprits. Quelle lecture faites-vous de cette démarche de Madifing Diané ?

Younoussa Baldé, secrétaire général du Comité Fédéral de la Jeunesse UFDG à Labé,
Younoussa Baldé, secrétaire général du Comité Fédéral de la Jeunesse UFDG à Labé

Nous avons vraiment apprécié son attitude, nous avons apprécié vraiment son geste. Le fait de venir nous accompagner dans cet évènement, on ne pouvait pas l’imaginer, puisqu’on a constaté depuis longtemps dans ce pays, il y a une autorité pour les opposants, une autorité pour les partisans de la mouvance. Une justice pour les opposants, une justice pour la mouvance. Un traitement pour les opposants, un traitement pour les gens de la mouvance. Si nous constatons aujourd’hui le gouverneur de Labé, monsieur Madifing Diané se démarquer à travers sa présence à un évènement organisé par l’UFDG et l’opposition, c’est quelque chose de salutaire. Nous invitons toutes les autres autorités et à tous les niveaux à emboiter le pas. Comprendre que si on est responsable, on est responsable de tout le monde, on n’est pas responsable d’une partie de la population. C’est vraiment salutaire.

Le préfet de Labé, Elhadj Safioulahi Bah, qui a reçu la même invitation n’a pas effectué le déplacement et n’a envoyé non plus personne pour le représenter…

Franchement parlant, on a regretté ce geste, on a regretté cette attitude de la préfecture. On aurait souhaité que toutes les autorités soient présentent ici, c’est-à-dire, la commune, la préfecture et le gouvernorat. Nous ne savons pas encore qu’est-ce qui a motivé le préfet pour ne pas être là, pour ne pas envoyer quelqu’un au nom de la préfecture. Nous le déplorons et nous le regrettons.

Aujourd’hui, le débat sur la constitution fait couler beaucoup d’encre et de salive. Quelles sont les chances de réussite du FNDC dans son combat ?

Nous estimons que les chances sont élevées. A partir du moment où au niveau du FNDC, on a des partis politiques, on a des organisations de la société civile, on a des activistes, donc on estime aujourd’hui la majorité de la population guinéenne se reconnait dans le combat du FNDC, se retrouve au sein du FNDC. On estime aujourd’hui que c’est le clan du pouvoir seulement qui est entrain de se mettre de côté pour mettre son intérêt devant au détriment de plus de 10 millions d’autres guinéens. On estime que la force restera au peuple, la force restera à la majorité qui regroupe aujourd’hui le FNDC.

Si les forces et les faiblesses sont les deux aspects d’une même réalité, quelles sont les faiblesses du FNDC dans ce combat ?

Les faiblesses du FNDC, peut-être, c’est le manque de moyens. Comme vous le savez, pour mener toute activité il faut avoir des moyens à sa disposition. Ces moyens-là manquent. Contrairement au gouvernement qui est entrain de prendre de l’argent dans les caisses, qui est entrain d’utiliser l’armée, qui est entrain d’utiliser la justice, pour utiliser trois armes : l’intimidation, la répression et la corruption. Des moyens comme ça ne sont donc pas à la portée du FNDC. D’ailleurs, le FNDC ne souhaite pas avoir des moyens comme ça. Le FNDC compte sur la prise de conscience, sur la sensibilisation, sur les conseils pour faire adhérer tout le monde derrière cette cause, pour rallier tout le monde derrière le combat du FNDC.

Avez-vous un autre message à nous confier ?

Le message qu’on a à vous confier, c’est de remercier d’abord les gens qui ont participé à notre évènement, puisqu’on a parlé de ça au cours de cette interview, vous inviter, vous aussi médias, à sensibiliser la population guinéenne à se lever comme un seul homme, d’unir leurs forces, leurs moyens, leurs matériels pour empêcher la modification de la constitution en Guinée, pour empêcher un 3ème mandat en Guinée. Nous venons de loin. Nous ne pouvons donc pas nous permettre de sacrifier tous les acquis démocratiques en République de Guinée. Il y a eu beaucoup de gens qui ont perdu la vie, qui ont perdu de l’argent, qui ont perdu du matériel, qui ont perdu des fois même leur liberté. Puisque beaucoup sont dans les prisons, certains sont hors du pays. Tout çà-là, ce sont des sacrifices pour maintenir, pour préserver les acquis démocratiques, donc en aucun cas on peut se permettre de trahir la mémoire de tous ceux qui ont perdu tout çà-là pour que la Guinée soit effectivement un pays démocratique, un pays de droit. Nous invitons donc tout le monde à se battre pour donner cette victoire au peuple de Guinée.

Entretien réalisé à Labé par Idrissa Sampiring DIALLO
Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Conakry : derniers hommages rendus à Mama Fatima Kassory Bangoura

12 août 2019 à 18 06 51 08518

Membres du gouvernement, hauts cadres de l’administration, des institutions républicaines, l’épouse du chef de file de l’opposition, parents et amis de la défunte, se sont mobilisés ce lundi, 12 août 2019, pour rendre hommage à madame Touré Mama Fatima Kassory Bangoura, conseillère chargée de mission du Premier ministre guinéen. La cérémonie a eu lieu dans la salle des congrès du Palais du peuple de Conakry, a constaté sur place Guineematin.com, à travers un de ses reporters.

L’ancienne chef de cabinet de la Primature est décédée le 06 août dernier à Paris. Au retour de sa dépouille mortelle, la Primature a organisé ce symposium pour lui rendre un dernier hommage. Intervenant au nom de la Primature, Kadher Yacine Barry, ministre conseiller principal du Premier ministre, a exprimé la tristesse du chef de gouvernement guinéen et ses collaborateurs, suite au décès de Touré Mama Fatima Kassory Bangoura avant de présenter ses condoléances au peuple de Guinée.

« Particulièrement affligé par la disparition de Mama Kassory, le Premier ministre, actuellement en pèlerinage à la Mecque, s’est exprimé à travers un message que vous me permettrez de vous livrer ici. Je cite : à ma fille tant chérie, mon amie et ma confidente, depuis les lieux saints où la nouvelle m’a trouvé, mes prières et autres Douas que j’ai organisées ici pour toi, t’accompagneront pour le repos de ton âme. Ma douleur pour ton départ inattendu est immense, repose en paix. Tous, réunis et affligés devant sa dépouille mortelle, il nous est difficile de trouver des mots justes pour dire qui était notre regrettée collaboratrice », a déclaré monsieur Barry.

Dr Makalé Traoré, présidente des femmes africaines, ministres et parlementaires et présidente de la Coalition des Femmes et Filles de Guinée, deux organisations auxquelles la défunte était membre, a présenté ses condoléances au peuple de Guinée. Dr Traoré a mis l’occasion à profit, pour décerner à titre posthume, au nom de son association, le prix du leadership exceptionnel à la défunte.

« En ce moment de grande tristesse, nous partageons la peine ressentie depuis sa disparition par ses enfants, ses parents et ses proches, mais aussi par les innombrables amis, frères et sœurs de cœur de par le monde entier. Mais, malgré la tristesse que nous inflige ta mort, Mama, nous sommes soulagées de savoir que tu ne souffres plus.

Car, ces derniers mois ont été difficiles pour toi, tes proches et tes amis. Désormais, nous te savons reposée en paix et nous trouvons là une certaine consolation. (…) Mama, à notre époque où la recherche individuelle est devenue pour nous tous la seule règle de vie, tu fais exception. En ce que tu es exceptionnelle en amitié, tu es exceptionnelle en gentillesse, tu es exceptionnelle en disponibilité, tu es exceptionnelle par ton sourire, tu es exceptionnelle par ton altruisme, tu es exceptionnelle en services rendus, à la nation guinéenne et tu es exceptionnelle parce que tu es la meilleure de nous tous.

C’est pourquoi, au nom du réseau africain des femmes ministres et parlementaires de Guinée, nous te distinguons à titre posthume du prix du leadership exceptionnel décerné tous les 10 ans à 5 femmes guinéennes d’exception pour leur parcours, mais surtout pour la constance dans leur parcours », a-t-elle expliqué.

Pour sa part, le ministre d’Etat secrétaire général à la présidence Naby Youssouf Kiridi Bangoura a, au nom du président de la République et au nom de la famille Bangoura de Soumbouya, présenté ses condoléances à la famille éplorée et à tous les Guinéens. « Monsieur le président de la République, comme la famille le sait, est à la fois un ami intime de Dr Yakouba Touré et aussi un oncle de Mama Kassory Bangoura, madame Touré. Ce sont des relations de famille très anciennes (…)

Ces liens de famille ont entraîné toutes sortes d’espaces de confiance dans la collaboration entre la Primature et la présidence par le simple fait de l’ouverture d’esprit et de la présence de Mama Kassory auprès de différents Premiers ministres.

Le président de la République comme vous le savez, a accompagné sa fille, à réagi dès qu’il a été au courant pour que les dispositions soient prises. Mais il me redemande d’insister auprès de sa famille, qu’elle reçoive toutes ses condoléances. Mama Kassory Bangoura est sa fille, c’est vrai ; mais elle s’est caractérisée par le fait d’être une épouse exemplaire, très proche des parents de son mari, très proche du Moriah, le Moriah par lequel le Soumbouya est intimement lié », a fait remarquer le représentant du Chef de l’Etat aux obsèques.

Très touchée par les marques de reconnaissances et de sympathie à l’égard de sa défunte mère, Yarie Touré, au nom de la famille, a remercié tout le monde. « Il y a un peu plus de deux ans, je me trouvais à cet endroit précis pour honorer la mémoire de mon père Yakouba Issiagha Touré. Je me tiens aujourd’hui devant vous pour vous parler de ma mère Mama Fatima Kassory Bangoura. Une personne qui se dévoue à tous, une personne dont la vie a été un exemple, elle donnait de sa personne aux autres sans retenue.

Elle apportait par cette qualité ce petit plus que l’on pouvait assimiler à une part du soleil dans la vie de ceux qui l’ont côtoyé. Les superlatifs ne manquent pas pour la décrire. Je vous demande néanmoins de vous rappeler lorsque vous penserez à elle, de sa gentillesse, de son sourire, de son humeur, de sa joie de vivre, de son efficacité, de sa disponibilité, de sa bienveillance entre autres. Elle a rejoint mon père, nous avons gagné un nouvel ange gardien, nous regardons haut avec leurs sourires chaleureux », a-t-elle indiqué.

A noter que la défunte était mère 6 enfants. Elle sera enterrée à Farmoryah, aux côtés de son époux.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com
Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Tombolia Plateau : comment une femme enceinte a été tuée par l’eau ?

12 août 2019 à 17 05 07 08078

La pluie qui s’est abattue hier, dimanche 12 août 2019, sur Conakry a causé la mort d’une personne. Une femme enceinte de 8 mois a été emportée et tuée par les eaux de ruissellement, a appris Guineematin.com de sources locales.

C’est dans le secteur Kokoma, dans le quartier Tombolia Plateau que ce drame s’est produit. Mamy Haba, ménagère en grossesse de 8 mois, en est la victime. Mohamed Kerfalla Bangoura, chef de secteur de Kokoma a expliqué, au micro d’un reporter de Guineematin.com, les circonstances de cet accident. « Cette femme revenait du marché sous la pluie hier, aux environs de 11 heures du matin. Arrivée à un certain endroit, elle a trouvé un lit d’eau sur la route. En tentant de traverser, elle a été terrassée par l’eau qui coulait abondamment et est tombée. L’eau l’a emportée.

Immédiatement, j’ai été informé et j’ai mobilisé les jeunes pour tenter de l’arrêter. Les uns ont suivi le lit et les autres sont allés attendre entre Dabompa et Tombolia. Mais, les gens n’ont pas pu l’arrêter. C’est au niveau du pont de Dabompa que les jeunes qui avaient pris des motos pour s’y rendre rapidement ont réussi à l’intercepter. Arrivés à cet endroit, ils se sont arrêtés en se tenant les mains. Ils ont récupéré le corps de la dame qui était déjà morte », a narré l’autorité locale.

A peine récupéré, le corps de Mamy Haba a été transporté au domicile du chef de secteur, le temps de retrouver sa famille. « Puisque qu’on ne connaissait pas où se trouvait sa famille, on l’a envoyée chez moi ici, j’ai appelé la police qui est venue faire le constat. Entretemps, sa famille était déjà arrivée.

On a fait venir un médecin pour essayer de sauver le bébé, mais c’était déjà tard parce que de là où est tombée dans l’eau à l’endroit où elle a été repêchée, c’est vraiment distant, donc le bébé était également mort. Elle est tombée ici à 11 heures et elle n’a été repêchée qu’à midi. Donc ce n’était plus possible de sauver le bébé », explique Mohamed Kerfalla Bangoura.

« Après le constat de la police, le corps a été mis à la disposition du secteur, et à notre tour, nous aussi on a mis le corps à la disposition de la famille et son enterrement a eu lieu aujourd’hui, lundi, à Enta », ajoute le chef de secteur.

Selon lui, ce n’est pas la première fois qu’un tel accident est survenu sur les lieux. « C’est la troisième fois qu’un accident pareil survient à cet endroit. 6 personnes s’étaient déjà noyées là-bas et 3 en sont mortes. Les 3 autres ont été rapidement repêchées par les jeunes. D’habitude, quand il pleut beaucoup, on va là-bas, on interdit aux gens de se mettre dans l’eau pour traverser.

Mais hier, puisque c’était la fête, tout le monde était occupé, les gens étaient à leurs domiciles. Cet endroit est vraiment dangereux en saison hivernale. Donc nous voudrions que l’Etat nous aide à faire un pont là-bas pour éviter d’autres drames », a plaidé le chef de secteur de Tombolia Plateau.

Mamy Haba, la défunte, était âgée de 30 ans. Elle était mariée à Pascal Kolié, plombier, et était mère de 4 enfants.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com
Tel:(00224) 622919225 / 666919225

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La Côte d’Ivoire en deuil : l’artiste DJ Arafat est décédé

12 août 2019 à 14 02 35 08358

Le peuple ivoirien est sous le choc ce lundi, 12 août 2019. DJ Arafat, la star de la musique du pays, est décédé ce matin à la suite d’un accident de la circulation. L’information a été confirmée par la télévision nationale ivoirienne (RTI), a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

C’est à la Polyclinique des Deux Plateaux, à Abidjan, que Houon Ange Didier, de son vrai nom, a rendu l’âme à 8 heures du matin, ce lundi. Le roi du coupé-découlé a succombé à ses blessures contractées lors d’un grave accident de la circulation dont il a été victime dans la nuit du dimanche à ce lundi dans la capitale.

La moto du chanteur, à vive allure, est allée percuter une voiture conduite une journaliste de Radio Côte d’Ivoire. Il a été aussitôt conduit, en état d’inconscience, dans ce centre médical, où il a été pris en charge. Mais, les médecins n’ont pas pu sauver la vie de l’artiste.

Artiste de renommée internationale, DJ Arafat est né en 1986 à Yopougon, une commune de la capitale économique ivoirienne. Son dernier single, intitulé « Moto-Moto » a battu tous ses records avec 4,5 millions de vues sur YouTube.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com
Tel ; 628124362

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Tabaski à Labé : le gouverneur de région demande à Cellou Dalein d’être confiant

12 août 2019 à 12 12 53 08538

Dans la matinée d’hier, dimanche 11 août 2019, le gouverneur de la Région Administrative (RA) de Labé, Elhadj Madifing Diané a exprimé ses sentiments de satisfaction d’avoir célébré la grande prière de la fête de Tabaski 2019 avec le président de l’UFDG, Elhadj Mamadou Cellou Dalein Diallo, à l’esplanade de Bowounloko, dans la commune urbaine, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée, à travers le reportage vidéo ci-dessous.

Prenant la parole, en présence des fidèles musulmans massivement mobilisés à la place de la grande prière de Bowounloko, pour la célébration de la fête de Tabaski 2019, le gouverneur de la Région Administrative de Labé a reconnu que les fondateurs de cette cité ont joué un rôle capital dans la consolidation de l’unité nationale et la paix en République de Guinée.

« A mon frère Cellou Dalein, je lui souhaite la santé, la persévérance et la patience. Le Fouta, pour nous, je l’ai dit il n’y a pas très longtemps, le Fouta est un gros arbre avec plusieurs branches. C’est sous l’ombre de ces branches que nous guinéens de l’Est à l’Ouest, du Sud au Nord, nous nous reposons. Le Fouta est bâti sur un socle solide. Ce socle, c’est un socle de paix, c’est un socle d’unité, nous le savons. Ceux qui ont fondé cette ville de Labé, ils ont uni tout le peuple de Guinée autour de cette ville » a déclaré le gouverneur de Labé.

Parlant de la participation du chef de file de l’opposition guinéenne à cette importante cérémonie, à côté des populations de Labé, Elhadj Madifing Diané a invité Elhadj Mamadou Cellou Dalein Diallo à être confiant avant de lui souhaiter tout le bonheur dans sa ville natale. « Je terminerai mes propos pour souhaiter au président Cellou Dalein, un très bon séjour à Labé, au nom de l’ensemble des populations de la Région Administrative (RA) de Labé ! Mali, Tougué, Koubia, Lélouma et Labé ville. Au nom de toutes ces populations, nous exprimons notre joie d’être avec lui, ici, à cet instant et nous lui demandons d’être confiant, car il est de cette ville. L’honneur de cette ville, c’est son honneur. La prospérité de cette ville, c’est sa prospérité. On ne lui souhaite que du bonheur dans sa ville natale de Labé », a conclu Elhadj Madifing Diané.

Cette communication du gouverneur de région rassure les responsables, militants et sympathisants de l’UFDG à Labé

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com
Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Tabaski 2019 à Labé : voici le sermon du grand imam Cerno Badrou Bah

12 août 2019 à 12 12 14 08148

Dans ce sermon prononcé ce dimanche, 11 août 2019, à la place de la grande prière de Bowounloko, dans la commune urbaine de Labé, le grand imam, Elhadj Cerno Mouhammadoul Badrou Bah, inspecteur régional des Affaires Religieuses a expliqué l’importance de perpétuer le sacrifice d’Abraham avant de rappeler la signification de cette fête, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée, à travers la vidéo ci-dessous.

L’imam de Labé, Thierno Badrou Bah a fait la description détaillée des caractéristiques des animaux, les conditions et le moment indiqués pour le sacrifice. Il a, par la suite, prodiguer d’utiles conseils aux jeunes pour éviter de pécher et se mettre à l’abri des risques d’accidents dans la ferveur de la fête. Guineematin.com vous propose ici l’intégralité de ce sermon.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com
Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Koumbia : le préfet de Gaoual lance les travaux reboisement à Wendou Kanta

12 août 2019 à 12 12 08 08088

Elhadj Souleymane Sow, le Préfet de Gaoual, accompagné du maire de la commune rurale de Koumbia, Elhadj Mamadou Saliou Kaltamba et d’une forte délégation, a présidé la cérémonie de lancement du reboisement à Wendou Kanta. Cette cérémonie a eu lieu le samedi, 10 août 2019, dans ce secteur relevant du district de Kembéra, dans la commune rurale de Koumbia, a constaté un envoyé spécial de Guineematin.com sur place.

Cette activité qui se situe dans le cadre de l’initiative présidentielle pour le reboisement 2019, a été portée à Wendou Kanta par l’Association pour la protection de l’environnement et la promotion du tourisme à Gaoual, APEPTG. Elle a connu la présence de la notabilité, des jeunes et des femmes de Kembéra et des localités environnantes.

Le Président du district de Kembéra, Aladjey Camara, s’est dit heureux de recevoir pour la première fois une telle délégation dans sa juridiction. Après avoir souhaité la bienvenue à ses hôtes, il a salué cette initiative du président Alpha Condé. Aladjey Camara a ensuite rassuré les autorités de sa disponibilité à travailler à la préservation de l’environnement dans sa zone.

De son côté, le président de l’APEPTG, Abdoulaye Baldé (Abdallah), a salué la présence des autorités et souligné l’intérêt pour les populations et les décideurs de coaliser leurs efforts pour la protection de l’environnement, agressé de toute part, surtout à Gaoual.

« Au nom des membres de l’APEPTG, je saisis cette opportunité pour saluer et remercier très sincèrement les autorités et l’ensemble des personnalités qui ont honoré de leur présence à cette cérémonie de reboisement.

C’est également l’opportunité pour l’APEPTG, d’exprimer toute sa gratitude aux responsables et cadres du département de l’environnement à tous les niveaux, des services techniques à Conakry au chef cantonnement forestier de Koumbia en passant par le chef section eaux et forêts de Gaoual, le directeur préfectoral de l’environnement et l’inspecteur régional de Boké, pour la confiance placée en nous, pour exécuter ce travail chez nous et conformément aux objectifs du gouvernement guinéen, d’œuvrer à la protection de notre environnement », a-t-il déclaré.

Dans la même lancée, il a souligné les graves conséquences auxquelles sont exposées les populations suite à la dégradation de l’environnement accélérée par les changements climatiques.

« Depuis quelques années, en effet, l’environnement est devenu une véritable préoccupation non seulement ailleurs avec des dégâts énormes liés aux changements climatiques, mais très malheureusement chez nous également, à cause de la destruction effroyable de notre écosystème », a-t-il dit, avant de renouveler l’engagement de l’APEPTG à contribuer à la hauteur de ses moyens à la protection de l’environnement.

Le Maire de la commune de Koumbia, Elhadj Mamadou Saliou Kaltamba, dans son intervention, a exhorté les populations à s’engager résolument à lutter contre la dégradation de l’environnement. D’ailleurs, le maire a mis l’occasion à profit pour responsabiliser ses mandants dans la surveillance et la protection de leur brousse.

« Je voudrais vous dire ici, haut et fort, que vous êtes responsables chez vous et de ce qui se passera autour de vous. L’environnement est dégradé de toute part à cause de la coupe abusive du bois et des feux de brousse. Vous devez vous impliquer fortement. Le maire que je suis, le préfet qui est là, nous ne pouvons pas comprendre ce qui se passe partout à la fois.

Vous êtes les gardiens de votre brousse. Si quelqu’un vient avec une tronçonneuse ici, c’est vous qui devez informer les autorités. En attendant, même si le porteur dit qu’il a l’autorisation de Conakry ou d’ailleurs, s’il n’a pas l’autorisation de votre chef de secteur et de votre pésident de district, refusez qu’il coupe du bois chez vous », a instruit le maire Kaltamba.

Poursuivant, Elhadj Kaltamba a rappelé les responsabilités de l’Etat, seul propriétaire de la terre (la brousse, les bowés). « La brousse ne doit pas être bradée. C’est la propriété de l’Etat. C’est là où les paysans font leurs cultures et les éleveurs font paître leurs bêtes. Si vous la revendez contre des miettes, comment vous allez vivre demain ? Si des nécessités au niveau de l’Etat de déplacer un village pour des raisons bien fondées arrivent, comment cela se fera ? Donc, j’interdis aux élus locaux de vendre les domaines. Ce n’est ni pour vous, ni pour un citoyen », a rappelé le maire.

Avant de lancer les opérations de reboisement, le préfet de Gaoual, qui a parrainé l’événement, a donné des directives à ses citoyens sur la nécessité de travailler à la sauvegarde de l’environnement mais également de veiller à l’éducation des enfants, à la lutte contre les violences faites femmes et jeunes filles, notamment l’excision et les viols.

« Depuis que je suis à la tête de cette préfecture, c’est ma première d’être ici. Ma présence est motivée par la volonté du chef de l’Etat, le Pr Alpha Condé, à s’impliquer dans la protection de notre environnement, fortement menacé par les changements climatiques. Cette année, le gouvernement avait annoncé le reboisement de 1 600 hectares. Mais le président de la République a trouvé cette superficie très petite et a décidé qu’elle soit doublée et étendue dans tout le pays. C’est pourquoi Gaoual a obtenu 15 hectares avec la sélection de trois ONG dont l’APEPTG qui s’illustre depuis quelques années sur le terrain.

Nous remercions ses promoteurs que nous encourageons à continuer et à étendre les actions dans les autres localités de la préfecture. Je fais miens les propos du maire en ce qui concerne la défense de notre écosystème des coupeurs de bois ou des bradeurs des domaines. A ce sujet, je voudrais aborder d’autres, comme l’excision de nos jeunes filles. Même la religion ne le recommande pas et l’excision cause d’énormes préjudices à nos filles. De même, les cas de viols sont devenus récurrents. Désormais, c’est tolérance zéro contre les auteurs de viol (…) », a déclaré le préfet dans un ton ferme.

Après ces discours attentivement suivis par l’auditoire, le préfet, accompagné du maire, du sous-préfet de Koumbia, des conseillers communaux, des services de sécurité et de nombreux cadres préfectoraux et locaux, a procédé au lancement des travaux de reboisement sur le domaine de l’APEPTG, vaste de 140 hectares, environ.

Pour cette première journée, ce sont 4 500 plants forestiers composés essentiellement de Mélina et de thèque qui ont été mis à terre par les membres de l’APEPTG, appuyés par les services techniques des eaux et forêts.

Pour cette année, l’APEPTG, compte reboiser au moins 10 hectares, déjà assainis, soit quelques 12 mille essences forestières à croissance rapide à planter.

De Koumbia, Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Marché de Madina : quand la boue et les ordures rendent la vie impossible aux marchands

12 août 2019 à 11 11 13 08138

De nombreuses parties du marché de Madina, le plus grand centre commercial de la Guinée, offre une image indésirable en cette saison hivernale. La boue, les eaux de ruissellement et autres immondices se sont donné rendez-vous à certains du marché. Le tronçon qui symbolise le mieux cette description, est celui compris entre le pont sur l’autoroute et la route Le Niger, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Ce tronçon est une véritable fourmilière où s’enchevêtrent des flaques d’eau aux odeurs nauséabondes, des charretiers, des marchands ambulants, des marchandises posées à même à sol. Un véritable désordre où des milliers de citoyens se battent pour gagner leur vie.

En dépit des taxes journalières payées par les occupants de ces lieux, ce tronçon continue à présenter ce visage pour le moins hideux. Interrogé par notre reporter, Mody Oumar Bah, vendeur de lunettes, a dit que cette situation est loin d’être nouvelle. « Cette boue que vous voyez a duré ici. Il y a 5 ans comme ça, nous souffrons de cette boue mélangée aux ordures. Des odeurs invivables, des eaux usées, de la boue, nous en souffrons énormément.

Et puis, des usagers qui passent ici et repassent ne font pas doucement, et nous, et nos marchandises, nous sommes tous éclaboussés par la boue qu’ils font jaillir. Cette boue et ces ordures là font honte à la Guinée parce le marché de Madina, qui le est le plus grand du pays, ne mérite pas ça. Ici, les clients nous refusent parfois à cause de cette boue qui éclabousse nos marchandises, parce qu’ils trouvent que c’est sale », se lamente Oumar Bah.

Le responsable des marchands de la bretelle droite, côté intérieur du marché, Boubacar Barry, lui, dénonce l’usage fait des taxes payées quotidiennement à l’administration du marché. Ce vendeur de valises a repris les mêmes arguments que son prédécesseur. « Ça fait 5 ans que la boue et ces ordures sont là. Alors que nous, chaque jour nous payons le droit du marché et les frais de salubrité.

Mais, nous continuons à cohabiter avec tout ça. Les conducteurs de motos et les automobiles qui passent par ici nous fatiguent beaucoup ici. Parfois, ils viennent, ils ne ralentissent pas. En passant, la boue jaillit sur nous et sur nos marchandises. Et, nous contractons souvent des maladies. Les odeurs sont insupportables ».

En outre, Boubacar Barry a fait savoir que d’autres initiatives ont été prises pour faire face au problème, mais sans succès jusque là. « On s’est organisé ici, on a cotisé de l’argent pou ramasser les ordures. Mais, ceux qui doivent venir ramassé les ordures ne viennent pas et les ordures s’entassent et retombent sur la voie. Nous, nous ne pouvons que ramasser les ordures et les entasser. Si on ne vient transporter au point de regroupement, on ne peut rien si non que subir », déplore notre interlocuteur.

Pendant que Boubacar Barry répondait aux questions de notre reporter, deux motards glissent sur la boue pour finir leur course sur ses valises, raclant presque tout sur leur passage. Au terme d’intenses négociations, le marchand et les motards se séparent à l’amiable.

Salifou Conté, le régisseur du marché central ex ENIPRA, interrogé par notre reporter, est revenu sur les difficultés liées à la gestion de ce tronçon avant de tancer la mairie de Matam. « Le tronçon-là demeure encore difficile à gérer parce que vous savez qu’actuellement, c’est la saison des pluies, les gens manquent de civisme. Les gens qui sont le long de ce tronçon n’arrivent à s’organiser pour éviter de jeter n’importe où les ordures. Maintenant, chaque fois les ordures se mélangent avec la boue et la route difficile à pratiquer.

Ils payent les taxes, mais ces taxes sont versées à la commune et c’est la commune qui s’occupe de la gestion des ordures, de l’assainissement. Le bureau a saisi la mairie, elle a promis qu’elle va gérer, mais jusqu’à présent on attend. Mais en attendant, nous demandons aux occupants des lieux d’observer au minimum le civisme, d’être de bons citoyens en mettant les ordures dans des plastiques ou des poubelles pour éviter que ça se mélange avec la boue », a conseillé monsieur Conté.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tel: ( 00224) 622919225 / 666919225

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Boureima Condé à Kankan : « les oiseaux de mauvais augures doivent céder la place… »

12 août 2019 à 11 11 02 08028

Les fidèles musulmans de la commune urbaine de Kankan, à l’instar de leurs coreligionnaires du monde, ont célébré dans la ferveur la fête de Tabaski, hier dimanche 11 août 2019. Les autorités politiques, administratives et des milliers de citoyens se sont rendus à la grande mosquée, sise au quartier Timbo, pour s’acquitter de leur obligation religieuse, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Très tôt le matin, les mosquées et autres sites de prières ont été pris d’assaut par les fidèles musulmans de la commune urbaine de Kankan. A Timbo, la cour de la grande mosquée était pleine à craquer. Après la prière des deux rakats, le grand imam, Karamo Bangaly Kaba, a orienté une grande partie de son sermon sur le sens de cette fête, à savoir sacrifice du prophète Abraham.

La cérémonie a été marquée par la présence des membres de la notabilité et de quelques membres du gouvernent, parmi lesquels le Général Bouréma Condé, ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation. Le ministre a mis l’occasion à profit pour véhiculer le message du chef de l’Etat aux populations de Kankan.

Général Bouréma Condé, ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation
Général Bouréma Condé, ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation

« La fête est bonne lorsqu’elle se passe dans la paix, la fête est bonne lorsqu’elle se passe dans la cohabitation, la fête est bonne lorsqu’elle se passe dans la concorde. C’est le message du président de la République, c’est ce message que nous sommes venus porter à nos papas, à nos mamans et à toute la population de Kankan, pour dire que nous sommes avec eux. Le sermon du grand imam était évocateur, pour dire, donnons-nous la main, la Guinée est une famille, il ne saurait en être autrement. Les oiseaux de mauvais augures doivent céder la place aux colombes de la paix », a-t-il conseillé.

Saïdou Camara

Une délégation venue de la préfecture de Forécariah pour représenter le médiateur de la République, Mohamed Saïd Fofana, était également présente à Kankan. Selon Saidou Camara, chef de la délégation, « nous avons été désignés pour venir représenter le médiateur de la République auprès des populations de Kankan, pour fêter ensemble cette fête de tabaski, où on immole les moutons au sacrifice d’Abraham ».

A rappeler que la fête de Tabaski à Kankan est toujours suivie de la traditionnelle danse de la Mamaya, autour de laquelle les fils ressortissants se retrouvent pour communier dans la joie et l’allégresse.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tel : 00 224 627 24 13 24

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Conakry : la route Sonfonia T7-Sonfonia Casse-Samatran ou l’axe de l’enfer

12 août 2019 à 10 10 50 08508

De nombreux axes routiers de la capitale guinéenne se trouvent dans un état de dégradation très avancé. Le tronçon reliant le carrefour Sonfonia T7 à Samatran en passant par Sonfonia-Casse, dans la commune de Ratoma, en est une illustration parfaite. Ce semblant de route, très accidenté, est un véritable casse tête chinois pour les milliers d’habitants de ces lieux qui ne savent plus à quel saint se vouer, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Le tronçon Sonfonia T7-Sonfonia-Casse-Samatran est dans un piteux état, surtout à cette période des grandes pluies. Les usagers de ce tronçon ainsi que les milliers d’habitants de cette partie de Conakry vivent un calvaire indescriptible. Responsables locaux, conducteurs de taxis, membres du syndicat des transports n’ont que leurs yeux pour pleurer. Une dégradation avancée qui cause d’énormes problèmes sur les engins roulants et sur les commerçantes notamment, qui quittent Sonfonia-Casse pour se rendre au marché de Sonfonia Gare.

Selon Mamadou Mouctar Bah, conducteur de mototaxi sur ce tronçon, il n’y a pas de mots pour décrire cet enfer en pleine capitale. « Sur la route Sonfonia T7-Sonfonia-Casse jusqu’à Samatran Village, pendant la saison des pluies, ce n’est pas facile de conduire ici. Il y a une partie ici qu’on appelle Koumbia; quand il pleut, même les voitures ne peuvent pas y passer.

C’est en raison de ce mauvais état de la route fait que nous subissons beaucoup trop de pannes de nos engins. Il y a trop de cailloux par ici. Chaque un jour ou deux, on est obligés d’aller au garage. Par exemple, un pneu doit faire plus de 5 à 6 mois, mais sur cette route, nos pneus ne peuvent pas tenir plus de 3 mois », se plaint le jeune taximotard.

Face à cette situation, les citoyens qui pratiquent cette route se seraient mobilisés pour tenter de réhabiliter cette route, mais sans succès. C’est ce que nous confie Alpha Oumar Diallo, un des responsables du bureau du syndicat des transporteurs de la zone. « J’ai appris qu’il y a eu une collecte d’argent par la population du quartier Sonfonia Centre 2 pour la réparation de la route. La population a donné de l’argent au chef du quartier pour aller faire une demande au niveau du gouvernement.

Mais, depuis qu’ils ont déposé cet argent, il n’y a pas eu de réponse. Quand même, ils viennent ici de temps en temps pour mesurer la route(…) Chaque jour, nous on paye des taxes ici. On ne sait pas où on dépose ces taxes-là. On paye les taxes à la commune de Ratoma. Chaque jour, les taximen payent 1000 francs, mais il n’y a toujours pas de solution », regrette-t-il.

De son côté, le chef du quartier de Sonfonia Centre 2 dit avoir mené des démarches au niveau du ministère des travaux publics sans jamais obtenir de résultat. « Bitumer cette route est l’un de nos soucis majeurs. On s’est retrouvés, tous les chefs des 5 quartiers concernés, pour discuter de cette problématique qui est en train de créer des ennuis à nos paisibles populations. Nous avons décidé d’écrire une lettre au Ministre des Travaux Publics, son excellence Moustapha Naïté. On a suivi la lettre.

C’est au niveau du Fonds d’Entretien Routier. Donc, nous pensons bien qu’ils prendront bonne note et nous allons toujours suivre afin que la route soit réhabilitée. C’est une route qui sert plus de 5 quartiers. C’est des milliers de personnes qui la fréquentent par jour (…) Il y a eu un projet qui voulait faire le bitumage mais, on ne sait pas pourquoi ça s’est arrêté », a dit Thierno Souleymane Bah.

Thierno Abdoulaye Bah, l’adjoint du chef de quartier, se joint à son responsable pour lancer « un appel aux autorités compétentes, afin qu’elles viennent nous aider à avoir une bonne route. Le mieux, c’est de mettre le goudron. On lance vraiment un appel au gouvernement de venir nous aider ».

En attendant une réponse favorable à cette demande, les populations des quartiers : Sonfonia Centre 1, Sonfonia centre 2, Sonfonia Gare 1, Sonfonia Gare 2 et Samatran vont devoir prendre leur mal en patience.

Mohamed DORE pour Guineematin.com

Tel: (+224) 622 07 93 59

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